Critique: Banger’s Club//Shanghaï @ Plessisville – 16 avril 2022

Voici le critique de Dany Marchand lors du spectacle du Grande Retour de Banger’s Club présenté au bar L’Inter-Section de Plessisville le 16 avril 2022 et qui mettait également à l’affiche Shanghaï.

Critique

45 minutes de routes me mènent à ma destination pour couvrir un évènement musical dont j’attendais l’arrivée depuis quelque temps déjà. Un petit samedi soir tout en musique dans une nouvelle salle de spectacle (pour moi) que je découvre avec plaisir.

L’inter-Section est un resto-bar et billard avec un beau dégagement en espace, ça respire et sa capacité permet d’accueillir bon nombre de spectateurs. Un look de pub irlandais avec un staff jeune, dynamique et courtois nous accueille. Une scène d’une taille respectable avec écran géant (toile) s’offre à nous.

L’éclairage est correct, très sobre, parfait pour des spectacles de chansonnier et d’humour. L’équipement de sono est imposant avec ce qui semble être deux régies. Une quantité impressionnante d’enceintes acoustiques entoure la scène.

Les portes ouvrent à 20h et déjà ça se remplit très rapidement. L’ambiance familiale est partout, la scène punk attire ses fervents supporteurs qui se préparent pour un beau retour des shows dans la belle Plessisville.

Shanghaï

21h15 Shanghaï se font annoncer, les applaudissements fusent, le party peut commencer.

Premières notes et premiers pas de moshpit instantanément initiés. Dès la première pièce Pat/Dorothy descends de scène pour se mêler à la foule qui apprécie le geste. Plus tard, il viendra d’ailleurs s’asseoir devant la scène avec sa six cordes, ce qui était visuellement d’une belle théâtralité. Les guitares au son des cabs Mesa et Orange résonnent partout autant que les cris des fêtards heureux de retrouver la proximité de la communauté punk. La qualité du son est impeccable.

Après 3 extraits de leur album, la Shanghaï army sur le mosh floor se fait voir alors que la bière virevolte et les raies de fesses apparaissent, aussitôt félicitées par le band! Sur scène, les gars ont du plaisir, les sourires sont sur les visages des membres, car l’Inter-Section est pleine à craquer.

On souligne un anniversaire et le cadeau est l’arrivée de Dorothy sur scène pour « Whatever Joe » où ça danse frénétiquement à la punkesque mélodie. Les fog machines ouvrent les valves autant que le groupe qui donne une performance explosive. On ne fait pas que réchauffer l’assistance, on y met le feu des plus ardents. Les brassières autour du cou de Pat Thivierge s’accumulent.

Techniquement, chacun des musiciens est sur leur X. Le vocaliste est d’une droitesse tant dans le chant clean que plus screamé. Un beau contrôle de ses cordes vocales et l’interaction en fin de set avec le public atteignent leurs paroxysmes alors qu’Alex dépose le micro pour retirer son chandail et sauter dans une arène de danse déchaînée, respectueuse et fraternelle.

Parlant des cordes vocales, les backvocals sont bien harmonisés et chaque musicien mets sa sauce avec son propre style de voix. Le bassiste a un non verbal très beau à voir avec des regards vers la foule très charismatiques, échangeant des sourires avec des membres de l’auditoire.

L’intensité de Lewis à la batterie donne une touche tantôt punk, tantôt presque métal et même ska durant  »GOP ». Le soliste a une présence aussi solide que son talent, telle une bête enragée, il amène le côté disjoncté et intense au visuel et l’auditif!

Après 3 rappels, dont des reprises de NOFX et Rise Against, les boys saluent leur public pour la passation de flambeau.

Un opening act digne d’un headline voilà comment je décrirais mon expérience Shanghaï! La barre est haute pour les performeurs suivants! Pour citer notre Mononc’Serge national:  »ça pue pas, ça sent l’punk! »

Banger’s Club

Après un très long changement de ligne, enfin les hostilités reprennent, les projecteurs se braquent sur ce qui sera le 2e round de notre soirée dans la MRC de L’Érable.

Ce soir, après une longue absence, le Banger’s Club effectue son retour en terre natale en lançant sa pièce éponyme en ouverture, sans trompette ni clairon.

Un bon son rock très gras, un drunk rock comme s’autodéfinit l’explosif quintette, se fait un chemin rapidement dans la foule pour combler une assistance demandante. Encore une fois une étincelle enflamme l’incandescente assemblée qui monopolise les planches avant de la scène dans une tornade de sueur et de plaisirs violents.

L’alcool a eu le temps de circuler dans les veines et les corps frappent le sol beaucoup plus fréquemment et rapidement, mais le respect est toujours de mise.

On voit sur scène une machine à party qui opère sans ménagement, réglée comme une montre suisse. Un écosystème propre au band est visible, l’osmose entre les musiciens et avec les Plessisvillois est complète, ils sont à la maison et leurs concitoyens s’ennuyaient d’eux.

Le bassiste et le soliste se démarquent par leur manière de transmettre leur énergie et leur passion. Il fait chaud autant sur le podium musical que le plancher de danse. Le guitariste rythmique jubile de voir son public en feu, son visage est éblouissant alors qu’il observe la naissance d’un circle pit. Même s’il a une présence plus sobre et en retrait sur scène, son talent et son plaisir de pratiquer son art transcendent avec ses fans.

Parlant de ces derniers, les corps meurtris, mais toujours en ébullition voyagent à travers la pièce en body surfing et aussi en plongeons de scène. Plus le concert avance, plus les dommages collatéraux et les blessures de guerre se font sentir. Les frigos de bière se vident proportionnellement au niveau d’énergie et de conscience des survivants aux 2 prestations.

On efface la pandémie et on récolte le rétroactif des années perdues.

Le drunk rock du Club a des percussions très rapides, rendues avec classe et puissance par le batteur en sueur, mais toujours aussi fiable qu’un métronome. Le vocaliste, perché sur un roadcase a une aisance déconcertante à faire qu’un avec ses fidèles supporteurs qui chantent en coeur les couplets et refrains entraînants. Son vocal est infatigable et ne perds aucunement en force. Appuyé par la lyrique démente de ses acolytes, le résultat est un monstre de mise à feu qui détruit toute trace d’ennui à des milles à la ronde!

La première partie de leur set qui inclut leur matériel original (ainsi qu’une excellente version du célèbre  »Train » des Vilains Pingouins) se termine à 23h37, mais je dois quitter pour aller regagner d’autres de mes engagements professionnels. Par contre, j’ai le temps d’entendre quelques pièces de la seconde partie composée d’un jukebox frénétique de demandes spéciales du classique du punk rock. Le Banger’s Club a été une belle découverte pour moi qui était néophyte face à leur musique. Il est certain que je ne manquerai pas ma chance de les revoir dans un avenir rapproché. De plus, leur discographie est maintenant sur ma liste d’achats obligatoires!

C’est avec regret que je dois malheureusement quitter cette ambiance festive et le plancher collant de ce qui fût l’hôte d’une soirée magique de haut niveau signée par nos artistes québécois. J’ai pu enfin remettre mon perfecto ce soir et me sentir punk à nouveau!

Mon âme s’écrie… …Punk’s not dead.

-Dany Marchand

Photos NORTHWALK – Trois-Rivières – 8 avril 2022

Voici quelques photos prises par Aryanne Marineau lors du spectacle de NorthWalk présenté à L’Entité de Trois-Rivières le 8 avril 2022 et qui mettait également à l’affiche Scarfold, Death Note Silence et Trauma Model.

À la suite de problèmes techniques, nous avons malheureusement très peu de photos de la soirée, mais nous nous reprendrons lors des prochains shows!

Critique d’album: Unpunished – Shadows and Dust (2022)

Unpunished
Shadows and Dust
25 mars 2022

Liste des pièces

  1. Shadows And Dust
  2. Treasured Memories
  3. Futile
  4. Ignite The Fuse
  5. Broken Mirrors

Lien pour achat / Link for purchase :
https://unpunished.bandcamp.com/
https://music.apple.com/us/artist/unpunished/1594010531

Cet après-midi je me prépare à écouter le EP Shadows and Dust de la formation Unpunished nous provenant de la grande capitale.

Qui sont Unpunished? C’est JC Magnan aux voix, PL Defoy qui assure la guitare rythmique et les backvocals, Dean Pavicic qui lui nous propose de mélodieux solos souvent fort dramatiques et épiques, les percussions solides et poignantes de Justin Lefebvre sont soutenues par la lourde basse bien présente de Damien Thibodeau.

Vous aurez probablement reconnu certains noms, car ces musiciens sont très présents pour la plupart sur la scène locale, on n’a pas affaire à des débutants et cela s’entends!

Un bon café, les écouteurs bien ancrés, je suis prêt à démarrer cette expérience auditive!

Shadows and Dust

La pièce éponyme démarre en force et puissance avec un riff entraînant, aussitôt accompagné sans attendre par le band en entier dans une explosion de son. La machine est en marche avec un vocal guttural qui, rapidement, est appuyé par des voix cleans de qualité. De beaux pannings bien orchestrés sont à mentionner. Bridge, couplet et refrain propre et ressenti et on repart! Un beau breakdown vient donner un second élan de puissance à un bridge vocal avant le solo qui même si court nous amène à un autre breakdown lourd qui ouvre la porte à un dernier refrain sublime qui devient rapidement un vers d’oreille.

 

Treasured Memories

On reste dans la lourdeur dans les cordes. Encore une fois, le chant guttural ouvre le bal pour mettre la table au vocal classique de haut niveau durant le refrain d’une teneur émotionnelle bien pesée. On s’éternise pas avec le solo, mais la qualité est au rendez-vousl Et on repart pour la fin comme on est arrivé, avec violence!

 

Futile

La formule alternance Growl/Clean est maintenu, le breakdown aussi est encore amené dans la potion. Le solo est amené cette fois sur une batterie très rapide et dynamique pour se terminer avec une basse grasse et claquante sous le projecteur pour revenir à l’attaque avec une nouvelle mesure avant une finale intense et directe.

 

Ignite the fuse

En effet le fusible fait passer l’électricité, mais ne nous protège aucunement de la surcharge sur cette pièce beaucoup plus violente avec une belle aggressivité et des riffs lourds comme une bétonnière. La finale est plus lente, mais toujours aussi pesante avec un solo mélancolique à souhait. La saveur metalcore est beaucoup moins présente sur ce morceau qui a des effluves de death metal en avant-scène. Rapide et efficace!

 

Broken Mirror

La dernière pièce, malheureusement, car j’en aurais pris une autre portion volontier. Le miroir fracassé de l’album réflète effectivement, tant la rage que la beauté dramatique des harmonies du EP dans son ensemble. On confirme l’identité musicale du band avec autorité porté par un refrain qui sonne comme un au revoir théatral. Le tout dansant délicieusement avec la mélodie des cordes apportée tout au long de ce fascinant et surprenant album sorti tout juste vendredi le 25 Mars 2022.

En conclusion

La qualité de ce EP est exceptionnelle, le travail d’enregistrement de Justin Lefebvre transformé en or par « House of gain studio » au mixage et mastering est époustouflant. Les instruments sont bien définis et les voix sont articulées et claires. J’espère une sortie sur média physique afin de bien rendre honneur au travail fait sur la sonorité.

La composition générale est homogène et bien encadrée. On suit les règles du genre et on les applique à la lettre. On n’est pas pris par surprise sur l’album avec des pièces qui sortent du contexte, au contraire on est bien enfoncé dans un confort rassurant. Dans les influences et parfums qu’on observe principalement: Killswitch Engage, Parkway Drive et la gamme metalcore de haut niveau. Nos québecois n’ont rien a envier aux stars du genre à l’international.

La pochette sobre, mais esthétiquement admirable dans sa poésie visuelle crée par Audrey Pasquini nous annonce certe un album sombre.

Toutefois, la lumière qu’il amène n’est cependant qu’auditive, et l’éblouissement ne s’opère que lorsque vous appuyez comme moi sur: LECTURE (encore une fois tiens!).

Unpunished part arpenter les routes cette année afin de promouvoir leur création, je vous invite à les suivre et à découvrir si leur prestation scènique est du même calibre que ce court opus!

Pour suivre Unpunished.

Spotify: https://open.spotify.com/artist/2V8YKy50wVSJ6e5B9SPwrx?si=KezWv3TBT-aQEZAGatOu2A

Facebook: https://www.facebook.com/Unpunishedband

Bandcamp: https://unpunished.bandcamp.com/

Instagram: https://www.instagram.com/unpunished_band/?hl=fr

Booking via Kaboom Management: https://www.facebook.com/Kaboom-management-344948460003504

-Dany Marchand

Critique de show: Comeback Kid//Boundaries//Destroy The Machine @ Drummondville – 22 mars 2022

Voici la critique de Dany Marchand lors du spectacle de Comeback Kid présenté par District 7 Production et 123 Punk à la Sainte Paix de Drummondville le 22 mars 2022 et qui mettait également à l’affiche Boundaries et Destroy The Machine.

Destroy The Machine

A mon arrivée (5 minutes après l’heure de début annoncée), la Sainte Paix grouille déjà d’une masse de fans assoiffés de musique live et de contacts humains post-pandémiques. La joie de vivre est au rendez-vous dans la petite sallle Drummondvilloise qui a accueillie les plus grands noms. Ce soir, des légendes locales qui ont percé à l’internationale, sont présentes. Effectivement, A perfect murder originaire de Drummondville, ce soir se présentent sous le nom de Destroy The Machine à ma grande et agréable surprise!

Étant un fan de feu leur précédent alter-ego, mpn anticipation est grande. François, le sympathique vocaliste du quintet qui nous accueille au kiosque du band, il nous explique qu’ils font maintenant plus dans le thrash qu’avant. Ce que je constate quelques minutes plus tard, vers 20h15, alors que leurs prestation débute, avec seulement 15 minutes de retard sur le planning.

Lasalle est comble alors que les premières notes charment notre canal auditif. Les premières salves de l’ouverture de la pièce éponyme de Black Sabbath annoncent les hostilités à venir. Les chansons s’enchainent à un rythme effrêné avec puisssance, énergie et lourdeur, dignes par moment des classiques du hardcore newyorkais des 90’s. La scène, même si petite, est utilisée à son plein potentiel grâce au dynamisme du leader du band. L’expérience des musiciens avec la foule est palpable. Le feu s’installe doucement, mais sûrement. Fait à noter, le son, d’une qualité exceptionnelle, est au rendez-vous comparé à d’autres spectacles vu dans ce bar à spectacles. Les amplis EVH et Ampeg crachent le bonheur!

Rapidement arrivé et rapidement terminé, le contrat est rempli d’initier le retour des spectacles en sol drummondvillois. Bon retour chez vous Destroy The Machine (même si seulement le leader est resté  résident de la terre d’accueil de la célèbre île aux fesses et terre natale de la poutine).

 

BOUNDARIES

Un line change rapide nous permet de voir le prochain band prendre son X pour débuter leur representation. Ni une ni deux, de façon crue et sans préliminaires, Boundaries nous rentre dedans avec un vocal éraillé et corrosif comme un Zach De La Rocha enragé noir. Les stage gears et la gimmick de scène sont toutes là, rien n’est laissé de côté! La foule est en ébullition et tréssaille, voir même rebondie, dans les première rangées. Le mosh pit voit enfin le jour. La scène a peine à contenir l’énergie du band qui explose devant nous.

Les cordes prennent leur spotlight chacune leur tour tant au niveau auditif que visuel. De pièce en pièce l’arène de combat prends de l’ampleur, alors que sur scène la boite de Pandore du hardcore est ouverte et brille de mille feux. Le band joue dans les règles de l’art avec une homogénéité parfaite. On ne varie pas les plaisirs, mais on les entretien à merveille. L’intéraction avec la foule est solide et semble être une priorité pour le chanteur et sa troupe. Allant meme à identifier des gens dans la crowd pour leur signaler qu’ils sont remarqués et appréciés.

Malgré quelques feedbacks ça et là, la sono est fort acceptable. lls soulignent aussi l’anniversaire du batteur de Comeback Kid avec un happy birthday à la guitare discordante et drôlee dans une cacophonie amusante. Un point de plus pour !’improvisation scénique.

Le vocaliste a un charisme solide et n’hésite pas à descendre dans la foule pour aller mettrre le party dans la crowd pour la dernière pièce. L’assistance saute partout au travers de la salle. Boundaries quitte en laissant les braises brûlantes pour les canadiens de Comeback Kid. Hiwatt, Traynor et Fender ont gâté nos oreilles pour ce set déjanté. Wow!

 

Comeback Kid

Un changement de gear un peu plus long est en cours, même si les cabs du band précédent restent sur scène pour la suite des événements. Délai qui nous permet de faire notre shopping aux tables, bien fournies en produits et en couleurs variées des artistes présents. Contrairement aux show métal, les couleurs ont plus la cote ce soir que le noir!

Soudainement… Bang!!

Comeback Kid arrive sur scène avec une salutation en français à la foule prête a les accueillirent chaudement. Mosh pit instantané aux premières effluves de riffs loud et puissants, entrecoupés de breakdowns lourds. Tel un trou noir, le band avale la foule vers eux pour les amener dans leur dimension. Le headline affiche ses badges de vétérans avec une simplicité et une modestie surprenante. La scène et la Sainte-Paix  en entier sont enflammeés et brûlent de mille feux. Les 2 dernières années ont été cancellées comme Pepe the Pew!

II ya plus de classiques et de chef d’oeuvre ici qu’au Louvres et la foule en redemande, chantant leurs hymnes à gorges déployées. Leur fanbase est omniprésent dans la place. Malgré la quasi-absence dans le pit des windmilleux et two-steppers, la piste de danse est en effervescence au point ou une fille en fibromyalgie ne peut résister d’aller se déchainer dans la tourmente de la violente tornade qui sévit partout à l’avant scène!

La puissance de la musique et des mots du leader du groupe charment et hypnotisent l’ensemble du bar. La connection est indéfectible. À coups d’opus, tantôt hardcore, tantôt thrashcore, voir à la limite crossover et métal, tout le monde y trouve son compte. C’est sans cérémonie, ni speech ou rappel, que le band quitte la scène après avoir rempli son mandat de faire de ma soirée et celle de la population réunie, une reussite en tout point!

Tel Mario Lemieux, Comeback Kid ont marqué à plusieurs reprises hier, enchaînant les lancer frappés précis avec leur répertoire digne d’une intronisation au temple de la renommée du Punk Hardcore canadien. Les kids sont de retour!!!

C’est avec un sentiment de satisfaction que nous retournons à nos vies respectives en plein début de semaine. Et oui, salle comble un mardi soir, chapeau à District 7 Productions et les musiciens pour ce tour de force!

-Dany Marchand

Critique & Photos: Papa Roach @ Place Bell Laval –20 mars 2022

Voici la critique et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Papa Roach présenté par Evenko, Greenland Productions et Heavy Montréal à la Place Bell de Laval le 20 mars 2022 et qui mettait également à l’affiche Hollywood Undead et Bad Wolves.

See below for english version. Translation done by Vicky Fillion

Critique

C’est avec fébrilité que j’ai appris, quelques heures avant le spectacle, que notre demande d’accréditation était acceptée (Merci Evenko). C’était ma première fois à la Place Bell et aussi mon premier photo pit à vie! Et surtout, ce spectacle marquait enfin la fin des restrictions sanitaires. L’avant de la Place Bell était bondé à mon arrivée et tout le monde avait hâte d’entrer.

La première partie du show était assurée par le groupe Bad WolvesJe ne vous cacherai pas que depuis le départ de Tommy Vext en tant que chanteur, je n’avais pas vraiment écouté leur musique, mais j’étais tout de même curieuse et ouverte à entendre la voix du nouveau chanteur. Le temps de trouver mon siège, j’ai manqué les premières minutes de leur set et en m’assoyant, nous avions droit a un problème technique. Le nouveau chanteur, Daniel “DL” Laskiewicz, a réussi pendant plusieurs minutes à animer la foule. Bad Wolves nous a offert un set intense et déjà la foule était bien réveillée pour les prochains groupes. Le groupe nous a offert plusieurs nouvelles pièces dont Lifeline de leur nouvel album Dear Monsters. Bien entendu, ils ont fait leur reprise bien connu de The Cranberries, Zombie, un moment fort de leur set, sans oublier la pièce I’ll Be There  qui nous en a mis plein la gueule. Le nouveau chanteur a bien relevé le défi et il mérite bien sa place au sein du groupe!

La deuxième partie était assurée par nul autre que Hollywood Undead. Malgré l’absence de Danny Murillo – covid positif – le groupe a offert une prestation intense d’environ 1h. Dès la première pièce, CHAOS, la foule thrashait et chantait. Tout au long du set, les fans scandaient la plupart des paroles et de nombreux petits mosh pit se sont formés tout au long du spectacle. Les gars étaient en forme et ils avaient du plaisir, ça bougeait d’un bord à l’autre de la scène. Avec tous les échanges au niveau du chant et des instruments, je ne savais plus où regarder.  Je n’ai pas écouté le set complet puisque je devais me préparer pour accéder au pitphoto pour Papa Roach, mais Hollywood Undead a offert une solide performance et bien contente de les avoirs entendus.

 

Papa Roach

Enfin, la pièce de résistance de la soirée! Les gens sur place étaient prêts à recevoir Papa Roach comme le Québec sait si bien le faire. La Place Bell fut plongée dans le noir et une voix nous annonça: « Put your middle finger in the air and say f**k you Papa Roach. » Pas besoin de vous expliquer que les fans se sont mis à hurler et que l’énergie était à son comble. Le groupe a débuté le spectacle avec force avec la toute nouvelle pièce Kill The Noise de leur album qui sortira bientôt en 2022. Ils ont ensuite enchâiné avec les pièces Getting Away With Murder et Between Angels and Insects. L’espace de ces deux chansons, j’avais l’impression d’être retombé adolescente et de me dire: « okay fille, tu n’as plus 20 ans, on se calme, ah pis NON » ah ha!. Le show était lancé et plus rien ne pouvait arrêté Jacobby et le reste du groupe. Les pièces s’enchâinaient et que dire de la reprise de Song 2 du groupe Blur et du Wall of Death géant demandé par le groupe. C’était intensément incroyable!

Le groupe nous a offert les pièces Forever et Scars. La foule scandait les refrains sans relâche. Après ce show, il est évident que Papa Roach fait parti de la culture musicale et qu’ils ont su traverser le temps avec leurs fans. Et à voir l’âge de certaine personne durant le spectacle, encore de nombreux nouveaux fans se joignent au rang de Papa Roach. Pourquoi changer une recette gagnante? Ils sont restés simples et authentiques durant toutes ces années et cela est payant aujourd’hui. Les fans étaient au rendez-vous et la Place Bell était bondée. Les gens étaient heureux et le groupe semblaient d’autant plus heureux d’être sur scène et vivant après ces deux ans de calvaire.

Ne manquez pas le reste de la tournée de Papa Roach: https://paparoachmerch.com/pages/tour

-Vicky Fillion
Critique & Photos

 

English Version

It was with excitement that I learned, a few hours before the show, that our accreditation request had been accepted (Thanks Evenko). It was my first time at Place Bell and also my first photo pit ever! And above all, this show finally marked the end of Covid restrictions. The front of Place Bell was packed when I arrived and everyone was eager to get in.

The first part of the show was provided by the group Bad Wolves. I won’t hide from you that since the departure of Tommy Vext as a singer, I hadn’t really listened to their music, but I was still curious and open to hearing the voice of the new singer. The time to find my seat, I missed the first minutes of their set and when I sat down, we were treated to a technical problem. The new singer, Daniel « DL » Laskiewicz, managed to liven up the crowd for several minutes. Bad Wolves offered us an intense set and already the crowd was wide awake for the next bands. The group offered us several new tracks including Lifeline from their new album Dear Monsters. Of course, they made their well-known cover of The Cranberries, Zombie, a highlight of their set, not to mention the piece I’ll Be There which blew us away. The new singer took up the challenge and he deserves his place in the group!

The second part was provided by none other than Hollywood Undead. Despite the absence of Danny Murillo – covid positive – the group offered an intense 1h performance. From the first piece, CHAOS, the crowd was thrashing and singing. Throughout the set, fans were singing most of the lyrics, and many little mosh pits formed throughout the show. The guys were in good shape and they were having fun, they was moving from one side of the stage to the other. With all the vocal and instrumental exchanges, I didn’t know where to look. I didn’t listen to the full set as I had to prepare for the photo pit for Papa Roach, but Hollywood Undead delivered a solid performance and glad I heard them.

Papa Roach

Finally, the piece de resistance of the evening! People were ready to receive Papa Roach as Quebec knows how to do so well. Place Bell was plunged into darkness and a voice announced to us: « Put your middle finger in the air and say f**k you Papa Roach. » No need to explain that the fans started screaming and the energy was at its height. The band kicked off the show with the new track Kill The Noise from their soon to be released album. They then followed up with tracks Getting Away With Murder and Between Angels and Insects. During these two songs, I had the impression of having fallen back into my younger years and saying to myself: « okay girl, you are no longer 20, let’s calm down, or not! » ah ha!. The show was on and nothing could stop Jacobby and the rest of the band. The tracks followed one another and what about the cover of Song 2 of the group Blur and the giant Wall of Death requested by the group. It was intensely amazing!

The band gave us the tracks Forever and Scars. The crowd were singing the chorus relentlessly. After this show, it is obvious that Papa Roach is part of the musical culture and that they knew how to go through time with their fans. And when i look up to the age of certain person during the show, still many new fans join the rank of Papa Roach. Why change a winning recipe? They have remained simple and authentic all these years and it’s paying off today. The fans were there and Place Bell was packed. People were happy and the group seemed happier to be on stage and alive after these two years of Covid.

Don’t miss the next shows of the tour: https://paparoachmerch.com/pages/tour

-Vicky Fillion
Review & Photos

Critique & Photos: Maeskyyrn//Principius//Facturus//CMBWC @ Montréal –18 mars 2022

Voici la critique de Sabrina Bouchard et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Maeskyyrn présenté par Kaboom Management au Piranha Bar de Montréal le 18 mars 2022 et qui mettait également à l’affiche Principius et Fracturus et Change My Brain With Cakes.

Change My Brain With Cakes

Malgré un petit problème technique en début de show, Gab a su bien animer la foule pour passer le temps. Comme tous les autres shows, le groupe a de l’énergie à revendre. Contrairement aux autres prestations, j’ai trouvé qu’on entendait encore mieux les back vocals. Gab prenait encore plus de place qu’à la normale et on a même eu droit à une Cindy qui est descendue du stage, c’était une première dans tous les shows que j’ai vus. Dave a sauté quelques fois lui aussi hors de la scène pour faire quelques paroles avec le public.

De toutes les performances que j’ai vues du groupe, celle-ci était de loin la meilleure. Malgré le fait qu’elle était trop courte, comparé à ce qu’ils font normalement, cette performance était incroyable. Les trois voix qui se mélangent, voilà ce qu’il manquait au groupe. Gardez-les à l’œil, je suis persuadé que Change My Brain With Cakes vont aller loin avec un matériel de qualité comme ce qu’il nous donne.

 

Fracturus

Le deuxième groupe commence avec une musique très grave et agressive. On ressent à leur énergie qu’ils sont près à mettre la salle à feu à la salle. Le scream du chanteur est clair et bien articulé. Lorsqu’il prononce ses phrases, on entend très bien les mots. Ses pig squeal étaient incroyables. Lors de la deuxième pièce, le thrash commençait déjà. Le public embarquait et c’était beau à voir. Leurs breakdowns sont exceptionnels. Le batteur est incroyable, il jouait avec une précision impeccable. Quant à la basse, elle était grave et donnait le ton à chaque pièce en marquant les temps et en donnant le tempo.

Ce sont des musiciens expérimentés que nous avions sur scène. Ils maîtrisent leurs instruments. Si vous voulez vous défouler pour une soirée et que vous aimer le deathcore/hardcore, vous allez être en adoration devant Fracturus.

 

Principius

Les premières notes sont calmes en comparaison avec la suite qui nous attendait. Le scream et le clean de la chanteuse sont magnifiques. Son énergie est incroyable sur scène. Elle est bien la preuve que les femmes ont leur place dans la scène métal. La puissance qu’elle dégage sur scène est impressionnante. Les guitares sont rapides et bien rythmées. Elles sont en harmonie avec le vocal de la chanteuse. Les solos étaient aussi très bien doser. J’ai particulièrement aimé la maîtrise de ses moments par le guitariste principal.

J’ai fortement apprécié le fait que la batterie est souvent mise en valeur avec des passes plus calmes à la guitare ou au début de chansons. Il y a eu un autre problème technique lors de leur prestation et pendant ce temps la chanteuse parlait à la foule pour faire passer le moment sans musique. Les back vocal étaient excellents, on les entendait très bien. C’était un très bon complément à la voix de la chanteuse.

Si vous voulez voir un band de talent avec du clean et du scream, foncez sur le prochain show de Principius.

 

Maeskyyrn

N’étant pas une des plus grandes amatrices de black metal, voir les chandeliers et le groupe sur scène me laissait perplexe. La foule quant à elle, était fébrile. Les gens sur place attendaient le début du show avec impatience. Bien que ce ne soit pas du tout dans mes cordes, je dois avouer qu’ils ont un bon sens de la mise en scène. Les costumes étaient impeccables. On sentait une ambiance morbide sur scène et je dirais que c’est un point important de la culture black metal.

Je dois avouer qu’ils m’ont agréablement surpris. La voix du chanteur me faisait beaucoup pensée à Dani Filth. Surtout lorsqu’il allait dans les notes plus aiguë. Je dois lever mon chapeau d’ailleurs pour sa variation de voix et la puissance de ses screams. Plus le show avançait et plus le thrash devenait imposant. J’ai trouvé dommage que durant les moments plus calmes on n’entendait pas du tout la voix du chanteur. Musicalement parlant, j’ai bien aimé les moments où on entendait plus le batteur. Les guitaristes étaient excellents, cependant je trouve qu’on ne sentait pas assez la basse. J’aurais pris une basse plus grave et tout aurait été parfait.

Honnêtement, si vous aimez le black metal et que vous ne connaissez pas Maeskyyrn, ne manquez pas leur prochain show! Ils valent le détour.

-Sabrina Bouchard
Photos: Joé Lacerte

Critique & Photos: Your Last Wish//Lancaster//Dismayed @ Montréal –11 mars 2022

Voici la critique de Sabrina Bouchard et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Your Last Wish présenté par Alley Cat Records au Petit Campus de Montréal le 11 mars et qui mettait également à l’affiche Lancaster et Dismayed.

Dismayed

Vendredi 11 mars, nous arrivons au petit campus à Montréal prêt à voir un show plus brutal que nos derniers. L’ambiance dans la salle est fébrile. Tout le monde a hâte que les premières notes parcourent la salle. 

Le premier groupe à performer fût Dismayed, un groupe metal avec influence hardcore et metalcore. Dès les premières notes, le public se déchaine. Il n’a pas un long moment d’attente entre leur entrée sur scène et le premier thrash de la soirée. La performance du groupe était incroyable.  La grande amatrice de Slipknot que je suis est tombée sous leur charme, Dismayed a joué People=Shit et mon cœur de maggots a complètement fondu. Pour avoir vu l’original en live il y a quelques années déjà, leur cover était excellent. Je trouve qu’ils ont réussi à bien adapter la composition à leur band. Ce n’est pas que la version de Slipknot que nous avons vue sur scène, mais bien la version de Dismayed.

C’était la première fois que je les voyais sur scène et je vais assurément retourner les voir. L’union entre les musiciens était superbe à voir. On sentait du plaisir sur la scène et beaucoup de bonheur simplement à voir le sourire de certain. Le groupe était là pour faire bouger les gens et ils ont réussi à donner un show comme si tout ce que nous vivons depuis deux ans était simplement un cauchemar. Ce groupe à énormément de talent, les solos de guitare étaient incroyables. Le vocal était puissant et bien articulé. Ces gars-là savent comment créer une ambiance incroyable et faire bouger une foule.

Je vous recommande fortement d’aller voir un de leur show si vous aimez thrasher et que vous appréciez le métal, Dismayed est le band à voir. 

 

Lancaster

Par la suite, c’est Lancaster qui entra sur scène. Je pense que nous n’avons plus à vous les présenter. De toutes les performances de ce groupe que j’ai vues, celle-ci était de loin la meilleure! Le son de la salle rendait justice au talent du groupe. Comme toujours, les gars ont donné un show incroyable. Ils sont énergiques sur scène. Bien qu’ils ne soient que trois dans le band, ils n’ont pas besoin d’être plus.

Ce sont des bêtes de scène. Ils sont là pour donner le show et la foule ne peut rien faire d’autre que suivre dans cette poussée d’énergie. Pendant une de leur chanson, Meister est même venu jouer de la basse avec le public. Le vocal de Sim était superbe, on entendait beaucoup mieux sa voix que tous les autres shows auquel j’ai assisté. Autant au niveau du son, de l’ambiance dans la foule et de la performance du trio, c’était vraiment leur meilleur concert.

Si vous chercher un groupe qui jase avec le public, un groupe qui sait faire le party, vous ne serez pas déçu par Lancaster

 

Your Last Wish

Le dernier groupe à monter sur scène fût Your Last Wish. Connaissant déjà le groupe et appréciant particulièrement leur musique, j’étais fébrile à leur arrivée sur scène. Ce fût une première pour moi. Je n’avais jamais vu le band performer. Je dois dire que je ne suis pas déçue. Du début à la fin, j’ai adoré leur prestation. La présence de la chanteuse est incroyable. Elle parle avec le public, fait embarquer les gens dans son univers. Elle dégage une force incroyable, digne des grandes chanteuses de métal.

À mes yeux, le moment fort du show fût lorsque la chanteuse fit monter une spectatrice sur scène et qu’elle lui fit faire du body surfing. Je pense que cette jeune femme se souviendra de son expérience longtemps, d’autant plus que c’était son premier show de métal. J’ai souri à ce moment-là.

Leur performance a mis sur pause tout ce qui se passe de mauvais dans le monde. Le public les suivait et plus rien n’avait d’importance que le moment présent. Je pense que c’est une des plus grande force du groupe. La qualité de leur performance est incroyable. Tout comme les autres bands de la soirée, Your Last Wish est un groupe agressif sur scène. Entre quelques compositions, la chanteuse nous présente les chansons ou jase simplement avec le public.

Que ce soit au niveau de la maitrise de leur instrument ou de leur performance scénique, Your Last Wish est le groupe à ne pas manquer. Si vous avez l’occasion d’aller voir un de leur show, courrez-y!

 

Ambiance

-Sabrina Bouchard
Photos: Joé Lacerte

 

Compte rendu & Photos: Dream Theater @ Québec – 25-26 février 2022

Voici les photos prises par Charles-Alexandre et son compte rendu lors du spectacle de Dream Theater présenté par Le Grand Théâtre de Québec les 26 et 27 février 2022 et qui mettait également à l’affiche Falset.

Compte rendu

Dreamtheater s’est produit les 26 et 27 Févrirer 2022 au Grand Théatre de Québec

La jeune formation canadienne Falset assurait la première partie. Ayant sorti en 2018 un premier E.P, Here We Are, composé de cinq chansons pour un total de 23 minutes. En 2020, ils nous ont présenté leur premier album intitulé We Follow or Lead the Way, 10 chansons pour un total de 44 minutes de plaisir auditif! Ils ont récemment sorti la nouvelle chanson Lullabies.

Le fils de James LaBrie, Chance Labrie fait partie de la formation en tant que batteur. Mélangeant le métalcore, le nu métal ainsi que le métal progressif. Assurant la première partie pour les deux soirs et jouant essentiellement des chansons de leur dernier album, ils ont su bien réchauffer la foule et nous préparer pour nos soirées en compagnie de Dream Theater, une très belle découverte!

Ensuite est arrivée la pièce de résistance, la soirée a commencée en force avec The Alien, Provenant de leur dernier album : A View From the Top of The World. Ils ont ensuite enchainé avec 6:00! Poursuivant avec une autre chanson de leur dernier album, Awaken the Master. Par la suite, ils ont joué deux de mes chansons favorites: Endless sacrifice suivie de Bridges in the Sky, ils sont ensuite joués une autre chanson de leur dernier album, Invisible Monster. J’ai été agréablement surpris d’entendre une chanson de Six Degrees of Inner Turbulence ainsi que Systematic Chaos, soit About to Crash et The Ministry of Losts Souls. Ensuite nous avons eu droit à la chanson A View From the Top of the World et quoi dire de plus que WOW! Les voir jouer à la perfection ce monstre a été impressionnant! En guise de rappel nous avons eu droit à : The count of Tuscany. Oh mon dieu, ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas écouté cette chanson-là! Je ne me rappelais pas qu’elle était aussi épique!

Après plus de deux ans depuis leur dernier passage, les gars étaient contents de revenir et cela a paru! Ils étaient en feu et ce pour les deux représentations! Labrie dans le passé m’avait déçu, lors de leurs deux derniers passages, mais là je peux vous affirmer qu’il m’a époustouflé! Mike Mangini, lui qui nous avait habitué à d’énormes kit de batterie, a opté pour une approche beaucoup plus minimaliste. Il a été tout aussi souriant que précis et ce lors des deux concerts! John Petrucci nous a offert une leçon de guitare, je peux vous affirmer que le manche de sa guitare sentait le brûlé à la fin des concerts.

Lors de la deuxième représentation, j’étais directement en face de John Myung, j’ai rarement vu un bassiste aussi concentré que cela! Il est concentré, mais maudit qu’il est précis! Pour ce qui est de Jordan Rudess, malgré ses 65 ans il garde la cadence. À le voir aller, son clavier devait également sentir le brulé. Le nombre de notes qu’il joue en peu de temps est assez incroyable! Lors de la première représentation, James nous parlait de la tournée de Images and Word, il était certain que le groupe était venu à Québec, mais s’est vite rappelé qu’il ne l’était pas. Lors de la deuxième soirée, nous avons eu droit à une leçon d’histoire de la musique, James a parlé du premier passage de Genesis en Amérique du Nord, il s’était arrêté au Québec, à Montréal et Québec et que c’était ici qu’ils avaient connus du succès en premier. Il a ensuite enchainé en parlant de leur première tournée à Québec, ne se rappelant pas l’année exacte, mais un fan qui était présent lors de leur premier passage lui a gentiment rappelé que c’était en 1998, James a ensuite rétorqué : mais qu’est-ce que nous foutions! En voulant dire qu’ils auraient dû venir plus tôt!

Ne l’ayant pas dit directement, il a insinué que le Québec était une place de choix pour les artistes, car ils sont toujours bien reçus!

-Charles-Alexandre Tourchot

Critique d’album: Urban Aliens – La Grande Castration (2022)

Urban Aliens
La Grande Castration
NewCore Music
28 février 2022

 

Liste des pièces

  1. Vaj’ihad : Menstroduction
  2. La Touch of Fury
  3. Pas d’crachat ni d’je t’aime
  4. 406
  5. I Gut a Gurl
  6. Giblet d’agneau
  7. Invagination carnivore
  8. Le matou
  9. La matrice du vice
  10. Neurd undercover
  11. Le mauvais trou
  12. Un sachet sachant pêcher

Pour les fans de :
Ultra Vomit, Gronibard, Mononc’Serge, BARF, etc.

Lien pour achat / Link for purchase :
http://www.urbanaliens.com/

Critique

À la Suite de quelques discussions avec  Steve Henry, je lui ai proposé de faire une critique du nouvel album d’Urban Aliens – La Grande Castration. Je crois qu’ils n’ont pas vraiment besoin de présentation.  Ce groupe de  Punkcore deshmetal  abordent des sujets qui ne sont vraiment pas pour les Karen ou les Kyle de ce monde.  Leurs textes sont plutôt crus et vulgaires, ce qui me convient parfaitement, car j’ai toujours eu un gros penchant pour ce qui offense les gens. De nos jours, malheureusement,  les gens sont plutôt frileux à l’idée de rire de ce qui n’est pas politiquement correct. Donc, pendant que Karen s’arrache les cheveux en pleurant sa vie, car elle est outrée simplement à la lecture du titre de l’album, je vous présente La Grande Castration du groupe Urban Aliens.

Pour commencer, nous avons droit à une introduction digne de ce nom. Le titre est Va Jihad (Menstroduction). Déjà là, les gars nous enfilent ça plutôt a frette avec une intro pesante et des chants arabes en arrière-plan. À la lecture des paroles: «cursing her mood, crushing heirlooms, one week of doom VA’JIHAAAD! », on comprend TRÈS bien le message derrière la pièce. J’ai  franchement adoré. Ça donne une bonne idée dans quoi on s’embarque.

La touch of fury
C’est une chanson plutôt énergique avec des  riffs relativement accrocheurs. J’aime bien le mélange des voix cleans et semi-scream avec le gros growls en arrière. Sans entrer dans les détails, cette pièce parle d’une bonne baise pas propre remplie de geysers qui nécessite les services de Qualinet. Pour le côté vulgaire, provocateur et humoristique, les gars ne se sont pas plantés.

Pas d’crachats ni d’je t’aime
Musicalement, c’est une pièce qui est vraiment bien travaillée. Les riffs sont bons, et il y a de quoi se brasser la tête. Nous avons un mélange de riffs rapides, énergiques, clean et pesant. Le tout accompagné d’un vocal qui se porte vraiment bien à la chanson. J’ai toujours aimé les vocaux avec un scream qui va chercher des notes. Avec  cette pièce, je suis servi!

J’aime réellement le sujet abordé dans la pièce. Le tout commence par un discours du Doc Mailloux pour ensuite nous donner un bon point de vue du titre de l’album, qui je le répète est : La Grande Castration.  On parle du cancel culture, des gens qui s’offensent de tout et de rien. Du fait que d’un sens nous ne sommes plus libres de dire ce que l’on pense. La morale de la chanson c’est : je dis ce que je veux que ça vous plaise ou non et je le dis Pas d’crachats ni d’je t’aime. L’autocensure ce n’est pas dans mes valeurs. Si tu n’aimes pas ce que je dis, dékowlys. Mais le tout est exprimé de manière à ce que notre amie Karen se promène devant leur local avec une pancarte, HAHAHA!

Pour continuer de façon plus globale, la chanson 406 m’a surprise par son intensité, ses blasts beat avec les riffs ultra-rapides. C’est une pièce qui mérite vraiment d’être écoutée.

I gut a gurl est plutôt punk rock dans le genre short and sweet. Simple, mais efficace  avec des paroles qui parlent d’une fille qui ne semble pas vraiment être un bon fit pour Monsieur, Madame, tout le monde. Le genre de fille belle, mais totalement désagréable.

Giblet d’agneau

Qui se souvient de M. Marc Mcdermott? Si je vous dis « J’ai ldoua CHU mécanicien », est-ce que vous replacez le personnage? Bien la chanson commence avec le ton mielleux de sa voix. Ensuite, nous y allons avec une pièce vraiment plus dark par le choix des accords. Cette pièce tire pas mal plus sur le death métal. Bass drum rapide tout en ayant des bouts relativement groovy avec des bass drums en triolets, et quelques blastbeats au travers de tout ça. Je vous dirais que musicalement parlant, cette chanson-là est ma préférée. C’est-ce que j’appelle une hate song envers quelqu’un, car on voit par les paroles, qu’ils parlent de quelqu’un qui  ne mérite aucune considération de la part de l’humanité.

Par la suite, Invagination Carnivore  vient nous percuter la face avec sa brutalité, des blast beats et ses riffs de guitare rapides. Une  très bonne chanson en général.

Pour la pièce  Le Matou nous retournons plus dans leur style des premiers albums, le punk core.
J’ai bien aimé le « solo de chat en chaleur »,  mais malheureusement, pour ma part elle a passé un peu dans le beurre, car la pièce précédente venait de me percuter brutalement.

La Matrice Du Vice, encore une fois, l’intro m’a fait pouffer de rire. Qui se souvient de Céline Poulin? Le nom vous dit probablement rien, mais si je vous parle de la dame qui a eu un dindon sauvage qui à travers sa fenêtre de salon et qui a chié sur son couch lazy boy. Si j’ai bien compris le message derrière la chanson, ça parle des gens qui ne sont pas capables de vivre
sans lever les yeux de leur écran de téléphone, que les gens se nourrissent de la fausse information qui est sur internet. On parle de  vidéo de fails, des  gens qui sont devenu viraux malgré eux, suite à des reportages de TVA. De tout ce qui est totalement inutile et stupide sur l’internet qui fait que les générations en général ne s’améliorent pas (je me sens boomer à écrire ça HAHA). Donc, La Matrice Du Vice est un titre qui convient parfaitement à la chanson. Il y aurait matière à écrire un album complet juste sur ce sujet.

Neurd undercover, encore une célébrité qui par la chanson. Cette fois-ci, c’est une célébrité de mon coin (Trois-Rivières), il est question de notre Yolande Ouelette nationale : « ouest-ce qu’il est le ptit bum? ».  On a droit à une chanson dont le sujet  est un adolescent qui est un nerd et qui se découvre une passion pour la musique de cheveux longs et devient rebelle. Je dirais ici qu’on a affaire à l’exemple parfait du cheminement dû metalleux  à l’adolescence

Pour la chanson Le Mauvais Trou, nous avons droit à une intro de 45 secondes instrumentale qui sonne plutôt égyptienne. Par la suite, musicalement on a droit à un pot pourri de plusieurs styles de métal et à un certain moment, on voit bien qu’il y a des influences de Neuraxis  (de 3 minutes 10 à 3 minutes 30). Musicalement,  c’est une des pièces qui selon moi est le mieux construit ou comme dirait Urban Aliens : Cons-Trui3. Pour ce qui est du sujet de la chanson, on parle ici que la normalité et les standards dans la vie qui sont plutôt boring. Que de prendre le mauvais trou (chemin) parfois c’est plus amusant et ça peut mener à bien des surprises.

La dernière pièce de l’album s’appelle Un sachet sachant pêcher. Pour être franc la première fois que je l’ai écouté, je me demandais vraiment où ils voulaient aller avec cette chanson-là. J’ai demandé à Steven, le guitariste, pour comprendre que c’est de l’humour dans le style des Denis Drolet avec des insides. Exemple, sachet est son surnom et c’est un trippeux de pêche. Donc, voila pour l’histoire du sachet sachant pêcher.

En terminant, je peux dire que cet album est excellent autant par sa structure et sa composition que par ses sujets abordés. Le fait d’utiliser la vulgarité et l’absurde pour parler des vraies choses est un concept que j’aime bien également. C’est un album qui ne sera pas pour tout le monde, mais les fans d’Ultra Vomit, Gronibard, Mononc Serge, BARF vont se régaler.

8.5/10

JD

Critique d’album: Fall of Stasis – The Chronophagist (2022)

Fall Of Stasis
The Chronophagist
Self-release
25 février 2022

 

Liste des pièces

  1. Wildered Forest
  2. Fall of Stasis
  3. Drunken Howl
  4. Baal Arise
  5. The Cult
  6. Twilight Carnaval
  7. Baron
  8. The Last Waltz
  9. Swarm of Casualties
  10. The Chronophagist (feat Viky Boyer)

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://fallofstasis.com/
https://fallofstasis.bandcamp.com/

****Click Here or see below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Line Up:
Jessica DupréLead singer
Gabriel BernierLead guitar/back vocals
Tristan Bergeron-BoucherRhythm guitar
Mathieu GroulxBass
Sergei LecoursDrums
Mélissa BissonnetteKeyboard

Fall of Stasis nous fait cadeau de leur premier album long, auto-produit et indépendant s’intitulant The Chronophagist. Que dire…honnêtement c’est la critique que j’ai eu le plus de difficulté à pondre depuis le début de ma jeune carrière de chroniqueur. Quel cruauté (”hum”, ingéniosité) d’inclure une telle variété de styles dans le même album! Et surprise, ce sextette mené par la vocaliste Jessica Dupré a trouvé la formule pour faire fonctionner tous ces éléments ensemble. L’album comportant des préférences musicales provenant de chacun des membres du groupe, c’est tout de même une approche qui s’avérait risquée. C’est tout à leur honneur d’avoir réussi à faire en sorte que toutes ces composantes fusionnent adéquatement.

Il est difficile de ne pas parler de chaque chanson dans ma critique, tant chacune apporte un feeling différent les unes des autres. Mais, afin de laisser planer un peu de mystère qui vous donnera envie d’aller écouter l’album, je vais surtout me concentrer sur les éléments marquants. Il y a tout de même une impression générale dégagée après quelques écoutes et certaines approches musicales qui reviennent ici et là.

L’introduction Wildered Forest nous met dans une ambiance d’institut psychiatrique. Une atmosphère de folie dotée de rires diaboliques et d’orgue aux notes troublantes est entendue, juste histoire de nous “mettre à l’aise”. Ces notes macabres faisant référence à ce qu’on s’imagine d’un carnaval reviennent régulièrement dans l’album. Cette atmosphère plonge l’auditeur dans un inconfort mental concernant les hypothétiques évènements qui se trament dans cet univers.

Après cette excellente mise en bouche, les chansons déboulent de façon brutale. On passe du melo-death, du pirate metal et du brutal death pour arriver à la cinquième chanson, qui est celle choisie par le band pour servir de single ainsi que pour un vidéoclip: The Cult. Elle démarre avec un prodigieux Pig Squeal suivi d’un high tout simplement jouissif. Le tout est soutenu par une mélodie de synthétiseur de style eerie (se traduisant un peu comme la musique des lutins et des fées), qui est rarement employé dans ce style. Ça donne envie de se mettre en armure et de se battre à l’épée. Bref, en 10 épiques secondes, le band nous balance leur identité au visage et on sait tout de suite que ça va être original et hors du commun. Plus tard dans la chanson, on entend un chant clean de type très power metal en pré-refrain, interprété par le guitariste Gabriel Bernier. Cela a achevé mon envie de classifier le band dans un style; j’abandonne. Moi qui aime beaucoup décortiquer la musique par genre, cette situation est frustrante, mais inspirante à la fois.

Par la suite, on enchaîne avec Twilight Carnaval, qui raconte l’histoire d’un carnaval ou des âmes torturées revivent leurs plus terribles souvenirs. La thématique musicale de cirque dont je parlais plus tôt refait son apparition ici de façon marquée, au travers de riff prog et mélo-death. La qualité des highs de la chanteuse ressort du lot, on apprécie également le mix scream/clean de chants dans le refrain, c’est bien pensé. Cette mélodie carnavalesque m’évoque un groupe de métal progressif que j’écoutais plus jeune prénommé Circus Maximus, qui l’utilisait beaucoup. Je ne sais pas si c’est juste moi, mais j’ai senti aussi de l’inspiration provenant de la chanson d’Avenged Sevenfold: A little piece of Heaven, qui évoque également une thématique musicale d’un carnaval de fous.

On continue de valser entre les style, allant d’une balade avec The Last Waltz  (façon de parler, ça rentre au poste pareil) à des mélodies prog et mélo-death jusqu’à la chanson titre de l’album, The Chronophagist. On fait ici brillamment du pouce sur  la mélodie de l’introduction dans le début de la chanson en y ajoutant des percussions et de la pesanteur pour se lancer dans des chords progressions provenant d’un petit peu partout de l’album. Au refrain, apparaît la superbe voix de Viky Boyer, artiste invitée sur la chanson, apportant une belle couleur à ce titre. Ça conclut brillamment cet album.

La seule remarque que j’aurais à faire sur l’album, c’est que parfois on entend plus beaucoup les highs de Jessica lorsqu’elle scream en synchronisation avec tous les autres instruments. C’est bien d’avoir beaucoup de sons, mais je trouve dommage parfois de perdre son chant, particulièrement lorsqu’on parcourt un refrain. Mais bon, malgré ce petit pépin, vous aurez deviné que je suis grandement satisfait outres mesures et clairement un nouveau follower de Fall of Stasis.

En conclusion, j’ai du faire 4 écoutes complètes pour bien analyser cet opus. Ils y ont mis de l’attention, du temps, de l’imagination et de l’amour, ça c’est certain. Il est clair qu’il y a six cerveaux qui y participent, appartenant hors de tout doute à de brillants musiciens. Fall of Stasis, c’était un plaisir de vous écouter et on en veut encore!

Note: 9/10

Axel Dastous

English 

The band Fall of Stasis released their first auto-produced and independant LP, The Chronophagist. I have to say it’s the most difficult review I ever written in my young career. Such cruelty (read here: ingeniosity) to put that much metal styles in one album! The band members commented that every one of the six members put a little of their own tastes in the LP. They certainly took a risk by doing that, but the sextet fronted by vocalist Jessica Dupré found a way to make it work.

It’s kinda hard not to talk about every song in my review because they are so different one from another. But part of my duty is to make you crave to go listen to the album, so for the cause I’ll focus on the main themes. Anyways, after giving time listening to it, there is a general impression that we feel and some musical elements that I hear more than once as well.

The intro Wildered Forest sort of puts us in an atmosphere of an asylum. Crazy people sounds mixed with interesting dark melodies can be heard, just so we feel “at ease”. Those dark notes that sound like a carnaval comes and go often in the album, and each time we feel more and more discomfort about what is going in this musical universe.

After this nice appetizer, the next songs unleash in a brutal way. We go through melo-death, pirate-metal and brutal-death metal as well before landing on the fifth song, used by Fall of Stasis as a single and a video clip as well: The Cult. The song begins with a solid pig squeal followed by a very high pitched scream, all of that supported by an eerie style synth. It gives the listener the sheer desire to put some armor on and go out for a sword fight! We already take conscience that this stuff is not seen often used together and that we are witnessing something special. Later in the song, the guitarist Gabriel Bernier takes part in it by signing the chorus with a power metal style clean signing. Right there, I give up my desire to classify the band’s style, which is hard for me, because I like to classify the genres. It is as well frustrating as I am now more than intrigued by them: I’m interested.

Next, we go with Twilight Carnaval, telling the story of a carnaval where tortured spirits revive their worse memories. The musical theme that I was talking about earlier appears again here, mixed with prog and melo-death riffs. The quality of the vocalist’s high pitched scream stands out, as well as the idea of mixing cleans and screams in the chorus; it’s pretty well though. This carnaval melody makes me think about a prog band that I listened when I was young, named Circus Maximus, who used a lot. And while making comparisons, I must admit that I have a though about Avenged Sevenflod’s song: A little Piece of Heaven, which uses a lot of the asylum/carnaval melody.

We keep on the dance between styles, going from a metal “ballad” with The Last Waltz on some black-melo-death (I’m pretty mixed up here in genres, AGAIN) songs all the way through the last one, the title track The Chronophagist. In this song, the band uses the riffs from the introduction, adding to it some flavors with guitar heaviness and drums. A nice featuring by Viky Boyer here as we can enjoy her beautiful voice in the chorus, it’s an awesome ending to this album.

The only thing I have to point out on this album is that sometimes we lose Jessica’s voice in the mix when she screams in synchronization with the other instruments. It’s very cool to hear all those sounds fitting together, but I find it a little bit of a shame that we can’t hear her high pitched screams well sometimes, especially in the choruses. Otherwise, for a first and auto-produced album, it’s a very good mixing job.

To end this review, I want to point out that it took me 4 full listens alone in my room to fully complete the writing. They have put time, talent, love and attention to a lot of details; it’s obvious that 6 brains put they genius at work to create this masterpiece. Thank you Fall of Stasis, we can’t wait to hear more of your stuff!

Note: 9/10

-Axel Dastous

Critique d’album: NORTHWALK – Crossroads (2021)

NORTHWALK
Crossroads
21 janvier 2022

Liste des pièces

  1. Rotting Out
  2. Through Thick and Thin (Ft. Get The Shot)
  3. Prime Time
  4. Push Me
  5. Desolation
  6. Empty Words
  7. Fill The Void
  8. Undisputed (Ft. Trauma Model)
  9. Rebord


Lien pour achat / Link for purchase :
https://linktr.ee/northwalkhc

L’album commence avec la composition Rottin Out. C’est cette pièce qui m’a convaincu de prendre cette critique d’album. Les premières notes rapides et la voix de David m’ont fait tomber sous le charme de ce groupe shawiniganais. Avant de me lancer dans la critique de Crossroads, je ne connaissais pas du tout NORTHWALK et je dois dire que pour ma part, c’est une très belle découverte. La première pièce de l’album nous donne toute suite le ton sur ce que sera le reste des neuf chansons.

Pour tous les amateurs de métal et de hardcore, je recommande fortement cet album. Du haut de ses  neuf compositions et durant 20 minutes 40 secondes, Crossroads est intense du début à la fin. Les chansons durent environ deux minutes chacune, ce qui donne des compositions très rapides et intenses. Dans leurs neuf compositions, nous retrouvons deux collaborations. Une avec Get the Shot ; Through Thick and Thin et une avec Trauma Model ; Undisputed. Je pense que d’ajouter les collaborations à l’album à ajouter beaucoup à celui-ci. Dans chacune des chansons, nous retrouvons un peu de chaque artiste.

La chanson qui m’a plus accroché de l’album est Push me. La rythmique de la composition est différente des autres. Elle reste rapide comme les autres, mais il y a des moments plus calmes avec des paroles parlées au lieu des sreams agressifs habituels. J’ai également beaucoup apprécié Empty Words où la voix revient, mais j’ai trouvé également que le drum était vraiment mis en valeur dans celle-ci.

Du début à la fin, j’ai trouvé que les instruments étaient bien balancés. Il va sans dire que la lumière est souvent sur les solos de guitare, mais chaque instrument joue son rôle à la perfection. J’ai particulièrement apprécié la balance entre les instruments et comme les chansons sont courtes, les solos de guitare, bien qu’excellents, ne s’éternisaient pas.

En conclusion, je dirais que Crossroads est un album bien composé, c’est un album qui vaut la peine d’être écouté si vous aimez le genre. À la vitesse qu’il s’écoute, honnêtement foncer! Encouragez local et vous ne serez pas déçu!

-Sabrina Bouchard 

La Chronique Nécrologique – Ordoxe & Slaotvean

Cette semaine, j’ai communiqué avec Jean-François Jalbert pour avoir des informations sur ses défunts groupes Ordoxe et Slaotvean.  J’ai bien aimé comment il m’a retourné le questionnaire que je lui avais envoyé et je me suis dit que je laisserais le tout intégral, tout en faisant un double, cette semaine, pour la Chronique Nécrologique.  Voici Ordoxe et Slaotvean

D’où proviennent  les groupes?

Nicolet, ce n’est pas vrai, mais c’est ce qu’on a toujours dit! C’est plus simple en tout cas!

 

Quand les bands ont-ils été actifs?

Ordoxe a été créé en 1989. Une seule démo, Sorrick Ked, a été réalisée à l’époque (quelques copies cassettes). Suite à un important changement de membres, le nom a été changé pour Slaotvean en 1993. Slaotvean a été actif en tant que groupe jusqu’en 2011. Parallèlement, en 2006, j’ai ressorti Ordoxe de la poussière pour en faire un side-projet, un one man band, mais en 2012, Ordoxe est redevenu un groupe à plusieurs membres et ce jusqu’à ça fin en 2017.

 

Quel est le style qui vous définissait le mieux?

Ordoxe – Black metal

Slaotvean – Melodic black death

 

Qui était les membres des groupes et ont-ils d’autres projets musicaux? (incluant les ex-membres)

Je vais y aller pour le principal, sinon ça va être un chapitre!

Ordoxe:

Jean-Francois Jalbert
Samuel Landry (Horfixion)
Steve DeCotret (Strigampire, Ex-Hopeless Nation),
JD Bergeron (Fâché)
Yannick Laplante (Strigampire)
Dominic Dupuis (Pas Fin)

Slaotvean:

Jean-Francois Jalbert
Jonathan Houle (Strigampire)
Yannick Laplante (Strigampire)
JD Bergeron (Fâché)
Alex Poirier
Guillaume Lamothe
Pierre Langlois (ex Decayed Remains, Black Daliah Murder)

 

Combien d’albums aviez-vous?

Ordoxe: 6 albums complets
-Towards Eternity (2017)
-May Death Be My Shepherd (2015)
-Beyond Manking (2014)
-Nihil (2013)
-Magnum Opus (2007)
-Sorrick Ked Tho (2006)

Slaotvean: 6 albums complets
-Hell Inside (2009)
-Origins (2007)
-Myriad Nights (2003)
-Pathos Belonging To Darkness (2000)
-Dementia (1999)
-Cry To Self Being (1995)

 

Quels sujets abordiez-vous dans vos chansons?

Ordoxe: Noirceur de l’homme, questions existentielles, astronomie, religion
Slaotvean: Introspection, politique, questions existentielles, religion

 

Avez-vous une chaine Youtube, Bandcamp, ou autre pour que les gens puissent entendre votre musique?

Ordoxe:
YouTube (https://www.youtube.com/channel/UCbS-HB3SeEYHRfgPDgcZ-ag)
Bandcamp (https://ordoxe.bandcamp.com/music)

Slaotvean: Rien pantoute! Certains vidéos sur YouTube, mais rien d’officiel.
https://www.metal-archives.com/bands/Slaotvean/12308
https://www.youtube.com/watch?v=1YzmHfrAmKs&t=14s

 

Avez-vous encore de la marchandise que vous voulez liquider? Si oui, comment les gens peuvent entrer contact avec vous?

Ordoxe
https://ordoxe.bigcartel.com/
Par Facebook : Samuel Landry (samuellandry@cgocable.ca)

 

Autres choses pertinentes à ajouter?  Le futur c’est l’avenir.

 

Pour écouter les autres groupes des musiciens, voici quelques liens :

Horfixion
https://www.youtube.com/channel/UCNNZiWkueZ51bfJE_ro9oVw
https://www.facebook.com/HorfixionMetal
https://www.reverbnation.com/horfixion

Strigampire
https://strigampire.com/

Hopeless Nation
https://hopelessnation.bandcamp.com/

Fâché
https://www.facebook.com/F%C3%A2ch%C3%A9-103488862147408/

-JD

Photos de show: Last Dance Among Wolves @ Montréal – 18 décembre 2021

Voici la critique de Sabrina Bouchard et les photos prises par Guillaume Gélinas lors du spectacle de Last Dance Among Wolves présenté par Kaboom Management au Piranha Bar de Montréal le 18 décembre 2021 et qui mettait également à l’affiche Fast Idle, Deadman’s Prophecy et Change My Brain with Cakes.

Samedi 18 décembre, une tempête de neige se dessinait doucement dans le ciel québécois, mais rien pour arrêter les amateurs de métal ! C’est au Piranha Bar que ça se passe ce soir! Arrivée bien avant le reste du public, c’est heureuse que je retrouve des visages familiers du premier show du Breakout Tour. Encore une fois, nous avons droit à l’ambiance familiale si précieuse qui règne dans notre belle scène Locale.

Change My Brain WIth Cake

C’est avec une énergie incroyable que Change My Brain with Cakes ouvre le show. Je ne mentirai pas, je ne les ai pas découvert ce soir, je connaissais déjà le band, mais le studio n’a rien à voir avec leur performance. C’était ma première fois en live et je dois dire que je n’ai pas été déçu. Leur concept sur scène est génial, ils nous amènent dans leur monde en nous racontant une histoire sur chaque chanson, mais également avec leurs costumes sur scène et un maquillage qui complète parfaitement leur univers.

Change My Brain With Cakes est un groupe qui offre à la fois une musique excellente, des notes justes et un univers bien à eux que je vous conseille fortement d’aller les voir. Il y avait une difficulté technique au niveau du drum, qu’ils ont réglé en à peine deux minutes, donc leur performance n’a pas été affectée. J’ai été fortement impressionnée par l’énergie sur scène de la bassiste, elle est là pour donner un show au public et ça parait. Entre ses sauts st ses moments où elle ne joue plus et se désarticule comme un pantin, elle est une bombe d’énergie à elle seule. Le chanteur nous offre un vocal très diversifié en passant par des screams très aigus en allant vers le plus grave, on a droit à dedulear voice également. Le drummer nous a donné tout un show en faisant lui-même les backvocals en plus du drum.

Pour une diversité vocale excellente, des musiciens énergiques et qui prennent plaisir à jouer et pour leur univers hors du commun avec une touche unique théâtrale, ce band vaut carrément le détour.

 

Deadman’s Prophecy

Le deuxième band à passer sous les projecteurs fut Deadman’s Prophecy. C’était la troisième fois que je les voyais live, je savais très bien à quoi m’attendre et je n’ai pas été déçu. Ils ont eu besoin d’un ajustement de micro pour le chanteur, car au début on entendait pratiquement pas le vocal. Les gars savent très bien mettre le feu dans place. Je tiens à souligner le travail monstre de Dave Lambert qui est guitariste dans Deadman’s et drummer dans Last Dance Among Wolves et il livre une superbe performance que ce soit sur la guitare ou sur le drum.

Les gars ont une superbe présence sur scène et une énergie qu’ils transmettent facilement au public. Ils se font du fun et ça se sent. Avec leur arriveée sur scène, on sentait vraiment le retour de l’ambiance familiale du Breakout Tour. Entre les jokes de noms de bands entre eux et le groupe Last Dance Among Wolves et la communication stage – parterre entre les différents bands, tout était bien dosé. Leurs compositions sont excellentes, elles sont entraînantes, j’ai eu du mal à prendre mes notes durant leur show parce que je me laissais transporter par la voix de Carl.

Franchement, Deadman’s Prophecy peuvent aller loin. Ce sont des gars géniaux et ils ont le potentiel d’y arriver.

 

Fast Idle

Le troisième à créer le chaos dans le public fût Fast Idle. J’ai entendu parler d’eux pour la première fois lorsque le show a été confirmé. Je me souvenais d’avoir écouter un peu ce qu’ils faisaient, mais sans plus. J’avais bien aimé leur son studio, mais rien n’égale leur performance sur scène. Pour leur avoir parlé parler, ce sont d’excellents musiciens, mais également des gens en or. Malgré deux ans d’absence sur scène, ils nous ont donné un show de malade. J’ai eu un immense coup de coeur pour le son de leur guitare et pour le vocal. Le principal était là et les gars nous ont montré de quoi ils étaient capables. Ce fût une magnifique redécouverte pour mon cas.

Je ne peux pas vraiment dire si le retour sur scène les a rendu nerveux, si c’est le cas, une fois sur le stage, ils ne l’ont pas démontré. Leurs compositions sont agressives, le tempo est rapide, tout ce qu’on attend d’un band de Thrash – Speed métal. Je ne fais pas dans ce type de métal normalement, mais avec le coup de coeur que j’ai eu, je ne peux plus dire ça. Je ne manquerais pas leur prochain show.

 

Last Dance Among Wolves

Les derniers à embarquer sur scène furent Last Dance Among Wolves. C’était la deuxième fois pour moi que j’assistais à un de leur show. La première fût au Quartier de Lune à Québec et honnêtement, les deux shows ne sont même pas comparables tellement le son sonnait mieux au Piranha Bar. J’ai redécouvert avec joie un groupe que j’avais adoré studio, mais j’ai encore plus aimé de les voir sur cette scène. La communication des gars avec la foule est incroyable. Jo, le chanteur sautait partout, il est la preuve vivante que tu peux te pitcher partout et continuer de chanter comme un malade.

Last Dance est un groupe énergique, ça n’arrête jamais sur cette scène-là. Que ce soit Duquette, le guitariste léopard, ou Jo qui saute en bas de la scène pour aller jouer et thrasher dans le public, ou encore Dokis qui fait des coups a son chanteur ou Jo qui saute partout comme s’il n’y avait pas de lendemain, les gars sont fous tout simplement. Malgré une corde qui a rendu l’âme pendant le show, l’énergie n’a pas descendue, ils ont dû continuer au mieux de leur performance et ce petit problème n’a pas donné un show moins bon. J’ai découvert un autre angle de la voix du chanteur et je me suis laissé vraiment embarquer dans leur musique. Leur musique est entraînante et leur énergie est contagieuse.

C’est vraiment un band que je suggère à tous. C’est mon Coup de Coeur 2021, car je ne les connaissais pas avant. C’était simplement génial, je conseille un show de L.D.A.W. à tout le monde, si tu as de l’énergie à revendre, vas te défouler avec eux, tu vas tripper c’est garanti!

Les Tops de 2021 d’Ondes Chocs

Voici un petit récapitulatif 2021 de l’équipe Ondes Chocs dans trois différentes catégories. J’ai demandé à mon équipe quel était leur chanson #1, leur album #1 ainsi que leur artiste découverte de l’année 2021. Voici les réponses de quelques-uns d’entre eux. Bonne lecture!
La chanson #1 2021

 

Downright Dominate – Annihilator (Jo St-Rock)

 

Cannibal K – Burning The Oppressor (Jean-Daniel)

 

Assez – Nova Spei (Mathieu Hémond)

 

Nouvel Espoir – Nova Spei (Préscillia)

 

Pantheum – First Fragment (JF Anglehart)

 

To The HellFire – Lorna Shore (Sabrina Bouchard)

 

To Kill or To Crave – Lutharo (Vicky)

 

L’album #1 2021
Découverte 2021

Critique d’album: Nova Spei – Sequentis (2021)

Nova Spei
Sequentis
12 novembre 2021

Liste des pièces

  1. Animal
  2. Génération Perdue
  3. Assez
  4. La Proie
  5. Sorcière
  6. Digitalisés
  7. Nouvel Espoir
  8. Damné
  9. Qui Sème le Vent
  10. Tête Dure
  11. Mal Incarné
  12. Démocratie Bafouée

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://www.novaspei.com/marchandise

Critique

Aujourd’hui, il est question du nouvel album de Nova Spei, Sequentis qui est sorti le 12 novembre 2021. C’est le deuxième opus du groupe. Le premier étant l’album Nova Spei sorti en novembre 2017. Nous avons droit, en novembre 2019, au release du premier single de Sequentis, Qui Sème Le Vent, et déjà nous savions que Nova Spei avait atteint un tout nouveau niveau musical. Depuis ce single, j’étais impatiente d’entendre l’album complet. Avec la situation du Covid, le tout a été reporté de plusieurs mois, mais je vous le confirme, l’attente en valait le coup.

L’album débute par la pièce Animal, avec ses premiers riffs, elle nous amène directement dans l’énergie des prochaines pièces, pesantes et lourdes de sens. Et avec les premières paroles : Let’s get ready to rumble !, l’album est solidement lancé et on sent bien qu’un combat intérieur débute. C’est impossible de passer l’utilisation des guitares à huit cordes sous le radar tant le son est gras et bas. Ça vous pogne aux tripes.

Génération perdue nous rentre dedans par sa vérité et son cri du cœur et ses premières secondes plus étouffées qui laissent place ensuite au drum et guitares plus présentes pour donner plus de rythme. Le mélange des voix cleans et screams est parfait. Nous avons droit à un solo bien construit. Point fort de la pièce, il est facile de distingué la bass à travers les guitares. J’adore !

Assez, c’est clair que c’est assez avec ce titre. Ça débute de façon brutale, pas de points morts : guitares et drums dès le départ et les hypocrites passent au cash dans cette chanson. Le rythme est plus rapide ce qui amène une autre dimension à la pièce, on sent l’urgence. Le solo de la fin est parfait. Encore une fois la combinaison des voix donne un ton incroyable. Dany, le chanteur, me surprendra toujours avec sa voix unique.

Mention spéciale à la fin de la pièce La Proie, les mélodies et orchestrations sont prenantes et nous amènent dans toutes sortes d’émotions et de réflexions. Sans oublier le solo du milieu de la pièce et le cri. C’est juste parfait.

Sorcière, est une pièce ayant aussi un excellent clip à découvrir. L’emprise de la sorcière est palpable avec les riffs utilisés. Les changements de rythmes dans la pièce Digitalisés sont vraiment intéressants et ils ne vous donneront aucun autre choix que de vous brasser la tête. Nouvel Espoir se veut un peu plus positive ! Le bass drum est très présent lors du refrain.

La lenteur des couplets et la voix de Dany est vraiment un point fort de la chanson Damné. Si vous appréciez les solos, tout comme moi, même s’il n’est pas bien long dans cette pièce, vous serez encore une fois servi.

Qui Sème le Vent est un pur bonheur de 3 minutes 40. Je comprends pourquoi c’est le premier single ! La pièce est provocante et fait un bien fou. On a juste envie de se pitcher partout. C’est gras, lourd, lent, rapide, djent, tout ce que ce sujet à besoin.

Les riffs lents du refrain de Tête Dure sont très intéressants. Tout comme les autres pièces, elle est construite avec des solos, des ralentissements et des progressions de rythme. Tout est bien orchestré et manipulé. La pièce Mal Incarné est beaucoup plus djent et lente, mais tout est parfait pour représenter le désespoir des gens pris avec le mal incarné. Et ça fait du bien de se calmer le headbanging un peu. Mention spéciale au verre qui vole en éclat à la fin, à peine audible, mais si vous êtes comme moi et que les paroles et le sens d’une chanson est importante, vous trouverez cela intéressant et de circonstance avec le sujet des paroles.

Démocratie Bafouée, on ne se le cachera pas, c’est très d’actualité. Lors de ma première écoute, je ne m’attendais certainement pas à une collaboration puisque je n’avais pas rien lu sur l’album au préalable. Ouff, la surprise que j’ai eu d’entendre le growl de Stephane Jomphe alias le Barburou du groupe Insurrection. God damn que c’est parfait le mélange de ces deux voix. Des riffs rapides et pesants, des ralentissements, des growls en puissance et un drum qui décoiffe, c’est le résumé de la pièce et 3 minutes 39 de Démocratie Bafouée ce n’était pas assez !

Pour conclure, Sequentis est un album qui plaira aux amateurs de metal réfléchi, engagé et aux fans de Killswitch Engage de par la voix et aux fans de sonorité lourde de style djent.

9,5/10

-Vicky Fillion

Critique & Photos de show: Vox&Hops Brewtal @ Montréal – 17 décembre 2021

Voici la critique de Mademoiselle Chloem et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle Vox&Hops Brewtal présenté par Vox&Hops Metal Podcast et Heavy Montreal au Théâtre Corona de Montréal le 17 décembre 2021 et qui mettait à l’affiche Cryptopsy, The Agonist, The Great Sabatini, Necrotic Mutation et Burning The Oppressor.

Critique

Grande soirée métal au Théâtre Corona le 17 décembre dernier. Cinq groupes étaient annoncés à jouer et se sont avérés être une superbe découverte pour moi. J’ai fait plusieurs rencontres avec des belles personnes ce soir-là. L’évènement était organisé par Vox&Hops Metal Podcast. C’est le chanteur du groupe Cryptopsy qui a la charge de ce Podcast. Il y fait des interviews avec différents musiciens métal. Plusieurs bières artisanales étaient aussi offertes au bar, sélectionnées avec soin par l’organisateur.

Burning The Oppressor

Tout débute avec Burning The Oppressor, un groupe originaire de Montréal. Les gens dans la foule étaient déchaînés par cette belle performance Death Metal. Super en contrôle tout au long des chansons, c’était à la fois très précis au niveau rythmique et dans l’harmonie. Un groupe avec tellement de potentiel et qui est en total effervescence. Les changements rapides de tempo et toute la complexité musicale trouvée dans le death metal étaient aux premières loges. C’est toujours tellement sympathique de réfléchir à tout le travail derrière de telles compositions; c’est franchement un excellent groupe.

-Malheureusement, suite à un problème technique, nous ne pouvons pas présenter de couverture photo pour Burning, sincèrement désolé!

 

Necrotic Mutation

Ensuite, Necrotic Mutation, un groupe formé en 1991 est quand même bien encré dans la culture death metal. Vous pouvez aller suivre leur histoire The evolution of the virus sur leur site officiel, plusieurs dossiers accompagnés de photos y sont présentés, c’est super intéressant. Pour revenir à la performance, j’ai beaucoup apprécié découvrir ce groupe original. Les solos des instruments semblaient très bien travaillés et étaient impressionnant à regarder. Un groupe qui mérite d’être connu et avec un chanteur qui réserves plusieurs belles surprises et projet musicaux divers, tel qu’une chorale Growlers Choir.

 

The Great Sabatini

S’en suit avec The Great Sabatini, qui a offert un genre un peu différent à la soirée avec un style plus hardcore. Tout de même, c’était assez bien. Musicalement, on a eu droit à des parties assez brutales, mais aussi plus cleans, à la guitare par exemple. En toute franchise, je n’ai pas énormément de vocabulaire pour décrire ce genre de musique, mais je vous invite à aller découvrir ce groupe!

 

The Agonist

Au tour de The Agonist, un magnifique groupe de death metal mélodique. J’avais plusieurs attentes pour ce band-là, puisque ça se rapproche vraiment de mon genre de musique favorite. Sans surprise, j’ai beaucoup aimé le groupe. Danse vocale entre du scream et une douce voix mielleuse. C’est vraiment un agréable mélange sonore, à la fois doux et brutal. La chanteuse était super charismatique avec son public et semblait ravie d’être sur scène. Une grande intensité dans l’air avec la lourdeur très agréable que procure ce genre de musique.

 

Cryptopsy

Enfin, Cryptopsy arrive après un long moment sans jouer sur scène. Les gens ont capoté en les entendant. Ils étaient super attendu du public. C’est un groupe assez connu du milieu, avec une vingtaine d’années d’âge et plusieurs albums à leur actif. L’animateur de l’évènement est venu sur scène pour chanter. Musicalement, c’est assez impressionnant avec des bpm super rapides et les musiciens étaient très précis avec leurs instruments. Une très belle énergie était dégagée sur le stage devant nous. Bien que je ne connaisse pas super bien ce genre musical, j’ai su l’apprécier, le découvrir et j’ai pu passer une magnifique soirée bien entourée.

 

En sommes, malgré mes faibles connaissances dans ce type de musique, j’ai pu élargir ma culture personnelle sur le Death Metal, en découvrant plusieurs groupes et projets complémentaires. La soirée fut très bien organisée, agréable et bien entourée. Une fois de plus, un grand merci à Ondes Chocs de me permettre cette belle aventure et merci aux organisateurs de nous avoir permis de couvrir l’événement.

-Mademoiselle Chloem

Critique & Photos de show: LagWagon @ Montréal – 14 décembre 2021

Voici la critique de David Cesare et les photos prises par Guillaume Gélinas lors du spectacle de LagWagon présenté par 77 Montréal & Greeland Productions au Club Soda de Montréal le 14 décembre 2021 et qui mettait également à l’affiche Red City Radio.

Red City Radio

Ils ont débuté le show avec une intro avant de faire leur entrée. La salle pleine en criait déjà de joie. Nous avons eu aussi le droit a des classiques, dont Two For Flinching, qui est d’ailleurs ma chanson favorite du groupe. La prestation du band était à la hauteur de mes attentes, c’était la deuxième fois que je les voyais en show.. Le guitariste-chanteur était vraiment très proche de ses fans et il a même pris le temps d’adresser quelques mots entre deux chansons. Maintenant, que dire du drummer qui avait une énergie vraiment exceptionnelle derrière son instrument. J’ai trouvé que le gars avait une énergie différente et que jumeler avec le reste du groupe ça faisait vraiment une super de belle chimie. Excellent set!

LagWagon

Lors de cette soirée, ils ont joué l’album Blaze au complet. Dès la première chanson, la chimie était déjà installée. L’énergie des gars sur le stage était vraiment exceptionnelle. C’était la deuxième fois que je les voyais et c’était le meilleur meilleur show que j’ai vue. Joey, le chanteur, est, selon moi, l’un des meilleurs frontman en show. L’énergie qu’il dégage se rapprochait de ses bandmates et surtout ils étaient tous très proche de leurs fans. C’est surtout un des meilleurs groupe punk rock en show. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que chaque musicien avait son petit moment pour mettre son talent en valeur. Surtout Joey, qui à chaque moment possible, il remerciait la foule. Tu sentais l’émotion dans ses yeux, comme si c’était son premier spectacle à Montréal. Lagwagon est selon moi un groupe qu’il faut absolument voir en spectacle au moins une fois dans ta vie.

-David Cesare

Critique & Photos de show: Stomp Records, 26e anniversaire @ Montréal – 10-11 décembre 2021

Voici la critique de David Cesare et les photos prises par Guillaume Gélinas lors des spectacles du 26e anniversaire de Stomp Records aux Foufounes Électriques de Montréal les 10 et 11 décembre 2021. Merci à l’organisation de nous avoir permis de couvrir l’événement!

Critique

10 décembre 2021

Lors de la première soirée, nous avions que notre collaborateur, David Cesare, sur place pour la critique, notre photographe ne pouvait être présent.

Les Mains Sales

Le premier groupe a commencé le show sur scène en saluant le peu de gens arrivé dans la salle. Ils ont aussitôt enchainé avec une première chanson. Ils ont ensuite enchainé avec la 2ieme chanson Perdre Le feu. Ils ont donné un excellent show, le chanteur a pris le temps de dire quelques mots à la foule et en toute honnêteté, ils sont l’un des meilleurs band punk- rock francophone en show depuis les Vulgaires Machins.

Danny Rebel & the KGB

Malheureusement, j’ai manqué quelques minutes, puisqu’il y avait Les Mains Sales qui jouait de l’autre côté sur le main stage. Danny Rebel est un projet du chanteur Danny, c’est un mélange de ska-reggae. Il est super énergique, sympathique et il a pris le temps de parler aux fans présents pour leur prestation. Ses musiciens donnent aussi un excellent show. C’était comme si le virus n’avait jamais existé et la foule qui criait de joie et skankait bien tranquillement à leur place pendant les chansons, c’était vraiment le fun à voir et à entendre.

Wine Lips

C’est un groupe un peu plus New wave post/punk mélodique. Ils ont débuté avec une première chanson en étant très énergique chacun à leur instrument. J’ai écouté attentivement leur prestation et je n’ai aucunement été déçu et j’aime vraiment leur son. J’ai déjà hâte de pouvoir les revoir en concert.

The Beatdown

C’est un groupe de ska/reggae qui a commencé à jouer rapidement avec une foule qui s’est mit immédiatement à skanker tranquillement et crier Get Ready en même temps que le chanteur durant les refrains. Dès la deuxième chanson, le party était bien installé et la foule se mettait de plus en plus à skanker et crier Yeah Yeah. Durant leur prestation, le chanteur nous a raconté qu’il jouait à FIFA quand il a reçu l’invitation pour jouer sur ce spectacle et il a avoué qu’il aimait mieux donner ce concert que de jouer à FIFA.

Brutal Youth

C’était l’un des groupes les plus violents de la soirée avec un style punk/hardcore. Et que dire du chanteur qui était tellement énergique sur le stage, il bougeait littéralement d’un bord et de l’autre. Le guitariste, le bassiste et le drummer étaient aussi très énergique et la foule qui s’est mise à festoyer et thrasher une chanson après l’autre. Ils sont tellement tights qu’on avait l’impression qu’ils jouaient comme s’il n’avait jamais eu de virus. Quand je dis que le chanteur est tellement énergique, il est même allé jusqu’à se cogner le micro sur le front et à avoir le front tout en sang et ça lui coulait sur le front.

K-Man & the 45’s

Juste avant de commencer, pour réchauffer la foule et mettre le party dans la place, l’un des membres nous a demandé si nous allions bien à quelques reprises et le chanteur a pris la relève avec un message pour crinquer leurs fans encore plus. K-Man est un des groupes ska légendaire de Montréal, que j’ai déjà vue il y a 3 ans au Pouzza Fest, et les gars savent mettre le party partout où ils passent. J’adore l’énergie de chacun et c’est ce qui fait que les gars ont donné une performance du tonnerre.

The Sainte Catherines

Le moment tant attendu de la soirée, The Sainte-Catherines, un groupe punk-rock de Montréal. Les gars n’avaient pas encore tout à fait commencé qu’ils avaient décidé de crinquer leurs fans. La première chanson du set était Use To Be In Love et elle a mis le party dans la place. Le chanteur, Hugo, qui se met à genou pour s’approcher des gens et les faires chanter chacun leur tour, c’était parfait ! Avec les autres musiciens qui sont tous aussi énergiques, je peux vous dire qu’ils savent comment plaire aux gens. La foule était en délire avec les thrashs, les bodysurfings et tout le monde chantait en même temps, chanson après chanson. Ce n’était pas la première fois que je les voyais et je peux vous garantir que c’était le meilleur show que j’ai vue de la formation.

 

11 décembre 2021

Doghouse Rose

Je m’attendais a un band plus rockabilly en voyant la contrebasse d’un des membres et finalement à ma grande surprise, ils sont un band de punk-rock rapide. Le contrebassiste bouge en jouant de son instrument ce qui le signifie qu’il est très énergique. La guitariste/chanteuse et le guitariste sont aussi très divertissants sur le stage. J’avais déjà écouté leur musique et je n’avais pas vraiment accroché, mais en spectacle c’est vraiment autre chose. Ils se suivent tous et leur son est vraiment excellent. Après dix minutes de set, le contrebassiste a changé son instrument pour une basse et je peux dire, sans aucun doute, que c’est vraiment un excellent musicien. La chanteuse a aussi déposé son instrument pour seulement chanter et elle est une excellente frontwoman.

 

The Filthy Radicals

C’est un band de punk/ska-core qui dégage toute une vague d’énergie. Suite à la première chanson, tout le monde thrashait en skankant. Leur son me fait penser, par moment, à Union Jack, mais en plus rapide et plus violent, ce qui est vraiment cool. C’est la première fois que je voyais un claviériste dans un band de punk/ska-core. On peut aussi considérer qu’ils ont quelques chansons un peu plus mélodiques.

 

The Peelers

C’est un groupe un peu plus celtic-punk, à la Dropkick Murphys, que je connaissais seulement de nom. Le chanteur a pris le temps de saluer les fans et il a aussi pris le temps de parler un peu durant le set et j’ai vraiment senti que c’était des gens très proche de leur public.

 

Bike Thiefs

Je les connaissais de nom seulement, il faut aussi dire c’est moins mon style de musique. Ils font du Indie/Rock avec un mélange de punk rapide et smooth dépendamment des chansons, cependant le guitariste/chanteur donne vraiment un bon show, ainsi que le bassiste et le drummer. J’ai bien aimé.

 

The Creepshow

La foule qui criait de joie avant même que le groupe soit monté sur scène. C’est un groupe 100% rockabilly qui attire autant des fans de ce style qu’il attire aussi les amateurs de punk-rock. Excellent set!

 

The Penske File

C’est un band punk-rock qui dégage une grosse énergie vraiment intense. Ils savent comment divertir leurs fans. Quand le guitariste ne chante pas, il ne reste pas en place et s’arrange pour bouger partout sur la scène. Il y a des chansons où le guitariste joue aussi de l’harmonica. Ils sont vraiment versatiles et vraiment excellents en show et j’adore leur son.

 

The Planet Smashers

Et maintenant place, à la tête d’affiche principale de la deuxième soirée du 26ième anniversaire de Stomp Records, The Planet Smashers. C’est un groupe de ska de Montréal. Les gars ont fait leur entrée sur scène avec la chanson Missionary Downsfall. Ils ont vraiment mis le party dans la place en faisant danser et thrasher les gens. J’ai vraiment senti que Matt, le chanteur, était très proche de ses fans et qu’il prenait vraiment son temps pour nous parler entre les chansons. Merci c’était un excellent set!

Critique & Photos: ThunderCat @ Montréal – 9 décembre 2021

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique de Mademoiselle Chloem lors du spectacle de Thundercat présenté par Evenko et Greeland Productions au Mtelus de Montréal le 9 décembre 2021.

Thundercat

Enfin, on y est, jeudi 9 décembre, après une annulation en début de crise sanitaire puis un report, nous pouvons mettre les pieds au MTelus et assister au spectacle de Thundercat. Maleureusement, la première partie n’a pas eu cette chance. Toutefois, ça n’a rien enlevé a cette soirée mémorable.

La soirée débute avec une longue introduction de plusieurs minutes, puis sous les douces notes d’une basse Ibanez, 6 cordes, joué par l’ex-Suicidal Tendencies de notre trio sur scène. Il était difficile de ne pas être envouté par ce que nous entendions. Les lignes des partitions et les solos que Stephen Lee Bruner interprétait étaient assez impressionnants et complexes, et ce, pour toutes les chansons du set. Le genre de Thundercat tourne principalement autour du jazz, mais en live on a droit à quelque chose qui bouge pas mal. Il était également très charismatique et avait beaucoup d’anecdotes à partager avec nous. La musique jouée était très originale, autant au niveau mélodique que rythmique avec seulement trois musiciens sur scène. Habituellement, on peut voir une guitare qui mène dans un groupe, mais cette fois-ci, c’est vraiment la basse l’instrument principal.

Charmé par la musique, c’était comme un long voyage qui a duré près de deux heures. La salle était en feu; ça dansait, ça chantait et ça s’agitait dans tout les sens sous la prestation époustouflante qui nous a été offerte. Je pense que le groupe était super attendu. La salle était bondée. C’était plus que plaisant d’avoir pu en etre témoin et d’en avoir été votre messagère.

-Mademoiselle Chloem

 

English version

Finally, we are there, Thursday, December 9th, after a cancellation at the begining of the pandemic and then a postponement, we can finally go to the MTelus and be there for Thundercat concert. Unfortunately, the first group has canceled their performance. However, this was a memorable evening.

The show starts with a several minutes introduction, then under the sweet notes of an 6 strings Ibanez bass, played by the ex-Suicidal Tendencies of the trio on stage. It was hard not to be bewitched by the music. The lines of the partition and the solos, that Stephen Lee Bruner performed, were quite impressive and complex, for every song of the set. The Thundercat genre revolves mainly around jazz, but during live show you get something that moves quite a bit. He was also very charismatic and had a lot of anecdotes to share with us. The music played was very original, both melodic and rhythmic with only three musicians on stage. Usually you can see a guitar leading in a band, but this time everything goes around the bass.

Charmed by the music, it was like a great journey that lasted almost two hours. The room was on fire; everyone danced, sang and stirred in all directions under the breathtaking performance that was offered to us. I think the group was eagerly awaited. The MTelus was packed. It was pleasant very pleasant to be there and be your messenger/reviewer.

-Mademoiselle Chloem

 

 

Critique d’album: Decerebration – Follow The Scars (2021)

Decerebration
Follow The Scars
3 décembre 2021

Liste des pièces

  1. Scorched Memories
  2. Infamous Duality
  3. A Ghost of Flesh and Blood
  4. Follow The Scars
  5. Break the Cycle
  6. The Factless Prophecy
  7. The Gift of Anger
  8. I Despise
  9. L.T.E.I.

Pour les fans de: Suffocation, Cannibal Corpse, Death, Dying Fetus et Sepultura.

Lien pour achat / Link for purchase :
https://decerebration.bandcamp.com/album/follow-the-scars

Critique

Une amie de longue date, Nicky de Nicky’s Productions, m’a envoyé un message pour me demander de faire une critique de l’album Follow The Scars du groupe Decerebration. Pour ma part je ne connaissais pas le groupe, je n’avais jamais entendu leur musique et le nom m’était aussi inconnu. Pourtant, c’est un des premiers groupes de death metal québécois (début des années 90) et ils sont de Québec. Donc, c’est un groupe qui manque à ma culture. Je vais remédier à la situation de ce pas en pesant sur la touche Play sur le site bandcamp du groupe!

L’album débute avec une belle intro plutôt creepy, percussive avec une boîte à musique qui nous donne une mélodie plutôt intrigante et je pourrais me permettre même de dire macabre. Une intro qui ne me dit pas vraiment dans quoi je me suis embarqué, mais qui me donne officiellement envie de le savoir.

Infamous Duality
La première pièce donne le ton à l’album. Nous avons droit à se que j’appelle du bon vieux death metal oldschool qui me fais penser à du Suffocation. Des riffs de guitare pesants sans nécessairement être rapides tout en étant vraiment accrocheurs et recherchés, des partitions de drum bien pensées, sans être trop technique avec des fills à ne plus finir. Le drum est TRÈS efficace et prends la place qui lui revient de droit dans la chanson. Rajoutez à cela une voix très grave qui m’a fait penser à du Pyrexia ou encore Broken Hope. Infamous Duality est une chanson qui vaut le détour.

A Ghost of Flesh and Blood
Cette chanson est ce que je pourrais appeler un point fort de l’album. Elle détient beaucoup d’éléments qui ont retenu mon attention. On parle d’un drum plus technique (blast beat et des variations intéressantes au niveau des bass drums), des riffs de guitare plus rapides et techniques sans oublier le côté mélodique de la chose. Par bout, j’ai cru reconnaitre des influences de Black Dahlia Murder (picking rapide et riff de guitare à la tierce). J’ai vraiment aimé le bout plus punchy avec une progression en revenant du solo jusqu’à la fin de la pièce. Mon coup de cœur de l’album c’est vraiment cette chanson!

Follow The Scars
Avez-vous déjà été réveillé en plein milieu de la nuit par une claque sur la gueule (non volontaire) donnée par votre conjoint(te) pendant qu’il (elle) se retourne rapidement? Bien les 25 premières secondes de la chanson m’ont fait feeler comme cela. BANG un riff de guitare rapide avec un blast beat qui ramasse! Ensuite, nous avons droit à un riff découpé et ultra pesant. J’ai été TOTALEMENT surpris par une voix clean pendant le refrain. Le genre de chose que je ne m’attendais tout simplement pas avec ce que j’ai entendu précédemment. J’ai été agréablement surpris par cet élément et j’ai vraiment aimé ça!

Pour ce qui est de la suite de l’album, la chanson Break the Cycle a un côté rapide et mélodique avec un petit solo/lead. Mention spéciale au riff à 3 minutes 14 jusqu’à 4 minutes qui m’a fait headbanger au point de m’en dévisser le crâne. Un blast beat, des guitares rapides, un bass drums dans le tapis, c’est ce que j’appelle la combinaison gagnante pour mes goûts personnels. The Faceless Prophecy a une intro électro distortionée au max, des riffs rapides et brutaux sans laisser de coté l’aspect mélodique du groupe. Le son de la basse ressort pas mal plus dans cette pièce, chose qui ne me déplait pas du tout.

The Gift of Anger a la vibe d’une chanson qui a bercé mon adolescence, Catatonia du groupe Suffocation, avec les guitares pesantes mélangées avec le vocal guttural et le drum plutôt lent. Encore une fois j’ai été surpris par des voix cleans. En plus, elles sont en harmonies avec une guitare clean pour accompagner le tout. Pour l’effet de surprise, les gars n’ont pas manqué leur coup! I Despise est une chanson énergique qui a son lot de charmes aussi. C’est une pièce qui est plutôt diversifiée. Elle a tous les éléments que le groupe nous a montrés jusqu’ici, mais le tout au même endroit. J’ai bien aimé les voix clean avec le chant guttural à la fin de la chanson qui m’a encore une fois surpris!

Decerebration fut pour moi une TRÈS belle découverte. Je n’ai pas trouvé de longueur à l’album et je dirais même que j’ai passé un très bon moment. C’est un album signé François C. Fortin a.k.a Franky Blastbeat (Édit, Mix, Mastering) du studio La Boîte Noire et l’artwork (pochette) a été créé par Rudi Gorging Suicide.

Je donne la note générale de 8.6/10 à l’album.

JD

 

 

Critique & Photos: Lancaster/Ageless Madness @ Québec – 4 décembre 2021

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique de Sabrina Bouchard lors du spectacle de Lancaster & Ageless Madness présenté par Alley Cat Records au Billard Sporalie de Québec le 4 décembre 2021.

Ageless Madness

Samedi 4 décembre 2021, fait frette, y neige, mais c’est avec le coeur en joie que je me rends au Billard Sporalie voir pour une deuxième fois Ageless Madness en show et Lancaster pour la troisième fois. Le show est organisé pour ramasser des fonds pour la recherche sur le cancer du sein. Arrivée très tôt sur place, vers 18h, c’est dans une ambiance festive que je revois ces personnes dont la rencontre m’avait remplis de joie. Ressentir la même énergie que j’avais trouvé aux autres shows m’a fait le plus grand bien. Les gars d’Adeless et de Lancaster se mêlent à la foule. Peut importe où on regardait, on voyait juste une belle gang qui trippait d’être de nouveau réuni pour le dernier show d’Ageless de l’année. Contrairement aux autres salles où ils ont joués, cette fois nous avons eu droit a un show sans scène. Les bands faisaient leur représentation au même niveau que le public et je pense que ce petit détail à aider a créer encore plus l’ambiance fun et familiale qui régnait dans le bar.

Plus l’heure du show se rapprochait plus on voyait des gens arriver et ajouter leur bonne humeur à la foule. Avec l’ambiance presque familiale qui régnait dans la salle, Ageless a commencé son show environ 45 minutes en retard, mais ce n’était pas désagréable. Tout le monde avait du plaisir et je pense que c’était ça, la clef de la tournée du Breakout Tour et le show du Sporalie dégageait la même énergie. C’est avec son masque que Dany enflamma la foule avec les premières chansons de leur répertoire. J’aime particulièrement sa voix. Il a une voix forte et qui porte. On sent bien l’ambiance metal dans les instruments et ajouté à la voix plus haute du chanteur cela donne une sonorité particulière au groupe. On a eu droit à certaines surprises de la part du groupe, dont une reprise de la chanson Love Gun de KISS, chanté en duo avec Sim Giard, chanteur de Lancaster. L’adaptation de cette chanson a fait décoller la foule directement. Tout le monde chantait et l’énergie était au max. On a eu droit aussi à un medley de Black Sabbath avec un magnifique concours de danse pour l’obtention de l’album d’Ageless Madness. On s’entend qu’à ce moment-là, c’est notre cher Dorothy (Patrick Thivierge de Shanghaï) qui nous a fait un show de danse incroyable. Pour conclure sur la première partie, pour une deuxième fois live j’ai autant adoré. Je pense vraiment qu’ils valent le détour. Leur show est vraiment bon et on vois que les gars d’Ageless Madness sont heureux d’être sur scène.

 

Lancaster

C’est avec quelques petites difficultés techniques de micro que Lancaster a commencé son show. Au début le premier micro de Sim ne fonctionnait pas, le son pour le deuxième était mal réglé, mais ils ont réglé le problème assez vite et les gars nous on montrer qu’ils maîtrisent autant une scène haute qu’une scène au niveau de la foule. Leur énergie était incroyable. Les gars se font du fun sur scène et on le sent même dans la foule. On a eu droit aussi a un retour sur scène de Dorothy. Troisième fois en show et aucunement déçue. La maîtrise de leurs instruments est impeccable et ils savent comment animer une foule. Je vais les revoir en show dans le futur c’est garanti!

-Sabrina Bouchard

Critique & Photos: Swallow The Sun/Wilderun @ Québec – 2 décembre 2021

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique de Sabrina Bouchard lors du spectacle de Swallow The Sun présenté par District 7 Production à La Source de la Martinière de Québec le 2 décembre 2021 et qui mettait également à l’affiche Wilderun.

Wilderun

Mercredi le 1er décembre, je reçois un appel à l’aide d’un certain Jean-Daniel pour écrire sa critrique pour le show du jeudi 2 décembre à La Source de la Martiniere à Québec puisque celui-ci ne peut être présent malheureusement. J’accepte donc la mission confiée par ce dernier et je pars faire ma première critique de show pour des bands que je ne connais pas du tout. Deux bands seront présents, Swallow The Sun et Wilderun. Suite à un problème pour entrer au Canada, Abigail williams n’a pu être présent pour cette soirée.

Le premier groupe à passer sur scène fut Wilderun. Seul problème de leur prestation, c’est que les micros manquaient un peu de volume. On entendait quand même le chanteur, mais je trouve que contrairement à l’instrumentale, le vocal n’était pas mis en valeur alors que le chanteur avait une voix incroyable. On avait droit a du scream de qualité et bien articulé et du clean voice bien dosé. Les gars nous ont donnés tout un show. Dès la première note, le publique était au rendez-vous. Guitare, drum, basse, tout se complétait parfaitement. Le band nous a aussi fait la surprise de nous interpréter une chansons bonus dû à l’absence d’Abigail, comme le reste du set qu’ils nous ont joués, elle vallait le détour.

 

Swallow The Sun

Pour ce qui est de Swallow the Sun, ce fût eux qui fermèrent le show. J’ai adoré leur ambiance un peu mystique sur scène. Tout comme Wilderun, leur prestation était impressionnante. Je le redis encore, je ne les connaissais pas du tout avant de les voir sur scène et j’ai franchement adoré. Malheureusement pour eux, tout comme le premier groupe, le micro n’était pas bien balancé et le drum était trop fort comparé au reste des instruments. Malgré ces deux points un peu négatif, le show était malade. Leur présence sur scène et leur énergie est incroyable. Les solos de guitare étaient impresionnants, on sentait une maîtrise complète de l’instrument. Le guitariste faisait littéralement chanter sa guitare et c’était franchement beau à voir. La basse était très bien exploitée, on sentait très bien la gravité de sa mélodie. Le drum, malgré son volume élevé était superbe. Aucune erreur dans les temps.

Pour les deux groupes, le public était en feu. Les fans des deux bands étaient au rendez-vous. Bien qu’il n’y avait pas une mega foule, la situation actuelle oblige, on entendait plusieurs personnes chanter les lyrics toute la soirée.

Si je retiens une chose de ces deux shows, c’est que j’ai découvert de nouveaux artistes qui ont déjà rejoins mes playlists.

-Sabrina Bouchard

Critique de show: Burning The Oppressor @ Montréal – 27 novembre 2021

Voici la critique de Jo St-Rock lors du lancement de l’album Damnation de Burning The Oppressor présenté par DMBH Prod aux Foufounes Électriques de Montréal le 27 novembre 2021 et qui mettait également à l’affiche Spirit of Rebellion, Hexolyth, Principius et Beyond Fiction. La critique est accompagnée de quelques photos de notre excellente photographe France Hatin.

Critique

Premier show dans une salle de spectacle, depuis la COVID-19 (lol j’me sens comme si j’écrivais un journal post-apocalyptique).

J’ai été assigné à ce show et ne connaissais qu’un groupe, de prime abord. Les lumières rouges de la scène donnaient un ton sanglant à la soirée, celle du lancement d’album de Burning The Opressor(groupe Death Métal québécois, actif depuis bientôt 10 ans), aux Foufounes Électriques. Il y avait 5 groupes à l’affiche et, à part le fait de savoir que ça allait être du métal, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mais j’étais bien content d’être là!Hexolyth,

Beyond Fiction

Selon le chanteur, c’était leur premier show depuis deux ans, mais ils semblaient bien préparés! Un bon band très tight de métalcore classique, genre dont je suis fan, donc ça commençait bien. Le groupe n’avait pas beaucoup de place sur la scène, puisque le drum de Burning the Oppressor était derrière, et que celui de Beyond Fiction était devant, donnant peu d’espace à ses collègues musiciens pour faire quoi que ce soit. Je ne sais pas si ça avait été possible de tous utiliser le même kit… Je sais que c’est désagréable de jouer avec l’instrument d’un autre, mais parfois, il faut faire des sacrifices pour l’art du spectacle! Ce batteur, malgré tout, avait le style que j’ai préféré de la soirée, s’apparentant un peu à celui de Peter Wildoer de Darkane, un de mes groupes fétiches depuis toujours. La voix me rappelait All that Remains et la technique du guitariste solo me rappelait John Petrucci : carré et fluide à la fois. Le bassiste semblait bien agité, mais le guitariste rythmique, bien que tight, semblait quelque peu malaisé ou pas trop sûr. Somme toute, c’était très bon et un mélange intéressant. J’aurais aimé les voir sur une plus grande scène et peut-être avec des compositions qui feraient d’avantage ressortir leur propre personnalité.

Principius

De ce que j’ai cru comprendre, c’est un groupe encore jeune. L’ambiance explosive du metalcore du groupe précédent, laissait place à justement quelque chose de plus ambiant et mélancolique. J’ai aimé les mélodies et surtout leur exécution du son clean des guitares. Peu l’utilise avec un aussi beau rendu et c’était bien apprécié. J’ai aussi aimé leurs structures décousues et leurs passages de doux à extrême. Les techniques de scream de la chanteuse étaient bonnes et on sentait qu’elle était réellement heureuse d’être là, qu’elle se donnait à l’interprétation. Ajoutez-les à votre liste de groupes métal avec une chanteuse aux cheveux bleus!

Elle quittait la scène quand venaient les bouts instrumentaux pour laisser l’attention aux autres musiciens (ce qui est bien), mais sur scène, elle semblait avoir de la difficulté à prendre sa place. Un des guitaristes s’est armé de la position de force pour l’entièreté de leur représentation, laquelle il utilisait pour propulser ses back vocals en scream… rudimentaires. L’autre avait la guitare relevée jusqu’en dessous des bras. Je me suis donc attendu à du gros mindlesshredding, mais presque rien… En gros, je vois un potentiel encore inexploré. Je crois qu’ils devraient prendre plus de risques et essayer des choses, parce que vite comme ça j’avais l’impression que beaucoup de choix avaient été faits par sécurité. Parfois, il faut se détacher de nos idoles pour voler de nos propres ailes.

Hexolyth

Ayant déjà partagé la scène du Cornfest 2015 avec eux, j’avais déjà une idée de ce dont ils étaient capables. On aurait dit qu’ils n’avaient pas du tout changés depuis la dernière fois! Ils ont été cryogénisés ou quoi!? Bon, comment dire? Hexolyth ne réinventent clairement pas la roue. Amenant du métalcore tout ce qui a de plus traditionnel, mais avec une efficacité et une maitrise déconcertante. Avec une énergie de feu, des riffs et lignes de vocal qui bougent et un bassiste aux techniques impressionnantes, la foule commençait enfin à se réveiller grâce à leur performance très bien accueillie. Ils n’avaient pas encore commencé, qu’on sentait que ça allait être bon (ou peut-être est-ce juste moi qui savait à quoi m’attendre?) C’était le chanteur le plus charismatique de la soirée et son vocal gras semblait inépuisable, cependant, parfois j’avais l’impression qu’ils auraient peut-être besoin de variété dans les sons et techniques utilisés, bien que celle utilisée l’était à la perfection. Leur son était très bon, mais les solos de guitare manquaient un peu de justesse et surtout de ton. Call me biased, mais j’ai vraiment trippé!

Spirit of Rebellion

Des vieux de la vieille! Ça peut sembler idiot, mais c’est le groupe pour qui j’avais le moins d’attente, dû à leur logo, mais ils m’ont jeté à terre! J’irais jusqu’à dire qu’ils ont presque volé le show! Agréablement surpris par leur virtuosité, leur justesse, leur naturel, ainsi qu’un sens du spectacle impeccable. Jusqu’à présent, ils ont le meilleur son de basse de la soirée. Le chanteur avait un style qui tournait principalement autour du chant guttural classique, mais montrait une grande versatilité dans les moments clés. Ce spectacle ne semblait pas les impressionner! Ils étaient en contrôle et donnaient l’impression qu’ils savaient ce qu’ils faisaient. Instrumental rapide, précis, mais quand même accrocheur! Guitariste solo très expérimenté, mais trop tendance à finir ses solos avec harmonique naturel + tremolo, style Kerry King. Diversité! Bref, tous talentueux et bêtes de scène à leur façon. Je ne sais pas trop par contre ce que je pense de demander à la foule de s’avancer autoritairement, mais peut-être que ça marche ailleurs, mais ici c’était un peu bizarre.

Burning the Oppressor

Ils ont commencé le show avec un problème technique. Le chanteur attendant hors du stage pour entrer en même temps que la musique, mais parlait dans le micro et se pointait, ce qui en partant brisait l’aspect théâtral, mais en plus c’était pour une séquence qui sonnait comme du vent et des chants grégoriens à peine audibles. Sur l’album c’est cool, mais en live, si ça ne marche pas, on improvise. Peut-être que ça avait aussi rapport avec le métronome, ça par contre je n’en ai aucune idée. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le faire savoir! Ceci étant dit, leur son était très bon. Je ne sais pas ce que je pense des back vocals pré-enregistrés. Ça sonne bien, mais on apprécie toujours une performance complète (évidemment, on ne peut pas faire TOUTES les pistes d’un album, mais il me semble que les back vocals, ce n’est pas si pire). Tous super talentueux et leurs riffs étaient les plus accrocheurs. Vocal irréprochable et présence de scène de fou venant de chacun d’entre eux.

Aussi, je ne m’attendais pas à ce que cette critique soit politique, mais bon nous y voilà.

Dire aux gens:  ‘’à soir, on est COVID proof’’, je ne pense pas que ce soit une bonne chose à faire. En tant que chanteur principal d’un groupe, il faut prendre la responsabilité d’influencer les gens à agir avec prudence. Être bienveillant n’empêche pas d’être brutal! Depuis l’incident au dernier concert de Travis Scott, je porte plus attention à ce genre de détail et je crois que c’est quelque chose à prendre en considération pour conserver la crédibilité et la réputation de son groupe. Exemple: Je voyais cette semaine dans un vidéo de Trivium live, où le chanteur, en pleine chanson, disait : ‘’Circle pit,motherfuckers! If someonefalls down, we lift them back up!’’ ou en français : ‘’Cercle trou, mamanbaiseurs! Si quelqu’un tombe, on le relève’’!

Ceci conclu mon Ted Talk. (J’ai l’air d’être un vieux grincheux, mais pour vrai j’ai vraiment trippé!)

Merci infiniment à DMBH Prod, aux groupes et aux Foufounes Électrique pour cette épique soirée.

-Jo St-Rock

Critique de show: Your Last Wish @ Ste-Thérèse – 26 novembre 2021

Voici la critique de Maxime Regimbald-Bouffard lors du spectacle de Your Last Wish présenté par Terror Crew Productions au bar Le Montecristo de Ste-Thérèse le 26 novembre 2021 et qui mettait également à l’affiche Fracturus, Seconds To Midnight, DeadWood et In Disarray.

Critique

Dans le cadre d’un show organisé par Terror Crew, j’ai pu assister à la performance incroyable de Your Last Wish qui était la cerise sur le sundae de cette soirée!

Fracturus

Tout d’abord, la soirée à débuter avec malheureusement du retard, j’imagine dû à un petit problème technique. Fracturus est finalement arrivé en force avec un chanteur qui était prêt à animer la foule. Il est arrivé avec un gros headbanging. La guitare était assez grind et pesante. Le drummer, ma foi ultra tight, avec des blasts que je ressentais jusque dans mon chest. Je suis tombé à la renverse avec ce power trio. Pour une première fois sur scène, comme nouveau band, cela rentrait au poste avec ces trois chansons qui vont rentrer dans ma playlist car elles ont capté mon attention: Anomaly, Hands Up Man et leur dernière chanson en français qui s’appelait, si je ne m’abuse, L’appelle du vide. Elles ont capté mon attention par leurs paroles accrocheuses.

Seconds To Midnight

Malheureusement, deuxième point négatif de la soirée, les problèmes techniques ont continué en ajoutant un bon trente minutes de retard. Je ne blâme personne, mais ce genre de chose n’a pas été apprécié du public. Mais finalement, le jeu a été rattrapé avec l’arrivée de Seconds to Midnight. Ils m’ont surpris avec un invité, Kampa, pour la chanson Falling Down. Il rapait en même temps avec des riffs agressifs des deux guitaristes qui utilisaient des 7 cordes bien grasses et juteuses! Le band nous a fait bouncer avec de la musique métal avec des influences core! À ma grande surprise un autre invité (Nicolas) est arrivé avec des fabuleux screams et growls pour la chanson The Others. Ils m’ont rappelé mon adolescence, le tout avec des influences de A Day To Remember.  Il y avait un troisième invité (Rémi) pour la pièce Mirroir qui complètait très bien le chanteur actuel. Je reviens à dire que ce band a bien repris le retard.

In Disarray

Malheureusement, line check et arrivée sur scène très long. Mais malgré les défauts techniques, j’ai adoré les jeux de guitares ultra technique. Les gars savent se qu’ils font et le tout s’enchaîne bien avec les immenses growls du chanteur. Pour donner un peu de love au bassiste, je le trouvais super intéressant et il sait tenir sa ligne avec brio!! Il y avait des breakdowns solides qui me donnaient le goût de thrasher. Mention à la magnifique finale avec un chant guttural qui venait du plus profond des abysses.

Deadwood

Une entrée théâtrale qui rentre dans les tripes, agressive à souhait comme personnellement je les aime. Les harcore dancers étaient gubilés par l’envoûtement vocal du chanteur! Les petits squeals subtiles des guitares, que maniaient les guitaristes avec ferveur, rendaient parfaitement hommage au métal. Le drum qui claque et la double pédale dans le fond qui fait vibrer toute la salle est venu me chercher.  J’étais à bout de souffle. Avec un bassiste qui va dans la foule tripper avec les fans, c’était puissant. Vraiment un de mes coups de cœur de la soirée!

Your Last Wish

Roxana est une incroyable frontwoman qui anime agréablement la scène avec ses jokes pour détendre l’atmosphère! Et que dire de son growl, si je peux me permettre: « tabarna**, comment est-ce que ça peut sortir de cet être humain?!! » Ses musiciens, qui sont aussi tight qu’elle, m’ont vraiment impressionné par la justesse dans tout ce qu’ils faisaient. Des riffs accrocheurs et très mélodiques. Rémy, qui est guitariste de session, il sait vraiment ce qu’il fait. J’ai peut-être un amour propre pour les bassistes, mais les jeux de basse étaient aussi très fou!! Les solos du lead guitarist, nous donnaient l’impression d’assister à un chant d’ange. C’était ma première fois que je voyais Your Last Wish et je suis comblé, j’ai adoré!
Conclusion de la soirée, malgré les défauts techniques, l’énergie était là du début jusqu’à la fin. Dernier point négatif, j’aurais aimé que les bands précédents restent pour la prestation de Your Last Wish. Mais c’est tout simplement un avis personnel et je trouve que cela manquait de professionnalisme. Il est important que les bands qui font la première partie d’un show restent sur place pour une bonne partie de la soirée par respect pour le headliner. Mais je répète, c’est une opinion personnelle.
Finalement, j’aimerais encore remercier Éric Brisson de l’entreprise Terror Crew qui m’a accueilli chaleureusement et un grand bravo d’avoir organisé une soirée à 5 bands. Ce n’est pas toujours facile, mais il a réussi. Et encore merci à Roxana (Your Last Wish) et Fred Element (DeadWood) pour l’invitation! J’ai aimé faire la critique et j’ai adoré ma soirée.
-Max
**Suite à un problème technique, nous tenons à nous excuser à l’organisation pour l’absence de photos lors de cette magnifique soirée. Nous nous reprendrons, sans faute, à vos prochains spectacles! (Vicky)

Photos & Critique – Breakout Tour – Ste-Thérèse @ 19 novembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Mathieu Hémond lors du Breakout Tour présenté par Alley Cat Records au bar Le Montecristo de Ste-Thérèse le 19 novembre 2021 et qui mettait à l’affiche Last Dance Among Wolves, Lancaster, DeadMan’s Prophecy et Outlying.

Outlying

Entrée fracassante: circle pit en entrant avec des gros riffs mélodiques et pesants. Je suis très étonné de leur son, surtout qu’ils sont juste trois! Que dire des riffs de bass puissants, les gars sont venus pour jouer avec une grosse présence qui impose le respect. Le batteur est très précis et rapide, c’est sans faille. Le bassiste nous gardais bien réveillé en appelant la foule à chaque occasion. L’ambiance était très métal, mais détendu et familiale en même temps! J’ai beaucoup aimé les transitions avec des moments cleans avec d’excellentes harmonies vocales bien exécutées! Je dois encore parler des basslines qui sont juteuses et mélodieuses, j’ai adoré le chanteur qui est puissant et qui ne rate pas une seule note sur sa guitare. C’était ma première fois et non la dernière assurément, quel show!

 

DeadMan’s Prophecy

Ambiance très metal et violente comme on les aimes. Ce sont des gars qui encore imposent le respect! Ils sont extrêmement tight et ils utilisent beaucoup les tritons pour créer leur atmosphère très black metal qui leur va à merveille. Le chanteur est très versatile dans ses cleans et screams. Les guitares sont très grasses et le batteur est un métronome humain, ils sont bien rodés et sa paraît. Ils sont aussi très technique dans leur approche, ils essaient beaucoup de trucs dans leurs pièces et ça réussi à tout coup. Bref tout un show encore une fois ce soir. Le seul point négatif de ma critique est un petit manque d’interaction avec la foule par moment, mais c’est facilement corrigeable! J’ai passé un moment très agréable.

 

Lancaster

Fidèle à leurs habitudes, ils sont entrés avec un bang, des beats puissants et leur son est totalement unique et entraînant! Leur style simple et au point est exceptionnel! Des gars qui dégagent une énergie de feu et ils aiment leur travail et ça paraît. Ils ont de bonnes interactions avec la foule, bref c’était un show de professionnel. C’était la troisième fois que je les voyais en spectacle, dont deux fois où j’ai joué avec eux et je dois dire ils se surpassent à chaque fois. ils sont tight. Bien joué les gars!

 

Last Dance Among Wolves

Par où commencer, ils ont clôturés la soirée de façon magistrale. C’était la première fois que les voyais et leur présence ne m’a certainement pas déçu. Encore une fois, je me répète, mais quelle soirée! Ils sont arrivés comme des fous furieux, j’ai eu les yeux et oreilles sur eux tout le long du show. Sérieusement, ce sont de véritables bêtes de scène! J’irais même plus loin en disant que c’est un exemple parfait de ce qu’un groupe devrait faire quand ils embarquent sur un stage. Musicalement, c’est très tight, le son est fort et c’est violent d’un bout à l’autre. J’ai du me rependre plusieurs fois, car je devais écrire ma critique, mais j’avais tellement de fun. Les guitares sont très heavy et tight, le drum qui marque tout les temps et qui est extrêmement rapide et précis. Parlons aussi des solos de Yannick Duquette sur le lead qui m’a fait fondre le visage à plusieurs occasions. Tout cela avec un chanteur qui sais comment faire lever le party dans une salle. Bref incroyable d’un bout à l’autre, c’est un show à voir absolument!

Critique : Mathieu Hémond
Photos : Vicky Fillion

Critique d’album: Burning The Oppressor – Damnation (2021)

Burning The Oppressor
Damnation
Candlelight
29 octobre 2021

Liste des pièces

  1. Cannibal K
  2. The Oppressor
  3. Martyrize
  4. Black Eye
  5. Wrongdoers Of The Seas
  6. Crackhead
  7. Damnation
  8. Darkest Moonlight
  9. Seven Generations Raped
  10. Infamous Human Beast
  11. Insanity
  12. Warrior (Ft. Simon Girard)

Lien pour achat / Link for purchase :
https://candlelight.merchnow.com/products/v2/332400/damnation

Critique

À la suite du spectacle de Burning The Oppressor, Nova Spei et Thrash La Reine à Trois-Rivières le 12 novembre dernier, je me suis donné la mission de faire la critique du nouvel album de Burning dans le but de sortir les deux articles pas mal en même temps. Donc, une fois le compte rendu du spectacle fait, je me suis lancé dans l’écoute de leur 4e opus qui se nomme DAMNATION.

L’artwork de la pochette a été réalisé par le guitariste Frédérick Mouraux-Dufour. Pour ce qui est de la production, il a été mixé et masterisé par Chris Donaldson et assisté par son engineer mix assistant Jonathan Mazzeo, Pistoia – Italie.

L’album débute avec la pièce Cannibal K, que j’ai écouté trois fois avant de me lancer dans l’écoute des autres chansons. Elle m’a littéralement envouté. Tous les éléments qui font qu’une chanson métal est tout à fait démente y sont réunis. Une intro vraiment lourde et groovy suivi d’un rythme rapide avec des voix qui se répondent, aiguë et grave. Ensuite, arrive le refrain ultra mélodique avec, encore une fois, des voix aiguës et graves qui se répondent. Après le deuxième refrain, SURPRISE, un riff vraiment intéressant que j’appellerais, un pré solo. Il est totalement débileet il vient de faire capoter mon cerveau. Et ce n’est pas tout, quoi de mieux qu’une progression qui grimpe en intensité pour revenir de tout ce qui vient déjà de me bourrer le crâne? Oufff si toutes les pièces sont comme celle-là, je vais surement défoncer mes données de téléphone cellulaire sur Youtube, car ça faisait longtemps qu’un album ne m’avait pas accroché comme ça dès la première chanson.

La chanson The Oppressor a plus une vibe de Kataklysm dans les années 2010 avec le côté basedrum rapides et riffs de guitare simples, mélodiques et des picking rapides et vraiment efficaces. Une très bonne pièce qui, malheureusement selon moi, va vivre dans l’ombre de Cannibale K, car elle est plus dans le style : je rentre dans le moule. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’en vaut pas l’écoute. C’est une excellente chanson qui en vaut le détour.

Ensuite, Martyrize est un titre qui a un vidéoclip TRÈS percutant. Au début de la vidéo, il y a un avertissement qui prévient les auditeurs qu’il y a des scènes de violence domestique. J’ai fait la critique de cette pièce avec le soutien visuel du vidéoclip, car je sentais que le groupe avait vraiment un message à passer par celle-ci. Après l’écoute de la vidéo, j’ai dû prendre un cinq minutes pour m’en remettre. Le groupe lance un message VRAIMENT fort. On voit une famille plutôt normale au début du vidéo, et finalement, plus celui-ci déferle sous mes yeux, plus le père de famille devient violent avec sa femme et son fils jusqu’à temps qu’il soit trop tard… À la fin du vidéo, il y a un autre message qui donne des numéros pour demander de l’aide si nous connaissons quelqu’un ou si nous sommes soi-même victime de violence domestique. C’est une pièce qui a un message clair. Le groupe a frappé fort avec cette chanson (sans vouloir faire de jeu de mots de mauvais goût). Sinon pour la pièce, cette une pièce très intense et musicalement bien construite qui fit totalement avec son vidéoclip. Je vous suggère à tous d’aller voir le vidéoclip.

Pour ce qui est de la suite de l’album, nous avons droit a un album qui est vraiment bon. Les compositions ont toutes des moments clés qui capte mon attention et qui me fais dire, damnnnn les gars, vous avez travaillé fort sur celui-ci. J’ai aimé la polyrythmie au drum dans la pièce Black Eye (haut du corps simple en 4/4 avec un pattern de basedrum non-régulier) ou encore l’énergie pure de Crackhead.

Je vais maintenant faire un stop sur la chanson Damnation, qui est quand même la pièce titre de l’album. Une puissante passe de drum débute la chanson pour ensuite nous envoyer un riff de guitare avec des hammers pull off, le tout avec un vocal garrocher brillamment d’un flot rapide qui rend la pièce encore plus violente! J’aime bien le refrain ultra mélodique avec de puissant backs qui prennent vraiment de la place en puissance. Si c’était l’effet recherché, les gars ont bien réussi leur coup. Une très bonne chanson pour représenter l’album selon moi. Bon choix guyz!

J’ai bien aimé la collaboration de Frank Duff du groupe Hexolyth sur Darkest Moonlight et la collaboration des Black Bear Singers, un groupe de tambours et chants, originaire de la communauté Atikamekw de Manawan sur la pièce Seven Generations Raped. 

Infamous Human Beast est selon moi une chanson incontournable sur l’album, par sa rapidité, sa brutalité, mais surtout pour son côté électro qui m’a littéralement fait tomber en bas de ma chaise. Les riffs de guitares sont relativement techniques et vraiment bien pensés. Vraiment, c’est un point fort de l’album!

En conclusion, je dirais que c’est un album avec une production impeccable signée Chris Donaldson du groupe Cryptopsy dont le nom n’est plus à faire dans la scène métal du Québec. Je n’ai pas vraiment trouvé de point négatif à l’album. J’ai passé un moment agréable à l’écouter. Il n’y a pas de longueur ou de redondance, Tout s’enchaine parfaitement, autant au niveau des riffs qu’au niveau des chansons les unes après les autres. Tout a été construit méticuleusement pour donner un album que Burning the Oppressor peut nous agiter fièrement sous le nez.

Selon moi c’est le meilleur album métal Québécois parmi tous ceux que j’ai eu le plaisir d’entendre en 2021. Je donne la note générale de 9.7/10.

JD

 

Critique & Photos – Burning The Oppressor – Trois-Rivières – 12 novembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Jean-Daniel Poirier lors du spectacle de Burning The Oppressor, Nova Spei et Thrash La Reine au Nord Ouest Café de Trois-RIvières le 12 novembre dernier.

Critique

En cette soirée pluvieuse, je me dirige vers le Nord Ouest Café à Trois-Rivières, un endroit ou j’ai passé plusieurs soirées mémorables au fil des années. C’est le 2e concert que je vais voir à cet endroit depuis qu’il y a eu un malentendu avec l’établissement et le groupe Sons of Seth en 2015. Un manque de communication à mener à la fin prématurée de l’événement et à 11h tapant, le son de la console et les lumières ont été fermés pour laisser place à de la musique électro. Ce qui a laissé un goût amer dans la bouche des +/-70 métalleux qui était sur place pour voir Sons of Seth qui ont finalement joué que trois pièces. Pour cette raison, le Nord Ouest Café partait à -10 dans mon livre pour ce qui est des concerts, mais heureusement, je crois que le bar a appris de cet événement, car le déroulement de la soirée s’est fait sans embrouilles.

En arrivant sur place je vois Kev de Burning the Oppressor et il m’annonce que le spectacle va avoir du retard dû à des problèmes techniques avec l’équipement de son, donc les gens déjà présent ont assisté au soundcheck de Nova Spei et Thrash la Reine

Le show commence finalement à 20h40. Thrash la Reine ont la tâche d’ouvrir la soirée.

Thrash La Reine

La première pièce sonne plutôt punk rock groovy avec des breaks (basse, drum et voix) pour ensuite enchainer avec un solo de guitare bien exécuté. Suite à la lecture du compte-rendu de mon collègue Jo St-Rock, j’avais une appréhension par rapport à la voix. Et sérieusement je n’ai rien à dire sur cet aspect du concert. Probablement, que le chanteur ne s’entendait pas bien lors du précédent évènement. Les voix sont justes et rien ne fait saigner mes oreilles. Les gars ont une bonne énergie sur scène et le chanteur principal est très charismatique entre les pièces. Musicalement, c’est quand même simpliste, mais vraiment bien exécuté. Dans certaines pièces nous pouvons sentir qu’ils ont un côté folk. Leur setlist gagne en intensité, au fur et à mesure que le concert avance, il est bien balancé et les gars ont toujours un petit quelque chose qui arrive à retenir l’attention. Une passe folk par-ci, un break drum et basse par-là. Leur répertoire est en français. J’ai une certaine réticence avec le français dans le métal, car phonétiquement, le français, on s’entend que ça ne sonne pas vraiment… violent!? Mais avec l’ensemble, ça a plutôt bien passé. J’aime bien le côté festif du groupe. Mention spéciale à leur chanson à répondre.

J’ai relativement aimé leur prestation punk/folk avec un côté québécois traditionnel. https://thrashlareine.com/ 

 

Nova Spei

À noter que c’est le lancement de leur deuxième album Sequentis. Leur spectacle commence avec une intro plutôt bonne qui donne un très gros indice de ce qui nous attend. Avant toute chose, je tiens à donner un méchant gros thumbs up à la technique vocale du chanteur et du bassiste. Ils ont la technique qui permet de chanter sans se défaire la voix. Et ça, je l’ai entendu dès leurs premiers screams.

Maintenant, allons-y pour la prestation. Les gars sont arrivés sur scène avec leur habit de show. Capuche et toge noire. Ils ont une énergie de malade sur scène. Le bassiste est tout simplement fou, il est partout. Niveau composition, j’aime bien leur son ULTRA pesant, par contre avec 8 cordes, pas le choix d’avoir un son gras. Les gars ont des influences un peu nu métal, mais sans sonner comme les gros noms dans le style, Korn, Mudvayne et etc. Ils ont une groove vraiment intéressante qui m’a fait headbanger dans mon coin. Leur répertoire est aussi en français, mais il n’y a pas le côté phonétique gossant de la langue de Molière. Probablement dû au flot des paroles et la façon qu’elles nous sont garrochées dans la face. Le drum est vraiment solide et technique tout en étant groovy. Le drummeur est dans un hommage à Gojira et ça paraît dans son playing pour le côté groovy et intense de Mario Duplantier. Pour ce qui est des cordes, comme mon collègue Jo St-Rock a dit dans sa dernière critique, j’aurais monté le volume d’une couple de décibel ou encore ajouter un peu de mid/hi pour aider les guitares à passer dans le mix. Sinon, l’exécution est parfaite. Les riffs sont bons, accrocheurs et donnent le gout de se brasser la tignasse ou de se rentrer dedans. Sérieusement, les gars ont le potentiel d’aller loin. Ils sont à surveiller, car bientôt, s’ils se retrouvent au bon endroit au bon moment, ça pourrait décoller. Malheureusement, dans les premières pièces, il y avait un feedback vraiment fatiguant qui semblait déranger un peu le chanteur, mais il a dealé avec la situation de façon TRÈS professionnelle.

Je vous recommande fortement d’aller jeter un œil à ce band et leur nouvel album. https://www.novaspei.com/

 

Burning The Oppressor

C’est un band avec lequel j’ai eu la chance de partager la scène à plusieurs reprises au fil des années et à chaque fois que je les vois, ils me défoncent la face. Ils sont ici pour lancer leur nouvel album intitulée Damnation. Kevin le chanteur est un petit gars de la région et c’est vraiment nice de voir quelqu’un du coin réussir en musique, car ils ont signé avec Candlelight depuis peu. Les gars nous offrent une performance endiablée, d’une tightness incroyable. Ils sont en forme et ils nous en mettent plein la gueule. Rythmes rapides, guitares accrocheuses, vocal brutal et précis, la formule parfaite est au rendez-vous. Encore une fois, pour ce qui est du son, les guitares auraient pu être montées plus, car on peut se le dire, le drummer n’est pas du genre à caresser ses tambours, mais plutôt du genre à leur kowlysser une volée. c’est un vrai métronome ce gars-là. La présence, l’énergie et la complicité que le chanteur a avec le public c’est vraiment un point fort de leur performance. Il est descendu plusieurs fois dans le pit pour tripper avec les gens sur place. Tu vois qu’il fait de la musique pour les bonnes raisons. Il est à l’aise et très charismatique. Les deux guitaristes et le bassiste ont une très bonne chimie ensemble. C’est vraiment un groupe qui a du plaisir à être sur scène. Sérieusement, s’ils passent près de chez vous, ne les ratez pas car vous allez manquer un méchant bon show. https://candlelight.merchnow.com/products/v2/332400/damnation

-JD

Critique & Photos – Gazoline – Montréal – 12 novembre 2021

Le 12 novembre 2021, Gazoline était en concert au Le National de Montréal dans le cadre du lancement de leur album Gazoline III. Le groupe était accompagné par la formation Les Shirley. Joé Lacerte et Mademoiselle Chloem se sont rendus sur place, voici les photos et la critique. Bonne lecture!

Critique

C’est avec fébrilité que j’appréhendais ce vendredi le 12 novembre, puisque j’assistais au lancement de l’album Gazoline III, mon groupe préféré. Ils étaient accompagnés du powertrio Les Shirley au National à Montréal. La salle était pleine à craquer et il y avait une énorme tension devant la scène avant le show. Comble du bonheur, j’ai pu partager cette belle soirée avec mon super partenaire Joé Lacerte.

Les Shirley

Agréable découverte de ce band punk rock formé de trois femmes très talentueuses! Elles ont apporté beaucoup d’humour et d’entrain dans leurs interactions. Je les ai trouvées franchement chaleureuses dans leur genre. Au niveau de la musique, nous avons eu droit à un beau rock qui nous suppliait de danser. C’est probablement ce qui serait arrivé si on avait eu le droit de se lever de nos sièges. Les pièces étaient superbes et les filles avaient une énergie éclatante sur scène. Je me sentais voyager comme dans un roadtrip en compagnie d’un beau soleil qui réchauffe le cœur. Honnêtement, ça a vraiment adoucie le temps lourd du mois de novembre. La couleur et l’essence du groupe m’a beaucoup réconforté. C’était une belle expérience d’écoute et d’énergie scénique. Je vous invite à ouvrir votre Spotify et découvrir ce trio, ça vaut réellement le coup.

 

Gazoline

Le grand retour de Gazoline a vraiment fait du bien. Le dernier show remontait à beaucoup trop loin dans ma mémoire. Le spectacle débute avec Jessica#2 qui est sorti il y a quelques semaines. C’était sensationnel, j’en éprouve encore des palpitations. Les chansons ont été jouées de façon si harmonieuse et fidèle à elles-mêmes. Puis, retour dans le passé avec une vieille chanson par album, notamment avec Du feu et L’amour véritables est aux rebelles. Les gars étaient visiblement très enclin à nous montrer leurs nouvelles pièces sorties à minuit la veille. Quelques artistes ont été invités à venir jouer avec eux, dont la guitariste, Raphaëlle Chouinard, du groupe précédent. Je parle même pas du saxophoniste invité qui nous a faite un magnifique solo durant 3 minutes 5 secondes. La proximité qu’avait Xavier, le chanteur, avec le public était vraiment belle. Je parle là d’une proximité qui ne se voit pas, mais qui se ressent. Parce qu’il apprécie beaucoup son public. Plus la soirée avançait, plus les gens se levaient pour acclamer le groupe et danser sous leur musique. Merci d’exister Gazoline et merci pour la soirée, à très bientôt. Signée par votre Gazofan#1.

Vous l’avez compris, ce show m’a redonné le sourire à travers ces temps difficiles d’automne. J’ai passé une soirée magique et énergique. C’est ce dont j’avais besoin. Je ne parle pas juste en tant que fan, mais aussi en t’en que passionné. Si vous ne connaissez pas ces groupes, allez découvrir ces merveilles pour l’âme, vous ne serez pas déçu.

-Mademoiselle Chloem

 

Crédit photo : Joé Lacerte

 

Critique de show: Nova Spei, Thrash La Reine, Feed et Off&Dead @ Montréal – 6 novembre 2021

Le 6 novembre 2021, Nova Spei était en concert dans les locaux de la Boite à Musique de Montréal, accompagné des artistes Thrash La Reine, Feed et Off&Dead. Notre collègue Jo St-Rock s’est rendu au concert et a fait un compte rendu/critique de la soirée. Bonne lecture!

Critique

Ce qui s’annonçait pour être une soirée mémorable… en fût une!  
 
J’ai su à la dernière minute que je devais couvrir cet évènement, et ça se trouvait à être mon premier spectacle métal depuis la pandémie de la COVID-19. Laissez-moi vous dire que tout le lube de la planète ne m’aurait préparé pour une telle soirée!  
 
Nous avions droit à un format fort intéressant, auquel je n’avais encore jamais eu la chance d’assister. Peut-être était-ce déjà courant d’en être témoin, mais pour moi, c’était la première fois. Ça avait lieu samedi passé, soit le 6 novembre 2021, aux locaux de la Boîte à Musique à Montréal. Les groupes qui y jouaient étaient : Thrash La Reine, Off & Dead, Feed et Nova Spei. Chacun des groupes faisait 3 présentations dans la soirée, ce qui donnait l’option aux spectateurs de les regarder dans l’ordre qu’ils préféraient, tout en les dispersants, ce qui rendait l’évènement encore plus sécuritaire qu’il ne l’était déjà.  
 
À l’entrée il y avait quelqu’un qui vérifiait les preuves vaccinales, tout le monde portait un masque et jamais j’ai eu l’impression que l’ordre publique était troublé de quelqu’une manière. Des breuvages et grignotines étaient vendues sur place et il y avait des sofas pour s’assoir dans les airs libres, entre les prestations des groupes. Étant-donné que je ne connais pas le nom de chaque musicien de chaque groupe, je vais les nommer par leur rôle au sein de leur formation.   

 

Thrash La Reine

Le premier groupe que je suis allé voir était Thrash la Reine. Je ne les avais encore jamais vus, ni entendus, mais j’ai bien aimé l’ambiance festive qu’ils amenaient, malgré les sujets de chansons assez sérieux comme : La guerre, la Corriveau, etc. La formule me faisait penser à un agréable mélange entre Dropkick Murphy’s et Mastodon. Des mélodies folklores accompagnées de riffs lourds. Leurs mélodies et harmonies de voix étaient intéressantes, par contre les solos de guitares manquaient un peu d’originalité, me rappelant les 6000 solos d’Iron Maiden que j’ai déjà entendu dans ma vie. Le chanteur principal était charismatique, mais faussait souvent, ce qui rendait parfois les harmonies injustes. Le bassiste était impeccable, tant dans son interprétation vocale qu’avec son instrument. Le batteur a passé inaperçu, ce qui selon moi est une bonne chose. Je crois que l’art de soutenir les autres instruments et savoir quand disparaître sont des atouts importants pour tous les musiciens. Les interactions avec le public semblaient un peu trop planifiées à l’avance et manquaient de spontanéité, mais je ne crois pas que ça a joué sur l’agréabilité du tout.  https://thrashlareine.bandcamp.com/

 

Nova Spei

Le deuxième groupe que j’ai vu (et qui étaient sensé être la tête d’affiche) fût Nova Spei. Que dire? Ces musiciens sont maîtres de leur art. Avec un style fort original où on peut déceler des traces de djent, nu metaldeath et même de bon vieux québécois de souche. Avec des paroles engagées et en français, des refrains accrocheurs, des solos de guitare incroyablement bien rendus, des riffs complexes, un bassiste de feu, Oscar Souto en support technique ninja et un nouveau jeune batteur talentueux, ils ont su se démarquer de tous les autres groupes. Leur expérience était non débattable et j’étais fort heureux d’enfin entendre leur nouveau matériel, après en avoir entendu parler durant si longtemps sur les réseaux sociaux. Maintenant, que je leur ai sucé la graine bien comme il faut, je me dois d’également mentionner quelques points. Ils avaient clairement le chanteur avec l’identité musicale la plus définie, mais aussi le moins charismatique. On ne le sentait pas connecté avec le publique, ou touché par ses propres paroles, avec souvent un visage impassible. Aussi, je ne sais pas si c’était dût à l’acoustique de la pièce, mais j’avais de difficulté à comprendre ce qui se passait au niveau des cordes, tant elles étaient accordées basses. C’est un problème que j’ai déjà vu avec d’autres groupes par le passé et je ne sais pas si ce fût des cas isolés, si mes oreilles me font défaut, ou autre, mais ça me donne l’impression qu’il est difficile d’obtenir le même résultat de son, sur album qu’en spectacle, quand vient le temps de jouer avec des guitares 8 cordes. Somme toute, même s’ils étaient le deuxième band de ma soirée, ils en étaient tout-de-même le clou! Anecdote cocasse : Leur batteur était à l’hôpital le matin même, parce qu’il avait une pierre au rein! C’est connu pour être une des pires souffrances qui existe, mais ça ne l’a pas empêché d’être présent et de donner une performance impressionnante!  https://novaspei.bandcamp.com/

 

Off&Dead

Le troisième était Off & Dead (est-ce un habile jeu de mot avec Offenbach?), un groupe de hardcore/beatdown local qui échappait à ma culture! Leur son était un peu comme si Stray From the Path avait décidés de s’acheter des 7/8 cordes, avec un chanteur tout autant charismatique. Ils ont eu droit à la foule la plus agitée et je n’ai pu m’empêcher de me laisser aller et d’headbanger pendant presque tout leur set (et maintenant je vois que je n’ai plus du tout 20 ans). Malheureusement, je dois dire qu’ils avaient le style le moins original, mais extrêmement bien exécuté. Les paroles les plus typiques au genre, avec des chansons nommées ‘’Love, Hate’’ ou encore ‘’Parasite’’, titres que j’ai déjà moi-même utilisés lorsque j’étais chanteur dans A Life Forsaken, en 2015. Ceci étant dit, ces jeunes gens semblaient très approchables et nous avons eu droit à une performance vocale de feu et des riffs/structures de chansons intelligemment construites. La formule était également typique au genre, dans le sens où le chanteur attirait tellement l’attention, que les autres membres devenaient presque invisibles. https://www.facebook.com/0ff.Dead/

 

Feed

Le dernier groupe auquel j’ai assisté (et non le moindre) était FeedJ’ai été porté à vouloir les sous-estimer, vu qu’ils font du black métal et que c’est un des sous-genres que je préfère le moins, mais j’ai été agréablement surpris. Ils savaient ce qu’ils faisaient et ils le faisaient bien. Ça m’a également fait du bien de voir une femme à la voix et une autre à la guitare, c’était le seul groupe qui en comportait. J’avais de la difficulté à comprendre les paroles, mais elles semblaient engagées. Les membres semblaient fatigués (comprenable, rendu à la troisième prestation), à l’exception du bassiste et de la guitariste, qui donnaient l’impression que ce n’était clairement pas leur premier rodéo. Leur son était très sombre et agressif, mais même sans comprendre les paroles, ça me semblait très émotionnel. Leur batteur avait le kit le plus humble de la soirée, mais l’identité musicale la plus définie. Il était clairement le membre avec le plus de connaissances théoriques et sa touche jazz donnait une dimension intéressante à la formation. La chanteuse me faisait penser à Otep, avec ses cheveux cours, ses kicks dans les airs et ses bouts de chansons où elle parlait. Leur local était presque vide de monde à ce moment, mais ils ont tout-de-même donné leur 100% et je respecte hautement cette démonstration de passion pour la musique. https://feedmtl.bandcamp.com/


 Je dois dire que ce spectacle était bizarre pour moi. D’ordinaire, je suis celui qui passe sa soirée dans le pit à crier comme un malade, et là je l’ai passée en retrait à juger les bands ahah. J’ai quand même eu un plaisir fou et je remercie Bam & Co d’avoir organisé cet évènement.

-Jo St-Rock



Critique de Show: Karl Bullets & 50 Shades of Punk Rock @ Shawinigan – 24 septembre 2021

Le 24 septembre dernier, la compagnie Prodfête nous présentait un show de la Rentrée de style punk/rock et acoustique avec Karl Bullets et 50 Shades of Punk Rock. Le tout avait lieu dans le stationnement du Parc de l’Île Melville de Shawinigan. Des membres de l’équipe Ondes Chocs étaient présents sur place, voici donc la critique de Mademoiselle Chloem et quelques photos prises par Joé Lacerte lors de la soirée.

Critique

J’ai été accueilli chaleureusement par toute l’équipe de ProdFete à Shawinigan. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est une compagnie de sonorisation, éclairage et conception d’évènement. On parle également d’une belle compagnie familiale.

 

50 Shades of Punk Rock

Le spectacle débute avec Émilie Plamondon à la voix et Simon Rondeau-Cantin à la guitare et aussi à la voix. Les deux musiciens nous offrent une performance punk acoustique. En effet, ils ont réalisé des reprises de différents groupes classiques du monde de la musique punk/rock; tel que NOFX, Rancid, Bad Religion et d’autres. Il y avait une très belle coordination et harmonie des deux voix. À plusieurs moments, le public était sollicité pour chanter avec le groupe. J’ai trouvé que Simon avait un beau registre de voix de type ténor. Quand il a joué une chanson de Rancid, j’ai constaté qu’il était capable d’aller chercher un registre beaucoup plus bas avec une touche de raspy. C’était fort excellent! Émilie ne passait pas non-plus inaperçue avec sa voix très juste et sa belle énergie sur scène. À un moment, elle a même utilisé un kazoo (aussi nommé gazou) dans sa performance musicale.

 

Karl Bullets

Karl Bullets clôt le show en entrant seul sur scène. Même s’il y a un seul membre, on ressent comme s’il y avait un band au complet. En effet, il a su charmer le public avec sa voix à la fois lyrique, douce et rauque et son playing impeccable à la guitare. Il prenait suffisamment la place qu’il fallait. Même s’il devait être partiellement statique en raison du micro sur trépied et de sa guitare dans les mains, son corps parlait beaucoup et dégageait une énergie intense. J’ai énormément apprécié son cover de Green Day, puisque ça été un groupe culte de mon enfance. Il a su ajouter sa propre couleur à cette pièce très connu. Je n’étais pas seule à aimer la performance… les gens du parterre ont commencé un moshpit. C’était une atmosphère très agréable. Franchement, un énorme merci pour tout ce que tu m’as fait vivre cette soirée-là.

-Mademoiselle Chloem

 

Photos et critiques – Montréal – BAM Festival

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique de Mademoiselle Chloem lors du BAM Festival à Montréal le 18 septembre 2021 et qui mettait à l’affiche Anonymus, Vantablack Warship, The Naked High et encore plus…

Critique

BAM! Festival
Le 18 septembre 2021, se sont rassemblés plusieurs métalleux pour un petit festival de musique à Montréal. C’était dans la cour arrière du magasin la Boite à Musique. On a eu la chance d’avoir une excellente température, ce qui a favorisé le bon déroulement de la journée. En entrant dans la place, nous sommes accueillis par quelques artisans. Ce fut très intéressant d’avoir ce genre de kiosques dans le cadre du festival, puisque les produits offerts étaient directement en lien avec le contexte. Également, plusieurs emplacements offraient de la merch des différents groupes, aussi des luthiers étaient présents pour présenter leurs différents intruments. C’était assez complet comme festival.

L’évènement débute avec le groupe Total Waste; une belle performance métal. Le premier groupe m’a rappelé le grand plaisir d’assister à un spectacle. Depuis la crise du COVID, c’était seulement mon troisième show. J’ai beaucoup aimé l’ouverture du festival avec un nouveau groupe émergeant qui mérite d’être connu. Le chanteur a descendu du stage pour se rapprocher du public. C’est vraiment agréable de pouvoir sentir la passion d’un artiste comme ça.

S’enchaine avec le groupe Macrocilix, qui offre une introduction assez pesante, suivi d’une accélération considérable du tempo. En soit, j’ai été surprise par la rythmique particulière des chansons. Souvent, il arrive des éléments rythmiques qu’on ne s’attend pas, tel que des syncopes. Ça donne un effet de surprise agréable pour l’écoute des chansons. Le genre me rappelle un peu le groupe Rage Against the Machine; métal, mais avec une touche singulière de punk.

Entre ensuite en scène Asbestos, un groupe qui m’a tout de suite fait penser à Ramones. En effet, j’ai trouvé que c’était assez punk rock. Ça bougeait pas mal, et les musiciens avaient une belle aisance sur scène. Ils avaient presque tous un micro pour chanter, ce qui donnait une belle harmonie. Avis personnel, j’ai particulièrement apprécié le playing de la basse, qui était assez présente dans le spectacle. Chose qui n’est pas toujours le cas.

C’est au tour de Jo Hell Band de monter sur scène. Dès les premières secondes, le groupe ne passe pas inaperçu avec leur superbe énergie. Le chanteur a une voix puissante, un raspy très bien exécuté et un beau vibrato. Ce fut plaisant que le chanteur interagisse avec le public en les faisant participer. Dans la dernière chanson, le guitariste s’amuse à créer des effets sonores en désaccordant certaine corde sur son instrument. C’était assez surprenant et très original.

Puis, The Naked High qui a offert une belle performance mouvementée. J’ai assez apprécié la sonorité de l’instrumental. En effet, un genre qui nous berce dans toute sa pesanteur harmonique. L’aisance des membres du groupes sur scène était palpable. Chose qui rend l’écoute encore plus intense.

Ensuite, il y a eu Vantablack Warship. Toutefois, je n’ai pas pu assister à cette partie du festival pour des raisons de santé.

Enfin, Anonymus clôt le festival avec des acclamations puissantes du public. C’était leur premier spectacle depuis un bon moment, ils nous ont partagé leur enthousiasme de revenir jouer devant des gens. Le groupe a mentionné son envie de jouer son nouvel album dans son intégralité, chose qui n’aurait clairement pas déplus à la foule. Ils ont offert une solide performance. Les membres étaient très bien synchronisés et exécutaient les chansons à merveille.

En somme, le festival a été vraiment superbe; plusieurs groupes fort sympathiques et très bons, un bel endroit accueillant avec divers kiosques intéressants. J’ai bien hâte au prochain festival.

-Mademoiselle Chloem

Total Waste

Ambiance

Critique d’album – LIEWEAVER -The Origin

LIEWEAVER
The Origin
Lethal Scissor Records
17 septembre 2021

Liste des pièces

  1. Revelation
  2. Paradox Of Creation
  3. Void
  4. Mourning Father
  5. Obsessed With Purity

Pour les fans de / For fans of death metal & deathcore

Lien pour achat / Link for purchase :
https://lieweaver.bandcamp.com/releases

***See below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Lieweaver :

Vasiliy Kutsenko: Vocal
Alex Chupov: Guitares
Alex Reshtnuk: Guitares
Bodgan Khoroshilov: Basse
Bodgan Fesenko: Batterie
Rustan Kovtun: Synthétiseur

Lieweaver faisait déjà tourné les têtes depuis un certain temps. Le 10 février 2020, le publiait un vidéoclip sur la fameuse plate-forme Slam Worldwide le single:”Paradox of Creation”, qui a eu un bon retour avec presque 10 000 visionnements depuis sa parution. Le résultat de ces efforts est que le band a signé son premier contrat avec le label Lethal Scissor Record le 8 juillet cette année.

Nous voici donc en présence d’un groupe qui mélange deux styles, soi le death metal et le deathcore. De base, Lieweaver a une recette qui plaira à ceux qui n’ont pas peur d’explorer de nouvelles façons de composer. N’en déplaise aux puristes, j’avais pour ma part déjà hâte d’écouter leur tout premier EP: “The Origin”

Dès le départ, nous sommes transportés par une mélodie très sombre qui fait comprendre à l’auditeur qu’il ne s’embarque pas dans une comptine de passe-partout. Quand on ferme les yeux, on voit un univers post-apocalyptique avec des monstres tapis dans tous les coins prêts à nous bouffer tout rond. Si on observe bien cette photo prise sur scène, on peut s’amuser à s’imaginer que le chanteur revient d’outre-tombe pour nous raconter ce qu’il à vu de l’autre côté.

Difficile d’être plus métal

Trêve de ce petit intermède dans mes élucubrations psychédéliques, revenons en aux faits: C’est grave, lourd et puissant. Les cinq chansons vont super bien ensembles, alliant des mélodies lugubres concoctées par le pianiste, un vocal bien appuyé travaillant dans les low growls, des riffs techniques et l’utilisation de breakdowns en fin de chanson.

Mes points forts:
La chanson Void est celle qui se démarque le plus pour moi. Le riff d’entrée me fait immédiatement balancer la tête vers devant et les blast beats ne font qu’empirer mon mal de cou. On détecte une volonté singulière de mélanger le death metal et le deathcore à chaque fin de mesure. Pour terminer cette pièce: un immense breakdown, quoi de mieux pour une finale explosive à souhait. Le single Paradox of Creation en est une autre qui nous donne une envie irrépressible de se jeter dans le mur. Le concept des lyrics fait penser à la théorie du ying et du yang: pour toute chose qui est créée, une autre doit être détruite. J’ai trouvé l’approfondissement de ce concept assez intéressant.

Mes points faibles:
Le mix pose problème dans certaines chansons, où on perd la voix du chanteur, surtout dans Paradox of Creation. On a aussi de la difficulté à entendre la basse dans toutes les chansons, car le basedrum est réglé super fort et ça l’enterre. Ça fesse fort dans les amplis, soite, mais ça fait en sorte qu’on a du mal à distinguer ces deux derniers. Je comprend les raisons de ces arrangements (je perçois une volonté subtile de vouloir nous en mettre plein les tympans), mais ça pourrait se peaufiner selon moi.

J’aimerais réentendre des créations de ce band avec plus de vitesse! L’atmosphère est lugubre à souhaits avec l’utilisation des passages lents, mais les musiciens sont assez talentueux qu’ils pourraient s’éclater d’avantage. Je dis ça, je dis rien, ce n’est que l’opinion d’un chroniqueur qui est déjà bien chanceux de pouvoir publier ses analyses de l’univers de ces machines de musique.

Bref, The Origin vaut la peine d’être écouté, je perçois cet EP comme une bonne introduction de l’univers tordu sortant de la tête de ces musiciens qui ont beaucoup de potentiel. Pour une première parution, ce n’est pas parfait, mais ils peuvent se targuer d’être probablement responsables de quelques visites chez le chiropraticien.

En gros: mission accomplie!
Note: 7.5/10

Axel Dastous

English 

Lieweaver was already making heads turn for a while now. It is February the 10th 2020 when they published through the famous platform Slam Worldwide the single “Paradox of creation”, who did pretty good with almost 10k views. Another positive result of those efforts is the band signed with Lethal Scissor Record July the 8th this year.

So, what we have here is a musical effort blending two styles, which are deathcore and death metal. That will please the ones not afraid to explore unorthodox ways to compose. Apart a bunch of elitists, a lot of people, including me, looked forward for their first EP: ”The Origin”.
As it starts, we are carried into a very dark melody which makes us understand that we’re not about to go on a Paw Patrol ride. When we close our eyes, we see a kind of post-apocalyptical universe with monsters in every corners ready to eat our flesh. And, if we observe this on-scene picture, it is quite relevant to imagine that the singer is a walking dead coming back from the other side to tell us horror stories.

Pretty bad ass isn’t it?

A little break from my psychedelic thoughts and let’s come back to the facts: it’s heavy, dark and powerful. The songs blend super well together, going from dark melodies put on by the pianist, a tornado lof low growls on vocals, technical riffs and breakdowns at the end of the songs.

Axel’s thumbs up:
The song Void is the one standing out for me. The opening riff makes me headbang immediately and then the upcoming blast beats just finishes the job of giving me neck pain. It then switches back and forth from deathcore to death metal style in a matter of seconds. To finish, an immense breakdown, nothing better for an explosive ending. Second, the song Paradox of Creation is another one giving us the immediate will to throw ourselves onto the nearest wall. The lyrical concept make me think of the Ying Yang theory: for everything created, something has to be destroyed. I found the use of this concept pretty well thought.

Axel’s thumbs down:
The mix for me causes some problems enjoying the EP. In one of my favorite songs Paradox of Creation, we lose a lot of the screamer’s voice. In every songs I can hardly hear the bass as well, mostly because of the super loud base-drum. I totally understand the intention to add power to it all, but I think it could have been a little more polished.

Enough said, The Origin is worth a listen, or two (3,4,5), I see this EP as a pretty good introduction of the crazy universe going in the head of these musicians. I smell a lot of potential there. As a first act, this is not perfect, but they sure can be held responsible for some chiropractic appointments.

Note: 7.5/10

-Axel Dastous

Envol et Macadam – Samedi 11 septembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Jean-Daniel Poirier fait lors du festival Envol et Macadam présenté par Envol et Macadam, OVAL Représentation en collaboration avec District 7 Production au Stade Canac de Québec le 11 septembre 2021 et qui mettait à l’affiche Despised Icon, Voivod, Comeback Kid et plusieurs autres.

Critique & Photos

The Bridgetsens

Le groupe a la tâche d’ouvrir bal en ce samedi après-midi. Ils nous servent un punk rock plutôt bien exécuté. Malgré le fait qu’ils sont statiques sur scène, les gars savent ce qu’ils font de leurs instruments. Habituellement ils sont quatre sur scène, mais pour des raisons obscures, ils opèrent en power trio. Les pièces sont courtes mais efficaces, les voix sont justes. Un très bon band pour faire le party dans une compétition de BMX ou de skate.
8/10

 

Hopeful Sixteen

Dès les premières notes du groupe, on peut sentir plusieurs influences dans le style musical du band. Un mélange de métal, metalcore avec une voix féminine qui nous ramène plus vers l’alternatif. Les musiciens et la chanteuse ont une énergie palpable. La voix de la chanteuse est totalement juste. Le drummer fait des backs vocaux cleans et il est venu me chercher solidement en nous poussant des toned screams au travers de tout ça. Ils sont d’un professionnalisme hors pair. Somme tout, c’est un power trio qui déplace autant d’air que s’ils étaient cinq sur scène.
9/10

 

Hate It Too

Le band nous offre un punk rock avec de la drive en masse. Leur performance est plutôt énergique. Les trois axes man font du vocal ce qui est vraiment bien, même si parfois, il y a un manque de justesse à ce niveau. Cependant, ils se reprennent plutôt bien avec leur énergie sur scène. Leurs interventions entre les chansons sont plutôt drôles. Ils n’ont pas manqué de saluer les gens déguisés en Tortues Ninjas et Mario Bros qui étaient dans les estrades. Les mélodies sont entraînantes et plus le spectacle avance, plus ils gagnent en confiance. Le band est super tight et je le verrais bien faire la première partie d’un band international.
7/10

 

Aeternam

Un moment que j’attendais avec impatience. Aeternam est un groupe que je connais depuis leurs débuts et que j’ai vu évoluer au fil du temps. Ils nous servent un métal mélodique à saveur middle east. Ce qui me plaît réellement, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de groupes qui sonnent comme eux au Québec. Ils sont en forme et vraiment précis dans l’exécution de leurs pièces. Les riffs de guitare sont mélodiques et accompagnés d’orchestrations qui me transportent directement au Maroc ou en Égypte. J’aime vraiment le fait qu’ils utilisent des instruments traditionnels orientaux dans leurs compositions. Les voix cleans d’Antoine, Maxime et Achraf se marient parfaitement sans créer aucune dissonance à mes oreilles. Le growl de Achraf est toujours aussi puissant. Les solos de guitares sont exécutés à la perfection. Ils sont bien rodés et ce n’est pas la Covid qui leur a mis des bâtons dans les roues. Pour ma part, je les aurais fait jouer plus tard dans le line up. À mon grand bonheur, ils ont joué Damascus Gate, mais à ma grande tristesse, ils n’ont pas joué Goddess of Masr. Très bon spectacle les gars.
10/10

Boundaries

Je lève les yeux vers la scène et je vois cinq personnes habillées en blanc. Je ne connais pas le groupe et je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Leur style plutôt core semble plaire à bien des gens près de moi qui ont trouvé une manière de mosher légalement, selon les restrictions en vigueur. Leurs riffs sont entraînants quoique simplistes. Leur musique est plutôt pesante et bien exécutée. Le chanteur a une bonne présence sur scène, car il est tout simplement partout. Ils ont tous de l’énergie à revendre. On ne sait plus où regarder! Le chanteur a un bon fry scream. Le drummer est très efficace, il est tight et semble avoir une très bonne vélocité dans ses coups. Un point que je n’ai pas aimé c’est le son des guitares. Comme si elles étaient trop fortes sur la scène et que le rendu par le micro rajoutait de la distorsion par-dessus la distorsion déjà existante de l’ampli. Ce qui m’a fais malheureusement perdre beaucoup de leur contenu musical, mais ils ne sont pas à blâmer pour ça. Sinon, ce fût un excellent setlist de leur part. Ils ont mis le feu dans la place!
11/10

 

Mute

Mute est monté sur scène avec une intro qui m’a vraiment plu. Je sais que le groupe a une certaine notoriété. J’ai entendu souvent le nom de la bouche de mes amis qui aiment le punk, mais pour ma part je ne connais vraiment pas leur musique. On a affaire à ce que j’appellerais du punk rock de qualité. Les pièces sont vraiment bien montées. On voit que les gars ont de l’expérience sur scène et qu’ils n’en sont pas à leur premier rodéo. Le groupe existe depuis 23 ans, ils sont vraiment rapides et je dirais même très technique. Le métalleux en moi en a pris pour son argent. Les guitares sont bien jouées, les riffs sont accrocheurs, le bassiste a une très bonne groove, les voix sont directement sur le pitch et le drummer est vraiment un métronome humain en plus de chanter! Sérieusement, ce groupe mérite amplement sa notoriété au sein de la scène punk rock québécoise et canadienne. Merci les gars pour la leçon de vie.
9/10

 

Comeback Kid

C’est vraiment nice de voir Comeback Kid venir faire un show au Québec, sachant qu’ils sont éparpillés un peu partout au Canada. Un autre groupe que je ne connais que de nom. Le chanteur a une voix qui me fais beaucoup penser à Raised Fist. Pour ce qui est de la musique on sent bien les influences punk et hardcore. Les riffs de guitare sont parfaitement construits pour adhérer au style. C’est-à-dire des powerchord à la punk avec des refrains cleans et des bouts vraiment plus pesants limite breakdown avec une voix screamer. Ils peuvent y aller beaucoup plus intense en incluant des bouts de double basedrum avec le picking de guitare qui suit la cadence . C’est également un groupe qui roule sa bosse depuis plusieurs années (21 ans), ce qui explique fortement leur aisance sur scène. Parlons-en de leur aisance justement, les gars ont une énergie folle, comme s’ils avaient bu trois barils de Redbull. Le chanteur se permet même de descendre et courir sur le terrain de Baseball, qui est malheureusement vide à cause des restrictions sanitaires. C’est évident qu’ils ont besoin de leur public, car tous les musiciens ont fini le show sur le terrain pour être plus près des gradins et voir la foule. On voit que c’est un groupe qui aime être près de son public. Un excellent band que je suis heureux d’enfin connaitre.
11/10

 

 

Voivod

C’est la troisième fois que je les vois cette été. La première fois était à l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières. Ensuite, ce fût au Rockfest pour la santé Mentale et pour finir ce soir à Envol et Macadam. J’ai croisé Dan (Chewy) avant leur show et il m’a dit que je verrais le même show que les deux autres fois. L’ambiance est différente ce soir en comparaison au Rockfest pour la santé Mentale, là où personne ne portait de masque et où les gens étaient près de la scène, un peu comme si la covid n’existait plus. Ce soir, avec les mesures sanitaires qui ont changé, nous sommes à une très grande distance de la scène, l’énergie envoyée aux musiciens n’est pas la même ce qui ne semble pas du tout les déranger. Même qu’ils sont encore plus énergiques que le show précédent. Le groupe est parfaitement rodé pour nous représenter à l’international et ce soir on a la preuve par leur solide prestation. Contrairement, à la première fois que je les ai vu à Trois-Rivières, maintenant j’attends la pièce I Conspiracy avec impatience. Sinon, comme toujours les gars débordent d’énergie sur la scène et ils sont d’un professionnalisme sans égal. Un moment drôle de leur spectacle c’est quand Snake nous a demandé de faire la vague en disant que l’on doit bien connaître ça puisqu’on est rendu à la 4e vague de la pandémie. Le groupe existe quand même depuis 39 ans (1982) donc, ils n’ont rien à prouver à personne, leur nom est fait. Je leur souhaite un beau tour en Europe 9/10
9/10

 

Despised Icon

Le clou de la soirée : Despised Icon. Ils n’ont pas besoin de présentation. C’est quand même un de nos excellents bands international du Québec. Ils œuvrent dans le deathcore et nous sommes brutalement servis pour terminer la soirée avec leur vitesse et leur tightness légendaire. Je suis assis à mon siège et je m’y agrippe fermement en attendant la pièce Beast

Après un problème technique en début de spectacle, ils nous envoient brutalement la sauce. Des breakdowns pesants avec les basedrums dans le tapis et tout cela accompagné des Pig squeel effectués par Steve Marois un des deux chanteurs. C’est brutal sur un méchant temps et j’aime particulièrement les échanges de voix entre les deux gars. Steve a plutôt un vocal dans les extrêmes graves alors que Alex Erian a un solide fry scream. Et que dire du drummer? Blast beat, gravity blast, basedrum ultra-rapide, ouffff de la brutalité dans son état pur. Le son est relativement bien balancé quoique j’aurais monté le volume des guitares un peu, car ils ont des riffs vraiment bon et ils se perdent dans le mix surtout lorsque les basedrums sont joués rapidement. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le son de la basse. Difficile à décrire, elle est grave avec beaucoup d’impact et surtout elle est transperçante avec une petite touche de distorsion. Pour ce qui est de leur présence de scène, god damn, eux, ce sont cinq barils de Redbull qu’ils ont bus. Ça bouge de tous les bords. Personne ne tient en place sur la scène. C’est un chaos très bien orchestré. Pour le coup, si on prends en considération que le groupe n’a pas fait de show depuis deux ans, ils n’ont pas perdu leur punch. C’est comme s’ils n’avaient pas arrêté de jouer ensemble pendant la pandémie. Dans les gradins, les gens ont envie de mosher et de s’amuser, mais ce sera pour une prochaine fois, malheureusement.
12/10

En conclusion, l’édition 2021 d’Envol et Macadam, version Covid-19, a été un franc succès, malgré les restrictions en vigueur. Chapeau à l’organisation qui a malgré tout choisi de faire l’événement avec ces restrictions qui ne finissent plus de changer. Ils ont dû s’adapter avec la venue du passeport vaccinal, qui n’était pas dans leurs plans lorsqu’ils ont annoncé l’événement. Merci à vous tous de nous avoir permis d’être sur place pour couvrir cette journée incroyable!

Photos et note par Vicky Fillion
Critique par Jean-Daniel Poirier

 

 

Critique d’album : Kill The Imposter – The Violence Sessions (2021)

Kill The Imposter
The Violence sessions
Label : The Legend Agency
28 mai 2021

Liste des pièces

  1. Broken Crown
  2. Dongan Hills
  3. Evil Ways
  4. False Prophet
  5. Mace
  6. Suffer Alone
  7. Unfit Coward ft Taylor Barber of Left to Suffer

Pour les fans de / For fans of : Fit for an Autopsy, Slaughter To Prevail, and Meshuggah

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://linktr.ee/killtheimposter

****See below for english version. Translation done by Axel Dastous.

Kill the Imposter:
Danny Arrieta: Guitare et compositeur musical
Johnny Nobody: Vocal
Wilson Bembry: Bass
Nick Colvin: Drum

Le quartet Kill the Imposter est de retour pour nous montrer une fois de plus qu’ils sont à prendre au sérieux. Ayant déjà été en spectacle avec de grosses pointures tel Nile, le band originaire de Orlando en Floride continue d’évoluer et nous dévoile son dernier opus dénommé: ”The Violence Sessions”.

Après une première écoute, on se rend bien compte que le groupe ne passe pas par quatre chemins. Les membres ayant déjà déclaré que le band a été créé pour partager un amour de la musique violente, on remarque dès les premières notes toute l’honnêteté de cette déclaration. De plus, avec les armes faisant office de vedette sur la pochette de l’album, on s’attend à de la musique agressive et, ma foi, on est bien servis.

Au travers des morceaux, on s’aperçoit que malgré que le band délivre du deathcore plutôt classique, on découvre différentes influences musicales utilisées dans The Violence Sessions qui dynamisent le tout. Par exemple, dans la chanson Evil Ways, le riff très bas entrecoupé de nombreux palm muting dans les couplets me rappelle du vieux Make Them Suffer (voir album Neverbloom). D’autres part dans le morceau Mace, la chanson débute par un rythme très punk, beaucoup utilisé par les groupe hardcore, ce qui crée une belle variété dans cet album qui peut parfois sembler unidimensionnelKil. Le moment le plus fort de l’opus est pour moi, la chanson Suffer Alone, qui nous plonge dans l’histoire sentimentale chaotique vécue par le vocaliste Johnny Nobody avec son ex-femme. Le combo base-drum de la batterie synchronisée à la perfection avec le rythme de la guitare, mixé au growl particulièrement expressif et émotif du vocaliste fait que ce morceau se démarque du lot. On peut également apprécier une apparition de Taylor Barber, vocaliste de Left to Suffer, dans le dernier morceau. Courte, mais efficace.

Pour conclure, j’ai été agréablement surpris par ce court album. Le groupe a déclaré récemment qu’au fil du temps, ils sentaient qu’ils jouent de mieux en mieux et que les nouvelles chansons étaient plus percutantes, dotées de meilleures mélodies. Cet album ne peut que leur donner raison et on peut se permettre d’avoir hâte au prochain!

Note: 8/10

Axel Dastous

Liens Youtube pour les vidéoclips:

Broken Crown: https://www.youtube.com/watch?v=4Uz1LX8-23k

Dongan Hills: https://www.youtube.com/watch?v=nJb933KNx3c

Mace: https://www.youtube.com/watch?v=4zKyMxwoHzA

Suffer Alone: https://www.youtube.com/watch?v=8zSL9JPNcdY

Unfit Coward: https://www.youtube.com/watch?v=I_k0qF5Xpno

 

English 

Kill the Imposter is back to show us once more that they are to be taken seriously. Having been in some gigs with known bands such as Nile, the Orlando quartet continues to evolve and gives us the LP: ”The Violence Sessions”.

After a first listen, we already notest that the band doesn’t hesitate to take shortcuts. The members have once declared that they formed to share a love for violent music, the first part of the album shows immediately their honesty. The weapons images on the cover of the album makes that statement even more obvious. They claim to deliver some “in your face” stuff and my friends, we are served.

As we advance in the songs, we slowly understand that the band work in a classic form of deathcore. We can enjoy some musical inspirations, like in Evil Ways in which they use very low riffs and an alternance of palm muted and full sounds. It makes me think a lot of old school Make Them Suffer (Neverbloom album like). The song Mace begins with a very punky riff which are used a lot in hardcore music. That element brings another variation in the album that can sometimes feel monotonic.

The strongest moment of the listening for me is the song Suffer Alone, where we dive deep in the sentimental chaos that the singer Johnny Nobody went through with his ex-wife. The base-drum/lead guitar rythm combo with the particularly emotional and agressive vocals just kills it. To finish, we can enjoy the featuring of Taylor Barber from Left to Suffer in the last song. Short, but effective.

At last, I was not expecting much of this listening experience and I was quite surprised. I read that the band declared a short while ago that they where feeling that everything was slowly coming into pieces, that they felt they were playing tighter and tighter as time goes. This LP forces us to believe them and we can surely look forward to the next one!

Note: 8/10

-Axel Dastous

Critique d’album : Confined to Oblivion – Resumption (2021)

Confined to Oblivion
Resumption
14 juillet 2021

Liste des pièces

  1. In Abeyance
  2. No Place Like Home
  3. A Line Has Been Crossed
  4. Silent Witness
  5. Relapse
  6. The Long Death of a Silent Tear
  7. Lost In Lands
  8. Rites Of Passage: Separation
  9. Rites Of Passage: Transition
  10. Rites Of Passage: Reincorporation
  11. Runaways Aren’t Always Cowards

Pour les fans de Death Metal mélodique

Lien pour achat / Link for purchase :
https://www.confinedtooblivion.com/

Critique

Les gars de Confined To Oblivion, après deux excellents EP, nous arrive ici avec Resumption un album du tonnerre! Il est évident que les gars n’ont pas chômé dans les deux dernières années. Ils sont allés chercher beaucoup d’expérience et leur travail acharné est récompensé.

Confined To Oblivion a sorti son côté le plus sombre avec l’arrivée de Jean-Charles Carrère comme chanteur. Le groupe a pris un nouveau chemin qui lui convient parfaitement. Riffs après riffs, c’est toujours de plus en plus lourd. Les mélodies s’enchaînent parfaitement et la voix est d’une très grande justesse. J’ai semblé percevoir une petite influence de Parkway Drive, car certaines mélodies et certains moments dans la voix nous donnent l’impression d’entendre du Parkway Drive. Pour cette album les gars y sont allés all-in en travaillant avec un producteur et ingénieur de son de renom : Henrik Udd. Selon moi, le groupe a gagné son pari!

Pour terminer, c’est un album qui s’écoute que trop bien et c’est simple : on en veut encore. Si vous voulez mon humble avis, surveillez les shows qui s’en viennent. On risque de les voir beaucoup et avec tout ce travail c’est amplement mérité.

Mes coups de cœurs :

A Line Has Been Crossed avec une intro de guitare qui est venue me chercher toute suite et quelques secondes plus tard la voix… j’étais sans mot. C’est un rythme endiablé du début à la fin.

Rite Of Passage : Separation est une autre chanson endiablée comme plusieurs, mais qui est venu me chercher par ses paroles, le break down et les riffs de guitare.

10/10

-Remy Maheux 

 

Critique de Show: Hipshot/Fish Hook/Nadz @ Sherbrooke – 21 août 2021

Le 21 août 2021, Hipshot était en concert au Le Murdoch de Sherbrooke, accompagné des artistes Fish Hook et Nadz. Voici un compte-rendu de notre collaborateur Dave Cesare.

Nadz

Salut à tous c’est Dave, le 21 août dernier j’ai assisté au show de Hipshot, Fish Hook et Nadz au Murdoch à Sherbrooke.

La soirée commence avec Nadz qui est toute seule en formule acoustique avec quelques compositiosn et des covers bien connus. Nous avons eu droit à quelques classiques dont :  Mary Jane’s Last Dance de Tom Petty et Zombie de The Cranberries. J’ai vraiment aimée sa prestation et je ne suis pas le seul, elle a vraiment réussi à mettre le party dans la place.

 

Fish Hook

Fish Hook est un groupe qui font du punk-rock. À mon avis, ils sont dans la même vague que le groupe Mest et un peu Far From Finished. Ils ont commencé avec une chanson de CCR version punk-rock ils ont très bien reprit la chanson à leur manière et à la fin de leur prestation ils ont invité NADZ à faire une chanson du groupe Sublime qui était la dernière du set, mais la foule réclamait immédiatement un rappel. Le groupe a finalement terminé avec un classique Friends Of Enemy de New Found Glory.

 

Hipshot

Maintenant, place à la tête d’affiche Hipshot que j’avais hâte de voir enfin pour la première fois. C’est un groupe de Grunge Rock de Québec et j’avoue que ce n’ai pas un style que j’écoutais avant de les connaitre. Je ne suis vraiment pas déçu de ce que j’ai entendu. Ils ont même décoré le stage de fleurs et ils donnent vraiment un bon show. Ils ont aussi joué ma pièce préférée qui est The Last Trip et elle est sur leur récent EP Stories. Pour ceux qui aime le grunge rock, mais qui ne connaissez pas Hipshot, je vous recommande d’aller écouter leur EP immédiatement. D’ailleurs, ne les manquer pas lors de leur prochaine tournée au Québec.

28 Août @ Québec – La Source de la Martinère
3 Septembre @ Alma – Café du Clocher
4 Septembre @ La Baie – Hôtel Plazza
17 Septembre @ La Malbaie – Auberge de Jeunesse
24-25 Septembre @ Montréal – Pouzza 9.5
9 Octobre @ Rimouski – TBA
6 Nombre @ Ste-Adèle – Hôtel des Monts.

Merci aux groupes présents ce soir là, vous avez donné un bon show! Au plaisir de se revoir!

 

Critique et crédit photo : David Cesare

Photos et critiques – Ottawa – Taming Sari/Late Night Trouble/Rude Mood

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique d’une nouvelle membre de l’équipe, Mademoiselle Chloem lors du spectacle de Taming Sari présenté au Mavericks d’Ottawa le 14 août 2021 et qui mettait également à l’affiche Late Night Trouble et Rude Mood.

Critique

Aujourd’hui, je vous écris ma toute première critique sur un concert fort agréable auquel j’ai pu assister.

Pour ma part, c’était un Roadtrip improvisé à Ottawa pour assister à un show de musique dans lequel des amis de mon collègue Joé jouaient. Il faut dire que depuis l’arrivée de la COVID-19, j’ai cessé carrément d’aller voir des spectacles de musique. Activité que j’avais l’habitude de faire régulièrement depuis mon adolescence. En arrivant à destination, j’ai eu une agréable rencontre avec les membres du groupe Late Night Trouble. En effet, ce sont des gens très charismatiques et sympathiques avec qui j’ai eu un grand plaisir à discuter de tout et de rien au bar le Mavericks, comme si on étaient des amis depuis toujours.

Avant même que le show ne commence, la salle était déjà bondée de personnes. Il faut dire que les billets étaient tous vendus. Pendant un instant, je retrouvais la bonne vie ordinaire d’avant la COVID. C’était fort agréable de pouvoir être enfin réunis avec autant de personnes ayant une même passion commune; soit la musique.

Entrée fracassante avec le groupe Rude Mood qui a offert une performance très Rock, mais aussi assez Blues. Qui plus est, un mélange très intéressant à mes oreilles. Pendant un instant, je me sentais replonger dans l’adolescence en écoutant le gros drum et les mélodies de la guitare. Je ne connaissais pas du tout le band, mais j’ai tout de suite su l’apprécier par son genre très entraînant qui nous donne envie de sauter partout dans la salle, comme si plus rien de la COVID n’existait. Je m’évadais dans ma tête vers une destination inconnue sans aucun stress en étant bercé par la voix à la fois claire, mais aussi au timbre corsé du chanteur.

En deuxième partie, le groupe Late Night Trouble, qui est originaire de Montréal, n’a pas chômé en débutant avec une très belle énergie, qui ramenait au rock des années 70. Dès le début, j’ai pu apercevoir l’aisance sur scène des différents membres du groupe, en particulier celle de la chanteuse. En effet, sa passion immense pour la musique était très visible dans tous ses mouvements, ce qui rendait la performance musicale encore plus impressionnante et agréable. Également, le guitariste a su mener la danse en interagissant régulièrement avec le public. La chanson Scream my name a provoqué chez le public un soulèvement général; on était tous là à chanter les paroles et à taper le beat. Le groupe est franchement très prometteur, les lignes de la guitare et de la bass sont assez techniques et vraiment bien harmonisées. La voix de Roxanne me fait penser à du Soprano dramatique; timbre très puissant avec des aigus percutants, chose qui n’est pas aisée d’atteindre dans le domaine vocal. Concernant le beat du drum, Yuri a clairement fait ça toute sa vie; les temps sont exécutés aux bons endroits et il offre une ambiance très groover.

En terminant, le groupe Taming Sari entre sur scène en ne laissant personne indifférent. En effet, une partie du public semblait déjà les connaître et ne laissait pas cela sous silence; tout le monde était déjà debout. Leur style unique me fait penser à un rock très moderne. Les gars avaient une présence sur scène assez intense et ne restaient pas là à jouer sans rien faire; ça brassait pas mal. L’envie de monter sur le stage pour rejoindre la danse était fortement présente. C’était assez mouvementé et entraînant, ce qui a terminé la soirée en beauté. Sentiment d’euphorie en sortant du bar, j’ai ressenti tellement d’émotions fortes tout au long du concert. Pour un premier show depuis plusieurs mois, je n’ai absolument pas été déçu et j’ai retrouvé ma soif éternelle de la musique.

- Mademoiselle Chloem

 

Taming Sari

 

Rude Mood

Crédit Photos : Joé Lacerte

 

Rock Fest pour la Santé Mentale – Jeudi 5 août 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Jean-Daniel Poirier lors du Rock Fest pour la santé mentale présenté par Roger Cesare et toute son équipe au Parc Beram de l’Épiphanie, le jeudi 5 août 2021.

Critique & Photos

The Box

Le groupe existe depuis 1981. Il nous offre une performance pop rock avec une bonne touche de progressif. Je ne connais pas du tout le groupe, mais j’avais déjà entendu une de leur pièce. Ils ont séparé leur concert en deux volets. Le volet plus récent et plutôt rock prog qui m’as fait penser à Styx ou Pink Floyd et la 2e moitié, leur matériel plus vieux et pop rock. Les pièces sont plutôt bien travaillées. Les harmonies vocales sont très justes et le batteur est vraiment puissant et précis dans ses coups. Le guitariste et le bassiste ont une belle chimie et leur playing est vraiment bien exécuté. Mon coup de cœur dans leur setlist a été Hell on Earth. The Box est un groupe que j’ai gagné à connaitre ce soir-là!
-JD

 

Bowie Revisited

Si on me parle de David Bowie, je connais bien le nom et surtout le personnage qui m’a fait faire des cauchemars lors de ma tendre enfance (Roi Jareth du film Labyrinthe), ou encore pour la performance hilarante avec Mick Jagger dans le vidéoclip Dancing in the Street. Sinon je suis vraiment inculte face à son œuvre. Donc Bowie Revisited avait la lourde tâche de rajouter Bowie à ma culture personnelle.

Musicalement parlant, les musiciens sont vraiment talentueux. Je n’ai pas remarqué de fausses notes. Le côté professionnel du groupe est remarquable. Du coté des voix, elles sont justes et je ne parle pas seulement de la voix principale, mais aussi des backs vocals. Nous avons droit à une prestation remarquable de l’œuvre musicale de M. Bowie. C’est exactement ce que le groupe voulait selon le chanteur qui en a parlé entre deux pièces. Ils ne recherchent pas à reproduire le côté théâtral du personnage, mais bien de rendre hommage à sa musique. Excellent show!
– JD

 

White Noize

Le groupe White Noize avait les honneurs de débuter le festival. Ils nous ont offert une performance rock avec un répertoire des années 70-80, dont La Grange de ZZ TOP tout en soulignant le décès de Dusty Hill. Ils ont aussi joué Highway To Hell de AC/DC. Les gars avaient de l’énergie à revendre et ils ont su faire embarquer la foule. Nous n’étions pas nombreux, mais ils ont réussi à tous nous faire bouger. Ils sont professionnels sur scène et parfois drôle dans leurs interventions. Comme quoi, le ridicule ne tue pas!! Pour deux chansons, le chanteur avait un manteau de poil. Il faisait 27° à l’extérieur. Il devait avoir chaud! Une belle performance remplie de classique rock qui ne se démodent pas!
– JD

 

Critique par Jean-Daniel Poirier
Photos par Vicky Fillion

Critique & Photos – Québec Rock Contest – Québec – 25 juin 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion ainsi que la critique de Jean-Daniel Poirier réalisée lors de la finale du volet metal du Québec Rock Contest au Quartier de Lune de Québec le 25 juin 2021.

 

Critique et photos

Ce vendredi 25 juin, j’ai assisté à la finale du volet composition métal du Québec Rock Contest. L’évènement qui était supposé avoir lieu au Bûcher Resto Bar Country a finalement été transféré au Quartier de Lune. Le concert était sous forme hybride (présentiel et virtuel) soit : 81 personnes + membre de groupes en présentiel et plus ou moins 100 personnes en virtuel. Il y a eu un retard de 40 minutes dû à des problèmes techniques avec la plateforme de streaming. Je tiens à souligner le travail colossal de Sébastien Girard et toute l’organisation du spectacle pour avoir fait un déménagement de l’événement dans une nouvelle salle avec toutes les installations nécessaires et ça en seulement six jours. Horns up!

9h40 :  DeadMan’s Prophecy

Le premier groupe de Nu metal de Louiseville (Mauricie) a livré une solide performance. Les gars étaient heureux d’enfin performer devant un auditoire, eux qui avaient performé à quelques reprises devant les caméras pour offrir des performances virtuelles. Leurs riffs sont pesants et accrocheurs et le chanteur utilise un vocal clean plutôt juste avec de solides growls. Les musiciens sont tight et bien préparés. J’ai bien aimé la 3e pièce dont le couplet m’a fait penser à du bon vieux Korn. Ils m’ont ramené tout droit à mon adolescence. Ils sont très énergiques sur scène. Mon coup de cœur du setlist est Stolen Life, qui est une pièce très intéressante. Elle peut ramasser avec un riff in your face comme intro et outro pour ensuite nous donner un break (de drum, basse, voix) avec des accents dissonants à la guitare. Solide performance les gars!

Deadman’s Prophecy

 

 

23 h : One Nation Flag

One Nation Flag est monté sur scène pour nous servir un métal fortement influencé par Iron Maiden. Les guitaristes sont des machines et leurs riffs sont accrocheurs. Ils « shredent » solide. Le chanteur a une voix puissante et ultra-juste, le tout ajouté à une excellente prestance scénique. Le drummer est très solide. Pour les fans de Maiden avec du double basedrum, ce groupe est définitivement pour vous. Excellente 2e partie!

One Nation Flag

 

 

12h20 : Change My Brain With Cakes

Je regarde sur la scène et je vois des gens au look peu commun et des torses (mannequins de plastiques) peinturés en rose et vert fluo en guise de décor. Je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, mais je suis certain que visuellement parlant, ce band a quelque chose à offrir. Il y a de la couleur en masse sur la scène (cheveux, maquillage, décors, etc.). Les musiciens sont en forme et ils ont une bonne présence sur scène. Musicalement, j’ai de la difficulté à définir leur style. J’opte pour dire qu’ils font du métal/industriel/hardcore. Corrigez-moi si je me trompe. Les musiciens ont une exécution précise. Ils sont tight et professionnels. C’est certainement un band à voir.

Change My Brain With Cakes

 

 

1h30 : Unpunished (Tidal Wave)

Tidal Wave, qui était à la base un hommage à Trivium et Parkway Drive, s’appelle maintenant Unpunished en tant que band de composition. Ils montent sur scène et nous offrent un metal screamé avec du vocal clean. Les deux voix sont exécutées avec succès. Le drummer est un métronome. Il est rapide et précis. Les riffs de guitare sont efficaces. Parkway Drive ou Trivium? Je dirais que les gars penchent plus du coté Trivium pour le niveau composition. Un band vraiment excellent qui mérite d’être connu.

Unpunished

La soirée s’est terminée avec l’annonce des résultats :

4ieme place: Change My Brain With Cakes
3ieme place: Unpunished
2ieme place:  One Nation Flag
Et les grands gagnants: DeadMan’s Prophecy

Les prix remis au groupe étaient vraiment impressionnant. Par exemple, la première position a reçu entre autre l’enregistrement de trois chansons en studio ainsi que l’enregistrement d’un vidéoclip. Crazy Factories leur offre une guitare personnalisée. Sans oublier la conception d’un site web ainsi que son hébergement pour deux ans. Ils ont aussi gagné deux contrats de spectacles, 120 messages publicitaires de 30 secondes à la radio et encore bien plus…

Bref, ce fut une belle soirée avec quatre groupes de qualité et de styles différents. Merci aux groupes et à l’organisation pour cette soirée qui fut un succès et félicitation à tous les groupes qui étaient sur place.

Ne manquez pas les dernières soirées à venir du Québec Rock Contest.

 -JD

Les “Elles” du Metal – Roxanne Paris (Late Night Trouble)

Les “Elles” du Metal, mais c’est quoi cette bebitte? Très simple, c’est une chronique pour parler des femmes qui savent se faire remarquer dans le monde du métal québécois et international. Que ce soit des frontwomen ou des musiciennes, elles ont toutes un petit quelque chose qui leur a permis de se démarquer dans ce monde de la musique! Entrevues, présentations d’artistes, biographies, etc. La chronique sera présentée sous plusieurs formes, selon les sujets traités. Vous aimeriez que l’on parle de l’une vos artistes préférées du metal? Envoyez nous un courriel au ondeschocs@gmail.com.

Cliquez ici pour voir la page avec toutes les éditions de la chronique.

Roxanne Paris (Late Night Trouble)

Max- Nous sommes présentement avec la sublime chanteuse Roxanne. Bonjour Roxanne! Comment vas-tu?

Roxanne-Très bien merci, et toi?

Max- Ça va super et merci à toi aussi! Si tu le veux bien, parle-moi de toi et ton band.

Roxanne- Oui bien sûr. Je fais partie du band Late Night Trouble. Notre nouvelle formation existe depuis novembre 2019, avec notre nouveau guitariste Sébastien Marois, Alexandre Canuel à la bass, Yuri Baribeau-Beaulieu au drum et moi au vocal. Avec la situation actuelle, cela nous a permis de prendre une nouvelle direction à l’été 2020. Nous avons même eu la chance, malgré tout, d’aller en studio en automne 2020 pour enregistrer nos singles, lesquels sortiront sous peu, à la fin de cet hiver. Nous sommes allés enregistrer au studio Freq Shop avec le producteur Dave Traina, le drummer de la formation canadienne ‘’The Damn Truth ». Avec 2020 finalement terminée et plusieurs nouvelles choses excitantes qui s’en viennent.

Max- Oh wow c’est tout nouveau votre formation! Parle-moi un peu de ton parcours musical.

Roxanne- Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours adoré l’art de la scène. J’ai pris des cours de chant privés, fait des spectacles ici et là devant public, fait 4 ans de théâtre au secondaire et j’ai même été dans plusieurs troupes de danse boursière de différents styles, passant du hip hop au ballet classique. Petite anecdote, j’ai même eu occasion de participer, en tant que danseuse, sur le plateau de la dernière année de diffusion de Star Académie. C’était tout une expérience! Je crois que toutes ces formations ont enrichi mes connaissances et ont fait de moi l’artiste que je suis aujourd’hui.

Max- Donc, tu es faite pour le métier Hahahaha. Dis-moi, c’est quoi le quotidien d’une frontwoman avec une gang de gars en tournée ou show/pratique?

Roxanne- Je ne vois pas une différence particulière en tant que femme. Nous sommes passionnés par la musique et le rock et c’est tout ce qui compte pour nous. La seule différence serait peut-être que 1 semaine par mois, je suis un peu plus bête et moins patiente hahaha. Sinon, ça me prend plus de temps pour me préparer et je laisse un peu moins de temps de salle de bain au gars… oups!

J’ai vraiment une belle chimie avec les gars. Ils sont super respectueux et me prennent comme je suis, autant dans les bonnes et les moins bonnes journées.

Max- C’est comme une petite famille à ce que je vois . Que penses-tu de la communauté rock en ce moment ?

Roxanne- Oui exactement, on est bien soudés. Je crois qu’il y a plein de bons bands rock canadiens émergents qui ne demandent qu’à se faire voir et entendre. Le moment où nous allons pouvoir faire des shows, j’ai le feeling qu’il y aura une nouvelle vague, un renouveau de la musique rock qui se fera sentir. Restez à l’affût!

Max- Je l’espère aussi. Dis- moi, qui est ta plus grande inspiration?

Roxanne- Je dirais que depuis que je suis ado, ce qui m’a fait embarquer dans la musique, c’est des groupes Punk et Rock comme Sum 41, Billy Talent, Linkin Park et Green Day. Mes influences se sont développées à travers leurs paroles et musique. Ça roulait dans mon lecteur CD et ensuite mon MP3 sur un solide temps haha. Je voulais être à leur place et vivre le rêve.

Max- Si tu avais quelque chose à dire à tes fans féminines qui voudraient se lancer, mais qui n’ose pas le faire… ce serait quoi?

Roxanne-Soyez vous-même, ne vous arrêtez pas à ce que les autres disent ou pensent de vous. Vous valez beaucoup plus que la perception des autres. Foncez et vivez pleinement votre passion. Vous en sortirez grandies.

Max- Te sens tu chanceuse de faire ce que tu fais à une époque où la femme prend de plus en plus de place dans l’Univers de la musique?

Roxanne- Comme je l’ai dit plus tôt, je ne vois pas la musique comme une question de genre. Je pense que l’on vit dans une époque où tout le monde peut avoir sa place… s’il sait comment la prendre. Je suis contente de faire de la musique et j’espère pouvoir transmettre mon message et ma passion à plusieurs.

Max- Je sais que des femmes se font harceler sur les réseaux sociaux… As-tu vu une différence depuis ton arrivée derrière le micro?

Roxanne- En fait, j’ai une anecdote par rapport à cela. Un ancien guitariste d’un groupe connu internationalement, que je ne nommerai pas, m’a ajouté sur Facebook et m’a écrit qu’il voulait m’envoyer des photos louches en privé. Je l’ai trouvé ridicule et je ne me suis pas empêché de lui laisser savoir. Quand il a compris que ça ne m’intéressait pas, il a fini par me bloquer. J’aurais aimé échanger plus sur la musique et non sur … !

Max- Ouf méchant spécimen…. Avant la dernière question, j’aimerais te remercier pour ton temps! Quelles sont tes méthodes de composition et quels sujets aimes-tu aborder?

Roxanne- Cela m’a fait plaisir, merci à toi, ce fût très agréable. Pour ce qui est de nos méthodes de compositions, l’ensemble de nos chansons commencent avec un ou plusieurs riffs. Ensuite, nous y allons aux feelings de la musique, ce qu’elle nous fait ressentir comme émotion et l’image qu’elle projette. Ont va ensuite ajouter des paroles qui nous inspires, le sujet arrive à ce moment. On ne se limite pas à un sujet en particulier. Par contre, nos chansons parlent souvent de désir, d’émotions fortes et des plaisirs de la vie.

J’aimerais ajouter que Maxime est un être incroyable qui fait beaucoup pour la communauté musicale locale. Merci, Max.

Entrevue par Maxime Regimbald
Mise en page par Vicky Fillion

Critique d’album: Wounds Of Heaven – Testament Of The Fool (Novembre 2025)

Wounds Of Heaven
Testament Of The Fool
Novembre 2025

 

Liste des pièces

  1. The Fool Speaks – 1:30
  2. The Mirror Gospel – 6:12
  3. Temple Of Flesh – 5:40
  4. Crown Eaters – 4:06
  5. Virtue Machine – 4:26
  6. A Fool’s Dominion – 5:20
  7. The Sky Held Its Breath – 3:32
  8. The Great Unveiling – 6:00
  9. Global Judgment – 4:36
  10. The Hollow Dawn – 5:52
  11. The Day That Wasn’t – 3:54

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://woundsofheaven.bandcamp.com/album/testament-of-the-fool

Retour sur l’album

Testament of the Fool est le premier album du projet solo Wounds Of Heaven, sorti en novembre 2025. C’est un travail conceptuel et prononcé qui reflète la vision artistique de l’artiste montréalais Mathieu Hémond. Avec Testament of the Fool, Wounds Of Heaven signe une œuvre dense, exigeante et profonde.

L’album s’articule autour d’une narration symbolique du fou et peut évoquer à la fois l’aliénation, le questionnement existentiel et la rébellion contre des systèmes imposés. La structure de l’album, avec son intro « The Fool Speaks » et la finale « The Day That Wasn’t », rappelle une progression narrative, presque comme une histoire qui passe du discours intérieur à une forme de révélation. Selon moi l’album oscille entre le post métal atmosphérique et expérimental avec des ambiances denses, sombres et mélodiques.

Ce projet solo donne souvent l’impression de fusionner une ambiance immersive et les émotions brutes, en faisant de chaque pièce une exploration introspective. Le ton et le son placent l’album dans une zone créative où l’expérience d’écoute devient une immersion plutôt qu’une suite de titres isolés.

L’album a une progression claire et thématique, il est important d’en faire l’écoute dans l’ordre dès le départ pour en saisir toute la profondeur. Chaque piste est construite pour nous transporter dans un univers riche en textures sonores et en symbolisme. Ce projet livre ici une œuvre très personnelle, loin d’une simple collection de chansons, mais comme un voyage introspectif.

Une musique au service de l’introspection et de la réflexion

Musicalement, l’album évolue dans une zone hybride où se croisent post-metal, doom atmosphérique et quelques touches expérimentales. Les riffs sont rarement démonstratifs : ils privilégient la répétition hypnotique, les progressions lentes et les textures lourdes. Cette approche crée une sensation de tension constante.

Les guitares, souvent graves construisent des murs sonores oppressants, tandis que les variations de rythmes servent à maintenir l’auditeur dans un état d’instabilité. La rythmique joue un rôle central dans cet album. Les tempos majoritairement lents renforcent l’impression de lourdeur mentale, presque rituelle. Chaque morceau semble construit comme une incantation. Testament of the Fool n’offre pas de réponses faciles. Il installe plutôt un inconfort durable, cohérent avec son discours sur l’aliénation, la foi détournée et le regard critique sur les structures de pouvoir.

Le travail vocal, volontairement sobre et parfois distant, agit comme un vecteur émotionnel plutôt que comme un élément central. La voix ne cherche pas à dominer, mais à se fondre. Ce qui accentuant le sentiment d’introspection. Cela renforce l’impression que l’album se vit de l’intérieur, presque comme un monologue intérieur mis en musique.

Finalement, Testament of the Fool est un album qui ne cherche pas à plaire, mais à dire quelque chose. L’album se démarque comme une œuvre ambitieuse au sein de la scène montréalaise indépendante. C’est une œuvre exigeante et introspective, qui s’adresse avant tout aux fans prêts à s’immerger pleinement dans cet univers. Wounds Of Heaven y affirme une identité forte et assumée, ancrée dans une vision artistique cohérente et profondément honnête de son auteur.

Je donne un 9/10 et je vous invite tous à l’écouter attentivement et idéalement d’une traite, pas seulement pour se divertir, mais pour ressentir, réfléchir et vivre tout le travail derrière cet œuvre.

-Vicky Fillion

Janvier 2026 – Nouveau single de Wounds Of Heaven:
https://woundsofheaven.bandcamp.com/track/breakpoint-override

Serpent Corpse//Conifère//Zero State @ Foufounes Électriques, Montréal – 16 janvier 2026

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Serpent Corpse présenté au Foufounes Électriques de Montréal le 16 janvier 2026 et qui mettait également à l’affiche Conifère, Zero State et Muscle Memory.

**L’affiche ne reflète pas les groupes présents puisque malheureusement, Disembodiment et Beholder n’ont pu être présent lors de la soirée

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Serpent Corpse

 

 

Conifère

 

 

Zero State

 

-Photographe: Martin Desbois

**Malheureusement, notre photographe n’a pas pu assister à la prestation de Muscle Memory. On se reprendra!

Basterds//Deadwood//Blank @ Foyer St-Antoine, Longueuil – 17 janvier 2026

Voici le compte rendu de Guillaume Gélinas et les photos prises par David Cesare lors du spectacle de Basterds présenté par Les Productions Longueuil un Pays au Foyer Saint-Antoine de Longueuil le 17 janvier 2026 et qui mettait également à l’affiche Deadwood et Blank.

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Retour sur le spectacle

Le 17 janvier dernier avait lieu les spectacles de Blank, Deadwood et Basterds au foyer Saint-Antoine. Situé au Vieux Longueuil, je découvrais cette petite salle pour la première fois. C’était aussi mon premier spectacle de l’année 2026. Globalement, j’ai été vraiment étonné de la qualité sonore et visuelle (éclairage) et chaque groupes ont donnée leur 100% sur scène. Chose plutôt rare, c’était aussi un spectacle sold out, ce qui est pour ma part très étonnant considérant que ce sont tous des groupes « underground » et que l’emplacement de la salle était un peu difficile d’accès, pour ceux qui n’habite pas la ville de Longueuil, si on la compare à d’autres endroits plus connue à Montréal.

Blank

Blank, un groupe de Hardcore/Metalcore originaire de Drummondville, a parti le bal en beauté. C’était la première fois que je les découvrais et je n’ai pas été déçu. Même s’il ne réinvente pas la roue avec leur son, leurs pièces sont taillée pour être appréciées en live. Ils ont beaucoup d’énergie, en particulier, le chanteur, qui joue bien son rôle pour réchauffer la salle avant les deux autres formations. Un des moments forts de leur prestation, c’est lorsque le chanteur du groupe Basterds est venu rejoindre Blank sur scène pour interpréter l’une de leur chanson. À la fin, le frontman a invité les gens à monter sur la scène pour leur dernière chanson de la soirée. Bref, Blank nous offre une prestation énergique avec un son efficace pour le live.

 

 

Deadwood

Deadwood était très heureux de venir jouer dans une salle de leur ville natale. À eux seul, le groupe de deathcore a pu remplir une bonne partie de la salle avec leurs fans et a grandement contribué à rendre le spectacle sold out. Il faut dire que depuis que je les ai vu, au début des années 2020, le groupe s’est bâti une bonne réputation dans la scène locale tout en devenant un groupe qui commence à percer à l’internationale, notamment en faisant une tournée au Japon. Deadwood a interprété plusieurs pièces de leur répertoire dont plusieurs nouvelles chansons sortie en début d’année. Les musiciens sont tous excellents avec leurs instruments et il faut mentionner la qualité sonore de la salle, qui aurait pu gâcher l’expérience, mais qui au contraire l’a rendue beaucoup plus appréciable. Bref, Deadwood continue à s’imposer sur la scène locale et devient, à mon humble avis, meilleur avec le temps.

 

 

Basterds

Finalement, Basterds s’empare de la totalité de la scène. Originaire de Drummondville, j’ai découvert le groupe il y a presque un an, jour pour jour. Les gars sont vraiment excellents pour créer une relation avec le public. Ils ont interprété plusieurs « classiques » du groupe, dont Traitor et S.T.F.U. tout en présentant du nouveau matériel comme Outcast et Silence and Anger. Leur style musical ressemble un peu à celui de Blank mais apporte une touche à la fois personnelle et originale à leur son Hardcore/Metalcore notamment en intégrant des passages parfois un peu Nu Métal ou d’autres plus mélodiques. Un des moments forts est lorsqu’ils ont invité des jeunes enfants à monter sur scène et à faire du crowdsurffing (très sécuritaire) durant une de leur chanson. Ils ont même rejoué à la fin Outcast pour permettre à ces deux enfants de vivre leur moment. Le groupe a une énergie contagieuse et s’impose de plus en plus comme un incontournable de la scène Hardcore/Metalcore émergente. Je vous conseille fortement de les découvrir, idéalement en live, si vous appréciez ce style musicale.

 

En conclusion, les groupes présents lors de cette soirée nous ont tous offert des prestations de haute qualité. La salle est aussi un coup de cœurs même si elle est un peu difficile d’accès pour ceux qui ne vive pas dans le coin. Blank et Basterds représentent une jeune scène Hardcore/Metalcore avec beaucoup de potentielle qui continuerons, on le souhaite, à faire lever les foules au cours des prochaines années. Quand à Deadwood, leur son sort un peu du lot dans une scène deathcore sursaturé (si on compte les groupes internationales). Le succès de cette soirée démontre que notre scène est en pleine forme en ce début d’année 2026.

-Journaliste: Guillaume Gélinas
Photographe: David Cesare

 

Moist @ Théâtre Beanfield, Montréal – 11 décembre 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de Moist présenté par Evenko au Théâtre Beanfield de Montréal le 11 décembre 2025.

**Malheureusement, pour des raisons hors de notre contrôle, notre photographe/journaliste n’a pas été en mesure d’assister à la prestation de la première partie, Kandle**

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Moist

Les fans montréalais attendaient depuis 2019 un concert de Moist, et le groupe ne les a certainement pas déçus lors de leur premier de deux spectacles au Théatre Beanfield. Ils ont interprété non moins de 19  chansons issues de leurs cinq albums studio, pour le plus grand plaisir d’un public venu en grand nombre. 

Formé en 1992 à Vancouver, Moist s’est constitué une solide base de fans grâce au succès de son  premier album Silver (1994), suivi deux ans plus tard par Creature. La setlist de ce soir comprenait ces deux albums exceptionnels, le groupe ayant débuté le spectacle en force avec Ophelia, l’un de ses plus grands succès, avant d’enchaîner avec Tangerine, une autre chanson très apprécié du public. Les mains en  l’air, les fans ont chanté à tue-tête chaque mot, Silver étant l’une des chansons les plus bruyantes de la  soirée. C’était également formidable d’entendre certaines des chansons solo de David Usher,  notamment la dramatique et envoûtante Black Black Heart. Le batteur Francis Filion nous a régalé d’un délicieux solo de batterie pendant Black Roses. La foule s’est déchaînée et a sauté tout au long de  Push, un autre moment fort de la soirée. 

Nourri par l’énergie enthousiaste du public, le groupe a enchaîné succès après succès. La nostalgie était  palpable lorsque les fans ont accueilli le chanteur David Usher dans la foule, ce qu’il a l’habitude de  faire, au grand plaisir de tout. Cette générosité de Moist envers leurs fans s’est fait senti tout au long de cette soirée magique. Le groupe était joyeux et en grande forme, et semblait sincèrement heureux et excité de remonter sur scène et de jouer devant une salle presque comble. Avec son ambiance énergique et puissante, le Beanfield était l’endroit idéal pour découvrir l’un des meilleurs concerts de musique  canadienne de cette année. 

Lizane Jean
Journaliste/Photographe

The Tea Party//Headstones//Finger Eleven @ MTelus, Montréal – 3 décembre 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de The Tea Party présenté par Evenko au MTelus de Montréal le 3 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Headstones et Finger Eleven.

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Retour sur le spectacle

Pas moins de trois groupes canadiens fantastiques ont offert aux Montréalais plus de trois heures de pur bonheur musical, faisant de cette soirée déjà empreinte de nostalgie un véritable festin pour les oreilles et les  yeux. 

Finger Eleven 

L’honneur d’ouvrir le concert est revenu au groupe Finger Eleven, lauréat des prix Juno. Après une longue  intro instrumentale, ils ont démarré en force avec Above, puis enchaîné avec Adrenaline. Oui, l’adrénaline était au rendez-vous, car ils ont vraiment réchauffé la foule et donné le ton pour une soirée de musique canadienne agréable à l’oreille. Le groupe nous a présenté trois chansons de son dernier album Last Night on Earth, sorti il y a tout juste un mois, et les fans ont bruyamment montré leur appréciation en entendant ces  nouveaux joyaux en live pour la première fois ! Bien sûr, les succès internationaux One Thing et Paralyser ont été des moments forts incontestables. Le groupe était soudé et agréable à regarder, en particulier le guitariste Rick Jacket avec ses pitreries endiablées. Le chanteur Scott Anderson a chanté avec passion et  conviction. Finger Eleven a été à la hauteur des attentes et a ouvert la voie à une soirée de classiques  canadiens à la chaîne.  

 

 

Headstones 

Headstones ont offert une performance mémorable avec leur charismatique chanteur Hugh Dillon qui a sauté dans la foule en chantant la première moitié de la chanson d’ouverture Tweeter and the Monkey Man (Travelling Wilbury’s). Originaire de Kingston, en Ontario, le groupe influencé par le punk a interprété onze chansons et a rendu hommage tout au long de son set aux rockeurs canadiens Tragically Hip et à d’autres  groupes. Les Headstones ont offert un set solide et très agréable, pour le plus grand plaisir d’un public enthousiaste. 

 

 

The Tea Party 

Montréal entretient une longue histoire d’amour avec les rockeurs canadiens de The Tea Party. Originaire  de Windsor, en Ontario, et désormais basé à Toronto, le trio a une fois de plus montré à Montréal ce que signifie être au sommet de l’art musical, de la performance et du talent. Le groupe était plus soudé que jamais et a livré un set de dix chansons presque parfait, axé sur les tubes dont la plupart des spectateurs  connaissaient les paroles par cœur. Avec trois groupes à l’affiche, ce n’était pas le moment de se lancer dans des morceaux moins connus. Faisant une entrée fracassante sur scène avec Writing’s on the Wall, le groupe  a enchaîné les tubes tels que The Bazaar, The River et Save Me (qui a fait chanter la foule). Temptation a fait sauter le public devant la scène, puis Winter Solstice, en version acoustique, nous a préparé à une  interprétation enflammée de Sister Awake, ponctuée par un Paint it Black très articulé. De belles images colorées ont défilé sur l’écran derrière le batteur Jeff Burrows, ajoutant une dimension visuelle époustouflante à ce spectacle très énergique ! 

Le son était également très bon depuis différents points de vue dans la salle. Dans l’ensemble, une excellente  soirée de rock canadien. Ne manquez pas cette tournée trans-canadienne si vous le pouvez! 

-Journaliste/Photographe: Lizane Jean

Despised Icon//Beneath The Massacre//Apes//Primal Horde @ Club Soda, Montréal – 7 décembre 2025

Voici le compte rendu de Louise Girard et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Despised Icon présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Club Soda de Montréal le 7 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Beneath The Massacre, Apes et Primal Horde.

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Deux soirées sold out 100% québécoises pour Despised Icon!

Certains fans n’ont pu résister à l’appel et s’étaient procuré des billets pour les deux soirées afin de voir, oui, Despised deux fois plutôt qu’une mais, aussi, des groupes différents en première partie et c’était fort!

 

Primal Horde

En voyant le floor tom sur scène, j’ai pensé qu’il aurait servi plus qu’une fois à donner une touche tribale à leurs compos. Les katas et les roulades ont pris possession du dance floor dès les premières notes de leur deathcore. Projections d’un jeu vidéo en arrière-plan pendant que les gars font des moulinettes dans le pit, il n’y a pas de quoi s’ennuyer. Le quatuor de Montréal a servi ce soir une nouvelle compo et «Cold», un cover de Xibalba.

 

 

Apes

La place laissée vacante par les katas monsters a eu du mal à se remplir malgré les nombreuses invitations faites par le chanteur, Alexandre Goulet à « remplir ce trou », mais je crois que le monde a eu un peu la chienne de manger un bras dans la gorge ou un pied dans la face. Il y a un petit quelque chose dans leur son lugubre qui me fait penser à la scène Sherbrookoise bien que le sextet soit basé à Québec et ma tête se met à headbanger sans avertissement. Ils tourneront en Europe en avril 2026 avec leur attaque à trois guitares.

 

 

Beneath The Massacre

C’est à la suite d’une invitation de la part de Despised que le groupe, qui était en hibernation profonde depuis 5 ans, s’est remis à pratiquer en vue de livrer ce spectacle exclusif. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas écouté leur musique que j’avais oublié à quel point leur démonstration de savoir-faire était hallucinante!!! Ils arrivent à faire du tapping (bass et guit) à travers la complexité et la rapidité de leurs compositions. Les frères Bradley sont tout simplement hypnotisants!

 

 

Despised Icon

Pour le lancement de leur nouvel album «Shadow Work», nos « enfants prodiges » du deathcore québécois se sont offert tout un party puisqu’en plus de cette ribambelle de talents brutes de la province, ils servaient une bière IPA de la microbrasserie Messorem à leur effigie (notez qu’Alex Erian y travaille). Une énergie contagieuse où la foule fait partie intégrante du show et où les refrains affichés sur l’écran géant donnent lieu à une chorale impressionnante! Ils ne sont plus le Despised que j’ai connu en 2002 mais ils sont une machine de guerre reconnue mondialement et je vous lève mon chapeau pour ça les gars. Ça rentrait au poste et le bain de foule était festif à souhaits!!!

-Journaliste: Louise Girard (Lou)
Photographe: Emilie Hould

Cattle Decapitation//Aborted//Frozen Soul//… @ Club Soda, Montréal – 5 novembre 2025

Voici le compte rendu de Louise Girard et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Cattle Decapitation présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Club Soda de Montréal le 5 décembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Aborted, Frozen Soul, Tribal Gaze et Grindmother.

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Grindmother

Brutalité et féminité

Le spectacle commençait très tôt (18h30) mais il fallait y être pour vivre ce moment historique, soit l’avant-dernier show de Mme GrindMother. Âgée de 77 ans, c’est malheureusement la démence qui la force à mettre fin à ses performances de chanteuse dans ce projet grindcore mère-fils créé en 2015.

Pour ce spectacle d’adieu, Rayny Forster a agrippé sa basse et était accompagné par deux membres de Fuck the Facts : Mathieu Vilandré au drum et Topon Das à la guitare. Le duo familial a aussi fait appel à trois gueuleuses (https://gueuleuses.com/) invitées de calibre international soit Chelsea Marrow (Visitant), Liz Selfish (Brat) et Alissa White-Gluz (Arch Enemy / The Agonist) qui ont toutes les trois impressionné la foule de leurs prouesses vocales et de leur présence lumineuse sur scène.

C’était fascinant de voir ces chanteuses livrer leurs interprétations des pièces de Grindmother et très touchant de voir LA Mother livrer sa dernière chanson pour nous. Un message d’espoir, de résistance, de sororité, d’amour qui transcende les générations et les codes établis.

 

 

Tribal Gaze

Ces motherfuckers du Texas ont servi un death metal bien fluide et huileux. Le chanteur, McKenna Holland, incite tout de suite la foule à bouger : «Move! Move! Move!» comme s’il demandait à un gros pickup de libérer sa place de stationnement. Il y a très peu d’éclairages qui se rendent dans le pit et les (ostis) de stroboscopes rendent ce sport une coche de plus extrême. Ce groupe relativement jeune formé en 2020 a servi un son assez old school me faisant quelquefois penser à du Morgoth. On a même eu droit à un solo de drum avec de la cloche à vache, quoi demander de plus?

 

 

Frozen Soul

En 2023, j’ai découvert Frozen Soul live au Metal & Beer Festival à Philadelphie. J’avais trippé sur leur son à la Bolt Thrower et ce qui m’a frappée ce soir, c’est toute l’assurance qu’ils ont acquis sur scène dans les deux dernières années à force de tourner de manière continue. On peut dire que le chanteur, Chad Green, a maintenant la foule dans sa poche. Il a rendu un hommage touchant à son frère Cory décédé en 2022 à l’âge de 33 ans et a parlé de l’importance de la santé mentale en lui dédiant «Arsenal of War». Il a terminé en disant que Frozen Soul aiment Montréal et je conclue en disant que Montréal raffole du death metal!

 

 

Aborted

L’attraction principale d’Aborted est sans contredit le charisme et les prouesses de Sven, le chanteur. Il maîtrise son vocal « fond d’égouts » de façon subliminale tout en étant un orateur humoristique et rassembleur (en français!). Un mosh pit énergique du début à la fin, deux wall of death (puisqu’il ne sait pas compter à cause de son TDAH) et un hommage à notre scène métal québécoise qu’il a qualifiée de la meilleure scène métal extrême du monde avec nos Cryptopsy, Ion Dissonance, Despised Icon. Parlant de Despised, ça aurait été vraiment cool de voir Alex Erian apparaître pour chanter «Death Cult» avec eux mais Sven s’en est chargé seul. Il faut dire que Despised Icon allaient faire deux soirs à guichets fermés au Club Soda le lendemain et surlendemain!

 

 

Cattle Decapitation

Avec cette tournée “No Fear for Tomorrow”, Cattle Decapitation servaient l’album «Death Atlas» en son intégralité. N’étant pas une connaisseur ni une fan du band, je laissais la chance à la performance de me convertir. Malgré cette ambiance de feu, je n’ai pas été conquise par le vocal particulier de Travis Ryan qui ajoute une touche Bobby Blitz (Overkill) à ce death metal complexe. Je suis montée à la balustrade pour avoir une meilleure vue d’ensemble parce que la foule était tellement compacte qu’il était devenu presqu’impossible de bouger librement dans la fosse.

Une soirée sold out avec une foule endiablée!

-Journaliste: Louise Girard
Photographe: Martin Desbois

 

Reanimator//Genetic Error//Apocalyptic Fear @ Trou du Diable, Shawinigan – 28 novembre 2025

Voici le retour de Christian Lamothe lors du spectacle de Reanimator présenté par Trois-Rivières MetalFest à la Microbrasserie Le Trou du Diable de Shawinigan le 28 novembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Genetic Error et Apocalyptic Fear.

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Le Trou du Diable en feu 

Reanimator, Genetic Error & Apocalyptic Fear 

Nous au Trou du Diable. Une soirée sous l’étendard du Trois-Rivières MetalFest avec trois formations qui ne demandent aucune présentation. Ce soir, nous fêtons, entre autres, les 20 ans de Reanimator, le 1 an de l’album Fake World de Genetic Error et le retour sur scène d’Apocalyptic Fear avec son nouvel alignement . Je ne sais pas où donner de la tête, superbes t-shirts, vinyles, visages familiers et surtout trois groupes qui vont mettre le feu sur la scène du salon Wabasso. Tous les éléments sont là pour faire de cette soirée un moment exceptionnel pour s’amuser et lâcher son fou. 

 

Apocalyptic Fear 

Jean-François Houle: voix/ guitare
Steeve Daigle: guitare/ voix (back)
Jean-Daniel Poirier: basse/ voix (back)
Myrdhinn (Kevin): batterie 

Devant plusieurs ‘’metalheads’’ s’érige cette formation qui a un nouvel alignement avec JD qui donne un ton nouveau comme choriste, entre autres, sur Mutilated by Sickness et Worst Enemy, en plus de montrer une bonne maîtrise à la basse. Kevin à la batterie, solide et énergique. Nos vieux loups Jean-François et Steeve, fondateurs de la formation, sont eux aussi en forme et nous font vivre la ‘’vibe’’ d’un death metal très vivant. Deux solos de guitare de Steeve Daigle sont portés à mon attention sur Dying Age et Worst Enemy, tellement bien faits et appréciés par l’assemblée. Psychic Death, a des mélodies qui sont intrigantes, groovy dans son esprit métallique. On a le droit à une chanson qui nous amène dans des lyriques sur des sujets tabous, comme la santé mentale et le suicide, avec une introduction par le frontman, qui nous présente Mental Delirium. On acclame ce nouvel hymne Rise qui me fait espérer la sortie d’un album en 2026. En gros, Apocalyptic Fear, renaît de cendre, devant nous ce soir et nous les reverrons le 12 décembre, à la Sainte paix en compagnie de Sarkasm et Carry the Cross… alors, soyez-y! 

 

 

Genetic Error 

André Lachance: voix/ basse
Louis-Simon Bellerose: voix/guitare
Patrock Béliveau: batterie 

Après un léger problème de micro qui retarde le spectacle, voilà notre trio trifluvien qui entre en scène avec Right, une chanson parfaite pour nous mettre tout de suite dans l’ambiance. On poursuit avec des titres qui nous ont fait connaître Genetic Error dont 1987, de l’album Toxic Planet et, par la suite 29, dédié à Marc-André Fortin, premier drummer de la formation.

On se fait remettre en place avec nos cellulaires et notre vie, qui en dépend depuis quelques années avec la chanson francophone Tétanisé. Les textes sont clairs et musicalement, une des pièces que j’adore le plus sur l’album Fake Word. On s’amuse à chanter Only rock & roll and I like it pour nous amener Making Fool of Yourself, un thrash avec un grain de substance jazzy. André, semble avoir beaucoup de plaisir sur la plateforme qu’on lui donne et se vide le cœur avant Brainwashed by the Government. On n’hésite pas à saluer de nombreux visages connus dans la scène underground, se trouvant dans la salle, dont celui de Daniel Mongrain (Voivod). Bien sûr, Fake World arrive et si vous n’avez pas encore vu le vidéo… mais qu’attendez-vous? Pour ma part, si celui-ci avait été inscrit au GAMIQ, il aurait été gagnant haut la main. Tout se termine avec Attentat sur le Monde, que j’adore pour son beat ‘’promenade’’ avant de nous emporter sur des riffs punk… belle conclusion pour Genetic Error. 

 

 

Reanimator 

Patrick Martin: voix
Joe Racine: guitare
Philippe Lemire: guitare
Francis Labelle batterie
Fred Bizier: basse 

Reanimator… un train qui file à toute allure, qui ne s’arrête pour rien jusqu’à la fin du spectacle, moment où les lumières de fin de soirée s’allument pour qu’on passe la vadrouille. Quel groupe intense et surprenant, une prestation qui est passée en éclair tellement la qualité était au rendez-vous. Vingt ans déjà se sont écoulé avec une stabilité de dix ans avec les membres actuels, la chimie est là et la recette gagnante qui anime le groupe dans sa performance se ressent lors du spectacle. Des titres comme Electric Circle Pit, Rush for the Mush et Burnt by the Witch se succèdent avec éclat et plusieurs fans du ‘’air guitar’’ se démènent parmi les spectateurs. Patrick Martin nous fait un court discours sur sa rencontre avec Mr Godasse (Jean-François Houle) et de leur premier spectacle trifluvien au Rock Café le Stage. Si certains considèrent que ça ne rock pas en français, le titre L’Appel du Vide vous fera rapidement changer d’idée! L’ambiance est à son plus fort, et on y va des titres du dernier album Commotion: Heads or Tails, Necronomicunt et bien sûr Anti-Sobriety. Superbe soutien des choristes qui laisse place, tout à la fois, à la redoutable empreinte laissée par leur frontman. Reanimator, une formation qui vaut le détour. Si vous étiez mort en dedans, après leur spectacle, il vous laisse avec l’impression d’avoir été à ce moment, bien vivant… réanimé! 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground

Voici les liens pour écouter et encourager nos artistes de l’underground 

Reanimator
https://reanimator.bandcamp.com/album/commotion 

Genetic Error
https://geneticerror3.bandcamp.com/album/fake-world 

Apocalyptic Fear
https://awakeningrecordscn.bandcamp.com/album/dawn-of-the-ritual-decayed-existence