Voici la critique de Dany Marchand lors du spectacle de Comeback Kid présenté par District 7 Production et 123 Punk à la Sainte Paix de Drummondville le 22 mars 2022 et qui mettait également à l’affiche Boundaries et Destroy The Machine.

Destroy The Machine

A mon arrivée (5 minutes après l’heure de début annoncée), la Sainte Paix grouille déjà d’une masse de fans assoiffés de musique live et de contacts humains post-pandémiques. La joie de vivre est au rendez-vous dans la petite sallle Drummondvilloise qui a accueillie les plus grands noms. Ce soir, des légendes locales qui ont percé à l’internationale, sont présentes. Effectivement, A perfect murder originaire de Drummondville, ce soir se présentent sous le nom de Destroy The Machine à ma grande et agréable surprise!

Étant un fan de feu leur précédent alter-ego, mpn anticipation est grande. François, le sympathique vocaliste du quintet qui nous accueille au kiosque du band, il nous explique qu’ils font maintenant plus dans le thrash qu’avant. Ce que je constate quelques minutes plus tard, vers 20h15, alors que leurs prestation débute, avec seulement 15 minutes de retard sur le planning.

Lasalle est comble alors que les premières notes charment notre canal auditif. Les premières salves de l’ouverture de la pièce éponyme de Black Sabbath annoncent les hostilités à venir. Les chansons s’enchainent à un rythme effrêné avec puisssance, énergie et lourdeur, dignes par moment des classiques du hardcore newyorkais des 90’s. La scène, même si petite, est utilisée à son plein potentiel grâce au dynamisme du leader du band. L’expérience des musiciens avec la foule est palpable. Le feu s’installe doucement, mais sûrement. Fait à noter, le son, d’une qualité exceptionnelle, est au rendez-vous comparé à d’autres spectacles vu dans ce bar à spectacles. Les amplis EVH et Ampeg crachent le bonheur!

Rapidement arrivé et rapidement terminé, le contrat est rempli d’initier le retour des spectacles en sol drummondvillois. Bon retour chez vous Destroy The Machine (même si seulement le leader est resté  résident de la terre d’accueil de la célèbre île aux fesses et terre natale de la poutine).

 

BOUNDARIES

Un line change rapide nous permet de voir le prochain band prendre son X pour débuter leur representation. Ni une ni deux, de façon crue et sans préliminaires, Boundaries nous rentre dedans avec un vocal éraillé et corrosif comme un Zach De La Rocha enragé noir. Les stage gears et la gimmick de scène sont toutes là, rien n’est laissé de côté! La foule est en ébullition et tréssaille, voir même rebondie, dans les première rangées. Le mosh pit voit enfin le jour. La scène a peine à contenir l’énergie du band qui explose devant nous.

Les cordes prennent leur spotlight chacune leur tour tant au niveau auditif que visuel. De pièce en pièce l’arène de combat prends de l’ampleur, alors que sur scène la boite de Pandore du hardcore est ouverte et brille de mille feux. Le band joue dans les règles de l’art avec une homogénéité parfaite. On ne varie pas les plaisirs, mais on les entretien à merveille. L’intéraction avec la foule est solide et semble être une priorité pour le chanteur et sa troupe. Allant meme à identifier des gens dans la crowd pour leur signaler qu’ils sont remarqués et appréciés.

Malgré quelques feedbacks ça et là, la sono est fort acceptable. lls soulignent aussi l’anniversaire du batteur de Comeback Kid avec un happy birthday à la guitare discordante et drôlee dans une cacophonie amusante. Un point de plus pour !’improvisation scénique.

Le vocaliste a un charisme solide et n’hésite pas à descendre dans la foule pour aller mettrre le party dans la crowd pour la dernière pièce. L’assistance saute partout au travers de la salle. Boundaries quitte en laissant les braises brûlantes pour les canadiens de Comeback Kid. Hiwatt, Traynor et Fender ont gâté nos oreilles pour ce set déjanté. Wow!

 

Comeback Kid

Un changement de gear un peu plus long est en cours, même si les cabs du band précédent restent sur scène pour la suite des événements. Délai qui nous permet de faire notre shopping aux tables, bien fournies en produits et en couleurs variées des artistes présents. Contrairement aux show métal, les couleurs ont plus la cote ce soir que le noir!

Soudainement… Bang!!

Comeback Kid arrive sur scène avec une salutation en français à la foule prête a les accueillirent chaudement. Mosh pit instantané aux premières effluves de riffs loud et puissants, entrecoupés de breakdowns lourds. Tel un trou noir, le band avale la foule vers eux pour les amener dans leur dimension. Le headline affiche ses badges de vétérans avec une simplicité et une modestie surprenante. La scène et la Sainte-Paix  en entier sont enflammeés et brûlent de mille feux. Les 2 dernières années ont été cancellées comme Pepe the Pew!

II ya plus de classiques et de chef d’oeuvre ici qu’au Louvres et la foule en redemande, chantant leurs hymnes à gorges déployées. Leur fanbase est omniprésent dans la place. Malgré la quasi-absence dans le pit des windmilleux et two-steppers, la piste de danse est en effervescence au point ou une fille en fibromyalgie ne peut résister d’aller se déchainer dans la tourmente de la violente tornade qui sévit partout à l’avant scène!

La puissance de la musique et des mots du leader du groupe charment et hypnotisent l’ensemble du bar. La connection est indéfectible. À coups d’opus, tantôt hardcore, tantôt thrashcore, voir à la limite crossover et métal, tout le monde y trouve son compte. C’est sans cérémonie, ni speech ou rappel, que le band quitte la scène après avoir rempli son mandat de faire de ma soirée et celle de la population réunie, une reussite en tout point!

Tel Mario Lemieux, Comeback Kid ont marqué à plusieurs reprises hier, enchaînant les lancer frappés précis avec leur répertoire digne d’une intronisation au temple de la renommée du Punk Hardcore canadien. Les kids sont de retour!!!

C’est avec un sentiment de satisfaction que nous retournons à nos vies respectives en plein début de semaine. Et oui, salle comble un mardi soir, chapeau à District 7 Productions et les musiciens pour ce tour de force!

-Dany Marchand