Critique & Photos – Mononc’Serge – St-Hyacinthe – 28 mai 2021

Voici les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Mononc’Serge présenté par Le Zaricot au Le Zaricot de St-Hyacinthe le 28 mai dernier, ainsi qu’un petit compte rendu de la soirée.

Mononc’Serge

Un Mononc’ pour commencer et des rires pour terminer

Enfin c’est arrivé, l’heure du retour des spectacles a sonné. Pour fêter cela, nous allons prendre une bonne bière à St-Hyacinthe en écoutant les sages paroles d’un chansonnier. Vous êtes partant?

Oh désolé, j’ai parlé trop vite. Ce n’est pas pour tout de suite que nous pourrons déguster le nectar des dieux. Par contre, la parole de tonton Serge nous donne une belle victoire contre le désespoir de la dernière année.

À mon arrivée au Zaricot, j’ai fait mon « sniffeux » des lieux. Pour s’adapter au problème que nous connaissons tous, nous étions divisés généralement en deux par table et aux comptoirs. Non seulement nous devions garder nos masques en tout temps, mais vous pouvez deviner qu’il n’y avait ni alcool, ni nourriture ou aucun autre liquide.

Sinon, que dire de ce spectacle de Mononc’ Serge. Je crois, hors de tout doute que ce format solo de notre oncle préféré était un pur délice et ce, malgré le manque de corps qui s’agite de tous sens ou d’alcool projeté.

Je peux comprendre qu’essayer d’enterrer la voix de Mononc’ par notre propre voix aurait été un peu désagréable dû à l’humidité que les masques auraient causé, mais le silence a donné une ambiance de show intime qui m’a beaucoup plu. Il ne manquait qu’une bonne bière et je trouve que ce format solo acoustique aurait été parfait pour débuter le retour des scènes. Ce n’est pas grave, ce n’est qu’un caprice de ma part, on s’entend.

Notre invité avait l’air heureux de nous voir autant que nous l’étions de l’entendre. Chaque parole, chaque blague, chaque anecdote étaient dites avec un sourire chaleureux et un rire authentique. Il faut se le dire, les derniers shows de Mononc’Serge étaient devant un publique de caméra seulement. C’est un peu différent.

Je voudrais prendre quelques lignes pour remercier les filles du Zaricot. Elles sont été très aimables et chaleureuses avec un service impeccable malgré les restrictions. J’ai été bien accueilli et c’est une certitude qu’elles vont me revoir que ce soit pour un spectacle ou juste pour un futur verre d’eau divin.

Ceci est ma première critique de show et probablement pas ma dernière. Évidemment vous pouvez dès maintenant visionner quelques photos de ma soirée, ci-dessous. Au plaisir de se retrouver dans un show bientôt! Horns Up!

Photo et critique par Joé Lacerte

Entrevue avec Félix Plante de Malignant Curiosity par Joé

Entrevue avec Félix Plante de Malignant Curiosity

Cette semaine, nous vous présentons une entrevue vidéo avec l’homme derrière le projet Malignant Curiosity. Le 3 octobre dernier, Félix Plante a sorti son premier album solo qu’il a réalisé avec de nombreuses collaborations. L’album est excellent, si vous ne l’avez pas encore écouté, je vous invite à le faire dès maintenant. Bonne écoute!

Formation
Félix Plante : Composition, narration, chant clean et clavier
Collaborateurs
Marc-Antoine Lizotte : guitare solo
David Potter : chant hurlé
Antoine Fleurent : guitare
Lucas Biron : drum
Antoine St-Onge : bass

Facebook : https://www.facebook.com/Malignant-Curiosity-107779151052043

Voici l’entrevue complète :

-Joé

Critique d’album : Gaia Guarda – Anatomy of Fear (2020)


Gaia Guarda
Anatomy of Fear
6 novembre 2020

1- Anatomy of Fear
2- Cravings
3-Carefully Haunted
4- Hearbeat
5- Answer Me
6- Who We Are
7- At The Bottom
8- Nothing’s Hiding In The Lake
9- Drowning In Fear

Critique

Pour vous mettre en contexte, ça me fait tout drôle. Pour ceux qui me connaisse, je ne suis pas très fort sur l’écriture. Mon truc c’est surtout d’être derrière la caméra. Alors, imaginez ma surprise quand on m’a demandé de donner mon ressenti sur le projet solo de Gaia Guarda. De plus, cet album est vraiment différent de ce que j’ai l’habitude d’écouter dans mes temps libres, mais paradoxalement, je suis un fan total de violon et de harpe. Donc, évidement, avec mon caractère aventureux, je n’ai pas pu résister au cri de ce nouveau défi, j’ai accepté sans hésitation.

Si vous ne le savez pas qui est Gaia Guarda, je vous la présente rapidement. Elle est principalement connue pour être la chanteuse du groupe de metal melodique montréalais Uriel. C’est avec des inspirations un peu plus classique que Gaia a apprise, par elle-même, à faire parler la délicate mélodie d’une harpe. Sur cet album, Gaia a reçu un coup de main de ses amies Jessica Ricard (Uriel) au cello, Ari Ana (Uriel) au violon et de l’ex claviériste de Cradle of Filth, Lindsay Schoolcraft. N’oublions pas que Gaia et Lindsay ont partagé la scène en 2019. Sur ce, il serait temps pour moi de parler du vrai sujet

Tout d’abord, je vous préviens, comme j’ai mentionné plus haut, ne vous attendez pas à retrouver un projet similaire à Uriel. Si c’est le cas, alors désolé de péter votre bulle! Par contre, l’album vaut l’écoute peu importe le style que tu aimes.

Globalement, l’album est une sorte de théâtre mélangé avec de la douceur et un soupçon d’obscurité apparenté aux succès d‘Evanescence. Par ailleurs, Rocky Gray qui est justement l’ex-drummeur d’Evanescence, a collaboré sur cet album. Nous y retrouvons un violon très persan accompagné d’un vocal harmonieux. Si vous fermé vos yeux, il est facile de se laisser bercer et transporter dans un quelconque scénario. Étant un grand fan de cinéma, j’ai facilement eu 1001 images à l’esprit pendant ma première écoute. Maintenant, il est temps que je vous exprime mon expérience lors de mon aventure avec Anatomy of Fear.

Commençons évidement par la pièce éponyme, Anatomy of Fear. Du début à la fin, nous pouvons ressentir une monté musical avec une sensation d’avant combat. J’ai bien beau l’écouter encore et encore, j’ai le feeling, par quelques notes, d’entendre le thème de la matrix, mais plus mélancolique. Ce qui a du aidé au feeling épic que j’ai mentionné avant. La seconde pièce est, selon moi celle où la voix parle le plus. Le son de Cravings est comme une sorte de balade en forêt, dans le calme du clair de lune, en quête de réflexion. C’est là que toute la beauté de la voix prend son charme. Elle est comme un résonnement qui guide nos pas dans le boisé.

Avec la prochaine pièce, je ne sais pas si je suis le seul, mais j’ai le sentiment d’un rêve morbide et d’errer dans les rues sombres et brumeuses de l’emblématique ville de Silent hill. Dès les premières notes de piano de Carefully Haunted nous pouvons ressentir l’ambiance mystérieuse et sombre qui englobe la trame sonore de cette série culte. C’est une des raisons qui fait que cette pièce est une belle découverte.

Pour ce qui est de Heartbeat il a deux points qui, selon moi, valent l’écoute. La première est le genre de chorale/backvocals que nous pouvons percevoir quelques secondes après l’apparition du violon. Le mélange des deux est juste sublime. C’est comme si la chanteuse entrait dans une église et marchait vers l’autel en chantant ses sentiments vis-à-vis quelqu’un. Le vocal que l’on entend en arrière-plan résonne comme des anges qui l’accompagnent avec leur chant dans sa quête d’approbation. Le deuxième point marquant c’est quand Gaia lance sa dernière note vocale et qu’un violon s’enchaîne magnifiquement. Note pour Ari Ana, si tu lis cet article, tu as le droit de flatter ton ego avec toute mes amitiés. Tu m’as fait tripper dans cette pièce.

‘Who we are’ me laisse l’impression d’être piégé dans un rêve, ou plutôt, dans un mauvais rêve. La mini introduction aide à ressentir cette sensation, mais tout dans cette pièce m’oriente vers cette ambiance. Que ce soit les notes vocales ou les instruments. Rendu là, c’est à vous de vous laisser emporter et de me dire ce que vous voyez.

J’arrive à la pièce Nothing’s Hiding in the Lake. Elle débute avec une douceur que nous commençons à bien connaitre, mais BAM, surprise, nous retrouvons une différence que nous avons l’habitude d’entendre jusqu’à maintenant. Je dirais que ça a une petite saveur industrielle rythmée qui ne me déplait pas. C’est comme une petite danse auditive qui fait plaisir à entendre.

Je vais éviter de me répéter sur ce que j’ai pu déjà écrire. Par contre, je tiens à mentionner le ressenti celtique que j’ai eu vis-à-vis Drowning In Fair avec une finale digne, selon moi, de Game of Thrones ou Lord of the Rings. C’est tellement une de mes finales préférées. Je vois un spectacle avec un prolongement de cette partie-là. Je vais conclure sur le fait que j’ai eu un agréable plaisir à parcourir l’album.

Un vocal percutant et des mélodies à donner des frissons. J’ai eu l’impression d’avoir été le spectateur d’un voyage entre les différentes émotions de l’artiste. Je recommande l’album à ceux qui sont prêts à ouvrir les portes de leur esprit et entendre quelque chose de calme, mélancolique, différent et qui me semble être très personnel. De toute façon, je trouve ça toujours plaisant de pouvoir voir d’autre facette musicale de nos artistes locaux.

– Joé

P.S. Merci à Gaia de m’avoir proposé de partager mon aventure sur cet album. Tu m’as donné un gros défi et j’aime ça. Merci aussi à mes collègues Vicky et Max de m’avoir aidé un peu. Un peu comme j’ai dit au début, c’est une première pour moi.