Alestorm//Twilight Force//Greyhawk @ Place Bell, Laval – 19 mai 2026

Voici le retour et les photos prises par Simon Meunier lors du spectacle de Alestorm présenté par Heavy MTL, Evenko & Extensive Enterprise à la Place Bell de Laval le 19 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Twilight Force et Greyhawk.
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Une soirée entre dragons, pirates et soleil d’été

18h30. Y’a encore du soleil dehors et la salle est loin d’être pleine. Partir tôt un beau soir d’été pour aller voir du métal, ça demande une certaine conviction. Mais bon, on est là, et c’est parti.

Greyhawk

Première fois que je vois Greyhawk. La salle se remplit tranquillement, le pit est à moitié vide, mais le band s’en fout complètement, ils donnent tout pareil. C’est rafraîchissant. On sent que ces gars-là aiment ce qu’ils font peu importe le nombre de personnes devant eux. Petit détail qui m’a suivi toute leur set : un des guitaristes ressemble de façon troublante au père de Drago Malfoy. Voilà, c’est dit.

 

Twilight Force

C’est comme un Disney on Ice, mais GN et métal. Vraiment,  ces gars arrivent avec leurs costumes, leur univers de donjons et dragons, et ils t’embarquent complètement. C’est flamboyant, c’est assumé à 100%, et franchement ça marche. Grosse surprise de la soirée pour moi. On rit, on headbang, on se demande si on est à un concert ou dans une campagne de D&D. La réponse c’est les deux.

 

Alestorm

Si Twilight Force nous a emmenés en terre de fantasy, Alestorm nous a carrément balancés par-dessus bord en pleine mer des Caraïbes. Les pirates savent exactement ce qu’ils font : faire participer la foule, et ils le font avec une maestria déconcertante. La crowd? Du bonheur pur. Les gens chantent à tue-tête, les rames se lèvent, les corps volent en body surf. La communion est totale. Et pour couronner le tout, un **wall of death épique**. Une bataille rangée digne des grandes batailles navales que le groupe chante si bien.

Belle soirée. Trois bands, trois univers complètement différents, zéro temps mort. Si t’as manqué ça, t’as manqué quelque chose.

-Simon Meunier
Texte et Photos

Sonum Fest 2026 @ Québec – 15 au 17 mai 2026

Voici le retour complet de notre chroniqueur Christian Lamtohe sur l’édition 2026 du Sonum Fest de Québec qui a lieu au Studio Sonum du 15 au 17 mai 2026 et qui mettait à l’affiche une quantité impressionnante de formation québécoise underground.

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Jour 1 – 15 mai 2026

Nous revoilà pour l’ouverture de la troisième édition du Sonum Fest, au Studio Sonum, 25 Bigaouette à Québec city. Plusieurs formations de cette ville-ci sont présentes en fin de semaine, d’autres viennent de loin, pour participer à ce bel événement annuel, qui met en valeur, en grande partie, nos formations de l’underground. Elles viennent nous partager, leur musique, leur talent et leur détermination à s’imposer dans ce monde artistique sans pitié, mais toujours ouvert à nous éblouir, entre autre, face à notre culture québécoise. Des noms reconnus, des surprises, des découvertes, des rencontres, des rires et une couche formidable de passion, voilà ce qui décrit bien le Sonum Fest. Toujours dans une approche de simplicité et de camaraderie, un festival où l’on se sent chez soi et qui, année après année, devient un incontournable. Maintenant, parlons des formations musicales qui entament cette première journée de festival au cœur de la capitale. 

 

Tête Volante 

Voilà, la Tête Volante prend son envole, Tomy et Jony, duo qui s’échange leurs instruments lors de leur prestation en plus d’être au chant tous les deux. C’est avec la chanson Thérèse, qu’on part le bal. Cette chanson se veut un hommage à Thérèse Drago, connue, entre autres, pour être tenancière du bar La Grande-Hermine sur Cartier. En avance sur son temps, elle fut considérée comme ‘’la travailleuse sociale’’ de l’underground…belle façon de commencer la journée n’est ce pas? On y va avec une folie de distorsion, mais aussi on prend le temps de communiquer avec les premiers festivaliers. une chanson qui m’interpelle: Fond de Tonne, qui aura toute une signification lors de la soirée…mais ce qui se passe au Sonum, reste au Sonum. On s’amuse et on partage, un bon moment pour en terminer avec leur chanson titre: Tête Volante. Ils n’ont pas encore d’album, mais ça ne devrait pas tarder…pour les intéressés, allez voir ce qui est à votre disposition sur bandcamp! 


 

La Discorde 

Cette formation de Montréal et St-Jean-sur-Richelieu, est un coup de cœur, en ce début de journée. Cette façon qu’ils ont d’assembler leur musique avec la violoniste Marie-Ève Dubois, qui va dans un folk-classique, mixé à leur rock, m’épate franchement. Avec Drogue Deux, pièce dynamique dans sa rythmique. Fuck up Louis, chanson sur les mésaventures d’une personne schizophrène, nous transporte dans un monde où la logique n’est pas demandé, et que dire de Holy Hour (The Cure), remit à leur sauce; une version qui passe très bien et est apprécié par par les curieux comme moi. 8080, une pièce spéciale pour moi avec un mouvement de nostalgie et une connexion avec violon et cloche à vache au drum…et la combinaison fonctionne à merveille…rien de trop beau pour mes oreilles. Pour ce qui est d’Astro, pièce amusante et vibrante et Roulette Russe avec son feeling de fanfare rock, le temps passe rapidement pour en venir à ma chanson préférée du lot: Surmultiplié, un groove du tonnerre, j’adore. J’ai envi de les revoir rapidement, La Discorde…retenez le nom!


 

 

Overlap 

Cette formation de Québec existe depuis 2015. Hugo Goyet, par sa voix glam, me transporte dans une autre époque des bands du genre de Boston, Journey, et autre du genre, tout en ayant son cachet propre. Leur rock plus alternatif que les groupes cités donne une belle attitude au ton générale de leur prestation. Going In, déjà, nous donne un bel aperçu de la qualité et du corps, de la substance et de l’énergie qu’ils vont déployer. Dark Road est explosive, Flight 808 va dans l’émotion et Zombie State; funky, qui s’approche d’un post prog bien ficelé. En gros, Overlap est un groupe de rock canadien qui sait se transporter dans nos oreilles et dans notre monde des émotions. Leur prestation se termine avec une demande de rappel général…mais bien sûr ça ne sera pas possible, mais on va les revoir, ça je ne m’en inquiète pas du tout. 


 

 

The Under Score 

Un rock avec attitude, un peu plus crasseux et surtout, parfait pour la longue route dans un bolide avec un moteur qui ronronne. Oui, c’est l’image que j’ai quand j’écoute The Under Score…ça me donne le gout de brûler des pneus sur le Highway. Avec Gary the Cockroach, Bobble Head et Rocking Chair, on ne peut arrêter de se sentir ‘’bad ass’’ et on se retrouve devant une troupe, une machine bien ‘’huilée’’ de part leur performance d’équipe. Dites-moi pas que vous avez manqué cela? Et bien pour les non-présents sachez qu’ils seront au Montecristo de Sainte-Thérèse (samedi 11 Juillet) et seront accompagnés d’Evidence 42, une autre formation que j’ai hâte d’écouter en fin de semaine. Pour en revenir au spectacle, le tout se termine avec The Fate, un slow pour rocker, une balade qui nous rappelle que même si on est un ‘’bad guy’’, on a toujours une place plus ‘’soft’’ à exploiter. J’en profite du même coup pour vous parler du bassiste Guy Léonard et vous inviter à l’écouter sur les ondes de LCRS Musique Rock Québec: Les Découvertes de Ti-Guy, tous les mercredis…ça c’est rock! 


 

 

Still to Find 

Quand on parle d’une formation qui fait de l’alternatif pop punk rock, je me demande à quoi ça peut bien ressembler. Alors la prestation de ces montréalais de Still To Find, me l’ont expliqué en musique et oui ça a tout son sens. Une musique accessible, punchée, dynamique et qui surtout rayonne par son ambiance positive. On tombe rapidement sous le charme du vocale de Fatima Ba et sur l’orchestration qui l’entoure. Just Kids, un rock tout en douceur et dansant ouvre la marche de leur démonstration sur la plateforme du Sonum. J’adore l’énergie de A Thousand Souls et de Devil in a Fairy Tail. Ils nous captivent et font danser, sous une vague d’ondes libératrices d’un printemps ensoleillé. J’ai conclu aussi que The Hell Song était la touche parfaite pour terminer leur spectacle, qui nous laisse avec un superbe souvenir de leur passage. 


 

 

Castor 

Pardon! Déjà. le headliner!!! Mais que ça passé rapidement. Un band doublement emblématique de notre rock québécois. On m’en a parlé, on me les a vanté; il est temps pour moi de les voir et entendre, j’ai hâte de vivre l’expérience de ces rongeurs de rock! Ça commence bien avec le titre Tiens ma bière, un rock sans compromis, avec une touche The Cult dans son ambiance. Ce que j’adore sur Castor c’est les décisions prises dans la construction de leur pièce, la force groovy de la basse de Thomas Guérette, les solos percutant de Nicky Lapointe, de William Samson à la batterie qui nous rappelle clairement qu’on est dans un show rock et de Shaun Lavallée avec toute son attitude de frontman qui a ce petit je ne sais quoi à la Lucien Francoeur dans son audace. Tous, nous transportant dans leur monde où ça punch peu importe le style qu’ils nous livrent. Qu’on soit dans le rock pur, ‘’bluesé’’ ou avec une touche de reggae, c’est accrocheur et ça me donne le goût d’en parler à tous les bookers de mon patelin (Trois-Rivières). Castor, oui messieurs, ça te termine bien une soirée. C’est avec Fin de Semaine que se termine la première soirée du Sonum Fest et oui, je suis vraiment excité de voir ce qui suit, mais encore bravo à Castor pour avoir créé un moment spécial sur une scène de l’underground. Rock on! 


 

Six formations ce soir, demain la grande journée, soit onze formations…ouf. Mais ça sera bien sûr dans une autre chronique qui suivra celle-ci très rapidement. 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground 

Tu veux en écouter plus? Tu veux contribuer au succès des bands de l’underground? Voici des liens juste pour toi! 

Tête Volante
https://tetevolante.bandcamp.com/track/dow 

La Discorde
https://open.spotify.com/artist/7tLbUNc4XLMwPlRytDiENI

Overlap
https://www.youtube.com/@overlapmusicband 

The UnderScore
https://theunderscore1.bandcamp.com/music 

Still to Find
https://open.spotify.com/artist/58Am7d9fupRxFz44zIV9RE

Castor
https://www.facebook.com/castorGroupeRock/

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Jour 2 – 16 mai 2026

Nous voilà rendus à cette fameuse journée qui est un pur marathon musical. Onze formations vont s’enchaîner, une après l’autre, et ça va nous en mettre plein les oreilles. Une charge de travail impressionnante qui m’est demandée de surcroît, mais un bon test pour ma ‘’dureté du Mental’’. Mais je suis un guerrier, votre chroniqueur de l’underground, qui donnera de son mieux pour vous faire un tableau de cette superbe journée au Studio Sonum. 

 

Martin Butch 

Toujours intéressant de voir comment on peut être créatif quand l’on se retrouve seul sur la scène, après avoir mis du temps à écrire, pratiquer, monter ses effets ambiants… personne à se fier dessus, c’est la vie d’un ‘’one man army heavy metal style’’. Martin Butch nous a préparé 12 pièces de son cru qui va du trash, au hardcore et au Death… c’est le gros du mixte dans un mode old school. De titres anglos à francophones, on y met une voix rauque qui donne ce cachet punk-hardcore, encore plus évidente dans une pièce comme Guerre et Chaos. Une pièce qui vient me chercher, avec son style Motorhead est Crucifix Me, un train rock&roll métallisé. Tout ce mélange de vibration reste concis et accrocheur. Dans une pièce instrumentale comme Alerte Rouge, on voit aussi le travail qu’un compositeur comme Martin Butch peut mettre pour en sortir un produit de qualité. Un très bon début de journée avec un son qui a du coffre. 


 

 

Legion of Decadence 

On change de ton complètement. Les ténèbres s’installent pour faire place à une musique black métal mélodique avec un vocal féminin. De plus, avec leur nouvel album, tout frais, tout chaud, No Road Left to Burn (paru le 6 mai 2026), je découvre leurs nouvelles créations avec joie. C’est avec Fearmonger de l’album Checkmate (2025) qu’on se lance avec une harmonie très élevée et la voix de Karine Gagnon, qui nous enchante, s’affirme, prend sa place. Un bel équilibre qui met en place et en éclat, chaque membre, à la poursuite de subtilités et de surprises. Mais la pièce que j’attendais le plus et depuis quelques semaines: Epiphany (les trois parties) était une récompense en soi. Un voyage, dans un monde musical plus black progressif, une odyssée dans le drame et le théâtral, mais avec des parties aussi très rock, surtout sur From Rag to Riches (Epiphany part 2), qui met particulièrement en valeur la basse de William Lafrance et, par la suite, un son qui parfois me rappelle du King Crimson moderne. Pour ceux qui recherchent une belle soirée, aller au Piranha Bar le 6 juin, car ils y performeront, accompagnés de Nail et Callous Breed… ça va être magique!!!


 

 

Wodos 

Dans le monde de la nouvelle garde du thrash metal québécois, ils sont une force qui est indéniable. On attend Justin, le batteur, qui nous arrive à la dernière minute: histoire de bateau et de monstres marins, mais ça, c’est du délire. On s’installe et, encore une fois, c’est une prestation folle et balistique. J’adore Sacrifice et Crystal Lake, mais chaque chanson est une rafale endiablée. Vous ne connaissez pas? Vous aimez le thrash metal? On va tout de suite chercher leur démo!!! Maintenant, petite surprise pour vous, une entrevue avec Benji, chanteur de la formation, qui nous donne de superbes nouvelles sur la formation et pour les autres formations du genre… bienvenue dans le frigidaire du Sonum:


 

 

Morsure 

Ils nous arrivent d’un patelin où les épis de blé d’Inde ont des mohawks, où les ratons laveurs sont anarchistes: bienvenue dans le monde de la violence de fond de rang avec Morsure. On les reconnaît par leur punk sans compromis, franc et parfois cynique. Ils vont dans un mode d’écriture intuitif et sans censure. C’est toujours un plaisir pour moi de les voir, car on ne s’ennuie jamais, soit par leur bon vouloir de nous distraire, soit par des événements qui leur échappent… cette fois-ci, c’est la machine à boucane qui avait le ‘’piton collé’’. Au début je croyais à une farce, mais oui, on en a pris plein la gueule! Mais ça ne freine pas le trio de Yan, Yann et Pas Yan, qui jouent dans une ambiance cumulonimbus. Mais en même temps, c’était parfait pour la chanson Stef Carse avec une aura ‘’Pet sematary’’. Pour les fans du genre, n’oubliez pas que Violence de fond de rang (party deux) est disponible depuis quelques mois et de plus, en vinyle, vous avez les deux Ep… génial! À voir bientôt, le 19 juin, au Murdoch (Sherbrooke), ils nous reviennent en première partie de la formation australienne Smash Youth… à ne pas manquer! 


 

 

Once and For All 

Nous voilà dans un mode guttural et cela dès le premier lancer de la formation. En moins d’une minute, on sait qu’on nous amène dans un monde dur, brutal et souffrant. Un modèle d’oppression auditive, dans le bon sens du terme… On sent le poids de la puissance des abysses tout le long du ‘’set’’. Superbe reprise de Sons of Northern Darkness (Immortal). J’aurais aimé vous donner plus d’informations sur cette formation, mais, une chose est certaine: un vocal solide et un superbe travail à la basse, un band solide. Il est temps pour vous, les boys, d’avoir un page (au moins sur Facebook) car il est très possible que les amateurs du genre (death metal) s’intéressent de près à ce que vous faites. Once and For All, ‘’bad ass’’ du début jusqu’à la fin. 


 

 

Lunasick 

Formation qui a son pied à terre en Mauricie, ils nous arrivent avec du matériel neuf et enlevant. Un metal mélodique, metalcore, avec multiples affinités de style. On y retrouve entre autres Julien De Carufel (Nova Spei), Jean-Daniel Poirier (Apocalyptic Fear), Michel Marchand à la guitare, Alexandre Rousseau à la Basse et, bien sûr Lil Jo Monster au chant qui vit une totale renaissance depuis son départ de last Dance Among Wolves. Déjà à l’époque, il était remarquable, mais avec Lunasick, il exploite son vocal avec tant de nouvelles nuances, wow, juste wow. Des textes en anglais et en français avec le même punch, comme pour Et tu Danse à Tue-Tête. Nuances musicales et vocales impressionnantes lors de Decline of Humanity et Wicca. Beau travail les hometown boys!!!


 

 

Saule Noir 

Encore une fois, une formation de Québec nous revient avec une noirceur digne du Ginnungagap. Un black metal troublant et dominé par un vent d’introspection et de souffrance. Comment oublier cette prière aux ténèbres, mais qui évite la redondance dans le titre Le sombre Mort d’Autrefois. Mais me voilà avec une pièce qui sera ma préférée de la journée, mon ‘’two tumbs up of the day’’, Valse Macabre, qui débute à la guitare sèche et qui nous transporte dans un monde d’émotion vive et lugubre. Ça vous surprend sûrement du fait que je fais rarement de chronique sur le genre, mais la qualité est là, l’émotion est là et la détermination de cette formation à nous faire vivre l’émotion du moment est palpable, superbe pièce. De plus, nous avons la joie de découvrir une nouvelle pièce qui terminera la prestation de ceux-ci: La Vallée de Himmon, lieu des lépreux et pestiférés… m’a obligé à creuser sur le sujet, vraiment intéressant. C’est ce que j’aime de ce style, la recherche, l’intellectuel et l’émotif derrière le macabre. 


 

 

Sanaga 

On revient dans le brutal, à consonance death metal. Sanaga, qui a participé à une entrevue avec Le Pwel de GMPQ il y a peu de temps, nous arrive avec du matériel qui résonne comme une usine à baston. Je n’ai pas eu accès aux informations concernant le titre des chansons et membres, mais je pense reconnaître un ou des membres de Meet the Mailman dans cette formation, si je me trompe, svp, ne pas me lancer de roches. C’est une vague de rudesse sans frein, et captivante comme une longue rivière qui déferle et qui sort de son lit pour nous en mettre plein la gueule. Cette formation de Québec plaira sûrement à toute personne et admirateurs de musique colérique et sans détours. Bang, dans les dents!


 

 

Ammo 

Toronto, here we go! Heu, non, c’est Toronto qui se déplace au Studio Sonum. Haaaa voilà un bon band de Speed Metal qui me fait penser à des matchs faciles avec des formations

d’ici comme Metallian, Tol ou Noor. Non seulement ils ont la musique, mais aussi les poses du style. Brett Hexx, un frontman clairement chevronné, nous catapulte dans son mode ‘’crazy horse’’ avec les volées de guitares enlevantes. La salle est remplie de gens obnubilés par ce qu’ils entendent, moi de même, je vis un fort moment présent, et l’envie ne me manque pas de laisser mon crayon et ma caméra pour juste être en avant de la scène et faire du headbanging pour un peu moins d’une heure. Ils auraient pu être ‘’headliner’’ de la soirée sans problème, une très belle découverte. 


 

 

Thunderslave 

Les courageux et très sympathiques membres de cette formation mexicaine nous arrivent avec le sourire au lèvre. Je ne me rappelle pas avoir vu une formation qui nous remercie autant d’être présents à leur spectacle. Ils sont fébriles et leur joie du moment est contagieuse. Un mélange de thrash et speed metal ‘’old school’’ qui nous percute avec toute l’énergie et la bienveillance d’un Carlos wild et de ses compères qui déchirent et qui en donnent pour les fins et les fous. Le raz-de-marée commence avec Going Faster qui met le ton de la performance générale. Jake Grease à la batterie est un démon qui ne semble pas être capable de s’essouffler. Hell breaks Loose, que j’écoute présentement chez moi en écrivant, m’a donné comme effet d’acheter leur démo en ligne (bandcamp)…allez-y vous aussi et donnez votre prix. Une acclamation bien méritée pour eux, qui nous arrive de loin et qui repartent eux aussi avec de superbes mémoires de ce spectacle… ils parlent déjà de revenir au Québec, ils nous aiment, et ils font de la musique du tonnerre… si vous entendez parler de Thunderslave, d’un retour dans la belle province… vous vous déplacez!


 

 

Fragmatik 

Première prestation au Sonum Fest 2025, l’année passée, et nous les revoilà ‘’headline’’ du samedi de ce festival de la musique émergente et underground. Leading Anarchy nous rappelle le succès qui a fait d’eux une curiosité impressionnante dans la relève du thrash l’année passée. Toujours et encore, on à le droit à tout un spectacle, et cela en grande partie avec Gabriel ‘’Crazy Fingers’’ Boucher, qui, entre autres, nous fait un solo à la Eddy Van Halen, très année 80 et de plus en plus rare. Je suis toujours étonné par ce jeune prodige de la guitare. Une autre observation qui est flagrante est l’animation et la présence grandissante aux vocales (choriste) du bassiste Dylan Ramirez. Depuis un an, il a pris des galons et une assurance qui donne vraiment un plus à cette jeune formation. Belle job Dylan! Même si ça ne donne pas de valeur ajoutée au spectacle, il a été le fun d’entendre du Black Sabbath en cover, ce qui permet aussi à nous démontrer la polyvalence de Justin X qui s’installe à ce moment à la batterie. On termine sur Unexpected Visit, et du même coup, je mets un crochet dans ma liste ‘’to do’’ en cette fin de journée, jour 2 du Sonum Fest 2026… on se reprend demain pour une grande finale de dix formations pour la dernière journée du Festival. 


 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Tu veux en écouter plus? Tu veux contribuer au succès des bands de l’underground? Voici des liens juste pour toi! 

Legion of Decadence
https://legionofdecadence.bandcamp.com/music 

Wodos
https://wodosband.bandcamp.com/music 

Morsure
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/music 

Lunasick
https://www.youtube.com/@lunasickband 

Saule Noir
https://saulenoir.bandcamp.com/track/le-meurtre-du-baron-des-ombres 

Sanaga
https://www.facebook.com/profile.php?id=61585662054767 

Ammo
https://ammo.bandcamp.com/music 

Thunderslave
https://thunderslave.bandcamp.com/album/going-faster 

Fragmatik
https://fragmatik.bandcamp.com/music

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Jour 3 – 17 mai 2026

Jamais deux sans trois, nous voilà déjà à la journée de clôture du festival, mais non la moindre, pleine de surprise, de bonne musique et de curieux qui se présentent pour contempler les prouesses de nos formations de l’underground musical québécois. Je suis ‘’top shape’’ et très alerte de ce qui va se passer en cette (enfin) belle journée du dimanche. J’en profite tout de suite pour remercier l’équipe du Sonum qui encore une fois, fut sur la coche, agréable, souriante et vraiment investie dans l’événement. Bravo à toute l’équipe et au gin-concombre svp…On est prêt! 

 

Evidence 42 

De Montréal, ils nous arrivent, avec leur rock à saveur côte ouest (alternatif/grunge) bien à l’affiche. Première impression est l’amenée de l’émotion dans le vocal de Simon Rajotte, qui rappelle un mixte dans le grain de voix d’un Kurt Cobain (Nirvana), Gavin Rossdale (Bush) et autres du genre. Parfait pour un début de journée de festival, on nous laisse entrer dans son monde de rock aéré mais très prenant. On commence par nous présenter une nouvelle pièce Guttural God et par la suite The Night qui donne le ton entre autres par la qualité claire des mélodies à la basse. On nous revient avec une autre pièce inédite: Certainly…on est gâté dur!!! The Wish, un rock sombre m’est porté à l’oreille, probablement mon morceau préféré, mais c’est difficile à choisir dans le lot, car c’est succulent de A à Z. Une autre belle découverte, et la journée ne fait que commencer. 


 

 

Sommdays 

Quand l’énergie et l’attitude du rock s’entremêlent avec celle du heavy metal, ça donne Sommdays. Premièrement, ce que j’aime dans un spectacle c’est de voir, des performeurs qui transpirent leur musique, qu’il est évident qu’ils croient totalement à leur musique. Cet exemple je le voit impérativement, d’un vif éclair dans les yeux du frontman de la formation, et ça j’adore. Mon homologue anglais, Chris Lam, dirait: ‘’He totally believe in what he do!’’ Que ce soit en français ou en anglais, ça rentre au poste, mais la palme pour moi, est dans la langue de Molière: Les Bombes. Les solos de guitare d’Alex Lachance, coupent l’air comme une lame de rasoir et les percussions sont guidées par les dieux Ouragans. On sent que le produit est made in Québec et ça me rend fier. Ayez un superbe show à Montréal le 30 mai les boys! 


 

 

Intensea 

Un trois heures de route nous sépare entre le bled du duo d’Intensea et le Studio Sonum. Pour une deuxième année consécutive, ils nous font l’honneur de faire le trajet sur nos

‘’belles’’ routes du Québec et exposer leur talent, celui de faire du rock canadien enlevant. Ce que j’aime du vocale d‘Alex Pagé est, comme des chanteurs comme Peter Gabriel, Fish, Jeff Martin et quelques autres, d’être capable d’aller chercher des notes, qui sont sur le ‘’edge’’ de la fausse note, qui donne c’est effet émotionnel-perte de contrôle, sans faussé…c’est un art en soi et je challenge bien des chanteurs de comprendre et de répliquer: pas mal moins évident qu’on peut le croire. Lost Space est un bel exemple de cela et de l’effet de communion entre les deux artistes. 


 

 

Subir 

Venu d’un monde bien à eux, une vibration et un visuel qui me rappel l’état de mon cerveau avant mon premier café le matin, dans un style black/stoner minimaliste et lourd, mais qui provoque une grande curiosité…j’adore qu’on me bouscule, dans mes attentes… me surprend, me fait sourir et me pousse à découvrir les subtilités que ce jeune trio va m’offrir. L’humour est de mise lors d’une ‘’chorégraphie’’ sur Nain Loup. Le stoner se fait aller dans toutes ses palettes ou tout son prisme, de Peter la Boule à Trou de Loup, on en apprend sur toutes les nuances possibles. On nous interpelle dans Holy Gravy, sur le fait que c’est la 2ème pièce en anglais…vous comprendrez l’humour du fait que nous sommes devant une formation qui fait de l’instrumental. Ils sont originaux et pour pousser sur leur folie, je leur conseillerais fortement de ‘’pimper’’ leur robe de chambre…une formation à découvrir, non t’as subir…ouf (jeux de mot facile). 


 

 

Grymstoned 

Quand je parle de se créer un personnage, une aura, une identité propre, François Savard a clairement bien compris le concept sans pousser sur l’enveloppe, juste nous faire entrer dans un univers qui s’éloigne du casse-croûte musical du déjà vu. J’écoutais et en songe, m’est arrivé Jim Morrison, qui me dit: ‘’ hey man, nice band, great sound…seems to feel at home in this vibe’’…qui suis-je pour m’obstiner avec le frontman de the Doors, même en songe. De toute façon, il a raison, un rock un peu sur le mode stoner, edge psychadelic par moment…moi, j’embarque dans le projet. J’adore aussi le lien entre le vocal principal et le support du choriste, c’est dans le mille. Je n’ai pu m’empêcher d’acheter leur album Blood Shot sur bandcamp pour revivre le moment…Ouroboros, Hypocrite Waltz, Midnight Loner…On veut les entendre encore! Grymstoned, encore une superbe découverte!


 

 

Pit Striker 

De tous les band de thrash Metal du Québec que j’ai vu en spectacle, c’est sûrement Pit Striker que j’ai vu et écrit le plus dessus et non, je ne suis pas à leur solde, mais clairement fan de leur musique et du talent global de cette formation. Spectacle après spectacle, il démontre une éthique claire face à la qualité de leur performance musicale sur scène…en ce qui concerne l’humour…c’est à la française ha ha ha…je me comprends, hum, donc,

encore une fois, on s’amuse, on écoute un thrash solide, qui selon moi, mérite une plus grande plateforme pour se produire. Les voici d’ailleurs dans une courte entrevue au frais…et on se revoit dans quelques semaines au Gaspésien Metalfest 2026.


 

Buffalo Theory Mtl 

Nous voilà avec une formation de heavy metal saupoudré de stoner. Formé il y a de cela 20 ans, on s’inscrit au tableau des albums quelques années plus tard, avec leur démo Live in studio (2010). L’eau a coulé depuis et nous voilà devant une équipe de choc blindée et talentueuse qui nous sert un programme de concert varié, dans le temps (différent/album) et dans les harmonies. Je suis un big fan du son de Skeptic Knight et Unleash it, qui se succède, mais Du Metal est celle qui m’accroche le plus du lot, un son pour la route, pour lancer des ogives ou juste donner le feeling bad boy, une sonorité qui serait dans mon casque d’écoute très souvent…. et au diable la dépense, j’achète l’album Heavy Ride et le dernier ep El Diablo. Je me sentirais ‘’cheap’’ de ne pas le faire, au nombre de fois que je les ai écoutés! En finissant, superbe travail du frontman Yannick Pilon, prestance sur la coche.


 

 

Tunguska Mammoth 

Non, ils ne nous arrivent pas de Sibérie, mais ce groupe montréalais à un impact d’une météorite dans le monde du stoner québécois. Je suis totalement émerveillé par leur ep Cactus, que j’ai pu écouter avant de les voir en direct du Studio Sonum. L’effet moustache à la Glenn Hughes (Village People), nous renvoie visuellement sur la côte ouest américaine pour se rappeler de la fondation du style rock lourd, avec distorsions contrôlées et un ascendant de locomotive qui va à fier allure. Maxime Bellerose et sa troupe nous font voyager, entre autres, en mettant de l’avant leur ep Cactus paru en 2025, presque jour pour jour au spectacle actuel. On y voit aussi un petit côté rock garage à la Red Fang, qui pour moi est un ajout si agréable. La chanson La Fuite est, pour moi, une superbe track pour un poursuite de véhicules dans un film policier…le genre qui brise tout sur leurs passage. Si j’avais à booker un show all Stoner dans ma ville: le trio Sons of Arrakis, Sandveiss et Tunguska Mammoth, serait sans contredit mon premier choix. 


 

 

La Corriveau 

Eux aussi, La Corriveau, fête le premier anniversaire de leur dernier album: Metal Witch. Un album qui fut toute une aventure en soit…je n’avais pas vu autant de vidéo pour un album depuis Hysteria de Def Leppard. Pour le spectacle, nous n’aurons pas de claviériste (Mathieux Fiset) qui est dans une aventure bien loin d’ici et les arrangements qui se doivent seront transférés au soin de Marco Thiboutot à la guitare, ce qui passe très bien, entre autres sur Crimson Sky. On nous joue une pièce du premier album, Come to me. La

formation est vraiment en feu et le duo Maxime Bois/Valérie Michaud, sont encore une fois de calibre international, j’en suis jaloux moi qui chlingue au vocal. La surprise de la soirée est de voir arriver Paul Di Giacomo, qui dans le passé, avait participé au premier album sur Your Demise. Ça sera qu’un échauffement pour lui car on le revoit tout de suite avec son band: The Unplugged Band, qui clôturera l’événement. 


 

The Unplugged Band 

C’est sur un air de party que se termine la troisième édition du Sonum Fest et on a choisi un groupe de cover pour animer les festivaliers. On y va avec des succès de formations comme The Bad Touch, Blink 182, Bad Religion Eminem, Lady Gaga, Joe Dassin, Rancid, Linking Park et un lot impressionnant de chansons qui se mixte Paul Di Giacomo style…Même les amateurs de metal se laisse aller sur cette fantaisie musicale plus pop, mais très bien ageancée pour que tous aille un fun noir. Alors vous êtes à la recherche d’une formation de cover: The Unplugged Band est sûrement pour votre party!

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground 

Tu veux en écouter plus? Tu veux contribuer au succès des bands de l’underground? Voici des liens juste pour toi! 

Evidence42
https://evidence42.bandcamp.com/music 

Sommdays
https://open.spotify.com/artist/1ZmXp5kx1BGFBSnlR8Kp8T

Intensea
https://intensea.bandcamp.com/album/eclipse 

Subir
https://subir.bandcamp.com/music 

Grymstoned
https://grymstoned.bandcamp.com/ 

Pit Striker
https://pitstriker.bandcamp.com/album/happy-thrash-friend 

Buffalo Theory Mtl
https://buffalotheorymtl.bandcamp.com/music 

Tunguska Mammouth
https://tunguskamammoth.bandcamp.com/music 

La Corriveau
https://lacorriveau.bandcamp.com/music

On se revoit l’an prochain Sonum Fest !

Electric Callboy//Polaris//Scene Queen @ Place Bell, Laval – 15 mai 2026

Voici le retour de Phil Grondin et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Electric Callboy présenté par Heavy MTL, EvenkoLive Nation à la Place Bell de Laval le 15 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Polaris et Scene Queen.

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Retour sur le spectacle

Habits fluos, peignures dignes des années 80 et glowsticks en mains, voici la thématique de la soirée alors que le flamboyant groupe Electric Callboy s’arrêta à la Place Bell dans le cadre de leur tournée « Tanzneid World Tour » avec artistes invités Polaris et Scene Queen. Le spectacle, originalement prévu pour le jeudi, a dû être déplacé le vendredi vu la finale en série éliminatoire de l’équipe féminine de hockey « La Victoire de Montréal ». Ceci n’a pas arrêté les gens de se déplacer en grand nombre pour faire le party !

Scene Queen

Scene Queen est le premier groupe à venir s’installer sur scène afin de réchauffer la salle. Après avoir lu un peu sur cette chanteuse, elle se voit comme celle ayant inventé le « bimbocore », une sorte de metalcore avec des thèmes féministes. Après sa prestation de 30 minutes, je peux vous assurer qu’elle assure ce style nouvellement inventé alors que c’est cru et vulgaire, et j’aime ça ! De son vrai nom Hanna Rose Collins, elle est accompagnée de musiciens au drum et à la guit afin de présenter ses pièces.

Lors d’une pièce, elle invite même le monde à twerker en circle pit. Assez ingénieux, jamais je n’aurais pensé à ça ! Avec des titres comme « Mutual Masturbation », « MILF » et « Pink G-String », le but de Scene Queen est de provoquer et ça fonctionne haut la main. On aime ou on n’aime pas. De mon côté, j’ai apprécié ce qui nous a été présenté. C’était amusant et agréable afin de mettre la table pour Polaris et Electric Callboy. Une bonne première partie qui a su me faire sourire à plusieurs occasions.

 

 

Polaris

Polaris, groupe metalcore australien, est venu nous présenter du matériel de leur plus récent album « Fatalism », sorti en 2023 ainsi que quelques pièces de leurs deux autres albums. Ne connaissant aucunement Polaris outre le nom, les australiens m’ont agréablement surpris. L’énergie était au rendez-vous et le chanteur, Jamie Hails, n’hésite pas de nous partager cette énergie alors que les moshpits n’ont pas arrêté ainsi que les body surfings.

En ouvrant avec la pièce « Dissipate », la table était déjà mise pour les 45 prochaines minutes. Du lourd, de l’intensité et des breakdowns bien placés et garochés dans notre face. Polaris a été une belle découverte pour plusieurs, moi inclus. Un bon groupe qui a su réchauffer le parterre et les gens dans les estrades avant l’arrivée d’Electric Callboy, la machine de guerre du party.

Setlist :

1. Dissipate
2. Inhumane
3. The Remedy
4. Overtflow
5. Masochist
6. All of This is Fleeting
7. Hypermania
8. Nightmare

 

 

Electric Callboy

PARTY TIME ! C’est ce que je me suis dit à la seconde que l’énorme drapeau qui cachait la scène est tombé pour laisser place à Electric Callboy. Avec la pièce « TANZNEID » qui ouvre le bal, nous voyons les meilleurs mouvements de danse dignes d’un rave electro metal. Le groupe est en pleine forme et a eu le temps de recharger les batteries suite à la journée de congé forcé qui a été imposée suite à la victoire de l’équipe féminine de hockey.

Écran géant en arrière de la scène afin de montrer la thématique de la chanson jouée, confettis lancés sans arrêt, lumières multicolores, c’est une véritable fête et piste de danse sur le parterre. La Place Bell est littéralement devenue une séance d’entraînement (workout) pour n’importe qui sur le parterre. Ça brassait ÉNORMÉMENT.

Electric Callboy est reconnu pour son énergie et son enthousiasme contagieux. Ceci ne fait pas exception à la règle quand on a la chance d’entendre des pièces comme « Tekkno Train », «Hypa Hypa», « Elevator Operator », etc. Electric Callboy déborde de chansons entraînantes et qui sont considérées déjà comme des classiques par le groupe. Nous avons même eu le droit à une chanson jouée de façon acoustic au beau milieu de la scène, beau petit moment de détente et apprécié.

C’est avec les pièces « RATATATA », chanson iconiquement en duo avec le groupe BABYMETAL, « Spaceman » et  « We Got the Moves » que la soirée se termine. Est-ce que je vais retourner voir Electric Callboy la prochaine fois qu’ils seront de passage au Québec? Assuré à 100%. J’ai trippé comme ça se peut pas. C’est le genre de groupe qui nous fait sourire et qui fait du bien à l’âme.

Le spectacle maintenant terminé, la foule peut retourner mettre leurs habits fluos et leurs costumes dans le garde-robe jusqu’à leur prochain passage. WOW ! C’était coloré. J’ai adoré !

Merci à Heavy MTL et Evenko pour le spectacle !

Setlist :

1. TANZNEID
2. Still Waiting (Sum 41 cover)
3. Tekkno Train
4. Hypa Hypa
5. MC Thunder
6. Neon
7. Pump It
8. Hurrikan / Overkill / All the Small Things / Bodies
9. Revery
10. Hypercharged
11. Mindreader
12. Monsieur Moustache / Muffin Purper-Gurk / We Are the Mess / Crystals
13. Drum Solo
14. Fuckboi (Acoustic dans la foule)
15. Everyime We Touch (Maggie Reilly/Cascada remix)
16. MC Thunder II (Dancing Like a Ninja)
17. Elevator Operator

Rappel :

18. RATATATA (BABYMETAL présent à l’écran)
19. Spaceman
20. We Got the Moves

(Pascal Schillo, guitariste du groupe, a du s’absenter pour le restant de la tournée pour des raisons familiales)

-Phil Grondin
Photos: Emilie Hould

 

Flea and The Honora Band @ Théâtre Beanfield, Montréal – 10 mai 2026

Voici le retour de Cherry Lesly lors du spectacle de Flea and The Honora Band présenté par Evenko au Théâtre Beanfield de Montréal le 10 mai 2026.

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Flea and the Honora Band

Dimanche 10 mai 2026 20h00 Théâtre Beanfield, Montréal

« Les lumières baissent. Sur scène, Flea apparaît au centre, avec un costume à rayures et des paillettes dorées qui captent la lumière, entouré de ses quatre musiciens talentueux. Contrebasse, batterie, guitare et saxophone qui semblent prêts à embarquer le public dans un voyage sonore délicat et sauvage à la fois.

D’entrée de jeu, l’ambiance est posée par un jazz expérimental sur fond d’électro, les textures sonores s’étirant lentement avant de se densifier, donnant une sensation flottante, presque cinématographique.

Derrière eux, un écran projette des images apaisantes de la nature forêts, prés, rivières créant une atmosphère immersive, presque hypnotique. Dans plusieurs vidéos Flea courent à travers ces paysages, comme si la musique et l’art visuel tentaient de raconter un même récit intérieur.

Très vite, Flea prend le micro pour présenter chacun de ses musiciens. Il raconte comment ils ont rejoint le groupe, leurs parcours, leurs influences. C’est intime et ça donne une impression d’être invités dans une conversation plutôt que dans un simple concert. Ces petites histoires donnent aussi au public le contexte pour mieux comprendre ce qu’on va entendre ensuite.

Puis vient un solo de basse déstructuré, un moment intense où les lignes rythmiques se tordent et se libèrent, explorant des textures sonores inédites. Puis, un duo basse / contrebasse qui met en valeur une sorte de dialogue musical, parfois presque silencieux, parfois explosif.

Transition vers un morceau plus structuré moins improvisé, plus jazzy, avec des bordures légèrement rock’n’roll. C’est le premier moment où on sent la foule se détendre et groover ensemble.

À plusieurs reprises, Flea retourne au micro, chante et fini par faire tomber sa veste, comme pour accueillir encore plus de liberté dans le jeu. Cette énergie est contagieuse : les instruments s’emmêlent, la trompette surgit avec force, et la musique oscille entre sophistication jazz et effusions plus brutes.

La projection derrière lui continue comme un fil rouge : on voit Flea marcher sous un ciré jaune dans une prairie, silhouette solitaire dans un paysage vaste.
Plus tard, une vidéo le montre roulant au sol dans le sable près d’une plage, faisant des gestes étranges et presque surréalistes, comme une petite performance d’art visuel intégrée au concert.

Le moment le plus poignant arrive vers la fin du set : Flea lève les mains vers le ciel, remercie le public, puis saisi sa trompette pour un solo final.
Derrière lui apparaît un cercle lumineux, comme un soleil vert parsemé de taches, une image simple mais puissante, semblant symboliser un éclat émotionnel avant la conclusion.

Il repose ensuite sa basse, s’agenouille pour un dernier tour intense et émotionnel, et la salle explose en applaudissements spontanés.

Puis, avec un chaleureux « Thank you, good night ! », il salue ses musiciens, c’est la fin du set principal.

Après quelques secondes de rappel, le groupe revient pour une dernière chanson, qui parle de la mort mais de manière joyeuse et presque libératrice.
Le public, visiblement touché, la reprend presque en chœur, un moment qui ressemble moins à un simple rappel qu’à une communion.

Puis, les derniers adieux, et la lumière revient.

-Cherry Lesly

Dethklok & Amon Amarth @ Centre Bell, Montréal – 2 mai 2026

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de DethKlok et Amon Amarth présenté par Evenko et Live Nation au Centre Bell de Montréal le 2 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Castle Rat.
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Retour sur le spectacle

Ce samedi nous étions conviés au Centre Bell, non pas pour encourager nos valeureux sur patins du tricolore, mais bien pour venir festoyer principalement avec nos guerriers vikings d’Amon Amarth.

 

Castle Rat

Pour débuter quoi de mieux que de revoir à nouveau (pour ma part) ou bien de découvrir (pour la plupart) ce fameux groupe de Brooklyn qu’est Castle Rat. Un groupe qui unifie le fantasy visuellement, le Doom métal et qui assaisonne bien le tout avec des touches oldschool metal ou classic rock.

Les membres du groupe ont chacun leur propre personnage, Riley Pinkerton alias la reine rate, qui fait les vocaux et la guitare, Franco Vittore, guitariste, jouant le comte vampire, Charley Ruddell le docteur de la peste à la basse ainsi que Joshua Strmic, le druide à la batterie. Le tout rappelant un univers à la Masters of the universe, Riley ressemblant étrangement à She-ra de cette même franchise.

Ils auront eu le temps de nous démontrer leur savoir-faire et leur théâtralité qui aura su piquer la curiosité de plusieurs. Riley demandant de scander des réponses au public qui manifestement embarqua dans le jeu. Une fébrilité dans la foule se faisait sentir après leur passage, mission réussie pour les artistes de King volume records. Pas mal pour une jeune formation de 2019.

 

 

Amon Amarth

Ensuite, on couvre le tout d’un épais rideau noir et on procède aux installations scéniques d’Amon Amarth. Groupe vétéran abordant le thème viking depuis le milieu des années 90, la troupe de Johan Hegg était de nouveau en sol Montréalais.

La batterie était une fois de plus sur le casque du dieu Surtur géant (eh oui avec des cornes ce n’est pas une anomalie historique!). On ouvre la machine avec Raven’s Flight, pour ensuite déployer plusieurs guerriers du clan Hullsborg (Grimfrost), La foule est très enthousiaste et réceptive.

Devenu une tradition, nous avons eu droit à une séance de ramage (les fans s’assoient par terre et rame à l’unisson!). C’était assez intense car presque tout le parterre s’est prêté au jeu. C’est bien beau, mais tout ça donne soif! Quoi de mieux que de scander Raise Your Horns durant cette pièce devenue fétiche du groupe! Le clan Hullsborg sera invité sur cette pièce à lever leur corne à la santé de tous! Johan Hegg s’amusant à dire plusieurs fois le sacre TAB*RNAK! Au grand plaisir des amateurs.

On bouclera la prestation avec Twilight of the Thundergod, avec des vidéos offrant des marées hautes et violentes sous un ciel orageux avec éclairs persistantes. Agrémenté d’un dragon géant de mer (gonflable !?!), qui était relativement efficace (on y verra même la queue bouger de l’autre extrémité de la scène.)

 

 

Dethklok

Comme tête d’affiche Dethklok venait nous prodiguer une rafale de riffs. Artiste avec comme membres une identité ‘secrète’, nous avons dû photographier FOH c’est-à-dire à partir de la console au parterre. Malgré tout, ce ne fut pas très grave comme restriction car vous verrez que l’on ne voyait pas les individus ou presque.

Seulement un écran géant crachant des images tirées de l’émission d’animation reliée au projet. Les vidéos étaient très drôles par moment, mais je me suis lassé un peu après quelques pièces. Je dois avouer que j’ai quitté avant la fin, ayant l’impression de voir une diffusion visuelle sans protagonistes.

Aussi la musique de Dethlok est beaucoup générique pour mon oreille métal. Toutefois je peux comprendre ce happening et les fans qui aiment bien ce type de produit.  Mais j’aurais aimé avoir plus de vivant. Sinon très belle soirée un peu inégale à mon avis ( Dethlok en headliner? )

-Martin Desbois
Journaliste et photographe

Dark Tranquility//Soen//Persefone @ Théâtre Beanfield, Montréal – 22 avril 2026

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Dark Tranquility et Soen présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Théâtre Beanfield de Montréal le 22 avril 2026 et qui mettait également à l’affiche Persefone

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Retour sur le spectacle

La tournée « Scandinavian Heavy Arts Tour » mettant en vedette les suédois de Dark Tranquillity et Soen s’arrêta au Théâtre Beanfield de Montréal en ce beau mercredi d’avril. Le vestiaire est maintenant rendu chose du passé pour les prochains mois alors que plusieurs personnes abordent déjà les terrasses avec leur gilet de Dark Tranquillity et Soen. On s’en va dans la bonne direction !

Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, la soirée affichait complet. Un autre spectacle qui affiche complet, ça se prend toujours bien et démontre que le metal se porte très bien au Québec! Disons qu’à chaque fois que Dark Tranquillity passe en ville, il n’est pas rare que ça l’affiche complet. Eux qui sont vus comme des fondateurs du melodic death metal avec des groupes comme At the Gates et In Flames.

Persefone

Persefone a la charge d’ouvrir les hostilités et de réchauffer la foule. En provenance de l’Andorre (merci Google d’exister puisque je n’avais aucune idée de l’endroit de ce pays. C’est en Europe entre la France et l’Espagne!) Ayant entendu le nom à de multiples occasions, enfin j’ai la chance de voir Persefone en show.

Le groupe œuvre dans le melodic death metal avec une petite touche de progressif. Honnêtement, ils sont vraiment solides sur tous les niveaux ! Seul bémol de leur performance est la guitare d’un des guitaristes qui semblait toujours avoir besoin d’une petite retouche. Une corde semblait lâcher très souvent, mais cela ne leur enlève rien. Ils ont été solides sur toute la ligne.

Le chanteur, Daniel R Flys, possède un énorme charisme et interagit relativement souvent avec la foule. Il demande souvent de partir un pit, mais malheureusement, la foule semble vraiment sur le « slow motion » comme on dit en début de soirée. Elle va se réveiller plus tard dans la soirée par chance ! Un petit pit timide est réalisé vers la dernière pièce soit « The Great Reality ». 

Pendant plus de 40 minutes, ils ont su nous démontrer leur talent plus qu’exceptionnel. Sans hésitation, Persefone est un groupe qui m’a été une très belle découverte. Le groupe a préféré miser sur son dernier EP, « Linga Ignota, Part I » sorti en 2024, pour la moitié de leur courte setlist de 6 pièces. Persefone s’est clairement fait plusieurs nouveaux fans. De vraies brutes !

Setlist :

Sounds and Vessels
One Word
The Equable
Stillness Is Timeless
Living Waves
The Great Reality

 

Soen

Soen est le premier groupe suédois à venir remplir les planches du Théâtre Beanfield. Ayant vu le groupe à Québec dans le cadre du festival Envol et Macadam en 2024, Soen est un groupe que j’ai eu la chance de voir et apprécié à voir en spectacle. Optant pour une setlist majoritairement axée sur leur dernier album « Reliance » sorti en janvier 2026, Soen nous a démontré qu’ils sont des musiciens jouant du prog comme il se doit.

Au point de vue musical, les musiciens sont de vrais brutes sur tous les niveaux. Par exemple, nous avons Martin Lopez, ancien drummeur d’Opeth et Amon Amarth. Déjà là, nous voyons que c’est du sérieux. Le chanteur, Joel Ekelöf, possède un charisme de fou et n’hésite pas à interagir avec la foule à de multiples occasions.

Par contre, je remarque un « clash » contrairement aux deux autres groupes de la soirée. Soen est principalement axé sur un vocal clean et tranquille versus les deux autres groupes avec une certaine brutalité, un growl puissant et fort. Sans enlever l’énorme talent de Soen, je trouvais le clash immense. Soen attirait sa foule et Dark Tranquillity a également attiré la sienne puisque le parterre s’est vidé considérablement à Dark Tranquillity. Je m’attendais à un parterre en sardine comme un vrai spectacle sold-out mais il y avait beaucoup de places sur le côté, bref !

Rien de moins, j’ai adoré ce que Soen nous a proposé malgré l’énorme différence de son entre Dark Tranquillity et Soen. Soen reste un groupe qui s’écoute très bien et est intéressant à voir en show.

Setlist :

1. Mercenary
2. Antagonist
3. Fraccions
4. Memorial
5. Indifferent
6. Lascivious
7. Discordia
8. Lotus
9. Primal
10. Violence
11. Unbreakable

 


Dark Tranquillity

Les vétérans du melodic death metal sont venus casser la baraque du Beanfield. Deux ans après leur dernier passage avec Amorphis au Théâtre Fairmount, Dark Tranquillity s’est vu un accueil digne des plus grands. Dès la première note de « Punish My Heaven », le parterre se transforme en énorme moshpit au centre. Mikael Stanne, maître derrière le groupe, est en plein contrôle de son vocal alors qu’il n’hésite pas à surprendre encore une fois. En plus, il n’hésite pas à tendre la main à chaque personne osant faire du body surfing pour les aider et leur fait un thumbs up après chaque nouveau « crowdsurfer ».

Dark Tranquillity, plus communément appelé DT par moment, pige dans sa large discographie de plus de 30 ans avec des pièces des premiers albums tels que « The Emptiness From Which I Fed » et « Lethe » de leur 2ème album « The Gallery » paru en 1995 jusqu’à leur dernier album « Endtime Signals » paru en 2024.

Voir ces légendes du melodic death metal est toujours un moment agréable. Les pièces ont été jouées avec justesse et la foule semblait apprécier ce qui leur a été offert.

C’est avec la célèbre « Misery’s Crown » que la soirée se termine. Aucun rappel n’a eu lieu ce qui a semé la confusion de la foule puisque Soen en a offert un. Rien de moins qu’une excellente soirée de la part d’Extensive Enterprise et Heavy MTL !


Setlist :

1. Punish My Heaven
2. The Emptiness From Which I Fed
3. Lethe
4. The New Build
5. My Negation
6. Lost to Apathy
7. The Last Imagination
8. Nothing to No One
9. Not Nothing
10. Atoma
11. Unforgivable
12. Terminus (Where Death Is Most Alive)
13. Phantom Days
14. Misery’s Crown

-Phil Grondin