La Décapiteuse

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La Décapiteuse

 

 

par Noch         374282_277546908961695_2072135864_n

 

 

Exactement quel mordu de métal ne rêverait pas d’avoir ma vie, surtout ceux d’entre vous qui sont des ”vrais” calés en la matière et qui prennent un plaisir sadique à se qualifier eux-mêmes de geeks complètement finis de la scène? V’là un example absolument fidèle de ma routine qui vous donne une idée des éléments qui composent ma job de touts les jours (eh oui, j’fais bel et bien de la promotion de tous types 40 heures par semaine; j’suis la queen du multi-task en tout ce qui a trait à l’analyse de matériel, et le coverage journalistique bien salé qui a créé ma ”blueprint” dans les médias métal underground autant francophones qu’anglophones).

 

À 9 heures tappantes le lundi matin, j’me cale 10 cafés pour m’éveiller les sens en prévision d’une session d’écoute qui représente du coverage pour environ 3 albums par avant-midi. Je reçois du stock de tous les types de label, de Nuclear Blast en passant par Sony jusqu’à Comatose, donc c’est inutile de préciser que j’ai droit au meilleur et au pire de tous les styles, et en terme de ratings, je me gâte. J’suis connue pour être une fille assez sévère dans mes critiques, mais j’aime aussi aller dans les détails techniques de tout type d’argument qui constitue un review; ça m’a mérité une place de choix parmi la gang de journalistes de Teeth of the Divine (qui dénombre certains anciens du staff de Blabbermouth) mais j’ai dû délaisser le format écrit pour me concentrer sur mon show, ”C.R.O.C. Underground Metal”, qui est devenu ma marque de commerce assez rapidement en étant diffusé sur 3 stations (et maintenant 4 avec Ondes Chocs). Le reste de mes journées est réservé à la recherche de talents unsigned partout sur le net qui vont être, selon moi, les prochains phénomènes à voir sur la scène internationale. Quelqu’un qui fait cette job-là pour un label peut se qualifier de A&R; pour ce qui en est de la radio, on apellerait plutôt ça un directeur de programmation ou recherchiste. Ben guess what? J’assure aux trois postes en même temps. Donc à part de mes rituels de journaliste baveuse et chieuse à souhait (et fière de l’être), je me garroche, avec une passion éperdue, dans des recherches vraiment poussées pour trouver des bands à signer à Mulligore Production (le label dont je suis présentement co-propriétaire et représentante du département PR; on est jamais trop hyperproductif) et à diffuser dans mon show (qui est, soit dit en passant, une vitrine des plus directes donnant vue sur mon bel univers que j’entretiens depuis environ 7 ans dans l’industrie de la musique).

 

Et voilà que la belle gang d’Ondes Chocs remarque mon stock et commencent à jaser entre eux autres d’à quel point mes découvertes sont trippantes et intriguantes. 3-4 conversations avec Lex et Dave, et le tour est joué; j’me ramasse à vous emmener une chro hebdomadaire qui résume, pour le meilleur et pour le pire, mes opinions sur la grosse majorité du stock entendu/découvert au courant de mes semaines sur le spacieux champ de guerre promotionel. On vous lance donc ça avec 3 groupes qui ne seront pas décapités pour cette fois.

 

EPISODE 13

 

 

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La Turquie est un recoin du monde qui est particulièrement sous-estimé en termes de delivery de black complètement démoniaque. EPISODE 13 se démarquent avec un son particulièrement bleak et déroutant qui met en valeur les ingrédients principaux de la recette de frostbitten black sauvagement oldschool tel qu’on l’aime. Pas de surprises ici, mais l’expérience est loin d’être amoindrie par son côté familier et bien propre à la culture black metal mondiale. Je verrais bien ces gars-là partir en tournée avec leurs confrères turques THE UPHEAVAL qui sont, soit dit en passant, signés sur Mulligore. J’ferais bien d’endosser ce pays-là plus souvent dans mes recherches, les découvertes y sont assez prenantes.

 

DE ARMA

 

 

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Depuis la fin de l’été environ, je retombe de plus en plus dans mon trip plus ou moins orthodoxe de worship total de l’aspect plus dépressif du métal. En fait, j’suis de plus en plus accro au mélange de shoegaze, dark alternative et post-black avec certains éléments plus traditional black. Je blâme surtout le bien connu Nathan T. Birk qui est représentant en PR pour Prophecy Productions, Moribund, Agonia Records, Svart Records, etc. pour m’avoir fait découvrir des formations dans ce style tels que LES DISCRETS, FARSOT, etc. Au début, j’trouvais que l’élément plus soft du shoegaze était loin de fitter dans le décor, mais j’ai fini par apprécier la qualité bipolaire d’un tel mish-mash. DE ARMA, qui font surface sur le nouveau label Troll Music cette semaine avec l’album ”Lost, Alien & Forlorn”, offrent une formule ressemblant un peu à un mélange de la recette LES DISCRETS avec une touche d’influence KATATONIA moderne (The Great Cold Distance-era) et une bonne dose d’agressivité black digne d’IMMORTAL. Ça a un appeal assez palpable sur papier; attendez d’entendre l’album. C’est assez facile d’être absorbé en l’écoutant d’un bout à l’autre et aussi d’être tenté de ré-écouter sur repeat. C’est, selon moi, tout simplement le meilleur album de l’hiver 2013 jusqu’à maintenant en termes de black dépressif élégamment construit.

 

HEAVATAR

 

 

HEAVATAR

 

Van Canto fait pas mal de bruit sur Napalm Records depuis un temps avec ses fameuses releases “a capella” et pour être assez brutalement honnête, c’est une hype dont je n’ai absolument rien à crisser jusqu’à maintenant. Je suis assez connue en tant que power metal hater depuis plusieurs années, mais on dirait bien que 2013 ne me donne guère le choix de prendre mon trou sur plusieurs points; de un, ce n’est pas vrai ces temps-ci que dans touts les cas, ce style fait des courbettes dans le territoire du cliché populaire. D’autant plus, y’a beaucoup de projets qui étaient jadis plutôt cheesy et accessibles qui sont devenus des vraies machines de guerre en termes de riffs percutants et de structures d’attaque vraiment bien huilées. Je ne m’attendais à absolument rien de ça en me claquant le petit dernier de HEAVATAR lundi passé. En partant, la production loin d’être overpolished a enlevé un beau gros cran de prétention de l’approche effectivement très power metal de ce nouveau projet signé Canto; en plus de ça, le clash assez epic de l’aspect néoclassique et du côté plus agressivement intense des compositions est assez dur à oublier après une écoute complète. Chaque track est mémorable et n’enlève absolument rien à la pertinence du songwriting; ça fait longtemps que je n’ai pas entendu un projet de power qui sonne aussi organique. C’est complètement décoiffant. Les gars, lâchez pas, vous commencez à me faire triper sur un style que j”ai passé un bon 6 ans à qualifier de “complètement inutile”.

 

Si vous voulez connaître la suite de mes rants sur c’que j’ai entendu au courant de ma semaine, fiez-vous pas sur 3-4 paragraphes; écoutez mon show chaque dimanche soir sur Ondes Chocs à 19h. J’vous emmène une playlist qui résume toutes les nouveautés qui m’ont fait capoter dans les cinq derniers jours. En même temps d’vous donner une update sur les derniers faits saillants de l’actualité métal (avec mon commentaire complètement politically incorrect à l’appui), je pars sur des monologues assez étoffés en jasant du stock que j’ai découvert autant dans le fin fond des abysses de MySpace que dans les derniers packages de promo que j’ai reçu des labels les plus connus. Vous voulez rire et vous éduquer en même temps? Laissez faire les téléromans poches de fin de soirée – mettez vos connaissances à l’épreuve, débouchez vos bières, montez le son. Ça va brasser.

 

Noch

 

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