Entrevue avec Vortex par JF Anglehart

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Vortex

La formation mélodeath lancera prochainement son septième album studio : Downfall. Je me suis entretenu avec Dany Lévesque, fondateur et guitariste du groupe de Rimouski.

Bonjour Dany, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourrais-tu nous présenter le groupe et nous parler de comment tout a commencé?

Dany: Depuis 2003 qu’on fait de la composition. Avant ça nous étions un groupe de covers avec un autre line up. Le but du groupe n’était pas de faire de la composition, mais des covers. Un moment donné on s’est tanné de faire ça, il y a eu des départs et quand le band s’est presque dissous, je me suis mis à chercher un chanteur. J’ai contacté Nicolas Tremblay, chanteur de Mental Disorder, il est venu nous voir au local, il a écouté mes compositions et m’a dit qu’il embarquait à condition qu’on fasse seulement de la composition.

À cette époque, Nicolas était un des gars les plus importants dans la musique à Rimouski, car son band était un de ceux qui avait le plus sortie de la région. Il a aidé Vortex à se tourner vers la composition, à faire du réseautage dans le milieu underground métal et à cet instant Vortex s’est mis à jouer un peu partout. Par la suite David Canuel a embarqué au drum et Simon Dubé s’est greffé au groupe avec sa bass. Voila que le line up original était né. On a fait la démo en 2003 et l’album Imminence of Death en 2005. De plus, Pierre-Luc Demers s’est joint à nous pour cet album avant de démarrer son studio.

Finalement on a travaillé fort, on a fait beaucoup de spectacles pour se faire connaitre. On pouvait faire de trente à trente-cinq shows par année. La vie du groupe se divise en trois époques, soit avec notre premier line up où on a créé Imminence of death en 2005 et In Movement en 2008. Il y a eu la deuxième époque avec Enemies en 2010 et Le Poids du vide en 2012 incluant dans le line up Francis Marmen et JF Côté de Spirit of Rebellion. Pour conclure avec la troisième époque qui dure depuis plus de 8 ans avec les membres actuel (Asylum, Lighthouse et le tout nouveau Downfall).

1.  Ou a été enregistré ce nouvel album et comment se sont déroulés les sessions?

Dany : Dans le studio Ondechoc à Pierre-Luc Demers. À la base, on a fait des clic tracks pour suivre le rythme de l’orchestrale. La première étape de conception est d’enregistrer les pistes de drum, car c’est le cœur de la musique. Par la suite, on fait les guitares et la bass pendant deux semaines et on termine par les solos et le vocal. Pour le vocal on a pris plus de temps qu’à l’habitude, car il y a plus de textures et différents types de voix. C’est définitivement notre plus gros album à la voix.

2. Pourquoi avoir choisi Downfall comme titre?

Dany : Downfall c’est le titre qui a été mis sur le concept et l’histoire. L’histoire raconte un cataclysme qui amène la chute de la société actuelle, mais il y a un individu qui a persuadé des gens que ça allait arriver, il a bâtit une micro-société autonome qui est capable de survivre a un évènement majeur. Grâce à lui, quelques individus survivent, mais à la fin c’est la guerre entre les pauvres survivants du cataclysme et ceux qui s’en tirent bien puisqu’ils sont préparés et organisés.

3. De quoi traite les textes et s’agit-il d’un concept album similaire à Lighthouse?

Dany : C’est un concept différent de Lighthouse qui lui est une dramaturge fictive, mais dans un contexte historique. Comme ce dernier, nous avons collé la musique à se qui se passe dans l’histoire, mais celle-ci est moins élaborée, car tout comme la musique, on voulait quelque chose de plus court et concis. Il y a huit pièces et chacune d’elles traite d’un chapitre de l’histoire. C’est une réflexion sur où va le monde, l’écologie, la technologie. C’est quoi la place de l’homme dans l’univers. Une histoire moins dramatique, avec plus d’action et de punch.

4. Dans la composition des morceaux, les autres membres jouent-ils un rôle ou il n’y a que toi?

Dany : Tous les membres participent à la création des chansons et de l’orchestrale. Chaque pièce a été travaillée à la base par un membre du groupe, mais la suite est créée par l’équipe. Tous les membres de Vortex sont capables et intéressés à participer à l’ensemble du processus de création. Par contre, la dernière étape est faite par Alex et moi, on travaille sur les voix. On adapte les types de voix, les dynamiques et les textes à ce qui se passe dans l’histoire et la musique. Pour Downfall on a travaillé très fort là-dessus, dès le départ notre objectif était de faire un gros album de vocal.

5. On peut s’attendre à quoi pour Downfall?

Dany : Il y a trois choses sur lesquelles nous étions focus. Premièrement, de faire un album plus conci et plus agressif. Deuxièmement, on voulait pousser plus loin le côté orchestral malgré les compositions plus rapides et agressives. Troisièmement, on voulait un album de fou au vocal.

6. Que voulez-vous dire par un album plus vocal?

Dany : C’est de loin notre plus gros album aux voix, ce côté-là est plus travaillé et mieux produit. Alex a beaucoup évolué techniquement depuis Lighthouse et l’objectif de cet album était de mettre Alex en valeur. Les voix sont beaucoup plus variées en terme d’expression, il est influencé par plusieurs styles allant du black jusqu’au gros death guttural. On a travaillé fort pour aller chercher toutes ces saveurs phoniques réunies. Ce dernier aura des pistes très variées, il y a des passages death, death modern ou encore du black métal.

7. Parles-nous de ton approche en tant que guitariste?

Dany: Il n’y a pas seulement une approche de guitare, car si je compose un riff, je prends en compte les autres éléments qui vont se coller à ce dernier. On va souvent approcher le riff et le drum en fonction de ce qui se passe dans l’histoire. Si la chanson est désastreuse, on va créer l’orchestrale dans ce sens. S’il y a de l’action, on va avoir un riff plus agressif. On a une approche de composition qui se colle à l’histoire. On se donne des lignes directrices pour que chaque pièce ait son feeling. Prenons exemple sur la bataille, la musique sera plus death métal et le vocal rythmé et percutant. Dans d’autres chanson on laissera plus la place à l’orchestre pour entendre des pistes plus symphoniques et mélodiques. On se donne une direction et un feel recherché avant de commencer la composition d’une chanson.

8. Pour quand est prévue cet album?

Dany: Il n’y a pas de date, car le label PRC n’existe plus et on voulait avoir l’album entre les mains avant d’en chercher un autre. Les prochains mois vont être de voir si quelqu’un est intéressé à sortir notre album et ce sont les labels qui décident des dates de sortie. Si on en trouve un bon, ça nous donne une chance de se faire connaître ailleurs. Un des buts que nous avons est de faire de la tournée ailleurs que dans l’Est du Canada et un bon label avec des contacts, peut nous aider à y arriver. On veut être distribué en dehors de notre milieu d’origine et faire des tournées intéressantes. Si au final on décide de le sortir nous même on va se faire un échéancier pour faire de la promotion avant la sortie. La sortie ne se fera malheureusement pas demain. ​

9. La tendance est au vinyle, avez-vous l’intention d’en produire?

Dany : Oui c’est sur que dans nos plans le prochain sera sorti en vinyle, mais on cherche un label et la question est : Qu’est-ce que le label va vouloir faire. Par contre, notre intention est de sortir le prochain album en vinyle et aussi une réédition de Lighthouse également.

10. Pour terminer, que nous réserve Vortex dans les prochains mois?

Dany: Samedi le 20 novembre, on a fait une générale de nos nouvelles chansons, pour les roder devant publique. Par la suite, on commence à préparer les éléments promotionnels pour Downfall et on va faire du booking dans l’Est du Canada, histoire d’exploiter encore un peu Lighthouse. La pandémie nous a empêché de faire la promotion de cet album correctement. Nous avons déjà un autre projet studio en tête, on sait déjà ce qu’on va faire la prochaine fois et c’est possible que nous retournions très vite en studio, surtout si Downfall met beaucoup de temps à sortir.

Merci Dany pour cette entrevue!

J-F Anglehart

Entrevue avec Capable par Dave

Entrevue avec Capable

Cette semaine, nous vous présentons une entrevue avec le groupe punk francophone Capable. Notre chroniqueur Dave a rencontré le groupe via la plateforme Zoom pour discuter du groupe et de ce qui s’en vient pour eux. Bonne écoute!

Facebook : https://www.facebook.com/capableband
https://fanlink.to/brulebrulebrule

Voici l’entrevue complète :

Entrevue réalisée par David Cesare
Montage vidéo par Joé Lacerte

Entrevue avec Félix Plante de Malignant Curiosity par Joé

Entrevue avec Félix Plante de Malignant Curiosity

Cette semaine, nous vous présentons une entrevue vidéo avec l’homme derrière le projet Malignant Curiosity. Le 3 octobre dernier, Félix Plante a sorti son premier album solo qu’il a réalisé avec de nombreuses collaborations. L’album est excellent, si vous ne l’avez pas encore écouté, je vous invite à le faire dès maintenant. Bonne écoute!

Formation
Félix Plante : Composition, narration, chant clean et clavier
Collaborateurs
Marc-Antoine Lizotte : guitare solo
David Potter : chant hurlé
Antoine Fleurent : guitare
Lucas Biron : drum
Antoine St-Onge : bass

Facebook : https://www.facebook.com/Malignant-Curiosity-107779151052043

Voici l’entrevue complète :

-Joé

Entrevue avec Deadman’s Prophecy par Max

Entrevue avec Deadman’s Prophecy

Cette semaine, nous vous présentons une entrevue avec le groupe Deadman’s Prophecy. Le 20 septembre, notre chroniqueur, Max a rencontré le groupe lors d’un spectacle à La Source de la Martinière, avant que les salles de spectacle referment une secondes fois. Bonne écoute!

Formation
Carl Rodrigue – Vocal/Bass
Tommy Larivière – Guitare
Dave Lambert Pagé – Guitare
Francis De Carufel – Drum

Facebook : https://www.facebook.com/DeadMans-Prophecy-839997279446944

Voici l’entrevue complète :

Entrevue réalisée par Maxime Regimbald-Bouffard
Montage vidéo par Joé Lacerte

Entrevue avec LTYM par Dave

***Le contenu des articles sur Ondes Chocs ainsi que les informations et les opinions qui y sont exprimées sont ceux de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement l’opinion d’Ondes Chocs ou de ses membres. ***

Salut tout le monde, c’est Dave j’ai eu la chance de parler avec le groupe punk-rock LTYM (Louder Than Your Mom). Voici donc la petite entrevue que j’ai réalisée.

Entrevue

Salut les gars, je vais vous laissez commencer en vous présentant et en mentionnant ce que vous faites.

Nous sommes LTYM, un band de Mont-Joli, dans le Bas St-Laurent. Nous formons un groupe (4 membres) depuis novembre 2017. À l’origine, LTYM était composé de François, Antony et Jason. Stéphane se greffa quelque mois plus tard. La chimie a été immédiate!!

1- Ça fait combien de temps que vous êtes musiciens et depuis combien de temps jouez-vous ensemble? Jouez-vous ensemble que depuis ce band-la?

On joue ensemble depuis 3 ans. Stéphane avait déjà une bonne expérience musicale : Les Mitaines (Punk Rock), Mouthfull Palace (Punk rock métal), Biggest Lie (Hommage No Use For A Name), Les Pantouffes (Cover Québécois Punk Rock). Mais le défi d’être chanteur solo ne s’était jamais encore présenté à lui. Le trio d’origine de LTYM (François, Jason et Antony) cherchait d’ailleurs à combler ce poste. Après quelques messages Facebook plus tard, une audition, quatre gars niaiseux à souhait et plusieurs bons fous-rires, nous avons décidé d’aller de l’avant avec ce projet.

2- Je trouvais que votre son me rappelait un peu Silverstein, quels sont vos influences musicales plus précisément?

Nos influences sont vraiment définies . Nos goûts musicaux sont très similaires. Blink-182, Yellowcard, No Use For A Name, Beartooth, New Found Glory et on en passe …Cependant, un seul band réussi à tous nous réunir, tant au niveau musical que vocal, et c’est Silverstein. Silverstein est sans aucun doute une référence pour nous en tant que groupe. Autant par sa créativité que par son professionnalisme. Nous apprécions la musique en général, mais surtout le son Punk Rock et Métal.

3- Qui sont les éléments créateurs de votre formation? Est-ce qu’un d’entre vous est plus sur la création musicale et un autre sur les paroles ou vous composez tous ensemble?

Pour le volet composition, le travail en équipe est la clé. Stéphane écrit les textes, mais nous composons la musique à quatre. Généralement, on peut créer une nouvelle maquette en deux pratiques. Ensuite viennent la mélodie et les paroles. On peaufine le reste pendant plusieurs pratiques jusqu’à ce que le produit soit à notre goût. Quand on compose, on fait ça dans la tranquillité. On baise les volumes, on se rapproche puis on brainstorm. Chaque idée est retenue. On essaye plein de trucs et ça donne souvent d’excellents résultats.

4- Quel sont vos plans futurs pour le groupe?

Nos plans futurs à court et moyen terme restent toujours d’enregistrer notre musique. C’est la meilleure façon de la faire découvrir au monde entier. Nous serons donc en studio au printemps-été 2021 et nous tournerons probablement un vidéoclip ou deux pour accompagner nos prochaines sorties. Bien évidemment, nous continuons de créer du nouveaux matériels et nous attendons avec impatience le retour des spectacles en LIVE!

5- Avez-vous fait des shows avec LTYM avant 2020?

On a une bonne douzaine de shows de fait de 2017 à 2020. À l’hiver 2020, nous avons participé au concours Québec Rock Contest et nous avons gagné la première ronde. Malheureusement, le concours fut annulé dû à la Covid-19. On ne s’est pas abattu et on s’est retroussé les manches. On a redoublé d’ardeur au niveau de la composition et on a tenté de rester en contact avec nos fans par le moyen des réseaux sociaux.

7- Quel chanson avez-vous le plus de plaisir à jouer et pourquoi?

Il faut avouer que chaque membre du band s’est amélioré énormément au niveau musical depuis 3 ans. On est parti de loin ! Notre style aussi a évolué. On cherche de plus en plus le côté technique et le côté émotionnel de la musique. Il est donc difficile de choisir une chanson préférée ou celle que nous aimons toujours jouer… Notre musique marque notre évolution face à ce que nous étions plus jeune et ce que nous sommes devenue maintenant en tant que musicien. Certaines chansons reflètent nos racines et d’autres nos nouvelles découvertes musicales.

8- Comment trouvez-vous la scène punk-rock aujourd’hui ?

La scène punk-rock est aujourd’hui d’une richesse inestimable. Bien gardée par les vieux de la vieille, plusieurs styles se sont frayé un chemin au travers des pionniers. Les spectacles sont haut en couleur et très énergiques.

Merci les gars d’avoir répondu à mes questions!

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Courriel : [email protected]

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Entrevue par Dave

PRIMEUR VIDEO – Requiescat de MICROPANiK

Formation indépendante de la ville de Montréal, MICROPANiK aime bien jouer avec les contrastes, ce qui créé une atmosphère assez psychédélique. Lorsque tu écoute les albums, tu as l’impression d’être transporté dans un autre univers et dans un état d’esprit un peu flou. La formation nous présente aujourd’hui leur nouveau vidéoclip Requiescat qui apparaît sur leur tout dernier album thématique Black Noël . Pour les fan de rock electro-industriel, vous trouverez votre compte avec MICROPANiK c’est certain. De plus, si vous avez envie d’entendre de la musique de Noël qui sort de l’ordinaire, vous serez servi!

Voici le vidéoclip en question et une entrevue très intéressante que j’ai pu réaliser avec l’homme derrière la formation, Jean-Sébastien Vaillancourt. Bonne écoute et bonne lecture!

Rendez-vous ce jeudi 17 décembre entre 18h30 et 22h sur l’événement de MICROPANiK pour une présentation exclusive du nouveau vidéoclip et aussi interagir avec JS durant la soirée.

Entrevue

Parlez-nous d’où est venu l’idée de créer MICROPANiK? Quel besoin est-ce que ça a comblé?

RÉPONSE :

C’est venu de l’idée de créer un véhicule d’expression qui allait m’amener plus près de mes objectifs. Avant MICROPANiK, j’ai participé à quelques projets et ça n’avançait pas assez à mon goût. J’avais l’impression de stagner et d’être mis dans une position où je n’avais pas assez la chance de m’améliorer en tant qu’auteur, compositeur et interprète. De manière exploratoire, j’ai commencé à travailler sur le concept il y a très longtemps. Par contre, il y a de ça une dizaine d’années, j’ai pris la décision d’en faire ma seule priorité musicale. En prenant les choses en main,  je devenais le seul responsable de mon avenir. Le premier album est sorti en 2012 et Black Noël, le plus récent, est la cinquième sortie de MICROPANiK.


Pourquoi MicroPanik justement?

RÉPONSE :

Dès le départ, j’ai commencé à jouer avec les contrastes, les opposés. Le paradoxe du digital et de l’analogue, du vocal et de l’instrumental, de l’ambiant et du bruyant, du français, anglais et autres langues. C’est aussi de la matière organique utilisée pour faire des sons qui répond à une «vraie instrumentation». J’en ai même fait le concept pour notre troisième album paru en 2017, Materia. De plus, MICROPANiK c’est le mélange de plusieurs styles : rock, alternatif, électronique, ambiant, une touche de punk et de plus en plus métal en vieillissant. Une micro panique, c’est impossible, c’est deux termes qui ne peuvent pas vraiment être amalgamés et c’est justement ça le concept. Également, si tu Google MICROPANiK, à part nous, tu ne trouveras pas grand-chose d’autre. C’est catchy comme nom… non?


Qui est derrière MICROPANiK? Qui sont les principaux collaborateurs?

RÉPONSE :

C’est principalement moi, Jean-Sébastien Vaillancourt qui s’occupe de pas mal tout. Ce n’est pas vraiment un choix. Je pense que c’est arrivé par la force des choses. Tout au long des années, j’ai travaillé avec beaucoup de collaborateurs et ce, à plusieurs niveaux du projet : musique, studio, vidéo, photo, design, etc. Certains se sont beaucoup impliqués et pour d’autres, ce ne fut qu’un passage ou un échange de services. Entre 2013 et 2018, j’ai eu la chance d’avoir un membre permanent derrière les fûts. Son implication dans le projet a réellement contribué à mettre en place les assises du band. Notre relation s’est achevée fin 2018 et pour être franc, ça ne s’est pas super bien terminé entre lui et moi.


Quel est le processus de création pour les albums et quelles sont les principales influences?

RÉPONSE :

Le premier album a été laborieux à faire. J’avais en tête un son et je me suis perdu à essayer de reproduire ce que j’entendais et ce, malgré le manque de ressources. C’est réellement à partir du deuxième album, Arbos EP paru en 2015,  que j’ai trouvé la formule qui tient encore aujourd’hui. Je commence toujours par une structure de basse et de batterie. Je greffe ensuite les arrangements, les synthétiseurs, l’échantillonnage et je termine presque tout le temps par le vocal lorsque celui-ci est présent. Un ami musicien m’a déjà dit qu’il trouvait ma méthode de composition étrange… j’ai trouvé ça flatteur, ha! ha! Depuis 2015, tout ce que vous entendez de la part de MICROPANiK ne contient jamais de guitare, ce n’est que de la basse exclusivement combinée avec les autres éléments. Je l’utilise souvent dans une optique de «playing» de guitare par contre. Pour les influences, sans doute comme tout le monde, je vais dire qu’elles sont difficilement perceptibles dans ma musique. Étant donné que tu me forces à te lancer des noms, je vais citer l’ensemble des projets de Trent Reznor. La période post-Ok Computer de Radiohead m’a aussi influencé. Tout ce qui est alternatif issu des années 80 et l’émergence de la nouvelle culture électronique vers la fin des années 90. Plus récemment, la structure bass/drum d’un band comme Death From Above est devenue le principal squelette. Je n’écoute que très peu du style de musique que je fais. Je deviens trop analytique. Par contre, depuis une quinzaine d’années, j’écoute presqu’exclusivement du métal. Au final, ça doit paraître dans MICROPANiK.

Pourquoi un album de Noël ? Car on s’entend, pour un album de Noël, on est bien loin des traditionnelles chansons. D’où provient cette inspiration générale et les thèmes?

RÉPONSE :

Je suis content que tu trouves que ça ne sonne pas comme un album traditionnel de Noël! C’était le but et de plus, ce n’est que des compos originales. C’est parti d’une vieille mélodie que j’avais en tête et je m’en servais pour écœurer amis et membres de ma famille pendant les fêtes. Un jour, je me suis dit qu’il fallait que j’enregistre ça. Très peu de gens dans mon entourage m’ont encouragé ou ont cru à cette idée. Au final, ça a servi de motivation et ça s’est terminé en mini-album. Je suis présentement en train de t’en parler, c’est donc une réussite pour moi.

Fin 2018, comme je le mentionnais plus haut, j’ai été confronté à un «breakup» au sein du band et puis ça m’a pas mal affecté psychologiquement. J’ai dû me remettre en question sur ce qu’allait devenir MICROPANiK. Tous les musiciens vont te le dire, être dans un band, c’est comme être dans une relation de couple, sans le sexe. Ça se termine souvent tristement et ça laisse tout l’espace vacant pour que s’installe la mélancolie. J’ai dû me trouver un nouveau but et dès janvier 2019, je suis allé chez Steve’s Music pour m’acheter un «Sleigh Bells». Il n’y avait presque plus de choix au magasin puisque tout avait été vendu les semaines auparavant. J’en ai tout de même trouvé un et puis je me suis donné comme défi de produire, au courant de cette même année, un court album de Noël où j’allais en jouer dans tous les morceaux. Je te confirme, c’est impossible d’être triste quand tu entres en studio avec l’objectif de mettre du «Sleigh Bells» partout, ha! ha! J’ai voulu faire un album «humoristique», mais le plus sérieusement possible. À la limite du «personne ne se rend compte que c’est une joke». Je me suis influencé d’un mouvement musical qui s’appelle le Death Industrial, ne pas confondre avec l’Industrial Death Metal à la The Amenta ou bien Fear Factory premier album par exemple. C’est plutôt un style qui mélange souvent une imagerie de Black Metal sur un fond de Power Electronics, musique industrielle et ambiante. Principalement de la portion suédoise de ce mouvement avec des projets tels que Trepaneringsritualen, MZ. 412 ou bien Nordvargr. J’ai terminé l’album fin 2019, je l’ai offert à ma copine, à un ami et à ma famille dans l’objectif de le sortir publiquement avec un vidéoclip, Requiescat, pour Noël 2020. Ça m’a fait sourire tout au long de l’année.


Sinon, de façon plus générale, comment se passe un lancement d’album comme celui-ci en temps de Covid? Et est-ce que cela vous a ralenti?

RÉPONSE :

En début d’année 2020, j’avais commencé à préparer un lancement d’album en solo, avec moi qui jouais live, sur un fond de séquences à l’ordi et de la projection lumineuse que je contrôlais. Ça fonctionnait plutôt bien! La pandémie a malheureusement tout annulé, j’en ai même perdu mon local où je pratiquais. Oui, ça a réellement ralenti le truc. Par conséquent, la promo de l’album et du vidéo ne passeront que par le web. Quand j’ai commencé à travailler sur mes dossiers de presse et finalisé le présent vidéoclip vers l’été, ça a finalement fait du sens pour moi et je me suis même demandé si ce n’était pas mieux ainsi. L’objectif premier de l’album, c’est de faire rire! Personne n’a le cœur à sourire ces temps-ci, quoi de mieux qu’une bonne blague pour te faire digérer la période historiquement merdique dans laquelle nous vivons tous?


Et finalement, à quoi peut-on s’attendre dans la prochaine année pour MICROPANiK?

RÉPONSE :

Lorsque mon batteur a quitté le navire, on sortait tout juste d’une session d’enregistrement où j’ai été en mesure d’enregistrer deux albums avec lui. Le premier, ça a donné Black Noël. Le deuxième, je travaille actuellement dessus et j’ai déjà deux morceaux sur neuf de complétés. Il est dans une sonorité plus «traditionnelle» MICROPANiK à la Materia et je pense que ça va être mon meilleur album. Drôle, mais plus j’avance dans le temps et plus je m’extrêmise au niveau du vocal… la sagesse sans doute! En raison de la crise actuelle et du fait que pour le moment je suis encore seul dans la barque, je me donne un certain laps de temps pour le finaliser. Aussi, je vais souligner le dixième anniversaire de la parution du premier album en 2022. Entre temps, je laisse un peu la crise passer et aussitôt que ça se replace, je recommence à travailler sur le concept live solo dont je t’ai parlé. Qui sait, je vais peut-être tomber sur un super collaborateur d’ici-là? L’appel est lancé et je suis pas mal ouvert. Allez «aimer» notre page Facebook pour rester à l’affût des nouveautés, visitez notre Spotify et nos pages YouTube et Bandcamp! Vraiment, merci 100 000 fois Ondes Chocs pour cette belle entrevue! Hail Satan, Hail Santa!

Merci à Jean-Sébastien de nous avoir fait confiance pour le dévoilement de son vidéoclip!

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Courriel : [email protected]

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Entrevue et article par Vicky Fillion