Oscar Souto d’Anonymus et Bertrand Laverdure (poète) – Entrevue

Anonymus - POMME Poésie Oralité Métal Musique Écrit cover

 

Le 28 février prochain aura lieu le lancement du vinyle P.O.M.M.E  «Poésie Oralité Métal Musique Écrit» au Foufounes électriques dans un format 5 à 7 où il y aura une mini prestation des poètes accompagnés d’Anonymus (Lien pour l’événement). Je vous invite à écouter l’entrevue que j’ai réalisée avec Oscar Souto d’Anonymus et Bertrand Laverdure (poète) et à écouter la pièce qui se trouve au bas de l’article de presse décrivant le projet. – Lex Ivian

 

 

C’est quoi P.O.M.M.E.?

C’est la rencontre de la poésie et du métal. C’est le poète Bertrand Laverdure qui a ressenti le premier, il y a longtemps, le désir de faire de la poésie sur du Metal lourd. Obsédé par l’idée de réunir sur la même scène un band de Metal qui chante en français et des poètes contemporains qui aiment le Metal, le poète a vite misé sur une formation culte dans le genre au Québec: Anonymus.

Ensemble, ils ont fait quelques spectacles dont le premier a eu lieu lors de l’ouverture du Festival du Printemps des poètes, à Québec en 2012. Ensuite est venue l’idée d’enregistrer un vinyle pour marquer le coup.

L’album vinyle «Poésie Oralité Métal Musique Écrit» (P.O.M.M.E.) rassemble 5 poètes qui ont écrit chacun deux textes, mis en musique par Anonymus, sous la direction littéraire de Bertrand Laverdure qui joint sa voix à celles de Roger Des RochesErika SoucyBenoit Jutras et Thierry Dimanche.

Le résultat est unique, surprenant, dopé à l’adrénaline. Il permet de réfléchir sur le monde à partir d’une voix marginale, souvent mélancolique, brutale, qui crie tout aussi bien la détresse de vivre que les diverses souffrances humaines.

On a vu souvent au cours des dernières années les poètes se frotter au jazz, à la musique actuelle, au rock et même au hip hop, mais jusqu’ici, on avait cru que les univers du Speed Metal et de la poésie évoluaient sur des trajectoires aussi droites que parallèles. Anonymus et cinq poètes d’ici  prouvent le contraire aujourd’hui.

 

Confined To Oblivion – Entrevue

Confined to Oblivion

Voici l’entrevue que j’ai réalisée avec les cinq gars du groupe montréalais de Melodic Groove Metal, Confined to Oblivion. En bonus, si ce n’est déjà fait, allez écouter le EP avec le lecteur bandcamp au bas de la page. À noter que le concours dont il est question dans l’entrevue a lieu demain le 10 Février 2017. – Lex

Heavy as F contest

 

Entrevue – Confined to Oblivion

Confined to Oblivion - Logo

Le groupe de groovecore de Montréal Confined to Oblivion était de passage dans la ville de Québec pour se faire tatouer à la shop de tattoo de Dave Rouleau qui en a profité pour réaliser cette entrevue. – Lex

 

Entrevue/Interview – Teloch Vovin

Teloch Vovin logo

 

Il y a quelque temps, j’ai fait la revue (que vous pouvez aller lire en cliquant ici) du plus récent EP du groupe états-uniens d’occult black metal TELOCH VOVIN et j’ai eu le goût d’en savoir un peu plus. Descendez plus bas pour une traduction de mon entrevue. – Lex

A short while ago I did a review for TELOCH VOVIN latest release (that you can read by clicking here) and I felt like asking them some questions so I would know a bit more about this occult band from the New York region. – Lex

Teloch Vovin cyclogram artwork

 

TelochVovin1 [photo by Mystra]Photo par Mystra

Lex – Who am I speaking to and what are you known for in TELOCH VOVIN? Could you present as well the other members, please?
TELOCH VOVIN – My name is Aeshma Shamyaza, I’m responsible for the main vocals and incantations within the band. On guitar we have G/, on bass guitar and bells, Jos-Sathoth. And on percussion and electronics, Proph. Both G/ and Jos-Sathoth perform all backing and additional vocals as well.

Lex – Your band and music has been labeled as occult black metal, could you describe your own vision of your music and what you seek to bring into it?
Aeshma- This is more then merely music to us it serves as a sort of sonic worship to all that we attain to, to this I lend my voice so that it may become a vessel for the forces we commune with to be made manifest within the listener.

Lex – Your last EP, «Further Down The Tunnel», was released on the day of the Summer Equinox in September and I saw you are preparing a series of singles called «Psalms Ov Khaos» due to be released on the coming solstices and equinoxes. Is there a deep mystical connection between this decision and the signification of these dates?
Aeshma- As the cosmic sun moves through the calendar year so does our own black sun, each «Psalm of Khaos» will be an act of defiance opposing and eclipsing the cosmic light.

Lex – Your music has been released independently so far. Was that a conscious decision to keep the dedication personal and not get outside parties involved?
Aeshma- While we are not shopping for a label , if a good opportunity should arise we may consider it. Anyone that has contributed to TELOCH VOVIN who wasn’t a direct member thus far has had some connection with the band or one of its members, such as art work, photography and even the backing vocals on «Adoration/Vexation» performed by «The nameless ones of temple Maveth».

Lex – I have to admit I really liked your approach to dark music on your last EP, «Further Down The Tunnel», and the mix of genres you do. Have these genres been styles you have always been interested in or have they gradually become so and explain why there’s more than before?
Aeshma- Each of us all have a wide variety of influences not just musically by also others forms of art that drive us to create. But what you have to understand is that this is only the first «Official release» everything that has come before was a sign of things to come as we learn how to better hone our craft.

Lex – Is this something we have to expect more in the future?
Aeshma- TELOCH VOVIN is constantly evolving as we will show on «The Psalms of Khaos».

Lex – What has been the reaction thus far from fans and critics?
Aeshma- I believe it’s been very positive one so far, of course you’re always going to have people that will dislike or pick apart what you do, but as a whole the message seems to be spreading.

Lex – Regarding live performance, what are your touring plans to bring your music to your fans?
Aeshma- There are no touring plans as of yet. Most likely there won’t be until after the release of the first full length album but for now we are currently planning a series of live rituals in the upcoming year.

Lex – The province of Quebec (where I live in Canada) is only an eight hour drive from New York, could we expect to ever see you come north across the border? What can fans expect from TELOCH VOVIN live?
Aeshma- We would very much like to play Canada, when that’s going to happen I’m not sure but its something that we hope will Happen. Anyone experiencing the right will bear witness to Khaos, entropy and death in physical form that will hopefully affect there lives for better or for worse. May you become or be devoured.

Lex – Is there one last thing you would like to say?
Aeshma- On Behalf of TELOCH VOVIN, Lepaca Ha Umka de Tehoma Rabba!

Lex – Thanks so much for the interview!

TelochVovin2 [photo by Mystra]Photo par Mystra

TelochVovin4Photo par Siouxside

 

Lex – À qui est-ce que je m’adresse et que faites-vous dans TELOCH VOVIN? Pourriez-vous aussi présenter les autres membres, s’il vous plaît?
TELOCH VOVIN – Mon nom est Aeshma Shamyaza. Je suis responsable des voix principales et des incantations dans le groupe. À la guitare, nous avons G/, à la basse et aux cloches, Jos-Sathoth et Proph s’occupe des percussions et de l’électronique. G/ et Jos-Sathoth effectuent toutes les backing vocals et voix supplémentaires.

Lex – Votre groupe et sa musique ont été étiquetés comme occult black metal, pourriez-vous décrire votre propre vision de votre musique et de ce que vous cherchez à faire là-dedans?
Aeshma – C’est plus que simplement de la musique pour nous. Elle sert comme une sorte de culte sonique pour tout ce que nous atteignons, auquel je prête ma voix de sorte qu’il peut devenir un navire pour les forces avec lesquelles nous communions afin qu’elles puissent se manifester auprès de l’auditeur.

Lex – Votre dernier EP, «Further Down The Tunnel», est paru le jour de l’équinoxe d’été en Septembre et j’ai vu que vous préparez une série de singles appelée «Psaumes Ov Khaos» qui devrait sortir lors des solstices et équinoxes à venir. Y a t-il un lien mystique profond entre cette décision et la signification de ces dates?
Aeshma – Comme le soleil cosmique se déplace à travers l’année civile, il en va de même de notre propre soleil noir, chaque «Psaume de Khaos» sera un acte de défiance s’opposant et éclipsant la lumière cosmique.

Lex – Vous avez sorti votre musique de façon indépendante jusqu’ici. Était-ce une décision consciente et voulue de garder le tout personnel et de ne pas impliquer de gens extérieur au groupe?
Aeshma – Alors que nous ne sommes pas à magasiner pour une étiquette, si une bonne occasion se présente, nous pourrions l’envisager. Toute personne qui a contribué à TELOCH VOVIN qui n’était pas un membre direct à ce jour avait un lien avec le groupe ou l’un de ses membres, que ce soit pour les représentations graphiques, la photographie et même les choeurs sur «Adoration/Vexation» effectué par «The nameless ones of temple Maveth».

Lex – Je dois admettre que j’ai vraiment aimé votre approche à la musique sombre sur votre EP, «Further Down The Tunnel», et le mélange des genres que vous faites. Est-ce que ces genres vous ont toujours intéressés ou sont-ils venus progressivement ce qui expliquerait pourquoi il y en a plus que jamais?
Aeshma – Chacun d’entre nous a une grande variété d’influences, non seulement musicalement mais aussi dans d’autres formes d’art, qui nous poussent à créer. Ce que vous devez comprendre est que ceci porte seulement le nom de première parution officielle mais tout ce que nous avons fait avant était un signe des choses à venir alors que nous apprenons à mieux affiner notre oeuvre.

Lex – Est-ce quelque chose que nous devons nous attendre à l’avenir ?
Aeshma – TELOCH VOVIN est en constante évolution comme nous allons le montrer sur «The Psalms of Khaos».

Lex – Quelle a été jusqu’à date la réaction des fans et des critiques ?
Aeshma – Je crois que ça a été très positif jusqu’à présent. Bien sûr, vous allez toujours avoir des gens qui n’aimeront pas et vont chercher à décortiquer ce que vous faites, mais dans l’ensemble le message semble se répandre.

Lex – Quels sont vos plans de tournée pour amener votre musique à vos fans ?
Aeshma – Il n’y a pas de plans de tournée pour le moment. Le plus probable est qu’il n’y en aura qu’après la publication du premier album pleine longueur, mais pour le moment nous sommes en train de planifier une série de rituels sur scène pour l’année à venir.

Lex – La province de Québec (où je vis au Canada) est à seulement huit heures de route de New York, pouvons-nous nous attendre à vous voir en spectacle au nord à la frontière? Qu’est-ce que les fans peuvent s’attendre d’une performance de TELOCH VOVIN?
Aeshma – Nous aimerions beaucoup à jouer au Canada, mais pour ce qui va se passer, je ne suis pas sûr. C’est quelque chose que nous espérons. Quiconque expérimente une de nos performance connaîtra le Khaos, l’entropie et la mort dans une forme physique qui nous l’espérons affectera leur vie pour le meilleur ou pour le pire. Puissiez-vous être transcendé ou être dévoré.

Lex – Y at-il une dernière chose que vous aimeriez dire?
Aeshma – Au nom de TELOCH VOVIN, Lepaca Ha Umka de Tehoma Rabba.

Lex – Merci beaucoup pour cette entrevue.

 

Thoughts and reflections about «Epic Lifestyles»

*Scroll down for original English version
Andra Dare
a eu l’extrême gentillesse de prendre le temps de nous donner des informations supplémentaires entourant la conception de son album. Voici donc quelques réflexions à propos de «Epic LifeStyle». J’ai traduit le texte de sa version originale en anglais. – Mathieu Audet

 

Andra Dare - Epic Lifestyle

J’ai écrit et enregistré «Epic LifeStyle» lorsque je vivais à San Francisco. Peu de temps après être revenue d’un séjour d’un an en Afrique du Sud, j’ai rencontré une femme avec un tatou de Tisiphone (Lien Wikipédia si vous voulez savoir ce qu’est un Tisiphone) sur son bras droit. Elle avait une aura à la fois séduisante et dangereuse. Elle avait l’air hantée. Elle l’était. Nous sommes rapidement devenues amies, et avons passé beaucoup de temps ensemble dans les deux années qui ont suivi à explorer et s’aventurer dans les endroits les plus obscurs de San Francisco. Je suis tombée en amour avec elle, du moins c’est ce que je pensais à l’époque. Je l’aimais bien, mais j’étais plutôt en amour avec l’image que je m’étais fait d’elle. Ce fut la même chose pour elle. Durant cette période, j’étais également sur un parcours sombre, dévouée à Hécate (Lien Wikipédia si vous voulez savoir qui est Hécate), suivant consciemment et avec enthousiasme à ma façon la déchéance de Inanna. (Lien Wikipédia si vous voulez savoir qui est Inanna). Comment aurais-je pu refuser de suivre cette magnifique femme aux cheveux noirs avec un tatou de Tisiphone sur son bras? Elle était non seulement mon amie, mais également ma porteuse de lumière.

Plusieurs des chansons sur «Epic Lifestyle» sont des représentations tantôt réfléchies, tantôt purificatrices de nos aventures. Elles décrivent nos histoires et passions communes tout en portant des sentiments intenses d’envie, de perte et de dissociation. Certaines chansons comme «Ourania», «Swan», «Sublimations» et «Kyanos» sont purement purificatrices. Certaines autres, par exemple «Fury», furent inspirées par des histoires de mon amie et transposent l’intensité de sa beauté, ses passions, sa rage et sa dysphorie de genre.

Il y a eu bien sûr d’autres compagnons dans mon aventure, certains étaient des amoureuses, d’autres des gens tout simplement brillants et fascinants qui ont partagé ma route sombre pendant quelques temps.

«Cruel» est un hommage à une personne avec qui j’ai par la suite rompu après avoir durement travaillé pour réussir à la séduire. Les paroles de «Cruel» peuvent laisser sous-entendre que je m’en félicite, mais ce n’est pas le cas. Toute cette histoire fut douloureuse, et la chanson me sert de confession. Je m’y excuse sincèrement de lui avoir fait du mal.

«Horses» est une tentative un peu surréaliste de me remettre d’une autre de mes peines d’amour, qui elle était à la fois intensément réelle et illusoire. avec une femme magnifique et ensorcelante qui était aux prises avec une dépendance à l’héroïne.

Ce ne sont pas toutes les chansons sur «Epic Lifestyle» qui sont nées de relations amoureuses torrides. Quelques uns d’entre elles furent écrite rapidement, à la suite de brèves mais marquantes rencontres avec des étrangers.

Par exemple, «Dacryphilia» fut inspirée de sœurs jumelles se prenant pour des dominatrices. Elles avaient une aura simultanée de méchanceté et d’innocence. Elles s’appelaient elles-mêmes les Araignées Veuves. Elles avaient effectivement l’air de rechercher des partenaires soumis, et elles étaient particulièrement excitées de les soumettre à leur jeu masochiste jusqu’à en les faire pleurer. Elles avaient un attrait magnétique qui a capturé mon imagination, autant sur l’aspect de la sensualité que philosophique. J’ai donc tenté de capturer mon expérience dans cette chanson, en racontant et chantant l’histoire selon leur perspective.

La chanson «Inhale» est basée sur un rencontre très rapide avec une envoûtante étrangère dans un café Internet. C’est une tentative d’exprimer l’étrangeté et la puissance d’une telle rencontre éphémère. Tout ce que je peux être et ce qu’elle peut être se rencontrent soudainement. On le ressent très fortement, c’est formidable même si ça ne dure qu’un instant. C’est tellement étrange tout en étant dans le moment présent. Des fois, la confusion est une excellente muse.

«Forest» et «The Evil Inside» sont des efforts collaboratifs. J’ai eu la chance de devenir amie avec le compositeur et producteur Richard Wahnfried (Dr. Ohm). Ensemble, nous avons composé «The Evil Inside». J’ai également eu la chance de devenir amie avec Ellen Zaks, une brillante poète dont les ouvrages inspirés et hantés capturaient parfaitement ce que je voulais exprimer, le tout de façon beaucoup plus éloquente que je n’aurais pu le faire. Lorsque j’ai lu son poème «Forest», je fut stupéfiée par son pouvoir et sa beauté. Ellen a par bonheur accepté que j’utilise ses mots sur ma musique, ce qui fait que «Forest» demeure une de mes chansons favorites sur «Epic Lifestyle».

«Lilith» est d’autre part la chanson la plus personnelle sur l’album. S’il y a un fantôme à l’intérieur de moi, c’est lui qui a écrit et chanté cette chanson. La plupart des femmes comprennent «Lilith», malgré le niveau d’abstraction. Sur cette chanson, je ne fais pas seulement que chanter mon histoire, mais celle de la multitude d’enfants que j’ai rencontré lorsque j’étais en familles d’adoption durant ma jeunesse. Je pense que d’une certaine façon «Lilith» est une tentative de dénonciation de ceux qui abusent de leur autorité et de leur pouvoir. En procédant ainsi, cela me permet de reprendre mon identité et ma force.

Une vidéo faite par un fan de la chanson «Horses». / Fan made video for the song «Horses».

 

 

Andra Dare was kind enough to take the time to share with us some more information about her album «Epic Lifestyle». Here’s some thoughts on «Epic Lifestyle» (original text by Andra herself).

I was living in San Francisco, having just returned from a year-long sojourn in South Africa, when I wrote and recorded «Epic Lifestyle». Shortly after my arrival, I met a woman with a tattoo of Tisiphone on her right arm (Go read about Tisiphone on Wikipedia). She radiated danger of the most alluring kind, and seemed haunted. And she was. We became fast friends, and over the next couple of years we spent many hours adventuring, carousing, confessing, and exploring San Francisco’s dark, sparkling underground. I fell in love with her, or at least I thought I did. I did love her, but it was the idea of her that I fell in love with. And, in her own way, she fell in love with the idea of me, too. At this time, I was also on a dark journey – devoted to Hekate (To read about Hekate on Wikipedia), consciously and vividly embracing the proverbial Inanna’s descent (To read about Inanna on Wikipedia). So how could I not follow a beautiful, raven-haired woman with a tattoo of Tisiphone on her arm? She was, at the time, not only my friend, but my unwitting psychopomp, my light-bearer.

Several songs on «Epic Lifestyle» are either thoughtful or cathartic expressions of our adventures together. They embrace our shared stories and passions, and intense feelings of longing, loss, and dissociation as I tore off mask after mask. Some songs, like «Ourania», «Swan», «Sublimations» and «Kyanos» are purely cathartic, And some, like «Fury», were inspired by companion’s stories and the intensity of her beauty, her passions, her rage and dysphoria.

There were other fellow travelers, of course — other lovers, other fascinating and brilliant people who shared the road with for a spell along my dark path.

«Cruel», is a tribute to a lover I broke up with after luring her to me from a great distance. The lyrics to «Cruel» may make it sound like I’m gloating, but I’m not. The whole thing was really painful, and in «Cruel», I’m really confessing; I’m really apologizing for hurting her.

«Horses» is a semi-surrealistic attempt to recover from the loss of another love I shared — a love that was at once intensely real and intensely illusory — with a bewitchingly beautiful woman who was struggling with heroin addiction.

Not every song on «Epic Lifestyle» arose from torrid entanglements,. A couple of songs were penned quickly, after the most fleeting of encounters with memorable strangers.

For example, «Dacryphilia» was inspired by twin sisters posing as dominatrixes. They cast off an aura of simultaneous evil and innocence, and called themselves the Widow Spiders. They did, in fact, seem to lie in wait for submissive playmates, and they were particularly aroused by the act of bringing their masochistic submissives to tears during sensual encounters. They had a certain magnetic allure that captured my imagination, both sensually and philosphically, so I attempted to capture my two spiders in a song, singing as if from their perspective.

The song «Inhale» is based on the briefest contact with an enchanting stranger in an Internet chat room. It’s an attempt to express the strangeness and power of such ephemeral encounters. You know, everything that you are, and everything another person is, comes on blazing like a Universe. You can sense it, and you know it’s magnificent, but it vanishes in a flash. It’s the strangest thing to be so vast, and so present, and yet remain unseen. Sometimes bemusement is my only muse.

«Forest» and «The Evil Inside» are collaborative pieces. I was fortunate enough to become friends with the composer and producer, Richard Wahnfried (Dr. Ohm), and together we wrote «The Evil Inside». I also discovered and befriended, Ellen Zaks, a brilliant poet who’s insightful and haunted works seemed to capture everything I was trying to express, but more eloquently than I could ever dream of expressing myself. When I read her poem, «Forest», I was thunderstruck by its power and beauty. Ellen, fortunately, let me put her words to music, and «Forest» remains one of my favorite tracks on «Epic Lifestyle».

«Lilith», on the other hand, is the most intensely personal song on the album. If there’s a ghost inside of me, it is she who wrote and sang this song. Most women understand «Lilith», despite its poetic coding. But on a personal level, I’m not singing only the song of myself. I’m releasing the voices of a legion of children I encountered while surviving the U.S. foster-care system as a child. I think, in some way, «Lilith» is an attempt to name and measure those who abuse authority and power. By naming them and getting their true measure, I also name and reclaim myself and my own power.

 

Entrevue Author & Punisher (Tristan Shone)

01 Octobre 15 - Montreal - Author & Punisher

 

Lors de son premier passage à Montréal aux Katacombes, j’ai eu l’opportunité de jaser avec TRISTAN SHONE, le mastermind et seul membre du projet industrial/doom/noise AUTHOR & PUNISHER afin d’en savoir plus sur cette entité qui existe depuis plus de dix ans et compte maintenant 6 albums à sa carte de visite. Bien sûr, il est difficile de faire comprendre lors d’une entrevue, la complexité et l’innovation technologique qu’il apporte à la musique mais je vous mets plus bas le lecteur Bandcamp qui vous permettra de découvrir son plus récent album «Melk en honing» paru via Housecore Records il y a quelques mois ainsi que la vidéo qui permet de découvrir ses nouvelles machines, «the Masks» que malheureusement nous n’avons pas voir et entendre à Montréal.

Before his first show in Montreal at Katacombes, I had the opportunity to talk with TRISTAN SHONE, mastermind and sole member of AUTHOR & PUNISHER to learn more about this industrial/doom/noise project that’s been around now for more than ten years. As it is difficult to really figure out in the interview what we talk about regarding his machines and what they do, I let you discover his latest album «Melk en honing» released through Housecore Records a few months ago and a then you can watch a video explaining and showing how works his latest machine, «the Masks» which he didn’t use in Montreal though, unfortunately for us.

Lex