Entrevue avec Mr. Hawk par Max

Entrevue avec Mr. Hawk

Cette semaine, nous vous présentons une entrevue avec le groupe Mr. Hawk. Le 19 septembre, les gars effectuaient leur premier spectacle sur scène depuis le confinement de mars. On sent bien qu’ils étaient très heureux de retrouver leur public. Au départ Mr. Hawk était le projet solo de Francis, le chanteur. Par contre, son but a toujours été d’avoir un band, donc il avait le besoin de s’entourer de musiciens. Après plusieurs changements, le line-up actuel s’est formé il y environ 1 an et demi. Mr. Hawk nous offre une musique rock/post-grunge/metal/pop, bref une musique très énergique et inspirée des années 90. Pour encore plus d’informations sur leur album à venir et toute sorte de potins sur le band, écoutez l’entrevue complète.

Formation
Francis-James Hawkins : texte/vocal
Robin Mahiou : guitare/vocal
Fred Riopel :  bass
Gabriel Dupont : drum

Facebook : https://www.facebook.com/Mr.Hawk.Official

Voici l’entrevue complète :

 

 

Entrevue avec Torn To Pieces par Max

Entrevue avec Torn To Pieces

Cette semaine, nous vous présentons en entrevue : Torn To Pieces. Cette formation, originaire de Mont-Laurier, existe depuis 4 ans. Tout a débuté avec la fin d’un projet dont Sébastien, René et Do faisaient partie. Avec une volonté de changement, un nouveau groupe s’est formé avec l’arrivée de Phil. Ce groupe de Hard Rock Metal travaille de façon spontanée et leur principal but est de s’amuser lors de la composition et ce, sans aucunes limitations pour personne. Pour plus d’informations, écoutez l’entrevue ci-dessous.

Formation
Sébastien -Guitare
Phil – Bass
René – Drum
Do – Vocal

Facebook : https://www.facebook.com/Torn-To-Pieces-266445323873668

Voici l’entrevue complète :

Entrevue réalisée par Maxime Regimbald-Bouffard
Montage vidéo par Joé Lacerte

Critique d’album : Kataklysm – Unconquered (2020)


Kataklysm
Unconquered
Nuclear Blast Records
25 septembre 2020

  1. The Killshot
  2. Cut Me Down
  3. Underneath The Scars
  4. Focused To Destroy You
  5. The Way Back Home
  6. Stitches
  7. Defiant
  8. Icarus Falling
  9. When It’s Over

Kataklysm est un groupe du Québec dont les preuves ne sont plus à faire. Ce groupe, qui roule sa bosse depuis 1991, nous a offert jusqu’à maintenant 14 albums studios et aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous faire la critique de leur dernier album Unconquered.

Après ma première écoute complète, la phrase qui m’est rapidement venue à l’esprit c’est : pourquoi changer une formule gagnante? Kataklysm nous a toujours offert quelque chose de simple et efficace avec des variations entre des riffs pesants et lents ou encore des riffs rapides avec des gravity blast. Les bassdrums qui mitraillent nos oreilles, des riffs de guitares parfois rapides et mélodiques, parfois lent, simples et ” in your face”. Pour ce qui est de la voix, ce que j’aime beaucoup de ce groupe c’est que les paroles sont audibles et ça même si le chanteur, Maurizio Iacono, scream. Il possède une prononciation exemplaire ce qui rends fortement justice aux textes.

L’album nous fait passer par plusieurs moods. Que ce soit avec des intros accrocheuses et des riffs pesants qui te donnent le goût de te dévisser la tête à headbanger ou encore avec des riffs et des bass drums plus rapides. Il y beaucoup de mélodie dans les guitares et malgré le fait qu’elles sont accordées vraiment graves, leurs mélodies sont claires et elles n’empiètent pas sur la basse. La batterie est vraiment bien composée. Elle est complexe, rapide et technique, mais quand c’est le temps d’être plus simple et reculée, elle prend la place qu’elle doit prendre. Malheureusement, le drummer, Oli Beaudoin, a quitté la formation quelques semaines avant la sortie de l’album. Il a fait partie de la formation pendant 8 ans et il a participé à quatre albums du groupe. Il est remplacé par James Payne (Hour of Penance, Miss from The Moat et Vital Remains).

Cut Me Down est mon coup de cœur, c’est une pièce qui a beaucoup plus de tendance melo-death avec des guitares rapides et harmoniques, un drum beaucoup plus simple mais très efficace. Cette pièce vaut vraiment la peine d’être écoutée.

Mention spéciale à la chanson Icarus Falling qui m’a totalement surprise. Avec un superbe intro de piano la chanson est relativement simple et lente, mais elle est vraiment accrocheuse et il y a même un interlude avec du drum électronique et ça juste avant de nous donner une fin intense.

Un album qui vaut vraiment le détour. Je le recommande fortement aux fans et aussi a ceux qui ne connaissent pas le groupe.

Composition : 8.5/10
Qualité sonore : 9/10
Artwork : 8/10
L’ensemble de l ‘album : 9/10

-JD (Rédaction)

Vicky Fillion (Révision et Édition)

 

Critique d’album – Malignant Curiosity – The Portal (2020)

Malignant Curiosity
The Portal
3 octobre 2020

  1. Éveil
  2. Malignant Curiosity
  3. The Magical Infection
  4. A Neverending Carousel
  5. Conscience
  6. Wild Escape
  7. One Last Hunt
  8. Definitive Solution
  9. My Choice, My Way
  10. The Portal
  11. Décadence
  12. Hidden Answer

Critique

La critique va être divisée en deux sections, un point de vue plus général et ressenti dont j’effectuerai la critique et le point de vue technique et exécution qui sera fait par Jean-Daniel Poirier (JD) qui est lui-même musicien et compositeur.

Point de vue général

Lorsqu’on m’a approché pour m’offrir la possibilité de faire la critique de ce projet solo, je ne vous cacherai pas que j’étais quelque peu sceptique. On m’a dit, surveille la sortie du premier single et ensuite tu me diras si tu es intéressée à en faire la critique. Lorsque le single The Magical Infection est sorti, je vous jure que je ne m’attendais pas à cela. Que le premier single d’un premier album solo soit un vidéoclip aussi bien réalisé, j’étais impressionnée.

Malignant Curiosity est le projet solo de Félix Plante réalisé avec la collaboration de plusieurs musiciens. J’ai pu discuter à quelques reprises avec Félix et lui poser quelques questions sur son projet. Au niveau de la composition, du chant clean, de la narration et du clavier, c’est Félix lui-même qui s’exécute. Ensuite, pour ce qui est des autres instruments, voici les collaborations : Marc-Antoine Lizotte à la guitare solo, David Potter au chant hurlé, Antoine Fleurent à la guitare, Lucas Biron au drum et Antoine St-Onge à la bass. L’album a été enregistré chez SilverWings Production.

L’album nous raconte une histoire du début à la fin à l’aide de narrations en français dans plusieurs pièces. Combiner le français et l’anglais n’est pas toujours évident, mais ici, c’est réalisé avec brio. Les changements de ton dans la narration, les changements de voix (clean vs scream), les changements de rythme et d’intensité dans les pièces nous amènes à bien comprendre l’évolution du personnage dans le périple de son combat intérieur. Pour moi les orchestrations présentes tout au long de l’album sont un must. La présence des interludes instrumentals nous permet de comprendre que le personnage a atteint un autre niveau dans ce combat. Pour moi cet album mérite l’attention de tous les fans de métal mélodique.

– Vicky

Point de vue technique

En septembre, lorsque je me suis fait donner la mission de critiquer un album, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je me suis donc lancé dans l’écoute d’un album qui m’a donné des frissons dans le dos puisque je suis fan de métal mélodique. Cet album est tombé directement dans mes cordes et ce malgré les similitudes dans la composition de chacune des pièces. Par contre, ce phénomène est souvent présent dans la majorité des projets solos de ce monde, et ce n’est pas mal en soi.

L’album commence avec une intro très symphonique et une narration qui nous prépare très bien aux prochaines pièces. La deuxième pièce, Malignant Curiosity, qui est mon coup de cœur, est une chanson de plus de neuf minutes. La pièce commence avec une intro mélodique et elle nous amène par la suite dans un univers de solo/lead avec des beats parfois rapides, parfois plus lents. J’aime bien que les guitares et le clavier s’échangent les solos. Une fois que cette partie “claque sur la gueule” est passée, le calme revient avec une guitare acoustique et une voix narrative. La progression de la basse, la voix chantée avec de très bonnes harmonies et le tout accompagné par un drum plutôt tribal, nous offre un calme avant la tempête, car par la suite la pièce passe à de la distorsion de guitares, un drum et des orchestrations de plus en plus présents et intensifié, mais toujours accompagné par une voix clean. À 6 minutes 12 secondes, une cacophonie calculée apparait et j’adore. Et finalement, la pièce se termine sur un outro avec un riff plutôt lent et une voix clean harmonisée. Pour moi cette pièce est un excellent résumé en neuf minutes de ce que cet album a à nous offrir.

The Magical Infection est une excellente pièce et c’est aussi le premier single et le premier vidéoclip de ce projet solo, sorti le 3 septembre 2020. Le vocal clean et le scream se marient à la perfection. Les guitares et les orchestrations ne cherchent pas à s’enterrer mutuellement. J’aimes bien le fait que le keyboard lead la danse.

A Neverending Carousel, débute avec une superbe intro de piano suivi d’une valse métal avec parfois une voix clean, parfois une voix screamer. La transition à 2 minutes 40 est inattendue et elle nous amène à un riff rapide in your face. Les solos de guitares et de clavier sont originaux et bien exécutés. La fin de la pièce nous amène tout droit dans une fête foraine face à un carrousel d’où vient surement le titre.

Le clavecin au début de Definitive Solution et le coté plus black metal de la chanson en général m’ont par moment rappelé le groupe Anorexia Nervosa (jusqu’a la moitié de la chanson). My choice my way est la balade de l’album mais qui monte en intensité de la moitié jusqu’à la fin.

Pour faire un résumé de l’album, ce fut une écoute agréable et remplie de surprises. J’ai bien aimé le coté folk, tribal mélodique et le mélange de la voix clean et de la voix screamer.

Le synthétiseur est relativement présent. Parfois, il domine au-devant des guitares qui sont plutôt rythmiques. C’est quelque chose que j’apprécie grandement. Parlons maintenant des ‘’guerres de solo’’ entre le clavier et les guitares. Sans nécessairement comparer ça a Children of Bodom, ça me rappelle cependant la chimie qu’il y avait entre Alexi Laiho et Janne ‘’Warman’’ Wirman.

Les orchestrations sont tout simplement débiles. Il y a beaucoup de travail dans cet album. Autant dans les introductions de chansons que dans les interludes et en général. Que ce soit dans le choix des sons utilisés ou les notes choisies, rien n’a été laissé au hasard.

Je recommande fortement l’album à tous les fans de métal mélodique.

– JD

8.5/10