MetalAgora 2026 – 8 août à Amqui

Aux origines de MetalAgora

Né d’une volonté simple mais essentielle, offrir une véritable tribune à la scène métal d’ici, MetalAgora s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique metal au Québec. Ancré dans une philosophie profondément DIY et communautaire, le festival a d’abord pris forme à plus petite échelle, porté par des passionnés désireux de créer un espace où les groupes locaux pourraient s’exprimer sans compromis.

Rapidement, l’événement a gagné en ampleur, attirant un public toujours plus fidèle et curieux. Cette croissance s’est faite sans perdre son identité : MetalAgora reste aujourd’hui un festival à échelle humaine, où la proximité entre artistes et public est au cœur de l’expérience. Loin des grosses machines commerciales, il mise sur l’authenticité, la découverte et la solidarité au sein de la scène métal.

Au fil des éditions, MetalAgora a su bâtir une réputation solide en mettant de l’avant une programmation pointue, souvent audacieuse, qui reflète la richesse et la diversité du métal québécois et underground international.

Une programmation 2026 entre brutalité et précision

L’édition 2026 de MetalAgora poursuit cette mission avec une programmation qui frappe fort, autant par sa cohérence que par son intensité. Fidèle à son ADN, le festival met de l’avant une sélection de groupes où se croisent death metal, black metal, thrash et sonorités hybrides.

Cette année encore, la scène québécoise est à l’honneur avec une présence marquée de formations locales qui incarnent la vitalité du métal d’ici. Le festival devient ainsi un véritable incontournable, où les fans peuvent découvrir des groupes émergents aux côtés de formations plus établies. Le tout se passe au Parc Pierre et Maurice-Gagne à Amqui!

MetalAgora, c’est plus qu’un festival : c’est un rassemblement pour les irréductibles du métal. L’édition 2026 s’annonce comme une nouvelle célébration de la scène metal, fidèle à ses racines!

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-Vicky Fillion

Festival au Lac 2026 – Une 4e édition qui frappe fort!

Festival au Lac 2026 – Une 4e édition qui frappe fort!

Le début de l’été au Québec rime de plus en plus avec un arrêt obligatoire du côté de Granby, où le Festival au Lac revient en force du 4 au 6 juin 2026 au parc Daniel-Johnson pour sa 4e édition. Installé en bordure du lac Boivin, l’événement s’impose maintenant comme un incontournable pour les amateurs de punk, rock et métal. Avec près d’une vingtaine de groupes locaux et internationaux, le festival marque le coup d’envoi de la saison des festivals avec une programmation aussi musclée que variée.

Au-delà des spectacles, le Festival au Lac, c’est aussi une expérience complète : site extérieur en pleine nature, offre de bouffe variée, boissons, zones de détente et même des activités comme des animations et ateliers (dont du skate). Que tu sois là pour le moshpit ou simplement pour profiter de l’ambiance, tout est pensé pour créer un week-end aussi festif qu’intense.

En plus de sa programmation déjà solide, le Festival au Lac 2026 pousse l’expérience encore plus loin avec une offre de Meet & Greet en collaboration avec Le Noise, permettant aux fans de vivre un moment privilégié avec certains artistes de l’affiche. Cette initiative ajoute une dimension encore plus humaine et underground à l’événement, fidèle à l’esprit de la scène punk et métal. Entre rencontres, signatures et échanges directs, ces accès exclusifs viennent briser la barrière entre la scène et le public, transformant un simple week-end de shows en expérience immersive complète. Une façon concrète de connecter avec les groupes au-delà du moshpit, et de repartir avec un souvenir unique d’un festival qui mise autant sur la proximité que sur l’intensité. Le premier groupe participant au Meet & Greet sera annoncé ce mercredi le 29 avril !

Programmation 2026

Jeudi 4 juin – Soirée punk rock / skate punk
La première soirée donne le ton avec une ambiance festive et rassembleuse

Vendredi 5 juin – Rock alternatif & post-hardcore
Une journée marquée par des passages plus rares au Québec

Samedi 6 juin – Journée métal / hardcore
Clôture brutale et sans compromis

Avec une programmation aussi solide et un cadre naturel unique, le Festival au Lac 2026 confirme qu’il n’est plus seulement un “petit festival de région”, mais bien un rendez-vous majeur pour lancer l’été. Trois jours, trois ambiances, une seule mission : faire vibrer Granby!

-Vicky Fillion

Gaspesian MetalFest : un joyau underground

Gaspesian MetalFest : un joyau underground

Le Gaspesian MetalFest s’est fait une place unique dans le paysage métal québécois depuis sa création, en misant sur une approche à la fois intime et profondément ancrée dans la communauté. Installé à Matane, en bordure du fleuve Saint-Laurent, le festival se distingue par son cadre atypique et sa capacité à rassembler les amateurs de musique underground dans une ambiance conviviale. Pensé d’abord comme un événement modeste, il a rapidement évolué d’une seule journée à maintenant trois jours. Sa mission reste claire : offrir une vitrine aux groupes émergents du Québec, et parfois d’ailleurs, tout en célébrant la diversité des sous-genres du métal.

L’édition 2026, qui se tiendra du 5 au 7 juin au Barachois de Matane, poursuit cette tradition avec une programmation particulièrement intéressante, réunissant une vingtaine de groupes. On y retrouve notamment des noms bien établis de la scène comme Necronomicon, Sandveiss, Deadwood et Trollwar, aux côtés d’une solide cohorte de formations locales telles que Omnivide, Demonorgy, Uriel, Within Embers et Last Fight. La diversité est une fois de plus au cœur de l’événement, avec un éventail de styles allant du death et black metal au folk, thrash et hardcore. Fidèle à son ADN, le festival mise sur la découverte autant que sur l’intensité, offrant aux festivaliers une immersion complète dans la scène underground, le tout dans un environnement où la proximité avec les artistes et la passion du public créent une expérience authentique et rassembleuse.

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-Vicky Fillion

Critique d’album: Terror Symphony – Unstable Divinity (Avril 2026)

Terror Symphony
Unstable Divinity
Avril 2026

Liste des pièces

  1. The Angel’s Wake – Intro
  2. RETALIATION
  3. Don’t Look At Me – Reworked
  4. The Great Deluge – Reworked
  5. Fractured
  6. SEVERED
  7. Deception – Reworked
  8. Épopée – Reworked

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://open.spotify.com/intl-fr/album/18cZ27JbNocLKqATlruBOp

Sorti le 10 avril, Unstable Divinity débarque sans détour. Un album qui sent le local, le vrai, celui qui se forge dans les petites salles et les lineups serrés. Terror Symphony nous offre de l’efficacité, de la lourdeur et de l’attitude.

On est clairement dans un registre metalcore/heavy moderne, avec un pied bien planté dans les racines plus classiques. RETALIATION donne le ton rapidement : riffs directs, le vocal est abrasif, et la structure semble pensée pour le live avant tout. Ça ne cherche pas à être technique pour impressionner, ça veut frapper, et j’adore!

Là où l’album gagne des points, c’est dans son feeling brut. Les transitions, les interludes (The Great Deluge), les versions retravaillées, le tout donne un côté presque “work in progress » mais clairement assumé. Et au lieu de diluer l’expérience, ça renforce l’impression d’assister à l’évolution du band en temps réel.

Fractured et SEVERED sortent du lot : plus tight, plus mémorables, avec une meilleure gestion de la tension. C’est là que Terror Symphony montre qu’il peut dépasser le simple rentre-dedans pour aller chercher quelque chose de plus solide, plus structuré.

Les reworks? Ils ne sont pas là pour meubler. Ils donnent plutôt l’impression d’un groupe qui refuse de laisser ses tracks figées en les retravaille comme il les jouerait en show, avec plus de nerf, plus d’intention.

Au final, on tient un album imparfait, mais sincère, qui ne triche pas. Et dans le métal underground québécois, ça vaut souvent plus que n’importe quelle production ultra clean. Ça cogne, ça cherche, ça évolue. Maintenant reste à voir jusqu’où ils vont pousser la machine. 

Ne manquez pas leur tournée qui débute ce weekend!

25 avril @ Studio Sonum – Québec
avec Polygraph | Change My Brain With Cakes
https://www.facebook.com/events/1983928828885441/

2 mai @ Taverne Royale – Trois-Rivières
avec Red Raven Chaos | Outlying | Twenty Five Sixty
https://www.facebook.com/events/4395352244119975/

8 mai @ Resto-pub 100 génies – Montréal
avec No Real Hero | DYNASTY
https://www.facebook.com/events/2142709189904032/

29 mai – Sherbrooke – Le Murdoch
avec Burning The Oppressor | Burn The Evidence | No Real Hero
https://www.facebook.com/events/1847137360022351/

-Vicky Fillion

Critique d’album: Guhn Twei – Une ville, une mine, un cancer (11 mars 2026)

Guhn Twei
Une ville, une mine, un cancer
Slam Disques
11 mars 2026

Liste des pièces

1. Ville fantôme
2. Coquerelles
3. Une ville, une mine, un cancer
4. À bout de souffle
5. Culture du silence
6. 101 Avenue Portelance
7. Les oiseaux vont mourir au Lac Osisko
8. Neige noire, nuit blanche
9. Patient no. 1852606
10. Doux souvenirs de l’abattoir
11. Code blanc
12. Phase terminale
13. Suicide collectif

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://guhntwei.bandcamp.com/

Critique – Une ville, une mine, un cancerGuhn Twei

Il y a des albums qui divertissent, d’autres qui impressionnent. Puis il y a ceux qui frappent ça fait mal. Avec ce nouvel album, le groupe abitibien Guhn Twei ne cherche clairement pas à plaire : il cherche à réveiller.

Avec Une ville, une mine, un cancer, le groupe ne sort pas simplement un nouvel album : il lance une roche. Paru le 11 mars 2026, cet album est un cri engagé aussi brutal que nécessaire, un manifeste qui refuse de séparer musique et réalité. Un doigt pointé directement vers une réalité que plusieurs préfèrent ne pas regarder trop longtemps : une ville façonnée par l’industrie minière, une population qui vit avec des conséquences et surtout un silence collectif qui devient, tranquillement, complice.

Dès les premières secondes de « Ville fantôme », le ton est donné. Pas de détour poétique ni d’allégorie confortable : on parle d’une ville façonnée par l’industrie minière, d’une population qui respire plus que de l’air, et d’un système qui préfère fermer les yeux plutôt que de ralentir les machines. Le groupe transforme ce malaise collectif en une décharge de riffs abrasifs, rapides, parfois presque claustrophobiques.

Musicalement, l’album frappe vite et fort. Les pièces dépassent rarement les trois minutes, mais chacune agit comme un coup de masse. « Coquerelles », « Culture du silence » ou encore « Les oiseaux vont mourir au Lac Osisko » avancent avec une urgence presque suffocante. La production est volontairement rugueuse, laissant toute la place à la rage. Rien ici n’est poli pour plaire : chaque distorsion semble vouloir gratter la rouille d’un système trop longtemps accepté.

Mais Une ville, une mine, un cancer devient vraiment percutant, c’est dans son propos et dans son absence de compromis. Depuis ses débuts, Guhn Twei utilise sa musique comme une arme contre la pollution associée à l’industrie minière de Rouyn-Noranda et les conséquences sanitaires qui en découlent. Ce militantisme n’est pas un simple slogan marketing : il vient d’une expérience vécue et d’une colère bien réelle. Là où plusieurs groupes préfèrent camoufler leurs messages derrière des métaphores vagues, Guhn Twei frappe directement. Pas de filtre. Pas d’ambiguïté. Le message est clair : quand une communauté doit choisir entre son gagne-pain et sa santé, il y a déjà quelque chose de profondément brisé.

L’album atteint d’ailleurs un sommet avec « Suicide collectif », longue pièce finale qui agit presque comme un constat amer. Après la furie des pistes précédentes, le groupe y étire la tension pour laisser planer une question dérangeante : combien de temps une communauté peut-elle tolérer continuer à accepter l’inacceptable avant que tout cela devienne…une forme de suicide lent? 

Au final, Une ville, une mine, un cancer n’est pas un album confortable. C’est un album qui dérange, qui accuse et qui refuse les compromis. Mais c’est justement pour ça qu’il est essentiel. Dans un paysage musical souvent trop prudent, Guhn Twei rappelle que le métal peut encore servir à quelque chose : dire tout haut ce que plusieurs préfèrent taire. Déranger, dénoncer et secouer les consciences.

9/10

-Vicky Fillion