Envol et Macadam – Samedi 11 septembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Jean-Daniel Poirier fait lors du festival Envol et Macadam présenté par Envol et Macadam, OVAL Représentation en collaboration avec District 7 Production au Stade Canac de Québec le 11 septembre 2021 et qui mettait à l’affiche Despised Icon, Voivod, Comeback Kid et plusieurs autres.

Critique & Photos

The Bridgetsens

Le groupe a la tâche d’ouvrir bal en ce samedi après-midi. Ils nous servent un punk rock plutôt bien exécuté. Malgré le fait qu’ils sont statiques sur scène, les gars savent ce qu’ils font de leurs instruments. Habituellement ils sont quatre sur scène, mais pour des raisons obscures, ils opèrent en power trio. Les pièces sont courtes mais efficaces, les voix sont justes. Un très bon band pour faire le party dans une compétition de BMX ou de skate.
8/10

 

Hopeful Sixteen

Dès les premières notes du groupe, on peut sentir plusieurs influences dans le style musical du band. Un mélange de métal, metalcore avec une voix féminine qui nous ramène plus vers l’alternatif. Les musiciens et la chanteuse ont une énergie palpable. La voix de la chanteuse est totalement juste. Le drummer fait des backs vocaux cleans et il est venu me chercher solidement en nous poussant des toned screams au travers de tout ça. Ils sont d’un professionnalisme hors pair. Somme tout, c’est un power trio qui déplace autant d’air que s’ils étaient cinq sur scène.
9/10

 

Hate It Too

Le band nous offre un punk rock avec de la drive en masse. Leur performance est plutôt énergique. Les trois axes man font du vocal ce qui est vraiment bien, même si parfois, il y a un manque de justesse à ce niveau. Cependant, ils se reprennent plutôt bien avec leur énergie sur scène. Leurs interventions entre les chansons sont plutôt drôles. Ils n’ont pas manqué de saluer les gens déguisés en Tortues Ninjas et Mario Bros qui étaient dans les estrades. Les mélodies sont entraînantes et plus le spectacle avance, plus ils gagnent en confiance. Le band est super tight et je le verrais bien faire la première partie d’un band international.
7/10

 

Aeternam

Un moment que j’attendais avec impatience. Aeternam est un groupe que je connais depuis leurs débuts et que j’ai vu évoluer au fil du temps. Ils nous servent un métal mélodique à saveur middle east. Ce qui me plaît réellement, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de groupes qui sonnent comme eux au Québec. Ils sont en forme et vraiment précis dans l’exécution de leurs pièces. Les riffs de guitare sont mélodiques et accompagnés d’orchestrations qui me transportent directement au Maroc ou en Égypte. J’aime vraiment le fait qu’ils utilisent des instruments traditionnels orientaux dans leurs compositions. Les voix cleans d’Antoine, Maxime et Achraf se marient parfaitement sans créer aucune dissonance à mes oreilles. Le growl de Achraf est toujours aussi puissant. Les solos de guitares sont exécutés à la perfection. Ils sont bien rodés et ce n’est pas la Covid qui leur a mis des bâtons dans les roues. Pour ma part, je les aurais fait jouer plus tard dans le line up. À mon grand bonheur, ils ont joué Damascus Gate, mais à ma grande tristesse, ils n’ont pas joué Goddess of Masr. Très bon spectacle les gars.
10/10

Boundaries

Je lève les yeux vers la scène et je vois cinq personnes habillées en blanc. Je ne connais pas le groupe et je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Leur style plutôt core semble plaire à bien des gens près de moi qui ont trouvé une manière de mosher légalement, selon les restrictions en vigueur. Leurs riffs sont entraînants quoique simplistes. Leur musique est plutôt pesante et bien exécutée. Le chanteur a une bonne présence sur scène, car il est tout simplement partout. Ils ont tous de l’énergie à revendre. On ne sait plus où regarder! Le chanteur a un bon fry scream. Le drummer est très efficace, il est tight et semble avoir une très bonne vélocité dans ses coups. Un point que je n’ai pas aimé c’est le son des guitares. Comme si elles étaient trop fortes sur la scène et que le rendu par le micro rajoutait de la distorsion par-dessus la distorsion déjà existante de l’ampli. Ce qui m’a fais malheureusement perdre beaucoup de leur contenu musical, mais ils ne sont pas à blâmer pour ça. Sinon, ce fût un excellent setlist de leur part. Ils ont mis le feu dans la place!
11/10

 

Mute

Mute est monté sur scène avec une intro qui m’a vraiment plu. Je sais que le groupe a une certaine notoriété. J’ai entendu souvent le nom de la bouche de mes amis qui aiment le punk, mais pour ma part je ne connais vraiment pas leur musique. On a affaire à ce que j’appellerais du punk rock de qualité. Les pièces sont vraiment bien montées. On voit que les gars ont de l’expérience sur scène et qu’ils n’en sont pas à leur premier rodéo. Le groupe existe depuis 23 ans, ils sont vraiment rapides et je dirais même très technique. Le métalleux en moi en a pris pour son argent. Les guitares sont bien jouées, les riffs sont accrocheurs, le bassiste a une très bonne groove, les voix sont directement sur le pitch et le drummer est vraiment un métronome humain en plus de chanter! Sérieusement, ce groupe mérite amplement sa notoriété au sein de la scène punk rock québécoise et canadienne. Merci les gars pour la leçon de vie.
9/10

 

Comeback Kid

C’est vraiment nice de voir Comeback Kid venir faire un show au Québec, sachant qu’ils sont éparpillés un peu partout au Canada. Un autre groupe que je ne connais que de nom. Le chanteur a une voix qui me fais beaucoup penser à Raised Fist. Pour ce qui est de la musique on sent bien les influences punk et hardcore. Les riffs de guitare sont parfaitement construits pour adhérer au style. C’est-à-dire des powerchord à la punk avec des refrains cleans et des bouts vraiment plus pesants limite breakdown avec une voix screamer. Ils peuvent y aller beaucoup plus intense en incluant des bouts de double basedrum avec le picking de guitare qui suit la cadence . C’est également un groupe qui roule sa bosse depuis plusieurs années (21 ans), ce qui explique fortement leur aisance sur scène. Parlons-en de leur aisance justement, les gars ont une énergie folle, comme s’ils avaient bu trois barils de Redbull. Le chanteur se permet même de descendre et courir sur le terrain de Baseball, qui est malheureusement vide à cause des restrictions sanitaires. C’est évident qu’ils ont besoin de leur public, car tous les musiciens ont fini le show sur le terrain pour être plus près des gradins et voir la foule. On voit que c’est un groupe qui aime être près de son public. Un excellent band que je suis heureux d’enfin connaitre.
11/10

 

 

Voivod

C’est la troisième fois que je les vois cette été. La première fois était à l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières. Ensuite, ce fût au Rockfest pour la santé Mentale et pour finir ce soir à Envol et Macadam. J’ai croisé Dan (Chewy) avant leur show et il m’a dit que je verrais le même show que les deux autres fois. L’ambiance est différente ce soir en comparaison au Rockfest pour la santé Mentale, là où personne ne portait de masque et où les gens étaient près de la scène, un peu comme si la covid n’existait plus. Ce soir, avec les mesures sanitaires qui ont changé, nous sommes à une très grande distance de la scène, l’énergie envoyée aux musiciens n’est pas la même ce qui ne semble pas du tout les déranger. Même qu’ils sont encore plus énergiques que le show précédent. Le groupe est parfaitement rodé pour nous représenter à l’international et ce soir on a la preuve par leur solide prestation. Contrairement, à la première fois que je les ai vu à Trois-Rivières, maintenant j’attends la pièce I Conspiracy avec impatience. Sinon, comme toujours les gars débordent d’énergie sur la scène et ils sont d’un professionnalisme sans égal. Un moment drôle de leur spectacle c’est quand Snake nous a demandé de faire la vague en disant que l’on doit bien connaître ça puisqu’on est rendu à la 4e vague de la pandémie. Le groupe existe quand même depuis 39 ans (1982) donc, ils n’ont rien à prouver à personne, leur nom est fait. Je leur souhaite un beau tour en Europe 9/10
9/10

 

Despised Icon

Le clou de la soirée : Despised Icon. Ils n’ont pas besoin de présentation. C’est quand même un de nos excellents bands international du Québec. Ils œuvrent dans le deathcore et nous sommes brutalement servis pour terminer la soirée avec leur vitesse et leur tightness légendaire. Je suis assis à mon siège et je m’y agrippe fermement en attendant la pièce Beast

Après un problème technique en début de spectacle, ils nous envoient brutalement la sauce. Des breakdowns pesants avec les basedrums dans le tapis et tout cela accompagné des Pig squeel effectués par Steve Marois un des deux chanteurs. C’est brutal sur un méchant temps et j’aime particulièrement les échanges de voix entre les deux gars. Steve a plutôt un vocal dans les extrêmes graves alors que Alex Erian a un solide fry scream. Et que dire du drummer? Blast beat, gravity blast, basedrum ultra-rapide, ouffff de la brutalité dans son état pur. Le son est relativement bien balancé quoique j’aurais monté le volume des guitares un peu, car ils ont des riffs vraiment bon et ils se perdent dans le mix surtout lorsque les basedrums sont joués rapidement. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le son de la basse. Difficile à décrire, elle est grave avec beaucoup d’impact et surtout elle est transperçante avec une petite touche de distorsion. Pour ce qui est de leur présence de scène, god damn, eux, ce sont cinq barils de Redbull qu’ils ont bus. Ça bouge de tous les bords. Personne ne tient en place sur la scène. C’est un chaos très bien orchestré. Pour le coup, si on prends en considération que le groupe n’a pas fait de show depuis deux ans, ils n’ont pas perdu leur punch. C’est comme s’ils n’avaient pas arrêté de jouer ensemble pendant la pandémie. Dans les gradins, les gens ont envie de mosher et de s’amuser, mais ce sera pour une prochaine fois, malheureusement.
12/10

En conclusion, l’édition 2021 d’Envol et Macadam, version Covid-19, a été un franc succès, malgré les restrictions en vigueur. Chapeau à l’organisation qui a malgré tout choisi de faire l’événement avec ces restrictions qui ne finissent plus de changer. Ils ont dû s’adapter avec la venue du passeport vaccinal, qui n’était pas dans leurs plans lorsqu’ils ont annoncé l’événement. Merci à vous tous de nous avoir permis d’être sur place pour couvrir cette journée incroyable!

Photos et note par Vicky Fillion
Critique par Jean-Daniel Poirier

 

 

Photos et critiques – Ottawa – Taming Sari/Late Night Trouble/Rude Mood

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique d’une nouvelle membre de l’équipe, Mademoiselle Chloem lors du spectacle de Taming Sari présenté au Mavericks d’Ottawa le 14 août 2021 et qui mettait également à l’affiche Late Night Trouble et Rude Mood.

Critique

Aujourd’hui, je vous écris ma toute première critique sur un concert fort agréable auquel j’ai pu assister.

Pour ma part, c’était un Roadtrip improvisé à Ottawa pour assister à un show de musique dans lequel des amis de mon collègue Joé jouaient. Il faut dire que depuis l’arrivée de la COVID-19, j’ai cessé carrément d’aller voir des spectacles de musique. Activité que j’avais l’habitude de faire régulièrement depuis mon adolescence. En arrivant à destination, j’ai eu une agréable rencontre avec les membres du groupe Late Night Trouble. En effet, ce sont des gens très charismatiques et sympathiques avec qui j’ai eu un grand plaisir à discuter de tout et de rien au bar le Mavericks, comme si on étaient des amis depuis toujours.

Avant même que le show ne commence, la salle était déjà bondée de personnes. Il faut dire que les billets étaient tous vendus. Pendant un instant, je retrouvais la bonne vie ordinaire d’avant la COVID. C’était fort agréable de pouvoir être enfin réunis avec autant de personnes ayant une même passion commune; soit la musique.

Entrée fracassante avec le groupe Rude Mood qui a offert une performance très Rock, mais aussi assez Blues. Qui plus est, un mélange très intéressant à mes oreilles. Pendant un instant, je me sentais replonger dans l’adolescence en écoutant le gros drum et les mélodies de la guitare. Je ne connaissais pas du tout le band, mais j’ai tout de suite su l’apprécier par son genre très entraînant qui nous donne envie de sauter partout dans la salle, comme si plus rien de la COVID n’existait. Je m’évadais dans ma tête vers une destination inconnue sans aucun stress en étant bercé par la voix à la fois claire, mais aussi au timbre corsé du chanteur.

En deuxième partie, le groupe Late Night Trouble, qui est originaire de Montréal, n’a pas chômé en débutant avec une très belle énergie, qui ramenait au rock des années 70. Dès le début, j’ai pu apercevoir l’aisance sur scène des différents membres du groupe, en particulier celle de la chanteuse. En effet, sa passion immense pour la musique était très visible dans tous ses mouvements, ce qui rendait la performance musicale encore plus impressionnante et agréable. Également, le guitariste a su mener la danse en interagissant régulièrement avec le public. La chanson Scream my name a provoqué chez le public un soulèvement général; on était tous là à chanter les paroles et à taper le beat. Le groupe est franchement très prometteur, les lignes de la guitare et de la bass sont assez techniques et vraiment bien harmonisées. La voix de Roxanne me fait penser à du Soprano dramatique; timbre très puissant avec des aigus percutants, chose qui n’est pas aisée d’atteindre dans le domaine vocal. Concernant le beat du drum, Yuri a clairement fait ça toute sa vie; les temps sont exécutés aux bons endroits et il offre une ambiance très groover.

En terminant, le groupe Taming Sari entre sur scène en ne laissant personne indifférent. En effet, une partie du public semblait déjà les connaître et ne laissait pas cela sous silence; tout le monde était déjà debout. Leur style unique me fait penser à un rock très moderne. Les gars avaient une présence sur scène assez intense et ne restaient pas là à jouer sans rien faire; ça brassait pas mal. L’envie de monter sur le stage pour rejoindre la danse était fortement présente. C’était assez mouvementé et entraînant, ce qui a terminé la soirée en beauté. Sentiment d’euphorie en sortant du bar, j’ai ressenti tellement d’émotions fortes tout au long du concert. Pour un premier show depuis plusieurs mois, je n’ai absolument pas été déçu et j’ai retrouvé ma soif éternelle de la musique.

- Mademoiselle Chloem

 

Taming Sari

 

Rude Mood

Crédit Photos : Joé Lacerte

 

Rock Fest pour la Santé Mentale – Jeudi 5 août 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Jean-Daniel Poirier lors du Rock Fest pour la santé mentale présenté par Roger Cesare et toute son équipe au Parc Beram de l’Épiphanie, le jeudi 5 août 2021.

Critique & Photos

The Box

Le groupe existe depuis 1981. Il nous offre une performance pop rock avec une bonne touche de progressif. Je ne connais pas du tout le groupe, mais j’avais déjà entendu une de leur pièce. Ils ont séparé leur concert en deux volets. Le volet plus récent et plutôt rock prog qui m’as fait penser à Styx ou Pink Floyd et la 2e moitié, leur matériel plus vieux et pop rock. Les pièces sont plutôt bien travaillées. Les harmonies vocales sont très justes et le batteur est vraiment puissant et précis dans ses coups. Le guitariste et le bassiste ont une belle chimie et leur playing est vraiment bien exécuté. Mon coup de cœur dans leur setlist a été Hell on Earth. The Box est un groupe que j’ai gagné à connaitre ce soir-là!
-JD

 

Bowie Revisited

Si on me parle de David Bowie, je connais bien le nom et surtout le personnage qui m’a fait faire des cauchemars lors de ma tendre enfance (Roi Jareth du film Labyrinthe), ou encore pour la performance hilarante avec Mick Jagger dans le vidéoclip Dancing in the Street. Sinon je suis vraiment inculte face à son œuvre. Donc Bowie Revisited avait la lourde tâche de rajouter Bowie à ma culture personnelle.

Musicalement parlant, les musiciens sont vraiment talentueux. Je n’ai pas remarqué de fausses notes. Le côté professionnel du groupe est remarquable. Du coté des voix, elles sont justes et je ne parle pas seulement de la voix principale, mais aussi des backs vocals. Nous avons droit à une prestation remarquable de l’œuvre musicale de M. Bowie. C’est exactement ce que le groupe voulait selon le chanteur qui en a parlé entre deux pièces. Ils ne recherchent pas à reproduire le côté théâtral du personnage, mais bien de rendre hommage à sa musique. Excellent show!
– JD

 

White Noize

Le groupe White Noize avait les honneurs de débuter le festival. Ils nous ont offert une performance rock avec un répertoire des années 70-80, dont La Grange de ZZ TOP tout en soulignant le décès de Dusty Hill. Ils ont aussi joué Highway To Hell de AC/DC. Les gars avaient de l’énergie à revendre et ils ont su faire embarquer la foule. Nous n’étions pas nombreux, mais ils ont réussi à tous nous faire bouger. Ils sont professionnels sur scène et parfois drôle dans leurs interventions. Comme quoi, le ridicule ne tue pas!! Pour deux chansons, le chanteur avait un manteau de poil. Il faisait 27° à l’extérieur. Il devait avoir chaud! Une belle performance remplie de classique rock qui ne se démodent pas!
– JD

 

Critique par Jean-Daniel Poirier
Photos par Vicky Fillion

Critique & Photos – Voivod & GrimSkunk – Trois-Rivières – 9 juillet 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion ainsi que la critique de Jean-Daniel Poirier réalisée lors du spectacle de Voivod & GrimSkunk présenté par Amphithéâtre Cogeco et Preste – Spectacles & Tournées à L’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières le 9 juillet 2021.

Critique et Photos

J’arrive à l’Amphithéâtre Cogeco avec ma collègue Vicky vers 19h45 et il y a déjà plusieurs personnes d’arrivée sur place. C’était vraiment plaisant de voir autant de monde. Après tout, ça fait quand même un an et demi que nous sommes confinés. Oublier la pandémie l’espace d’une soirée m’a fait du bien.

**Vicky : Mention spéciale à l’organisation pour la justesse de cette soirée. Oui, il y avait présence de sécurité pour les mesures sanitaires, par contre, contrairement à bien des endroits, le tout était fait si subtilement qu’aucune impression d’oppression n’était ressentie**

Les deux groupes de la soirée n’ont certainement pas besoin de présentation. Sachant que Voivod est quand même l’un des pionniers du métal au Québec et qu’ils sont reconnus mondialement. Ce n’est pas rien surtout quand on pense au nombre de groupes qu’ils ont influencé au cours des 39 dernières années. Et GrimSkunk, groupe épique de punk actif depuis 1988 au Québec et ailleurs au Canada, qui a lui aussi su influencer la scène punk d’ici.

 

Voivod

Voivod a ouvert le bal à 20h30 pile. C’est toujours un plaisir de voir Dan (Chewy) sur scène. Malgré les mesures sanitaires, Denis (Snake) a su faire embarquer la foule.  Il n’a pas manqué de nous faire savoir qu’originalement, Voivod est un groupe de Jonquière, mais qu’il y a maintenant deux membres qui viennent d’ici (Trois-Rivières). Soit Daniel Mongrain (Chewy) et Dominic Laroche (Rocky). Le groupe est en forme et il déplace de l’air. Les gars sont vraiment contents de revenir sur scène et ça paraît. Ils sont vraiment tight, la voix est juste, les jeux de batterie à Michel (Away) sont tout simplement impeccables.

Mon coup de cœur a été la pièce Iconspiracy. Je ne suis pas un connaisseur de Voivod, mais cette pièce m’a vraiment accrochée par la complexité des riffs de guitares. Mention spéciale à Vincent Peake pour son apparition à la bass pendant la dernière chanson du set de Voivod.

Somme toute, Voivod est un groupe qui a été créé avant ma naissance et je trouve que leur musique a très bien vieilli. Ils ont encore bien d’années devant eux pour nous offrir du nouveau matériel. Cela risque d’arriver prochainement selon Snake, le chanteur. Merci les gars pour la bonne performance. Le groupe part en tournée européenne à la fin du mois de novembre 2021, suivez leur page Facebook pour tous les détails.

Voivod

 

Grimskunk

Je viens de retomber à 14 ans, quand j’écoutais du BARF, Anonymus, Groovy Aardvark, Overbass et compagnie. C’est un band que je voulais voir en show depuis longtemps, vraiment longtemps, car 22 ans plus tard, je suis servi!

Les gars sont en feu et vraiment intense dès les premières minutes. Je ne m’attendais pas à manger une « claque sua djyeulle » de la sorte. Les gars ont une énergie de fou, les harmonies vocales sont justes, le drummer joue exactement la même chose que sur les albums, les guitaristes sont précis. Et pour la bass, Vincent Peake a-t-il vraiment besoin d’une présentation? Autant à la voix qu’à la bass, il livre la marchandise. Celui qui m’a le plus surpris, par sa présence sur scène, c’est le claviériste/chanteur. S’il n’est pas sur son instrument, il est, euuhhh comment dire, juste vraiment partout où son fil de micro lui permet d’aller! Ils nous ont servis des classiques comme Gros Tas, Le gouvernement songe, La vache et, bien sûr, Mange d’la marde pour terminer le spectacle en beauté. La pièce Ya Basta m’a relativement surpris, autant par l’originalité de la composition que par l’exécution des voix, tout était… parfait!

Je n’ai vraiment pas été déçu par la performance de GrimSkunk. Merci les gars pour ce voyage dans le temps que vous m’avez fait vivre.

GrimSkunk

 

Ce fut une super belle soirée super bien organisée. Le son était vraiment bon. L’endroit est vraiment « sur la coche » et j’ai vraiment aimé que le concert soit aussi diffusé sur des écrans géants pour nous permettre de bien voir. L’ambiance était vraiment malade. Les gens étaient contents d’enfin vivre un spectacle et surtout avec des groupes de renommée.

J-D

Critique & Photos – Québec Rock Contest – Québec – 2 juillet 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion ainsi que la critique de Jean-Daniel Poirier réalisée lors de la finale du volet Rock du Québec Rock Contest au Quartier de Lune de Québec le 2 juillet 2021.

Critique et photos

Je n’ai pas l’habitude de couvrir des événements rock étant un musicien plutôt axé sur le métal. Je me suis dit, pourquoi ne pas sortir de ma zone de confort et essayer le côté plus rock? Voici mon compte rendu de la grande finale du Québec Rock Contest volet composition rock.

 

21h30 : Frappabord

Le groupe est monté sur scène pour nous servir du rock folk festif avec une touche de celtique punk qui me fait penser à des groupes du genre Dropkick Murphys. Le groupe chante en français. Les musiciens sont vraiment bons et le claviériste est polyvalent en jouant plusieurs instruments dont l’harmonica, la trompette et même de l’accordéon. Frappabord est le genre de groupe qui vous start un party et qui vous fait boire de la bière en se tenant par les épaules. Je les inviterais à coup sur pour un party de la St-Jean ou encore pour la St-Patrick. Il y avait un toutou de poulet attaché au pied de micro du guitariste-chanteur et une grosse dinde que la foule a fortement suggéré de prénommé Diane. Ce sont d’excellents musiciens qui nous ont offert un matériel original et bien construit. Comme premier groupe en finale, ils ont placés la barre très haute.

Frappabord

 

22h40 : Shanghaï

Le band définit leur style comme étant du skate punk trash. Le chanteur est embarqué sur scène avec un masque de lutteur à la Rey Mysterio. Pat, le guitariste, portait une perruque orange et plus tard dans le spectacle, il nous a dévoilé une de ses plus belles robes de couleur léopard. Bien entendu, elle était très serrée et trop courte et il nous a presque dévoilé ses « attributs » masculins. Mais, par chance, il avait fait le choix de garder ses boxers et n’a pas eu l’audace de porter un string…Ouff.

Les gars débordaient d’énergie. Ça bougeait tellement qu’on ne savait plus trop où regarder. Ils ont du fun autant sur scène qu’à l’extérieur, car le guitariste a utilisé son wireless avec brio en s’élançant dans la foule à plusieurs reprises. Les riffs sont accrocheurs, le groupe est bien rodé et ils sont professionnels. Mention spéciale au bassiste qui a d’excellents grooves dans ses partitions. Shanghaï m’a rappelé mon adolescence lorsque je faisais du skate avec mes amis accompagnés de notre bon vieux radio-cassette. C’est un groupe à voir absolument en show!

Shanghai

 

23h50 : The Subzz

Le groupe nous a offert une performance plutôt punk rock alternatif avec des harmonies vocales très justes, effectuées par le guitariste chanteur et le batteur. Le groupe est vraiment tight et a du plaisir à être là sur scène. Le drummer est une brute. Il défonceait littéralement le drum avec la force de ses coups. Nous avons eue droit à une prestation sérieuse et sans perte de temps entre les chansons. Le professionnalisme était au rendez-vous pour ce groupe. Les musiciens maîtrisaient parfaitement leurs instruments. Très bon set les gars!

The Subzz

 

00h55 : Devil’s Trill

Après une intro apocalyptique, Devil’s Trill nous a servi un rock alternatif pesant et vraiment efficace. La voix clean était vraiment excellente. Les musiciens étaient vraiment bons techniquement parlant. À ma connaissance, c’est le seul groupe de la soirée qui a utilisé du double basedrum. Par moment, les riffs de guitares m’ont fait pensé à du Megadeth ou du Metallica. Il n’y avait pas de longueurs entre les chansons. Ils ont su nous surprendre avec des changements de riffs. Tu ne t’attendais pas toujours à ce qui était sur le point d’arriver. C’est un très bon band, autant dans l’originalité de leur composition que dans l’exécution de leur musique. J’ai bien aimé leur petit côté prog à la Tool. C’est un groupe qui a vraiment la formule pour percer. Bonne continuité les gars!

Devil’s Trill

 

Ce soir là, j’ai découvert 4 groupes solides qui méritent amplement leur place dans l’industrie musicale. J’étais heureux de ne pas être juge, car je n’aurais pas su pour qui voter. J’ai passé une excellente soirée! Merci aux groupes et à l’organisation et surtout félicitation à Shanghaï pour leur victoire

Les gagnants du volet composition rock :

Grand gagnant : Shanghaï
2e place : Devil’s Trill
3e place : The Subzz
4e place : Frappabord

-JD