Photos – Breakout Tour – Québec – 18 septembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion lors du Breakout Tour présenté par Sim Giard, Érika Lemieux et Quartier de Lune au Quartier de Lune de Québec le 18 septembre dernier et qui mettait à l’affiche Lancaster, Last Dance Among Wolves, Deadman’s Prophecy et Outlying.

Ne manquez pas les prochains spectacles de la tournée :

16 octobre : Rock Café le Stage – Trois-Rivières
22 octobre : Le Murdoch – Sherbrooke
23 octobre : Espace Mandeville – Drummondville
6 novembre : Overtime – Kingston (ON)
20 novembre : Monté Cristo – Ste-Thérèse
4 décembre : TBA

Critique de Show: Karl Bullets & 50 Shades of Punk Rock @ Shawinigan – 24 septembre 2021

Le 24 septembre dernier, la compagnie Prodfête nous présentait un show de la Rentrée de style punk/rock et acoustique avec Karl Bullets et 50 Shades of Punk Rock. Le tout avait lieu dans le stationnement du Parc de l’Île Melville de Shawinigan. Des membres de l’équipe Ondes Chocs étaient présents sur place, voici donc la critique de Mademoiselle Chloem et quelques photos prises par Joé Lacerte lors de la soirée.

Critique

J’ai été accueilli chaleureusement par toute l’équipe de ProdFete à Shawinigan. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est une compagnie de sonorisation, éclairage et conception d’évènement. On parle également d’une belle compagnie familiale.

 

50 Shades of Punk Rock

Le spectacle débute avec Émilie Plamondon à la voix et Simon Rondeau-Cantin à la guitare et aussi à la voix. Les deux musiciens nous offrent une performance punk acoustique. En effet, ils ont réalisé des reprises de différents groupes classiques du monde de la musique punk/rock; tel que NOFX, Rancid, Bad Religion et d’autres. Il y avait une très belle coordination et harmonie des deux voix. À plusieurs moments, le public était sollicité pour chanter avec le groupe. J’ai trouvé que Simon avait un beau registre de voix de type ténor. Quand il a joué une chanson de Rancid, j’ai constaté qu’il était capable d’aller chercher un registre beaucoup plus bas avec une touche de raspy. C’était fort excellent! Émilie ne passait pas non-plus inaperçue avec sa voix très juste et sa belle énergie sur scène. À un moment, elle a même utilisé un kazoo (aussi nommé gazou) dans sa performance musicale.

 

Karl Bullets

Karl Bullets clôt le show en entrant seul sur scène. Même s’il y a un seul membre, on ressent comme s’il y avait un band au complet. En effet, il a su charmer le public avec sa voix à la fois lyrique, douce et rauque et son playing impeccable à la guitare. Il prenait suffisamment la place qu’il fallait. Même s’il devait être partiellement statique en raison du micro sur trépied et de sa guitare dans les mains, son corps parlait beaucoup et dégageait une énergie intense. J’ai énormément apprécié son cover de Green Day, puisque ça été un groupe culte de mon enfance. Il a su ajouter sa propre couleur à cette pièce très connu. Je n’étais pas seule à aimer la performance… les gens du parterre ont commencé un moshpit. C’était une atmosphère très agréable. Franchement, un énorme merci pour tout ce que tu m’as fait vivre cette soirée-là.

-Mademoiselle Chloem

 

Photos et critiques – Montréal – BAM Festival

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique de Mademoiselle Chloem lors du BAM Festival à Montréal le 18 septembre 2021 et qui mettait à l’affiche Anonymus, Vantablack Warship, The Naked High et encore plus…

Critique

BAM! Festival
Le 18 septembre 2021, se sont rassemblés plusieurs métalleux pour un petit festival de musique à Montréal. C’était dans la cour arrière du magasin la Boite à Musique. On a eu la chance d’avoir une excellente température, ce qui a favorisé le bon déroulement de la journée. En entrant dans la place, nous sommes accueillis par quelques artisans. Ce fut très intéressant d’avoir ce genre de kiosques dans le cadre du festival, puisque les produits offerts étaient directement en lien avec le contexte. Également, plusieurs emplacements offraient de la merch des différents groupes, aussi des luthiers étaient présents pour présenter leurs différents intruments. C’était assez complet comme festival.

L’évènement débute avec le groupe Total Waste; une belle performance métal. Le premier groupe m’a rappelé le grand plaisir d’assister à un spectacle. Depuis la crise du COVID, c’était seulement mon troisième show. J’ai beaucoup aimé l’ouverture du festival avec un nouveau groupe émergeant qui mérite d’être connu. Le chanteur a descendu du stage pour se rapprocher du public. C’est vraiment agréable de pouvoir sentir la passion d’un artiste comme ça.

S’enchaine avec le groupe Macrocilix, qui offre une introduction assez pesante, suivi d’une accélération considérable du tempo. En soit, j’ai été surprise par la rythmique particulière des chansons. Souvent, il arrive des éléments rythmiques qu’on ne s’attend pas, tel que des syncopes. Ça donne un effet de surprise agréable pour l’écoute des chansons. Le genre me rappelle un peu le groupe Rage Against the Machine; métal, mais avec une touche singulière de punk.

Entre ensuite en scène Asbestos, un groupe qui m’a tout de suite fait penser à Ramones. En effet, j’ai trouvé que c’était assez punk rock. Ça bougeait pas mal, et les musiciens avaient une belle aisance sur scène. Ils avaient presque tous un micro pour chanter, ce qui donnait une belle harmonie. Avis personnel, j’ai particulièrement apprécié le playing de la basse, qui était assez présente dans le spectacle. Chose qui n’est pas toujours le cas.

C’est au tour de Jo Hell Band de monter sur scène. Dès les premières secondes, le groupe ne passe pas inaperçu avec leur superbe énergie. Le chanteur a une voix puissante, un raspy très bien exécuté et un beau vibrato. Ce fut plaisant que le chanteur interagisse avec le public en les faisant participer. Dans la dernière chanson, le guitariste s’amuse à créer des effets sonores en désaccordant certaine corde sur son instrument. C’était assez surprenant et très original.

Puis, The Naked High qui a offert une belle performance mouvementée. J’ai assez apprécié la sonorité de l’instrumental. En effet, un genre qui nous berce dans toute sa pesanteur harmonique. L’aisance des membres du groupes sur scène était palpable. Chose qui rend l’écoute encore plus intense.

Ensuite, il y a eu Vantablack Warship. Toutefois, je n’ai pas pu assister à cette partie du festival pour des raisons de santé.

Enfin, Anonymus clôt le festival avec des acclamations puissantes du public. C’était leur premier spectacle depuis un bon moment, ils nous ont partagé leur enthousiasme de revenir jouer devant des gens. Le groupe a mentionné son envie de jouer son nouvel album dans son intégralité, chose qui n’aurait clairement pas déplus à la foule. Ils ont offert une solide performance. Les membres étaient très bien synchronisés et exécutaient les chansons à merveille.

En somme, le festival a été vraiment superbe; plusieurs groupes fort sympathiques et très bons, un bel endroit accueillant avec divers kiosques intéressants. J’ai bien hâte au prochain festival.

-Mademoiselle Chloem

Total Waste

Ambiance

Envol et Macadam – Samedi 11 septembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Jean-Daniel Poirier fait lors du festival Envol et Macadam présenté par Envol et Macadam, OVAL Représentation en collaboration avec District 7 Production au Stade Canac de Québec le 11 septembre 2021 et qui mettait à l’affiche Despised Icon, Voivod, Comeback Kid et plusieurs autres.

Critique & Photos

The Bridgetsens

Le groupe a la tâche d’ouvrir bal en ce samedi après-midi. Ils nous servent un punk rock plutôt bien exécuté. Malgré le fait qu’ils sont statiques sur scène, les gars savent ce qu’ils font de leurs instruments. Habituellement ils sont quatre sur scène, mais pour des raisons obscures, ils opèrent en power trio. Les pièces sont courtes mais efficaces, les voix sont justes. Un très bon band pour faire le party dans une compétition de BMX ou de skate.
8/10

 

Hopeful Sixteen

Dès les premières notes du groupe, on peut sentir plusieurs influences dans le style musical du band. Un mélange de métal, metalcore avec une voix féminine qui nous ramène plus vers l’alternatif. Les musiciens et la chanteuse ont une énergie palpable. La voix de la chanteuse est totalement juste. Le drummer fait des backs vocaux cleans et il est venu me chercher solidement en nous poussant des toned screams au travers de tout ça. Ils sont d’un professionnalisme hors pair. Somme tout, c’est un power trio qui déplace autant d’air que s’ils étaient cinq sur scène.
9/10

 

Hate It Too

Le band nous offre un punk rock avec de la drive en masse. Leur performance est plutôt énergique. Les trois axes man font du vocal ce qui est vraiment bien, même si parfois, il y a un manque de justesse à ce niveau. Cependant, ils se reprennent plutôt bien avec leur énergie sur scène. Leurs interventions entre les chansons sont plutôt drôles. Ils n’ont pas manqué de saluer les gens déguisés en Tortues Ninjas et Mario Bros qui étaient dans les estrades. Les mélodies sont entraînantes et plus le spectacle avance, plus ils gagnent en confiance. Le band est super tight et je le verrais bien faire la première partie d’un band international.
7/10

 

Aeternam

Un moment que j’attendais avec impatience. Aeternam est un groupe que je connais depuis leurs débuts et que j’ai vu évoluer au fil du temps. Ils nous servent un métal mélodique à saveur middle east. Ce qui me plaît réellement, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de groupes qui sonnent comme eux au Québec. Ils sont en forme et vraiment précis dans l’exécution de leurs pièces. Les riffs de guitare sont mélodiques et accompagnés d’orchestrations qui me transportent directement au Maroc ou en Égypte. J’aime vraiment le fait qu’ils utilisent des instruments traditionnels orientaux dans leurs compositions. Les voix cleans d’Antoine, Maxime et Achraf se marient parfaitement sans créer aucune dissonance à mes oreilles. Le growl de Achraf est toujours aussi puissant. Les solos de guitares sont exécutés à la perfection. Ils sont bien rodés et ce n’est pas la Covid qui leur a mis des bâtons dans les roues. Pour ma part, je les aurais fait jouer plus tard dans le line up. À mon grand bonheur, ils ont joué Damascus Gate, mais à ma grande tristesse, ils n’ont pas joué Goddess of Masr. Très bon spectacle les gars.
10/10

Boundaries

Je lève les yeux vers la scène et je vois cinq personnes habillées en blanc. Je ne connais pas le groupe et je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Leur style plutôt core semble plaire à bien des gens près de moi qui ont trouvé une manière de mosher légalement, selon les restrictions en vigueur. Leurs riffs sont entraînants quoique simplistes. Leur musique est plutôt pesante et bien exécutée. Le chanteur a une bonne présence sur scène, car il est tout simplement partout. Ils ont tous de l’énergie à revendre. On ne sait plus où regarder! Le chanteur a un bon fry scream. Le drummer est très efficace, il est tight et semble avoir une très bonne vélocité dans ses coups. Un point que je n’ai pas aimé c’est le son des guitares. Comme si elles étaient trop fortes sur la scène et que le rendu par le micro rajoutait de la distorsion par-dessus la distorsion déjà existante de l’ampli. Ce qui m’a fais malheureusement perdre beaucoup de leur contenu musical, mais ils ne sont pas à blâmer pour ça. Sinon, ce fût un excellent setlist de leur part. Ils ont mis le feu dans la place!
11/10

 

Mute

Mute est monté sur scène avec une intro qui m’a vraiment plu. Je sais que le groupe a une certaine notoriété. J’ai entendu souvent le nom de la bouche de mes amis qui aiment le punk, mais pour ma part je ne connais vraiment pas leur musique. On a affaire à ce que j’appellerais du punk rock de qualité. Les pièces sont vraiment bien montées. On voit que les gars ont de l’expérience sur scène et qu’ils n’en sont pas à leur premier rodéo. Le groupe existe depuis 23 ans, ils sont vraiment rapides et je dirais même très technique. Le métalleux en moi en a pris pour son argent. Les guitares sont bien jouées, les riffs sont accrocheurs, le bassiste a une très bonne groove, les voix sont directement sur le pitch et le drummer est vraiment un métronome humain en plus de chanter! Sérieusement, ce groupe mérite amplement sa notoriété au sein de la scène punk rock québécoise et canadienne. Merci les gars pour la leçon de vie.
9/10

 

Comeback Kid

C’est vraiment nice de voir Comeback Kid venir faire un show au Québec, sachant qu’ils sont éparpillés un peu partout au Canada. Un autre groupe que je ne connais que de nom. Le chanteur a une voix qui me fais beaucoup penser à Raised Fist. Pour ce qui est de la musique on sent bien les influences punk et hardcore. Les riffs de guitare sont parfaitement construits pour adhérer au style. C’est-à-dire des powerchord à la punk avec des refrains cleans et des bouts vraiment plus pesants limite breakdown avec une voix screamer. Ils peuvent y aller beaucoup plus intense en incluant des bouts de double basedrum avec le picking de guitare qui suit la cadence . C’est également un groupe qui roule sa bosse depuis plusieurs années (21 ans), ce qui explique fortement leur aisance sur scène. Parlons-en de leur aisance justement, les gars ont une énergie folle, comme s’ils avaient bu trois barils de Redbull. Le chanteur se permet même de descendre et courir sur le terrain de Baseball, qui est malheureusement vide à cause des restrictions sanitaires. C’est évident qu’ils ont besoin de leur public, car tous les musiciens ont fini le show sur le terrain pour être plus près des gradins et voir la foule. On voit que c’est un groupe qui aime être près de son public. Un excellent band que je suis heureux d’enfin connaitre.
11/10

 

 

Voivod

C’est la troisième fois que je les vois cette été. La première fois était à l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières. Ensuite, ce fût au Rockfest pour la santé Mentale et pour finir ce soir à Envol et Macadam. J’ai croisé Dan (Chewy) avant leur show et il m’a dit que je verrais le même show que les deux autres fois. L’ambiance est différente ce soir en comparaison au Rockfest pour la santé Mentale, là où personne ne portait de masque et où les gens étaient près de la scène, un peu comme si la covid n’existait plus. Ce soir, avec les mesures sanitaires qui ont changé, nous sommes à une très grande distance de la scène, l’énergie envoyée aux musiciens n’est pas la même ce qui ne semble pas du tout les déranger. Même qu’ils sont encore plus énergiques que le show précédent. Le groupe est parfaitement rodé pour nous représenter à l’international et ce soir on a la preuve par leur solide prestation. Contrairement, à la première fois que je les ai vu à Trois-Rivières, maintenant j’attends la pièce I Conspiracy avec impatience. Sinon, comme toujours les gars débordent d’énergie sur la scène et ils sont d’un professionnalisme sans égal. Un moment drôle de leur spectacle c’est quand Snake nous a demandé de faire la vague en disant que l’on doit bien connaître ça puisqu’on est rendu à la 4e vague de la pandémie. Le groupe existe quand même depuis 39 ans (1982) donc, ils n’ont rien à prouver à personne, leur nom est fait. Je leur souhaite un beau tour en Europe 9/10
9/10

 

Despised Icon

Le clou de la soirée : Despised Icon. Ils n’ont pas besoin de présentation. C’est quand même un de nos excellents bands international du Québec. Ils œuvrent dans le deathcore et nous sommes brutalement servis pour terminer la soirée avec leur vitesse et leur tightness légendaire. Je suis assis à mon siège et je m’y agrippe fermement en attendant la pièce Beast

Après un problème technique en début de spectacle, ils nous envoient brutalement la sauce. Des breakdowns pesants avec les basedrums dans le tapis et tout cela accompagné des Pig squeel effectués par Steve Marois un des deux chanteurs. C’est brutal sur un méchant temps et j’aime particulièrement les échanges de voix entre les deux gars. Steve a plutôt un vocal dans les extrêmes graves alors que Alex Erian a un solide fry scream. Et que dire du drummer? Blast beat, gravity blast, basedrum ultra-rapide, ouffff de la brutalité dans son état pur. Le son est relativement bien balancé quoique j’aurais monté le volume des guitares un peu, car ils ont des riffs vraiment bon et ils se perdent dans le mix surtout lorsque les basedrums sont joués rapidement. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le son de la basse. Difficile à décrire, elle est grave avec beaucoup d’impact et surtout elle est transperçante avec une petite touche de distorsion. Pour ce qui est de leur présence de scène, god damn, eux, ce sont cinq barils de Redbull qu’ils ont bus. Ça bouge de tous les bords. Personne ne tient en place sur la scène. C’est un chaos très bien orchestré. Pour le coup, si on prends en considération que le groupe n’a pas fait de show depuis deux ans, ils n’ont pas perdu leur punch. C’est comme s’ils n’avaient pas arrêté de jouer ensemble pendant la pandémie. Dans les gradins, les gens ont envie de mosher et de s’amuser, mais ce sera pour une prochaine fois, malheureusement.
12/10

En conclusion, l’édition 2021 d’Envol et Macadam, version Covid-19, a été un franc succès, malgré les restrictions en vigueur. Chapeau à l’organisation qui a malgré tout choisi de faire l’événement avec ces restrictions qui ne finissent plus de changer. Ils ont dû s’adapter avec la venue du passeport vaccinal, qui n’était pas dans leurs plans lorsqu’ils ont annoncé l’événement. Merci à vous tous de nous avoir permis d’être sur place pour couvrir cette journée incroyable!

Photos et note par Vicky Fillion
Critique par Jean-Daniel Poirier

 

 

Photos et critiques – Ottawa – Taming Sari/Late Night Trouble/Rude Mood

Voici les photos prises par Joé Lacerte et la critique d’une nouvelle membre de l’équipe, Mademoiselle Chloem lors du spectacle de Taming Sari présenté au Mavericks d’Ottawa le 14 août 2021 et qui mettait également à l’affiche Late Night Trouble et Rude Mood.

Critique

Aujourd’hui, je vous écris ma toute première critique sur un concert fort agréable auquel j’ai pu assister.

Pour ma part, c’était un Roadtrip improvisé à Ottawa pour assister à un show de musique dans lequel des amis de mon collègue Joé jouaient. Il faut dire que depuis l’arrivée de la COVID-19, j’ai cessé carrément d’aller voir des spectacles de musique. Activité que j’avais l’habitude de faire régulièrement depuis mon adolescence. En arrivant à destination, j’ai eu une agréable rencontre avec les membres du groupe Late Night Trouble. En effet, ce sont des gens très charismatiques et sympathiques avec qui j’ai eu un grand plaisir à discuter de tout et de rien au bar le Mavericks, comme si on étaient des amis depuis toujours.

Avant même que le show ne commence, la salle était déjà bondée de personnes. Il faut dire que les billets étaient tous vendus. Pendant un instant, je retrouvais la bonne vie ordinaire d’avant la COVID. C’était fort agréable de pouvoir être enfin réunis avec autant de personnes ayant une même passion commune; soit la musique.

Entrée fracassante avec le groupe Rude Mood qui a offert une performance très Rock, mais aussi assez Blues. Qui plus est, un mélange très intéressant à mes oreilles. Pendant un instant, je me sentais replonger dans l’adolescence en écoutant le gros drum et les mélodies de la guitare. Je ne connaissais pas du tout le band, mais j’ai tout de suite su l’apprécier par son genre très entraînant qui nous donne envie de sauter partout dans la salle, comme si plus rien de la COVID n’existait. Je m’évadais dans ma tête vers une destination inconnue sans aucun stress en étant bercé par la voix à la fois claire, mais aussi au timbre corsé du chanteur.

En deuxième partie, le groupe Late Night Trouble, qui est originaire de Montréal, n’a pas chômé en débutant avec une très belle énergie, qui ramenait au rock des années 70. Dès le début, j’ai pu apercevoir l’aisance sur scène des différents membres du groupe, en particulier celle de la chanteuse. En effet, sa passion immense pour la musique était très visible dans tous ses mouvements, ce qui rendait la performance musicale encore plus impressionnante et agréable. Également, le guitariste a su mener la danse en interagissant régulièrement avec le public. La chanson Scream my name a provoqué chez le public un soulèvement général; on était tous là à chanter les paroles et à taper le beat. Le groupe est franchement très prometteur, les lignes de la guitare et de la bass sont assez techniques et vraiment bien harmonisées. La voix de Roxanne me fait penser à du Soprano dramatique; timbre très puissant avec des aigus percutants, chose qui n’est pas aisée d’atteindre dans le domaine vocal. Concernant le beat du drum, Yuri a clairement fait ça toute sa vie; les temps sont exécutés aux bons endroits et il offre une ambiance très groover.

En terminant, le groupe Taming Sari entre sur scène en ne laissant personne indifférent. En effet, une partie du public semblait déjà les connaître et ne laissait pas cela sous silence; tout le monde était déjà debout. Leur style unique me fait penser à un rock très moderne. Les gars avaient une présence sur scène assez intense et ne restaient pas là à jouer sans rien faire; ça brassait pas mal. L’envie de monter sur le stage pour rejoindre la danse était fortement présente. C’était assez mouvementé et entraînant, ce qui a terminé la soirée en beauté. Sentiment d’euphorie en sortant du bar, j’ai ressenti tellement d’émotions fortes tout au long du concert. Pour un premier show depuis plusieurs mois, je n’ai absolument pas été déçu et j’ai retrouvé ma soif éternelle de la musique.

- Mademoiselle Chloem

 

Taming Sari

 

Rude Mood

Crédit Photos : Joé Lacerte