Entrevue avec Vortex par JF Anglehart

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Vortex

La formation mélodeath lancera prochainement son septième album studio : Downfall. Je me suis entretenu avec Dany Lévesque, fondateur et guitariste du groupe de Rimouski.

Bonjour Dany, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourrais-tu nous présenter le groupe et nous parler de comment tout a commencé?

Dany: Depuis 2003 qu’on fait de la composition. Avant ça nous étions un groupe de covers avec un autre line up. Le but du groupe n’était pas de faire de la composition, mais des covers. Un moment donné on s’est tanné de faire ça, il y a eu des départs et quand le band s’est presque dissous, je me suis mis à chercher un chanteur. J’ai contacté Nicolas Tremblay, chanteur de Mental Disorder, il est venu nous voir au local, il a écouté mes compositions et m’a dit qu’il embarquait à condition qu’on fasse seulement de la composition.

À cette époque, Nicolas était un des gars les plus importants dans la musique à Rimouski, car son band était un de ceux qui avait le plus sortie de la région. Il a aidé Vortex à se tourner vers la composition, à faire du réseautage dans le milieu underground métal et à cet instant Vortex s’est mis à jouer un peu partout. Par la suite David Canuel a embarqué au drum et Simon Dubé s’est greffé au groupe avec sa bass. Voila que le line up original était né. On a fait la démo en 2003 et l’album Imminence of Death en 2005. De plus, Pierre-Luc Demers s’est joint à nous pour cet album avant de démarrer son studio.

Finalement on a travaillé fort, on a fait beaucoup de spectacles pour se faire connaitre. On pouvait faire de trente à trente-cinq shows par année. La vie du groupe se divise en trois époques, soit avec notre premier line up où on a créé Imminence of death en 2005 et In Movement en 2008. Il y a eu la deuxième époque avec Enemies en 2010 et Le Poids du vide en 2012 incluant dans le line up Francis Marmen et JF Côté de Spirit of Rebellion. Pour conclure avec la troisième époque qui dure depuis plus de 8 ans avec les membres actuel (Asylum, Lighthouse et le tout nouveau Downfall).

1.  Ou a été enregistré ce nouvel album et comment se sont déroulés les sessions?

Dany : Dans le studio Ondechoc à Pierre-Luc Demers. À la base, on a fait des clic tracks pour suivre le rythme de l’orchestrale. La première étape de conception est d’enregistrer les pistes de drum, car c’est le cœur de la musique. Par la suite, on fait les guitares et la bass pendant deux semaines et on termine par les solos et le vocal. Pour le vocal on a pris plus de temps qu’à l’habitude, car il y a plus de textures et différents types de voix. C’est définitivement notre plus gros album à la voix.

2. Pourquoi avoir choisi Downfall comme titre?

Dany : Downfall c’est le titre qui a été mis sur le concept et l’histoire. L’histoire raconte un cataclysme qui amène la chute de la société actuelle, mais il y a un individu qui a persuadé des gens que ça allait arriver, il a bâtit une micro-société autonome qui est capable de survivre a un évènement majeur. Grâce à lui, quelques individus survivent, mais à la fin c’est la guerre entre les pauvres survivants du cataclysme et ceux qui s’en tirent bien puisqu’ils sont préparés et organisés.

3. De quoi traite les textes et s’agit-il d’un concept album similaire à Lighthouse?

Dany : C’est un concept différent de Lighthouse qui lui est une dramaturge fictive, mais dans un contexte historique. Comme ce dernier, nous avons collé la musique à se qui se passe dans l’histoire, mais celle-ci est moins élaborée, car tout comme la musique, on voulait quelque chose de plus court et concis. Il y a huit pièces et chacune d’elles traite d’un chapitre de l’histoire. C’est une réflexion sur où va le monde, l’écologie, la technologie. C’est quoi la place de l’homme dans l’univers. Une histoire moins dramatique, avec plus d’action et de punch.

4. Dans la composition des morceaux, les autres membres jouent-ils un rôle ou il n’y a que toi?

Dany : Tous les membres participent à la création des chansons et de l’orchestrale. Chaque pièce a été travaillée à la base par un membre du groupe, mais la suite est créée par l’équipe. Tous les membres de Vortex sont capables et intéressés à participer à l’ensemble du processus de création. Par contre, la dernière étape est faite par Alex et moi, on travaille sur les voix. On adapte les types de voix, les dynamiques et les textes à ce qui se passe dans l’histoire et la musique. Pour Downfall on a travaillé très fort là-dessus, dès le départ notre objectif était de faire un gros album de vocal.

5. On peut s’attendre à quoi pour Downfall?

Dany : Il y a trois choses sur lesquelles nous étions focus. Premièrement, de faire un album plus conci et plus agressif. Deuxièmement, on voulait pousser plus loin le côté orchestral malgré les compositions plus rapides et agressives. Troisièmement, on voulait un album de fou au vocal.

6. Que voulez-vous dire par un album plus vocal?

Dany : C’est de loin notre plus gros album aux voix, ce côté-là est plus travaillé et mieux produit. Alex a beaucoup évolué techniquement depuis Lighthouse et l’objectif de cet album était de mettre Alex en valeur. Les voix sont beaucoup plus variées en terme d’expression, il est influencé par plusieurs styles allant du black jusqu’au gros death guttural. On a travaillé fort pour aller chercher toutes ces saveurs phoniques réunies. Ce dernier aura des pistes très variées, il y a des passages death, death modern ou encore du black métal.

7. Parles-nous de ton approche en tant que guitariste?

Dany: Il n’y a pas seulement une approche de guitare, car si je compose un riff, je prends en compte les autres éléments qui vont se coller à ce dernier. On va souvent approcher le riff et le drum en fonction de ce qui se passe dans l’histoire. Si la chanson est désastreuse, on va créer l’orchestrale dans ce sens. S’il y a de l’action, on va avoir un riff plus agressif. On a une approche de composition qui se colle à l’histoire. On se donne des lignes directrices pour que chaque pièce ait son feeling. Prenons exemple sur la bataille, la musique sera plus death métal et le vocal rythmé et percutant. Dans d’autres chanson on laissera plus la place à l’orchestre pour entendre des pistes plus symphoniques et mélodiques. On se donne une direction et un feel recherché avant de commencer la composition d’une chanson.

8. Pour quand est prévue cet album?

Dany: Il n’y a pas de date, car le label PRC n’existe plus et on voulait avoir l’album entre les mains avant d’en chercher un autre. Les prochains mois vont être de voir si quelqu’un est intéressé à sortir notre album et ce sont les labels qui décident des dates de sortie. Si on en trouve un bon, ça nous donne une chance de se faire connaître ailleurs. Un des buts que nous avons est de faire de la tournée ailleurs que dans l’Est du Canada et un bon label avec des contacts, peut nous aider à y arriver. On veut être distribué en dehors de notre milieu d’origine et faire des tournées intéressantes. Si au final on décide de le sortir nous même on va se faire un échéancier pour faire de la promotion avant la sortie. La sortie ne se fera malheureusement pas demain. ​

9. La tendance est au vinyle, avez-vous l’intention d’en produire?

Dany : Oui c’est sur que dans nos plans le prochain sera sorti en vinyle, mais on cherche un label et la question est : Qu’est-ce que le label va vouloir faire. Par contre, notre intention est de sortir le prochain album en vinyle et aussi une réédition de Lighthouse également.

10. Pour terminer, que nous réserve Vortex dans les prochains mois?

Dany: Samedi le 20 novembre, on a fait une générale de nos nouvelles chansons, pour les roder devant publique. Par la suite, on commence à préparer les éléments promotionnels pour Downfall et on va faire du booking dans l’Est du Canada, histoire d’exploiter encore un peu Lighthouse. La pandémie nous a empêché de faire la promotion de cet album correctement. Nous avons déjà un autre projet studio en tête, on sait déjà ce qu’on va faire la prochaine fois et c’est possible que nous retournions très vite en studio, surtout si Downfall met beaucoup de temps à sortir.

Merci Dany pour cette entrevue!

J-F Anglehart

Photos & Critique – Breakout Tour – Ste-Thérèse @ 19 novembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Mathieu Hémond lors du Breakout Tour présenté par Alley Cat Records au bar Le Montecristo de Ste-Thérèse le 19 novembre 2021 et qui mettait à l’affiche Last Dance Among Wolves, Lancaster, DeadMan’s Prophecy et Outlying.

Outlying

Entrée fracassante: circle pit en entrant avec des gros riffs mélodiques et pesants. Je suis très étonné de leur son, surtout qu’ils sont juste trois! Que dire des riffs de bass puissants, les gars sont venus pour jouer avec une grosse présence qui impose le respect. Le batteur est très précis et rapide, c’est sans faille. Le bassiste nous gardais bien réveillé en appelant la foule à chaque occasion. L’ambiance était très métal, mais détendu et familiale en même temps! J’ai beaucoup aimé les transitions avec des moments cleans avec d’excellentes harmonies vocales bien exécutées! Je dois encore parler des basslines qui sont juteuses et mélodieuses, j’ai adoré le chanteur qui est puissant et qui ne rate pas une seule note sur sa guitare. C’était ma première fois et non la dernière assurément, quel show!

 

DeadMan’s Prophecy

Ambiance très metal et violente comme on les aimes. Ce sont des gars qui encore imposent le respect! Ils sont extrêmement tight et ils utilisent beaucoup les tritons pour créer leur atmosphère très black metal qui leur va à merveille. Le chanteur est très versatile dans ses cleans et screams. Les guitares sont très grasses et le batteur est un métronome humain, ils sont bien rodés et sa paraît. Ils sont aussi très technique dans leur approche, ils essaient beaucoup de trucs dans leurs pièces et ça réussi à tout coup. Bref tout un show encore une fois ce soir. Le seul point négatif de ma critique est un petit manque d’interaction avec la foule par moment, mais c’est facilement corrigeable! J’ai passé un moment très agréable.

 

Lancaster

Fidèle à leurs habitudes, ils sont entrés avec un bang, des beats puissants et leur son est totalement unique et entraînant! Leur style simple et au point est exceptionnel! Des gars qui dégagent une énergie de feu et ils aiment leur travail et ça paraît. Ils ont de bonnes interactions avec la foule, bref c’était un show de professionnel. C’était la troisième fois que je les voyais en spectacle, dont deux fois où j’ai joué avec eux et je dois dire ils se surpassent à chaque fois. ils sont tight. Bien joué les gars!

 

Last Dance Among Wolves

Par où commencer, ils ont clôturés la soirée de façon magistrale. C’était la première fois que les voyais et leur présence ne m’a certainement pas déçu. Encore une fois, je me répète, mais quelle soirée! Ils sont arrivés comme des fous furieux, j’ai eu les yeux et oreilles sur eux tout le long du show. Sérieusement, ce sont de véritables bêtes de scène! J’irais même plus loin en disant que c’est un exemple parfait de ce qu’un groupe devrait faire quand ils embarquent sur un stage. Musicalement, c’est très tight, le son est fort et c’est violent d’un bout à l’autre. J’ai du me rependre plusieurs fois, car je devais écrire ma critique, mais j’avais tellement de fun. Les guitares sont très heavy et tight, le drum qui marque tout les temps et qui est extrêmement rapide et précis. Parlons aussi des solos de Yannick Duquette sur le lead qui m’a fait fondre le visage à plusieurs occasions. Tout cela avec un chanteur qui sais comment faire lever le party dans une salle. Bref incroyable d’un bout à l’autre, c’est un show à voir absolument!

Critique : Mathieu Hémond
Photos : Vicky Fillion

Critique & Photos – Burning The Oppressor – Trois-Rivières – 12 novembre 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion et la critique de Jean-Daniel Poirier lors du spectacle de Burning The Oppressor, Nova Spei et Thrash La Reine au Nord Ouest Café de Trois-RIvières le 12 novembre dernier.

Critique

En cette soirée pluvieuse, je me dirige vers le Nord Ouest Café à Trois-Rivières, un endroit ou j’ai passé plusieurs soirées mémorables au fil des années. C’est le 2e concert que je vais voir à cet endroit depuis qu’il y a eu un malentendu avec l’établissement et le groupe Sons of Seth en 2015. Un manque de communication à mener à la fin prématurée de l’événement et à 11h tapant, le son de la console et les lumières ont été fermés pour laisser place à de la musique électro. Ce qui a laissé un goût amer dans la bouche des +/-70 métalleux qui était sur place pour voir Sons of Seth qui ont finalement joué que trois pièces. Pour cette raison, le Nord Ouest Café partait à -10 dans mon livre pour ce qui est des concerts, mais heureusement, je crois que le bar a appris de cet événement, car le déroulement de la soirée s’est fait sans embrouilles.

En arrivant sur place je vois Kev de Burning the Oppressor et il m’annonce que le spectacle va avoir du retard dû à des problèmes techniques avec l’équipement de son, donc les gens déjà présent ont assisté au soundcheck de Nova Spei et Thrash la Reine

Le show commence finalement à 20h40. Thrash la Reine ont la tâche d’ouvrir la soirée.

Thrash La Reine

La première pièce sonne plutôt punk rock groovy avec des breaks (basse, drum et voix) pour ensuite enchainer avec un solo de guitare bien exécuté. Suite à la lecture du compte-rendu de mon collègue Jo St-Rock, j’avais une appréhension par rapport à la voix. Et sérieusement je n’ai rien à dire sur cet aspect du concert. Probablement, que le chanteur ne s’entendait pas bien lors du précédent évènement. Les voix sont justes et rien ne fait saigner mes oreilles. Les gars ont une bonne énergie sur scène et le chanteur principal est très charismatique entre les pièces. Musicalement, c’est quand même simpliste, mais vraiment bien exécuté. Dans certaines pièces nous pouvons sentir qu’ils ont un côté folk. Leur setlist gagne en intensité, au fur et à mesure que le concert avance, il est bien balancé et les gars ont toujours un petit quelque chose qui arrive à retenir l’attention. Une passe folk par-ci, un break drum et basse par-là. Leur répertoire est en français. J’ai une certaine réticence avec le français dans le métal, car phonétiquement, le français, on s’entend que ça ne sonne pas vraiment… violent!? Mais avec l’ensemble, ça a plutôt bien passé. J’aime bien le côté festif du groupe. Mention spéciale à leur chanson à répondre.

J’ai relativement aimé leur prestation punk/folk avec un côté québécois traditionnel. https://thrashlareine.com/ 

 

Nova Spei

À noter que c’est le lancement de leur deuxième album Sequentis. Leur spectacle commence avec une intro plutôt bonne qui donne un très gros indice de ce qui nous attend. Avant toute chose, je tiens à donner un méchant gros thumbs up à la technique vocale du chanteur et du bassiste. Ils ont la technique qui permet de chanter sans se défaire la voix. Et ça, je l’ai entendu dès leurs premiers screams.

Maintenant, allons-y pour la prestation. Les gars sont arrivés sur scène avec leur habit de show. Capuche et toge noire. Ils ont une énergie de malade sur scène. Le bassiste est tout simplement fou, il est partout. Niveau composition, j’aime bien leur son ULTRA pesant, par contre avec 8 cordes, pas le choix d’avoir un son gras. Les gars ont des influences un peu nu métal, mais sans sonner comme les gros noms dans le style, Korn, Mudvayne et etc. Ils ont une groove vraiment intéressante qui m’a fait headbanger dans mon coin. Leur répertoire est aussi en français, mais il n’y a pas le côté phonétique gossant de la langue de Molière. Probablement dû au flot des paroles et la façon qu’elles nous sont garrochées dans la face. Le drum est vraiment solide et technique tout en étant groovy. Le drummeur est dans un hommage à Gojira et ça paraît dans son playing pour le côté groovy et intense de Mario Duplantier. Pour ce qui est des cordes, comme mon collègue Jo St-Rock a dit dans sa dernière critique, j’aurais monté le volume d’une couple de décibel ou encore ajouter un peu de mid/hi pour aider les guitares à passer dans le mix. Sinon, l’exécution est parfaite. Les riffs sont bons, accrocheurs et donnent le gout de se brasser la tignasse ou de se rentrer dedans. Sérieusement, les gars ont le potentiel d’aller loin. Ils sont à surveiller, car bientôt, s’ils se retrouvent au bon endroit au bon moment, ça pourrait décoller. Malheureusement, dans les premières pièces, il y avait un feedback vraiment fatiguant qui semblait déranger un peu le chanteur, mais il a dealé avec la situation de façon TRÈS professionnelle.

Je vous recommande fortement d’aller jeter un œil à ce band et leur nouvel album. https://www.novaspei.com/

 

Burning The Oppressor

C’est un band avec lequel j’ai eu la chance de partager la scène à plusieurs reprises au fil des années et à chaque fois que je les vois, ils me défoncent la face. Ils sont ici pour lancer leur nouvel album intitulée Damnation. Kevin le chanteur est un petit gars de la région et c’est vraiment nice de voir quelqu’un du coin réussir en musique, car ils ont signé avec Candlelight depuis peu. Les gars nous offrent une performance endiablée, d’une tightness incroyable. Ils sont en forme et ils nous en mettent plein la gueule. Rythmes rapides, guitares accrocheuses, vocal brutal et précis, la formule parfaite est au rendez-vous. Encore une fois, pour ce qui est du son, les guitares auraient pu être montées plus, car on peut se le dire, le drummer n’est pas du genre à caresser ses tambours, mais plutôt du genre à leur kowlysser une volée. c’est un vrai métronome ce gars-là. La présence, l’énergie et la complicité que le chanteur a avec le public c’est vraiment un point fort de leur performance. Il est descendu plusieurs fois dans le pit pour tripper avec les gens sur place. Tu vois qu’il fait de la musique pour les bonnes raisons. Il est à l’aise et très charismatique. Les deux guitaristes et le bassiste ont une très bonne chimie ensemble. C’est vraiment un groupe qui a du plaisir à être sur scène. Sérieusement, s’ils passent près de chez vous, ne les ratez pas car vous allez manquer un méchant bon show. https://candlelight.merchnow.com/products/v2/332400/damnation

-JD

Critique & Photos – Gazoline – Montréal – 12 novembre 2021

Le 12 novembre 2021, Gazoline était en concert au Le National de Montréal dans le cadre du lancement de leur album Gazoline III. Le groupe était accompagné par la formation Les Shirley. Joé Lacerte et Mademoiselle Chloem se sont rendus sur place, voici les photos et la critique. Bonne lecture!

Critique

C’est avec fébrilité que j’appréhendais ce vendredi le 12 novembre, puisque j’assistais au lancement de l’album Gazoline III, mon groupe préféré. Ils étaient accompagnés du powertrio Les Shirley au National à Montréal. La salle était pleine à craquer et il y avait une énorme tension devant la scène avant le show. Comble du bonheur, j’ai pu partager cette belle soirée avec mon super partenaire Joé Lacerte.

Les Shirley

Agréable découverte de ce band punk rock formé de trois femmes très talentueuses! Elles ont apporté beaucoup d’humour et d’entrain dans leurs interactions. Je les ai trouvées franchement chaleureuses dans leur genre. Au niveau de la musique, nous avons eu droit à un beau rock qui nous suppliait de danser. C’est probablement ce qui serait arrivé si on avait eu le droit de se lever de nos sièges. Les pièces étaient superbes et les filles avaient une énergie éclatante sur scène. Je me sentais voyager comme dans un roadtrip en compagnie d’un beau soleil qui réchauffe le cœur. Honnêtement, ça a vraiment adoucie le temps lourd du mois de novembre. La couleur et l’essence du groupe m’a beaucoup réconforté. C’était une belle expérience d’écoute et d’énergie scénique. Je vous invite à ouvrir votre Spotify et découvrir ce trio, ça vaut réellement le coup.

 

Gazoline

Le grand retour de Gazoline a vraiment fait du bien. Le dernier show remontait à beaucoup trop loin dans ma mémoire. Le spectacle débute avec Jessica#2 qui est sorti il y a quelques semaines. C’était sensationnel, j’en éprouve encore des palpitations. Les chansons ont été jouées de façon si harmonieuse et fidèle à elles-mêmes. Puis, retour dans le passé avec une vieille chanson par album, notamment avec Du feu et L’amour véritables est aux rebelles. Les gars étaient visiblement très enclin à nous montrer leurs nouvelles pièces sorties à minuit la veille. Quelques artistes ont été invités à venir jouer avec eux, dont la guitariste, Raphaëlle Chouinard, du groupe précédent. Je parle même pas du saxophoniste invité qui nous a faite un magnifique solo durant 3 minutes 5 secondes. La proximité qu’avait Xavier, le chanteur, avec le public était vraiment belle. Je parle là d’une proximité qui ne se voit pas, mais qui se ressent. Parce qu’il apprécie beaucoup son public. Plus la soirée avançait, plus les gens se levaient pour acclamer le groupe et danser sous leur musique. Merci d’exister Gazoline et merci pour la soirée, à très bientôt. Signée par votre Gazofan#1.

Vous l’avez compris, ce show m’a redonné le sourire à travers ces temps difficiles d’automne. J’ai passé une soirée magique et énergique. C’est ce dont j’avais besoin. Je ne parle pas juste en tant que fan, mais aussi en t’en que passionné. Si vous ne connaissez pas ces groupes, allez découvrir ces merveilles pour l’âme, vous ne serez pas déçu.

-Mademoiselle Chloem

 

Crédit photo : Joé Lacerte