Vive Nos Divas @ Amphithéâtre Cogeco – Trois-Rivières – 20 juillet 2022

Voici le compte rendu et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Vive Nos Divas présenté par Le Cirque du Soleil à LAmphitéâtre Cogeco de Trois-Rivières le 20 juillet 2022.

Le spectacle est présenté du 20 juillet au 20 août exclusivement à Trois-Rivières, alors ne manquez pas votre chance d’assister à ce spectacle qui célèbre les reines de la chansons québécoises.
Billets en vente sur amphitheatrecogeco.com 

 

Vive Nos Divas

Dire que j’étais heureux était un euphémisme. Je marchais en direction l’Amphithéâtre et je sentais l’excitation grandir. C’est aujourd’hui, je n’en reviens toujours pas. Après tant d’années, je vais enfin pour immortaliser un spectacle du Cirque du Soleil. J’arrive près de la billetterie pour prendre possession de ma passe et j’avais l’air d’un enfant. C’est comme ci c’était le premier évènement que je couvrais. On m’accompagne vers le tapis rouge… un tapis rouge ! Mais qu’est-ce qui se passe? J’ai perdu tous mes repères. Je fais comment, je ne connais pas ça un tapis rouge. Je dis quoi? Je fais quoi? Expérience étrange, mais je m’en sors bien.

Heureusement, c’est devant la scène, ou plutôt sur le côté de la scène que je retrouve mes moyens. Le meilleur endroit pour travailler. Enfin, nous y sommes, le spectacle commence.

Je ne vais pas raconter les numéros, ni même vous dire les chansons interprétées. Je ne ferais pas l’affront de vous gâcher la surprise. Ceci-dit, je peux vous expliquer pourquoi Vive Nos Divas est vraiment un cadeau à s’offrir.

Nous allons commencer avec ce qui est pour moi le moment fort. Si vous y étiez, vous avez compris que je parle ici de la talentueuse Anaïs Gonzalez. Du haut de ces 13 ans, elle porte clairement bien la pièce, et surprenant, à elle seule sur ces épaules. Cette jeune artiste a une voix bluffante et prenante. C’était impressionnant à entendre. Elle a un charisme et une prestance sur la scène qui est difficile de ne pas voir. Je lui lève mon chapeau et à son futur en tant qu’artiste.

Parlons de l’événement en soi, les prestations étaient moins acrobatiques que les deux années que j’y ai été. (Oui oui, il m’arrive d’être un simple spectateur). Par contre, j’ai envi de dire que le mélange entre la mise en scène et la musique se mariait tellement d’une superbe façon, qu’il était difficile d’en vouloir au manque de cascade. Étant un grand fan du film The Greatest Showman, je ne pouvais qu’être ébloui lors de certaines chorégraphies. Chaque pas de danse, chaque saut, chaque note chantée était un amalgame de belles émotions qui nous frissonnent le poil.

Ensuite, que dire des décors et des costumes… QUE DIRE le rouge était la couleur thématique, mais autant pour les robes que dans les costumes des acrobates et c’étaient magnifique. Les autres couleurs ne faisaient qu’être plus impactant et agréable à l’oeil. Et les décors tout ce qui est utilisé est vraiment très bien travaillé. Il y a un numéro qui m’a littéralement fait penser à une scène du Roi Lion. (Évidement, je parle du décor pas le numéro) Enfin, j’aurais beaucoup à dire, mais les images parleront d’eux même.

J’ai juste un petit bémol. C’est au niveau du numéro comportant du feu. Pour ma part, malgré qu’il fût plutôt réussi, je n’ai pas été impressionné. Il faut quand même dire que je connais des gens qui exercent cet art, donc je suis en mesure de faire des comparaisons. Et lors de ce numéro je me suis dit que rendu au Cirque du Soleil, ils avaient la possibilité d’avoir quelque chose de plus impressionnant… que dis-je… de plus grandiose. Reste que je me répète, c’était malgré tout une solide présentation.

Hormis cela, je n’ai rien d’autre de négatif à dire. Encore une fois je me répète, ils ont monté le spectacle avec une approche émotionnelle plus que spectaculaire, et dans mon cas, ça m’a touché et je vais garder cette expérience le restant de mes jours en mémoire. C’était Joé Lacerte et à bientôt pour de nouvelles aventures.

Voir ci-dessous pour toutes les photos de la soirée

-Texte & Photos: Joé Lacerte

Critique & Photos: Shinedown//Pop Evil//Ayron Jones @ L’Olympia (Montréal) – 20 juillet 2022

Voici la critique et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Shinedown présenté par Heavy Montréal, Evenko & Greeland Productions à L’Olympia de Montréal le 20 juillet 2022 et qui mettait également à l’affiche Pop Evil et Ayron Jones.

**See below for english version

 

Critique

À mon arrivée sur place, j’étais déjà agréablement surprise par l’endroit. C’était ma première couverture d’événement à l’Olympia et wow, la salle est magnifique et l’acoustique est excellente. De plus, la disposition de cette dernière sur plusieurs paliers permettait à tout le monde de bien voir. Dans un coin de la salle il y avait même un endroit avec quelques divans, un air climatisé et un écran pour les gens qui ne désiraient pas être incommodés par la chaleur de cette soirée très humide.

 

Ayron Jones

Le premier à prendre place sur scène était Ayron Jones. Ne connaissant pas ce chanteur, c’était une découverte pour moi, et une excellente même. Il nous a offert un rock teinté de blues, grunge et hard rock. Dès les premières chansons, la foule semblait vraiment apprécier le style et plusieurs chantaient avec lui. Jones était accompagné par d’excellents musiciens. L’énergie sur scène et dans la salle était très groovy. Il était impossible de ne pas bouger au rythme de la musique.

Ayron Jones a déjà fait la première partie ou partagé la scène avec de grands artistes tels que B.B. King, The Rolling Stones, Theory of Deadman, etc. Ayron Jones est l’une de mes plus belles découvertes de 2022. N’hésitez pas à aller découvrir sa musique!

 

Pop Evil

La seconde partie était assumée par l’excellent groupe Pop Evil. Groupe originaire du Michigan, les membres nous ont offert une bonne performance et ils ont bien réchauffé la salle. Le chanteur de la formation, Leigh Kakatya offert une solide performance au vocal. Avec leur énergie sur scène et leur musique un peu plus rock et heavy, le groupe a augmenté d’un cran l’ambiance de la soirée. La foule était maintenant prête pour Shinedown.

 

Shinedown

Après deux excellents bands, Montréal était prêt à recevoir le groupe Shinedown. En allant voir Shinedown, il ne faut pas s’attendre a des mushpit ou autre, mais plutôt à voir un show rock de haut niveau et un groupe en symbiose avec son public!

Le groupe nous a offert une excellente séquence vidéo avant de débuter leur set. Dans cette séquence vidéo, nous avions droit à de nombreuses scènes en coulisses entre les membres du groupe et leur équipe. Il était évident qu’ils étaient tous bien heureux de pouvoir remonter sur scène après les deux dernières années de confinement.

Malgré la petite salle et la chaleur écrasante de la journée, nous avons eu droit à de la pyrotechnie et du feu dès la première pièce du set. Petit inside: moi et une collègue photographe avons même fait une petite vérification pour s’assurer que nous avions toujours nos sourcils après les premières flammes.

Shinedown nous a offert ses plus grands succès: 45, Get Up, Enemies, Cut The Cord, Second Chance, Monsters et bien entendu Simple Man et Sound Of Madness. Comme mentionné plus haut, lors de ces classiques du groupe, l’intensité et la symbiose étaient incroyables entre les gens présents dans la salle et le chanteur, Brent Smith.

Shinedown fêtera les 20 ans de leur premier album, Leave A Whisper, en mai 2023. Bien curieuse de voir ce que nous réservera ces 20 ans d’existence.

-Texte & Photos: Vicky Fillion

**English version

Review

When I arrived at Olympia, I was already surprised by the place. It was my first event at the Olympia and wow, the theater is beautiful and the acoustic is great. Moreover, the different levels allowed everyone to see better from everywhere. In one corner of the room there was even a place with a few sofas, air conditioning and a screen for people who didn’t want to be inconvenienced by the heat of this hudmid evening.

 

Ayron Jones

Ayron Jones was the first to take place on stage. Not knowing this singer, it was a discovery for me, and an excellent one. He offered us rock tinged with blues, grunge and hard rock. From the first songs, the crowd seemed to really appreciate the style and many were singing along with it. Jones was accompanied by excellent musicians. The energy on stage and in the room was very groovy. It was impossible not to move to the rhythm of the music.

Ayron Jones has already opened for or shared the stage with great artists such as B.B. King, The Rolling Stones, Theory of Deadman, etc. Ayron Jones is one of my most beautiful discoveries of 2022. Don’t hesitate to listen to his music!

 

Pop Evil

The second part was assumed by the excellent group, Pop Evil. A group from Michigan, the members gave us a good performance and they warmed up the room well. The band’s vocalist, Leigh Kakaty, delivered a solid performance on vocals. With their energy on stage and their music a little more rock and heavy, the group increased the atmosphere of the evening by a notch. The crowd was now ready for Shinedown.

 

Shinedown

After two great bands, Montreal was ready to host Shinedown. By going to see Shinedown, you shouldn’t expect mushpits or anything else, but rather to see a high-level rock show and a band in symbiosis with its audience!

The group offered us an excellent video sequence to start their set. In this video footage, we were treated to many behind-the-scenes between the band members and their crew. It was obvious that they were all very happy to be able to go back on stage after the last two years of confinement.

Despite the small room and the overwhelming heat of the day, we were treated to pyrotechnics and fire from the first piece of the set. Little inside: me and a fellow photographer even did a little check to make sure we still had our eyebrows after the first flames.

Shinedown gave us their greatest hits: 45, Get Up, Enemies, Cut The Cord, Second Chance, Monsters and of course Simple Man and Sound Of Madness. As mentioned above, during these classics of the group, the intensity and the symbiosis were incredible between people present in the room and the singer, Brent Smith.

Shinedown will celebrate 20 years of the release of their first album, Leave A Whisper, in May 2023. I’m very curious to see what these 20 years of existence will reserve for us.

-Text & Photos: Vicky Fillion

Critique & Photos: Les Enfants Sauvages//Ulfhednar//Vrylnia @ Trois-Rivières – 16 juillet 2022

Voici la critique de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle des Enfants Sauvages – Hommage à Gojira présenté par Kaboom Management au Nord Ouest Café de Trois-Rivières le 16 juillet 2022 et qui mettait également à l’affiche Ulfhednar et Vrylnia.

Critique

En ce 16 juillet 2022, je me dirige vers le Nord-Ouest Café dans le but d’assister et de faire un compte rendu du concert pour lequel je devais jouer, mais malheureusement mon groupe Outlying n’a pas été en mesure de jouer car la covid 19 s’est invitée auprès de notre chanteur.

Donc, après avoir passé une annonce pour remplacer Outlying, Vrylnia a répondu présent  à l’appel. J’ai laissé ma basse à la maison et je suis venu en tant que collaborateur Ondes Chocs.

 

Vrylnia

Je ne savais pas à quoi m’attendre en voyant ces gens bien habiller sur scène, mais je pouvais voir par leur apparence le côté sérieux du groupe. Je qualifierais leur musique d’un mélange de Nightwish et de power métal avec une demoiselle qui front le groupe.

Les musiciens sont vraiment bons. Le drummer est vraiment rapide et groovy. Il est  vraiment tight. De ce que je peux voir (entendre), ils utilisent des séquences donc le métronome oblige une performance parfaite. 

Pour ce qui des guitaristes, malheureusement leur son n’étaient pas assez  fort dans  le mix, mais de ce que j’ai pu entendre, ils sont vraiment bons. Les riffs sont mélodiques et rapides, les solos sont hallucinants. Le bassiste est vraiment intéressant, il est technique, il groove à souhait et j’aime le fait qu’il ne joue pas la même chose que la guitare.

Maintenant, parlons de la chanteuse. Bien souvent j’ai des appréhensions de ce côté  car beaucoup de chanteuses dans le métal, surtout dans le style opéra, ont énormément de lacunes au niveau de la justesse de la voix. Et sérieusement,  la chanteuse, Ariane Martel, me fait ravaler mes paroles. Elle atteint des notes ultras aiguës et d’une précision chirurgicale. Elle est très charismatique sur scène et elle a une bonne interaction avec le public.

Le seul point négatif que j’ai à apporter c’est que le guitariste et le bassiste pourraient bouger plus sur la scène, quoique je ne les aie jamais vus sur un gros stage, c’est peut-être différent. À suivre, car c’est un groupe prometteur.

 

Ulfhednar

Ce sont nos vikings québécois, sérieusement ils donnent tout un show. Ils sont costumés, ils ont de l’énergie, ils sont en feu et ils nous arrives tout droit de Kattegat pour nous jouer des chansons qui nous donnent le goût de boire de la bière en criant Skål.

Le chanteur a toute une technique de voix et dans la première chanson qu’ils ont jouée, Wolves Ov Vinland, il fait ce que je qualifierais de chants de gorge de moines tibétains. Sinon, il a un très bon clean et un growl qui se marie bien au style du groupe. De plus, il a une présence sur scène irréprochable.

C’est très festif et ils ont même fait un carré en tape sur le sol pour un jeu durant l’une de leur pièce. Le but du jeu était de thrasher pour essayer d’être le dernier dans le carré à la fin de la chanson. Le gagnant se méritait une bière payée par le groupe.

Les guitaristes sont vraiment bons, ils ont de très bon riffs de guitare, c’est mélodique à souhait et très efficace. De plus les solos sont vraiment bien exécutés. Le bassiste est un ventilateur. Il donne un très bon show en plus de manier sa hache avec précision. Ses partitions de basse sont très intéressantes.

Pour ce qui est du drummer, il est très bon. Sans être dans le technique à souhait, ce qu’il joue sert très bien les chansons. En plus, il porte un masque. Il doit avoir chaud en taba**ak!

Sérieusement, Ulfhednar est un groupe québécois que vous devez voir sans faute.

 

Les Enfants Sauvages

Malheureusement, Mathieu, le chanteur, a dû partir pour des raisons de santé et les gars ont choisi de faire le concert malgré tout sans leur chanteur.

Je tiens à donner une mention spéciale à Sacha et Colin d’Ulfhednar, car ils sont montés sur scène pour chanter quelques chansons avec le groupe. C’est là qu’on peut voir que dans la scène métal, les gens s’entraident.

Malgré le fait que le groupe était privé de leur guitariste/chanteur, les gars ont choisi de virer ça en Jamgira. Les gars jouaient des chansons et si les gens connaissaient les paroles, ils étaient invités à prendre le micro et à chanter. Ils semblaient avoir du plaisir sur scène malgré tout  et le public ne les a pas abandonné. Les gens sont restés jusqu’à la fin pour tripper avec eux.

Ils ont exécuté les chansons avec brio et c’est toujours un plaisir de les voir à l’œuvre. Je souhaite à Mathieu de se rétablir rapidement et pour les gens qui veulent voir Les Enfants Sauvages en formule complète, ils seront à la Source de la Martinière à Québec le 30 juillet en compagnie d’un Hommage à Tool.

Voici les chansons qu’ils ont jouées

Silvera
Love
Another World
The Heaviest Matter Of The Universe
Flying whales
Toxic Garbage Island
L’Enfant Sauvage
Vacuity

-Texte: Jean-Daniel Poirier
Photos: Vicky Fillion

Critique & Photos: Roger Waters @ Québec – 17 juillet 2022

Voici la critique de Dany Marchand et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle This is Not a Drill de Roger Waters présenté par Gestev & Centre Vidéotron au Centre Vidéotron de Québec le 17 juillet 2022.

Critique

L’odyssée de ce soir, se dirigera au Centre Vidéotron, une première en équipe avec mon collègue Joé au sein de ce gigantesque amphithéâtre. C’est en passant la porte #20 réservée aux médias que nous sommes accueillis chaleureusement par le sympathique personnel du célèbre et incontournable temple du divertissement au cœur de la grande capitale.

Après avoir été contrôlés et mis en règle, nos chemins, à moi et mon collègue magicien de l’imagerie se séparent afin que nous puissions regagner nos stations de travail respectives.

En arrivant à ma section, c’est une scène centrale immense composée d’un bloc cruciforme d’écrans (pour le moment noir) qui s’offre à nous. Formant un mégalithe sombre, immuable et imposant ce monstre affiche des messages textuels autant que vocaux tels que « the show will begin in 15 minutes » qui se rafraichi aux 5 minutes afin de bien bâtir la hype déjà bien instaurée dans les cœurs des fans.

La capacité maximale n’est toujours pas atteinte à 19 h 45, car une file gigantesque s’est amassée aux portes principales extérieures. La file rejoint l’entrée extérieure des stationnements, et se poursuit sur le boulevard devant. Le temps de tout faire entrer ce beau monde-là, empêche même certain de voir les premières pièces du titanesque événement qui nous rassemble ici ce soir.

 

Roger Waters

8 h 25, la voix revient pour nous dire que le concert débutera sous peu, et elle nous signale aussi que si on est venu en se disant : « J’étais fans de Pink Floyd, mais les propos politiques de Roger Water me tapent sur les nerfs! » nous pouvons « f*ck off to the bar right now », ce qui allume la mèche de la foule prête à exploser.

Les premières notes d’une version adaptée de Confortably Numb et son légendaire Hello attirent notre regard sur les écrans maintenant habités par des scènes animées de gens marchant dans un décor post apocalyptique vers une tour à bureaux géante. Tour qui semble avoir l’architecture du gigantesque bloc d’écrans qui maintenant se soulève doucement.  Nous sommes maintenant présentés à la scène dans toute sa splendeur ainsi qu’aux musiciens et leurs outils respectifs.

Sur les écrans et dans nos oreilles, la magie s’opère alors que l’intro de Another Brick In The Wall nous attaque de plein fouet. Multiples caméras sur scène sont en retransmission sous forme de montage instantané sur fond de textes politiquement engagés. Le ton est donné pour la soirée qui s’annonce plus grande que nature et très politisée.

L’orchestre pour cette tournée est similaire (malgré quelques différences) à celle sur US and Them.

Aux guitares, Jonathan Wilson et Dave Kilminster, aux percussions, Joey Waronker, le guitariste bassiste Gus Seyffert, le claviériste/multi-instrumentaliste Jon Carin, à l’orgue, Robert Walter, au sax Ian Ritchie sans oublier Amanda Belair et Shanay Johnson, les choristes de tout ce bel amalgame de virtuoses.

Ces mêmes expertes vocales nous amènent d’ailleurs vers le 3e service, Powers That Be.

Roger prend la guitare, tandis que sur les écrans une version revampée du film de The Wall en animation est présentée. Des scènes très crues de brutalité policière de partout dans le monde s’enchainent accompagnées des noms des victimes, la situation géographique, les détails sommaires du cas et l’issue. Un moment très difficile à observer et qui ne sera pas le dernier.

Pour The Bravery Of Being Out Of Range c’est Ronald Reagan en image et Waters au piano. On parle des criminels de guerre en mettant l’emphase sur les présidents américains et leur implication sur ce qu’ils ont autorisé sur les terrains de guerre durant leurs mandats. Sans regard pour le parti politique ou le candidat tout le monde y passe ou presque. Le tout, toujours soutenu admirablement par le thème et les personnages du film de 1982.

L’ancien membre de Pink Floyd trinque avec nous de derrière son piano. « So happy to be back in Québec! » Ces mots constituent l’ouverture d’un petit discours fort émouvant et politique. Le lien est établi pour enclencher The Bar.

Une série de chanson qui relateront la carrière du Britannique, tant en son qu’en animations, débute avec Have A Cigar parlant de son passage avec Pink Floyd qu’il définit lui-même comme un autre band avec qui il a joué. Le soliste explose de milliers de couleurs avec son talent immense et une énergie débordante durant cette première partie biographique.

On se transporte par la suite encore plus loin, on explique en texte, la fois où Roger et Syd ont assisté à un concert des Stones et où ils se sont promis de fonder un band. Ce qui deviendra Pink Floyd. Et c’est sous cette trame de fond que Wish You Were Here vient faire dresser les poils et la chair de poule. L’histoire est si bien amenée que j’en ai des larmes aux yeux à plusieurs occasions.

On enchaine, voir conclut, avec la difficile période de dépression du chanteur sur une introduction qui livre l’angélique Shine On You Crazy Diamond. Il est maintenant à la basse, quel musicien accompli!

On reprend sur les écrans le concept animé entamé au début du concert avec les tours à bureaux hiérarchiques, c’est sublime. Bien sûr la thématique de dictature ne pouvait être complète sans passer par la légendaire Sheep en fermeture de cette première partie du spectacle. Sur les écrans c’est le thème de l’évolution et du déclin de la civilisation qui nous amène au 20 minutes d’entracte.

 

 

Durant l’entracte le cochon légendaire, aussi affublé de messages sociaux, se promène au-dessus de la foule. Les drapeaux à l’effigie des marteaux croisés descendent alors que In The Flesh est jouée et qu’au final, Waters tire sur l’assistance mentionnant par cet acte le débat des armes à feu aux États-Unis.

Tout le monde debout en ovation frénétique pour Run Like Hell. Waters, toujours vêtu de cuir est en feu! On jase de surconsommation et de sweatshop exploitant les enfants comme main d’œuvre.

 Un vibrant hommage à Julian Assange et Chelsea Manning fait la navette pour Déjà-vu  vient ensuite nous en mettre plein la vue et l’ouïe sous le chapeau de la défense des droits de la personne qui sont brimés dans multiples sphères de la société actuelle.

Les religions sont aussi mises sous le couperet de Waters durant Is This The Life, comme quoi tout y passe!

Un des moments forts pour ma part, Money interprétée par le guitariste Jonathan Wilson qui s’occupe du chant avec ressemblance déconcertante à la voix de Gilmour. Il doublera les plaisirs pour la majestueuse Us And Them exposant les droits à la manifestation et la beauté de l’humain sous toutes ses différences tant dans la misère que la joie avec des flashs photos sur des visages de partout dans le monde qui s’unira plus tard dans la soirée.

Le concept continue et chevauche la planante Brain Damage pour ensuite ouvrir grandes les valves pour la grandiose Eclipse ou les yeux s’écarquillent dans un WOW sonore de l’assistance en transe tandis les triangles laser lumineux s’allument sur scène. La foule est debout et en même temps à genou devant autant de beauté et de magie!

Two Suns inThe Sunset vient nous rappeler que l’horloge est «19 minutes to midnight » sûr du visuel écarlate et émouvant. l’environnement est aussi un autre cheval de bataille que nous chevauchons ce soir.

Je regrette presque ma sobriété devant autant de visuels, nous constatons aussi tout au long du concert que d’autres n’ont pas pu s’empêcher de s’enivrer de feuilles magiques pour l’événement..

La 2e partie de The Bar fermera la marche vers Outsider The Wall. Le band se rapproche et joue la pièce ensemble comme s’ils étaient en pleine pratique. C’est intimiste, on se sent en plein centre de leur processus créatif. Et c’est après un tour de piste final en style fanfare que les musiciens quittent vers l’arrière-scène ou les caméras continuent de tourner pour les notes finales avant que les écrans ne s’éteignent pour de bons.

Quelle expérience de feu! Tout était presque parfait.. Pourquoi presque? Le 360 degré…

Il était loin d’être infaillible, quelques collègues et amis n’ont pas apprécié le visuel autant que nous de leurs angles de vues qui occultait complètement un des écrans et ne présentait qu’un seul profil de certains musiciens. Une bonne production du genre aurait nécessité une partie rotative de la scène afin de donner à l’expérience son plein potentiel.

Somme toute, d’avoir été en présence d’une légende, a été des plus enrichissantes qui a été partagé entre parents et enfants de tous âges. L’immortalité des dieux du rock passe par ce type de soirée.

Merci à toutes les personnes impliquées pour avoir amené ce spectacle ahurissant dans notre belle province.

-Texte: Dany Marchand
Photos: Joé Lacerte

 

Photos: Fast Idle//Last Dance Among Wolves//Deadman’s Prophecy @ Montréal – 16 juillet 2022

Voici les photos prises par Yohann Steinbrich lors du spectacle de Fast Idle présenté par Kaboom Management au Billy Buck de Montréal le 16 juillet 2022 et qui mettait également à l’affiche Last Dance Among Wolves et Deadman’s Prophecy.