Critique d’album : Becoming The Bully – Pillars (2020)


Becoming The Bully
Pillars
BAM&Co Heavy
17 janvier 2020

  1. Pillars
  2. Facelift
  3. The Taking ft. Raphael Boisvert Nault
  4. Shoveling Dirt ft. Jimmy Collins
  5. Interlude
  6. Shameless
  7. We Rise
  8. Deception ft. Jason Descelles
  9. The Infinite ft. Alex Ferland

Becoming the Bully est un groupe de la région de Montréal. En 2014, la formation sortait son premier EP intitulé Zenith. Début 2018, BTB lance le vidéoclip de la pièce The Taking, ce qui annonce la venue du nouvel album. Le 17 janvier 2020, l’album Pillars est officiellement disponible sur toutes les plateformes. En voici donc la critique et quelques vidéos. Bonne lecture!

Critique

Dès les premières notes, on sent toute la lourdeur de ce nouvel album. Les sujets abordés sont profonds et viendront certainement chercher tous et chacun. Nous avons tous ce petit démon intérieur, ou extérieur, qui par moment nous font rusher notre vie. La clarté du chant tout au long de l’album est un must pour moi. J’aime écouter de la musique metal et comprendre les paroles sans devoir les lires au préalable!

L’album débute avec Pillars qui en est la pièce titre. Elle nous propose un texte anglais et français. L’alternance est parfaite, le vocal est intense autant que la musique. Les breakdowns s’enchaînent et créent une intensité qui se termine sur des paroles tout aussi, sinon plus lourde de sens : ”Nous sommes le seul espoir, il faut se battre pour survivre”.

Voici le clip de Pillars :

Les titres Facelift, The Taking et Shoveling Dirt ne manquent certainement pas de punch non plus! Pour The Taking, la collaboration avec Raphael Boisvert Nault (Obscure Mantra) rend la pièce d’autant plus accrochante et nous offre une autre dimension avec les échanges au niveau du vocal.

Tandis que dans Shoveling Dirt (ft. Jimmy Collins de Basterds), vous risquez, tout comme moi, de facilement repérer la seule phrase en français de la pièce et de devoir vérifier avec les paroles pour être certain que vous avez bien compris. Le rythme nous tient du début à la fin! Et c’est le cas de tout l’album, je lève mon chapeau au band pour avoir réussi à créer un album aussi entraînant.

Shameless, on va se le dire, débute de façon assez particulière, mais complètement dans le sujet! “Shameless this is me, Shameless this is real”. Dans la plupart des pièces ont sent très bien que les membres veulent faire passer un message : vous n’aurez  pas notre peau. Peu importe à qui ou à quoi ce message est dédié, c’est réussi et ça se ressent. Encore une fois, les arrangements de cette pièce sont entraînants.

We Rise, Deception ft. Jason Decelles (A Life Forsaken) et The Infinite ft. Alex Ferland (Lost Creation) sont trois excellentes pièces qui “close” l’album tout en force! Deception est une composition lourde de sens et très intense. Comme quoi, peu importe le domaine, et peu importe ce que l’on fait, il y aura toujours quelqu’un pour voir à notre perte.

Les membres du groupe sont devenus des piliers avec le temps, c’est une évidence. Ils savent aborder des sujets lourds et dures. Pour ma part, l’album Pillars en vaut le détour! Et c’est clair, il n’y a pas de place pour les préjugés et les persécuteurs pour Becoming The Bully.  Si vous n’avez toujours pas écouter l’album, je vous invite à le faire et vous ne serez pas déçu.

Pour plus d’informations et suivre les spectacles à venir, cliquez-ici : https://www.facebook.com/becomingthebully/ 

-Vicky

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Photos & Critique- Lancement de Multiverse d’Uriel – Montréal – 1 février 2020

Voici les photos prises par Vicky Fillion & Amélie Murray lors du spectacle d’Uriel au Petit Campus de Montréal le 1er février 2020 et qui mettait également à l’affiche Dissymmetry et Lycanthro.

Critique

Notre nouvelle collaboratrice et photographe Amélie en était à sa première expérience de spectacle “live” et comme elle ne pouvait se contenter de faire que de la photo, elle nous a exprimé l’envie de faire une première critique de spectacle. Alors voilà 🙂 Bienvenue sur Ondes Chocs Amé!
-Vicky

C’est en ce 1er février 2020, que le groupe de métal symphonique, Uriel, fêta ses 10 ans de carrière, en plus de souligner le lancement de leur nouvel album Multiverse, dont nous avons tous été charmés. Le groupe a créé une ambiance des plus flamboyante soulevant ainsi la foule qui était impatiente de les voir monter sur scène! Les membres du groupe ont su interagir avec leurs fans rendant la soirée encore plus magique. Leur changement de look était d’autant plus intéressant et créa une ambiance de feu. Vicky : Mention spéciale à Jessica Ricard qui a eue le courage de se mêler à la foule pour nous prouver qu’Uriel entretien toujours un excellent contact avec son public. Je suis toujours aussi surprise par la puissance de la voix de Phil à chaque fois que j’entends leur musique. Mon moment fort de la soirée est celui ou Gaia Guarda a transporté son harpe sur la scène. Les trois femmes d’Uriel m’ont fait vivre un moment incroyable avec cette pièce. Il ne faut surtout pas oublier de mentionné l’humour qui était présent du début jusqu’à la fin de leur set. Et finalement, Uriel aime tellement gâter leurs fans, que nous avons même eu droit a des “cupcake” durant toute la soirée. Bravo pour cet excellent lancement d’album et surtout, bon 10e anniversaire!
Facebook d’Uriel : https://www.facebook.com/Uriel.Metal/

Uriel fut précédé par deux groupes underground dont un tout nouveau, composé de quatre membres et actif depuis 2018 : Dissymmetry. C’est une belle découverte et reste à voir où se groupe ira. Vicky : Dissymmetry a aussi été ma découverte de la soirée. La voix de Ace Baldwin m’a grandement surprise, elle est très puissante et profonde. C’est un groupe à découvrir pour les fans de Melodic Thrash Metal.
Facebook Dissymmetry : https://www.facebook.com/dissymmetryband/

Ce groupe a été suivi par Lycanthro, un band originaire d’Ottawa et ils sont à découvrir absolument pour les fans de Power/Thrash Metal. Vicky : Lycanthro sont actif depuis 2014. Ils ont une excellente présence scénique et il dégage l’énergie typique du Thrash metal. De plus, le groupe sera présent lors de la prochaine édition du Heavy Metal Farm Fest 2020 qui aura lieu en juin prochain!
Facebook Lycanthro : https://www.facebook.com/Lycanthrokills/

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Photos & Critique Noel In Extremis – Drummondville – 20 décembre 2019

Voici les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle Noel In Extremis présenté par Century Productions et Psychofreak  Productions à la Salle Gaston-Mandeville de Drummondville le 20 décembre et qui mettait à l’affiche Anonymus, BARF, Insurrection et Ageless Madness.

Ce vendredi 20 décembre, je me suis rendu à Drummondville pour le spectacle de Noel In Extremis. Ce fût une soirée mémorable, que ce soit par l’intense énergie d‘Insurrection ou le plaisir des gars d’Anonymus et BARF sur scène. Pour les absents, vous avez manqué tout un show!

La soirée a commencée avec le groupe Ageless Madness. Une formation de Drummondville fondée en 2017. Leur nom provient du fait qu’une grande écart d’âge est présente entre les membres groupe. Ils nous ont présentés quelques unes de leurs compositions. La soirée était lancée!

Ensuite les membres d’Insurrection sont arrivés sur scène et ils ont complètement foutus le ”bordel” dans la place. Leur énergie, les sauts du barbu roux dans la foule et leur folie contagieuse, tout y était pour réveiller le monde présent. Bien entendu, nous avons eue droit à leur excellente version de l’Enfant au Tambour. Avec Insurrection, on ne se trompe jamais, le party lève à chaque fois!

Et finalement, nous avons eue droit à 2 heures de Barfonymus ou Anonybarf, bref 2 heures avec la machine qu’est Carlos Araya derrière le drum. Les deux formations alternaient leur présence sur scène pendant que Carlos gardait le fort, à l’exception de quelques pièces ou MattDemon Dumont, drummeur de Dizzygoth, a pris le relais. Que ce soit 23 décembre avec BARF ou Noel Blanco d’Anonymus, les deux pièces ont fait vibrer la place. Sans oublier la présence de Dizzygoth et leur pièce Jingle Bell Rock. BARF, Anonymus, Dizzygoth et Insurrection nous ont offert une forte performance de Minuit Chrétien!

Maintenant, ne reste plus qu’à espérer qu’une seconde compilation fera son apparition l’an prochain pour les fêtes et qu’une tournée suivra!

-Vicky

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Critique d’album – Noel In Extremis (2019)


Artistes variés 
Noel In Extremis
Bam & Co-Heavy
29 novembre 2019

 

  1. Intro
  2. 23 décembre – BARF
  3. L’enfant au tambour – Insurrection
  4. Rocker comme des pwels – Nova Spei
  5. Noel Blanco – Anonymus
  6. All I Want for Christmas – The Black Russians
  7. Jingle Bell Rock – Dizzygoth
  8. Los Peces en el Rio – Lethal Creation
  9. Deck the Hall – Special Ops
  10. Minuit Chrétien – Barfonymus et les Grincheux
  11. Les fêtes en enfer – Anonymus et Mononc’ Serge

Noël In Extremis – Critique

Cet album de Noël est une compilation de plusieurs groupes du milieu du métal québécois qui n’ont plus besoin de présentation : BARF, Anonymus, Mononc’ Serge et Insurrection. Il y a aussi des groupes émergents de la scène métal fort intéressants : Dizzygoth, Nova Spei, The Black Russian’s, Special Ops et Lethal Creation.

affiche compilation noel in extremis

Voici la critique de l’album, réalisée par Vicky et Francis! Il semble que ma collègue et partenaire de crime Vicky voulait que je l’aide à mettre plus de (je la cite) “jargon de métalleux” dans sa critique alors me voilà avec mon point de vue de musicien!

Dès la première écoute et les premières notes de l’intro, je vous confirme que j’étais charmée et que l’album m’a réconcilié avec la musique de Noël. Bon, faut se l’avouer, ces classiques de Noël sont revisités et métal à souhait! L’album débute avec un 23 décembre bien gras de la formation BARF, j’ai adoré du début à la fin. 23 décembreSon metal traditionnel et pesant. Leur son tonne de brique en studio leur donne le percutant d’un band de gros death! Le playing s’en rapproche aussi, on s’entend, avec la basse de Dominic Forest Lapointe et le vocal écorchant de Marc Vaillancourt. Le band est resté fidèle à la mélodie originale de Beau Dommage et ils ont même ajouté une couche de voix claire qui entonne le chant traditionnel. On sent vraiment la toune que certains d’entre nous connaissent. C’est une réussite pour BARF au niveau de démontrer que le metal peut être mélodieux et festif et apporter sa touche d’énergie, et ça, sans trop dénaturer une toune. Groovy est le mot clé ici.

Suivi par L’enfant au tambour d’Insurrection, qui m’a grandement surprise. La voix de Stef “Barburou” Jomphe est simplement parfaite! Ici, Insurrection nous livre un Noël Death Metal pur et dur. Esti que j’aime le riff quand ça embarque! Le groupe en ont fait une pièce bien à eux. On reconnait le rythme et un peu la mélodie à certaines places mais c’est subtil. Également plus dur à entendre dans le vocal plus death – pas de mélodie ici, et moins articulé mais hey, le chanteur est roux, la musique n’a pas besoin d’avoir d’âme ? blague à part, le death n’a pas de fleur à faire aux mélodies des fêtes.

La pièce, Rocker comme des Pwels de la formation Nova Spei m’a complètement vendue! Les breakdowns sont intenses et le choix des paroles est stupidement parfait! Je vous garantis que vous ne rockerez plus jamais autour de votre sapin de la même façon : ”J’ai comme un frisson qui me traverse les caleçons”. Mention spéciale au fait que c’est une pièce originale écrite par le groupe! Avec Nova Spei, ça Djent pour Noël avec les guitares à 8 cordes! Ça “chug” un max! Le chant de Dany Duplessis est bien mélodieux et audible. Voici d’ailleurs le vidéoclip tout fraichement sorti!

Ensuite, Anonymus nous offrent la pièce Noel Blanco, bien ficelée et bien à leur image. Étant fan d’Anonymus depuis toujours, c’est impossible de ne pas les reconnaître derrière ce petit chant de Noël! C’est un bon thrash death et on reconnaît tout de suite la voix d’Oscar dans toute sa furie! On a même droit a quelques blast beats d’Araya. Comme quoi que le band a beau avoir 30 ans, les gars savent encore bûcher en masse et rocker les fêtes! 

Suivi par un All I want for christmas du groupe The Black Russian’s. Ne connaissant pas la formation, j’ai du faire quelques recherches. La voix juste et puissante de Flo Void Curatt me plait beaucoup. Cette version pourra certainement être incluse dans tous les party du temps des fêtes. Je la considère comme la plus ”passe partout” de l’album. C’est la chanson qui ne fera pas trop friser les cheveux de Matante Gisèle ou Mononc’ Roger, du moins jusqu’à la 2e minute ou tout s’emballe parfaitement!! C’est ça que j’allais dire ma chère, passe partout mais quand le breakdown embarque, on voit les couleurs hardcore du band! Ça se peut qu’à ce moment-là, Matante fasse le saut! ?

Un excellent Jingle Bell Rock interprété par la formation Dizzygoth vous fera certainement sourire (vous reconnaîtrez assurément la voix d’Oscar Souto d’Anonymus, qui est l’un des membres fondateurs avec son frère Daniel Souto). Par la suite, j’ai fait la découverte de Lethal Creation et de la pièce Los Peces en el Rio. Cette pièce n’est pas pour les doux et je vous conseille de préparer les oreilles des non-métalleux, car ils risquent d’en cracher leur petit lait de poule! Un death metal plus high tempo et brutal. Ça blast en masse! Et le chant en espagnol sonne bien. Special Ops vient calmer un peu le tout avec ses ”la la la” de l’excellente pièce Deck the halls. 

On ne pouvait pas faire un album de Noel et passer à côté du fameux Minuit Chrétien de BARF. Cette fois la pièce est reprise par Barfonymus et la Chorale des Grincheux.

Chorale des Grincheux

Pour moi elle demeure l’une des pièces les plus incontournable pour un noël metal réussi. C’est définitivement la plus rassembleuse, à cause du chœur. Ça me ramène le souvenir de leur performance l’an passé au show de la Grande Guignolée Underground, avec Stef d’Insurrection, Mononc’ Serge, Sébastien Croteau de Necrotic Mutation et plusieurs autres. Ça donne toute une énergie en show avec le crowd qui accompagne, j’vous le dis, d’ailleurs l’édition de cette année est ce soir, ne manquez pas ça! Voici l’événement: https://www.facebook.com/events/2358630981131288/

La dernière pièce, et non la moindre, Les fêtes en enfer de Mononc’Serge et Anonymus vous offrira un 3 minutes de fous rires intenses, et vous ne verrez plus les personnages de Noël de la même façon! Le petit renne au nez rouge devient le petit renne au nez blanc, la vierge marie, les rois mages et les bergers sont de vrais dévergondés. La débauche, quoi! La plume de Mononc’ Serge s’est gâtée sur celle-là, et la collaboration avec Anonymus est toujours aussi excellente. Le groupe cadre parfaitement pour l’accompagner en lui donnant un contenant metal et puissant.

Au départ, plus d’une vingtaine d’artistes avaient été approchés pour cet album In Extremis. Peu on répondu à l’appel vu les délais de réalisation très courts, mais je suis prête à parier que l’an prochain, tous répondrons présents pour créer une nouvelle tradition incontournable du temps de fêtes!

Cet album mérite un gros 9/10! Pourquoi 9 et non 10? Tout simplement parce que j’en redemande encore… 🙂 

Plus d’infos…

Ce n’est pas tout! Cette compilation permettra de perpétuer la tradition en remettant une part des profits de la vente des CD aux organismes venant en aide aux sans-abris et aux gens dans le besoin. Ne manquez surtout par la tournée de ”Noël In Extremis” qui aura lieu dans les prochaines semaines avec les formations Anonymus et BARF. De nombreux invités seront aussi présents à chacune de ces dates pour permettre aux différentes régions du Québec d’avoir leur gros party metal du temps des fêtes!

Voici les dates à retenir :
13 Décembre à Sherbrooke au Bar Le Magog
14 Décembre à Montréal au Théâtre Corona
20 Décembre à Drummondville à la salle Gaston-Mandeville
21 décembre à Québec au D’auteuil.

Toute l’équipe et les artistes derrière la réalisation de cet album désirent faire une différence concrète pour chacune des villes visitées, donc, à chaque vente d’un album lors des spectacles, 5$ ira directement à un organisme local qui vient en aide aux gens dans le besoin. De plus, ils demandent à la communauté d’amener des denrées non-périssables lors de ces spectacles, qui seront aussi remis! C’est pour une bonne cause, lâchez-vous lousse! 

Voici les liens pour vous procurer la compilation et donc d’encourager la cause:

► iTunes: https://apple.co/2qUE54P
► Amazon mp3: https://amzn.to/35KCv4o
► Spotify: https://spoti.fi/34vCtwN
► GooglePlay: http://bit.ly/33uRJsH

L’équipe Ondes Chocs encourage toute la communauté métalleuse du Québec à faire un don lors de ces spectacles ou directement à vos organismes locaux si vous ne pouvez vous rendre à ces dates. Cet album se veut rassembleur et festif tout en aidant nos pairs qui n’ont pas tous la chance d’avoir un beau Noël.

Vicky Fillion et Francis LaBadie

 

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Critique et photos de show: Sabaton @ Montréal – 30 octobre 2019

Un mot pour résumer la soirée… intensité!

Le 30 octobre 2019, je me suis rendue au MTELUS de Montréal pour la tournée “The Great Tour” du groupe Suédois Sabaton. En première partie, il y avait le groupe HammerFall. À noter que le groupe HammerFall sera de retour à Montréal le 12 octobre 2020.
Voici donc ma première critique de show pour Ondes Chocs. Soyez indulgents, il y a un début à tout!! Hi Hi!

Hammerfall

Photos par Joé Lacerte

Le premier groupe à mettre les pieds sur la scène est HammerFall, une formation originaire de la Suède, active dans le milieu depuis 1993.  Normalement, une première partie sert à réchauffer la foule et les préparer pour le groupe en tête d’affiche, par contre, dès les premières minutes du spectacle, il était évident que la soirée serait intense!

HammerFall a débuté avec leur chanson “Never Forgive, Never Forget”. L’énergie que dégage les membres est palpable dès le début et la foule est très réceptive. Ils ont ensuite interprété “Fury of the wild”, et déjà la foule scandait les paroles. Le set en entier était explosif. Que ce soit le guitariste Oscar Dronjak avec ses interactions avec la foule ou celle du chanteur, Joacim Cans, on ne pouvait pas demander rien de mieux comme ouverture de soirée. Malgré les quelques pépins de voix en fin de set, je tiens à mentionner que la voix de Joacim est vraiment spectaculaire : puissante et juste! Que ce soit lors de la chanson “Hammerfall” ou “Hearts on fire”, les échanges entre le groupe et la foule était super! Vers les dernières pièces, un mosh pit s’est formé et s’est maintenu jusqu’à la fin. Je ne regrette pas de m’être mise à l’avant dès les premières minutes du spectacle. Rien de mieux pour bien vivre et critiquer un show que d’en faire partie, non !?

C’était la première fois que je voyais HammerFall en spectacle, cependant, je ne manquerai certainement pas leur prochaine visite en tant que tête d’affiche en octobre prochain. Et vous, serez-vous présent au Théâtre Corona le 12 octobre 2020 !?

 

 

Sabaton

Photos par Joé Lacerte

Sabaton, ce groupe suédois actif depuis 1999, n’a plus de preuves à faire. Ils offrent un spectacle visuellement et musicalement incroyable. Ayant des paroles principalement basées sur des faits historiques reliées aux guerres, il ne faut pas se surprendre que les fans s’y accrochent. Le chanteur a mentionné au courant de la soirée qu’à Montréal, nous avions eue la chance de voir les deux tanks du groupe en seulement quelques mois. Lors de la dernière édition du Heavy Montréal, le groupe était présent avec leur autre “tank drum riser” et si ma mémoire ne me joue pas de tour, le drum présent au MTelus était celui nommé “Audie”.

Dès les premières notes de l’intro de Sabaton, l’ambiance était survoltée. La foule était prête et lorsque le drummeur, Hannes Van Dahl, s’est présenté sur son “tank”, la foule n’a pas manqué d’accueillir le groupe comme nous savons si bien le faire au Québec! Étant complètement à l’arrière de la salle, au balcon, j’ai pu ressentir toute l’intensité de la foule et du groupe. Pour ma part, ayant énormément écouté le récent album, j’ai grandement appréciée la seconde pièce : “Great War”. Avec les images projetées à l’arrière, la pyrotechnie et les chœurs avec les membres et la foule, on ne pouvait pas rien demander de mieux. Les frissons étaient présents! Ce fût mon coup de cœur de la soirée! Par la suite, je me suis rendue directement dans la foule devant la scène, pour vivre l’expérience pleinement! Nous avons eue droit aux nouvelles chansons ainsi que de nombreux succès des autres albums dont “Primo Victoria”.

Le chanteur, Joakim Broden, a parlé à de nombreuses reprises que la foule était incroyable et mention spéciale à son interaction avec un jeune garçon de 13 ans en première rangée.
De plus, celui-ci c’est adressé à la foule en français à quelques occasions, ce qui faisait grandement réagir les fans présents! Nous avons eu droit à du “body surfing” tout au long du set de Sabaton. Les gens tombaient dans le “pit” à photo et retournaient dans la foule immédiatement! J’ai vu les mêmes personnes à plusieurs reprises, comme quoi ils ont appréciés leur show, j’imagine!

Ayant assisté à de nombreux shows dans les deux dernières années, je tiens à souligner que l’ambiance de celui-ci est dans mon top 3. Un excellent spectacle et je ne manquerai certainement pas les prochaines venues de SABATON au Québec! L’interaction entre les membres du groupe est contagieuse. Ils ont du “fun” et ça se répercute dans la salle. À quelques reprises, l’un des guitaristes, Tommy Johansson, (le géant à la gauche, haha), semblait faire des coups au chanteur en déplaçant son pied de micro. Comme j’aime souvent dire, pour ma part, un bon show est un show ou tous les membres semblent s’amuser à faire leur musique, et pour Sabaton, ils étaient comme des enfants dans une nouvelle salle de jeux!

Voilà, pour moi, Sabaton et HammerFall ont offert des prestations explosives et incroyables!

Vicky Fillion (et photos par Joé Lacerte)

 

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Critique de Show: Eluveitie @ Montréal – 9 octobre 2019

Affiche Tournée Eluveitie Korpiklaani Gone in April

Le 9 octobre 2019, Eluveitie était en concert au Théâtre Corona de Montréal, accompagné des artistes Korpiklaani et Gone in April. Les trois groupes sont en tournée ensemble, d’ailleurs, comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus. Je me suis rendu au concert de Montréal et je vous en ai fait un compte rendu.

Gone in April

Photo Concert Gone in April

La soirée commence avec la formation de death mélodique Gone in April, et laissez moi vous dire que ce n’est pas qu’un petit échauffement: ça commence en force. Une des raisons pourquoi Gone in April est connu dans la scène du Québec, est que Yanic Bercier, ex-drummer notoire de la formation Quo Vadis, est derrière les tambours dans ce groupe. Il a un son bien a lui, très caractérisé. Sur un line up de concert plus mélodique / folkorique, Gone in April brisent la glace avec le son le plus heavy et technique de la soirée. La personnalité du son du groupe semble beaucoup construite sur le drumming de Yanic, car c’est l’élément qui ressort le plus dans la musique. Mais la beauté de la chose, est que les autres éléments de la musique, sont habilement agencés à sa puissance derrière les tambours: des éléments très mélodiques provenant des autres musiciens se marient a merveille avec son énergie à la batterie.

Soulignons que le groupe comprend 3 membres session pour cette tournée: l’un des guitaristes (Vincent Bruneau de Fractal Cypher), le bassiste (Jimmy Bolduc), et le chanteur (Sébastien Croteau de Necrotic Mutation). Ces membres sont très compétents et le son du groupe est à mon avis livré sans aucun compromis malgré la présence de 3 membres de remplacement. Il faut spécifier qu’ils sont avec eux sur la tournée depuis le 19 septembre pour un total de 18 dates avant celle-ci. La chimie est au rendez-vous. Mention spéciale à Sébastien Croteau d’ailleurs, qui avait une belle énergie, il était charismatique et souriant, et faisait de belles interactions avec la foule. Le groupe ont donné une belle prestation, et on leur souhaite le meilleur pour leur continuation ainsi qu’un bon déroulement pour le reste de la tournée avec les deux géants du folk metal.

 

Korpiklaani

Photo Concert Korpiklaani

Le groupe de folk metal finlandais Korpiklaani prend le relai. La salle était déja bien peuplée lors du premier groupe, mais là, ça commençait vraiment à être plein! La musique de ce groupe est très festive et joyeuse. L’ensemble comprend, en plus de la composition traditionnelle d’un groupe metal, un violon et un accordéon. La couleur et l’ambiance de ce groupe proviennent beaucoup de ces éléments, car ce sont eux qui apportent les mélodies folkloriques. Le groupe a livré un long set d’autour d’une heure et demie.

Chose que je ne savais pas d’eux, ils ont aussi plusieurs chansons plus lentes et douces qu’ils font en spectacle. Seul petit bémol, c’est qu’ils en ont mis plusieurs (un peu trop a mon avis) une a la suite de l’autre au milieu de leur set, ce qui a fait en sorte de faire beaucoup descendre l’énergie. Cela dit, j’ai trouvé que c’était de belles pièces, et en dehors de ça, le groupe a bien su garder son public en haleine. Korpiklaani ont plusieurs chansons dont le thème est la boisson, et ce sont dans leurs plus fortes et invitantes. Notamment les titres “Beer Beer” et la plus notoire: “Vodka“. Ils ont donné un très bon show.

Eluveitie

photo Eluveitie

C’était maintenant l’heure du plat de résistance, le groupe légendaire de folk metal Eluveitie, originaire de la Suisse. Leur musique comprend aussi des éléments du death metal mélodique, et justement, dès le début de leur set, ils ont fait du matériel heavy au tempo rapide dont je ne connaissais pas l’existence. J’ai été agréablement surpris. Eluveitie est un groupe qui comprend un bel assortiment d’instruments folkloriques traditionnels, dont une harpe, un violon, une vielle a roue, et aussi des instruments à vent comme une cornemuse et des flutes. Cela dit, tous ces instruments ne sont pas toujours en train de jouer tous ensemble. Ajoutons qu’il y a 3 filles dans le groupe: une est chanteuse (qui joue aussi de la harpe), l’autre, violoniste, et la troisième joue de la vielle a roue.

Le groupe Eluveitie est très aimé a Montréal, et ça se sent. Ils livrent un set étoffé et interagissent avec la foule de façon charismatique. Un des moments les plus forts de leur set est quand ils ont mentionné qu’ils peuvent faire une de leurs chansons en plusieurs langues, dont le français. Évidemment, la foule s’est exclamé très fort et avec enthousiasme pour une performance en français, ce que le groupe a fait. Il s’agit de la pièce “The Call Of The Mountains“, de leur album “Origins“. Un autre de mes moments préférés de leur spectacle est quand la chanteuse a performé une chanson en solo, par dessus une ambiance d’accompagnement. C’était vraiment beau et mélodieux. La chanteuse a beaucoup de talent et elle dégageait une belle énergie à travers cette performance. Le groupe a donné une très belle prestation et le public a été réceptif et répondant tout au long de celle-ci. Ils ont fait un rappel satisfaisant et après que le chanteur ait présenté la dernière pièce en disant “Montréal, c’est pour toi!”, ils ont terminé avec leur succès “Inis Mona“. Je terminerai en disant que le groupe avait une très belle complicité avec son public.

Francis LaBadie

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