Critique d’album: Pornography – The Cure: The Cvlt Nation Sessions compilation

The Cure - Pornography The Cvlt Nation Sessions cover artwork The Cure, Pornography
The Cvlt Nation
Sessions
Mars 2017

Liste des pièces
01 Annex – One Hundred Years
02 Lunch – A Short Term Effect
03 Flowers and Fire – Hanging Garden
04 Curezum – Siamese Twins
05 Kaspar Hauser – The Figurehead
06 Aztec Death – A Strange Day
07 Ambersmoke – Cold
08 Hide – Pornography

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Lex
trouve toujours beaucoup de musique à me faire écouter. Heureusement, j’ai le temps et l’envie de me faire aller le clavier sous les doigts. Aujourd’hui, je vous présente un amalgame d’artistes qui rendent hommage à l’album “Pornography” de The Cure. Sorti en 1982, c’est le quatrième album studio du groupe et selon plusieurs fans, c’est l’un des meilleurs. Pour information personnelle, non je n’étais pas née et oui, je suis une grande fan de The Cure. J’ai dû redoubler d’effort pour trouver un peu d’information sur ce qu’était Cvlt Nation. C’est un diffuseur et producteur de toute sorte, qui touche essentiellement à la Dark Culture (Fetish, mode, musiques, événements, groupes, artistes, etc). Ils sont de Vancouver, mais parcourt les Internets du monde entier pour découvrir des nouvelles tendances “Gothique”. Ils ont rassemblé une belle brochette d’artistes pour sortir cet album qui constitue une réinterprétation de chacune des pièces de “Pornography“. Voici donc un petit aperçu de ce que j’ai pensé de chacune.

One Hundred Years – La formation Annex existe depuis 2013 et vient du Texas. Les membres sont: Nikole (Voix), Migas (Guitare), Omar (Batterie) et Kevin (Basse). La pièce d’un côté musicale est exactement pareil. Par contre, la voix punk féminine donne une autre dimension à la chanson. J’aime beaucoup la différence.

A Short Term Effect Lunch est une formation punk de l’Oregon. Les membres sont: Prometheus Wolf (Guitare et Voix), DJ Barnes (Guitare),  Brian Edward (Basse) et Matthew Huffman (Batterie). Cette reprise est beaucoup plus dynamique. Par contre, on perd un peu la voix du chanteur, comme si elle était en arrière plan. Aussi, il y a un peu trop de réverbération dans le mix de la voix. Je n’ai pas vraiment aimé cette version.

The Hanging GardenFlowers and Fire est une formation de Vancouver qui existe depuis 2014. Je n’ai pas réussi à trouver qui sont les membres du groupe. Par contre, je suis sûre que c’est une femme qui chante. Je ne sais pas si c’est moi le problème, mais je n’ai rien compris de ce qu’elle chantait. C’est une pièce que je connais très bien, mais j’ai l’impression qu’elle chantait avec une patate chaude dans la bouche. Encore une fois, la voix était en arrière-plan. C’est la première fois que je trouve que la basse et les percussions sont trop au premier plan. C’est un peu agaçant de ne pas entendre la voix. Ce n’est pas la coupe de cheveux loufoque de Robert Smith, qui donne le ton à la musique de The Cure mais surtout sa voix que l’on se rappelle.

Siamese Twins – Je vous ai déjà parlé de Curezum (voici quelques liens: CurezumOne Hundred Years / The Top et A Forest / Siamese Twins). C’est un hommage à The Cure version Black Metal très pesant. Ce sont: Rob, Mort, Martti et Billy. Ils viennent de la Norvège. Je suis déjà une vendue d’eux et par le fait même à cette pièce. Leur version Stoner/Doom/Black Metal donne un orgasme monumental à mes oreilles. Ils ont su garder l’essence de la pièce et la transposer à leur manière dans un tout autre univers. J’ai hâte de voir les nouvelles pièces et je les encourage à continuer.

The FigureheadKaspar Hauser est une formation écossaise de Glasglow. C’est un trio formé d’Anne (Basse/Voix), Josh (Guitare/Voix) et Andy (Batterie). C’est la deuxième pièce de cette compilation que j’ai beaucoup aimée. Leur essence est un peu plus sombre que l’originale. C’est ce qui leur donne le moyen de surpasser celle-ci. Je sais que vous allez encore me dire que je suis une vendue de la musique britannique et je l’assume. Même si ici, c’est un drôle de hasard. Kaspar Hauser a définitivement un son particulier à eux que l’on ne retrouve pas partout.

A Strange Day – La pièce originale est l’une de mes pièces favorites de l’album. Cette version à été fait par la formation du Texas, Aztec Death. Les membres sont: Mike (Basse), Christopher (Voix/Guitare) et Trevor (Batterie). Ils se classifient comme post-punk/darkwave. Je suis parfaitement d’accord. Leur version est beaucoup plus sombre que l’originale. On reconnaît la pièce que lorsque l’on entend le refrain. Leur version musicale m’a beaucoup plus. J’avais beaucoup d’attente car cette pièce représente beaucoup de chose pour moi. Désolé à The Cure, je préfère la version d’Aztec Death maintenant.

Cold – La formation Ambersmoke provient, je crois, des États-Unis. Il y a très peu d’information sur eux. ”Cold” est une excellente chanson de The Cure. Quand j’ai entendu la version de Ambersmoke, j’ai eu l’impression que mon amoureux avait mis de l’acide dans mon cocktail. C’est une pièce très courte, mais qui a totalement déstabilisé mes attentes. Côté originalité, ils ont réussi, car ils se spécialisent dans la musique psychédélique. Mais, je reste tout de même sans mots.

PornographyHide est un duo electro de Chicago formé de Seth Sher et Heather Gabel. Pour la pièce titre de l’album, je suis encore une fois sortie de ma zone de confort. La version originale n’est pas une pièce très rassurante d’un point de vue musical. Ici, ils ont réussi à la rendre encore plus inconfortable. Le son est plus clair et légèrement plus dissonant. En plus, ils ont retranché environ une minute à la pièce. Je ne suis même plus sûre si j’aime plus la version originale, tellement je suis agréablement déstabilisée par celle-ci.

Globalement, c’est un album qui est très bon. J’ai trouvé cela un peu dommage de ne pas être en mesure de trouver toutes les informations sur les groupes. Ce ne sont pas tous les artistes qui sont sur les réseaux sociaux et je respecte cela. Cet album se glisse très bien dans une playlist sur random. Pour ma part, le fait que je me suis amusée à le décortiquer m’a permis de me rendre compte que certaines pièces n’étaient pas pour mes oreilles. Toute les pièces, où la voix m’a semblé être en arrière plan, m’ont déçue. Je sais aussi que j’étais déjà vendue à Curezum, car j’avais déjà entendu leurs pièces. Quand mes oreilles jouissent, bien ça me fait le même effet sur l’âme. Donc, si vous êtes des fans de The Cure et de toutes sortes de musique underground, je vous recommande chaudement cette hommage. Par contre, si vous êtes des puristes, je ne vous le recommande pas. Malgré qu’écouter Curezum en boucle va peut-être ouvrir l’esprit de certains… ou leur faire saigner les oreilles… Je ne suis plus trop certaine

7,8/10

Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

Lex always surprises me with new stuff. Fortunately, I have the time to get the keyboard under my fingers. Today, I present to you an amalgam of artists who pay tribute to the album “Pornography” from The Cure. Released in 1982, it is The Cure‘s fourth studio album and according to several fans, it is one of their best. For personal information, no I was not born at that time but yes, I am a big fan of The Cure. I had more difficulties to find information about what Cvlt Nation is though. It is a broadcaster and producer of all kinds, which mainly spreads the Dark Culture (Fetish, fashion, music, events, groups, artists, etc). They are from Vancouver, but travel the Internet from all over the world to discover new “Gothic” trends. They have gathered a beautiful bunch of artists to release this album which constitutes a reinterpretation of each song of “Pornography“. Here’s a little something about each of them.

One Hundred Years – The band Annex exists since 2013 and comes from Texas. The members are: Nikole (Vox), Migas (Guitar), Omar (Drums) and Kevin (Bass). The song is very similar musically. On the other hand, the female punky vocal gives another dimension to the song. I really like the difference.

A Short Term EffectLunch is a punk band from Oregon. The members are: Prometheus Wolf (Guitar and Vox), DJ Barnes (Guitar), Brian Edward (Bass) and Matthew Huffman (Drums). This cover is much more dynamic than the original. On the other hand, I sometimes had difficulties with the voice of the singer, as if it were too much in the background. Also, there is too much reverberation in the mix of the vocal. I did not really like this version.

The Hanging GardenFlowers and Fire is a Vancouver band that has been in existence since 2014. I have not been able to find out much about the band. On the other hand, I’m sure it’s a woman who sings. I do not know if that’s a personal problem, but I did not understand what she was singing. It is a song I know very well, but I felt like she was singing with a hot potato in her mouth. Again, the vocal was in the background. This is the first time I find that the bass and percussion are too much in the foreground. It’s a little annoying not to hear the vocal. It is not Robert Smith‘s crazy haircut that sets the tone for the music of The Cure but especially his voice that we remember.

Siamese Twins – I’ve already told you about Curezum (here’s some links to read what I thought about their other releases: CurezumOne Hundred Years / The Top  and A Forest / Siamese Twins). It is a very heavy Black Metal tribute to The Cure. They are: Rob, Mort, Martti and Billy. They come from Norway. I am already hooked to their music and naturally by this song. Their Stoner / Doom / Black Metal version gives a monumental orgasm to my ears. They know how to keep the essence of the song and transpose it in their own way into a whole different universe. I look forward to hearing more from them and encourage them to continue.

The FigureheadKaspar Hauser is a Scottish band from Glasglow. It is a trio formed by Anne (Bass / Vox), Josh (Guitar / Vox) and Andy (Drums). This is the second song of this compilation that I like very much. Their essence is a little darker than the original. This is what gives them the means to surpass this one. I know those who know me well will again say that I am a British music die-hard but I totally assume it. Even if here, it’s a strange coincidence as I discovered after listening to the song from where they come. Kaspar Hauser definitely has a personal sound that is not found everywhere.

A Strange Day – The original song is one of my favorite track on the album. This version was made by the Texas band, Aztec Death. The members are: Mike (Bass), Christopher (Vox / Guitar) and Trevor (Drums). They classify themselves as post-punk / darkwave. I fully agree. Their version is much darker than the original one. I recognized the song mainly cause of the chorus. Their music version got me a lot more. I had a lot of expectations regarding this one because this original represents a lot for me. I am sorry for The Cure, I now prefer the Aztec Death version.

Cold – The band Ambersmoke comes, I think, from the United States of America. There is very little information about them. “Cold” is an excellent song by The Cure. When I heard Ambersmoke‘s version, I had the impression that my lover had put acid in my cocktail. It’s a very short song, but it totally destabilized my expectations. On the originality side, they succeeded, as they specialize in psychedelic music. But I am still speechless.

PornographyHide is an electronic duo from Chicago formed of Seth Sher and Heather Gabel. For the title track of the album, I am once again out of my comfort zone. The original version is not a very reassuring song from a musical point of view. Here they have managed to make it even more creepy. The sound is clearer and slightly more dissonant. In addition, they cut about a minute from the original version. I am not even sure now if I like more the original, as I am so pleasantly destabilized by this one.

Overall, it is a very good album. I think this is a bad not to be able to find all the informations about the groups. Not all artists are on social networks and I respect that. This album would fit very well into a random playlist. For myself, the fact that I had fun reviewing it, allowed me to realize that some covers were not for my ears. All the songs, where the vocal seemed to be in the background, disappointed me. I also know that I was already sold out to Curezum, because I had already heard their songs. When my ears are so well served, well it has the same effect on the soul. So if you’re fans of The Cure and many kinds of underground music, I would warmly recommend this tribute. On the other hand, if you’re a purist, I do not recommend it. May be listening to Curezum in a loop will open the minds of some … or make their ears bleed … I’m not too sure.

7,8/10

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album: Deus Ex Vagina – The Driving Dead

Deus Ex Vagina - The Driving Dead cover artwork

Deus Ex Vagina
The Driving Dead
darkTunes
Février 2017

Liste des pièces
01 The Driving Dead
02 Deathrace
03 Undead Pony Car

 

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Il y a très peu d’information sur cette formation allemande fondée en 2012 qui a produit ce petit EP très énergique. Tout ce que l’on sait c’est qu’ils ont toujours fait ce qu’ils voulaient dans leur création musicale sans se soucier des tendances musicales du jour. Les membres sont: Ava, Negative Seven, Metropolis et Psalm Zero.

Ce EP raconte l’histoire d’une guerre entre humains et zombies en Harley Davidson. Les riffs des guitares sont très lourds et rock. Il y a un mélange de Rock Metal et de musique Industriel électronique. L’harmonie de ceux-ci s’accorde bien avec la voix lourde et criarde du chanteur et me donne le goût de danser en l’honneur de l’apocalypse zombie.

S’il y avait un film de Zombie à la Easy Riders, c’est sûrement le genre de musique que l’on pourrait entendre comme Soundtrack. Et si vous aimez ce genre musical, je vous suggère fortement de découvrir le groupe montréalais Graveyard Strippers.

Je donne un 8,5/10 à ce EP

Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

There is very little information about this German band founded in 2012 that released this very energetic EP. All that we know is that they always did what they wanted in their musical creation without trying to follow the trend of the day. Members are: Ava, Negative Seven, Metropolis and Psalm Zero.

This EP tells the story of a war between humans and zombies on Harley Davidson. The guitar riffs are very heavy and rock. This is a mix of Metal Rock and Electronic Industrial Music. The harmony of these fits well with the heavy and screamy voice of the singer and sent me in a dancing frenzy celebrating the zombie apocalypse.

If there was an Easy Riders-like Zombie movie, it would surely be the perfect Soundtrack for it. If you like their sound, I strongly encourage you to discover the Montreal based band Graveyard Strippers.

This EP deserves an 8,5/10

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album : La Tragédie – Marche-moi à l’avenir

LaTragedie-MMAL-pochette

La Tragédie
Marche-moi à l’avenir
Self Release
Mai 2017

Liste des pièces
1. Marche-moi à l’avenir
2. Dents de scie
3. Plus que tout
4. Les coeurs désordonnés

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Salut à tous ! Aujourd’hui, j’ai décidé de sortir de mes habitudes musicales et de celles d’Ondes Chocs, pour vous parler d’un groupe que j’aime d’amour depuis ma première rencontre. En juillet 2015, j’ai eu la chance d’organiser avec des copines une levée de fond. C’est à ce rassemblement de talents que j’ai découvert La Tragédie. Ce fut un coup de coeur instantané. Je discute souvent avec le leader David Atman, qui m’a demandé gentiment de faire une critique de son album. Même si c’est loin d’être du Metal ou de l’Industriel, je considère leur musique comme étant “Underground”. Les membres de cette formation francophone de Folk-Rock, Progressif engagé sont: David Atman (voix/guitare), Simon Labrecque (basse) et Phil Bédard-Gervais (percussions). C’est une formation de Montréal, qui a fait beaucoup de chemin autant au Québec, qu’en France et aux États-Unis.

Le EP commence avec une ballade qui porte le titre du EP “Marche-moi à l’avenir“. Personnellement, c’est un pièce qui m’a rendu très triste. Les paroles très engagées et très directes sont venues me prendre au coeur. “Pour balayer la poussière d’il y a longtemps, tout bonnement, améliorer ce qui venait avant”, je suis restée en très grande réflexion sur cette phrase. Ils ont totalement raison que le passé est mal fait, mais que l’on peut toujours l’améliorer avec le temps. Ce qui malheureusement ne semble pas fonctionner avec tout le monde, surtout en politique. Musicalement, les percussions sont très présentes et la basse suit le rythme des percussions. C’est le genre de chanson que l’on chante autour d’un feu, pour se rappeler que l’on existe encore.

On enchaîne avec la pièce “Dents de scie“. J’ai braillé ma vie. C’est une pièce très mélancolique. J’en ai des frissons juste à y penser. Cette fois-ci, la guitare est plus présente que sur la précédente. Je ne sais pas si c’est la voix du chanteur qui me transperce l’âme, mais cette pièce me touche beaucoup. C’est une pièce un peu pessimiste, mais en même temps pleine d’espoir et la musicalité suit les paroles de manière magistrale.

L’avant-dernière pièce, “Plus que tout“, est une pièce beaucoup plus rythmée. Une espèce de Bossa-Nova Jazzy et Punk à la fois. Un mélange très intéressant à mes oreilles. Elle commence très joyeuse, mais devient très lourde et mélancolique. C’est là que j’ai compris, que “plus que tout”, n’avait rien à nous apporter si l’on ne prenait pas le temps de vivre. J’ai bien aimé le chant sans paroles. Parfois, on a pas besoin de longue phrase sans queue ni tête pour passer un message. C’est à la fois une chanson qui peut rassembler, mais qui fait aussi réfléchir sur nos vies.

Je termine (déjà) l’écoute, avec la pièce “Les coeurs désordonnés“. Dès les premières notes, je suis sortie de ma mélancolie. C’est la pièce qui est la plus rythmée du lot. C’est une chanson qui parle du mal d’amour que vivent la plupart des gens de la société à un moment ou à un autre. J’ai bien aimé la référence au film “Saint-Martyrs-des-Damnés” de Robin Aubert (Tsé, celui qui jouait le rôle de Léo dans Radio-Enfer…). Un film que j’adore tout autant que son réalisateur. J’ai adoré la dernière minute de la chanson. Elle termine doucement, on comprend très bien les paroles et elle termine dans un délire musicale. Elle passe de folk à percussive, un peu comme les chansons de rituels amérindiens.

La Tragédie est une formation qui me redonne foi en la musique populaire du Québec. C’est un groupe engagé autant politiquement que socialement. Ce n’est pas de la musique pour “s’remettre dedans”, mais plus pour nous faire réfléchir. Ils ont beaucoup de talent. Il passe d’une musique ‘’Folklorique’’ (ou typique du Québec) à une transe musicale qui rappelle Sonic Youth ou Pink Floyd. Ils ont des pièces qui se chantent en choeur autour d’un feu avec un gratte guitare. Je peux avouer que cette formation a réussi à me réconcilier avec la musique dite “POP” du Québec. C’est pour cela que je les considère comme “Underground”, car il y a peu de jeunes groupes qui font encore de la musique comme Les Colocs, Jean Leloup et autres artistes au mal de vivre. Je leur souhaite longue vie et surtout, je souhaite que les gens se mettent à les écouter. Ils ont des beaux messages à nous transmettre.

Je leur donne un 9,8/10

Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

Hi everybody ! Today, I decided to step out of my musical comfort zone and also that of Ondes Chocs, to talk to you about a group that I cherish with pure love since I first met with it. In July 2015, I had the opportunity to organize a fundraiser with my girlfriends. It was at this gathering of talents that I discovered La Tragédie. It was an instant favorite. I often talk with the leader David Atman, who kindly asked me to review the album. Even if it’s far from Metal or Industrial music I usually review, I consider their music to be “Underground”. The members of this Folk-Rock, Progressive music group are: David Atman (vocal/guitar), Simon Labrecque (bass) and Phil Bédard-Gervais (percussion). It is a Montreal-based band, which has come a long way on the Quebec music scene as much as in France and in the United States.

The EP begins with a ballad which bears the title of the EP “Marche-moi à l’avenir” (“Lead me into the future”). Personally, it was a song that made me very sad. The lyrics, very committed and very direct, reached deep into my heart. “Pour balayer la poussière d’il y a longtemps, tout bonnement, améliorer ce qui venait avant” (“To sweep away the dust of yestertime is quite simple, just improve what came before”), I remained in great reflection on this sentence. They are totally right that some ways of the past may be wrong, but that it can always be improved over time. But unfortunately it does not seem to work with everyone, especially in politics. Musically, percussions are very present and the bass follows the rhythm of percussion. This is the kind of song to sing along around a campfire, to remember that we still exist.

The song “Dents de Scie” (“Sawtooth”) shook my life. It is a very melancholic song. I get goosebumps just thinking about it. This time, the guitar is more present than on the previous one. I do not know if it is the voice of the singer that pierces my soul, but this song touches me a lot. It is a somewhat pessimistic song, but at the same time it is full of hope and the music follows the words in a masterful way.

The penultimate piece, “Plus que tout” (“More Than Anything“), is a much more rhythmic track. A kind of Bossa-Nova Jazzy and Punk song at the same time. A very interesting mixture to my ears. It starts in a joyful spirit, but becomes very somber and melancholic. It was there that I understood that “more than anything”, won’t get us anywhere if we did not take the time to really live our life. I liked the vocals without words. Sometimes it does not need long sentences without heads and tails to get a message. It is both a song that can unite people, but also make us reflect on our lives.

I am (already and unfortunately) to the last song, “Les coeurs désordonnés” (“The troubled souls”). From the first notes, I came out of my melancholy. It is the song that is the most rhythmic of the lot. It is a song that talks about the love/evil that most people in society experience at one time or another. I liked the reference to the film “Saint-Martyrs-des-Damnés” by French-Canadian director Robin Aubert. A film that I love just as much as its director. I loved the last minute of the song. The last part of the song is soft allowing us to easily understand the lyricss and it ends in a musical delirium. It goes from folk to percussive, much like the songs of Amerindian rituals.

La Tragédie is a band that gives me faith in the popular music of Quebec. It is a group engaged politically as well as socially. It’s not music to crank us up, but more to make us reflect on life. They have a lot of talent. It goes from “Folkloric” music (or typical of Quebec) to a musical trance that recalls Sonic Youth or Pink Floyd. They have songs that can be sing along around a campfire with an acoustic guitar. I must confess that this band managed to reconcile me with the so-called “POP” music of Quebec, because there are few young bands that still do music like Les Colocs, Jean Leloup and other artists who sang about the sadness of life in Quebec pop music. That’s why I consider them “underground”. I wish them a long life and above all, I want people to listen to them. They have beautiful messages to bring forth.

It deserves a 9,8/10

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album: Graveyard Strippers – Crawling

Graveyard Stippers - Crawling cover artwork

Graveyard Strippers
Crawling
Self-Release
Juillet 2017

Liste des pièces
01 – Filth
02 – Broken
03 – Pretty
04 – Crawling
05 – Freak Show (feat. Natasha Nebula)
06 – DeadSex
07 – Apocalyspe Now
08 – Walking Dead
09 – Savior
10 – Krash This Up
11 – King Me
12 – Serial Killer

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Ce groupe de Montréal, actif depuis 2013, n’a pas besoin d’une très grosse introduction pour ceux qui suivent la scène montréalaise. Il est formé de Holy Decay à la voix, Riff à la guitare et à la programmation des ”samples”, Carl Puzzle à la basse et Dany Burton à la batterie et à la programmation des ”samples”. Tous, participent aux “back vocals”. “Crawling“, que je vous présente aujourd’hui, est leur premier album original qui suit la parution de l’album “Burn the Monsters“, sorti en mars 2016, et qui était une compilation qui regroupait les EP “Burn My Soul” et “Free The Monsters” auxquels s’était ajoutée la pièce inédite “Bleed Out“. Je tiens à mentionner que cette formation est un grand tout. Tout le monde travaille ensemble à la composition des pièces autant aux paroles qu’à la musique. Ensemble, ils s’inspirent de leur vie, de leur entourage et de la vie mouvementée qu’engendre habiter à Montréal.

L’album commence avec une pièce électronique courte nommée “Filth“, qui enchaîne automatiquement à la deuxième pièce “Broken“. J’ai eu l’impression que la transition entre les deux pièces était un peu ratée. J’ai eu l’impression d’entendre une fissure musicale. Par contre, quand la deuxième pièce embarque, on reconnaît bien la fureur colérique musicale du groupe et surtout le gueulage de Holy. Il m’a semblé entendre plus la présence de la guitare que sur les anciennes pièces.

On continue l’écoute avec “Pretty“. Contrairement à la pièce précédente, on entend la belle voix du chanteur, car il chante. Malgré le bon rythme de la pièce, j’ai trouvé sa signature musicale un peu linéaire. La pièce qui suit est la pièce titre de l’album, “Crawling“. J’ai adoré le mélange entre les percussions et la voix. Ça m’a vraiment accroché. Je vais paraître cliché avec ma prochaine phrase. Je trouve que le groupe porte bien son nom avec ce genre de pièce. Elle me donnait l’envie de me trémousser dans une danse lascive mortelle.

J’ai été fouillé sur leurs différentes pages pour trouver des informations sur ce nouvel album. J’ai ainsi découvert que la pièce “Freak Show” profite de la collaboration de Natasha Nebula, une des plus impressionnantes performeuses dans le milieu du Burlesque/Trash/BDSM/Extrême. Elle se fait suspendre par la peau pour voler au dessus de la foule, elle charme des serpents, elle danse avec le feu, etc. En plus de cela, elle chante/scream. Cette femme va toujours me surprendre. Elle est bourrée de talent et n’a pas froid aux yeux. La chanson réflète très bien son titre. J’ai eu l’impression d’être dans un cirque ou un parc d’attraction abandonné et que quelque chose de très grave allait se produire.

On enchaîne avec la pièce “DeadSex“, qui musicalement est celle qui ressemble le plus au son Graveyard Strippers. La musicalité est plus Metal/Alternative. J’en ai aussi profité pour écouter le vidéo de la pièce. Du côté image, la direction photographique est très “dark” et authentique. La femme qui accompagne et torture la chanteur est nul autre que la sublime Natasha Nebula. C’est vraiment intense à regarder et j’adore cela.

Pour la pièce suivante, le titre est mentionné après les premières secondes de la pièce. Il est clairement gueulé par Holy, on ne peut pas se tromper. Ce que j’ai aimé de cette pièce, ce sont les pauses musicales. Elles donnent un sentiment d’inquiétude et de stress. Un peu comme si le temps s’arrêtait. C’est très bien exécuté, j’adore.

Malheureusement pour les gars, je n’ai pas aimé “Walking Dead“. Elle n’est pas venue me chercher du tout, même avec les bruits de zombies. Fallait qui en ait une, et bien c’est elle.

Par contre, la suivante, “Savior” est une pièce que j’ai vraiment aimé, mais pas pour les bonnes raisons. Holy a une voix magnifique et merci de l’avoir enfin démontré dans cette pièce. Il crie moins et on a la chance d’entendre sa voix. Aussi, il y a du “Noise” de guitare très intéressant. On dirait une pièce hybride entre du Stoner et de l’alternatif-rock. Le mix a l’air bizarre à la lecture, mais à l’écoute, c’est très intéressant.

Krash This Up“, est la pièce WTF de l’album. Je n’y ai rien compris. On dirait qu’elle est en accéléré. La voix est très aigüe et très rapide, un peu comme un rap. La musicalité est rapide et d’une violence palpable. On cherche à comprendre la pièce et “pouf”, elle est terminée. Je crois que c’était le but.

On arrive à la fin de l’album avec “King Me” et “Serial Killer“. Ce sont les deux pièces qui ont selon moi le plus de “sampling” électronique. Ma pièce préférée est la dernière, “Serial Killer“. J’adore le sample de musique électronique aigu et strident qui se mélange à la musique lourde. C’est un charme à mes oreilles. Dans cette pièce, il y a aussi une ligne de guitare qui vient plus à l’avant sur la musique. C’est nouveau et très agréable.

Malgré les deux pièces que j’ai moins appréciées, l’album est très bon. On reconnaît leur musicalité bien personnelle. Par contre, il y a plus de ”sampling” électroniques. Aussi, j’ai remarqué que l’on avait mis à l’avant quelques lignes de guitare qui transpercent les chansons. Les percussions sont toujours très présentes et bien rythmées. Par contre, j’ai trouvé que la basse était plus reculée. Normalement, c’est l’instrument que j’entends le plus, car c’est l’un de mes préférés. Cette fois-ci, j’ai l’impression que je ne l’ai pas entendue. Je crois qu’il manquait un peu de présence dans l’enregistrement. Elle aurait pu être un peu plus forte. C’est quand même un excellent album, digne de Graveyard Strippers. J’aime beaucoup la collaboration qu’ils ont avec l’artiste Natasha Nebula. Je crois que cela leur donne une plus grande mise en scène artistique. Elle performe pour eux, elle prépare des gâteaux pour leurs shows, elle participe aux pièces, etc. Je crois que c’est un plus pour eux.

Je donne un 9/10 à l’album

Marie-Noëlle Anctil (Rédaction)
Lex Ivian (Correction et Édition)

 

This Montreal group, created in 2013, does not need a very big introduction for those who follow the Montreal scene. It is composed of Holy Decay (vocals), Riff (guitar and programming), Carl Puzzle (bass) and Dany Burton (drums and programming). All of them participate in the back vocals. “Crawling“, which I present to you today, is their first original album coming out after the release in March 2016 of “Burn the Monsters” a compilation of the two previous EPs “Burn My Soul” et “Free The Monsters” to which they added the unreleased single “Bleed Out“. I want to mention that this band is a real cooperation. Everyone gets involved in the composition, both in lyrics and in music. Together, they draw inspiration from their lives, from their surroundings and from the hectic life that is theresides in Montreal.

The album starts with a short electronic intro titled “Filth“, which automatically connects to the second track “Broken“. I had the impression that the transition between the two songs could have been blended a little better. On the other hand, when the second song starts, one recognizes well the angry musical fury of the group and especially the shouting of Holy. I heard more the presence of the guitar than on the old songs.

We continue listening with “Pretty”. Unlike the previous song, you can hear the singer’s beautiful voice, cause for this one he sings more than he screams. Despite the good rhythm of the song, I thought its musical signature was a little linear. The following song is the title track of the album, “Crawling“. I loved the mix between the percussion and the vocal. That really got me hooked. I will appear cliché with my next sentence. I find that the group bears his name well with this kind of song. It made me want to start a mortal lascivious dance.

I searched on their various pages to find information about this new album. I thus discovered that the song “Freak Show” benefits from the collaboration of Natasha Nebula. This woman is one of the most impressive performers on the Burlesque / Trash / BDSM / Extreme scene. She gets hung by the skin with hooks to fly over the crowd, she charms snakes, she dances with fire, and so on. On top of that, she sings / scream. This woman will always surprise me. She is stuffed with talent and has a lot of guts. The song is very well named. I felt like I was in a circus or an abandoned amusement park and that something very serious was going to happen.

DeadSex” is musically the one that resembles the most to  the Graveyard Strippers‘ sound I know. Musicality it’s more Metal / Alternative. I also took the opportunity to watch the video of this song. On the viewing side, the photographic direction is very “dark” and authentic. The woman who accompanies and tortures the singer is none other than the sublime Natasha Nebula. It’s really intense to watch and I love it.

For the next song, the title is mentioned after the first few seconds. It’s clearly yelled by Holy and can’t be missed. What I liked about this song were the musical breaks. They give a sense of anxiety and stress. A bit like if time was stopping. It is very well executed, I adore it.

Unfortunately, I did not like “Walking Dead“. It did not appeal to me at all, even with the sounds of zombies. Most albums have a song I don’t like at all, well this is the one.

On the other hand, the next one, “Savior” is a song that I really liked, but not for the right reasons you might say. Holy has a wonderful voice and thanks for finally demonstrating it in this song. He screams less and gives us a chance to hear his voice. Also, there is very interesting guitar “Noise”. It felts like a hybrid between Stoner and alternative-rock. It may sound like an odd mix but it is very interesting.

Krash This Up” is the WTF song of the album. I did not understand it. I felt like it was sped up. The voice is very acute and very fast, a bit like a rap. The musicality is fast and of a palpable violence. I wasa still trying to understand it and “pouf”, it is finished. I think that was the goal.

We reach the end of the album with “King Me” and “Serial Killer“. These are the two songs that have the most electronic “sampling”. My favorite song is the last one, “Serial Killer“. I love the high and sharp electronic sample that mixes with the heavy music. It is a charm to my ears. In this song, there is also a guitar line that comes more forward on the music. It’s new and very nice.

Despite the two songs that I have less appreciated, the album is very good. I recognized their very personal musicality. On the other hand, there is more electronic sampling. Also, I noticed that they put forward a few guitar lines that pierce the songs. Percussions are always as present and rhythmically good. On the other hand, I felt that the bass was too much in the background. Normally, this is the instrument I hear the most, because it is one of my favorite instruments. This time, I felt I did not hear it enough. It could have been a little louder in the mix. Whatever its lows, it’s still an excellent album, worthy of Graveyard Strippers. I love the collaboration they have with Natasha Nebula. I think it gives them a greater artistic staging. She performs live with them, she prepares shortcakes for their shows, she participates in some songs, and so on. I think it’s a big plus for them.

I give the album a 9/10

Marie-Noëlle Anctil

 

Critique d’album : Burning The Oppressor – Bloodshed

BTO-bloodshed-pochette

Burning The Oppressor
“Bloodshed”
Self Release
Avril 2017

Liste des pièces
1 «Guilty»
2 «The Illness Of Mind»
3 «Sinners»
4 «Voices»
5 «Look At Me»
6 «Rise Up»
7 «Bloodshed»
8 «Heartquake»
9 «Son Of Man»
10 «I Created A Monster»
11 «Fuck The Facts (feat. Patrick Martin / Reanimator)»
12 «Black Flame Of Vengeance»

**** Scroll down for english version.

Burning The Oppressor, ce nom vous dit quelque chose? Je l’espère bien! Même si on a eu l’impression que le groupe avait pris une pause de quelques années, ils sont toujours bien en vie et de retour avec ce nouvel album du nom de Bloodshed! Nouvel album avec un nouveau Line up, est-ce que Burning The Oppressor saura nous livrer ce à quoi on a été habitué par le passé?

L’album se lance sur une intro glauque d’un peu plus d’une minute qui fait rapidement suite à cette bombe métalcore québécoise comme on en entend trop peu. Bien que l’on soit habitué à entendre du bon son de la part de Burning The Oppressor, il est ici, indéniable, que le nouveau line-up y est pour quelque chose sur le résultat total de l’album.

La qualité de la production de cet album est d’une jouissance auditive qui nous fait rapidement oublier que nous écoutons ici un groupe québécois et non un produit américain. Je me suis surpris, par occasion, à me méprendre entre cet album et les meilleurs moments musicaux de Fear Factory ou de Pantera. Ou encore du bon vieux Despised Icon. Il est impossible de se méprendre sur la voix, mais musicalement? Vraiment, ici, on fesse fort!

L’intensité de l’album ne faiblit à nulle part. On a un travail équilibré tant au niveau du style qu’au mix studio sur l’ensemble du groupe. Une batterie avec un bassdrum qui frappe sans mentir, des guitares avec un son qui se laisse porter et qui nous fait serrer le poing. Et que dire de la Voix! Lourde, profonde, mais claire à la fois. J’ai beau chercher pour critiquer, je ne peux pas. Le travail est juste parfait globalement.

Niveau chansons, très metalcore, mais ne misant pas que sur ce style, on peut facilement voir des influences de death mélodique par endroit.

Je crois que je pourrais en dire longtemps sur l’album mais pour celui-ci, je ne crois pas qu’il a autant besoin de se faire vendre. C’est ce genre de produit qui est auto-gagnant. Si vous aviez qu’un seul album metalcore a acheter pour 2017? C’est celui-ci, sans l’ombre d’un doute! Bon ok, nous ne sommes qu’en Mai. Il reste encore 7 mois à l’année. Mais la barre est placée haute. Très haute!

Ma note pour cet album? 9 sur 10.

Thanii (Rédaction)
Francis LaBadie (Correction, Traduction et Édition)

 

Burning The Oppressor, does that name ring a bell? I hope so! Even though we’ve had the impression that the band took a break for a few years, they’re still alive and they’re back with a new album, Bloodshed! With this new album and new line up, will they deliver what we have been used to hear from them in the past ?

The album starts with a creepy intro that lasts a little more than one minute, which is quickly followed by this metalcore bomb from quebec, the kind we don’t hear enough. Although we’re used to hear good sound from Burning The Oppressor, it is undeniable that the new lineup has a role in the total result of the albm.

The production quality of this album is a hearing delight which quickly makes us forget that we’re listening to a band from Quebec rather than an american product. Occasionally, I surprised myself confusing this album with Fear Factory or Pantera’s best musical moments, or some good old Despised Icon. It’s impossible to be mistaken about the voice, but musically? We’re really dealing with hard striking here!

The intensity of the album does not weaken anywhere. The work is balanced, regarding the style as well as the studio mix on the whole band. A drum whose kick strikes without lying, guitars with a sound that lets itself be carried et makes us clench the fist. And what about the voice! Heavy, deep, but clear at the same time. Even though I search for something to to criticize, I can’t. The work is just globally perfect.

Regarding the songs, very metalcore but not aiming for this one style only. We can easily hear melodic death metal influences in some places.

I believe I could say a lot on the album but for this one, I think it won’t need to get sold. It’s the kind of product that is self-winner. If you had only one metalcore album to buy for 2017, it’s this one, without a shadow of a doubt. Ok, it’s only the month of may, there’s still 7 months to go this year. But the bar is set high. Very high!

My rating for this album ? 9 / 10.

Thanii

Anniversaires et adieux

Ékorchés-Affiche

 

 2 juin 2017

Jaune Prodz présente : Branded by Pain, Floating Widget et Les Ékorchés.

Petit Campus, Montréal (Québec, Canada)

Paul Piché chantait jadis « Heureux d’un printemps »….
Hmmmmmm……
Certes pas celui que l’on vit actuellement au Québec!
De la pluie, de la pluie et encore de la pluie…..
Comment changer ce temps gris et y mettre beaucoup de chaleur?
Réponse simple……
Un show d’enfer, proposé par nul autre que Jaune Prodz!!!
Et pas n’importe lequel….
Le show d’adieu (sniff sniff) des Ékorchés!

Bref,

En ce premier vendredi de juin de l’an deux-mille-dix-sept (après Jésus-Christ bien sûr) je n’allais certainement pas manquer ça et vous offrir, ô fans d’Ondes Chocs (merci à Francis LaBadie pour sa confiance), la couverture de ce show historique. De plus que ce show coïncidait avec nos anniversaires à moi et mes 2 moineaux de Jaune Prodz, Jacynthe Lavoie et Benoit Trottier.

Malgré des douleurs intenses à mon genou, je me sentais « d’attaque » pour ce show fort attendu. Trois bands de qualité, trois genres différents, mais la même intention de « mettre le feu dans la place »!!! Une petite visite rituelle aux tables de merch, salutations habituelles au staff et membres des bands, quelques bonnes froides en réserve et HOP on peut commencer !!!

Ce party d’adieu débute officiellement à 20h45 et durera jusqu’à la toute fin de la soirée, soit minuit environ. Ouffffff! Ça promet!!! Malgré le fait que TOOL soit également en ville, ça n’empêche absolument pas qu’il y a beaucoup de monde au Petit Campus pour l’événement!

Quand un trio a la force d’une horde ça débute fort une soirée! Et oui, ici je vous parle d’un band que j’avais eu la chance de couvrir leur prestation il y a un peu plus d’un an. Oh hell yeah! « Branded by Pain » is on stage!!! Ils sont débordants d’énergie et nous offre une prestation musclée de bon métal puissant et agressif à souhait! Bonne nouvelle pour les fans présents… ils nous offrent des pièces de leur nouveau E.P. qui sortira dans un proche avenir. Et d’après ce que j’ai pu constater, vous ne serez aucunement déçu! En bon québécois, ça rentre au poste!!! Les boys de BBP sont à la hauteur de leur talent et sans la moindre prétention. Nous avons même droit à une invitée le temps d’une toune, Miss Annick Lussier du band montréalais « Guttrot ». Fait à noter, une belle délicatesse de leur part en invitant Marc (Vaillancourt) et Vincent (Peake) à monter sur scène pour chanter « Bonne fête » à Mr. Jaune lui-même, Benoit Trottier. Un magnifique gâteau d’anniversaire présenté par sa conjointe Jacynthe ainsi qu’Ariane (Wild Call) et une chorale de la foule pour souligner le tout. En résumé, tout un départ canon!

Si je vous dis….

Hard Rock + Groovy Aardvark ça vous dit quoi?

Et oui, rien de moins que le quatuor « Floating Widget » avec l’illustre Vincent Peake aux commandes! Avec ses complices d’expérience Matt Demon, Alex Leclerc et Stéphane Vigeant le résultat est fort efficace. Changement drastique entre eux et le band précédent au niveau des genres, mais la même attitude enjouée de tout donner aux fans. Une machine bien huilée avec des œuvres de qualité! Je vous suggère fortement de vous procurer leur tout nouvel album « The sounds of Earth » pour y plonger tête première dans leur univers hard rock aux teintes groovy et parfois stoner. Du bonbon pour les oreilles! Don’t be cheap, don’t be shy! Ça vaut la peine!

Nous voici rendus au clou de la soirée, un clou qui sera renfoncé avec une force brutale, à grands coups de paroles-massues livrées par le « hall of famer » Marc Vaillancourt, encore « juste en shape » pour un « vieux Charger ’68 »! Pour une dernière fois, Les Ékorchés! Pas de niaisage, ils sont là pour cogner dur et fort! Quand tu as des titres tels que «Avance par en arrière », « Shot ça yeule », « Burn Out » et « Crash le bacon »  tu sais que tu ne fais pas des comptines pour enfants! C’est cru et puissant sans le moindre détour! Brian, Philippe et Pat lui donnent le « torque » musical intense et vibrant pour rendre le tout d’autant plus percutant! J’adore je l’avoue ce son de violoncelle qui donne une dimension profonde et « stiff » à la fois. De belles surprises ne passant guère inaperçues en Michel « Away » Langevin (ayant fait les 2 premiers albums avec le groupe) ainsi que Martine Vaillancourt pour un duo frère/soeur sur « Vieux Moineau ». Ne vous méprenez point, sous ses traits délicats se cache une force, elle a du nerfs! C’est indéniablement génétique! Quoi demander de mieux que terminer le « setlist » avec l’incontournable « Dla viande cé murs »! L’effet est radical! Les fans chantent à l’unisson dans un moshpit solennel! Bref, tout une prestation qui marquera l’histoire de la scène québécoise. Merci les boys pour ces 3 bons albums et ces bonnes années!

Somme toute, ce fut une superbe soirée comme Jaune Prodz sait si bien proposer! Nous avons eu droit à du varié, du talent, surprises, retrouvailles et émotions. De bons amis, de la bonne bière et de la bonne musique. Rien de mieux pour nous faire oublier les caprices météorologiques. Je tiens à remercier Ondes Chocs de m’avoir confié un tel cadeau. Les organisateurs, le staff du Petit Campus, les fans présents et les artistes qui ont su nous offrir un contenu de qualité. Content de vous avoir revus les boys!

Merci à vous, chers fidèles et nouveaux lecteurs d’avoir démontré de l’intérêt pour ma chronique en la lisant jusqu’au bout. Allez en voir des shows, la Province grouille de partout! Achetez des albums et de la merch, c’est ainsi que nos artistes se font connaître et apprécier. N’hésitez pas à consulter le travail de mes consœurs et confrères qui vous partagent avec générosité ce qui se passe au niveau musical.

Je vous souhaite de passer un très bel été, faites attention à vous! On se revoit bientôt!

Diaboliquement votre,

Mr. Crowley

P.S. Je vous laisse avec une citation qui en dit long, très long!!!

« La musique exutoire viscérale; elle circule dans tes veines, ton âme, ta chair, ton sang; nous sommes des frères de sang »

Merci à vous tous!