Burning The Oppressor
Damnation
Candlelight
29 octobre 2021

Liste des pièces

  1. Cannibal K
  2. The Oppressor
  3. Martyrize
  4. Black Eye
  5. Wrongdoers Of The Seas
  6. Crackhead
  7. Damnation
  8. Darkest Moonlight
  9. Seven Generations Raped
  10. Infamous Human Beast
  11. Insanity
  12. Warrior (Ft. Simon Girard)

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Critique

À la suite du spectacle de Burning The Oppressor, Nova Spei et Thrash La Reine à Trois-Rivières le 12 novembre dernier, je me suis donné la mission de faire la critique du nouvel album de Burning dans le but de sortir les deux articles pas mal en même temps. Donc, une fois le compte rendu du spectacle fait, je me suis lancé dans l’écoute de leur 4e opus qui se nomme DAMNATION.

L’artwork de la pochette a été réalisé par le guitariste Frédérick Mouraux-Dufour. Pour ce qui est de la production, il a été mixé et masterisé par Chris Donaldson et assisté par son engineer mix assistant Jonathan Mazzeo, Pistoia – Italie.

L’album débute avec la pièce Cannibal K, que j’ai écouté trois fois avant de me lancer dans l’écoute des autres chansons. Elle m’a littéralement envouté. Tous les éléments qui font qu’une chanson métal est tout à fait démente y sont réunis. Une intro vraiment lourde et groovy suivi d’un rythme rapide avec des voix qui se répondent, aiguë et grave. Ensuite, arrive le refrain ultra mélodique avec, encore une fois, des voix aiguës et graves qui se répondent. Après le deuxième refrain, SURPRISE, un riff vraiment intéressant que j’appellerais, un pré solo. Il est totalement débileet il vient de faire capoter mon cerveau. Et ce n’est pas tout, quoi de mieux qu’une progression qui grimpe en intensité pour revenir de tout ce qui vient déjà de me bourrer le crâne? Oufff si toutes les pièces sont comme celle-là, je vais surement défoncer mes données de téléphone cellulaire sur Youtube, car ça faisait longtemps qu’un album ne m’avait pas accroché comme ça dès la première chanson.

La chanson The Oppressor a plus une vibe de Kataklysm dans les années 2010 avec le côté basedrum rapides et riffs de guitare simples, mélodiques et des picking rapides et vraiment efficaces. Une très bonne pièce qui, malheureusement selon moi, va vivre dans l’ombre de Cannibale K, car elle est plus dans le style : je rentre dans le moule. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’en vaut pas l’écoute. C’est une excellente chanson qui en vaut le détour.

Ensuite, Martyrize est un titre qui a un vidéoclip TRÈS percutant. Au début de la vidéo, il y a un avertissement qui prévient les auditeurs qu’il y a des scènes de violence domestique. J’ai fait la critique de cette pièce avec le soutien visuel du vidéoclip, car je sentais que le groupe avait vraiment un message à passer par celle-ci. Après l’écoute de la vidéo, j’ai dû prendre un cinq minutes pour m’en remettre. Le groupe lance un message VRAIMENT fort. On voit une famille plutôt normale au début du vidéo, et finalement, plus celui-ci déferle sous mes yeux, plus le père de famille devient violent avec sa femme et son fils jusqu’à temps qu’il soit trop tard… À la fin du vidéo, il y a un autre message qui donne des numéros pour demander de l’aide si nous connaissons quelqu’un ou si nous sommes soi-même victime de violence domestique. C’est une pièce qui a un message clair. Le groupe a frappé fort avec cette chanson (sans vouloir faire de jeu de mots de mauvais goût). Sinon pour la pièce, cette une pièce très intense et musicalement bien construite qui fit totalement avec son vidéoclip. Je vous suggère à tous d’aller voir le vidéoclip.

Pour ce qui est de la suite de l’album, nous avons droit a un album qui est vraiment bon. Les compositions ont toutes des moments clés qui capte mon attention et qui me fais dire, damnnnn les gars, vous avez travaillé fort sur celui-ci. J’ai aimé la polyrythmie au drum dans la pièce Black Eye (haut du corps simple en 4/4 avec un pattern de basedrum non-régulier) ou encore l’énergie pure de Crackhead.

Je vais maintenant faire un stop sur la chanson Damnation, qui est quand même la pièce titre de l’album. Une puissante passe de drum débute la chanson pour ensuite nous envoyer un riff de guitare avec des hammers pull off, le tout avec un vocal garrocher brillamment d’un flot rapide qui rend la pièce encore plus violente! J’aime bien le refrain ultra mélodique avec de puissant backs qui prennent vraiment de la place en puissance. Si c’était l’effet recherché, les gars ont bien réussi leur coup. Une très bonne chanson pour représenter l’album selon moi. Bon choix guyz!

J’ai bien aimé la collaboration de Frank Duff du groupe Hexolyth sur Darkest Moonlight et la collaboration des Black Bear Singers, un groupe de tambours et chants, originaire de la communauté Atikamekw de Manawan sur la pièce Seven Generations Raped. 

Infamous Human Beast est selon moi une chanson incontournable sur l’album, par sa rapidité, sa brutalité, mais surtout pour son côté électro qui m’a littéralement fait tomber en bas de ma chaise. Les riffs de guitares sont relativement techniques et vraiment bien pensés. Vraiment, c’est un point fort de l’album!

En conclusion, je dirais que c’est un album avec une production impeccable signée Chris Donaldson du groupe Cryptopsy dont le nom n’est plus à faire dans la scène métal du Québec. Je n’ai pas vraiment trouvé de point négatif à l’album. J’ai passé un moment agréable à l’écouter. Il n’y a pas de longueur ou de redondance, Tout s’enchaine parfaitement, autant au niveau des riffs qu’au niveau des chansons les unes après les autres. Tout a été construit méticuleusement pour donner un album que Burning the Oppressor peut nous agiter fièrement sous le nez.

Selon moi c’est le meilleur album métal Québécois parmi tous ceux que j’ai eu le plaisir d’entendre en 2021. Je donne la note générale de 9.7/10.

JD