Critique d’album : Principius – Lingering In Despair (Novembre 2020)


Principius
Lingering In Despair
5 novembre 2020

  1. Inception
  2. Fantasist
  3. Judgment Day
  4. Drowning
  5. No God No Fate
  6. Decaying Sun
  7. Towards Death We March
  8. Crawling In Agony
  9. The Void
  10. Lingering In Despair

À la suite d’une entrevue que Max a réalisée avec Axelle Doyon, la chanteuse de Principius, un band mélo-death de Montréal, nous avons décidé de faire la critique de leur dernier album, Lingering in Despair, sorti en novembre 2020.

Critique

Principius nous a livré un album brutal, puissant tout en étant ultra mélodique. Le vocal d’Axelle est très angélique au niveau des voix cleans surtout quand elle les harmonise. Ça rajoute de la puissance à la ligne de chant principale. Elle vient nous surprendre lorsqu’elle utilise le chant guttural (scream). Les deux styles de chant s’harmonisent à la perfection. Elle réussit à̀ aller chercher de très hautes notes autant que des growls bien graves ce qui démontre qu’elle est très versatile.

Que dire de ces musiciens talentueux. Leurs riffs sont mélodiques et très accrocheurs avec des refrains qui donnent le goût de chanter en même temps! Les chansons sont très bien structurées et aucunement redondantes. Le niveau de composition est super bien balancé. Autant qu’il y a des bouts relaxes avec des guitares acoustiques, autant ils enchainent avec un riff ” in your face “ comme dans la pièce Towards Deaths We March qui est vraiment excellente soit dit en passant. Le riff de guitare au début de la pièce Crawling in Agony me fait penser au band Mors Principium Est. Est-ce que c’est un band qui influence Principius? J’imagine que oui.

Pour ce qui est de la qualité audio de l’album, le son est vraiment bon. L’album a été mixé et masterisé chez Ezerath Studio qui ont fait un très bon travail. En conclusion, Lingering In Despair est un excellent album sorti en 2020 et ce malgré la pandémie qui semble s’éterniser. C’est un groupe que nous avons hâte de voir sur une scène, car il mérite d’être connu. Pour les fans de mélo-death avec un vocal féminin, cet album est pour vous.

Points forts de l’album:
Jee-Dee: Towards Death We March et Lingering in Despair
Max: Decaying Sun et Judgment Day

Facebook : https://www.facebook.com/principiusband
Bandcamp : https://principius.bandcamp.com/releases

Vous êtes-vous déjà senti trahi par un groupe que vous aimez ?

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Drôle de question me direz-vous, mais laissez-moi élaborer sur le sujet. Ce matin je suis tombé sur un “meme” où on voit Dave Mustaine (Megadeth) avec les cheveux court et avec la mention: si Dave Mustaine était toujours avec Metallica.

Pour ma part, j’ai bien ris, mais ensuite j’en suis venu à me demander: comment les fans de Metallica se sont sentis quand les gars du groupe ont échangé leurs cheveux longs pour des coupes de cheveux plutôt douteuses avec des pantalon de cuir ultra serré et du eyeliner.

Déjà là, le changement de look fesse dans le dash, mais bon, opinion personnel. Le look n’est pas ce qui est supposé influencer la composition. Par contre, comble de malheur les gens qui s’attendait à un Master of Puppets ou un And Justice For All #2 ont surement tombé de leur chaise. À l’époque de la sortie de Load je faisais mes premiers pas dans le magnifique monde du métal, donc de la distorsion et des solos, je n’avais pas besoin de plus que ça pour tomber sous le charme.

Mais comment se sont senti les fans de Metallica qui les suivais depuis Kill’ Em All?

Ces gens-là, écoutaient surement d’autres bands de métal comme Pantera, Slayer, Sepultura, Megadeth pour ne nommer que ceux-là et ces groupes n’ont jamais vraiment “ramollis” au fil du temps.

Si on reporte la question sur un sujet plus actuel, il y a plus ou moins un mois, System of a Down a sorti deux nouvelles chansons, qui selon ce que j’ai pu voir sur les réseaux sociaux, elles ont été plutôt mal reçues. Pourquoi donc? Le groupe n’avait rien sortis depuis 15 ans et les gars nous ont teaser des dizaines de fois sur un possible retour. Qui finalement n’aura jamais eu lieu. Donc pourquoi les fans ont ”chié” sur les nouvelles compositions, qui en plus de ça, avaient pour but de ramasser des fonds pour la guerre qui fais rage dans leur pays?

Pourquoi ces gens se sons en quelque sorte senti trahis par System of a Down? J’ai lu sur le sujet et des gens ont dit que c’était du Scars on Broadway avec la collaboration des gars de SOAD. D’autres ont dit que ça n’avait rien à voir avec SOAD et que c’était dommage qu’ils salissent le nom et l’héritage du groupe dans le but de ramasser de l’argent et cela peu importe la cause en sortant du matériel sans âme.

Je pourrais continuer longtemps sur le sujet, car beaucoup de groupes ont changé de style et certains m’ont réellement déçu. Au point où je me suis demandé pourquoi ils n’ont pas tout simplement changé de nom et reparti à zéro pour faire ce qu’ils aiment sans décevoir leur fanbase?

Et vous, vous êtes-vous déjà senti trahi par un groupe que vous aimez?

-JD

 

Critique d’album : Kataklysm – Unconquered (2020)


Kataklysm
Unconquered
Nuclear Blast Records
25 septembre 2020

  1. The Killshot
  2. Cut Me Down
  3. Underneath The Scars
  4. Focused To Destroy You
  5. The Way Back Home
  6. Stitches
  7. Defiant
  8. Icarus Falling
  9. When It’s Over

Kataklysm est un groupe du Québec dont les preuves ne sont plus à faire. Ce groupe, qui roule sa bosse depuis 1991, nous a offert jusqu’à maintenant 14 albums studios et aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous faire la critique de leur dernier album Unconquered.

Après ma première écoute complète, la phrase qui m’est rapidement venue à l’esprit c’est : pourquoi changer une formule gagnante? Kataklysm nous a toujours offert quelque chose de simple et efficace avec des variations entre des riffs pesants et lents ou encore des riffs rapides avec des gravity blast. Les bassdrums qui mitraillent nos oreilles, des riffs de guitares parfois rapides et mélodiques, parfois lent, simples et ” in your face”. Pour ce qui est de la voix, ce que j’aime beaucoup de ce groupe c’est que les paroles sont audibles et ça même si le chanteur, Maurizio Iacono, scream. Il possède une prononciation exemplaire ce qui rends fortement justice aux textes.

L’album nous fait passer par plusieurs moods. Que ce soit avec des intros accrocheuses et des riffs pesants qui te donnent le goût de te dévisser la tête à headbanger ou encore avec des riffs et des bass drums plus rapides. Il y beaucoup de mélodie dans les guitares et malgré le fait qu’elles sont accordées vraiment graves, leurs mélodies sont claires et elles n’empiètent pas sur la basse. La batterie est vraiment bien composée. Elle est complexe, rapide et technique, mais quand c’est le temps d’être plus simple et reculée, elle prend la place qu’elle doit prendre. Malheureusement, le drummer, Oli Beaudoin, a quitté la formation quelques semaines avant la sortie de l’album. Il a fait partie de la formation pendant 8 ans et il a participé à quatre albums du groupe. Il est remplacé par James Payne (Hour of Penance, Miss from The Moat et Vital Remains).

Cut Me Down est mon coup de cœur, c’est une pièce qui a beaucoup plus de tendance melo-death avec des guitares rapides et harmoniques, un drum beaucoup plus simple mais très efficace. Cette pièce vaut vraiment la peine d’être écoutée.

Mention spéciale à la chanson Icarus Falling qui m’a totalement surprise. Avec un superbe intro de piano la chanson est relativement simple et lente, mais elle est vraiment accrocheuse et il y a même un interlude avec du drum électronique et ça juste avant de nous donner une fin intense.

Un album qui vaut vraiment le détour. Je le recommande fortement aux fans et aussi a ceux qui ne connaissent pas le groupe.

Composition : 8.5/10
Qualité sonore : 9/10
Artwork : 8/10
L’ensemble de l ‘album : 9/10

-JD (Rédaction)

Vicky Fillion (Révision et Édition)