Critique & Photos – Voivod & GrimSkunk – Trois-Rivières – 9 juillet 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion ainsi que la critique de Jean-Daniel Poirier réalisée lors du spectacle de Voivod & GrimSkunk présenté par Amphithéâtre Cogeco et Preste – Spectacles & Tournées à L’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières le 9 juillet 2021.

Critique et Photos

J’arrive à l’Amphithéâtre Cogeco avec ma collègue Vicky vers 19h45 et il y a déjà plusieurs personnes d’arrivée sur place. C’était vraiment plaisant de voir autant de monde. Après tout, ça fait quand même un an et demi que nous sommes confinés. Oublier la pandémie l’espace d’une soirée m’a fait du bien.

**Vicky : Mention spéciale à l’organisation pour la justesse de cette soirée. Oui, il y avait présence de sécurité pour les mesures sanitaires, par contre, contrairement à bien des endroits, le tout était fait si subtilement qu’aucune impression d’oppression n’était ressentie**

Les deux groupes de la soirée n’ont certainement pas besoin de présentation. Sachant que Voivod est quand même l’un des pionniers du métal au Québec et qu’ils sont reconnus mondialement. Ce n’est pas rien surtout quand on pense au nombre de groupes qu’ils ont influencé au cours des 39 dernières années. Et GrimSkunk, groupe épique de punk actif depuis 1988 au Québec et ailleurs au Canada, qui a lui aussi su influencer la scène punk d’ici.

 

Voivod

Voivod a ouvert le bal à 20h30 pile. C’est toujours un plaisir de voir Dan (Chewy) sur scène. Malgré les mesures sanitaires, Denis (Snake) a su faire embarquer la foule.  Il n’a pas manqué de nous faire savoir qu’originalement, Voivod est un groupe de Jonquière, mais qu’il y a maintenant deux membres qui viennent d’ici (Trois-Rivières). Soit Daniel Mongrain (Chewy) et Dominic Laroche (Rocky). Le groupe est en forme et il déplace de l’air. Les gars sont vraiment contents de revenir sur scène et ça paraît. Ils sont vraiment tight, la voix est juste, les jeux de batterie à Michel (Away) sont tout simplement impeccables.

Mon coup de cœur a été la pièce Iconspiracy. Je ne suis pas un connaisseur de Voivod, mais cette pièce m’a vraiment accrochée par la complexité des riffs de guitares. Mention spéciale à Vincent Peake pour son apparition à la bass pendant la dernière chanson du set de Voivod.

Somme toute, Voivod est un groupe qui a été créé avant ma naissance et je trouve que leur musique a très bien vieilli. Ils ont encore bien d’années devant eux pour nous offrir du nouveau matériel. Cela risque d’arriver prochainement selon Snake, le chanteur. Merci les gars pour la bonne performance. Le groupe part en tournée européenne à la fin du mois de novembre 2021, suivez leur page Facebook pour tous les détails.

Voivod

 

Grimskunk

Je viens de retomber à 14 ans, quand j’écoutais du BARF, Anonymus, Groovy Aardvark, Overbass et compagnie. C’est un band que je voulais voir en show depuis longtemps, vraiment longtemps, car 22 ans plus tard, je suis servi!

Les gars sont en feu et vraiment intense dès les premières minutes. Je ne m’attendais pas à manger une “claque sua djyeulle” de la sorte. Les gars ont une énergie de fou, les harmonies vocales sont justes, le drummer joue exactement la même chose que sur les albums, les guitaristes sont précis. Et pour la bass, Vincent Peake a-t-il vraiment besoin d’une présentation? Autant à la voix qu’à la bass, il livre la marchandise. Celui qui m’a le plus surpris, par sa présence sur scène, c’est le claviériste/chanteur. S’il n’est pas sur son instrument, il est, euuhhh comment dire, juste vraiment partout où son fil de micro lui permet d’aller! Ils nous ont servis des classiques comme Gros Tas, Le gouvernement songe, La vache et, bien sûr, Mange d’la marde pour terminer le spectacle en beauté. La pièce Ya Basta m’a relativement surpris, autant par l’originalité de la composition que par l’exécution des voix, tout était… parfait!

Je n’ai vraiment pas été déçu par la performance de GrimSkunk. Merci les gars pour ce voyage dans le temps que vous m’avez fait vivre.

GrimSkunk

 

Ce fut une super belle soirée super bien organisée. Le son était vraiment bon. L’endroit est vraiment “sur la coche” et j’ai vraiment aimé que le concert soit aussi diffusé sur des écrans géants pour nous permettre de bien voir. L’ambiance était vraiment malade. Les gens étaient contents d’enfin vivre un spectacle et surtout avec des groupes de renommée.

J-D

Critique & Photos – Québec Rock Contest – Québec – 2 juillet 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion ainsi que la critique de Jean-Daniel Poirier réalisée lors de la finale du volet Rock du Québec Rock Contest au Quartier de Lune de Québec le 2 juillet 2021.

Critique et photos

Je n’ai pas l’habitude de couvrir des événements rock étant un musicien plutôt axé sur le métal. Je me suis dit, pourquoi ne pas sortir de ma zone de confort et essayer le côté plus rock? Voici mon compte rendu de la grande finale du Québec Rock Contest volet composition rock.

 

21h30 : Frappabord

Le groupe est monté sur scène pour nous servir du rock folk festif avec une touche de celtique punk qui me fait penser à des groupes du genre Dropkick Murphys. Le groupe chante en français. Les musiciens sont vraiment bons et le claviériste est polyvalent en jouant plusieurs instruments dont l’harmonica, la trompette et même de l’accordéon. Frappabord est le genre de groupe qui vous start un party et qui vous fait boire de la bière en se tenant par les épaules. Je les inviterais à coup sur pour un party de la St-Jean ou encore pour la St-Patrick. Il y avait un toutou de poulet attaché au pied de micro du guitariste-chanteur et une grosse dinde que la foule a fortement suggéré de prénommé Diane. Ce sont d’excellents musiciens qui nous ont offert un matériel original et bien construit. Comme premier groupe en finale, ils ont placés la barre très haute.

Frappabord

 

22h40 : Shanghaï

Le band définit leur style comme étant du skate punk trash. Le chanteur est embarqué sur scène avec un masque de lutteur à la Rey Mysterio. Pat, le guitariste, portait une perruque orange et plus tard dans le spectacle, il nous a dévoilé une de ses plus belles robes de couleur léopard. Bien entendu, elle était très serrée et trop courte et il nous a presque dévoilé ses “attributs” masculins. Mais, par chance, il avait fait le choix de garder ses boxers et n’a pas eu l’audace de porter un string…Ouff.

Les gars débordaient d’énergie. Ça bougeait tellement qu’on ne savait plus trop où regarder. Ils ont du fun autant sur scène qu’à l’extérieur, car le guitariste a utilisé son wireless avec brio en s’élançant dans la foule à plusieurs reprises. Les riffs sont accrocheurs, le groupe est bien rodé et ils sont professionnels. Mention spéciale au bassiste qui a d’excellents grooves dans ses partitions. Shanghaï m’a rappelé mon adolescence lorsque je faisais du skate avec mes amis accompagnés de notre bon vieux radio-cassette. C’est un groupe à voir absolument en show!

Shanghai

 

23h50 : The Subzz

Le groupe nous a offert une performance plutôt punk rock alternatif avec des harmonies vocales très justes, effectuées par le guitariste chanteur et le batteur. Le groupe est vraiment tight et a du plaisir à être là sur scène. Le drummer est une brute. Il défonceait littéralement le drum avec la force de ses coups. Nous avons eue droit à une prestation sérieuse et sans perte de temps entre les chansons. Le professionnalisme était au rendez-vous pour ce groupe. Les musiciens maîtrisaient parfaitement leurs instruments. Très bon set les gars!

The Subzz

 

00h55 : Devil’s Trill

Après une intro apocalyptique, Devil’s Trill nous a servi un rock alternatif pesant et vraiment efficace. La voix clean était vraiment excellente. Les musiciens étaient vraiment bons techniquement parlant. À ma connaissance, c’est le seul groupe de la soirée qui a utilisé du double basedrum. Par moment, les riffs de guitares m’ont fait pensé à du Megadeth ou du Metallica. Il n’y avait pas de longueurs entre les chansons. Ils ont su nous surprendre avec des changements de riffs. Tu ne t’attendais pas toujours à ce qui était sur le point d’arriver. C’est un très bon band, autant dans l’originalité de leur composition que dans l’exécution de leur musique. J’ai bien aimé leur petit côté prog à la Tool. C’est un groupe qui a vraiment la formule pour percer. Bonne continuité les gars!

Devil’s Trill

 

Ce soir là, j’ai découvert 4 groupes solides qui méritent amplement leur place dans l’industrie musicale. J’étais heureux de ne pas être juge, car je n’aurais pas su pour qui voter. J’ai passé une excellente soirée! Merci aux groupes et à l’organisation et surtout félicitation à Shanghaï pour leur victoire

Les gagnants du volet composition rock :

Grand gagnant : Shanghaï
2e place : Devil’s Trill
3e place : The Subzz
4e place : Frappabord

-JD

Critique & Photos – Québec Rock Contest – Québec – 25 juin 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion ainsi que la critique de Jean-Daniel Poirier réalisée lors de la finale du volet metal du Québec Rock Contest au Quartier de Lune de Québec le 25 juin 2021.

 

Critique et photos

Ce vendredi 25 juin, j’ai assisté à la finale du volet composition métal du Québec Rock Contest. L’évènement qui était supposé avoir lieu au Bûcher Resto Bar Country a finalement été transféré au Quartier de Lune. Le concert était sous forme hybride (présentiel et virtuel) soit : 81 personnes + membre de groupes en présentiel et plus ou moins 100 personnes en virtuel. Il y a eu un retard de 40 minutes dû à des problèmes techniques avec la plateforme de streaming. Je tiens à souligner le travail colossal de Sébastien Girard et toute l’organisation du spectacle pour avoir fait un déménagement de l’événement dans une nouvelle salle avec toutes les installations nécessaires et ça en seulement six jours. Horns up!

9h40 :  DeadMan’s Prophecy

Le premier groupe de Nu metal de Louiseville (Mauricie) a livré une solide performance. Les gars étaient heureux d’enfin performer devant un auditoire, eux qui avaient performé à quelques reprises devant les caméras pour offrir des performances virtuelles. Leurs riffs sont pesants et accrocheurs et le chanteur utilise un vocal clean plutôt juste avec de solides growls. Les musiciens sont tight et bien préparés. J’ai bien aimé la 3e pièce dont le couplet m’a fait penser à du bon vieux Korn. Ils m’ont ramené tout droit à mon adolescence. Ils sont très énergiques sur scène. Mon coup de cœur du setlist est Stolen Life, qui est une pièce très intéressante. Elle peut ramasser avec un riff in your face comme intro et outro pour ensuite nous donner un break (de drum, basse, voix) avec des accents dissonants à la guitare. Solide performance les gars!

Deadman’s Prophecy

 

 

23 h : One Nation Flag

One Nation Flag est monté sur scène pour nous servir un métal fortement influencé par Iron Maiden. Les guitaristes sont des machines et leurs riffs sont accrocheurs. Ils “shredent” solide. Le chanteur a une voix puissante et ultra-juste, le tout ajouté à une excellente prestance scénique. Le drummer est très solide. Pour les fans de Maiden avec du double basedrum, ce groupe est définitivement pour vous. Excellente 2e partie!

One Nation Flag

 

 

12h20 : Change My Brain With Cakes

Je regarde sur la scène et je vois des gens au look peu commun et des torses (mannequins de plastiques) peinturés en rose et vert fluo en guise de décor. Je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, mais je suis certain que visuellement parlant, ce band a quelque chose à offrir. Il y a de la couleur en masse sur la scène (cheveux, maquillage, décors, etc.). Les musiciens sont en forme et ils ont une bonne présence sur scène. Musicalement, j’ai de la difficulté à définir leur style. J’opte pour dire qu’ils font du métal/industriel/hardcore. Corrigez-moi si je me trompe. Les musiciens ont une exécution précise. Ils sont tight et professionnels. C’est certainement un band à voir.

Change My Brain With Cakes

 

 

1h30 : Unpunished (Tidal Wave)

Tidal Wave, qui était à la base un hommage à Trivium et Parkway Drive, s’appelle maintenant Unpunished en tant que band de composition. Ils montent sur scène et nous offrent un metal screamé avec du vocal clean. Les deux voix sont exécutées avec succès. Le drummer est un métronome. Il est rapide et précis. Les riffs de guitare sont efficaces. Parkway Drive ou Trivium? Je dirais que les gars penchent plus du coté Trivium pour le niveau composition. Un band vraiment excellent qui mérite d’être connu.

Unpunished

La soirée s’est terminée avec l’annonce des résultats :

4ieme place: Change My Brain With Cakes
3ieme place: Unpunished
2ieme place:  One Nation Flag
Et les grands gagnants: DeadMan’s Prophecy

Les prix remis au groupe étaient vraiment impressionnant. Par exemple, la première position a reçu entre autre l’enregistrement de trois chansons en studio ainsi que l’enregistrement d’un vidéoclip. Crazy Factories leur offre une guitare personnalisée. Sans oublier la conception d’un site web ainsi que son hébergement pour deux ans. Ils ont aussi gagné deux contrats de spectacles, 120 messages publicitaires de 30 secondes à la radio et encore bien plus…

Bref, ce fut une belle soirée avec quatre groupes de qualité et de styles différents. Merci aux groupes et à l’organisation pour cette soirée qui fut un succès et félicitation à tous les groupes qui étaient sur place.

Ne manquez pas les dernières soirées à venir du Québec Rock Contest.

 -JD

Critique & Photos – Growlers Choir – Montréal – 18 juin 2021

Voici les photos prises par France Hatin lors du spectacle Extrêmes Vocaux à L’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus de Montréal le 18 juin 2021.

Extrêmes Vocaux

Critique

Vendredi le 18 juin 2021, avait lieu l’événement Extrêmes Vocaux à l’Église du Très-Saint-Nom-de-Jésus à Montréal. 

Pour la première fois dans l’histoire de la musique, un chœur de chanteurs métal (growlers) faisait équipe avec un chœur de chanteurs classiques. L’événement réunissait le Growlers Choir, constitué de 14 growlers métal, et le chœur Temps Fort, constitué de 24 choristes classiques.

Pierre-Luc Senécal est le fondateur et chef du Growlers Choir. Il est compositeur et concepteur sonore. Il est diplômé d’une maîtrise en composition électroacoustique à l’Université de Montréal. 

Pascal Germain-Berardi est le fondateur, chef et directeur artistique du chœur Temps Fort. Il est compositeur, baryton et growler métal. Il est aussi chef de l’ensemble Forestare (orchestre de guitares) et assistant-chef du chœur Voces Boreales. Il termine un doctorat en direction d’orchestre à l’Université de Montréal.

La soirée débuta avec le chœur Temps Fort qui a interprété trois œuvres du répertoire choral.

La première, Song for Athene de John Tavener (1993). La deuxième, trois extraits de Quatres motets pour un temps de pénitence de Francis Poulenc (1939) (Timor et tremor, Vinea mea electa et Tenebrae factae sunt). La troisième, Os Justi d’Anton Bruckner (1879).

L’interprétation des œuvres par les choristes de Temps Fort était chargée d’émotions. Les voix des choristes étaient empreintes d’une pureté déconcertante. Le silence qui régnait parmi les spectateurs nous permettait d’entendre chaque note, chaque respiration. Je ne pouvais m’empêcher d’observer le chef Pascal Germain-Berardi diriger les chanteurs avec une gestuelle qui laissait transparaître ses émotions dans les moindres détails.

J’ai déjà assisté à des concerts de chœurs classiques dans une église auparavant, mais il y a de cela plusieurs années. J’avais oublié à quel point l’expérience pouvait être viscérale.

Entre les trois premières œuvres chantées par le chœur Temps fort, nous avons eu droit à des interludes composés par Pierre-Luc Senécal, et interprétés par le Growlers Choir qui était placé en haut derrière nous, au jubé de l’église. Les spectateurs se retournaient pour les observer et pour apprécier la voix des growlers, si grave et puissante, qui résonnait dans le haut de l’église et qui faisait contraste avec celle des chanteurs classiques. 

La quatrième pièce de la soirée, Lux Aeterna, interprétée par le chœur Temps Fort, m’a beaucoup impressionnée. Pierre-Luc Senécal l’a composée dans une démarche axée sur la recherche du son. Il a réussi à nous faire découvrir l’étendue des différentes textures sonores à travers la voix des chanteurs, tels que des chuchotements, des sifflements, des ”sssss”, des ”hhhhh”. Le tout s’harmonisant parfaitement ensemble. J’ai trouvé cette pièce fascinante.

Les deux dernières pièces de la soirée furent des créations pour le double chœur classique et growlers. Les growlers ont rejoint les choristes du chœur Temps Fort et pris place derrière eux, pour nous interpréter tout d’abord The Dayking. Pierre-Luc Senécal a composé The Dayking sur un texte du poète Fortner Anderson.

La pièce originale présentée par le Growlers Choir en 2019 à la salle du Gesù incluait une partition électroacoustique. Elle a été réarrangée pour le double chœur classique/growlers pour produire une œuvre totalement acoustique. La prestation de The Dayking m’a bouleversée. Fortner Anderson présent à l’avant-scène comme narrateur a récité son texte racontant l’histoire d’un homme seul au sommet d’une montagne devant surveiller l’arrivée de l’ennemi pour prévenir les habitants d’un village. 

Les chanteurs ne faisaient pas qu’accompagner le récit mais faisaient partie intrinsèque de l’histoire pour lui permettre de prendre forme, de construire des images, lui donner une couleur, une intensité, bref pour la faire vivre. Cette œuvre est sombre et puissante. L’amalgame des voix des growlers et du chœur classique créait une ambiance terrifiante pour nous permettre de ressentir la détresse de cet homme.

Comme dernière pièce, le double chœur classique/growlers a interprété Le Ultimatum, créé par Pascal Germain-Berardi sur un texte de Sébastien Johnson. Cette œuvre parle du conflit entre l’expansion et la liberté. La prestation a duré près de 30 minutes. Les lignes mélodiques exécutées en canon entre les growlers et les chanteurs classiques créaient une superposition de mélodies particulièrement intéressante. La force brute du chant guttural des growlers ne faisait pas opposition à la finesse des voix classiques, mais s’harmonisait parfaitement dans l’acoustique magistrale de l’église. J’ai trouvé cette œuvre riche et complexe.

Pour conclure, deux univers se sont fusionnés lors de cette soirée pour nous faire vivre une expérience unique. Selon moi, l’union des deux chœurs fut une réussite. Et cet événement m’a permis de constater, une fois de plus, à quel point la musique peut nous rassembler, peu importe le milieu d’où l’on vient.

– France Hatin

Critique & Photos – Mononc’Serge – St-Hyacinthe – 28 mai 2021

Voici les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Mononc’Serge présenté par Le Zaricot au Le Zaricot de St-Hyacinthe le 28 mai dernier, ainsi qu’un petit compte rendu de la soirée.

Mononc’Serge

Un Mononc’ pour commencer et des rires pour terminer

Enfin c’est arrivé, l’heure du retour des spectacles a sonné. Pour fêter cela, nous allons prendre une bonne bière à St-Hyacinthe en écoutant les sages paroles d’un chansonnier. Vous êtes partant?

Oh désolé, j’ai parlé trop vite. Ce n’est pas pour tout de suite que nous pourrons déguster le nectar des dieux. Par contre, la parole de tonton Serge nous donne une belle victoire contre le désespoir de la dernière année.

À mon arrivée au Zaricot, j’ai fait mon « sniffeux » des lieux. Pour s’adapter au problème que nous connaissons tous, nous étions divisés généralement en deux par table et aux comptoirs. Non seulement nous devions garder nos masques en tout temps, mais vous pouvez deviner qu’il n’y avait ni alcool, ni nourriture ou aucun autre liquide.

Sinon, que dire de ce spectacle de Mononc’ Serge. Je crois, hors de tout doute que ce format solo de notre oncle préféré était un pur délice et ce, malgré le manque de corps qui s’agite de tous sens ou d’alcool projeté.

Je peux comprendre qu’essayer d’enterrer la voix de Mononc’ par notre propre voix aurait été un peu désagréable dû à l’humidité que les masques auraient causé, mais le silence a donné une ambiance de show intime qui m’a beaucoup plu. Il ne manquait qu’une bonne bière et je trouve que ce format solo acoustique aurait été parfait pour débuter le retour des scènes. Ce n’est pas grave, ce n’est qu’un caprice de ma part, on s’entend.

Notre invité avait l’air heureux de nous voir autant que nous l’étions de l’entendre. Chaque parole, chaque blague, chaque anecdote étaient dites avec un sourire chaleureux et un rire authentique. Il faut se le dire, les derniers shows de Mononc’Serge étaient devant un publique de caméra seulement. C’est un peu différent.

Je voudrais prendre quelques lignes pour remercier les filles du Zaricot. Elles sont été très aimables et chaleureuses avec un service impeccable malgré les restrictions. J’ai été bien accueilli et c’est une certitude qu’elles vont me revoir que ce soit pour un spectacle ou juste pour un futur verre d’eau divin.

Ceci est ma première critique de show et probablement pas ma dernière. Évidemment vous pouvez dès maintenant visionner quelques photos de ma soirée, ci-dessous. Au plaisir de se retrouver dans un show bientôt! Horns Up!

Photo et critique par Joé Lacerte

The Flaying

The Flaying

Groupe de Québec, The Flaying nous offre du metal brutal avec une approche bien à eux. Avec un bassiste qui a tout pour faire des jaloux, un chanteur qui en met plein la gueule, un guitariste bien ferré et un drummeur qui n’a rien à envier aux autres, The Flaying ne manquera pas de plaire aux fans de death metal. Le groupe a deux albums à son actif : Unhope (2014) et Angry, Undead (2019). Ce dernier fut acclamé par la critique et a reçu le prix GAMIQ du meilleur album métal en 2019.

Malgré cette pandémie qui semble s’éterniser, n’oubliez pas d’encourager vos bands locaux. Que ce soit en partageant leur musique ou en achetant leurs produits, tout peut faire la différence.

BandCamp : https://theflaying.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/theflayingmetal

– Vicky