Critique & Photos: Urban Aliens//Fast Idle @ Montréal – 19 mai 2022

Voici la critique et les photos prises par Guillaume Gélinas lors du lancement de l’album La Grande Castration  de Urban Aliens présenté par NewCore Music au Petit Campus de Montréal le 19 juin et qui mettait également à l’affiche Fast Idle

Fast Idle

Jeudi soir, le 19 mai au Petit Campus, Fast Idle ouvrait la soirée au alentour de 20h00. Le public est arrivé progressivement durant la première moitié du spectacle. J’avais déjà vu le groupe en décembre dernier, mais je n’avais pas autant accroché sur leur prestation comparativement à d’autres groupes qui jouaient la même soirée.

Fast Idle a un son qui fait vaguement penser au thrash métal des années 80. On sent que les musiciens sont influencés par des groupes comme Slayer, notamment dans le style des solos de guitare. Dans ce genre musical, Fast Idle est excellent et ils maitrisent bien leur instrument. Le batteur est très énergique et le groupe nous balance des riffs rapides. Malheureusement, je trouvais qu’il manquait un peu de communication entre le front man et le publique et qui manquait un peu d’énergie, sauf pour le guitariste lead. Malgré le fait que la performance n’était pas mémorable, elle était excellente pour réchauffer la salle et la qualité du son était exceptionnelle pour ce genre de salle.

Bref, Fast Idle est un excellent groupe pour les fans de thrash/speed métal et malgré les quelques points négatifs, leur performance donne envie d’aller écouter leur musique et de les découvrir davantage dans le futur.

 

Urban Aliens

Malgré quelques problèmes techniques qui ont retardé un peu leur prestation, Urban Aliens, est monté sur scène. Il s’agit d’un de mes groupes préférés au Québec et j’étais impatient de les revoir une deuxième fois. Le groupe est assé unique en son genre et se démarque radicalement des autres groupes de la scène locale, notamment en étant un des seuls à chanter presque exclusivement en français avec un vocabulaire et des expressions typiquement québécoises. Notamment dans l’utilisation fréquente de sacres et de termes à connotation sexuelle. Leurs paroles sont d’ailleurs souvent très crues avec un type d’humour qui pourrait se rapprocher de Mike Ward et du groupe américain Steel Panther. De plus, leur musique embrasse un large spectre d’influences musicales allant du punk jusqu’au métal extrême.

Urban Aliens venait présenter leur dernier album, La Grande Castration. Le groupe a enchainé les deux premières pièces de cette album, Va’jihad – Menstroduction et La touch of fury, deux chansons avec un son beaucoup plus métal. Ils ont joué plusieurs morceaux de leur nouvel album à différent moment de la soirée, dont Giblet d’agneau et Le matou.

En plus de ces nouvelles pièces, nous avons eu droit a plusieurs chansons tirées de leur discographie, dont D-Trui3 sa plotte, J’veux aller me baigner chez Stéphane Vigent et Buried Under The Chalet pour en nommer que quelques-unes. Un des moments forts de la soirée était la présence d’invités spéciaux dont NouniaDeshdansyeule lors de la chanson Dans ma face et Dans ta face et Fergland qui nous a interprété un petit medley au chant et à la guitare acoustique pendant que les gars du groupe se changeaient backstage.

Certains sont revenus en maillot de bain et ils ont joué avec Fergland la pièce intitulée Fille Morte. Urban Aliens a clôturé la soirée avec un de ces classiques, Pourquoi ne suces-tu plus? Une pièce qui, malgré ses paroles très explicites, pourrait évoquer le thème beaucoup plus sérieux de la perte du désir sexuel dans une relation monogame à longterme.

Finalement, Urban Aliens nous a livré une prestation énergique avec d’excellents musiciens et un frontman qui peut être à la fois drôle et sérieux. Mentions spéciales au bassiste qui avait une bonne présence sur scène notamment avec son gros chapeau sur sa tête de Scoobydoo. Bref, il s’agit d’un groupe que je conseille fortement aux amateurs de musique underground qui aiment l’humour (à la Mike Ward) et qui veulent entendre des chansons accrocheuses et mémorables.

Texte & Photos: Guillaume Gélinas

Critique & Photos: BARF//Reanimator//Nova Spei @ Trois-Rivières – 13 mai 2022

Voici la critique de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de BARF présenté au Nord Ouest Café de Trois-Rivières le 13 mai 2022 et qui mettait également à l’affiche Reanimator et Nova Spei.

Critique

Vendredi 13 mai 2022, Vicky et moi allons couvrir l’événement tant attendu de Barf, Reanimator et Nova Spei au Nord Ouest Café de Trois-Rivières. Plus nous nous approchons du Nord Ouest, plus les metalleux se font voir. Ça fait du bien de voir des gens aux cheveux longs avec des gilets de groupes métal et surtout, ça fait du bien de voir tant de visages que je n’ai pas vus depuis TRÈS LONGTEMPS dû à la pandémie qui nous a frappé.

Nova Spei

Malgré la chaleur, les gars ont une énergie palpable et ils livrent la marchandise. Ils nous offrent une solide performance. Leurs riffs sont pesants (normal avec des guitares 8 cordes). Contrairement à leur dernier show que j’ai vu ici, les guitares sont audibles. Le son est vraiment bon.

Les gars sont vraiment tight. Les voix: le chanteur principal a une voix clean et un scream tout simplement parfaits. Rien n’a accroché mon oreille de ce côté-là. Pour ce qui est du bassiste, il a toute une présence sur scène en plus d’avoir une très bonne technique vocale.

Les guitares ont des riffs pesant et accrocheurs. Les guitaristes se donnent à fond. Et que dire du drummer? Un métronome humain. Très technique et groovy à la fois. Ils ont bien réchauffé l’audience qui s’est même permise de thrasher pendant leur set. Ils ont été TRÈS bien accueillis par le public. Très bon show les gars!

 

Reanimator

Ce n’est pas la première fois que j’ai l’opportunité de les voir en show et comme à chaque fois, je ne suis pas déçu. Les gars nous offrent du bon thrash métal pur et dur. Ils ont de l’énergie à dépenser et ce malgré la chaleur torride qui fait en cette soirée de canicule prématurée.

Les guitaristes sont excellents. Ils sont tight, efficaces, et ils ont de bons solos vraiment bien exécutés. Le drummer est vraiment tight et trippant à regarder jouer. Il met de l’ambiance même s’il est caché derrière son drum. Il fait des drôles de face un peu comme Lars de Metallica. Le bassiste est une machine. Il est technique et il a une bonne énergie sur scène. Pour ce qui est du chanteur, Pat, il est charismatique comme toujours et il est un très bon animateur de foule. Il a une bonne énergie et il a son style de présence sur scène bien à lui. Son vocal est vraiment sur la coche et il se marie bien avec le style de musique du groupe.

De fois en fois, ce groupe me surprend. Si vous ne les avez jamais vu en show, ajoutez les à votre liste!

 

BARF

Ce band a bercé mon adolescence et je les ai découverts peu de temps après leur split en 1999. Heureusement pour moi, le groupe s’est reformé et c’est maintenant la 4e fois que j’ai l’occasion de les voir. Pour couronner le tout, ils sont ici pour nous présenter leur nouvel album Région Sauvage.

Ils se sont promené pas mal dans leur discographie. Leur set était très bien balancé quoique j’aurais pris quelques chansons de plus de leur album Catharsis, par exemple: Pion, Sans Terre ou encore Politichiens. Au moins, ils ont joué Cicatrice qui fait partie de mon top 3 de cet album parue en 1998. Sinon, nous avons eu droit à des chansons plus anciennes comme Télévision, Intoxicated, L’élixir, Le p’tit poisson, Mouton Noir et Wowo Tabarnak.

Ils nous ont joués des pièces plus récente comme Crever d ‘soif, Fuck The world, Comme Chartrand (qui est un cover de Jim Corcoran) et bien entendu Abysse qui, sur l’album, a un invité spécial (Joseph Brunet de Grimskunk) qui apporte sa voix et son piano à la pièce. Malheureusement, il n’était pas présent ce soir.

BARF nous a offert une très bonne performance qui m’a permis de revenir à l’âge de 15 ans pour une bonne heure.

Fait vraiment drôle de la fin de soirée, en sortant du  Nord Ouest Café pour retourner à la maison, il y avait un petit feu sur le trottoir pour que les gens puissent y mettre leurs masques. Enfin, nous pouvons maintenant voir le sourire des gens et laissez-moi vous dire que, en cette soirée mémorable, j’en ai vu beaucoup!

Texte: Jean-Daniel Poirier
Photos: Vicky Fillion

Critique & Photos: Symphony X//Haken//Trope @ Québec – 13 mai 2022

Voici la critique de Sabrina Bouchard et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Symphony X présenté par District 7 Production à L’Impérial Bell de Québec le 13 mai 2022 et qui mettait également à l’affiche Haken et Trope.

Trope

C’est d’une voix douce et mélodieuse que la chanteuse de Trope ouvre le show. Elle maîtrise très bien sa voix et elle créait des effets en éloignant et rapprochant son micro lorsqu’elle chantait. Malgré une voie magnifique, la prestation qui nous a été donnée de voir manquait cruellement de mouvement. Que ce soit de la part de la chanteuse ou de son guitariste, le duo était statique. Le fait que les autres instruments étaient enregistrés n’était pas dramatique en soi, mais la présence de plus de musiciens aurait sûrement aidé au mouvement scénique.

Musicalement et vocalement parlant, Trope est impeccable. Leur compositions sont très bien structurées et entraînantes. Je pense qu’avec leur talent musical, ce groupe n’a pas fini de nous surprendre. Gardons l’œil sur eux!

 

Haken

C’est avec une foule en délire que le groupe arrive sur scène. C’est dans un contraste avec Trope digne du jour et de la nuit que le groupe commence à jouer. Leurs premières notes sont teintées des doubles kicks de leur drummeur. Tout au long de leur prestation, j’ai eu un énorme coup de cœur sur le drummeur. Le chanteur donne tout sur scène et les variations de sa voix sont magnifiques. Maîtrisant parfaitement l’art de chanter, il nous poussait des notes claires et longues digne des grands chanteurs de ce monde.

Accompagné d’un des membres pour les backsvocals, le mélange de leur voix était spectaculaire. Regardant la foule, on sent qu’il cherche à ce que chaque spectateur se sente vue et dans son monde. Ne les connaissant pas du tout avant de voir leur performance, je dois dire que j’apprécie énormément leur contenu. À chaque fin de chanson, c’est une foule qui cri en cœur pour acclamer le groupe. L’énergie d’une foule qui apprécie un concert et qui le démontre m’avait manquée au plus haut point.

Quel bonheur de voir tous ces passionnés réunis au même endroit et vibrer sur la même musique. Honnêtement, j’ai adoré mon expérience avec Haken. Si vous cherchez un groupe qui déplace de l’air, Haken est fait pour vous!

 

Symphony X

Même sans aucune note, juste avec la fermeture des lumières, le public savait que le groupe arrive sur scène. C’est avec une foule endiablée que Symphony X entre sur scène et commence leur show. Que de bonheur lors des premières notes. L’ambiance était surréaliste. Le public chantait avec le chanteur et même certains passages sans que le chanteur ne chante. Quelle performance!

Le chanteur est une bête de scène et le publique lui a bien rendu. Que ce soit lors des moments ou c’était la foule qui chantait ou lorsqu’il parlait au public et que celui-ci répondait unanimement. Sur les deux étages de la salle, on entendait le public chanter et crier. Peut importe où mes yeux se portait, tout ce que je voyais c’était des fans heureux et vivant une soirée incroyable.

Je dois dire que pour ma part, Symphony X est ma grande découverte. Ne les connaissant pas avant le concert, ils sont mon coup de cœur de la soirée. J’ai particulièrement aimé les solos de guitares. Les riffs du guitariste étaient rapides et harmonieux. Ils amenaient toujours quelques choses dans la composition.

Si vous aimez les voix qui porte, le métal progressif et que vous ne connaissez pas le groupe, vous allez adorer Symphony X.

Texte: Sabrina Bouchard
Photos: Joé Lacerte

 

Critique & Photos: Malebranche//Bhatt//Givre @ Montréal – 12 mai 2022

Voici la critique de Dany Marchand et les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Malebranche présenté au Turbo Haûs de Montréal le 12 mai 2022 et qui mettait également à l’affiche Bhatt et Givre.

Critique

On embarque en voiture, direction: le grand Montréal.

Ce soir, ma quête de musique débute avec le défi de trouver un emplacement où garer mon fidèle destrier allemand, le défi a été relevé, mais sans aucun temps record. La grande métropole est bondée de joyeux fêtards venus pour accueillir les premières vraies soirées de printemps qui nous sont offertes ce soir.

Me voici donc aux portes du Turbo Haüs dans le Quartier latin. On descend les quelques marches pour accéder à la section-bar, très sympathique et attrayante, avec un personnel dynamique et courtois. Le décor est très éclectique avec différent type de styles.

Après s’être procuré un breuvage grisant, nous traversons dans la pièce où la magie opérera ce soir.

C’est dans une pièce très sombre que mon premier regard sur cette salle se porte. Un look trash/punk et antique bien agencé attire mon oeil. Et que dire de la scène qui est fort intéressante avec un arrière-plan aux allures steampunk avec des miroirs et cadres d’époque tapissant le mur entier! Un éclairage de scène décent avec des bandes lumineuses en formation qui rappelle un badge d’ailes d’aviation. Tout pour faire décoller cette magnifique soirée glauque, froide et ténébreuse sous les hymnes noirs du Black Metal québécois!

Givre

20h10: C’est sans trompettes ni clairons que le black métal cathartique de Givre démarre rapidement et on ajuste le son en pleine première pièce pour atteindre une sonorité très à point pour le genre.

La salle, pleine à craquer même pour un jeudi soir, offre une belle réduction de la réverbération. Le quintette nous propose des chansons débordantes de rage et d’agonie. La souffrance dans la voix est sublime et palpable, la prestation du vocaliste est forte en intensité. Cette lyricité est appuyée à la perfection par les backvocals de deux des trois guitaristes présents sur scène. Leurs voix ont des styles semblables, mais complémentaires à celle du chanteur principal.

Parlant de la section cordes, l’utilisation des trois guitaristes est une ressource très bien exploitée sans trop faire d’ombre à la puissance de la basse. Le batteur est solide et renforce l’intensité de l’ensemble du groupe. Comme il est fréquent dans le DBM (depressive black metal) des arrangements de qualité et des séquences entrecoupent majestueusement les interventions simple et douce du leader entre les oeuvres présenté. Une de ces intros est un extrait de la traditionnelle « La bonne chanson » d’Albert Viau.

Lorsqu’un problème technique niveau guitare survient, on demande un temps d’arrêt, et on recommence aussitôt le trouble réglé, les gars ne sont pas là pour jaser ou divertir en mots, mais bien pour jouer de la musique et le font à merveille.

D’ailleurs, il ne faut pas se laisser berner par les sourires des membres sur scène, car à chaque fois que les notes affluent, le Givre vous glace le sang!

Ce band sera définitivement ma découverte et coup de coeur de la soirée même s’ils revenaient d’une décennie d’absence, super retour!

Un long changement de ligne est ensuite en cours. Mais qui fut bien accueilli, car la chaleur dans la salle souvent très intense nous menait directement au bar d’à côté pour s’hydrater et prendre une bouffée d’air frais.

 

Bhatt

Au retour, c’est Bhatt de la grande capitale qui vient visiter la métropole ce soir.

Premier coup d’oeil et d’oreille, on remarque que deux vocalistes avec deux techniques distinctes chantent en alternance des pièces du répertoire. Les techniques employés sont pour un scream classique plus bas alors que le guitariste rythmique lui est très aiguë. Peu de variation niveau ton de voix, mais le contrôle des cordes vocales est solide et ne perds pas en intensité, violence ni en qualité.

La chair de poule me prend surtout pour la musicalité de cette formation qui nous offre des riffs très groovy par moment au travers du vintage black métal de l’ensemble. De plus, ma surprise est encore plus grande lors que j’entends se porter à mes oreilles des variances de styles musicaux différents, dont des saveurs punk à un moment dans une des chansons.

La foule est très réceptive lors de cette 2e partie du spectacle et se laisse porter par l’ambiance maintenant instaurée dans le Turbo Haüs!

La finale de la dernière acte est originale et hallucinante, avec une série de cris du vocaliste arborant casquette et barbe sur un effet délayé créant un mur, voir un vortex, de voix imposantes qui vient me chercher aussitôt.

J’aimerais beaucoup que l’utilisation des deux vocalistes soit plus mise en développement dans un avenir prochain, car le potentiel est là pour monter la technicité musicale du groupe (déjà bien posée) à un autre niveau.

Les guerriers de Bhatt peuvent poser les armes après avoir monté d’un cran l’intensité de cette soirée chaude et mélodique.

 

Malebranche

Un autre long changement et un autre breuvage rafraichissant plus tard, la tête d’affiche se pointe sur une scène très sombre (ce qui complique le travail des photographes présent, mais donne un cachet pour l’oeil du public).

Alors que les musiciens se préparent à attaquer une assistance qui en redemande, le leader du band remercie les deux premiers orchestres ainsi que l’organisation pour ensuite nous donner en détail le déroulement des choses à venir et des pièces qui seront amenées à nos canaux auditifs.

Les lumières se ferment totalement, une mélodieuse séquence musicale s’entame, premier semblant de mise-en-scène de la soirée, mais sans excès. Leur éclairage très sombre semble être une marque de commerce, car eux seuls la conserve pour la presque totalité de leur présence.

Musicalement, c’est du grand art, les mecs ont vraiment bien étudié leur black métal et ses multiples sous-genres. D’ailleurs, dans la musicalité, on nous sert toutes les sauces, du folk, au ambient, au mélodique, on tire sur tous les genres et on tire son épingle du jeu à chaque fois. Le vocal est bien contrôlé et offre de belles variations d’intonations comme nous ont servi les légendes du genre avant eux et nous observons aussi des techniques vocales plus au goût du jour avec des pièces qui me rappelle Uada que j’affectionne particulièrement niveau musical.

Le volume des guitares est très fort en début de set et on perd la basse. Cependant, plus le concert avance et mieux le balancement s’opère pour arriver à un niveau fort appréciable en qualité.

La présence scénique de Malebranche est belle à voir. Les performeurs ressentent leur oeuvre et la font transparaitre pour le public en quasi-transe. Le chanteur et le batteur nous offrent un visuel fort divertissant. Les percussions tantôt violentes, tantôt harmonieuses et texturées sont d’une exactitude déconcertante.

La finale se fait en douceur, sans rappel, mais laisse dans nos têtes les harmonies du guitariste soliste qui tournent en boucle telle des vers d’oreilles instrumentaux.

Une leçon quasi anthropologique de black métal a été servie par Malebranche passant par beaucoup de mes souvenirs musicaux des 90’s, mais en gardant leur belle homogénéité propre à eux.

Nous quittons la chaleur de la salle pour tranquillement retourner à nos soucis réguliers de la vie, mais avec le coeur léger de s’être défoulé en musique avec ces trois actes toutes plus surprenante les unes que les autres.

Le froid du black métal laisse place à la lourde chaleur de cette journée de canicule printanière!

Texte: Dany Marchand
Photos: Joé Lacerte