Avant de monter sur la scène du Centre Vidéotron, les trois groupes de la soirée affichent déjà un parcours bien établi. From Ashes To New est un groupe américain originaire de Lancaster, en Pennsylvanie, formé en 2013. Leur musique mélange le rock, le metal, le rap et des sonorités électroniques, ce qui leur donne un style moderne et énergique. Coheed and Cambria, fondé en 1995 à Nyack, dans l’État de New York, est reconnu pour son rock progressif unique et ses albums conceptuels inspirés d’un univers de science-fiction créé par son chanteur Claudio Sanchez. Enfin, Shinedown est un groupe de rock américain formé en 2001 à Jacksonville, en Floride. Mené par le charismatique Brent Smith, le groupe s’est imposé comme l’une des formations les plus populaires du rock moderne grâce à ses nombreux succès et à ses performances scéniques reconnues pour leur intensité. Et le spectacle de ce soir le prouvera une fois de plus.
From Ashes To New
From Ashes To New est ma découverte de la soirée. Je ne connaissais pas vraiment le groupe avant le spectacle, mais ils m’ont complètement convaincu. Dès leur arrivée sur scène leur énergie a fait levée la foule. Les deux chanteurs se complètent à merveille et l’alternance entre leurs voix apporte énormément d’énergie et de dynamisme aux chansons. Leur performance était solide du début à la fin et ils ont su capter l’attention du public dès les premières minutes. Le groupe a très bien su occuper l’extension de la scène au plaisir des spectateurs sur place.
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Coheed and Cambria
Coheed and Cambria a proposé un style complètement différent de celui de From Ashes To New, mais tout aussi captivant. Leur univers est unique, autant musicalement que visuellement. Le groupe a offert une prestation très intéressante, portée par une grande maîtrise musicale et une identité bien à lui. Leur univers, à la fois coloré et progressif, se reflétait autant dans les compositions que dans leur présence sur scène. La voix unique de Claudio Sanchez et les envolées instrumentales donnaient une dimension presque cinématographique à plusieurs morceaux. Même pour les spectateurs qui ne connaissaient pas nécessairement leur répertoire, dont moi, le groupe a réussi à créer une ambiance immersive et à démontrer pourquoi il est devenu une référence du rock progressif depuis près de trois décennies. Je me suis laissé facilement emporter par leur style et leur présence sur scène. Même s’ils ont très peu utilisé l’avant de la scène, ils ont offerts une excellente prestation.
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Shinedown
Shinedown a offert une performance à la hauteur de sa réputation. Dès les premières chansons, le groupe a pris le contrôle de la scène avec une énergie débordante, des effets pyrotechniques impressionnants et une mise en scène spectaculaire. Au-delà des flammes et des effets visuels, c’est surtout la communion entre le groupe et le public qui m’a marqué. Tout au long du spectacle, la foule chantait les paroles à tue-tête, créant une ambiance électrisante.
Parmi les moments forts de la soirée, Monsters a été accueillie avec énormément d’enthousiasme, le public reprenant chaque refrain avec force. L’interprétation de Simple Man, leur célèbre reprise du classique de Lynyrd Skynyrd, a offert un moment plus émotif où toute la salle chantait d’une seule voix. Puis, Sound of Madness et Second Chance sont venues conclure cette succession de grands moments avec toute l’intensité qu’on lui connaît, déclenchant une explosion d’énergie autant sur scène que dans les gradins.
Brent Smith a une présence sur scène exceptionnelle et sait créer un véritable lien avec son public. Entre les échanges avec les spectateurs, les messages rassembleurs et l’intensité des performances, on sent que chaque concert est pensé comme une expérience à partager. Pour moi, ce spectacle fait parti sans hésitation de mes préférés, tant par la qualité de la performance que par l’ambiance incroyable qui régnait tout au long de la soirée.
Voici le retour en vidéo de notre chroniqueur Christian Lamothe lors du spectacle de MR.82 présenté par Festivoix de Trois-Rivièresau Café-Bar Zénob de Trois-Rivières le 3 juillet 2026.
MR.82 et l’invasion du Zénob
Nous nous retrouvons en plein Festivoix et, pour ma part, je sillonnes les spectacles de fin de soirées qui se retrouvent dans les bars de notre grand Trois-Rivières. Une formation ‘’alien’’ me donnait fortement le goût de voir et d’entendre de quoi de différent, et j’ai nommé MR.82.
Non pas que je sois un fervent des enlèvements extra-terrestre ou des sondes qui y sont associées, mais me voilà en entrevue avec des spécimens bien amusants qui me dévoilent leur univers, sur les thématiques musicales qu’ils exploitent. Les années 80 sont leur source d’inspiration et le plaisir de nous le transmettre est fou fou fou. Tout y passe : les sujets loufoques, les souvenirs de la jeunesse de la génération X (non en lien avec X-Files). Je vous ai fait une entrevue de dernière minute pour vous partager leur univers éclaté et parsemé d’humour gras à souhait. Bienvenue dans l’univers de MR.82.
Nous voilà par la suite dans un spectacle coloré, avec une ambiance new wave-industriel qui met le feu dans la place. BMX, Big Whell, Film de Bras et tant d’autres titres, qui nous animent et qui nous libèrent de notre quotidien de terrien grisâtre, un feu d’artifice en chanson, surtout sur Sperme de Metal avec sa finale explosive! J’imagine, que pour les festivaliers qui ont été voir Angine de Poitrine avant, et qui termine leur soirée au Zénob avec MR.82: toute une soirée riche en divertissement. Bien sûr que je vous ai concocté une vidéo rétrospective et vous allez vous en vouloir si vous n’étiez pas des nôtres. Mais n’ayez crainte, MR.82 donnes plusieurs spectacles cet été, soyez à l’affût. D’ici là, voici mon ‘’medley’’ du spectacle de cette furieuse soirée arrosée… qui, pour ma part, c’est terminé, tête première dans mes marches en arrivant chez-moi: J’ai eu un flash blanc… je me demande si finalement je n’ai pas été kidnappé en fin de soirée!!! Pas facile la vie du chroniqueur de l’Underground!
-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground
Dates de spectacle 10-07-2026: Fauve Mauve (Ste-Annes- des-Monts) 06-08-2026: Rock la Cause (Victoriaville) 22-08-2026: Le Naufrageur (Carleton-sur-Mer) 25-09-2026: Punk Phare à l’Ange Cornu (L’Assomption) 09-10-2026: Le Club Soda (Montréal) 12-12-2025: Le Minotaure (Gatineau)
Pour une toute première fois, Ondes Chocs a eu l’immense privilège d’être représenté au Hellfest 2026, l’un des plus grands festivals de musique métal au monde qui se déroule à Clisson en France. Grâce à la collaboration de Philippe Archambeau, voici un retour pour vous faire découvrir l’ambiance unique et les moments forts de l’édition 2026.
Nous tenons à remercier Philippe pour cette proposition et pour son excellent travail qui nous permets de vous offrir une couverture de cet événement incontournable. Nous sommes très fiers de franchir cette étape et nous espérons que ce n’est que le début d’une belle aventure au Hellfest!
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HELLFEST 2026 : UN FESTIVAL HORS NORMES
Avouons-le : quand le mois de juin arrive, une seule idée occupe l’esprit, celle de rejoindre Clisson, en Loire-Atlantique, près de Nantes, pour assister au Hellfest, l’un des plus grands festivals metal au monde. Et avec le passage annoncé à dix scènes en 2027, son statut ne devrait pas faiblir. Mais j’y reviendrai.
Le Hellfest fêtera ses vingt ans en 2027. En attendant, il continue d’offrir chaque année une programmation hors norme. Retour sur quatre jours passés en enfer, pour une édition 2026 qui a accueilli 240 000 entrées payantes.
JOUR 1 — Jeudi 18 juin 2026
Dès le retrait de l’accréditation, deux choses sautent aux yeux. La première : il va faire chaud, très chaud même, avec des températures comprises entre 36 et 38 degrés pendant ces quatre jours. La seconde : une nouveauté attend les festivaliers à l’entrée du site, avec la statue hommage à Maître Ozzy Osbourne, dressée comme une bénédiction symbolique pour tous les métalleux qui pénètrent dans l’enceinte du Hellfest.
Je me dirige vers la Valley, consacrée en partie aux groupes de stoner rock. En 2002, j’avais reçu un paquet de dix disques de Small Stone Records, label new-yorkais alors encore confidentiel pour beaucoup. Dix albums de stoner rock quasi inconnus, que j’avais confiés à Bruno Bages, qui les avait chroniqués dans le magazine Crossroad. Plus de vingt ans après, le stoner est devenu un genre musical à part entière, et c’est le groupe suédois Truckfighters qui a l’honneur d’ouvrir le festival. Déjà venu en 2015, le groupe évolue entre Fu Manchu, vu ici même il y a deux ans, et Kyuss : du stoner classique.
Je laisse ensuite la place à Elder — la vie est faite de choix — et je cours rejoindre la Mainstage 1 pour voir The Plot In You. Formé en 2010 dans l’Ohio, le groupe livre un metalcore très apprécié du public.
Je me laisse ensuite convaincre de rester pour The Pretty Reckless, emmené depuis 2009 par Taylor Momsen. Nous sommes ici sur du rock alternatif, mais la prestation de la chanteuse, qui arpente la scène d’un côté à l’autre avant de descendre dans le pit photo, crée une très belle ambiance.
Changement de décor avec Shelter à la Warzone, avant d’enchaîner avec deux prestations très attendues. D’abord Breaking Benjamin sur la Mainstage 1. Le groupe vient rarement en Europe, notamment parce que son chanteur ne prend jamais l’avion et a donc traversé l’Atlantique en bateau. Huit ans après leur dernier passage, leur metal alternatif, entre post-grunge et efficacité mélodique, reste très apprécié du public.
Puis vient Deep Purple. On les attendait, et les patrons ont montré qu’ils étaient toujours là. Le groupe assure, porté par un Ian Gillan en voix.
Retour à la Valley pour voir l’excellent Uncle Acid & The Deadbeats, qui avaient enchanté le Rocher de Palmer à Cenon, en Gironde, la veille. Le groupe britannique de doom psyché a sorti en 2024 Nell’ Ora Blu, un disque original, inspiré par la magie noire et l’esthétique du cinéma italien giallo.
Fin de journée avec Alice Cooper. Vincent Furnier, de son vrai nom, fait toujours le job et montre que les anciens ont encore toute leur place. Un réel best of de sa carrière 70’s, 80’s et 90’s avec également l’étonnante reprise du groupe Nirvana Smell Like Teen Spirit. Après l’hommage rendu à Ozzy Osbourne avec un conséquent feux d’artifice illuminant le ciel de Clisson Rock City. Il est temps d’aller se reposer avant un Jour 2 annoncé explosif.
Galerie photos complète de Philippe Archambeau – Jour 1
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JOUR 2 — Vendredi 19 juin 2026
Le choix était large pour débuter cette deuxième journée. Entre Sortilège et Die Spitz, j’ai opté pour les vétérans français. J’avais déjà vu Sortilège le 15 mai au Zénith de Nantes, mais revoir le meilleur groupe de heavy metal français reste toujours un plaisir. Malgré la perte de son guitariste Bruno Ramos il y a un an, le groupe continue d’avancer et propose une prestation solide avec je l’avoue une petites larmes sur « Mourir pour une princesse ».
J’enchaîne ensuite sur les Mainstages avec Tesseract, groupe britannique de metal progressif, suivi des toujours appréciés Queensrÿche. Vient ensuite Bloodywood. Le groupe indien de nu metal rencontre un vif succès auprès du public et confirme son statut de valeur sûre.
Les deux groupes qui suivent sont des habitués du Hellfest, mais j’avoue que j’aime bien retrouver Accept, surtout pour le cultissime solo de guitare de « Fast as a Shark », et le tranchant Sepultura, avec un Derrick Green toujours souriant. Helloween a ensuite pris la suite avec un show impeccable comme d’habitude, je les aime.
Opeth, groupe suédois de metal progressif, a la lourde tâche de jouer juste avant ceux que tout le monde attend : Iron Maiden. Le groupe assure largement son passage, porté par un chanteur omniprésent.
Iron Maiden que j’avais vu une fois nous a présenté son Run For Your Lives Tour avec un retour sur ses titres phares de 1980 à 1992. Difficile donc de s’ennuyer avec tant de tubes repris en chœur par un public déchaîné comme rarement devant MAIDEN. Ça démarre direct par 4 titres de l’époque du chanteur Paul Di’Anno, dont le rare « Murders in the Rue Morgue ». Et après ça fait le yo-yo en piochant dans ce que Bruce Dickinson nous a fait de meilleur. « The Number of the Beast », « Infinite Dreams », « Powerslave ». Le chanteur est très en forme pendant que Steve Harris fait un peu la tronche. L’âge ou la chaleur peut-être. Fini le temps des avions ou les Eddie gonflable, le côté spectaculaire du show se fait tout ou presque sur les écrans de la scène. À côté de moi j’entends « Je connaissais pas les chansons mais c’est génial ». Et oui, Iron Maiden est un groupe immense, comme le Eddie de 3 mètres qui vient défier Dickinson sur « The Trooper ». Le concert se termine sur Wasted Years et Simon Dawson, le nouveau batteur un poil moins charismatique que Nicko MacBrain, distribue ses baguettes au public conquis.
Un petit détour me permet ensuite de voir Slift, le groupe des frères Fossat, originaires de Toulouse, dont l’acid rock rencontre un vif succès. Il est ensuite temps de revenir vers l’un des groupes majeurs de ce Hellfest : Sabaton. Après leur passage au Heavy Week-End, les Suédois doivent commencer à se sentir chez eux en France. Et on a fini sur le sublime retour de Anneke de Gathering, que demander de plus?
Galerie photos complète de Philippe Archambeau – Jour 2
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JOUR 3 — Samedi 20 juin 2026
Je l’avoue : j’ai raté House Of Protection, et je le regrette. J’aurais dû y aller. À la place, je suis allé voir Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs, qui ne m’ont pas convaincu, alors que je suis pourtant un fan de stoner de la première heure.
God Is An Astronaut, à la Valley, est en revanche un superbe groupe qu’il me faudra revoir en salle. Les Irlandais, avec leur post-rock atmosphérique, ont parfaitement tenu leur rang. Ce samedi n’avait pas, pour moi, la même dimension que celui de 2025, où Glenn Hughes, Joe Bonamassa, Joe Satriani et Steve Vai s’étaient succédé dans la même soirée. Mes idoles. Cette fois, j’enchaîne avec les légendaires Cro-Mags, puis Enhancer accompagné de JoeyStarr, avant d’assister à la dernière prestation de Megadeth. Le chant, un peu moyen, aura légèrement freiné le concert, mais le respect reste immense pour la carrière de Dave Mustaine, commencée dans un petit groupe appelé Metallica.
Le groupe suédois de sludge metal Cult Of Luna se montre spectaculaire sur la Valley. Je termine ensuite cette soirée en beauté avec Hatebreed sur la Warzone, que j’avais manqué au Festival 666. Le metal hardcore des Américains reste redoutablement efficace.
Galerie photos complète de Philippe Archambeau – Jour 3
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JOUR 4 — Dimanche 21 juin 2026
Jour de Fête de la musique en France. Pour ma part, je n’ai pas pu faire de photos de President et me suis rabattu sur les vétérans de Buzzcocks à la Warzone, l’un des derniers groupes de punk rock encore en activité.
Three Days Grace, groupe canadien de metal alternatif, restera une vraie découverte pour moi.
L’occasion m’est ensuite donnée de revoir Corrosion Of Conformity. Originaires de Raleigh, en Caroline du Nord, ces Sudistes proposent un sludge metal puissant, parfaitement ressenti sur la Valley.
Je reviens sur les Mainstages où nos suédois préférés se produisent à savoir The Hives puis j’ai enfin l’occasion de voir Architects. Le groupe britannique de metalcore assure la relève, et cela fait du bien.
Retour à la Valley pour voir le meilleur frontman du circuit, à savoir Mr Phil Anselmo de Pantera qui se produit avec son groupe Down et semble dans sa meilleure forme.
Je termine mon festival avec Napalm Death. Le groupe légendaire de death metal montre d’entrée qui est le patron. Il faut être rapide pour saisir en photo le chanteur Mark “Barney” Greenway, qui ne cesse de bouger. Le festival se conclut avec The Offspring, qui reprend notamment Love Story de Taylor Swift.
En 2027, le Hellfest fêtera ses 20 ans et passera à 10 scènes pour environ 300 groupes.
Merci à toute l’équipe du Hellfest, aux bénévoles, à la communication, à Élodie, Olivier Garnier, Éric, ainsi qu’à la sécurité, qui nous permettent de travailler dans de si bonnes conditions.
Merci à Ondes Chocs et à Vicky.
Galerie photos complète de Philippe Archambeau – Jour 4
Galerie photos complète de Philippe Archambeau – Ambiance
Voici les photos prises par Martin Desboislors du spectacle de Jovian Storms présenté à la Bièrerie Shelton de St-Mathieu-de-Beloeil le 4 juillet 2026 et qui mettait également à l’affiche Photométéore.