Le jeudi soir du Festival au Lac de Granby 2026 a donné un ton très chaud à une fin de semaine qui s’annonçait mémorable. Entre énergie débordante, performances rassembleuses et moments forts sur scène, les festivaliers ont répondu présents dès les premières prestations. La programmation variée de cette première soirée a permis de passer d’ambiances festives à des prestations plus intenses, démontrant encore une fois la capacité l’équipe derrière le festival à réunir des artistes de différents horizons pour plaire à tous les publics.
Les groupes présents ont su livrer des performances solides et généreuses, profitant pleinement de la proximité unique qu’offre le site du festival. Chaque prestation a apporté sa couleur à la soirée, créant une belle dynamique du début à la fin. Entre les refrains repris par la foule, les échanges spontanés avec le public et l’énergie palpable devant les scènes, ce jeudi aura clairement lancé le weekend sur une note positive.
Malheureusement, nous n’avons pas pu assister aux performances de Drop It First et The Planet Smashers
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GrimSkunk
Dès leur arrivée sur scène, GrimSkunk ont rapidement rappelé pourquoi ils demeurent une formation incontournable de la scène québécoise. Fidèles à leur réputation, les vétérans ont livré une performance intense et engagée, mélangeant habilement rock, punk et sonorités plus expérimentales. L’énergie du groupe semblait contagieuse, alors que les festivaliers répondaient présents à chaque morceau, créant une ambiance incroyable devant la scène.
Le groupe a également démontré toute son expérience acquise au fil des années grâce à une présence scénique solide et une connexion naturelle avec le public. Entre moments plus engagés et passages festifs, GrimSkunk a offert une prestation dynamique. Leur passage au Festival au Lac 2026 restera certainement parmi les moments marquants de ce jeudi.
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The Bouncing Souls
Avec leur punk rock rassembleur, The Bouncing Souls ont transformé le site du festival en véritable célébration. Dès les premières chansons, la foule s’est laissée entraîner par les refrains accrocheurs et l’ambiance proposée par le groupe américain. Leur capacité à créer instantanément un sentiment de communion avec le public a grandement contribué à l’atmosphère survoltée de la soirée.
Le groupe a livré une performance authentique et généreuse, alternant entre morceaux rapides, moments plus mélodiques et interactions spontanées avec les festivaliers. Malgré les années, The Bouncing Souls conservent une belle énergie sur scène, offrant un spectacle à la fois nostalgique et actuel pour les amateurs du genre. Leur passage au festival aura sans aucun doute satisfait autant les fans de longue date que les curieux venus découvrir leur univers.
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Less Than Jake
La soirée s’est poursuivie dans une ambiance explosive avec l’arrivée de Less Than Jake, qui ont rapidement fait monter l’intensité d’un cran. Fidèle à leur style unique mêlant ska, punk et humour, le groupe a offert une performance extrêmement divertissante où les cuivres, les rythmes rapides et les refrains se sont enchaînés sans relâche. Impossible pour la foule de rester immobile devant une telle dose d’énergie.
Entre les classiques repris en chœur et les nombreux échanges humoristiques avec le public et le combat contre les insectes, Less Than Jake a prouvé pourquoi ils demeurent une référence incontournable de la scène ska punk. Leur présence au Festival au Lac de Granby a apporté une touche particulièrement festive à cette première soirée, laissant les festivaliers avec le sourire et l’envie de prolonger la fête encore longtemps.
-Vicky Fillion
Vendredi – 5 juin 2026
Le vendredi du Festival Au Lac a offert une soirée chargée en intensité, rassemblant une foule variée venue autant pour la nostalgie que pour découvrir des formations encore bien actives sur la scène rock et post-hardcore. L’énergie est montée progressivement au fil des prestations, créant une montée en puissance naturelle qui a culminé avec les têtes d’affiche de la soirée.
Entre moments plus mélodiques et passages plus lourds, la programmation a permis un bel équilibre. Chaque groupe a su apporter sa couleur, que ce soit par une approche plus moderne, nostalgique ou franchement agressive, donnant au public une soirée cohérente malgré la diversité des styles.
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Aarsen
Aarsena eu la responsabilité d’ouvrir cette soirée du vendredi, en installant rapidement une ambiance solide pour accueillir les festivaliers. Formation québécoise, le groupe a misé sur une approche directe et énergique, parfaite pour lancer la machine et capter l’attention d’un public encore en train de s’installer.
Leur prestation a permis de bien préparer la foule avec une intensité constante et une présence scénique très efficace. Sans artifices superflus, Aarsen a livré un set honnête et percutant, jouant clairement le rôle de déclencheur pour le reste de la journée. Le groupe méritait amplement sa place sur cette scène. Ce fut une de mes découvertes du weekend.
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Emery
Originaire de la Caroline du Sud aux États-Unis, Emery a apporté une touche plus nuancée au festival. Reconnu pour son mélange de post-hardcore et de passages plus mélodiques, le groupe a rapidement créé une connexion avec le public grâce à des compositions riches et dynamiques.
Leur performance a oscillé entre intensité et moments plus introspectifs, offrant une belle profondeur à la soirée. Emery a rappelé pourquoi ils demeurent une formation marquante du genre depuis le début des années 2000, en livrant un set à la fois puissant et chargé d’émotions.
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Haste the Day
Haste the Day, formation originaire de l’Indiana, a ramené une dose assumée de metalcore sur scène. Formation ayant aussi pris naissance au début des années 2000, leur expérience scénique a ajouté une tension supplémentaire à la soirée, créant un contraste intéressant avec les formations plus mélodiques. Leur passage a été marqué par des riffs lourds, des rythmiques rapides et une énergie très physique, fidèle à leur réputation. La foule a grandement réagit à leur prestation. Il était évidemment que plusieurs fans les attendaient avec impatience. Le groupe a su rallier les amateurs de sons plus agressifs avec une prestation solide et sans compromis.
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Finch
Finch, formation californienne associée à la vague post-hardcore des années 2000, a offert un moment chargé de nostalgie pour plusieurs festivaliers. Leur style, un peu plus rock et explosif, a immédiatement reconnecté le public à une époque marquante du genre. Sur scène, le groupe a démontré qu’il n’a rien perdu de sa pertinence. Entre intensité brute et passages plus atmosphériques, Finch a livré une prestation équilibrée, rappelant l’influence durable qu’ils ont eue sur la scène alternative.
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Anberlin
Anberlin a apporté une dimension plus rock alternative à la soirée. Leur approche, souvent plus accessible, mais toujours chargée en émotion, a permis de varier les textures musicales du festival. Le groupe a offert une prestation solide, soutenue par des mélodies accrocheuses et une belle énergie scénique. Anberlin a su créer des moments rassembleurs, où le public chantait souvent en chœur, préparant la foule présente au clou de la soirée, la formation Chevelle.
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Chevelle
Chevelle, formation de l’Illinois, a fermé la soirée avec une intensité plus lourde et très structurée. Leur style, reconnu pour ses riffs massifs et son approche alternative, a parfaitement conclu cette journée du vendredi. Le groupe a livré une performance puissante et clairement maîtrisée, enchaînant les morceaux avec précision et impact. Chevelle a offert une finale solide, laissant le public sur une note énergique et satisfaisante après une soirée bien remplie. La nostalgie était au rendez-vous et de nombreux fans québécois, suivant le band depuis leurs tout début, ont été ravis de voir les membres performer sur la scène du Festival Au Lac.
La formation montréalaise SHROUD s’apprête à marquer une étape importante de son parcours avec la sortie de son premier album complet, Pax Nocturna, prévue aujourd’hui le 4 juin en formats CD et vinyle. Après s’être forgé une réputation au sein de la scène métal extrême locale, le groupe nous livre une œuvre ambitieuse qui se veut à la fois brutale, réfléchie et profondément immersive.
Si SHROUD définit son identité musicale comme du Blackened Thrash Metal, Pax Nocturna dépasse largement les frontières du genre en intégrant des éléments de Death Metal, de métal mélodique et des ambiances plus sombres et atmosphériques. Le résultat est un album intense qui plaira certainement aux amateurs de formations telles que Watain, Dissection, Hellripper, Skeletonwitch ou encore Necrophobic.
Sur le plan des paroles, le quatuor explore des thèmes complexes et provocateurs, notamment le gnosticisme satanique, l’angoisse, la critique des religions organisées ainsi que les aspects les plus sombres de l’humanité. Chaque morceau propose une plongée dans un univers où philosophie, noirceur et questionnements se rencontrent pour former un tout cohérent.
Avec Pax Nocturna, SHROUD signe une intention percutante qui lui permettra de se tailler une place de choix parmi les nouvelles formations canadiennes à surveiller.
En couverture, ce tout nouveau band de sludge doom&roll de la Matapédia. Ils lançaient leur tout premier EP en mai dernier. Leurs chansons parlent de la parentalité en métaphore avec le mélèze. Ils n’ont pas de pages Facebook ni d’Instagram. Pour écoute, voici leur lien bandcamp.
Band de sludge doom rimouskois est désormais bien connu en région. C’est la deuxième fois que je les couvre. MOPE sera au nouveau Festival Oursin Cuir à la Brasserie artisanale Le Bien, le Malt le 15 août prochain.
Ce band de sleaze n’roll de Québec s’amenait au Bas-Saint-Laurent pour la toute première fois. La veille, ils ont aussi joué à la Microbrasserie La Captive d’Amqui avec ces mêmes formations. Leur dernier album The Ecstasy Of Möld pour une écoute bandcamp ici.