Photos – Honest Honesty -St-Eustache -19 septembre 2020

Voici les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Honest Honesty présenté par Effect’s Metal Production au Billard Le Patriote de St-Eustache le 19 septembre et qui mettait également à l’affiche Mr. Hawk.

Cette soirée marquait aussi l’arrivée de notre nouveau collaborateur : Maxime Regimbald-Bouffard. Je vous invites à surveiller notre page Facebook pour voir les entrevues qu’il a réalisées avec Honest Honesty et Mr. Hawk.

Bon visionnement!

Critique & Photos – Cabaret of Death-Québec-11 septembre 2020

Voici les photos prises par France Hatin, ainsi que la critique de Vicky Fillion avec la collaboration de Jean-Daniel Poirier, lors du spectacle de Spirit Of Rebellion présenté par Rope Dancer Productions au Le D’Auteuil de Québec le 11 septembre 2020 et qui mettait également à l’affiche The Flaying et Agony.

 
 

Agony

 

 

Critique

 

Vicky : Pour ma part, le Cabaret of Death est le premier spectacle avec assistance auquel j’ai participé depuis le début de cette saga du Covid-19. Bien entendu, j’étais fébrile et j’avais de très grandes attentes. J’avais besoin d’un show et je me doutais bien qu’avec un line-up aussi intense, la soirée serait mémorable. La soirée a commencé avec une présentation de Didier Samson de Rope Dancer Productions. Il nous a rappelé l’importance des mesures sanitaires qui devaient être suivies du début à la fin. Il nous a aussi mentionné que malgré l’ambiance spéciale et les mesures sanitaires, il est important d’encourager ces types de shows et surtout les salles de spectacles, si nous désirons qu’elles soient toujours ouvertes à la fin de tout ça. Je tiens donc à souligner l’excellent travail de moine qui a été fait pour l’organisation de cette soirée. Merci!

La soirée a débuté avec le groupe Agony. Au cours des deux dernières semaines, j’ai effectué de nombreuses recherches en plus d’avoir écouté les deux albums du groupe en boucle. Je vous confirme que, après plus de 13 ans d’absence sur la scène québécoise, le groupe Agony manquait à notre métal. Malgré toutes ses années, leur plaisir à jouer ensemble est encore bien présent et l’exécution de leur musique ne laisse certainement pas croire à cette absence. Mes points forts de la soirée sont les pièces Apocalyptic Dawning et Silence. Apocalyptic Dawning est une pièce “rentre dedans” assez puissante sur enregistrement et le rendu en live est encore plus intense! Comme à son habitude, l’intro de Silence ne laisse jamais les gens indifférents, encore plus lorsque la présentation de la pièce se fait par la demande d’aide du chanteur. Agony a très bien rempli sa mission de retour sur scène ainsi que d’ouverture d’une soirée sanitaire. Le ton brutal de la soirée était lancé!

JD : Je n’ai jamais eu l’occasion de voir Agony live et sérieusement ça manquait à ma culture. Ce quatuor, composé d’Augustin Savard (bass), Stéphane Gauvreau (voix/guitare), Martin Héroux (guitare) et Samuel Santiago (drum), nous a servi un bon vieux death metal pesant comme il ne s’en fait plus. Le chant guttural de Stéphane est exécuté à la perfection et en harmonie avec la guitare. La batterie, exécuté par Samuel Santiago, est d’une précision chirurgicale, ce qui rajoute énormément de punch à la prestation. Ma seule déception fut de ne pas connaitre ce band avant ce soir. De plus, ce fut vraiment agréable de voir Wil, chanteur de The Flaying, et Youri de Unhuman, faire une apparition au vocal avec Agony. Excellent show les gars. En espérant vous revoir bientôt sur scène.

Vicky : Le deuxième groupe à monter sur scène était The Flaying. Nous avons eu droit à de la brutalité pure et simple. Du début à la fin, les gars nous ont rappelé pourquoi leur album avait un gagné un GAMIQ pour le meilleur album de l’année en 2019. Il n’y aucune accalmie, c’est de l’intensité tout simplement.

JD : Pour commencer, quand le rideau s’est ouvert, j’ai vu un drôle de personnage pendu par les pieds et avec très peu de vêtements. Ensuite j’ai reçu une claque dans face quand ils ont commencé avec une pièce d’une brutalité incroyable. Un drum ultra rapide et précis, comme un métronome, des riffs de guitare tranchants, rapides et exécutés à la perfection avec un vocal sorti tout droit d’outre tombe. Wil maîtrise autant les cris gutturaux que les hi pitch, ce qui boost le vocal en originalité et qui ne laisse aucune place à la monotonie. Et quoi dire du bassiste, j’hésite à dire si c’est une machine ou un extraterrestre. Il vient tout simplement d’une autre planète. Son playing est très technique et totalement original. Il est souvent indépendant de la guitare, ce qui ajoute énormément de puissance au band.

Les gars sont en forme et ça paraît dans leur présence sur scène. Ils se donnent à fond et ils ont du plaisir à jouer. La pièce que j’attendais était La Valse du Scorpion, leur chanson avec un vidéoclip en dessins animés. Important de mentionner que durant quelques pièces, des vidéoclips étaient projetés sur un écran. En résumé, The Flaying nous a servi une dose de brutalité in your face.

Nous avons même eu droit à une toune de sea-doo métal. Une chanson qui a été composé par Didier (guitariste) à la suite d’une course de sea-doo avec son frère sur un lac de 32 km. C’est une histoire de poids qui a fait que notre avocat métalleux préféré n’as pas eu gain de cause sur ce lac. Ensuite, ce fut au tour de la pièce Place du Parvis avec des riffs de guitare techniques et rapides. Le drum qui blast comme un AK47, Wil qui nous pigsqueal ça comme un dément et le bassiste qui nous amène sur la planète Mars avec une passe de tapping totalement inattendue et avec une exécution parfaite. Excellent set!

Vicky : En troisième partie, nous avons eu droit à Spirit of Rebellion. Avec vingt ans derrière eux et un nouvel album tout nouvellement lancé, les gars du groupe nous ont livré un spectacle énergique et sans détour. À coup de solos sortis de nul part et de vocal brutal, le groupe n’a pas laissé l’assistance indifférente, l’énergie était palpable et on sentait très bien l’envie de tout le monde de se lever. Malgré tout, les consignes ont été respectées et la foule a réussi à rendre une bonne partie de l’énergie au groupe. Avec cinq membres sur scène, c’est très dure de ne pas être entraîné et de vouloir se défouler! Et la fête du chanteur n’est pas passé inaperçue, à plusieurs reprises, la foule lui a souhaité bonne fête. Pour terminer une soirée, Rope Dancer Productions ne pouvait pas faire mieux que d’y aller avec Spirit of Rebellion. Cette soirée entrera certainement dans l’histoire de l’année 2020. Non seulement nous avons eue droit à une première soirée avec trois groupes se succédaient, mais en plus, le tout s’est déroulé de façon très sécuritaire. Je donne un gros 10/10 pour cette soirée!

JD : Spirit of Rebellion, je ne connaissais pas ce groupe. Il a opté pour une formule deux guitares, un chanteur, un bassiste et un drummer qui nous offre un bon death metal brutal avec des changements de tempo soudains, c’est ce que j’apprécie du band. Ce n’est pas linéaire et souvent on s’attend à quelque chose et c’est autre chose qui nous pop dans la face. Tu t’attends à un riff dans le tapis et tu te ramasses avec de quoi de lent et pesant. Le bassiste m’a surtout surpris par sa présence sur scène. Les riffs de guitare sont techniques, rapides et très bien exécutés, le vocal grave me rappelle un peu Frank Mullen de Suffocation. Le drum est tight, rapide et efficace. Les gars sont à l’aise sur scène et ça se ressent.

Vicky : Pour terminer, je crois que pour un premier show sanitaire, Rope Dancer Productions et tous les groupes présents ont réussi un sans-faute! Au plaisir de tous vous revoir dans les prochains mois et de pouvoir cette fois, vous rendre toute l’énergie que vous nous avez garochée!

 

Critique : Vicky Fillion et Jean-Daniel Poirier
Révision : France Hatin

 

Cabaret of Death – Entrevue avec The Flaying

Pour souligner et promouvoir le Cabaret of Death organisé par Rope Dancer Productions et Le D’Auteuil le 11 septembre prochain, nous avons fait une entrevue avec William Murray (Wil), chanteur du groupe The Flaying. Le 11 septembre, lors de cette soirée sanitaire, le groupe fêtera ses 10 ans d’existence.

 

The Flaying

Formée en 2010, The Flaying est un groupe basé dans la région de Québec qui nous propose un death metal bien à eux. Le premier album, “Unhope”, fut enregistré avec Antoine Baril au Hemisphere Studio. L’album, un peu plus ” metal prog”, fut très bien accueilli par la scène locale. Au départ, il y avait cinq membres dans le groupe, Didier, Wil, Jeff, Carl et Seb, mais après quelques changement la formation s’officialisa avec seulement quatre membres en 2016.

Line-up actuel
William Murray (Wil) : Vocal
Didier Samson (Did) : Guitare
Sébastien Marier-Verret (Seb) : Bass
Michel Bélanger (Mike) : Drum

En 2019, via PRC Music, le groupe sort son second album, “Angry, Undead”. Enregistré au The Grid Production Studio, avec Christian Donaldson (Cryptopsy), le groupe nous offre une approche beaucoup plus brutale et intensifiée avec thème principal : la rage et la haine de l’humanité. Durant l’année 2019, The Flaying a fait une tournée promotion de “Angry, Undead” à travers le Québec. En 2020, le groupe devait continuer sur cette lancée, mais comme bien des groupes en 2020, le tout a pris un chemin différent suite au confinement. Le 5 septembre dernier, j’ai rencontré le chanteur du groupe, Wil, à la Barberie de Québec. Nous avons discuté du groupe, du dernier album, de l’année 2020 et du show du 11 septembre prochain.

Voici un résumé de mon entrevue avec Wil. Pour l’entrevue complète en audio, vous trouverez un lien à la fin de l’article. Bonne lecture et bonne écoute!

Entrevue

Je suis avec Wil de The Flaying, Comment ca va ?
Wil : Ca va très bien et toi?

Ça va bien, The Flaying fête ses 10 ans, il y a eu des changements durant ses 10 ans, et pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous me décrire le band en quelques mots?
Wil : Oui, il y a eu beaucoup de changement en 10 ans, on a commencé avec une mouture très prog et mélodique dans notre style. Au début on était cinq aussi.[…] Seb Verret s’est joint à nous pour le premier album Unhope, trois semaines avant d’enregistrer […] puis depuis ce temps-là, il est avec nous. En 2016, s’est joint Michel Bélanger au drum. […] Après le départ de Carl, on est resté avec juste un guitariste. Ça nous a tourné plus vers un style brutal. Y’avait des éléments techniques déjà dans ce qu’on jouait, mais on rendu un peu plus dans des aspects brutals dans la musique pis c’est pas parti pour arrêter et des aspects tech en même temps. C’est pour ça qu’on aime beaucoup dire qu’on joue du brutal tech même si ça existe pas. […]

Dans la musique, les touches prog  partent tranquillement, on s’enligne plus vers du brutal, c’est sur qu’il y a des touches qui restent pis on reste quand même cohérent dans notre style depuis le début. […]

The Flaying représente le processus d’écorcher quelqu’un à vif de son vivant. C’est assez intense comme image, d’où est venu cette idée et parlez-moi un peu du personnage de Ronnie, the Rope Dancer?
Wil : Ronnie, c’est un peu la figure symbolique de notre band […] Ronnie vient de The Flaying, qui vient de l’écorcharge, qui vient de Flaying de Marsyas, qui est un mythe grec. Marsyas c’est un dude qui a essayé de faire une compétition de flûte ou de pipeau avec Apollon et il a perdu. Donc il fallait en échange de sa défaite qu’il se fasse enlever sa peau. Comme un trophée pour Apollon […] Nous autres la figure musicale était importante faque on trouvait que The Flaying of Marsyas était peut-être un peu trop long comme nom, alors on a dit que The Flaying c’était correct. Donc c’est ça The Flaying!

Durant ces 10 ans, quels ont été vos moments les plus mémorables?
Wil
: C’est sur l’événement le plus marquant récemment c’est notre victoire au GAMIQ contre B.A.R.F et Anonymus qui avaient des bons albums quand même en 2019. On a gagné le GAMIQ du meilleur album métal de 2019 avec notre dernier album Angry, Undead. Ça, ça été notre moment, je dirais, charnière des dernières années, ça c’est sur. Sinon nos événements marquants, ben oui notre premier album ça été quelque chose d’intéressant. L’expérience studio où on se construisait comme band et on se créait une chimie déjà. Des éléments comme ça c’est sur que c’est marquant, mais je dirais qu’en général, chaque show, en particulier les floor shows sont toujours le fun comme expérience. Le contact avec la foule, le plus directe possible. Chaque fois on en retire une expérience géniale.

Un autre expérience qui m’a marqué l’année passée, dans le cadre de la tournée Angry, Undead, qui a été super le fun, qui est pas fini j’espère. À cause du Covid on a été retardé […]  C’est quand on a remplacé Necrotic Mutation au Gaspésian Metal Fest, ça c’était un des éléments marquants de l’année passée. […] Les floor show, les shows de ce genre là, c’est ce qu’on aime.

En mars 2019, vous avez sorti votre dernier album via PRC Music. Comment vous avez trouvez l’expérience avec Christian Donaldson du Studio The Grid Production?
Wil : 
Ah c’était merveilleux. C’est pas juste quelqu’un qui a des compétences, c’est quelqu’un qui a une bonne sensibilité aussi, qui est capable de comprendre ou est-ce qu’on veut aller aussi, qui l’applique, qui l’exécute. Je ne sais pas comment il fait honnêtement, il est vraiment capable de comprendre ce qu’on dit, on voit qu’il a de l’expérience, du bagage et qu’il connait son death metal aussi. […] Il a vraiment été chercher des textures de sons pour nous, qu’il n’a pas faites ressortir avec d’autre band, On l’a “déChristianisé” un petit peu. […] On voulait pas le son de Montréal, le son typique de Montréal “Donaldsonien”. Nous on voulait vraiment se démarquer de ça et on a réussi à créer quelques chose d’un peu plus harmonique et à notre goût […] Il a compris Donaldson, il a embarqué toute suite. Ça été une super expérience. […]

Lorsque l’on regarde la biographie du groupe, on comprend que l’apport de chacun au processus de création est très important. Qu’est-ce que chacun d’entre vous apportes au groupe?
Wil : 
Ben en gros souvent, il y a une trame qui sort de guitare, évidemment, c’est comme le squelette, l’infrastructure sur laquelle on va baser nos pièces. Au début on commence à composer, après ça le drum s’ajoute un petit peu, pis on rajoute des éléments à mesure. […] On peu dire que 90% des pièces sont faites à quatre. Le Work In Progress à quatre en local c’est très important.

Le principal thème que l’on ressent sur l’album Angry, Undead, est la rage et la haine de l’humanité, est-ce qu’il un événement ou une raison particulière qui vous a mener à en faire le thème principal?
Wil :
[…] Je reviens toujours un peu au lyrics elles-mêmes. C’est drôle récemment j’ai vu quelques choses poper, ils parlaient du Charlie Hebdo, les attentats. Je me souviens très bien d’avoir commencé à rédiger des textes dans cette mouvance là. En réaction vraiment à ce genre de radicalisme là qui est montant dans plusieurs niveau […] Toutes les formes d’extrémistes, ça m’a beaucoup fait réfléchir et ça m’a beaucoup influencé dans mon écriture. […]

De ce que je comprends, c’est toi qui écrit la plupart des paroles des chansons?
Wil
: Ouin, je dirais 90% c’est moi, il y a des gens qui peuvent amener des éléments d’inspirations, je les appliques aussi dans les paroles […] Les paroles sont pas juste faites comme ça appart, c’est un Work In Progess au niveau des paroles aussi. C’est vraiment un tout!

Quelle est votre pièce préférée de votre propre répertoire et pourquoi?
Wil :
J’ai vraiment de la misère à répondre à ça, ça dépend, de quelle énergie je veux aller chercher, quelle journée, aha. Je vais commencer avec ce que j’aime jouer, celle que je préfère jouer, encore là, c’est pas facile, mais je pense que Angry, Undead j’aime beaucoup la jouer, est plus catchy et elle est comme à la fin du show, les gens embarquent à fond. […]

Un autre que j’aime beaucoup jouer, qui est moins connu, parce qu’elle est sur Unhope, c’est A Lost HomeFront, […] elle a beaucoup de variations au niveau vocal.

Vous avez un vidéoclip en dessins animés, La Valse du Scorpion, d’où vous est venu l’idée d’y aller dans cette voie.
Wil : 
ah ha c’est un peu vedge comme idée. C’était juste pour rire dans le fond, on était dans un trip. […] C’est notre graphiste qui a faite toute le cover de Angry, Undead, on l’a embarqué dans ce trip. Lui il était pas vraiment spécialisé la dedans, faque il capotait un peu quand on lui a demandé de faire ça. On lui disait, “let’s go t’es capable, t’es capable”. Faque on l’a poussé à faire ça et on a essayé de faire une histoire avec ça, c’était un peu comme un défi pour lui. […] De voir en visuel le scorpion, on voulait voir l’espèce de bagarre entre Ronnie pis le scorpion. […] Je dirais pas que c’est une grosse joke, mais c’est quand même un peu dérisoire. […] La symbolique autour de ça qui est faite, c’est quand même intéressant, c’est sympathique. Il y a plusieurs niveaux la dedans. On a eu du fun à faire ça.

Vous êtes tous inspirés par l’art en général, pouvez-vous me nommez un artiste qui viens vous chercher plus qu’un autre et pourquoi?
Wil : 
Moi mon père est artiste de peintre, donc c’est sur que j’ai comme développé une sensibilité aux affaires qui sont mixés plus, qui sont travaillés. Pis dans l’art, j’ai plus de facilité à voir ça, pis à apprécier ça. J’ai toujours été dans un milieu sensible à l’art. Il y a différents types d’art. Je pourrais dire par exemple la joaillerie, Mélanie Denis… parce que j’aime ça ce qu’elle fait. Dans la musique, on est plus éclaté dans nos goûts, on écoute de n’importe quoi, du jazz, du folk. C’est pas tous les membres du band qui aiment tous les styles, mais ensemble ça donne pas mal un tout, assez éclectique merci […]

Plus dans l’illustratif, il y a un illustrateur polonais que j’aime beaucoup, c’est texture c’est tout le temps dark au boute, tout le temps cauchemardesque. […] Aussi les affiches de la 2e guerre mondiale, c’est des affaires qui me fascine, la façon c’était fait, les finalités autour de ça qui était comme de propagande, avec un petit côté Valse du Scorpion. […]

Comment le Covid a affecté le band? (Pratique, processus de création, etc.)
Wil :
C’est une catastrophe, parce qu’on était dans une lancé. En 2019 ça super bien été, le tour pour Angry, Undead, et tout ça. On roulait tout le temps, tout le temps, toute le temps quand le Covid est arrivé. On avait faites quelques shows début 2020, en janvier on avait jouer à Montréal, après ça à Sherbrooke, après ça on a jouer à l’Anti en février avec B.A.R.F. […] Fait vraiment longtemps que je voulais jouer avec B.A.R.F. J’étais vraiment content. Il y a des affaires comme ça qui s’en venaient. Avec l’été les festivals comme le Farmfest, avec beaucoup de groupes du Québec qui jouaient cette année. Il y beaucoup d’expériences comme ça, plus “big” qui s’en venaient, faque la ça comme couper. C’est un peu chiant, mais je pense que c’est juste partie remise.

Finalement, quand que le Covid a embarqué on a faites en même temps ouff. Parce que ça faisait depuis le début de la composition, de la production de l’album, avec des délais pis après ça toute la marketing et la tournée. Tout ça, on s’est pas rendu compte à quel point que ça tirait du jus. […] Ça comme quand même donné un petit break qui était le bienvenue […] Ça nous a aussi permis de composer un peu.

Le covid a-t-il contribué à la création de nouvelles pièces pour un album futur?
Wil : 
D’une façon ou d’une autre fallait se lancer dans la compo, c’est démarré là. On a déjà des trames pour des pièces. Le processus de compo on pourrait dire, à toute fin pratique, qu’il est amorcé. Je pense qu’on pourrait dire que, ça risque d’être une primeur, mais en 2022 , on risque d’être prêt pas mal pour finaliser quelques choses, sortir de quoi.

Qu’est-ce qui s’en vient dans la prochaine année pour The Flaying?
Wil : 
La prochaine année, ça va être de rattraper ce qu’on a perdu au Covid, les festivals, les shows. On a des beaux projets, par exemple le Cabaret of Death, le 11 septembre. C’est un beau projet pareille, malgré le Covid on a réussi à faire de quoi d’intéressant. C’est Sold Out pratiquement. Ça va être le fun même si tout le monde va être assis […] Ça va être une autre expérience, toute le monde va tripper là […]

Comment on se sent à l’approche de ce spectacle dans lequel vous partagerez la scène avec deux groupes phares du Québec, Agony et Spirit of Rebellion?
Wil : Agony
ça va vraiment être un gros trip de jouer avec eux autres. Ça bercer mon adolescence ah ha. C’est des gars super sweet en plus. On les as connus au FestEvil, une semaine avant que le Covid et le confinement embarque. C’est des supers bon jacks, on a ben du fun avec eux autres, on les adores. Il y a aussi Spirit of Rebellion, c’est mes chums aussi. Ils viennent de Rimouski et je viens aussi de Rimouski. Spirit of Rebellion j’ai jouer avec eux autres quasiment 15 ans. […] Je connais le band depuis quand même longtemps. […] Ils (Spirif of Rebellion) vont nous envoyés ça dans les dents, c’est leur lancement d’album et avec le Covid, ça va être une expérience assez incroyable.

Ceux qui vont être là vont vivre un moment historique pour la scène à Québec. Avec le retour d‘Agony, le lancement de l’album de Spirit, ça va être tout un show! […]

Est-ce que The Flaying nous réserve des surprises pour la soirée?
Wil : 
Ben c’est sur que l’ambiance va être spéciale, parce que c’est un cabaret. Je pense que pas mal tous les groupes réservent des surprises. Justement, c’est des surprises.Ah ha […] L’ambiance on va essayer de la rendre quand même adaptée à la situation. C’est surtout ça que je veux lancer comme message aux gens. (Cabaret sanitaire) Il faut quand même s’adapter, faut que les gens trouvent leur compte la dedans aussi. Ils peuvent pas faire de moshpit, faque c’est quand même ça le défi et je pense qu’on va le relever.

Vicky : Merci Wil pour l’entrevue.

Entrevue complète avec Wil :

J’ai aussi discuté à quelques occasions avec Didier Samson, pour prévoir notre couverture de l’événement ainsi que les entrevues, mais aussi pour connaître son impression en tant qu’organisateur d’événement en temps de pandémie.

Dans ce temps de pandémie, organiser un événement comme celui-là ne doit pas être de tout repos, quel a été le plus gros challenge pour l’organisation du « Cabaret of Death? »
Didier : Le plus gros challenge ça été pendant qu’on prévoit l’organisation du concert, ça été de toujours réajuster la façon dont l’événement allait se tenir. Avec les changements qu’il y avaient dans la loi, dans les arrêtés et dans les décrets de la loi sur la santé publique pour le type d’événement. Dans un très cours laps de temps. Donc il y a eue beaucoup de changements sur ce qu’on envisageait comme possibilité de faire pis le gouvernement, bien,plus le temps avançait, plus il y avait des nouvelles règles ou certaines règles changeaient. Ou certaines règles, tout dépendant de l’endroit où on le ferait. S’il avait un permis de bar, si le monde serait assis ou debout. Donc ça été de conjuguer le fait d’organiser un concert avec tout ce que sa implique, mais aussi de le faire entrer dans les règles prévues par les mesures sanitaires.

L’autre défi, c’est justement de sortir un peu les gens de la peur, de justement du fait d’être rassembler pis que même s’il y a de la distanciation, il pourrait avoir une éclosion. Surtout avec ce qu’on entend ces temps-ci, qu’il y a de l’éclosion un peu partout à cause de la rentrée. Donc c’est d’essayer de ramener dans l’esprit des gens, de leur présenter un événement qui va être sécuritaire, ça je pense c’est un des plus gros défi parce qu’on est devant l’inconnu un peu là, mais on respecte toute la loi pis les règles. Ça, ça été le défi d’essayer de faire un marketing. Pis ça la fonctionné, parce que l’événement est Sold out, on a d’ailleurs ajouter des places. Donc je pense que les gens qui viennent sont conscients de la situation pis ça c’est une bonne chose.

Au nom de l’équipe d’Ondes Chocs j’aimerais remercier Didier pour son temps et de nous permettre de couvrir l’événement.

Ne manquez pas le Cabaret of Death du 11 septembre prochain au D’Auteuil de Québec. Agony, The Flaying et Spirit of Rebellion nous réserve une soirée brutale et inoubliable.

Article et entrevue réalisés par Vicky Fillion.