Electric Callboy//Bury Tomorrow//If Not For Me @ Place Bell, Laval – 18 mai 2024

Voici les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Electric Callboy présenté par Heavy MTL et Live Nation à la Place Bell de Laval le 18 mai 2024 et qui mettait également à l’affiche Bury Tomorrow et If Not For Me.

The Hazytones//Bootlegger//Swamped//MOPE @ Cabaret Culturel de Rimouski – 9 mai 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Cynthia Côté lors du spectacle de The HazyTones présenté au Bains Publics – Cabaret Culturel de Rimouski le 9 mai 2024 et qui mettait également à l’affiche Bootlegger, Swamped et MOPE.

 

À Rimouski, le jeudi 9 mai aux Bains Publics – Cabaret culturel, coop de solidarité, a eu lieu le lancement du nouvel album « Porte 666 » de Bootlegger.

C’est devant une salle pleine jusqu’au dernier groupe que les musiciens ont enchainé leurs riffs lourds et pesants pour une soirée stoner.

La soirée débute avec le trio MOPE, du doom grunge de Rimouski et par la suite de ces musiciens sur scène, se sont joints deux guitaristes pour la prestation réunion de Swamped qui offre du stoner doom de Rimouski.

MOPE

 

Swamped

 

 

Bootlegger

Ensuite vient le tour de Bootlegger de monter sur scène. La formation power rock’n roll rimouskoise qui a vu le jour en 2012, en est à leur deuxième album, cette fois-ci en français, suite à Moonshine paru en 2016. C’est sous un éclairage rouge en référence à « Porte 666 » et des solos endiablés, que le groupe a joué l’intégral de cet nouvel album suivi de deux chansons de Moonshine. Le design de la pochette ainsi que de leur merch est celui de l’affiche du show pour vous donner la référence thématique.

 

 

The Hazytones

Pour terminer, avec un jeu d’éclairage hypnotique et répétitif, The Hazytones, du doom métal psychédélique hard rock de Montréal a fait vibrer le sol rimouskois une seconde fois (en décembre 2022, ils ont partagé la scène avec Bootlegger dans cette même salle). Fondé en 2015, ce groupe vient de sortir un nouvel album, Wild Fever, de Black Throne Productions, qu’ils ont joué. Le groupe ainsi que Bootlegger jouait le lendemain à Rivière-du-Loup avec POD Band, groupe Louperivois.

 

Journaliste/photographe : Cynthia Côté

Blind Guardian//Night Demon @ Olympia de Montréal – 10 mai 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Blind Guardian présenté par Extensive Enterprise à L’Olympia de Montréal le 10 mai 2024 et qui mettait également à l’affiche la formation Night Demon.

 

Compte rendu

C’était un vendredi soir occupé à Montréal avec plusieurs spectacles organisés à travers la ville. Blind Guardian, Abbath, Soen et Grimskunk s’assuraient que les metalleux de Montréal et des alentours soient occupés. Mon choix s’arrêta sur le spectacle à tendance power metal avec Blind Guardian et Night Demon dans le cadre de la tournée « The God Machine Tour », présentée par Extensive Enterprise. C’est un Olympia plein à craquer qui affiche complet que se produira le groupe mythique d’Allemagne après plus de 8 ans d’absence. La dernière fois que le groupe s’avait produit dans la métropole était dans le cadre du Heavy MTL en 2016.

 

Night Demon

Night Demon entre sur scène à 20h. Le trio arrive et s’assure de réchauffer la salle avant l’arrivée de Blind Guardian. Directement de la Californie, Night Demon exécute un heavy metal que je pourrais qualifier de simple. Au point de vue instrumental, la mélodie est simple et bien exécutée, mais je ne trouvais pas le « hit factor » qu’il manquait pour que le groupe m’accroche vraiment. En tant que tel, Night Demon est un excellent groupe pour les gens qui aimaient le style, ce n’est juste pas ma tasse de thé. Qualité sonore, nous entendons très bien les instruments et les riffs sont très intéressants. Côté interaction, le groupe n’hésite pas à utiliser la grande scène de l’Olympia pour se déplacer et interagir avec la foule, ce qui rend leur prestation intéressante à ce niveau. Night Demon a pu jouer des chansons de leur répertoire pendant plus de 45 minutes et a su se gagner des fans ! Plusieurs personnes sont allées chercher des gilets à la table de merch ! Bref, un excellent opener, juste pas ma tasse de thé. Je reconnais leur talent malgré tout !

 

 

Blind Guardian

Olé ! Olé ! Olé ! C’est ce que nous pouvons entendre avant l’arrivée de Blind Guardian. La foule était déjà déchaînée même avant que le groupe mette un seul pied sur scène. Abordant la bannière du dernier album nommé « The God Machine » en arrière scène,  la troupe de Hansi Kürsch arrive et commence en force avec la très célèbre « Imaginations From the Other Side ». La foule perd tous ses moyens et chante en unisson le refrain. Nous voyons que le retour de Blind Guardian était plus qu’attendu, l’énergie qui se dégageait de la foule était tout simplement incroyable. Le jeu de guitare est impressionnant et puissant et nous croyons presque entendre la pièce version studio mais joué en live. La voix de Hansi est impeccable et il nous démontre son énorme talent et la variété de son vocal tout au long de leur performance.

Entre les différentes pièces, Hansi n’hésite pas de parler à la foule et faire une petite introduction entre chaque pièce. Moment fort de la soirée, nous avons « The Bard’s Song » chanté en unisson par la foule. Hansi a eu une petite pause et a seulement dû chanter que 2 lignes. Quel beau moment ! Tout au long de la soirée, nous avons des classiques des différentes époques du groupe tels que « Nightfall », « Valhalla » et « Mirror Mirror ». Parlant de Mirror Mirror, cette pièce a été jouée en rappel et était supposée être la dernière pièce de la soirée. La foule scande déjà MAJESTY! MAJESTY ! MAJESTY ! Cette pièce est un incontournable de Blind Guardian étant leur premier vrai classique tiré de leur premier album. Après que Mirror Mirror aille été joué, le groupe se consulte et doit s’être dit en Allemand : « Let’s go les boys, on la joue ! ». Hansi spécifie que cette pièce n’est généralement pas jouée dans les autres villes, mais la foule montréalaise a convaincu Blind Guardian de prolonger la soirée de quelques minutes.

C’est après deux heures de classiques, headbang, bodysurfing et moshpit que la soirée se complète au grand plaisir des fans de Blind Guardian, groupe légendaire qui mérite amplement ce titre. Espérons un retour prochainement et non dans 8 ans comme la dernière fois !

Setlist :

  1. Imaginations From the Other Side
  2. Blood of the Elves
  3. Nightfall
  4. The Script for My Requiem
  5. Violent Shadows
  6. Skalds and Shadows
  7. This Will Never End
  8. Secrets of the American Gods
  9. The Bard’s Song – In the Forest
  10. Time Stands Still (At the Iron Hill)
  11. Lost in the Twilight Hall

Rappel :

  1. Sacred Worlds
  2. The Quest for Tanelorn
  3. Valhalla
  4. Mirror Mirror
  5. Majesty

 

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

Pretty Smile//Violence City//Pretty Smile @ L’Anti-Bar & Spectacles, Québec – 3 mai 2024

Voici le compte rendu de Gabriel Dubé et les photos prises par Marie Bernatchez lors du spectacle de Pretty Smile présenté à L’Anti Bar & Spectacles de Québec le 3 mai 2024 et qui mettait également à l’affiche Violence City et Friandise.

Retour sur le spectacle

Le 3 mai marquait le début d’une série de spectacles tant attendue pour Pretty Smile, entamant leur tournée de trois soirées à L’Anti Bar de Québec, aux côtés de Ti-Bœuf et Friandise. Ayant eu le plaisir d’assister pour la dernière fois à un concert de Pretty Smile à Montmagny durant l’été 2023, j’ai saisi cette opportunité de voir comment évoluait ce groupe. Cependant, une ombre planait sur la soirée alors que Ti-Bœuf était contraint d’annuler leur participation en raison d’une gastro-entérite. Heureusement, Pretty Smile a su rebondir en invitant leurs amis de longue date, Violence City, en remplacement. Une substitution qui a suscité chez moi un vif enthousiasme, car j’avais depuis longtemps le désir de découvrir leur univers musical.

Des entrevues vidéos seront également bientôt disponible avec chacun des bands, n’hésitez pas à les découvrir!

 

 

Friandise

Dès leur entrée sur scène, Étienne, Jean-Christophe et Simon ont immédiatement instauré une ambiance festive et décontractée. Leur énergie contagieuse et leur humour débridé ont rapidement conquis le cœur des spectateurs, qui se sont retrouvés embarqués dans un univers où l’imitation et les anecdotes hilarantes se mêlaient harmonieusement aux mélodies enjouées.

Les chansons de Friandise, à la fois humoristiques et touchantes, ont su toucher une corde sensible chez le public. Leur style unique, oscillant entre folk festif, rock and roll campagnard et musique entraînante, a immédiatement séduit les oreilles les plus exigeantes. Chaque morceau était un véritable cocktail d’émotions, capable de faire rire et réfléchir en même temps.

Ils ont également apporté une interaction dynamique entre le groupe et le public. En séparant la foule en deux sections et en les faisant chanter en alternance, Friandise a su créer une belleconnexionavec le public.

Friandise a su nous surprendre, nous faire rire et nous donner envie de revenir pour une autre performance.

 

 

Violence City

Dans les lueurs vibrantes de la scène, Nicolas, Thomas et Lee ont enflammé les cœurs dès les premières notes de «Mindset of a Killer», leur dernier bijou musical (et très bon «hit» à mes yeux). Nic, le charismatique chanteur et guitariste, débordait d’énergie, une énergie que le public lui a rendue dès la deuxième chanson, encore plus puissante que la première. Malgré le fait qu’il ait été appelé en tant que remplaçant, il était évident que cette jeune formation était ravie d’être là, même si Nic nous a confié sa fatigue lors d’une interview en coulisses. Son contrôle parfait de son art vocal mérite une mention spéciale.

Leur style musical m’a transporté à travers diverses influences, des échos des Smashing Pumpkins aux lignes de basse percutantes de Lee, parfois évoquant Muse, en passant par des vibes à la Gorillaz et Billy Talent avec «Intomy heart», et même une ambiance skateboard avec «Done». La foule, en parfaite synchronisation, a applaudi à l’unisson pour exprimer son appréciation, tandis que le spectacle de Violence City se terminait avec une fin intense et lourde. Le chanteur s’est aventuré dans la foule vers la fin du concert, créant ainsi une ambiance parfaite pour accueillir les têtes d’affiche à venir, Pretty Smile, prêts à nous emporter dans leur univers de jolie sourire.????

En bonus, ils nous ont offert un avant-goût de leur prochain single «Sinner Sea», qui, musicalement, correspondait parfaitement à mes goûts. D’ici à que cette chronique soit publiée, le single devrait être disponible sur toutes les plateformes. Désormais, cette formation prometteuse a une place de choix dans la liste des groupes que je suivrai de près.

 

 

Pretty Smile

Pretty Smile a enflammé la scène avec une performance aussi envoûtante qu’énergisante. Débutant leur set dans une ambiance plus modéré, probablement influencé par le ton plus lourd du précédent groupe, ils ont rapidement captivé l’attention du public avec leur vibe pop-punk explosif.

Rémi, Xavier, Antoine et Alexandre ont livré un show mémorable, enchaînant avec brio leurs meilleurs titres. Un moment poignant est survenu lorsqu’ils ont rendu hommage à Nic de Violence City en lui dédiant «Reset», l’une de leur chanson récente et qui résonne parmi leurs hits aux côtés de «Whatever» et «About That».

Le chant maîtrisé de Xavier a brillé de toute sa splendeur, dévoilant même une facette inattendue avec des nuances de growl, ajoutant ainsi une nouvelle dimension à leur son. Les mosh pits animés ont contribué à maintenir l’ambiance punk survoltée, caractéristique de leur performance.

«Halfway There», un single récent, a su parfaitement captiver le public avec ses mélodies fougueuses, évoquant l’esprit du skate vibe qui les anime. Impliquant la foule dans leur dynamique, ils ont sollicité l’aide du public pour une expérience collective sur «Need You Now» en leur demandant de chanter avec eux.

L’alchimie entre les membres du groupe était palpable, témoignant de leur plaisir évident à jouer ensemble. Un moment hilarant a marqué mon esprit lorsque Xavier a «faussement frappé» Antoine, le bassiste.

Le groupe a également ouvert la porte aux suggestions du public pour le nom de leur chanson «Pinguin», démontrant ainsi leur proximité avec leur fanbase. «About That» a ensuite enchaîné en apothéose, faisant monter d’un cran l’intensité du spectacle.

Shout out à Rémi pour son incroyable performance sur «Whatever», mettant en lumière sa maîtrise de son rôle au sein du groupe. Les solos des guitaristes étaient également à souligné. PrettySmile a clôturé cette soirée épique avec «SomeoneElse», offrant ainsi un final mémorable à ce lancement de tournée.

Pour les fans qui en redemandent, rendez-vous à Sherbrooke et Montréal pour les prochaines étapes de cette aventure musicale. Espérons qu’ils auront la chance d’être accompagnés de Ti-Boeuf cette fois-ci.

-Journaliste: Gabriel Dubé
Photographe: Marie Bernatchez

Abbath///Black Anvil//Imperial Triumphant//Final Gasp @ La Source de la Martinière, Québec – 9 mai 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Abbath présenté par District 7 Production à La Source de la Martinière de Québec le 9 mai 2024 et qui mettait également à l’affiche Black Anvil, Imperial Triumphant et Final Gasp.

 

Retour sur le spectacle

La soirée tant attendue du spectacle d’Abbath arriva enfin à La Source de la Martinière dans le cadre de la tournée « Dread Reaver North America 2024 » avec les formations Black Anvil, Imperial Triumphant et Final Gasp, le tout organisé par District 7 Production. Originalement prévu au Théâtre Capitole, ce n’est qu’une semaine avant le spectacle que la salle changea d’emplacement pour le lancement de la tournée. Est-ce que le transfert aura eu un effet négatif sur la qualité du spectacle ? Élaborons sur le sujet.

 

Final Gasp

Final Gasp entre pour présenter leur death’n’roll, si l’on veut appeler ça de même. Ayant des influences de black metal et death metal tout en ayant un style plus « gothic metal », le groupe originaire de Boston m’a accroché par moment. Des passes bien sympathiques m’ont rappelé le groupe Tribulation au niveau des riffs de guit et les blastbeasts. Déjà, la foule est tranquille et écoute avec attention le groupe qui est totalement coincé sur la scène. La scène de La Source est vraiment petite avec tous les instruments déjà installés d’Abbath (caisse de son, drum, etc). Malgré le manque d’espace, je retiens le nom de Final Gasp et j’espère les revoir dans une salle plus grande en ouverture d’un autre groupe.

 

 

Imperial Triumphant

Imperial Triumphant arrive à leur tour sur scène. Entrant à travers la foule qui a dû faire un couloir pour que le groupe puisse entrer sur scène. Imperial Triumphant a un univers bien propre à eux. Ayant des masques dorés qui nous rappellent un peu des masques égyptiens, le trio de New-York nous  plonge dans leur univers. Ayant déjà entendu ce groupe à multiples reprises, les voir était tout simplement du bonbon à mes yeux (et oreilles!). Oeuvrant dans un style avant-garde, parfois technique, parfois black metal, le groupe m’a tout simplement ébloui de tous les aspects. Chaque chanson possède son propre petit quelque chose. Encore une fois, revoir ce groupe dans une plus grande salle serait encore plus intéressant car le groupe se pile encore sur les pieds. La foule, encore une fois tranquille, a regardé avec attention Imperial Triumphant. Ce groupe est tout simplement mon coup de cœur de la soirée et j’en aurais pris encore plus. Je les aurais mis avant Abbath afin de leur permettre de jouer plus longtemps au lieu de Black Anvil. Bref, c’est encore sous un couloir dans la foule qui s’est formé qu’Imperial Triumphant retourne « backstage » (c’est à dire monter les marches vers une salle en haut de la Source). Excellent prestation!

 

 

Black Anvil

Black Anvil est le prochain groupe avant l’arrivée de la légende Abbath. Black Anvil nous offre une excellente performance qui me semblait assez rapide et courte. Pour un groupe avant la tête d’affiche, on aurait cru que leur set était de 30 minutes seulement (ce qui explique pourquoi Imperial Triumphant aurait dû être avant Abbath). Black Anvil nous offre un black metal avec des influences de thrash metal nous rappelant un peu le groupe Goatwhore. Comme les autres groupes, Black Anvil reste statique vu l’immense matériel d’Abbath déjà sur scène. Il est intéressant de remarquer par contre que le drummeur effectuait le vocal par moment. Encore une fois, la foule reste tranquille et quelques headbangs s’effectuent par-ci par-la. La Source commence à se remplir de plus en plus et il commence à faire de plus en plus chaud! On sent que l’heure de la légende norvégienne est sous peu.

 

 

Abbath

Après plusieurs heures (et journées) d’attente, Abbath vient s’installer avec son groupe sur scène. L’ambiance change totalement d’atmosphère, c’est une Source de la Martinière complètement disjonctée qui s’empare de la place. Le headbang se fait aller en avant et un énorme moshpit se fait aller au milieu de la foule. Le monde est déchaîné ! Fidèle à ses habitudes, Abbath ne cesse de nous faire rire avec ses faces légendaires, ses calls tout simplement loufoques et tout ce qui a fait de lui une légende. La scène maintenant dégagée du matériel des anciens groupes, la troupe d’Abbath possède plus de places pour se promener sur la mini scène de la Source. Ce gars-là est un vrai showman, un frontman qui ne se prend pas au sérieux lorsqu’il interagit avec la foule. La foule en redemande de plus en plus. Nous avons également droit à plusieurs pièces de son ancien groupe Immortal, groupe dont il a fait parti pendant presque l’entièreté de sa carrière. Les pièces « In My Kingdom Cold », « Tyrants », « One By One » y sont jouées. Le clou du spectacle a été de finir la soirée avec la pièce « Withstand the Fall of Time », tiré de l’excellent album At the Heart of Winter.

Malgré le changement de salle, j’avais un doute sur la réaction d’Abbath. Est-ce qu’il aurait eu une attitude négative vis-à-vis ce changement de dernière minute ? Aucunement ! Nous avons eu du Abbath pur et dur. Il semblait plus qu’heureux de s’exécuter dans une place plus petite ce qui pouvait peut-être lui sembler un show plus intime. Malgré l’énorme chaleur qui se faisait ressentir à la Source, nous avons eu droit à un spectacle d’Abbath en formule « intime  » si l’on veut appeler ça de même. La place était pleine à craquer et le changement de salle était plus que bienvenue afin d’éviter l’annulation du spectacle. La seule chose qui manque vraiment à Québec est une salle d’une capacité de 500-600 personnes.

Finalement, c’est avec un sourire que je quitte la Source (et un dos détrempé vu la chaleur là-dedans) et je me dit que j’ai pu voir Abbath nous effectuer des classiques d’Immortal sans oublier les excellentes pièces de son dernier album « Dread Reaver », album qu’il fait la promotion lors de cette tournée.

Abbath, c’est tout un personnage mais avant tout, c’est un homme crabe.

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

Rencontre avec Mathieu Duguay : l’univers des bands vs la production musicale

L’univers des bands

Mathieu Duguay, originaire d’Abitibi Rouyn-Noranda, passant son adolescence à Rimouski (ayant son premier band punk à l’âge de 12 ans) et au début de l’âge adulte, s’installant à Sherbrooke pour des études en musique jazz au Cégep de Sherbrooke. C’est à cette époque qu’il fait partie du groupe Half Baked avec qui il a acquis ses expériences de la scène, fait beaucoup de route pour des shows et réalisé deux albums. De retour à Rimouski, depuis 20 ans, il a été dans une dizaine de formations, passant de bands punk, ska, indie rock à métal symphonique et des bands hommage. Il est actuellement membre guitariste de Vortex (symphonic death metal) et The Moderns Sins (indie rock). Pour l’album Lighthouse parru en 2018 de Vortex, Mathieu a apporté l’idée d’une touche de clavier pour donner une sonorité plus symphonique à la formation et il a commencé à explorer ses logiciels d’orchestre.

La production musicale indépendante

Pour ceux qui se pose la question, Mathieu me mentionne que l’univers des bands et celle de la production sont complètement différent. Depuis 2019, il se consacre à son rêve qui est de produire des trames sonores pour des films et des téléséries. Au fil des ans, il a acquis de l’expertise dans le domaine en effectuant des recherches sur le sujet, dont beaucoup d’écoute de bandes annonces pour développer davantage son oreille et a obtenu l’aide de mentors dans le milieu. Il m’explique sommairement tous les aspects de ce nouvel univers muscial, mais il pourrait en jaser des heures et des heures, on sent la passion vibrer en lui. En cinq ans de travail, il a dans son répertoire environ 400 chansons placées dans diverses librairies musicales à des fins de production pour la télévision, la publicité et les médias. Pour le moment, la plupart de sa musique est utilisée pour la télévision à l’international, particulièrement pour des émissions difussées en Allemagne, en Italie et en Autriche. Cela reste un hobby (il adore composer) qui lui rapporte des sous, mais il aimerait vivre de ses créations et se démarquer parmi les grands de ce monde.

Ayant un emploi du temps très occupé, c’est un gros défis au quotidien pour lui de devoir gérer son temps avec un emploi à temps plein, ses bands actifs, sa production de musique indépendante et sa vie sociale, chapeau! Petite anecdote, on a profité de l’annulation d’une de ses pratiques de bands pour obtenir cet entretien avec lui.

Pour terminer, comme un solo de guitare endiablé, voici des questions en rafale :

Question: Est ce qu’il t’est déjà arrivé un oubli avant un show?
Réponse : Il m’est déjà arrivé d’oublié d’avoir un show haha De recevoir un appel, un samedi matin me disant: «Mat, tu es où? On part dans x minutes, on a un show ce soir à un endroit x»
**Mathieu a de trois à quatre bands actifs, il a même déjà eu huit bands en même temps durant une période de sa vie.

Question: As-tu un rituel avant un show?
Réponse : Non, je n’ai pas de rituel ni de gestion de « stress » avant un show.
**Pour ceux qui ont déjà croisé ou contoyé Mathieu, vous constaterez qu’il est un homme très zen et en contrôle de lui même.

Question: Quelle est la toune que tu préfères jouer à la guitare?
Réponse : Il n’y a pas de toune en particulier, mais j’aime jouer des pièces de guitare flamenco avec ma guitare sèche cheap à 60$.

Question: As-tu un autre talent musical, autre que le drum, la bass, la guitare et le chant ?
Réponse : Le piano un peu que j’ai dû apprendre pour la composition de mes trames sonores, mais je ne me considère pas comme un pianiste.

Question: Qu’est-ce que tu aimerais réaliser dans l’univers musical que tu ne l’as pas déjà fait?
Réponse : Mon rêve c’est vraiment au niveau de ma carrière de compositeur de musique, qu’on utilise mes compositions pour une bande-annonce d’un gros film américain.

Question: Quel est ton ou tes groupes préférés?
Réponse : Pour le punk : NOFX, (il a d’ailleurs un band hommage à NOFX).
Pour les années 50-60 : les Beatles (qu’il a déjà fait partie d’un band hommage aux Beatles).
Pour le métal black : Dimmu Borgir qui fut une grande influence pour l’orchestrale
Pour le rock indie : The Weakerthans
Pour le rock progressif : Dream Theater avec John Petrucci qui fut son inspiration comme guitariste et du côté bande annonce, jeux vidéo.
Télé : Thomas J. Bergersen qui l’inspire beaucoup.

Question : Parmi tous les endroits que tu as donné une prestation, as-tu une salle préférée ou un endroit?
Réponse : Rock Fest Montebello, jouer dehors devant plus de 120 000 personnes juste avant Rammstein et de pourvoir jouer parmi des grands noms de la scène internationnale. WoW!

Merci Mathieu pour cet entretien, ce fût un plaisir d’en apprendre d’avantage sur l’univers de la composition musciale.

Vous pouvez suivre sa carrière musicale et ses projets ici :
Mat Dug Music | Vortex | The Modern Sins | Heavy Drunking Zoo

-Entrevue réalisée par Cynthia Côté