Alestorm//Twilight Force//Greyhawk @ Place Bell, Laval – 19 mai 2026

Voici le retour et les photos prises par Simon Meunier lors du spectacle de Alestorm présenté par Heavy MTL, Evenko & Extensive Enterprise à la Place Bell de Laval le 19 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Twilight Force et Greyhawk.
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Une soirée entre dragons, pirates et soleil d’été

18h30. Y’a encore du soleil dehors et la salle est loin d’être pleine. Partir tôt un beau soir d’été pour aller voir du métal, ça demande une certaine conviction. Mais bon, on est là, et c’est parti.

Greyhawk

Première fois que je vois Greyhawk. La salle se remplit tranquillement, le pit est à moitié vide, mais le band s’en fout complètement, ils donnent tout pareil. C’est rafraîchissant. On sent que ces gars-là aiment ce qu’ils font peu importe le nombre de personnes devant eux. Petit détail qui m’a suivi toute leur set : un des guitaristes ressemble de façon troublante au père de Drago Malfoy. Voilà, c’est dit.

 

Twilight Force

C’est comme un Disney on Ice, mais GN et métal. Vraiment,  ces gars arrivent avec leurs costumes, leur univers de donjons et dragons, et ils t’embarquent complètement. C’est flamboyant, c’est assumé à 100%, et franchement ça marche. Grosse surprise de la soirée pour moi. On rit, on headbang, on se demande si on est à un concert ou dans une campagne de D&D. La réponse c’est les deux.

 

Alestorm

Si Twilight Force nous a emmenés en terre de fantasy, Alestorm nous a carrément balancés par-dessus bord en pleine mer des Caraïbes. Les pirates savent exactement ce qu’ils font : faire participer la foule, et ils le font avec une maestria déconcertante. La crowd? Du bonheur pur. Les gens chantent à tue-tête, les rames se lèvent, les corps volent en body surf. La communion est totale. Et pour couronner le tout, un **wall of death épique**. Une bataille rangée digne des grandes batailles navales que le groupe chante si bien.

Belle soirée. Trois bands, trois univers complètement différents, zéro temps mort. Si t’as manqué ça, t’as manqué quelque chose.

-Simon Meunier
Texte et Photos

Miserere Luminis//Délétère//Janvier @ Piranha Bar, Montréal – 22 mai 2026

Voici les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Miserere Luminis présenté par Sepulchral Productions au Piranha Bar de Montréal le 22 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Délétère et Janvier.

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Miserere Luminis

 

 

Délétère

 

 

 

Janvier

-Photographe: Martin Desbois

Sonum Fest 2026 @ Québec – 15 au 17 mai 2026

Voici le retour complet de notre chroniqueur Christian Lamtohe sur l’édition 2026 du Sonum Fest de Québec qui a lieu au Studio Sonum du 15 au 17 mai 2026 et qui mettait à l’affiche une quantité impressionnante de formation québécoise underground.

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Jour 1 – 15 mai 2026

Nous revoilà pour l’ouverture de la troisième édition du Sonum Fest, au Studio Sonum, 25 Bigaouette à Québec city. Plusieurs formations de cette ville-ci sont présentes en fin de semaine, d’autres viennent de loin, pour participer à ce bel événement annuel, qui met en valeur, en grande partie, nos formations de l’underground. Elles viennent nous partager, leur musique, leur talent et leur détermination à s’imposer dans ce monde artistique sans pitié, mais toujours ouvert à nous éblouir, entre autre, face à notre culture québécoise. Des noms reconnus, des surprises, des découvertes, des rencontres, des rires et une couche formidable de passion, voilà ce qui décrit bien le Sonum Fest. Toujours dans une approche de simplicité et de camaraderie, un festival où l’on se sent chez soi et qui, année après année, devient un incontournable. Maintenant, parlons des formations musicales qui entament cette première journée de festival au cœur de la capitale. 

 

Tête Volante 

Voilà, la Tête Volante prend son envole, Tomy et Jony, duo qui s’échange leurs instruments lors de leur prestation en plus d’être au chant tous les deux. C’est avec la chanson Thérèse, qu’on part le bal. Cette chanson se veut un hommage à Thérèse Drago, connue, entre autres, pour être tenancière du bar La Grande-Hermine sur Cartier. En avance sur son temps, elle fut considérée comme ‘’la travailleuse sociale’’ de l’underground…belle façon de commencer la journée n’est ce pas? On y va avec une folie de distorsion, mais aussi on prend le temps de communiquer avec les premiers festivaliers. une chanson qui m’interpelle: Fond de Tonne, qui aura toute une signification lors de la soirée…mais ce qui se passe au Sonum, reste au Sonum. On s’amuse et on partage, un bon moment pour en terminer avec leur chanson titre: Tête Volante. Ils n’ont pas encore d’album, mais ça ne devrait pas tarder…pour les intéressés, allez voir ce qui est à votre disposition sur bandcamp! 


 

La Discorde 

Cette formation de Montréal et St-Jean-sur-Richelieu, est un coup de cœur, en ce début de journée. Cette façon qu’ils ont d’assembler leur musique avec la violoniste Marie-Ève Dubois, qui va dans un folk-classique, mixé à leur rock, m’épate franchement. Avec Drogue Deux, pièce dynamique dans sa rythmique. Fuck up Louis, chanson sur les mésaventures d’une personne schizophrène, nous transporte dans un monde où la logique n’est pas demandé, et que dire de Holy Hour (The Cure), remit à leur sauce; une version qui passe très bien et est apprécié par par les curieux comme moi. 8080, une pièce spéciale pour moi avec un mouvement de nostalgie et une connexion avec violon et cloche à vache au drum…et la combinaison fonctionne à merveille…rien de trop beau pour mes oreilles. Pour ce qui est d’Astro, pièce amusante et vibrante et Roulette Russe avec son feeling de fanfare rock, le temps passe rapidement pour en venir à ma chanson préférée du lot: Surmultiplié, un groove du tonnerre, j’adore. J’ai envi de les revoir rapidement, La Discorde…retenez le nom!


 

 

Overlap 

Cette formation de Québec existe depuis 2015. Hugo Goyet, par sa voix glam, me transporte dans une autre époque des bands du genre de Boston, Journey, et autre du genre, tout en ayant son cachet propre. Leur rock plus alternatif que les groupes cités donne une belle attitude au ton générale de leur prestation. Going In, déjà, nous donne un bel aperçu de la qualité et du corps, de la substance et de l’énergie qu’ils vont déployer. Dark Road est explosive, Flight 808 va dans l’émotion et Zombie State; funky, qui s’approche d’un post prog bien ficelé. En gros, Overlap est un groupe de rock canadien qui sait se transporter dans nos oreilles et dans notre monde des émotions. Leur prestation se termine avec une demande de rappel général…mais bien sûr ça ne sera pas possible, mais on va les revoir, ça je ne m’en inquiète pas du tout. 


 

 

The Under Score 

Un rock avec attitude, un peu plus crasseux et surtout, parfait pour la longue route dans un bolide avec un moteur qui ronronne. Oui, c’est l’image que j’ai quand j’écoute The Under Score…ça me donne le gout de brûler des pneus sur le Highway. Avec Gary the Cockroach, Bobble Head et Rocking Chair, on ne peut arrêter de se sentir ‘’bad ass’’ et on se retrouve devant une troupe, une machine bien ‘’huilée’’ de part leur performance d’équipe. Dites-moi pas que vous avez manqué cela? Et bien pour les non-présents sachez qu’ils seront au Montecristo de Sainte-Thérèse (samedi 11 Juillet) et seront accompagnés d’Evidence 42, une autre formation que j’ai hâte d’écouter en fin de semaine. Pour en revenir au spectacle, le tout se termine avec The Fate, un slow pour rocker, une balade qui nous rappelle que même si on est un ‘’bad guy’’, on a toujours une place plus ‘’soft’’ à exploiter. J’en profite du même coup pour vous parler du bassiste Guy Léonard et vous inviter à l’écouter sur les ondes de LCRS Musique Rock Québec: Les Découvertes de Ti-Guy, tous les mercredis…ça c’est rock! 


 

 

Still to Find 

Quand on parle d’une formation qui fait de l’alternatif pop punk rock, je me demande à quoi ça peut bien ressembler. Alors la prestation de ces montréalais de Still To Find, me l’ont expliqué en musique et oui ça a tout son sens. Une musique accessible, punchée, dynamique et qui surtout rayonne par son ambiance positive. On tombe rapidement sous le charme du vocale de Fatima Ba et sur l’orchestration qui l’entoure. Just Kids, un rock tout en douceur et dansant ouvre la marche de leur démonstration sur la plateforme du Sonum. J’adore l’énergie de A Thousand Souls et de Devil in a Fairy Tail. Ils nous captivent et font danser, sous une vague d’ondes libératrices d’un printemps ensoleillé. J’ai conclu aussi que The Hell Song était la touche parfaite pour terminer leur spectacle, qui nous laisse avec un superbe souvenir de leur passage. 


 

 

Castor 

Pardon! Déjà. le headliner!!! Mais que ça passé rapidement. Un band doublement emblématique de notre rock québécois. On m’en a parlé, on me les a vanté; il est temps pour moi de les voir et entendre, j’ai hâte de vivre l’expérience de ces rongeurs de rock! Ça commence bien avec le titre Tiens ma bière, un rock sans compromis, avec une touche The Cult dans son ambiance. Ce que j’adore sur Castor c’est les décisions prises dans la construction de leur pièce, la force groovy de la basse de Thomas Guérette, les solos percutant de Nicky Lapointe, de William Samson à la batterie qui nous rappelle clairement qu’on est dans un show rock et de Shaun Lavallée avec toute son attitude de frontman qui a ce petit je ne sais quoi à la Lucien Francoeur dans son audace. Tous, nous transportant dans leur monde où ça punch peu importe le style qu’ils nous livrent. Qu’on soit dans le rock pur, ‘’bluesé’’ ou avec une touche de reggae, c’est accrocheur et ça me donne le goût d’en parler à tous les bookers de mon patelin (Trois-Rivières). Castor, oui messieurs, ça te termine bien une soirée. C’est avec Fin de Semaine que se termine la première soirée du Sonum Fest et oui, je suis vraiment excité de voir ce qui suit, mais encore bravo à Castor pour avoir créé un moment spécial sur une scène de l’underground. Rock on! 


 

Six formations ce soir, demain la grande journée, soit onze formations…ouf. Mais ça sera bien sûr dans une autre chronique qui suivra celle-ci très rapidement. 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground 

Tu veux en écouter plus? Tu veux contribuer au succès des bands de l’underground? Voici des liens juste pour toi! 

Tête Volante
https://tetevolante.bandcamp.com/track/dow 

La Discorde
https://open.spotify.com/artist/7tLbUNc4XLMwPlRytDiENI

Overlap
https://www.youtube.com/@overlapmusicband 

The UnderScore
https://theunderscore1.bandcamp.com/music 

Still to Find
https://open.spotify.com/artist/58Am7d9fupRxFz44zIV9RE

Castor
https://www.facebook.com/castorGroupeRock/

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Jour 2 – 16 mai 2026

Bientôt en ligne!

Jour 3 – 17 mai 2026

Bientôt en ligne!

Entrevue: DEADWOOD – Retour sur leur tournée européenne

DEADWOOD : retour sur leur tournée européenne

Pour donner suite à l’entrevue réalisée par ma collègue Vicky avec le groupe deathcore montréalais Deadwood, je me suis entretenue avec Fred Element pour discuter de cette première tournée européenne : 13 shows en 16 jours (du 18 avril au 2 mai 2026).

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Cynthia : Est-ce que vos appréhensions étaient trop grandes ou pas assez vs la réalité ? Comment l’avez-vous vécu ?

Fred : On s’entendait pas à jouer dans des aussi grosses salles. Ça nous a surpris, car c’était notre première fois et on ouvrait les shows. À Paris, on était la tête d’affiche et on a été surpris, car c’était casiment plein, très différent du reste de la tournée. 

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Cynthia : Comment le public européien vous a-t-il reçu? Le crowd était-il bon?

Fred : Oui, en général le crowd était bon, mais il y a un show que ce n’était pas ce à quoi le public s’attendait pour le style de musique. C’était des bands de death métal et nous on était du deathcore. Mais, ce fût une bonne surprise pour plusieurs qui nous connaissaient pas. Ils sont venus nous voir à la fin pour jaser avec nous. 

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Cynthia : Est-ce la première fois que vous partagiez la scène avec ces groupes?

Fred : Oui, on avait jamais joué avec Monstrosity c’est du death metal légendaire de Floride, Bio Cancer du thrash metal de la Grèce et Reject the Sickness du death metal melodic de Belgique. C’était super, on se sentait à notre place de jouer avec ces bands professionnels. 

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Cynthia : Est-ce que le fais que vous ouvrez, avec 30 mins de prestation, vous a aidé à tuffer la run comme on dit ? 

Fred : On aurait été capable de faire beaucoup plus. On avait du gaz en masse. À Paris, on a joué 50 mins. C’est sur qu’on était fatigué un peu, à cause du décalage horaire. C’était tuff pour sa.

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Cynthia : Quels ont été vos meilleurs shows?

Fred : On a eu trois shows qu’on était très satisfait, dans le sens que quand tu ouvres dans des grosses salles, le monde prend du temps avant d’arriver sur place. À Genève c’était super bon. À Paris on ne pensait pas remplir la place, c’était plein. Et en Allemagne, on ouvrait et il y avait déjà du monde pour nous autres, le monde savait qui on était là-bas.

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Cynthia : Avez-vous eu le temps de faire du tourisme ? 

Fred : On a fait une demi journée à Paris, une autre demi journée à Bruges et une journée complète a Amsterdam. La tournée était dans des quartiers pas très touristique, plutôt dans des arrondissements ou des quartiers industriel, mais avec de grosses salles. J’aurai aimé être un peu plus dépaysé. Je m’attendais à ce que c’était plus Europe, mais j’ai trouvé que ça ressemblais plus à Brossard. Par contre, Paris, les Alpes c’était magnifique. 

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Cynthia : Une anecdote vécue durant votre tournée ? 

Fred : On est allé visiter Heineken à Amsterdam. On s’est faite faire des bières à l’effigie du band. Stéphane a ramassé les bieres et mis dans un sac de papier. On est allé diné au restaurant et ensuite on est parti. C’était la fête du roi avec 500 000 personnes dans les rues cette journée là. On marche et Stéphane nous a pris en photos, mais on voyait qu’il n’avait rien dans ses mains. Il avait oublié les bières au resto. On a dû retourner sur nos pas pour les retrouver. Personnes n’y avaient touché haha

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Cynthia : À quel endroit souhaiteriez-vous aller pour votre prochaine tournée ? 

Fred : On regarde pour retourner en Europe. On est déjà entrain de planifier ça, mais plus stratégique.  On a fait le grand tour cette fois, mais la prochaine fois on vise plutot l’Allemagne, la France et l’Italie. Pour avoir un crowd différent plus dans notre style musical, de quoi qui nous resssemble, on s’est fait un nom. 

Vous pouvez voir leur Europe 2026 Vlog Tour qu’ils ont publié durant leur tournée et leur tout dernier clip, Blasphemy, avec la venu de leur nouveau vocal, Jean-Christophe, aussi vocal pour Unpunished

Vous pouvez voir Deadwood en show cet été :
Gaspesian Metal Fest le 5 juin prochain à Matane
Festival Underground le 17 juillet à Waterloo

-Cynthia Côté

**Photos tirées du Facebook de Deadwood**

Electric Callboy//Polaris//Scene Queen @ Place Bell, Laval – 15 mai 2026

Voici le retour de Phil Grondin et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Electric Callboy présenté par Heavy MTL, EvenkoLive Nation à la Place Bell de Laval le 15 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Polaris et Scene Queen.

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Retour sur le spectacle

Habits fluos, peignures dignes des années 80 et glowsticks en mains, voici la thématique de la soirée alors que le flamboyant groupe Electric Callboy s’arrêta à la Place Bell dans le cadre de leur tournée « Tanzneid World Tour » avec artistes invités Polaris et Scene Queen. Le spectacle, originalement prévu pour le jeudi, a dû être déplacé le vendredi vu la finale en série éliminatoire de l’équipe féminine de hockey « La Victoire de Montréal ». Ceci n’a pas arrêté les gens de se déplacer en grand nombre pour faire le party !

Scene Queen

Scene Queen est le premier groupe à venir s’installer sur scène afin de réchauffer la salle. Après avoir lu un peu sur cette chanteuse, elle se voit comme celle ayant inventé le « bimbocore », une sorte de metalcore avec des thèmes féministes. Après sa prestation de 30 minutes, je peux vous assurer qu’elle assure ce style nouvellement inventé alors que c’est cru et vulgaire, et j’aime ça ! De son vrai nom Hanna Rose Collins, elle est accompagnée de musiciens au drum et à la guit afin de présenter ses pièces.

Lors d’une pièce, elle invite même le monde à twerker en circle pit. Assez ingénieux, jamais je n’aurais pensé à ça ! Avec des titres comme « Mutual Masturbation », « MILF » et « Pink G-String », le but de Scene Queen est de provoquer et ça fonctionne haut la main. On aime ou on n’aime pas. De mon côté, j’ai apprécié ce qui nous a été présenté. C’était amusant et agréable afin de mettre la table pour Polaris et Electric Callboy. Une bonne première partie qui a su me faire sourire à plusieurs occasions.

 

 

Polaris

Polaris, groupe metalcore australien, est venu nous présenter du matériel de leur plus récent album « Fatalism », sorti en 2023 ainsi que quelques pièces de leurs deux autres albums. Ne connaissant aucunement Polaris outre le nom, les australiens m’ont agréablement surpris. L’énergie était au rendez-vous et le chanteur, Jamie Hails, n’hésite pas de nous partager cette énergie alors que les moshpits n’ont pas arrêté ainsi que les body surfings.

En ouvrant avec la pièce « Dissipate », la table était déjà mise pour les 45 prochaines minutes. Du lourd, de l’intensité et des breakdowns bien placés et garochés dans notre face. Polaris a été une belle découverte pour plusieurs, moi inclus. Un bon groupe qui a su réchauffer le parterre et les gens dans les estrades avant l’arrivée d’Electric Callboy, la machine de guerre du party.

Setlist :

1. Dissipate
2. Inhumane
3. The Remedy
4. Overtflow
5. Masochist
6. All of This is Fleeting
7. Hypermania
8. Nightmare

 

 

Electric Callboy

PARTY TIME ! C’est ce que je me suis dit à la seconde que l’énorme drapeau qui cachait la scène est tombé pour laisser place à Electric Callboy. Avec la pièce « TANZNEID » qui ouvre le bal, nous voyons les meilleurs mouvements de danse dignes d’un rave electro metal. Le groupe est en pleine forme et a eu le temps de recharger les batteries suite à la journée de congé forcé qui a été imposée suite à la victoire de l’équipe féminine de hockey.

Écran géant en arrière de la scène afin de montrer la thématique de la chanson jouée, confettis lancés sans arrêt, lumières multicolores, c’est une véritable fête et piste de danse sur le parterre. La Place Bell est littéralement devenue une séance d’entraînement (workout) pour n’importe qui sur le parterre. Ça brassait ÉNORMÉMENT.

Electric Callboy est reconnu pour son énergie et son enthousiasme contagieux. Ceci ne fait pas exception à la règle quand on a la chance d’entendre des pièces comme « Tekkno Train », «Hypa Hypa», « Elevator Operator », etc. Electric Callboy déborde de chansons entraînantes et qui sont considérées déjà comme des classiques par le groupe. Nous avons même eu le droit à une chanson jouée de façon acoustic au beau milieu de la scène, beau petit moment de détente et apprécié.

C’est avec les pièces « RATATATA », chanson iconiquement en duo avec le groupe BABYMETAL, « Spaceman » et  « We Got the Moves » que la soirée se termine. Est-ce que je vais retourner voir Electric Callboy la prochaine fois qu’ils seront de passage au Québec? Assuré à 100%. J’ai trippé comme ça se peut pas. C’est le genre de groupe qui nous fait sourire et qui fait du bien à l’âme.

Le spectacle maintenant terminé, la foule peut retourner mettre leurs habits fluos et leurs costumes dans le garde-robe jusqu’à leur prochain passage. WOW ! C’était coloré. J’ai adoré !

Merci à Heavy MTL et Evenko pour le spectacle !

Setlist :

1. TANZNEID
2. Still Waiting (Sum 41 cover)
3. Tekkno Train
4. Hypa Hypa
5. MC Thunder
6. Neon
7. Pump It
8. Hurrikan / Overkill / All the Small Things / Bodies
9. Revery
10. Hypercharged
11. Mindreader
12. Monsieur Moustache / Muffin Purper-Gurk / We Are the Mess / Crystals
13. Drum Solo
14. Fuckboi (Acoustic dans la foule)
15. Everyime We Touch (Maggie Reilly/Cascada remix)
16. MC Thunder II (Dancing Like a Ninja)
17. Elevator Operator

Rappel :

18. RATATATA (BABYMETAL présent à l’écran)
19. Spaceman
20. We Got the Moves

(Pascal Schillo, guitariste du groupe, a du s’absenter pour le restant de la tournée pour des raisons familiales)

-Phil Grondin
Photos: Emilie Hould

 

Cattle Decapitation//Brujeria//No Cure//Knoll @ Salle Montaigne, Québec – 4 mai 2026

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de Cattle Decapitation présenté par District 7 Production à la Salle Montaigne de Québec le 4 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Brujeria, No Cure et Knoll.

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Retour sur le spectacle

De la brutalité entre les murs du Cegep Limoilou, c’est pas ça qui manque ces temps-ci ! Alors que la tournée d’Archspire s’est arrêtée à la Salle Montaigne samedi le 2 mai 2026, c’est maintenant au tour de Cattle Decapitation et la tournée « 30 Years of Inhumanity Tour » de s’arrêter à Québec. Accompagné des formations Brujeria, No Cure et Knoll, la tournée célébrait les 30 ans de Cattle Decapitation. Présenté par District 7 Production, le show se voit une belle occasion de faire une petite pause de la fin de session du Cegep ! Pourquoi pas aller dans un moshpit et se faire aller la crinière entre deux petites sessions d’études ?

 

Knoll

Unique, c’est le premier mot qui me vient en tête pour décrire Knoll. Qualifié comme étant du grindcore à tendance death metal et du noise nous rappelant les groupes Full of Hell ou bien Portal, Knoll a su nous transporter dans son univers. Avec presque aucune lumière dans la salle à part quelques petits lampadaires éparpillés partout sur la scène, Knoll m’a été vraiment surprenant à tous les niveaux.

Autant je trouvais le concept unique, autant la musique nous transporait dans un monde à part. On aurait dit que l’on faisait un trip de mush dans une salle de Cegep, MALADE ! Le chanteur, James Eubanks, en a même profité pour mettre une ampoule dans sa bouche (ou du moins, on aurait dit que…). Côté mise en scène, rien de négatif à dire. C’est réussi sur toute la ligne.

Côté musical, c’est du grindcore avec du noise à l’état pur. C’est rapide, c’est « raw », et il a un petit côté de distortion avec l’électronique que James n’hésite pas à utiliser à l’occasion. C’est intéressant et une bonne première partie !

 

 

No Cure

Du hardcore à l’état pur, c’est ce que No Cure est. Dès les premières notes, le chanteur Blaythe Steuer (qui est habillé en gros manteau d’hiver avec des lunettes de soleil ?! T’as si froid que ça ? Veux-tu que l’on monte le chauffage ? Hahaha) demande à la foule de faire du stage diving. Ça l’a été réussi… plus ou moins. Seulement 3 courageux ont fait du stage diving. Disons qu’un show de Cattle Decapitation, c’est pas Terror ni Get the Shot. Au moins, il aura essayé !

Par contre, le pit part assez vite merci. C’est violent, TRÈS VIOLENT ! Le pit est commencé pour la soirée et ne va pas s’arrêter une seule seconde. Musicalement parlant, wow ! J’ai été grandement impressionné du groupe. No Cure, ca rentre au poste comme on dit ! Simple et efficace, ca niaise pas.

Actif depuis 2021, No Cure va être un groupe à surveiller dans la scène hardcore. Ils sont très prometteurs. Les revoir avec une tête d’affiche hardcore, OUPELAI ! Espérons les revoir bientôt !

 

 

Brujeria

Directement de Los Angeles en Californie, Brujeria vient nous présenter un mélange de death/groove metal mélangé au grindcore à l’occasion. Ne connaissant aucunement le groupe mais ayant vu le nom passer souvent, enfin je vais pouvoir me faire ma propre idée de Brujeria.

Alors que la majorité des pièces sont chantées en espagnol ainsi que les interactions avec la foule, le groupe mise sur une setlist axée sur les 3 premiers albums alors que la plupart des pièces jouées proviennent de leur deuxième album « Raza Odiada ». Brujeria, c’est une machine de guerre ! Wow ! Ils ont du charisme et une énorme présence sur scène alors qu’ils abordent chacun une casquette avec le logo du groupe ainsi qu’un bandana au visage.

Brujeria a malheureusement perdu deux membres en 2024 des suites de problèmes au cœur et en plus, c’était deux chanteurs du groupe. Le chanteur actuel, El Sangrón, n’hésite pas à dédier une pièce aux deux membres défunts. Bien sûr, j’aurais aimé savoir le titre de la pièce qui leur a été dédié mais je ne parle pas bien espagnol, en tout cas, pas aux dernières nouvelles. Par contre, il y a eu quelques échanges en espagnol avec quelqu’un avec un drapeau mexicain dans la foule et quelques autres personnes parlant clairement mieux l’espagnol que moi. Mes compétences se limitent à : Una cerveza por favor ! Le classique des voyages dans le sud !

Après plus d’une heure, Brujeria conclut leur set avec la pièce « Matando Güeros » accompagnée d’une machette donnant des allures de Danny Trejo dans le film du même nom, « Machete » ! Pour terminer, une version remixée de la Macarena est jouée afin de nous permettre de démontrer nos meilleurs mouvements de cette célèbre chanson de 1993. La seule différence est que cette version s’appelle Marijuana ! HEYYYYYYY MARIJUANA !

 

 

Cattle Decapitation

30 ans de brutalité de la part de Cattle Decapitation, avons-nous vraiment besoin d’une introduction pour Cattle Decapitation ? Des vétérans du death metal / grindcore avec leur petite touche technique, Travis Ryan, chanteur du groupe, vient nous brutaliser les quatre murs de la Salle Montaigne. La dernière fois que le groupe s’était produit dans la capitale nationale était en 2015 à l’Anti. C’est maintenant ou jamais pour les voir !

Le setlist est principalement axé sur leur dernier album « Terrasite » paru en 2023 ainsi que quelques pièces des albums « Monolith of Inhumanity » et « Death Atlas ». Rien de moins, je m’attendais à plus de vieux matériels des premiers albums mais bon, disons que le meilleur de Cattle Decapitation est vraiment dans leurs matériels récents.

C’est avec la pièce « Terrasitic Adaptation » que leur performance commence et ça a eu l’effet d’un coup de tonnerre. Le parterre s’est transformé en immense champ de guerre ! Pendant plus d’une heure, Travis Ryan et sa bande nous ont servi des coups de pelle dans la face. C’était violent, gras, brutal, technique, tout ce que vous voulez. Fidèle à ses habitudes, Travis est énergique sur scène et vraiment charismatique, ce qui donne le ton à une belle fin de soirée avec Cattle.

« Kingdom of Tyrants » vient conclure cette soirée de pure brutalité comme on aime à Québec. Ça se prend toujours bien des spectacles de même malgré le fait que c’est en début de semaine. Pas grave, seulement les vrai(e)s se sont déplacés et c’était bien plein ! Il est maintenant temps de retourner à l’étude pour ceux en fin de session au Cegep Limoilou ! Pour les plus braves, nous pouvons commencer à apprendre l’espagnol pour être capable de chanter les pièces lors de la prochaine visite de Brujeria en ville !

Merci à District 7 pour ce spectacle !

Setlist Cattle Decapitation

1. Terrasitic Adaptation
2. Your Disposal
3. Solastalgia
4. We Eat Our Young
5. Scourge of the Offpsring
6. Bring Back the Plague
7. Finish Them
8. The Storm Upstairs
9. A Photic Doom
10. Vulturous
11. A Living, Breathing Piece of Defecating Meat
12. Forced Gender Reassignment
13. Kingdom of Tyrants

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Jimmy St-Pierre Gariépy