Critique d’album – Noel In Extremis (2019)


Artistes variés 
Noel In Extremis
Bam & Co-Heavy
29 novembre 2019

 

  1. Intro
  2. 23 décembre – BARF
  3. L’enfant au tambour – Insurrection
  4. Rocker comme des pwels – Nova Spei
  5. Noel Blanco – Anonymus
  6. All I Want for Christmas – The Black Russians
  7. Jingle Bell Rock – Dizzygoth
  8. Los Peces en el Rio – Lethal Creation
  9. Deck the Hall – Special Ops
  10. Minuit Chrétien – Barfonymus et les Grincheux
  11. Les fêtes en enfer – Anonymus et Mononc’ Serge

Noël In Extremis – Critique

Cet album de Noël est une compilation de plusieurs groupes du milieu du métal québécois qui n’ont plus besoin de présentation : BARF, Anonymus, Mononc’ Serge et Insurrection. Il y a aussi des groupes émergents de la scène métal fort intéressants : Dizzygoth, Nova Spei, The Black Russian’s, Special Ops et Lethal Creation.

affiche compilation noel in extremis

Voici la critique de l’album, réalisée par Vicky et Francis! Il semble que ma collègue et partenaire de crime Vicky voulait que je l’aide à mettre plus de (je la cite) “jargon de métalleux” dans sa critique alors me voilà avec mon point de vue de musicien!

Dès la première écoute et les premières notes de l’intro, je vous confirme que j’étais charmée et que l’album m’a réconcilié avec la musique de Noël. Bon, faut se l’avouer, ces classiques de Noël sont revisités et métal à souhait! L’album débute avec un 23 décembre bien gras de la formation BARF, j’ai adoré du début à la fin. 23 décembreSon metal traditionnel et pesant. Leur son tonne de brique en studio leur donne le percutant d’un band de gros death! Le playing s’en rapproche aussi, on s’entend, avec la basse de Dominic Forest Lapointe et le vocal écorchant de Marc Vaillancourt. Le band est resté fidèle à la mélodie originale de Beau Dommage et ils ont même ajouté une couche de voix claire qui entonne le chant traditionnel. On sent vraiment la toune que certains d’entre nous connaissent. C’est une réussite pour BARF au niveau de démontrer que le metal peut être mélodieux et festif et apporter sa touche d’énergie, et ça, sans trop dénaturer une toune. Groovy est le mot clé ici.

Suivi par L’enfant au tambour d’Insurrection, qui m’a grandement surprise. La voix de Stef “Barburou” Jomphe est simplement parfaite! Ici, Insurrection nous livre un Noël Death Metal pur et dur. Esti que j’aime le riff quand ça embarque! Le groupe en ont fait une pièce bien à eux. On reconnait le rythme et un peu la mélodie à certaines places mais c’est subtil. Également plus dur à entendre dans le vocal plus death – pas de mélodie ici, et moins articulé mais hey, le chanteur est roux, la musique n’a pas besoin d’avoir d’âme ? blague à part, le death n’a pas de fleur à faire aux mélodies des fêtes.

La pièce, Rocker comme des Pwels de la formation Nova Spei m’a complètement vendue! Les breakdowns sont intenses et le choix des paroles est stupidement parfait! Je vous garantis que vous ne rockerez plus jamais autour de votre sapin de la même façon : ”J’ai comme un frisson qui me traverse les caleçons”. Mention spéciale au fait que c’est une pièce originale écrite par le groupe! Avec Nova Spei, ça Djent pour Noël avec les guitares à 8 cordes! Ça “chug” un max! Le chant de Dany Duplessis est bien mélodieux et audible. Voici d’ailleurs le vidéoclip tout fraichement sorti!

Ensuite, Anonymus nous offrent la pièce Noel Blanco, bien ficelée et bien à leur image. Étant fan d’Anonymus depuis toujours, c’est impossible de ne pas les reconnaître derrière ce petit chant de Noël! C’est un bon thrash death et on reconnaît tout de suite la voix d’Oscar dans toute sa furie! On a même droit a quelques blast beats d’Araya. Comme quoi que le band a beau avoir 30 ans, les gars savent encore bûcher en masse et rocker les fêtes! 

Suivi par un All I want for christmas du groupe The Black Russian’s. Ne connaissant pas la formation, j’ai du faire quelques recherches. La voix juste et puissante de Flo Void Curatt me plait beaucoup. Cette version pourra certainement être incluse dans tous les party du temps des fêtes. Je la considère comme la plus ”passe partout” de l’album. C’est la chanson qui ne fera pas trop friser les cheveux de Matante Gisèle ou Mononc’ Roger, du moins jusqu’à la 2e minute ou tout s’emballe parfaitement!! C’est ça que j’allais dire ma chère, passe partout mais quand le breakdown embarque, on voit les couleurs hardcore du band! Ça se peut qu’à ce moment-là, Matante fasse le saut! ?

Un excellent Jingle Bell Rock interprété par la formation Dizzygoth vous fera certainement sourire (vous reconnaîtrez assurément la voix d’Oscar Souto d’Anonymus, qui est l’un des membres fondateurs avec son frère Daniel Souto). Par la suite, j’ai fait la découverte de Lethal Creation et de la pièce Los Peces en el Rio. Cette pièce n’est pas pour les doux et je vous conseille de préparer les oreilles des non-métalleux, car ils risquent d’en cracher leur petit lait de poule! Un death metal plus high tempo et brutal. Ça blast en masse! Et le chant en espagnol sonne bien. Special Ops vient calmer un peu le tout avec ses ”la la la” de l’excellente pièce Deck the halls. 

On ne pouvait pas faire un album de Noel et passer à côté du fameux Minuit Chrétien de BARF. Cette fois la pièce est reprise par Barfonymus et la Chorale des Grincheux.

Chorale des Grincheux

Pour moi elle demeure l’une des pièces les plus incontournable pour un noël metal réussi. C’est définitivement la plus rassembleuse, à cause du chœur. Ça me ramène le souvenir de leur performance l’an passé au show de la Grande Guignolée Underground, avec Stef d’Insurrection, Mononc’ Serge, Sébastien Croteau de Necrotic Mutation et plusieurs autres. Ça donne toute une énergie en show avec le crowd qui accompagne, j’vous le dis, d’ailleurs l’édition de cette année est ce soir, ne manquez pas ça! Voici l’événement: https://www.facebook.com/events/2358630981131288/

La dernière pièce, et non la moindre, Les fêtes en enfer de Mononc’Serge et Anonymus vous offrira un 3 minutes de fous rires intenses, et vous ne verrez plus les personnages de Noël de la même façon! Le petit renne au nez rouge devient le petit renne au nez blanc, la vierge marie, les rois mages et les bergers sont de vrais dévergondés. La débauche, quoi! La plume de Mononc’ Serge s’est gâtée sur celle-là, et la collaboration avec Anonymus est toujours aussi excellente. Le groupe cadre parfaitement pour l’accompagner en lui donnant un contenant metal et puissant.

Au départ, plus d’une vingtaine d’artistes avaient été approchés pour cet album In Extremis. Peu on répondu à l’appel vu les délais de réalisation très courts, mais je suis prête à parier que l’an prochain, tous répondrons présents pour créer une nouvelle tradition incontournable du temps de fêtes!

Cet album mérite un gros 9/10! Pourquoi 9 et non 10? Tout simplement parce que j’en redemande encore… 🙂 

Plus d’infos…

Ce n’est pas tout! Cette compilation permettra de perpétuer la tradition en remettant une part des profits de la vente des CD aux organismes venant en aide aux sans-abris et aux gens dans le besoin. Ne manquez surtout par la tournée de ”Noël In Extremis” qui aura lieu dans les prochaines semaines avec les formations Anonymus et BARF. De nombreux invités seront aussi présents à chacune de ces dates pour permettre aux différentes régions du Québec d’avoir leur gros party metal du temps des fêtes!

Voici les dates à retenir :
13 Décembre à Sherbrooke au Bar Le Magog
14 Décembre à Montréal au Théâtre Corona
20 Décembre à Drummondville à la salle Gaston-Mandeville
21 décembre à Québec au D’auteuil.

Toute l’équipe et les artistes derrière la réalisation de cet album désirent faire une différence concrète pour chacune des villes visitées, donc, à chaque vente d’un album lors des spectacles, 5$ ira directement à un organisme local qui vient en aide aux gens dans le besoin. De plus, ils demandent à la communauté d’amener des denrées non-périssables lors de ces spectacles, qui seront aussi remis! C’est pour une bonne cause, lâchez-vous lousse! 

Voici les liens pour vous procurer la compilation et donc d’encourager la cause:

► iTunes: https://apple.co/2qUE54P
► Amazon mp3: https://amzn.to/35KCv4o
► Spotify: https://spoti.fi/34vCtwN
► GooglePlay: http://bit.ly/33uRJsH

L’équipe Ondes Chocs encourage toute la communauté métalleuse du Québec à faire un don lors de ces spectacles ou directement à vos organismes locaux si vous ne pouvez vous rendre à ces dates. Cet album se veut rassembleur et festif tout en aidant nos pairs qui n’ont pas tous la chance d’avoir un beau Noël.

Vicky Fillion et Francis LaBadie

 

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Critique d’album – Fleshgod Apocalypse – Veleno (2019)

Pochette de l'album
Fleshgod Apocalypse
Veleno (2019)
Nuclear Blast Records
parution le 24 mai 2019

  1. Fury
  2. Carnivorous Lamb
  3. Sugar
  4. The Praying Mantis’ Strategy
  5. Monnalisa
  6. Worship and Forget
  7. Absinthe
  8. Pissing On The Score
  9. The Day We’ll Be Gone
  10. Embrace The Oblivion
  11. Veleno

****Click Here or see below for english version.

Ça commence sans tarder avec un riff qui par sur un blast, sans longue intro, je suis surpris par le côté droit au but. Fleshgod Apocalypse est un band qui bâtit souvent des tensions progressivement pour bien introduire ses pièces. Mais pas pour ce début d’album. Pas de préliminaires. Il faut avouer que ce groupe n’a plus besoin d’introduction. La pièce “Fury” porte bien son nom car ça la décrit bien. Riffs rapides et aggressifs, rythmes tout autant rapides, comme on le sait bien, la réputation de Fleshgod Apocalypse est d’avoir des rythmes très soutenus et dans les plus impressionnants au niveau de la vitesse.

Prenons note que cet album n’est pas fait avec le même line up que le précédent (King, 2016): le frontman et guitariste rythmique Tommaso Riccardi ainsi que l’autre guitariste, lead et back vocal, Cristiano Trionfera, ont quitté le groupe. C’est donc Francesco Paoli, le drummer au talent impressionnant, qui a changé de poste pour quitter la batterie et redevenir le frontman, prenant les tâches du vocal et de la guitare rythmique. Il faut souligner que c’était son poste a l’origine, à la fondation du groupe, et qu’il avait cédé la place a un autre pour se concentrer sur la batterie.

La deuxième pièce, “Carnivorous Lamb” est plus glorieuse et met de l’avant les orchestrations dans ses premières sections. J’apprécie beaucoup, cependant, la façon dont l’orchestre vient rapidement se ranger dans le mix et que l’accent est donc mis sur les mélodies de guitare. Assez tôt, la voix à portée plus haute du bassiste, Paolo Rossi, fait son entrée, et ça fonctionne toujours aussi bien. Elle apporte des couleurs spéciales a l’histoire racontée par la musique. Dans ce cas-ci c’est une sorte de pré-refrain ou refrain dans lequel il fait un échange avec le chanteur principal. C’est une valeur sure, une chose dont le groupe n’abuse pas, et qu’en tant que fan, on apprécie toujours d’entendre. Ce que j’aime de cette pièce c’est qu’elle contient des riffs à saveur plus death technique groovy plutôt que mélodique, mais l’aspect orchestral vient s’y combiner quand même pour donner un excellent résultat.

Sugar” est la pièce ayant le plus de personnalité jusqu’à maintenant, pas étonnant qu’ils l’aient choisi pour le vidéoclip qui a aussi servi de parution promotionnelle pour l’album. Une intro lugubre fait place a des riffs méchants et très caractérisés. Ça sonne vilain et dramatique, un peu comme la musique thème d’un personnage diabolique dans un film, mais avec la rapidité et la fougue propre a la musique de Fleshgod Apocalypse. La partie refrain de la pièce vient un peu casser cette ambiance en apportant une touche d’espoir dans la mélodie.

La prochaine, “The Praying Mantis Strategy“, mets l’accent sur les arrangements orchestraux. Elle ne dure qu’une minute et sert d’intro pour la prochaine. On y entend les orchestrations à l’avant plan et des choristes. Elle se fond dans la prochaine pour créer une transition.

Le titre qui suit est “Monnalisa“, vous connaissez sans doute le nom de cette oeuvre. C’est celle qu’on appelle aussi “La Joconde”, cette peinture historique de Leonard de Vinci. La chanson est plus lente et plus gracieuse que les précédentes sur Veleno. Des couplets plus calmes en voix “parlées” plutôt que chantées… On dirait qu’elle raconte une histoire.

La suivante, “Worship and Forget” dégage une détresse. Rapide, dramatique, on dirait le son d’une poursuite, d’une urgence quelconque. Mon moment préféré de la pièce est l’élégant solo de guitare. Le tempo et les blasts du drum sont d’une rapidité hallucinante. Cet aspect de Fleshgod Apocalpyse est définitivement leur force, selon moi. Un atout que l’on ne peut pas passer devant.

La voix aigue du bassiste est celle qui prend place en premier dans la chanson “Absinthe“. On dirait même que c’est elle qui mène la danse. La voix du chanteur principal n’est que secondaire pour une bonne partie de la chanson. Coup de coeur une fois de plus pour le (premier) solo de guitare. Il est très rapide et accompagné de riffs condensés. Ça fait plusieurs fois que je mentionne la rapidité car c’est de toute évidence un des aspects principaux de la musique de Fleshgod Apocalypse, mais il faut mentionner que jouer rapide pour simplement faire de la vitesse, ce n’est pas pertinent. C’est très bien fait par ce groupe et les mélodies qui accompagnent la vitesse sont bien construites et mémorables.

Vient ensuite le titre “Pissing on the Score“. J’aime beaucoup les riffs de guitare dans celle-là. Surtout les descentes en gammes diminuées. Les transitions sont mémorables et le tout est bien ficelé.

The Day We’ll be Gone” est comme une ballade, tragique. Un tempo beaucoup plus lent et l’énergie la plus calme de tout l’album. C’est la chanteuse classique qui prend le chant principal pour celle-ci. Un moment plus relaxe aide a nuancer le contenu et varier l’ambiance, c’est très bien réalisé ici. On peut apprécier davantage le côté expressif du solo de guitare. Le piano également est plus mis de l’avant, il fait un beau duo avec la chanteuse.

Embrace the Oblivion” est une aventure de 8 minutes, c’est la plus longue pièce de l’album. C’est impressionnant de voir que malgré le changement dans le line up, le nouvel ouvrage du groupe reste fidèle a l’essence de ce qui fait le son de Fleshgod Apocalypse. Il faut mentionner que le musicien étant maintenant au chant et la guitare rythmique, a déja occupé ce poste par le passé, c’est donc pour lui un retour aux sources, et ça ne dénature pas le son du groupe. Je dois avouer que j’aime beaucoup le premier riff de la chanson parce qu’il est dans une sonorité orientale. Ça fait penser à l’Égypte et l’époque des pharaons.

La dernière, la pièce titre de l’album, Veleno, est une “outro” de piano. Je trouve que c’est une belle façon pour le groupe de souligner ses influences de la musique classique, une sortie élégante et gracieuse avec cet instrument qu’est le piano, alors que le rideau se referme, c’est avoir un bon sens du spectacle. Je dois mentionner que l’ouvrage au piano dans la musique de Fleshgod Apocalypse est un élément clé, prenons note que ce n’est pas un instrument électrique que l’on retrouve couramment dans les arrangements musicaux de la musique metal, mais que dans ce groupe, le son du piano est très bien intégré et cela rend le son du groupe beaucoup plus riche.

Photo du groupe

Cet album est réalisé avec brio et enchaîne habilement les différentes ambiances. Chapeau au talent très polyvalent de Francesco Paoli, sa capacité à s’adapter et changer d’instrument pour assurer la continuité du groupe est quelque chose de très inspirant et honorable. Auriez vous imaginé, que cette bête de drummer, allant a des vitesses aussi époustouflantes que 270 bpm, était aussi un guitariste et chanteur, ayant l’étoffe d’être le frontman du groupe, en plus d’avoir été longtemps cette puissance incroyable derrière les tambours? Je dois avouer que cela dépasse ce que j’aurais pu imaginer.

Francis LaBadie

 

English:

The album starts right away on a riff with a drum blast, no long intro, I am surprised by the fact it’s sraight to the point. Fleshgod Apocalypse is a band that often build tensions, progressively, to introduce their songs. But not for this album’s first track. I have to admit, This band does not need to be introduced anymore. The first song’s title, “Fury” really speaks for itself. Fast and aggressive riffs, fast rhythms as well. It is well known that the reputation of Fleshgod Apocalypse is to have very fast rythms, among the most impressive out there in the metal music world.

Let’s take note that this album is not made with the same line up as the previous one (King, 2016): the frontman dans rhythm guitarist, Tommaso Riccardi, and the other guitarist, which does lead guitar and back vocals, Cristiano Trionfera, have left the band. It is therefore Francesco Paoli, the impressive drummer,  who left his position behind the drumkit to become the frontman again, taking vocal and rhythm guitar duties. It is important to mention that at the beginning of the band, he was doing these tasks in the band, and he had switched to drums, therefore it is a return to roots for him.

The second song, “Carnivorous Lamb” is more glorious and focuses on the orchestrations in its first sections. I really appreciate the way the orchestra quickly moves to sit in the mix (more subtle presence) and the focus moves to the guitar melodies. Soon in the album, the high pitched clean vocals of the bass player, Paolo Rossi, and it still works as great as always. It brings special colors to the story being told by the music. In this case, it’s a sort of pre-chorus or chorus in which he does exchanges with the main vocals. It’s a safe value, a thing which is not being abused by the band, and as a fan, it’s always something I can appreciate. What I like about this song is that it contains riffs that have a more technical death metal flavor rather than melodic, but the orchestra still joins in to create an excellent result.

Sugar” is the song that has the most personnality so far, therefore it’s not surprising they chose this one for their music video used for the album’s promotion. It has a dark intro and leads to evil and very characterized riffs. It sounds wicked and dramatic, a little bit like an evil character’s theme song in a movie, but with the speed and power of Fleshgod Apocalypse‘s music. The chorus part changes the mood and brings a touch of hope in the melody.

The next one, “The Praying Mantis Strategy“, focuses on orchestrations. It lasts only a minute and is meant as an intro for the next song. The orchestra is put to the front and there’s a good deal of choir as well, which is great. It fades into the next one to create a transition.

The following title is “Monnalisa“, you probably know this work of art. It is this famous historical painting from Leonardo da Vinci. This one is more slow and gracious than the previous ones from this album. There are more calm, spoken voice verses. It seems like it’s telling a story.

The sixth song, “Worship and Forget” carries some kind of distress. Fast, dramatic, it sounds kind of like a pursuit, some emergency. My favorite moment of the song is the elegant guitar solo. The song’s tempo and the drum blasts are really fast! This aspect of Fleshgod Apocalpyse is definitively their main strength, in my opinion. It is an asset we cannot ignore.

The high pitched voice of the bass player takes the first spot in the song “Absinthe“. It is even the lead vocal of this song for a while. Again, super great guitar solo (the first one of the song). It is super fast and accompanied by condensed riffs. It’s been several times I mentions the fast speed already, because it is obviously one of the main aspects of Fleshgod Apocalypse‘s music, but I have to mention it’s not relevant to play fast just to go fast. It is really well done by this band and the melodies in the fast riffs are well done and memorable.

Pissing on the Score” comes next. I really like the guitar riffs in this one. Especially the descending riffs in diminished scales. The transitions are memorable and the whole is well constructed.

The Day We’ll be Gone” is like a tragic ballad. it has a really slower tempo and the calmest energy of the album so far. It is the soprano soprano singer which takes the lead for this one. A more relaxed moment in an album helps to add nuance the content, and vary the mood, it is very well done with this song. We can appreciate the expression in the guitar solo. the piano is also put to the front, it does a great duo with the soprano singer.

Embrace the Oblivion” is an 8 minute adventure, the longest song on the album. It’s impressive to consider that despite the changes in the lineup, the new album stays very true to the band’s original sound. It’s a good thing that the member who took the frontman’s duties have occupied that position in the past, therefore it doesn’t denature the band’s sound. I must admit I really love the song’s first riff because it has this oriental sound. It reminds me of the Egypt and its pharaohs.

The last one, the album’s title track, Veleno, is a piano outro. I think it’s a beautiful way for the band to point at their classical music influences, an elegant and gracious way to close the album with the piano, you can picture in your mind the curtains closing, I think it has a great sense of showmanship. Also, it is worth mentioning that the piano’s work is a key element in Fleshgod Apocalypse‘s music. It is not a common thing to hear that acoustic instrument in today’s metal music arrangements, but in this band, it is very well integrated and makes the sound much richer.

Photo du groupe

This album is brilliantly done. The transitions between the different ambiances are made skillfully. I tip my hat to the versatilty of  Francesco Paoli. His capacity to switch instruments and adapt himself to the band’s needs is something very inspiring and honorable. Who would’ve thought that this beast of a drummer, reaching speeds as fast as 270 bpm blasts, was also a guitarist and singer, having the proper skillset to be the band’s frontman? I must admit that it exceeds what I could have imagined.

Francis LaBadie

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Critique d’album – Amon Amarth : Berserker

“Et voilà, je me lance pour la première fois dans la rédaction d’une critique d’album. Bonne lecture!” -Vicky

AMON AMARTH

Le groupe suédois n’a plus besoin de présentation en soi, formé en 1992. Ils sont des grands du “death métal mélodique”. Amon Amarth signifie ” Montagne du Destin” dans la langue construite par le grand écrivain J.R.R. Tolkien. Le groupe est souvent considéré à tort comme du “viking metal”, car il aborde en général des thèmes liés aux vikings et à la mythologie nordique.

BERSERKER (MAI 2019)

“Berserker” vient tout juste de sortir sur le marché (3 mai 2019) et ce 11e album est l’une des sorties les plus attendues du milieu métal pour 2019. Produit par Jay Ruston (Anthrax, Steel Panther, etc.), cet album comprend 12 titres fidèles à Amon Amarth. Dès les premières notes de “Fafner’s Gold”, on est transporté dans leur univers de Viking. Ce qu’il faut savoir c’est que selon la mythologie nordique, les “Berserkers” sont une classe de guerriers surpuissants qui ne craignent ni la douleur, ni la mort. De plus, la couverture de l’album représente bien son contenu et son titre.

Pochette de l'album
Liste des pièces
01. Fafner’s Gold
02. Crack The Sky
03. Mjölner, Hammer Of Thor
04. Shield Wall
05. Valkyria
06. Raven’s Flight
07. Ironside
08. The Berserker At Stamford Bridge
09. When Once Again We Can Set Our Sails
10. Skoll And Hati
11. Wings Of Eagles
12. Into The Dark

Fafner’s Gold débute lentement avec une intro très folk, mais après seulement 35 secondes, ont reconnait rapidement le son d’Amon Amarth. Ce titre relate l’histoire de Regin, un maître forgeron d’Asgard, qui désir se venger de son frère. La musique est puissante et la voix de Johan Hegg est brutale comme toujours. Suivi par le second titre, Crack the Sky, Amon Amarth nous parle de Thor, le dieu du tonnerre dans la mythologie germanique, et de son marteau. Avec les riffs agressifs, on ressent l’urgence d’agir pour Thor et son arme.

Le troisième titre, Mjölner, Hammer Of Thor, débute avec des coups de marteau sur du métal, l’ambiance d’une forge. Cette chanson explique la création des neufs cadeaux pour les dieux dont fait parti le marteau de Thor. Ce morceau contient des riffs accrocheurs. Les riffs de l’intro de la 4e pièce, Shield Wall, sont très intéressants et on ressent très bien la technique du drummeur Jocke Wallgren. Avec des passages plus lents et pesants, ce morceau est l’un de mes préférés.

Valkyria est en quelque sorte une éloge aux femmes guerrières, les Valkyries, qui répandaient la mort sur les champs de bataille et qui guidaient les guerriers au Valhalla. La fin du morceau joué au piano crée un moment plus féminin et doux, un “must” pour moi lorsque je l’ai entendu. Raven’s Flight, avec ses riffs de guitare lourds, amène un coté plus grave et dur aux histoires de l’album. Les guerriers décrits dans ce titre vont au combat en sachant que tant que les corbeaux y seront, ils auront la protection des dieux.

Ironside débute avec une intro de guitare seulement, et c’est venu me chercher immédiatement. Les riffs tout au long de la pièce nous donne envie de se dépasser. Les différents rythmes nous amènent dans plusieurs niveaux d’émotion. Amon Amarth nous parle de la recherche de son propre chemin de la part d’un roi né d’un père déjà légende et qui se demande s’il vivra dans l’ombre de celui-ci. Cette pièce fait partie de mon top 3 de l’album. The Berserker At Stamford Bridge relate l’histoire d’un guerrier qui s’est tenu debout devant une armée complète avec pour seule arme sa force et sa hache. La lourdeur de la pièce démontre bien la dureté du combat décrit.

Dès le départ, les riffs de When Once Again We Can Set Our Sails sont entraînants. La maison d’un Viking est son bateau! Simple résumé, mais efficace pour décrire cette pièce. Skoll And Hati n’ont pas besoin de présentation dans la mythologie nordique, ce sont deux loups poursuivant la lune et le soleil pour les dévorer et anéantir les neufs mondes. Un titre plus rapide et intéressant.

Pour la pièce Wings Of Eagles, on a droit à une intro de drum intéressante. Ce titre décrit les expéditions des Vikings pour des terres meilleures. Avec son intro mélodique, Into The Dark est mon numéro 1 de l’album. Plus lente, mais très efficace au niveau de la composition. Elle décrit un mal de vivre profond, obscur et incontrôlable chez l’humain. Je vous laisse découvrir l’efficacité et la pesanteur que ce titre peut nous faire éprouver!

Pour conclure, cet album est très convainquant et vaut la peine d’être écouté et de faire ses recherches concernant les titres. Au premier écoute on sent bien la musique, mais avec les connaissances des textes et histoires décrites ça nous permet de mieux ressentir et comprendre ce qu’Amon Amarth a voulu nous offrir comme album!

Bonne écoute!

Vicky Fillion

P.S. Ne manquez pas la tournée d’Amon Amarth, le groupe sera de passage à Montréal les 10 et 11 octobre prochain!

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Critique d’Album : B.A.R.F – “Mantra” (2018)

BARF
Mantra
2018
1. Intro
2. Disparues
3. Emprise
4. F**k the World
5. L’épreuve
6. Tomahawk (feat. Vincent Peake & Sébastien Croteau)
7. Rapace a cravate
8. Fentanyl
9. Gun s’a tempe
10. Hellzheimer
11. Mantra d’apocalypse
12. Fade Out (feat. Mononc Serge)

Le 1er septembre, le lancement du nouvel album de BARF : “Mantra” avait lieu. Le lancement se déroulait dans les locaux de Boite à musique, qui, depuis tout récemment, se sont lancé dans la production musicale. Avec 5 groupes sous leurs bannière : B.A.R.FAnonymus, Dizzygoth, Becoming The Bully et Nova Spei.

Bannière album Mantra

Étant un band qui interagit beaucoup avec leur public, le lancement d’album s’est fait de manière inhabituelle. Dans une salle de pratique, on retrouvait environ une quarantaine de personnes qui eu droit à une performance énergique, privée et intime. Malgré le fait que je n’y étais malheureusement pas, les commentaires des privilégiés qui y étaient semblent plus que positif!

Photo BARF

On doit avouer que la plupart des Métalleux québecois ont une affection particulière pour ce band Crossover MetalGrindHardCore qui arpente les scènes du Québec depuis 1986. B.A.R.F est un band du genre plutôt désinvolte qui ne se prend pas trop au sérieux. DES VRAI PWELLS. Une attitude qui est propre et bien appréciée.

Puis, nous étions tous définitivement contents du retour de B.A.R.F en 2014 et cette nouvelle sortie d’album en 2018 est encore une fois, une preuve que le band mérite sa place, qui est bien établie sur la scène québecoise. Il est à noter que seulement 2 semaines après sa parution sur Itunes, le nouvel album de BARF, Mantra, est déjà couronné par la 2ème position au palmarès des 200 meilleurs albums Metal canadiens.

Statistiques Itunes BARF - Mantra

 

Après avoir écouté l’album en boucle pendant 2 semaines, je dois dire que je suis plus que satisfaite. Les paroles semblent très réfléchies malgré le sarcasme et l’ironie. L’album semble être un classique auquel une petite touche particulière est ajoutée. La qualité technique de la musique a clairement évolué au cours des années et crée un certain contraste avec les paroles qui sont davantage humoristiques.

L’intro fesse et ça pourrait faire virer fou si on l’écoute en boucle!

La première chanson, Disparues, débute de façon plutôt brutale. Ça me semble être un drôle de mariage, le drum est très présent et le snare fitte parfaitement, on voit clairement que le vieux est encore capable de barfer des mots. Le riff de guitar est envoutant, même si la chanson est redondante un tentinet.

Dans la deuxième, Emprisele riff de guitar super classique devien un son plutôt trash du genre punk. Le breakdown de la chanson est simplement ahurissant. J’ai définitevement un coup de coeur pour celle-ci!

La troisième chanson, Fuck the World, est beaucoup plus agressive. On dénote clairement une rage puissante. Les paroles sont super! La chanson parfaite pour un moshpit déchainé!

La 4e, L’épreuve, sonne comme un vieux classique, elle est pas pire mais elle n’a rien de spécial ou d’original. Je me demande si BARF était à court de créativité pour celle-là! Je l’ai même trouvé un peu longue…

Parlant de longueur, l’intro de Tomahawk est plutôt longue. J’adore le concept! Par contre, je m’attendais à quelque chose d’encore plus brutal et primitif, pour une chanson tribale. Quelque chose de plus sauvage. La chanson donne envie de danser autour d’un feu, le shout out aux tribus est une merveilleuse idée.

Rapace à cravate, Honnêtement, les lyrics sont vraiment bon. C’est simple, classique et accrocheur! J’adore la finale, ça fait penser à Guitar Hero. J’aime aussi la haine envers les politiciens qui est verbalisée de façon merveilleuse.

Fentanyl : L’intro est plutot longue… Les paroles sont frappantes. J’aime le fait que BARF parle beaucoup des vrais problèmes et actualités de notre société.

Gun s’a Tempe : Le message est plutôt confus. À savoir, est-ce qu’il est pris au piège, ou est-ce qu’il pense au suicide? Plutôt agressif. Le beat parfait pour un circle pit! Le solo de guitare est simplement Su’a coche!

Hellzheimer: L’intro me semble disonnante. Je crois qu’ils auraient définitivement pu faire mieux. On dirait aussi que le chanteur manque de voix. Par contre, j’aime bien la fin.

Mantra d’apocalypse sonne comme une tonne de brique. Honnêtement, super bonne chanson. Un peu répétitive, mais le beat est super bon! Une tune sur laquelle je trasherait bien! Et la finale est simplement merveilleuse.

Fade Out (feat. Mononc’ SergeJ’aime le fait que ce soit organique. Une vrai joke. Une chanson de feu de camp et de party. Le genre de chanson sur laquelle tu dis «tiens ma bière et regarde ça»  à un(e) de tes ami(e)s.

En gros, c’est un super album qui réunit plusieurs piliers de le scène metal quebecoise. L’album est merveilleusement bien structuré est irrévocablement un chef-d’oeuvre! Alors, je vous conseille à tous d’écouter cet album!

Vous pouvez trouver Mantra, un peu partout : Youtube, Spotify, GooglePlay, Itunes, Deezer, AmazonMP3 et Napster.

Fay

 

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Critique d’Album : Ultyma – Liberation


Ultyma

Liberation
2017

  1. Liberation
  2. Shepherd Of Mayhem
  3. Final Breath

****Click Here or see below for english version. Translation done by Francis LaBadie.

Ce que j’affectionne le plus de la « job » de critique d’album, c’est la découverte de la scène métal québécoise. Ne résidant plus à proximité de la métropole, je suis moins à l’affut des groupes qui naissent et qui nous quitte. Ondes Chocs me permet de ne pas manquer ces petits bijoux que je n’aurais pas entendus sans eux.

Liberation EP du groupe métal Ultyma est une de ces belles découvertes!

Groupe originaire de Montréal et fondé en début 2016, il se compose de 4 membres; Terry O’Brien au chant et guitare, Kevin Chartré a la Guitare, Alex Terry à la Basse et Alexandre Dupras au poste de la batterie (à noter que la batterie sur le EP est par Guyot Begin-Benoit, il n’est plus dans le groupe suite à son départ pour s’installer à Vancouver).

Selon leur biographie, on nous annonce un nouveau groupe métal combinant les éléments du métal « old-school » tout en lui donnant une sonorité moderne. Combien de fois avons-nous entendu cette description? Elle perd de son charme au fil du temps à force de la lire à répétition. PAR CONTRE, ici, Ultyma livre effectivement la marchandise annoncée. On se retrouve carrément dans le bon vieux métal du temps tout en étant dans un ensemble à sonorité plutôt moderne. Wow! Bravo!

On démarre cet EP avec la chanson titre qu’est Liberation. Dès les premières notes, mon oreille était conquise. L’intro passé de la chanson, on se retrouve rapidement en bon vieux terrain connu mais habilement rafraîchit au gout du jour. Un mélange de vieux Metallica, Megadeth, Anthrax mais avec la touche actuelle qu’on retrouverait dans les meilleurs moments de Trivium.

Les chants sont autant justes que puissant. On entend clairement que le chanteur a un bon range vocal et maitrise bien sa partie. Musicalement, on est sans l’ombre d’un doute, aussi dans le même calibre de la maitrise. Les guitares, autant « rythm » que « lead » sont d’une précision délectable. Tout comme la batterie et la basse.

Niveau Mix, on fait un sans-faute pour le style! Peu importe l’instrument qu’on affectionne, on peut clairement l’entendre et le savourer. Aucun n’étouffe son voisin. On a une harmonie auditive d’un niveau d’excellence! Mes félicitations les meilleures au réalisateur!

Je terminerais en disant que cet EP était clairement trop court à écouter. On en veut encore et j’ai déjà hâte de pouvoir me délecter de leur prochain opus! Ultyma livre la marchandise promise comme peu.  C’est à écouter, c’est à découvrir mais surtout, à suivre l’évolution!

Ma note, un 9 sur 10 parce que c’était trop court!

– Dany Soucy

English :

What I like the most about the album reviewing “job”, is discovering Quebec’s metal scene. Since I am no longer living near Montreal, I am less aware of the bands that are born and those that die. Ondes Chocs allows me to find out about those little jewels that I wouldn’t have heard about without them.

Liberation EP from the metal band Ultyma is one of these nice discoveries!

Montreal based and founded in 2016, Ultyma has 4 members:
Terry O’Brien : Guitars and vocals
Kevin Chartré : Guitars
Alex Terry : Bass
Alexandre Dupras : Drums

**(Note that, the drums on the actual EP are done by Guyot Begin-Benoit, he is not anymore in the band since his departure to go live in Vancouver)

According to their bio, we are told about a new band utilizing old school metal elements while giving them a modern sound. How many times have we wear this type of description? It loses its charm over time as we see it repeatedly. On the other hand, Ultyma really delivers the goods here. We really find ourselves in the good old metal from the good old times while sounding pretty modern. Wow! Bravo!

The EP starts with the title song : Liberation. As soon as I heard the first notes, my ear was conquered. After the intro of the song, we find ourselves quickly in good old familiar grounds, but cleverly refreshed to nowadays’ flavor. A mix of old Metallica, Megadeth, Anthrax, but with a modern touch that we would find in Trivium’s best moments.

The singing is as powerful as it is on point. We can clearly hear that the singer has a good vocal range and that he masters his part.  Musically speaking, Ultyma’s music is undoubtedly in that same caliber of mastering. The guitars, rhythm like lead, are delightfully precise. Just as the drums and the bass are.

Regarding the mix, it is without flaws for that style! Whichever instrument we prefer, we can hear it clearly and enjoy it. Not a single track is taking over the others. Soundwise there is an excellent harmony. Congratulations to the engineer that did the production!

I’ll finish by saying that the listening of this EP was clearly too short. We want more and I already can’t wait to enjoy their next opus! Ultyma delivers the merchandise like very few do. A must listen and discover, but above all, to follow their evolution!

My rating a 9/10 because it was too short !

– Dany Soucy

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Critique d’Album : Smash Hit Combo – L33T

Smash Hit Combo
L33T (English)
may 26th 2017

1. Rise and Fall
2. Spin the Wheel
3. Falls Appart
4. Must Divide
5. Evil Within
6. Blinded
7. Parasite
8. No One to Save
9. Mind Split
10. The Prayer
11. Again
12. Plan B (English Version)

Smash Hit Combo
L33T (Français)
26 mai 2017

1. RPG
2. Spécimen
3. Die and Retry
4. Blackout
5. Ras le bol
6. Point De Non Retour
7. Arkham Asylum
8. Game Over
9. New Challenger
10. Inclassable
11. Court Métrage
12. Plan B (French Version)

 

Smash Hit Combo – L33T (Album Double)

Smash Hit Combo nécessite de moins en moins de présentation mais pour ceux qui ne les connaissent pas encore, c’est un groupe de Rapcore/NuMetal/DeathCore/Djent avec des textes francophones (totalement?) à saveur « gamer ». Le groupe est originaire de Cernay, France et roule depuis 2004. Il a subi bien des changements de line up au fil des ans mais depuis 2015, il est demeuré inchangé. Humm… Est-ce que le terme inchangé ici est réellement le bon mot à utiliser? Je m’explique : Par le passé, on a eu à l’occasion, quelques lignes en anglais avec artistes invités. Parmi ces artistes anglophones, il y a eu Joshua (None Like Joshua), artiste web du rap sous une thématique « Nerdcore ». Si par le passé, il n’a fait qu’une brève apparition, ici sur L33T, on nous sert une toute autre mouture. L33T est un album double! Il y a un album typiquement Smash hit Combo en Français avec Paul a la voix principale et un second album, complètement en Anglais avec Joshua au vocal. Après tant d’années à nous avoir prôné la fierté de la langue francophone dans leur style, voilà que Smash Hit Combo nous sert un album bilingue. Est-ce que ça passe ou ça casse? Voici donc ma critique, mon humble avis.

Parlons tout d’abord de la partie musicale de l’album. Enregistré, mixé, réalisé et masterisé par CHSProd (Anthony Chognard, guitariste du groupe), on ne pouvait demander mieux. Anthony nous a rapidement habitué à une qualité inhabituelle pour des albums de type autoproduction. L33T n’échappe pas à la règle et est une fois de plus, parfait musicalement parlant. Les niveaux de chaque instrument sont, à mon avis, parfaitement balancés. Chaque instrument est bien présent et d’une clarté délectable. Le travail au niveau de la réalisation est sans reproche même si parfois, on a l’impression qu’il y a eu beaucoup d’édition et un peu moins de naturel. Considérant la tournure plus Djent du dernier album, c’est un détail plus « normal ». Musicalement, bien que le groupe ait eu des rapprochements vers le Nu-metal et DeathCore par le passé, ces 2 catégories ne sont plus vraiment d’actualité. L33T est définitivement un album Djent/Rapcore. Tout au long de mes multiples écoutes de l’album, je me suis pris à me dire que le coté mélodique des guitares qui faisait le rapprochement avec le « Nu » me manquait un peu tout comme les giga blast beat du côté « DeathCore » passé. On est ici, bien ancré dans le Djent actuel mais sans tomber dans le cliché, Smash Hit Combo garde une signature bien à lui qui arrive à les faire se démarquer des autres groupes actuels du même genre. La technicalité au niveau de la batterie et de la guitare est en hausse comparativement aux albums précédents du groupe et c’est bien ainsi. Ce qui est bien avec Smash Hit Combo, c’est qu’au fil des albums, on n’essaie pas de nous revendre encore et encore le même menu. On cherche à se surpasser et à nous en donner toujours plus. Musicalement, c’est impeccable.

Passons au niveau Vocal et comme ici on a deux versions de l’album, Je ferai deux critiques distinctes pour couvrir cette section. Car même si on a 2 CD, ce sont exactement les mêmes morceaux musicaux sur les 2 CD mis à part 2 titres. Cependant, au niveau des arrangements vocaux, ce sont 2 albums totalement différents et n’ont aucun lien l’un envers l’autre. Smash Hit Combo ici a osé fort considérant qu’ils ont toujours prôné être un groupe francophone et de pas tomber dans le coté plus « facile » d’aller faire de l’anglophone et de se perdre dans la masse.

Donc, CD Francophone : On se retrouve en terrain connu avec Paul de retour derrière le micro à nous livrer ses lignes de geek. D’un côté, on se sent chez soi, confortable à la maison dans ses vieilles pantoufles à relaxer et à savourer la vie. C’est agréable et on aime ça. Mais au fil de l’album, on en vient à se demander si on ne serait pas dû pour un peu de nouveau… Est-ce que ces pantoufles qu’on affectionne tant ne serait pas dû pour un peu de rafraichissement? Est-ce que notre confort est aussi confortable qu’on le pense? Ne vous méprenez pas, ici le travail de Paul est très bien fait mais… Niveau texte, on a un peu l’impression de se faire offrir le plat du jour d’hier réchauffé. Il m’est arrivé durant l’écoute d’avoir l’impression d’être dans Playmore au lieu de L33T. J’ai dû comparer pour être sur que je ne me trompais pas d’album. Mais non, c’est bel et bien L33T qui contient des lignes de texte TRÈS similaire à ce qu’on a déjà entendu dans Playmore et Reset. Je dois dire quand même que Paul semble avoir repoussé la barre au niveau du défilement de son flow de rap. C’est plus rapide que par le passé et ça punch toujours avec la partie rythmique comme on souhaite l’entendre. Mais un peu de renouveau niveau texte serait bienvenue. Est-ce qu’on a fait le tour niveau paroles et déjà épuisé les sujets « Geek »?

CD Anglophone : Ouf, on nous brasse un peu ici pour les « Fafan » de Smash Hit Combo : ShC en anglais! Mais que se passe-t-il?? Artiste invité sur l’album passé, Joshua ici passe au premier plan sur l’album en version Anglaise. N’étant pas très fan de ses capsules web où il y performe ce qu’il qualifie de « Rap Nerdcore », j’aimais quand même ses apparitions passées sur les précédents albums de ShC. Oubliez tout ce que vous auriez pu entendre sur internet. Ici l’Artiste nous performe un rapcore très intense avec des textes d’une fraicheur rafraichissante. Un « flow » de rap très fluide et très rapide. On est déstabilisé sans trop l’être à la fois grâce à la musique qui ne change pas entre les 2 versions de l’album. C’est bon, c’est excellent mais à la fois… je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec un autre excellent groupe Rapcore/Djent du nom d’Hacktivist, ce qui nui à la pleine appréciation de l’album. Quand j’arrive à faire abstraction de ce détail, je ne peut que louanger le travail accompli par Joshua. Contrairement à la version française, on renouvelle les textes. On nous bouscule oui, mais pour la bonne raison : nous offrir un album différent des autres passés.

Pour la seconde voix, le « scream/chant », le poste est à nouveau comblé par Max. Le boulot est superbement accompli autant sur la partie française qu’anglaise. Un style de voix qui n’est pas sans rappeler le style du défunt Chester de Linkin Park. Les points clef du scream sont parfaitement positionnés pour donner le punch nécessaire à la partie vocale au moment venu. Mon seul reproche serait que, plus tôt dans l’année, Max nous a livré le somptueux album avec son second projet du nom de Boars (également réalisé par Anthony Chognard). J’en ai fait une critique très positive. Maintenant ici, on se retrouve dans Smash hit Combo – L33T. Mais la sonorité vocal est identique à celle exécuté sur l’album de Boars. Alors, surtout quand vient la partie anglaise, on arrive à se méprendre entre Boars et Smash Hit Combo. Est-ce vraiment un reproche considérant que j’adore sa performance? Oui et non sur le fait qu’en écoutant Smash Hit Combo, j’espère entendre Smash Hit Combo et non Boars. Mais qu’en même temps, Boars était si bon à l’écoute que de retrouver cette qualité dans Smash Hit Combo n’est pas négatif en soit. Contradictoire quelque peu n’est-ce pas? Peu importe, on a un rendu excellent à entendre et c’est ce que l’on veut. Et faut donner à César ce qui revient à César car Max a doublement travaillé sur cet album. Il aura été le seul à devoir tout faire en double. De quoi faire détester un travail a une personne, mais non, pas ici. Max performe également partout sur les 2 versions de l’album, Bravo!

On peut en venir à se demander ce que ShC cherchait à faire ici en introduisant 2 versions de l’album. Est-ce pour aller chercher un public plus grand? Ou encore rafraichir ShC avec une alternative de langue? Bon, ça revient encore un peu à agrandir son public. Chose sûre, la partie anglaise est extrêmement bien réalisée et définitivement, offrira un bonbon au public qui désirait entendre du ShC en anglais. Il est indéniable que ShC va agrandir ici sa « fanbase ». Mais qu’en est-il du fan déjà acquis et qui y était pour leur signature francophone? Devrait-on se sentir trahi en quelque sorte? Peut-être en un sens, mais définitivement pas globalement. Oui on nous a vendu et revendu que ShC était une musique de Geek sans passage anglophone. Mais rappelons-nous par le passé, l’anglophone s’y était déjà un peu inséré. Est-ce mal de vouloir plus? Après tout, ils nous ont aussi dit qu’on en veut toujours plus! Eh bien, c’est ce qui a été fait ici avec L33T. On nous en a définitivement offert plus, BEAUCOUP plus!

Maintenant, mon appréciation bien personnelle, on a un album qui nous déchire carrément en 2 avec les 2 langues. 24 tracks totalement différentes au niveau vocal. Coté musical, 13 tracks d’une intensité sans grand relâchement. L’idée d’avoir été jouer dans les deux langues est définitivement un coup osé. Quand on écoute un des 2 albums à la fois, tout est parfait mis à part les quelques critiques plus haut. Là où ça accroche, c’est quand on met les deux albums en « random » dans le système de son… On a un clash des musiques communes avec le vocal totalement différent. On a vite l’impression que le « random » fait défaut dû a la musique mais on voit la différence rendu aux paroles. Donc on apprécie moins l’énorme travail accompli par Smash Hit Combo. Mon plus grand conseil, écoutez chaque album séparément et non les deux entremêlés par le mixe du lecteur CD. Le « Fafan » en moi préfère l’album Francophone. Pour moi Smash Hit Combo, c’est en français et c’est avec Paul au chant. Je suis plus friand des passages anglais occasionnels que d’un album complet. Mais le critique en moi n’a pas le choix de dire que l’album anglais est définitivement mieux travaillé niveau texte. J’espère sincèrement que L33T ne signe pas l’essoufflement de l’inspiration dont Paul peut être capable. Les mélodies m’ont moins accroché également. Je n’ai toujours pas trouvé ma pièce « coup de cœur » de l’album après plus d’une vingtaine d’écoute de chaque album. J’ai bien des préférences oui, mais un coup de cœur? Tristement, pas sur cet album. La partie anglaise, bien que sublimement travaillé, me fait trop penser à du Hacktivist et Smash Hit Combo m’a trop bien habitué à avoir sa propre signature qui se démarque du reste. Alors quand j’arrive à faire un rapprochement trop grand avec un autre groupe, bien qu’excellent également, je trouve qu’on a, dans un certain sens, perdu quelque chose de grand et d’important.

Ma note pour cet album double se veut égal pour les deux car chaque album a ses faiblesses et forces. J’irai d’un 7.5 sur 10.
Considérant que l’album précédant est un 9 sur 10 pour moi, ceci se veut un certain recul, mais un recul qui va permettre d’avancer plus que jamais.


Thanii

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