Critique d’album : Abiotic – Ikigai (2021)

Abiotic
Ikigai
The Artisan Era
12 février 2021

Liste des pièces

  1. Natsukashii
  2. Ikigai
  3. Covered the Cold Earth
  4. Smoldered
  5. The Wrath
  6. If I Do Die
  7. Souvenir of Skin
  8. Her Opus Mangled
  9. Horadric Cube
  10. Grief Eater, Tear Drinker
  11. Gyokusai

Pour les fans de / For fans of :
The Faceless, Gojira, The Black Dahlia Murder, Job For a Cowboy, Rivers of Nihil

Lien pour achat / Link for purchase :
https://www.theartisanerastore.com/category/abiotic
https://abiotic.bandcamp.com/

****Click Here or see below for english version. Translation done by Francis LaBadie.

L’album Ikigai de Abiotic n’est pas une production typique de death metal – c’est une expérience au delà du son. Une beauté logée plus profond que la puissance et l’aggressivité qu’on perçoit en surface.

En plus de sentir l’intention dans chaque note, coup de drum et mot chanté, on y retrouve une richesse sonore, de nombreux effets sonores et orchestrations, et franchement, c’est un travail colossal. On y ressens toute une gamme d’émotions et sensations. La production est d’une qualité sonore ridiculement satisfaisante.

L’ambiance contextuelle de l’album est exprimée dans la pièce d’introduction, « Natsukashii », et également sur la pochette de l’album : on y voyage dans l’univers des samourais du Japon au 16ième siècle.

Je dois avouer qu’à la première écoute d’Ikigai, je n’étais pas dutout prêt pour ce masterpiece. Ce fut pour moi une expérience poignante que j’ai peine à décrire avec des mots. J’ai été complètement frappé par le caractère vivant de cet album qui m’a littéralement plongé dans une transe sensorielle. J’étais estomaqué par la puissance et la couleur de la musique, a un point tel que je ne comprenais pas comment cette musique parlait à mes sens. Mes sens étaient complètement confus. Cet album possède une âme bien à lui et l’expérience de la première écoute était comme si son âme et la mienne ne faisaient qu’un pendant l’écoute. C’était un mélange d’être ébahi par la qualité et la richesse du mix audio, en même temps qu’une profonde mélancolie existentielle. Comme si l’album avait ramené à la vie une partie intérieure de moi qui était éteinte.

Le plus déstabilisant dans tout ça c’est d’être frappé soudainement par cette tempête d’émotions et sensations qui se confondent ensemble, sans en comprendre le pourquoi ni le comment. Après avoir porté attention aux commentaires des membres du groupe dans le document promo qui accompagne l’album (promo pour les médias) et avoir lu certaines des paroles, j’ai pu éclairer une partie du mystère pour moi.

Extraits du document :

The title Ikigai translates from Japanese as « a reason for being. »

[…] we wanted to write something that could be felt and that would be relatable, as we all struggle
to find our reason to carry on in these trying times.

[…] the feelings we sought to bring out with this record; pain, grief, desperation, and
perseverance are palpable in every note, every chord, and every word, with lyrics touching on
topics of suicide, depression, addiction, climate change and the struggle of finding our reason for
being.

À mon avis ce qu’ils ont voulu faire avec cet album est très réussi, mon expérience vécue en est pour moi la preuve. Maintenant que j’en refais l’écoute, c’est aussi poignant, mais différent de la première fois. Un peu comme quelqu’un qui recherche la sensation intense de la première fois qu’il a consommé une substance forte, mais qui n’arrive à peine qu’à l’effleurer les fois d’après.

Les pièces 5 (The Wrath) et 6 (If I Do Die) sont mes préférées sur l’album. Les orchestrations par dessus la musique la rendent tout simplement grandiose.

Je vais terminer en disant qu’il serait inutile pour moi d’essayer de trouver une critique négative à faire de cet album. Je n’en ai simplement aucune.

Merci, Abiotic, pour l’expérience.

Ikigai est pour moi facilement l’album de la décennie même si elle ne fait que commencer, et je doute qu’un autre album de metal lui prendra son titre de #1 dans mes préférences, et ce, à vie.

Francis LaBadie


English 

Ikigai from Abiotic is not your typical death metal record – it’s an entire experience, far beyond the sound. A beauty that resides deeper than the power and aggressivity that we perceive at its surface.

The intention in every note, drum hit, and sung word can be felt, and there is such a richness in its sound, with numerous sound effects and orchestrations. Frankly, it’s a colossal work of very fine craftsmanship. A whole spectrum of emotions and sensations can be felt within this album. Its audio production is ridiculously satisfying.

The contextual ambience is expressed in the first track and on the album cover : it is a journey in the universe of 16th century Japan’s samurais.

I must admit that when I listened to Ikigai for the first time, I wasn’t ready at all for this masterpiece. For me, it has been a heart touching experience that I struggle to describe with words. I have been completely struck by the living aspect of this album, which literally put me in a sensory trance. I was stunned by the power and color of the music, to such an extent that I did not comprehend how this music spoke to my senses. My senses just couldn’t compute. This album has a soul of its own, and my first listening experience was as if its soul and mine were one. It was a mix of being amazed by the quality of the audio production and some deep existential melancholy. As if the album had brought back to life a part of me that was dead.

What’s most desabilizing in all this, is to be suddenly struck by this storm of emotions and sensations confused together, without undestanding why, neither how. But after reading some of the comments made by the band in the promo document that came with the album (reviewers package), I could find some answers to these mysteries.

Excerpt from the document :

The title Ikigai translates from Japanese as « a reason for being. »

[…] we wanted to write something that could be felt and that would be relatable, as we all struggle
to find our reason to carry on in these trying times.

[…] the feelings we sought to bring out with this record; pain, grief, desperation, and
perseverance are palpable in every note, every chord, and every word, with lyrics touching on
topics of suicide, depression, addiction, climate change and the struggle of finding our reason for
being.

In my opinion, what they meant to do with this album was a success, the experience I lived through being the proof. Now that I listen to it again, it grabs me just as much, but differently than the first time. It’s kind of like someone who is seeking the intense sensations of the first time taking a strong substance, but barely scratching its surface.

Track 5 (The Wrath) and 6 (If I Do Die) are my favorites on the album. The layer of orchestrations on top of the rest just make it grandiose.

I will end this review by saying it’s no use for me trying to find a negative critique to bring up in this review. I just don’t have any of that.

Thank you, Abiotic, for the experience.

Ikigai is easily the album of the decade for me even if it just started. And I doubt another metal album will ever take it’s #1 spot in my preferences.

-Francis LaBadie

Critique d’album : Red City Radio – Paradise (2020)


Red City Radio
Paradise
Pure Noise Records
4 décembre 2020

  1. Where Does The Time Go?
  2. Baby Of The Year
  3. Did You Know?
  4. Love A Liar
  5. Young, Beautiful & Broke
  6. 100,000 Candles
  7. Paradise
  8. Edmond Girls
  9. Doin’ It For Love
  10. Apocalypse, Please!
  11. Fremont Casino
  12. Gutterland

Critique

Salut c’est Dave, aujourd’hui j’ai décidé de vous parler du nouvel album Paradise du groupe punk-rock Red City Radio qui vient tout juste de sortir le 4 décembre 2020. Le groupe est originaire de Oklahoma City et est actif depuis 2007. Ils ont cinq EP et cinq albums de produits.

L’album commence avec une chanson très calme intitulée Where Does the Time Go?. Dès la deuxième chanson Baby Of The Year, j’ai senti que les membres sont restés dans leur racine originale du punk-rock. La pièce Paradise a un son un peu plus différent que d’habitude comparativement au reste de l’album.

L’album est très bien enregistré et diversifié. Il passe d’une chanson calme a des chansons plus rapides. La onzième chanson Fremont Casino est beaucoup plus calme et finalement l’album fini avec la pièce Gutterland qui débute calmement et qui est plus rapide par la suite. Donc, en gros j’ai beaucoup apprécié et je donnerais une note de 10/10.

-Dave

Red City Radio – Baby of the Year

Critique d’album : Gaia Guarda – Anatomy of Fear (2020)


Gaia Guarda
Anatomy of Fear
6 novembre 2020

1- Anatomy of Fear
2- Cravings
3-Carefully Haunted
4- Hearbeat
5- Answer Me
6- Who We Are
7- At The Bottom
8- Nothing’s Hiding In The Lake
9- Drowning In Fear

Critique

Pour vous mettre en contexte, ça me fait tout drôle. Pour ceux qui me connaisse, je ne suis pas très fort sur l’écriture. Mon truc c’est surtout d’être derrière la caméra. Alors, imaginez ma surprise quand on m’a demandé de donner mon ressenti sur le projet solo de Gaia Guarda. De plus, cet album est vraiment différent de ce que j’ai l’habitude d’écouter dans mes temps libres, mais paradoxalement, je suis un fan total de violon et de harpe. Donc, évidement, avec mon caractère aventureux, je n’ai pas pu résister au cri de ce nouveau défi, j’ai accepté sans hésitation.

Si vous ne le savez pas qui est Gaia Guarda, je vous la présente rapidement. Elle est principalement connue pour être la chanteuse du groupe de metal melodique montréalais Uriel. C’est avec des inspirations un peu plus classique que Gaia a apprise, par elle-même, à faire parler la délicate mélodie d’une harpe. Sur cet album, Gaia a reçu un coup de main de ses amies Jessica Ricard (Uriel) au cello, Ari Ana (Uriel) au violon et de l’ex claviériste de Cradle of Filth, Lindsay Schoolcraft. N’oublions pas que Gaia et Lindsay ont partagé la scène en 2019. Sur ce, il serait temps pour moi de parler du vrai sujet

Tout d’abord, je vous préviens, comme j’ai mentionné plus haut, ne vous attendez pas à retrouver un projet similaire à Uriel. Si c’est le cas, alors désolé de péter votre bulle! Par contre, l’album vaut l’écoute peu importe le style que tu aimes.

Globalement, l’album est une sorte de théâtre mélangé avec de la douceur et un soupçon d’obscurité apparenté aux succès d‘Evanescence. Par ailleurs, Rocky Gray qui est justement l’ex-drummeur d’Evanescence, a collaboré sur cet album. Nous y retrouvons un violon très persan accompagné d’un vocal harmonieux. Si vous fermé vos yeux, il est facile de se laisser bercer et transporter dans un quelconque scénario. Étant un grand fan de cinéma, j’ai facilement eu 1001 images à l’esprit pendant ma première écoute. Maintenant, il est temps que je vous exprime mon expérience lors de mon aventure avec Anatomy of Fear.

Commençons évidement par la pièce éponyme, Anatomy of Fear. Du début à la fin, nous pouvons ressentir une monté musical avec une sensation d’avant combat. J’ai bien beau l’écouter encore et encore, j’ai le feeling, par quelques notes, d’entendre le thème de la matrix, mais plus mélancolique. Ce qui a du aidé au feeling épic que j’ai mentionné avant. La seconde pièce est, selon moi celle où la voix parle le plus. Le son de Cravings est comme une sorte de balade en forêt, dans le calme du clair de lune, en quête de réflexion. C’est là que toute la beauté de la voix prend son charme. Elle est comme un résonnement qui guide nos pas dans le boisé.

Avec la prochaine pièce, je ne sais pas si je suis le seul, mais j’ai le sentiment d’un rêve morbide et d’errer dans les rues sombres et brumeuses de l’emblématique ville de Silent hill. Dès les premières notes de piano de Carefully Haunted nous pouvons ressentir l’ambiance mystérieuse et sombre qui englobe la trame sonore de cette série culte. C’est une des raisons qui fait que cette pièce est une belle découverte.

Pour ce qui est de Heartbeat il a deux points qui, selon moi, valent l’écoute. La première est le genre de chorale/backvocals que nous pouvons percevoir quelques secondes après l’apparition du violon. Le mélange des deux est juste sublime. C’est comme si la chanteuse entrait dans une église et marchait vers l’autel en chantant ses sentiments vis-à-vis quelqu’un. Le vocal que l’on entend en arrière-plan résonne comme des anges qui l’accompagnent avec leur chant dans sa quête d’approbation. Le deuxième point marquant c’est quand Gaia lance sa dernière note vocale et qu’un violon s’enchaîne magnifiquement. Note pour Ari Ana, si tu lis cet article, tu as le droit de flatter ton ego avec toute mes amitiés. Tu m’as fait tripper dans cette pièce.

‘Who we are’ me laisse l’impression d’être piégé dans un rêve, ou plutôt, dans un mauvais rêve. La mini introduction aide à ressentir cette sensation, mais tout dans cette pièce m’oriente vers cette ambiance. Que ce soit les notes vocales ou les instruments. Rendu là, c’est à vous de vous laisser emporter et de me dire ce que vous voyez.

J’arrive à la pièce Nothing’s Hiding in the Lake. Elle débute avec une douceur que nous commençons à bien connaitre, mais BAM, surprise, nous retrouvons une différence que nous avons l’habitude d’entendre jusqu’à maintenant. Je dirais que ça a une petite saveur industrielle rythmée qui ne me déplait pas. C’est comme une petite danse auditive qui fait plaisir à entendre.

Je vais éviter de me répéter sur ce que j’ai pu déjà écrire. Par contre, je tiens à mentionner le ressenti celtique que j’ai eu vis-à-vis Drowning In Fair avec une finale digne, selon moi, de Game of Thrones ou Lord of the Rings. C’est tellement une de mes finales préférées. Je vois un spectacle avec un prolongement de cette partie-là. Je vais conclure sur le fait que j’ai eu un agréable plaisir à parcourir l’album.

Un vocal percutant et des mélodies à donner des frissons. J’ai eu l’impression d’avoir été le spectateur d’un voyage entre les différentes émotions de l’artiste. Je recommande l’album à ceux qui sont prêts à ouvrir les portes de leur esprit et entendre quelque chose de calme, mélancolique, différent et qui me semble être très personnel. De toute façon, je trouve ça toujours plaisant de pouvoir voir d’autre facette musicale de nos artistes locaux.

– Joé

P.S. Merci à Gaia de m’avoir proposé de partager mon aventure sur cet album. Tu m’as donné un gros défi et j’aime ça. Merci aussi à mes collègues Vicky et Max de m’avoir aidé un peu. Un peu comme j’ai dit au début, c’est une première pour moi.

Critique d’album : Kataklysm – Unconquered (2020)


Kataklysm
Unconquered
Nuclear Blast Records
25 septembre 2020

  1. The Killshot
  2. Cut Me Down
  3. Underneath The Scars
  4. Focused To Destroy You
  5. The Way Back Home
  6. Stitches
  7. Defiant
  8. Icarus Falling
  9. When It’s Over

Kataklysm est un groupe du Québec dont les preuves ne sont plus à faire. Ce groupe, qui roule sa bosse depuis 1991, nous a offert jusqu’à maintenant 14 albums studios et aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous faire la critique de leur dernier album Unconquered.

Après ma première écoute complète, la phrase qui m’est rapidement venue à l’esprit c’est : pourquoi changer une formule gagnante? Kataklysm nous a toujours offert quelque chose de simple et efficace avec des variations entre des riffs pesants et lents ou encore des riffs rapides avec des gravity blast. Les bassdrums qui mitraillent nos oreilles, des riffs de guitares parfois rapides et mélodiques, parfois lent, simples et » in your face ». Pour ce qui est de la voix, ce que j’aime beaucoup de ce groupe c’est que les paroles sont audibles et ça même si le chanteur, Maurizio Iacono, scream. Il possède une prononciation exemplaire ce qui rends fortement justice aux textes.

L’album nous fait passer par plusieurs moods. Que ce soit avec des intros accrocheuses et des riffs pesants qui te donnent le goût de te dévisser la tête à headbanger ou encore avec des riffs et des bass drums plus rapides. Il y beaucoup de mélodie dans les guitares et malgré le fait qu’elles sont accordées vraiment graves, leurs mélodies sont claires et elles n’empiètent pas sur la basse. La batterie est vraiment bien composée. Elle est complexe, rapide et technique, mais quand c’est le temps d’être plus simple et reculée, elle prend la place qu’elle doit prendre. Malheureusement, le drummer, Oli Beaudoin, a quitté la formation quelques semaines avant la sortie de l’album. Il a fait partie de la formation pendant 8 ans et il a participé à quatre albums du groupe. Il est remplacé par James Payne (Hour of Penance, Miss from The Moat et Vital Remains).

Cut Me Down est mon coup de cœur, c’est une pièce qui a beaucoup plus de tendance melo-death avec des guitares rapides et harmoniques, un drum beaucoup plus simple mais très efficace. Cette pièce vaut vraiment la peine d’être écoutée.

Mention spéciale à la chanson Icarus Falling qui m’a totalement surprise. Avec un superbe intro de piano la chanson est relativement simple et lente, mais elle est vraiment accrocheuse et il y a même un interlude avec du drum électronique et ça juste avant de nous donner une fin intense.

Un album qui vaut vraiment le détour. Je le recommande fortement aux fans et aussi a ceux qui ne connaissent pas le groupe.

Composition : 8.5/10
Qualité sonore : 9/10
Artwork : 8/10
L’ensemble de l ‘album : 9/10

-JD (Rédaction)

Vicky Fillion (Révision et Édition)

 

Critique d’album – Malignant Curiosity – The Portal (2020)

Malignant Curiosity
The Portal
3 octobre 2020

  1. Éveil
  2. Malignant Curiosity
  3. The Magical Infection
  4. A Neverending Carousel
  5. Conscience
  6. Wild Escape
  7. One Last Hunt
  8. Definitive Solution
  9. My Choice, My Way
  10. The Portal
  11. Décadence
  12. Hidden Answer

Critique

La critique va être divisée en deux sections, un point de vue plus général et ressenti dont j’effectuerai la critique et le point de vue technique et exécution qui sera fait par Jean-Daniel Poirier (JD) qui est lui-même musicien et compositeur.

Point de vue général

Lorsqu’on m’a approché pour m’offrir la possibilité de faire la critique de ce projet solo, je ne vous cacherai pas que j’étais quelque peu sceptique. On m’a dit, surveille la sortie du premier single et ensuite tu me diras si tu es intéressée à en faire la critique. Lorsque le single The Magical Infection est sorti, je vous jure que je ne m’attendais pas à cela. Que le premier single d’un premier album solo soit un vidéoclip aussi bien réalisé, j’étais impressionnée.

Malignant Curiosity est le projet solo de Félix Plante réalisé avec la collaboration de plusieurs musiciens. J’ai pu discuter à quelques reprises avec Félix et lui poser quelques questions sur son projet. Au niveau de la composition, du chant clean, de la narration et du clavier, c’est Félix lui-même qui s’exécute. Ensuite, pour ce qui est des autres instruments, voici les collaborations : Marc-Antoine Lizotte à la guitare solo, David Potter au chant hurlé, Antoine Fleurent à la guitare, Lucas Biron au drum et Antoine St-Onge à la bass. L’album a été enregistré chez SilverWings Production.

L’album nous raconte une histoire du début à la fin à l’aide de narrations en français dans plusieurs pièces. Combiner le français et l’anglais n’est pas toujours évident, mais ici, c’est réalisé avec brio. Les changements de ton dans la narration, les changements de voix (clean vs scream), les changements de rythme et d’intensité dans les pièces nous amènes à bien comprendre l’évolution du personnage dans le périple de son combat intérieur. Pour moi les orchestrations présentes tout au long de l’album sont un must. La présence des interludes instrumentals nous permet de comprendre que le personnage a atteint un autre niveau dans ce combat. Pour moi cet album mérite l’attention de tous les fans de métal mélodique.

– Vicky

Point de vue technique

En septembre, lorsque je me suis fait donner la mission de critiquer un album, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je me suis donc lancé dans l’écoute d’un album qui m’a donné des frissons dans le dos puisque je suis fan de métal mélodique. Cet album est tombé directement dans mes cordes et ce malgré les similitudes dans la composition de chacune des pièces. Par contre, ce phénomène est souvent présent dans la majorité des projets solos de ce monde, et ce n’est pas mal en soi.

L’album commence avec une intro très symphonique et une narration qui nous prépare très bien aux prochaines pièces. La deuxième pièce, Malignant Curiosity, qui est mon coup de cœur, est une chanson de plus de neuf minutes. La pièce commence avec une intro mélodique et elle nous amène par la suite dans un univers de solo/lead avec des beats parfois rapides, parfois plus lents. J’aime bien que les guitares et le clavier s’échangent les solos. Une fois que cette partie « claque sur la gueule » est passée, le calme revient avec une guitare acoustique et une voix narrative. La progression de la basse, la voix chantée avec de très bonnes harmonies et le tout accompagné par un drum plutôt tribal, nous offre un calme avant la tempête, car par la suite la pièce passe à de la distorsion de guitares, un drum et des orchestrations de plus en plus présents et intensifié, mais toujours accompagné par une voix clean. À 6 minutes 12 secondes, une cacophonie calculée apparait et j’adore. Et finalement, la pièce se termine sur un outro avec un riff plutôt lent et une voix clean harmonisée. Pour moi cette pièce est un excellent résumé en neuf minutes de ce que cet album a à nous offrir.

The Magical Infection est une excellente pièce et c’est aussi le premier single et le premier vidéoclip de ce projet solo, sorti le 3 septembre 2020. Le vocal clean et le scream se marient à la perfection. Les guitares et les orchestrations ne cherchent pas à s’enterrer mutuellement. J’aimes bien le fait que le keyboard lead la danse.

A Neverending Carousel, débute avec une superbe intro de piano suivi d’une valse métal avec parfois une voix clean, parfois une voix screamer. La transition à 2 minutes 40 est inattendue et elle nous amène à un riff rapide in your face. Les solos de guitares et de clavier sont originaux et bien exécutés. La fin de la pièce nous amène tout droit dans une fête foraine face à un carrousel d’où vient surement le titre.

Le clavecin au début de Definitive Solution et le coté plus black metal de la chanson en général m’ont par moment rappelé le groupe Anorexia Nervosa (jusqu’a la moitié de la chanson). My choice my way est la balade de l’album mais qui monte en intensité de la moitié jusqu’à la fin.

Pour faire un résumé de l’album, ce fut une écoute agréable et remplie de surprises. J’ai bien aimé le coté folk, tribal mélodique et le mélange de la voix clean et de la voix screamer.

Le synthétiseur est relativement présent. Parfois, il domine au-devant des guitares qui sont plutôt rythmiques. C’est quelque chose que j’apprécie grandement. Parlons maintenant des ‘’guerres de solo’’ entre le clavier et les guitares. Sans nécessairement comparer ça a Children of Bodom, ça me rappelle cependant la chimie qu’il y avait entre Alexi Laiho et Janne ‘’Warman’’ Wirman.

Les orchestrations sont tout simplement débiles. Il y a beaucoup de travail dans cet album. Autant dans les introductions de chansons que dans les interludes et en général. Que ce soit dans le choix des sons utilisés ou les notes choisies, rien n’a été laissé au hasard.

Je recommande fortement l’album à tous les fans de métal mélodique.

– JD

8.5/10

Critique d’album : Becoming The Bully – Pillars (2020)


Becoming The Bully
Pillars
BAM&Co Heavy
17 janvier 2020

  1. Pillars
  2. Facelift
  3. The Taking ft. Raphael Boisvert Nault
  4. Shoveling Dirt ft. Jimmy Collins
  5. Interlude
  6. Shameless
  7. We Rise
  8. Deception ft. Jason Descelles
  9. The Infinite ft. Alex Ferland

Becoming the Bully est un groupe de la région de Montréal. En 2014, la formation sortait son premier EP intitulé Zenith. Début 2018, BTB lance le vidéoclip de la pièce The Taking, ce qui annonce la venue du nouvel album. Le 17 janvier 2020, l’album Pillars est officiellement disponible sur toutes les plateformes. En voici donc la critique et quelques vidéos. Bonne lecture!

Critique

Dès les premières notes, on sent toute la lourdeur de ce nouvel album. Les sujets abordés sont profonds et viendront certainement chercher tous et chacun. Nous avons tous ce petit démon intérieur, ou extérieur, qui par moment nous font rusher notre vie. La clarté du chant tout au long de l’album est un must pour moi. J’aime écouter de la musique metal et comprendre les paroles sans devoir les lires au préalable!

L’album débute avec Pillars qui en est la pièce titre. Elle nous propose un texte anglais et français. L’alternance est parfaite, le vocal est intense autant que la musique. Les breakdowns s’enchaînent et créent une intensité qui se termine sur des paroles tout aussi, sinon plus lourde de sens : »Nous sommes le seul espoir, il faut se battre pour survivre ».

Voici le clip de Pillars :

Les titres Facelift, The Taking et Shoveling Dirt ne manquent certainement pas de punch non plus! Pour The Taking, la collaboration avec Raphael Boisvert Nault (Obscure Mantra) rend la pièce d’autant plus accrochante et nous offre une autre dimension avec les échanges au niveau du vocal.

Tandis que dans Shoveling Dirt (ft. Jimmy Collins de Basterds), vous risquez, tout comme moi, de facilement repérer la seule phrase en français de la pièce et de devoir vérifier avec les paroles pour être certain que vous avez bien compris. Le rythme nous tient du début à la fin! Et c’est le cas de tout l’album, je lève mon chapeau au band pour avoir réussi à créer un album aussi entraînant.

Shameless, on va se le dire, débute de façon assez particulière, mais complètement dans le sujet! « Shameless this is me, Shameless this is real ». Dans la plupart des pièces ont sent très bien que les membres veulent faire passer un message : vous n’aurez  pas notre peau. Peu importe à qui ou à quoi ce message est dédié, c’est réussi et ça se ressent. Encore une fois, les arrangements de cette pièce sont entraînants.

We Rise, Deception ft. Jason Decelles (A Life Forsaken) et The Infinite ft. Alex Ferland (Lost Creation) sont trois excellentes pièces qui « close » l’album tout en force! Deception est une composition lourde de sens et très intense. Comme quoi, peu importe le domaine, et peu importe ce que l’on fait, il y aura toujours quelqu’un pour voir à notre perte.

Les membres du groupe sont devenus des piliers avec le temps, c’est une évidence. Ils savent aborder des sujets lourds et dures. Pour ma part, l’album Pillars en vaut le détour! Et c’est clair, il n’y a pas de place pour les préjugés et les persécuteurs pour Becoming The Bully.  Si vous n’avez toujours pas écouter l’album, je vous invite à le faire et vous ne serez pas déçu.

Pour plus d’informations et suivre les spectacles à venir, cliquez-ici : https://www.facebook.com/becomingthebully/ 

-Vicky