NecroticGoreBeast/Primal Horde/Scorching Tomb/For One Hate @ L’Anti-Bar, Québec – 25 janvier 2025

Voici le compte rendu de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de NecroticGoreBeast présenté à l’Anti-Bar & Spectacles de Québec le 25 janvier 2025 et qui mettait également à l’affiche Primal Horde, Scorching Tomb et For One Hate.

Retour sur le spectacle

Tout d’abord, fait important à mentionner, NecroticGoreBeast sait très bien accueillir ses groupes, les médias et les collaborateurs de la soirée. Nous étions invités à arriver un peu plus tôt et profiter d’un buffet et de boissons offerts sur place. Ce type d’accueil n’est pas fréquent dans la scène et je trouve que c’est une excellente occasion de discuter et côtoyer les artistes.

For One Hate

Le chanteur est arrivé sur scène avec une énergie palpable. Il était prêt à mettre le feu au stage. Les guitares étaient accordées très graves.

Les guitares sont accordées vraiment bas et les riffs sont accrocheurs. Leur son est vraiment lourd et c’est plutôt core comme musique. Musicalement, il n’y avait rien de compliqué, mais c’était efficace. Cependant, la grosse lacune du groupe se trouvait au niveau de la batterie. Il y avait un gros manque de tightness et l’exécution des partitions était parfois laborieuse. Je comprends que c’est un groupe qui est jeune et qu’ils ont beaucoup d’expérience à gagner. Ne lâchez pas, j’ai hâte de vous revoir quand vous aurez pris plus d’expérience.

 

 

Scorching Tomb

Avec l’arrivée de Scorching Tomb, l’intensité a monté d’un cran. Les gens sont déchaînés dans le pit. Ça brasse pas à peu près et je plains les photographes qui essaient d’effectuer leur travail. Leur musique est vraiment bien exécutée. La précision et l’exécution parfaite des chansons est là. Le drummer est vraiment précis et rapide. Ses partitions sont bien imaginées. Le bassiste a un tone de basse plutôt distortionné et ses partitions sont vraiment efficaces. Le vocal est bien grave et très bien poussé. Ça me rappelle un peu Suffocation dans le temps de Frank Mullen. Pour ce qui est de la guitare, les riffs étaient bon, mais parfois plus difficile à entendre à cause du mix de la salle. Sinon les gars ont livré la marchandise.

 

 

Primal Horde

Ce groupe m’a agréablement surpris. Je ne les connaissais pas et ce fut toute une surprise. Le côté musical technique a monté d’un cran. Le drummer est une machine. Il a une bonne force de frappe, de la précision dans ses partitions et une bonne imagination dans la création de ses partitions. Les riffs de guitares sont vraiment bons et accrocheurs. Encore une fois, on peut ressentir une grosse vague de basse dans leurs notes, car, clairement, ils ne sont pas accordés en mi. J’ai trouvé que le bassiste était plutôt discret par sa prestance, mais en revanche ses partitions rentraient au poste. Le chanteur a une présence de fou. Il utilise chaque centimètre de la scène qu’il peut pour nous crier ses paroles. À lui seul, il donnait le show. Belle découverte!

 

 

NecroticGoreBeast

Voilà le moment de la soirée que nous attendions tous. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, ce qui s’en vient n’est vraiment pas propre. Leurs paroles sont plutôt axées sur des déjections diverses du corps humain, de pratiques sexuelles douteuses, mais surtout d’amour et de tendresse (haha). Blague à part, ce groupe est vraiment sur une bonne lancée avec plusieurs tournées aux États-Unis pour ne nommer que ça.

Ce sont des musiciens expérimentés et de très haut calibre qui se dressent devant nous sur la scène. Les riffs de guitares sont plutôt lourds et techniques. C’est vraiment quelque chose à voir et à écouter. Le bassiste, en plus d’avoir une bonne prestance sur scène, a des partitions de basse vraiment complexes et très originales. Le batteur tant qu’à lui, est tout simplement une machine, c’est très rapide et ça n’arrête pratiquement jamais. C’est fou d’être encore précis à cette vitesse là. Le chanteur, il pourrait facilement tenir tête à Corpse Grinder (Cannibal Corpse) en frais de headbanging. De plus, il a une bonne prestance sur scène. Sa voix est vraiment grave et peu articulée ce qui ajoute un aspect violent supplémentaire à la musique.

Mention spéciale à FAF, un humoriste trash émergeant du Québec que j’aime bien, qui est venu s’enfoncer une banane dans la gorge pour faire l’intro de la chanson Gagging on Feces. Le groupe avait utilisé l’audio d’une de ses vieilles vidéos promo comme introduction de la chanson sur l’album et l’humoriste est venu faire le ‘’stunt’’ sur scène. C’était quelque chose.

Vraiment, NecroticGoreBeast a bien terminé la soirée. C’était un show parfait.

 

-Journaliste: Jean-Daniel Poirier
Photographe: Vicky Fillion

 

Voïvod symphonique avec l’OSM @ Salle Wilfrid-Pelletier, Montréal – 30 janvier 2025

Voici le retour de Louise Girard lors du spectacle de Voïvod Symphonique avec l’OSM présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de Montréal le 30 janvier 2025.

 

Grandiose, majestueux, bouleversant!

Je crois que jamais vous n’avez lu (et jamais ne lirez) ces mots à la Une d’un fanzine metal photocopié, plié et broché à la main.

Tout comme il est aussi peu probable de les lire pour décrire la prestation d’un band metal dans La Presse où vous pourriez plutôt voir : tonitruant, hurlant et bruyant.

C’était osé de la part de l’OSM et tout autant du côté de Voïvod de provoquer cet alliage entre leurs deux mondes et le défi a été relevé haut la main.

L’univers de Voïvod, en constante mutation depuis 1982, a touché l’apogée de l’expérimentation et nous a tous laissés bouche-bée! C’était une expérience digne du slogan des Transformers soit «More Than Meets the Eye»!

Tous nos sens étaient en éveil pendant ce voyage au pays de Morgöth où les cadences de Voïvod ont pris vie à travers les harmonies insoupçonnées des cuivres, percussions et cordes le tout bonifié par les animations de Luc Leclerc à l’écran géant.

Entendre les messages apocalyptiques de Voïvod livrés avec tant de puissance nous mettait comme devant un fait accompli: l’humanité n’en a pas écouté les avertissements et notre autodestruction est imminente.

Un orgasme de sonorités

Nous n’avions aucune idée de ce qui nous attendait quand la chef d’orchestre, Dina Gilbert, est arrivée sur scène en nous saluant d’un horns up, mais nous savions que nous étions à la bonne place malgré le décor peu commun que nous offrait cette salle à l’allure d’un vaisseau spatial à l’acoustique parfaite.

C’était irréel de voir tous ces archets qui bougeaient à l’unisson et de percevoir toutes les subtilités des instruments parvenir à nos oreilles! Non mais, j’vous jure! On entendait même le xylophone! Chapeau à Francis Perron (Studio Radicart) pour ce travail gargantuesque où le quatuor a été mis en valeur tout en mettant de l’avant la présence, je le répète, d’un orchestre symphonique! Rien de moins!

Pas de mosh pit, peu de headbang, quelques bras dans les airs mais ô combien de cris d’approbation, d’applaudissements et de yeux étincelants qui tentaient de tout capter de ce concert monumental qui a reçu une ovation monstre!

Dans la salle, la mère de Daniel Mongrain était présente et je ne pouvais m’empêcher de l’imaginer se remémorer toutes les heures qu’elle a « enduré » ses fils pratiquer à la maison pendant leur adolescence. Elle devait être extrêmement fière de lui et, en fait, comme me l’a souligné Jessy Fuchs (Slam Disques et plus) ce soir, nous avons tous assisté à la consécration de nos « enfants », de nos protégés, de nos défricheurs, Voïvod!

-Lou-

Programme de la soirée disponible pour téléchargement ici:
https://www.flipsnack.com/orchestresymphoniquedemontreal/programme-de-concert-vo-vod-symphonique/full-view.html

Photos gracieuseté de Gabriel Fournier

Hommage à Metallica par AlcoholicA + Feels Like Home et Basterds @ Club Soda, Mtl – 10 janvier 2025

Voici le retour complet par Guillaume Gélinas lors du spectacle de AlcoholicA présenté par le Club Hommages au Club Soda de Montréal le 10 janvier 2025 et qui mettait également à l’affiche Feels Like Home et Basterds.

 

Retour sur le spectacle

Le 10 janvier dernier avait lieu au Club Soda le spectacle d’AlcoholicA, Feels Like Home et Basterds. Voici un petit compte rendu de chaque prestation.

 

Basterds

Le groupe originaire de Québec nous propose un son Hardcore/Metalcore très énergique. Devant une salle pleine (le spectacle était gratuit), la formation a su bien réchauffer les spectateurs. Le chanteur invitait continuellement le publique à bouger et à faire des mosh pit au milieu de la salle. Leur musique se traduit bien sur scène et malgré le fait que le spectacle était plutôt court, ils ont joué de nombreuses chansons de leur album ainsi que du plus récent Ep New Lows.

Lors de cette soirée Guillaume et David Cesare ont réalisé une entrevue avec la formation Basterds.

 

 

Feels Like Home

Le groupe originaire de Québec, Feels Like Home a poursuivi lui aussi sur la même lancé que le groupe précédent. La formation metalcore a enchaîné plusieurs chansons couvrant sa discographie. Le frontman était très énergique sur scène et les musiciens qui l’accompagnait étaient tous excellent avec leur instrument. Un moment marquant fut la reprise de Limp Bizkit, Break Stuff, qui a fait lever la foule, avec des gens qui chantaient les paroles de ce classique du nu métal de la fin des années 90. Bref, ce fut une belle performance et c’est un groupe à voir absolument (avec Basterds) en spectacle, surtout si vous êtes un amateur de metalcore.

 

 

 

AlcoholicA

Le groupe hommage à Metallica, AlcoholicA était attendue par des centaines de personnes. La salle était à pleine capacité. Le groupe a interprété de nombreuses pièces du répertoire de Metallica, en particulier les albums des années 80 et 90. Chaque musiciens interprètent les chansons à la perfection. En environ 2h00 de spectacle, nous avions pu entendre entre autre Master of Puppets, Enter Sandman, One et Fade To Black. Enfin, tout le monde sur place a passé une excellente soirée avec trois groupe qui ont chacun livré une performance mémorable en ce début d’année 2025.

 

-Texte et photos: Guillaume Gélinas
Entrevue: David Cesare

Voïvod symphonique avec l’OSM @ Salle Wilfrid-Pelletier, Montréal – 29 janvier 2025

Voïvod et l’OSM, un parfait mélange

Ce soir, le concert à la prestigieuse salle Wilfrid Pelletier se transforme en un véritable spectacle sensoriel, où chaque élément semble se fondre pour offrir une expérience unique. J’ai rarement été aussi fébrile à l’idée de voir un concert et, par le fait même, aussi sûr d’en apprécier les effets. Au centre de cette performance, la cheffe Dina Gilbert dirige l’orchestre avec une aisance impressionnante, orchestrant chaque mouvement avec précision. Par moments, elle échange des regards complices avec Michel (Away), le batteur de Voïvod, comme s’ils étaient en parfaite synchronisation avec l’énergie du moment. Les projections, montrant des créatures extraterrestres dans Forgotten in Space, où l’on voyage dans un vaisseau spatial et où l’on vit la dramatique intensité de cette pièce tirée du fameux album Killing Technology, nous chahutent et nous chavirent de façon fort surprenante et inattendue. Des paysages futuristes ajoutent à l’aspect cinématographique du show, captivant le public à chaque instant.

L’un des moments forts de la soirée survient avec NuclearWar. Ce morceau, déjà intense dans sa version originale, atteint une dimension épique grâce à l’ajout de l’orchestre. La fusion entre les instruments classiques et les guitares électriques crée une atmosphère grandiose, donnant l’impression de voir une armée de robots futuristes en pleine action dans une galaxie lointaine. Le public, littéralement renversé par cette interprétation, m’a drôlement fait penser à The Wall de la légendaire formation Pink Floyd.

En arrière-plan, les musiciens de l’OSM, tout en restant dans l’ombre, sont baignés d’une lumière douce qui les fait se fondre dans l’univers visuel du groupe sans occuper trop de place visuellement. La projection de messages tantôt chaotiques et apocalyptiques, générés par ordinateur sur un écran géant, crée une tension palpable, intensifiant la puissance des compositions de Voïvod et leur message. Toujours d’actualité : l’importance de l’environnement et la décadence de l’humain sous plusieurs formes. Et même si les morceaux s’enchaînent un peu trop rapidement après coup, il est impossible de ne pas se laisser emporter par chaque détail de cette performance, qu’il s’agisse du travail minutieux de l’orchestre ou de la théâtralité croissante de Snake, qui s’amuse comme d’habitude avec un plaisir quasi infantile en multipliant les simagrées, semblant se nourrir de ce moment unique dans sa carrière.

L’album Nothingface est grandement bien représenté avec les pièces Pre-Ignition, l’incroyable The Unknown Knows (qui figure dans mon top des pièces du groupe) et Into My Hypercube, un titre qui me renverse à chaque fois par sa simplicité et sa fragilité, une berceuse pour introverti. Un auditeur criera un Tabarnak bien senti lors de l’apparition de ce fameux titre !

Je me dois de souligner la pièce Fall où l’on y dénote une atmosphère hors du commun assez différente du reste des compositions choisies.

HolographicThinking, extrait du dernier album Synchro Anarchy, met en lumière l’importance des arrangements, fruits de la collaboration de Dan Mongrain, ce virtuose que Denis prendra le temps de remercier comme digne remplaçant de Piggy D’amour, ainsi que d’Hugo Bégin. L’orchestre ne se contente pas de suivre la mélodie : il la transforme, apportant une richesse complémentaire à l’œuvre des gars de Jonquière. Les cuivres et les cordes doublent habilement les lignes vocales, et l’orchestre prend même le relais sur certains refrains, donnant une nouvelle vie à la chanson, un souffle frais et très intéressant.

On prendra le temps de se remémorer la créativité et le génie de Piggy, l’ex-guitariste fondateur d’une importance fondamentale dans l’évolution du métal tel qu’on le connaît, ainsi que dans celle de la formation.

Le concert s’achève sur un moment inoubliable : la reprise de Astronomy Domine de Pink Floyd, qui semble offrir une version ultime de ce morceau emblématique. Pendant cette interprétation, les membres du groupe se retrouvent au premier plan, l’orchestre s’effaçant doucement pour laisser Snake, Dan (Chewy), Dom (Rocky) et Michel (Away) se déchaîner sur scène. Le public, médusé, vit un instant de pure exultation. À la base, Voïvod avait repris cette pièce de façon métal, et ce soir, c’est un peu comme si l’on revenait à la version de Syd Barrett, le génie musical derrière cette pièce, ayant lui aussi apporté à sa formation une créativité singulière avant de quitter ses pairs pour d’autres sphères, tout comme Piggy.

Au terme de la soirée, on apprend que Stéphane Lévesque, le bassoniste, aurait initié cette collaboration entre Voïvod et l’OSM en en faisant la suggestion. Une belle ovation a remercié cette initiative, sans laquelle nous n’aurions pas pu bénéficier de ce moment magique. Dina Gilbert clôt le concert en sautant de joie, saluant la foule avec un geste typiquement « métal », les fameux Horns. Une dernière vague d’émotion chaleureuse envahit la salle, composée d’habitués de l’OSM et de métalleux de tous âges (même quelques enfants de moins de 10 ans !).

Ce spectacle exceptionnel et unique en son genre sera de nouveau proposé dès demain, et heureusement, il reste des billets pour les retardataires ou ceux qui regrettent déjà de ne pas être venus à cette magnifique soirée.

On souhaite un autre 40 ans et plus à Voïvod!

-Journaliste: Martin Desbois
Photos gracieuseté de Gabriel Fournier

Défaillance – Nouvel Ep! Se Rendre Malade… 

 

 

Défaillance 

Nouvel Ep! Se Rendre Malade… 

En janvier 2025, ce groupe punk québécois nous offre un nouvel EP. Après plus de 25 ans d’existence, auront-ils encore autant d’énergie et de mordant? Que vous dire de plus que cet album est l’exemple parfait d’un pitbull qui ne veut pas lâcher le morceau. Un album rebelle où les instruments sont prêts pour aller à la baston. Je vais prendre le temps de lire et relire les textes. Vous faire part de mes impressions, avec quelques surprises et avec un peu de musique survoltée. Voici, Se Rendre Malade…une pièce à la fois. 

Se Rendre Malade…(pour des Malades) 

Un hymne national à l’agonie d’un système de santé tenu à bout de bras par ceux qui sont à genoux. Les décennies passent pour un message qui ne passe pas. Défaillance hurle pour ceux qui ont la gorge trop sèche d’avoir crié trop longtemps. On connaît tous quelqu’un en burnout, un(e) qui parle de son double quart de travail avec des larmes aux yeux. Pendant que les fonctionnaires ramassent leur bonus de fin d’année, eux, sur le plancher, sont à la ramasse. Voilà une belle façon de démarrer un album, avec un poing sur la table avec une thématique qui nous tient à cœur. Ça donne le goût d’apprendre le texte pour le crier nous aussi! 

 

1979 

Une date très importante dans l’univers punk, pour une raison bien claire : le décès de Sid Vicious, qui représentait le côté plus sombre et intrépide du mouvement. N’étant pas reconnu pour être un musicien aguerri, il fut toutefois et sans contredit une figure importante de l’essence même du punk anglais de ces années. Si symbolique qu’il ait repris la chanson My Way, car, jusqu’à sa fin tragique, il était unique et incorrigible. La fin des années 70 marque aussi une rupture entre le punk traditionnel face à un punk rock qui se dilue dans la ‘’pop culture’’ au cours des années 80 et surtout 90. Je crois que Défaillance, dans cette chanson, démontre une belle expression de ce passage et de la force du mouvement dans l’histoire. Toujours avec une fougue comme on les connaît et un solo de guitare parfaitement exécuté. 

Fuck ton Apitoiement 

Que j’aime le début de cette chanson avec le son de basse grasse et la rythmique rapide qui s’ensuit, ça décape la peinture. Un puissant coup de pied dans le derrière pour nous rappeler que nous sommes propriétaires et responsables de notre destinée. Nous ne sommes pas victimes, mais maîtres et bourreaux face à notre propre apitoiement. Ça me rappelle bien l’entrevue en 2022 qu’il avait faite avec Claudia Bo sur son podcast Le P’tit Moment Thrash (maintenant mieux connu comme rédactrice du Bad Crew) où ils parlaient de la baisse drastique des présences dans les salles lors des shows punk, surtout depuis le covid. Nous sommes en 2025 et ils sont toujours debout et forts. Quelle résilience ! En plus, on peut confirmer qu’ils suivent eux même la voie qu’ils prêchent. Loin de vouloir se donner une tape dans le dos, le message est au sens large, comme on dit en anglais: get a grip! 

Résistance 

Pièce qui nous mélange punk, rock et ska, un tourbillon dans la protestation. Défaillance, en collaboration avec Shantal Arroyo (Overbase) et Joe Evil (GrimSkunk), nous offre une chanson aux sonorités très 2000, très entraînante, et avec une multitude de vagues d’énergie qui nous donnent le goût de faire la fête de manière joyeusement rebelle. J’ai eu la chance de rejoindre Shantal au sujet de leur collaboration.

Ondes Chocs: Parlez-moi de votre collaboration avec Défaillance sur la chanson Résistance? 

Shantal Arroyo: ‘’Donc, en fait c’est les gars de Défaillance qui m’ont contacté et je crois qu’il y a en même temps, ils en parlaient avec Joe ça a été un peu compliqué parce que nos horaires sont difficiles à conjuguer. Dernièrement, moi, je m’occupe à temps plein d’un café qu’on a ouvert à Montréal et Dieu sait que la restauration, ça prend du temps sans compter. C’est un bar, une salle de spectacle et une salle d’exposition. Donc ça a été un peu difficile de se coordonner, on a fini par enregistrer au studio Indica. Joe et moi avec Peter à la console (Grimskunk), ensemble, puis on a fait parvenir les tracts à Défaillance. C’est sûr que Joe et moi, c’est pas la première fois qu’on collabore ensemble, donc c’était quand même assez facile à faire! C’était super le fun on a bien aimé ça!’’ 

 

Avant 

On retourne avec une sonorité plus brutale et un texte de remise en question sur les changements sociaux. Une nostalgie un peu désespérée face à un présent qui nous propulse dans un mur. Tous ces rêves qui s’effacent dans une brume épaisse d’un ‘’no futur’’. Clairement, la chanson qui amène un goût amer à notre réalité actuelle. Est- ce une chanson pour la génération X? Du moins, je crois que cette agonie des rêves du passé est partagée par tous. L’harmonie est aussi impulsive que le texte et plusieurs s’y reconnaîtront. 

L’Hymne à la Violence 

On pourrait partir avec toutes sortes de théories sur cette chanson: cas vécus? Histoire médiatisée dans les journaux? Histoire fantastique? Quand j’ai l’impression de partir dans le champ avec mes délires et mes impressions; je vais à la source.

Ondes Chocs: Concernant L’Hymne à la Violence, on peut y voir une description de tous les films ou évènements du genre tueur en série. Pour vous, lors de l’écriture, est-ce relié à un évènement bien spécifique? 

El Punkos: ‘’ Il n’y a pas vraiment d’histoire à proprement dit sur la chanson L’Hymne à la Violence, Gagnon et moi, on est de vieux fan de films d’horreur (d’ailleurs Gagnon a plusieurs tatouages de ses films préférés ). C’est juste un récit d’horreur. On l’a déjà souvent fait auparavant avec les chansons Morts-Vivants et Lacération, entre autres. Donc ça peut être sur un tueur en série ou juste une belle comptine avec des paroles lugubres sur un fond de musique qui inspire la crainte. » 

Maintenant, nous arrivons au moment des annonces: 

Pour aller chercher l’album: https://defaillance.bandcamp.com/album/se-rendre-malade-pour-des-malades

Lancement de l’album: 2 février 2025 à Jonquière au Rocco Bar, en après midi et l’entrée est gratuite et pour tous (all ages)

Dates prévues au Québec:
14 mars à L’Esco (Mtl)
21 mars au Plaza
(Saguenay)
28 mars au Scanner (Québec)
 

Tournée Européenne

Ondes Chocs: Vous avez surement une bonne histoire sur ce qui amène le dénouement de votre tournée européenne qui s’en vient en février? 

El Punkos: ‘’c’est un pote a nous, qui habite en France (Montpellier), qui organise des tournées en Europe et qui nous a invité à tourner là-bas, je dirais vers 2017-2018 . A l’époque nous n’avions pas mal tous de jeunes enfants et, avec les jobs c’était pas mal plus compliqué . Ensuite est arrivée la covid et le projet n’est pas vraiment dans les plans, car nous devions enregistrer l’album Sans Contrôle pour ensuite la tournée. À la fin 2023, nous avons fait un concert avec nos potes de B.A.L.M squad et quelque part au milieu de la nuit (plus le matin…..grosse brosse d’après show), on s’est mis à parler de se faire l’Europe tous ensemble. Après une bonne nuit de sommeil de 2-3 heures, je me suis dit: ‘’fuck off’, on le fait!’’ J’ai contacté notre contact pour lui dire que, dans un an, on allait être chez lui et de nous régler ça. Malheureusement, les deux groupes ensemble, c’était trop d’organisation. Donc nous avons gardé la date pour nous ( B.A.L.M Squad, eux, vont y aller de leurs côtés au printemps). Ça concorde avec la sortie de notre nouvel album, mais également avec la sortie de l’album Sans Contrôle sur Running out of Tape Records en Allemagne, donc on se trouve à faire une tournée pour un double lancement (oui c’est plutôt étrange ). Donc, la tournée va être majoritairement des chansons de Sans Contrôle et se rendre malade . Nous allons faire 10 concerts en 11 jours dans 4 pays différents: la Belgique , la Suisse, l’Allemagne et la France, bien sûr, notre journée de congé tombe le lendemain du concert à Stuttgart en Allemagne, j’ai hâte de voir si on va passer la journée là-bas. Pour l’instant on ne connaît pas trop l’identité des groupes avec qui on va partager la scène, mais je sais qu’il va y avoir Bad nasty donc c’est bon signe et à moins que je me trompe le concert de Marcella c’est un festival, mais j’en sais pas plus . J’espère que nos ami(e)s français vont apprécier la pochette de l’album Se Rendre Malade, c’est un de leurs compatriotes: Laul (dessinateur et membre de la troupe de Béru, ainsi que le dessinateur des Ludwig ) qui l’a créé.’’ 

Merci encore à El Punkos de Défaillance et Shantal Arroyo, pour le temps qu’ils m’ont accordé. J’espère que vous avez apprécié. 

-Christian lamothe, Chroniqueur de l’underground 

Critique d’album: Ex Deo – Year of the Four Emperors (10 janvier 2025)

Ex Deo
Year of the Four Emperors
Reigning Phoenix Music
10 janvier 2025

 

Liste des pièces

  1. Galba
  2. Otho
  3. Vitellius
  4. Vespasian

 

 

Liens des réseaux sociaux, pour écouter et acheter l’album / Link to social medias, listen and purchase the album :
https://www.exdeoband.com/
https://www.facebook.com/exdeo/
https://www.instagram.com/exdeoband/

Écouter ou acheter l’album / Listen or purchase the album :
https://exdeo.rpm.link/yotfePR

Lyric Video (Vespasian) :
https://www.youtube.com/watch?v=zqjKBIsmxSM

Lyric Video (Vitellius) :
https://www.youtube.com/watch?v=Www3VXe0wak

****See below for english version**

Ex Deo – Year of the Four Emperors

Ex Deo est:

Maurizio Iacono: Chant
Stéphane Barbe : Guitare principale
Jean-François Dagenais : Guitare rythmique
Dano Apekian : Basse
James Payne : Drums

Ex Deo, le groupe de death metal symphonique fondé par le frontman de Kataklysm, Maurizio Iacono, revient avec un nouveau EP intitulé « Year of the Four Emperors », sorti le 10 janvier 2025 sous le label Reignin Phoenix Music. Quatre ans après la sortie de l’album « The Thirteen Years of Nero », Ex Deo nous livre ce mini album portant toujours sur l’histoire de l’Empire romain. Étant un groupe totalement distinct de Kataklysm, légendaire groupe montréalais, Ex Deo nous donne une bonne leçon de death metal à sa manière.

Totalisant environ 20 minutes, Ex Deo nous propose quatre pièces portant sur chacune un empereur différent de l’Empire romain. Fusionnant l’histoire romaine et la brutalité musicale, le groupe nous livre dans leurs mots l’histoire de chacun de ces quatre empereurs. Ayant un style propre à eux, l’album est lourd et pesant tout en ayant des subtilités symphoniques en arrière-plan. Musicalement parlant, l’arrangement orchestral est un point fort et nous donne l’impression d’être à Rome prêt à combattre pour l’armée.

La qualité sonore est au rendez-vous alors que nous pouvons entendre à perfection chacun des instruments. Nous voyons qu’Ex Deo est un groupe ayant obtenu une certaine renommée dans la scène métal dans le monde. L’harmonie et les riffs sont parfaitement mixés avec la basse et le drum. Le vocal de Maurizio est encore une fois plus qu’excellent afin de nous raconter à sa façon l’histoire de chacun de ces empereurs. Les arrangements symphoniques et les choeurs ajoutent une dimension presque théâtrale à l’album.

« Year of the Four Emperors » est un excellent retour pour les montréalais après plus de quatre ans. Ex Deo maîtrise l’art de fusionner l’histoire et le métal de manière spectaculaire. Les fans de métal symphonique, tout comme les amateurs d’histoire, trouveront sans doute leur compte dans ce voyage à travers l’Empire romain.

Ex Deo sera en tournée nord-américaine en février et mars 2025 avec Septicflesh et Vltimas. Le groupe s ‘arrêtera a Montréal au Studio TD le 27 février 2025.

Note : 9/10

Lien du spectacle : https://www.facebook.com/events/590222403442650
Billets : https://www.ticketmaster.ca/septicflesh-montreal-quebec-02-27-2025/event/31006170B9A72831

-Phil Grondin

 

** ENGLISH VERSION **

Ex Deo is :
Maurizio Iacono: Vocals
Stéphane Barbe : Lead Guitar
Jean-François Dagenais : Rhythm Guitar
Dano Apekian :  Bass
James Payne : Drums

Ex Deo, the symphonic death metal band founded by Kataklysm’s frontman Maurizio Iacono, returns with a new EP titled « Year of the Four Emperors », released on January 10, 2025, under the Reignin Phoenix Music label. Four years after the release of the album « The Thirteen Years of Nero », Ex Deo delivers this mini-album telling different stories and tales from the Roman Empire. Ex Deo is a side project from the guys of Kataklysm, the legendary Montreal metal band. Ex Deo delivers a solid death metal lesson in their own unique style and sound.

Clocking in at around 20 minutes, Ex Deo offers four tracks, each focusing on a different emperor of the Roman Empire. Merging Roman history with musical brutality, the band tells the story of each of these four emperors in their own words. With their distinctive style, the album is heavy and intense while incorporating symphonic elements in the background. Musically, the orchestral arrangements are a highlight of the album, giving the impression of being in Rome, ready to fight with the Roman army.

The sound quality is spot on, with each instrument clearly audible. Ex Deo has earned a certain level of recognition in the global metal scene since creating this project. The harmonies and guitar riffs are perfectly mixed with the bass and drums. Maurizio’s vocals are, once again, excellent as he narrates the story of each emperor in his own way. The symphonic arrangements and choirs add an almost theatrical dimension to the album.

« Year of the Four Emperors », marks a strong return for the Montreal-based band after more than four years. Ex Deo masters the art of blending history and metal in a spectacular way. Fans of symphonic metal, as well as history enthusiasts, will undoubtedly find enjoyment in this journey through the Roman Empire.

Ex Deo will be touring North America in February and March 2025 with Septicflesh and Vltimas. The band will make a stop in Montreal at Studio TD on February 27, 2025.

Note : 9/10

Link to the show : https://www.facebook.com/events/590222403442650

Tickets: https://www.ticketmaster.ca/septicflesh-montreal-quebec-02-27-2025/event/31006170B9A72831

-Phil Grondin