Social Distortion:Portrait Amnesia Petite-Nation RockFest 2013

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À la fin des années 70, tandis que la vague punk fait des ravages sur la Côte Est, quelques jeunes du Orange County, à 5000 km de là, décident eux aussi de crier leur hargne et leur mal de vivre aux sons d’accords simples et violents. Les premiers balbutiements du hardcore se font ainsi entendre dans quelques bars miteux, dans des salons ou les cours arrière de vieilles piaules californiennes. Parmis les Youth Brigade, Minor Threat et Black Flag, un autre groupe emboîte le pas: Social Distorsion.

Ayant comme leader Mike Ness, Social D connaîtra multiples épreuves, réorientations musicales et changements de personnel au cour des ans. Délaissant quelque peu le punk aggressif au milieu des années 80, à la suite d’une pause de Ness pour régler ses problèmes de drogue, le groupe commence à flirter avec le rock and roll, le rockabilly et le country, créant ainsi son style distinctif. Tout en gardant toutefois son énergie du début, il sillonnera les routes de l’Amérique, remplissant de plus en plus de salles, ralliant autant les amateurs de punk purs et durs que les adeptes de rock, nostalgiques de l’époque des hotrods, des cheveux graisseux peignés en banane et des sexy pin-ups.

C’est sur l’album White Light, White Heat, White Trash de 1996 et Sex, Drug and Rock & Roll, 8 ans plus tard,que la bande effectuera un certain retour aux sources, plus sombre et aggressif.

À ce jour, Social D compte à son actif 10 albums, dont un greatest hits, un live et un recueuil de raretés ainsi qu’un excellent DVD. Et bien que Mike Ness, seul membre original, subit le poids des années et des excès, sa fougue n’en est pas moindre sur scène, comme j’ai eu la chance de le constater à quelques reprises lors de leurs maints passages à Montréal ces dernières années. Et si vous avez le goût de recevoir une bonne leçon de punk & roll, essayez de vous tailler une place devant la scène lors du Rockfest et d’ici là, patientez un peu en vous tapant le documentaire Another State of Mind qui relate les déboires de cette formation culte à ses débuts. Un must!

ps: pour ceux qui ne le savent pas déjà, appuyez sur les liens surlignés pour accéder directement aux liens vidéos…
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Jon B

1 – 2- 3 – PARTY, Mad Caddies: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Formé en Californie au milieu des années 1990 sous le nom de Cracked Macaroni qu’ils changent ensuite pour The Ivy League, c’est en 1996, après avoir signé avec Honest Don’s Records qu’ils optent finalement pour The Mad Caddies. Ils sortiront leur 1er album, “Quality soft core”, l’année suivante. Dès les débuts, ils se créent une identité propre sur la scène skapunk avec leur musique qui mélange des influences provenant du swing, reggae, polka mais surtout de la scène jazz de la Nouvelle-Orléans (bien qu’il soit de Californie!) à leur musique ska punk. Afin de réactualiser leur 1er album, ils ont réenregistré la pièce “Distress” que vous pouvez aller écouter en cliquant ce lien.

La suite de leur carrière devait être prise en charge immédiatement après leur 1er album par Fat Wreck Chords (1997) et depuis, ils ont lancé 4 albums, 2 EP’s, un album en spectacle et une compilation. Leur dernier nouveau matériel, l’album “Keep it going” date de 2007 (puisque leur dernière sortie était la compilation de 2010) mais ils annoncent travailler sur un nouvel album à paraître en 2013. Voici leur dernière parution, le vidéo pour la pièce “State of mind”.

 

 

Le groupe s’est forgé une réputation pour ses performances énergiques et festives. Pour les nostalgiques, ça rappellera peut-être Sublime!!! En attendant d’être frontstage au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, voici une petite entrevue et leur spectacle au Hurricane Festival en 2012.

 

 

See Ya in the pit!

Lex

Du Jazz Fusion au Punk Hardcore en passant par le Reggae, Bad Brains: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Fondée en 1975 sous le nom Mind Power et évoluant d’abord dans l’univers du Jazz Fusion, la formation originaire de Washington D.C. deviendra de plus en plus intéressée par le Heavy Metal, le Punk Hardcore et le Reggae et changera en conséquence de nom, de style musical et de chanteur en adoptant le nom Bad Brains en 1977. Premier groupe de Punk Hardcore entièrement formé d’Afro-Américains, à intégrer des influences Reggae et à adopter la philosophie Rastafari, les Bad Brains se forgeront rapidement une réputation enviable avec leurs chansons ultra-rapides, agrémentées de rythmiques inusitées, de solos de guitare plus métalliques et des voix variées de H.R.

Le groupe sévira une première fois sur LP en 1982 avec un album éponyme, puis fera état d’une évolution impressionnante vers une intégration de plus en plus poussée de ses diverses influences jusqu’aux albums I Against I (1986) et Quickness (1989). Cependant, après le départ de H. R. (vocal) et de son frère Earl Hudson (batterie) en 1990, la formation connaîtra plusieurs années d’instabilité au cours desquelles ils tenteront un son plus Funk Metal dans la veine Faith No More et signeront avec Epic Records pour le médiocre Rise (1993). En 1995, la formation originale se réunira pour le trop Reggae God of Love et poursuivra l’aventure malgré les frasques répétées de leur chanteur H. R., en retournant vers un son plus près de ses origines avec les  très bons albums Build A Nation (2007) et Into The Future (2012).

Après, plus de 30 ans d’expérience Bad Brains demeure un groupe incontournable de l’histoire du Punk Hardcore et mérite amplement que vous alliez les voir au Amnesia Rockfest. Ces vidéos vous le prouveront!

 

See ya in the pit

Louis-Olivier B. Gélinas

 

Implications sociales et communautaires, Rise Against: Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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Formé en 1999 à Chicago, USA, le groupe Rise Against s’associe rapidement avec le label Fat Wreck Chords qui sortira leur 2 premiers albums. Ceux-ci prennent d’assaut la scène underground et remporte un vif succès, au point de les mener à signer DreamWorks Records ce qui les mènera avec le major Geffen Records dès 2003, année de leur 2ème album. Naturellement, cette signature avec un major leur amène beaucoup plus de visibilité et les propulse sur le billboard 200 à la sortie de leur 3ème album, “Siren songs of the Southern culture”, en 2004. Leur 2 albums suivants, “The Sufferer & the Witness” et “Appeal to reason” leur permettront même d’entrer dans le top 10.

 

 

Malgré plusieurs changements de personnel tout au long d’une carrière de près de 15 ans, le groupe contient toujours 2 de ses membres fondateurs soient McIlrath et Principe, le 1er ayant depuis longtemps pris le lead guitar après s’être concentré sur le vocal au cours des 1ères années du groupe. Tous les membres du groupe sont végétariens et supportent des causes humanitaires et sociales, aussi à titre personnel. Ils ont même été jusqu’à enregistrer une pièce contre l’homophobie, “Make it stop” sur leur 6ème album et dernier en date sorti en 2010. Voici ce que McIlrath a à dire à ce sujet sur leur page Facebook:

It’s bummed me out to create this community of fans, where you want everybody to feel accepted, but then to realize that there are people that don’t feel accepted, even at your own shows, even at a Rise Against show, where we go out of our way to let you know that if you are here, you belong here, no matter who you are. It’s a place where everyone is welcome. But we’d hear from fans about homophobia in the scene, or even hear from fans who are unsure about how Rise Against feels about homosexuality. It’s something that we certainly don’t judge. I felt there needed to be a song, which came from our world, because I feel that the rock world stays pretty silent. I wanted to put water where the fire was. I wanted to do a song that, first, lets fans know that we don’t tolerate bigotry in our audience and, second, empower fans who are coming to grips with their own sexuality, empower them to be proud of who they are and that we accept them, and create a community that accepts them.

Voici le vidéo de la pièce en question

 

 

Ils seront parmi les têtes d’affiche du Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013. On vous dit exactement quand bientôt.

 

See ya in the pit.

 

Lex

Des Bagpipes chez les Douchebags

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J’ai passé un très beau samedi soir hier en compagnie des très énergiques Irish Moutarde. La soirée a commencée à mon local de musique pour une petite pratique impromptue et quelques boissons alcoolisées, mais après quelques compos je me dirige subito-presto au Dag pour … me river le nez sur la porte. L’évènement stipulait bien que le show commençait à 21h30, mais ce qu’il aurait fallu comprendre c’est que l’ouverture des portes se faisait à cette heure là, pas avant. Même certains musiciens du 78th se sont tout aussi cognés le nez sur la porte et ça leur a pris du temps pour finalement avoir accès. Peu importe, j’en profite pour jaser musique avec quelques autres personnes arrivées tôt. Enfin les portes ouvrent, les gens entrent et se dirigent vers les bars. Après avoir moi-même fait le plein de ravitaillement, je trouve Mathieu Audet, guitariste du groupe avec qui j’ai un petite conversation, j’apprends que le show que je vais voir ce soir en est un bien rodé, avec plus d’une quarantaine de représentations déjà et il me confirme que l’on pourra apprécier au moins 11 tounes qui seront sur l’album qui devrait sortir à l’automne prochain. Les autres tracks seront un mélange de ‘covers’ de punk irlandais et de folk. Good! Je laisse Mathieu se préparer et je retourne au bar faire jasette avec mes voisins. Quelques bières plus tard, vers les 11hrs, les lumières enfin tamisées, j’aperçois les cornemuse et les drums du 78th Fraser Highlander Pipes and drums qui se dirigent vers la scène, le show va commencer, enfin…

Le reste de la soirée s’est passé à taper des mains, des pieds et à lever le coude amplement, aux nombreuses demandes faites par André-Anne, ou Mathieu,  ou … bref, vous voyez le topo. Leur show est effectivement bien rodé, on se croirait dans un éternel 17 Mars, en fait je suis sûr qu’ils en créeraient l’illusion en plein juillet. Avoir une dizaine de cornemuses sur scène aidaient beaucoup à l’effet, car la puissance me faisait vraiment tripper, surtout pendant “Amazing Grace”. Irish Moutarde nous a fait 2 sets, plus d’une trentaines de tounes. Si dans le premier, les gens « écoutaient » leur compo, au lieu de les vivres, au deuxième engagement (probablement l’alcool aidant), cover ou compo, la foule répondait présente, ça giguait, ça dansait et j’en ai même vu s’essayer à imiter les danseuse invité. Du “riverdance” fait par un gars chaud, c’est assez comique! Leur prestation est dynamique aussi, les membres changeant parfois d’instruments.  Ils bougent beaucoup sur la scène et ils aiment bien se faire prendre en photo, vous pourrez le constater par vous même.

J’ai eu la chance de parler au band pendant l’entracte et après le show, ce sont tous de bonnes personnes et c’est vraiment bien de voir comment il aiment faire leur musique et ils sont fidèles à leur image.  Ils ont réussit à se taper leur grosse bouteille de Johnny Walker, sans oublier la caisse de 50 (preuve photo à l’appui) sur scène qui y est passé aussi. Malheureusment pour le Dag, de la moutarde, ça tache! Il y en a eu des bouteilles de bière renversées ou cassées et les portiers n’ont pas chômés, j’en ai vu une couple se faire sortir, dont un à fin du show par El Pic (soundman et bookeur du Dag) lui-même (si y vous dit décrisse de la scène, prenez-le au sérieux!).

Un maudit bon show, un fucking bon party, je pourrais vous écrire 3 autres pages sur la soirée, mais le fait est qu’il faut le vivre pour le comprendre. Il vous reste juste à aller voir les photos que j’ai prises pour vous sur notre page FB, d’aller ‘liker’ la page d’Irish Moutarde pour être sûr de pas rater leur prochain show, ou leur sorti d’album.)

J’ai déjà hâte à la prochaine fois, où je pourrai encore me faire rocker mon Irish ass!

 

Pat[OC]G

 

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Oubliez ça les solos de guit, voici Overbass!!

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C’était en 1995 et j’avais à peine 15 ans lorsque j’ai assisté à mon premier véritable concert, soit Groovy Aardvark, Grimskunk et Overbass.  Cette trinité festive m’a héberlué et je me suis vite laissé envoûter par les rythmes saccadés et l’énergie brute.  Ce sont trois groupes underground mythiques du Québec qui me suivent encore aujourd’hui et qui méritent toujours toute notre attention (surtout que Grimskunk est bien en vie et que Groovy Aadrvark se reforme le temps de quelques concerts), mais pour cette rubrique je vais parler d’Overbass.

Pas de guitare, mais une basse qui s’accouple à une basse rythmique, ce qui donne un son bien gras. C’est à la base du punk-hardcore, influencé par plusieurs styles comme le ska, le rock et d’autres genres musicaux plus exotiques comme le reggae.  Le clavier ajoute à l’originalité et donne plus de nuances dans l’atmosphère tout de même sombre et les textes empruntent à plusieurs langues (français, joual, espagnol, anglais…).

Ça a commencé avec Capitalist Alienation qui réalisa un démo en 1987, avec la pièce “Nuclear Thrash” (qui se retrouvera aussi sur le premier méfait d’Overbass en 1996). Vous pouvez d’ailleurs l’écouter sur Youtube:

 

 

Je les ai vu plusieurs fois en spectacle au cours des années, souvent avec Grimskunk, B.A.R.F. ou encore Anonymus.  Je retiens surtout les deux soirées complètement malades de “Noël Dans La Rue” (idée originale d’Overbass afin d’amasser des fonds pour l’organisme ”Le Bon Dieu dans la Rue” qui s’occupe des jeunes itinérants etc.), ainsi que le lancement de “Revoluciòn” au défunt Spectrum le 25 juillet 2002; concert plutôt intime, mais mémorable (il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, peut-être dû à la cannicule), avec Alex Jones de WD-40 pour ”coure à scrap” ou encore la surprenante reprise de ”Girl just wanna have fun” de Cindy Lauper avec la chanteuse du groupe Kaleidoscopik.

Enroulé dans le ”Do it Yourself” (DIY), ils ont joué aux Francofolies de Montréal, ont ouvert pour Les Rita Mitsoukos à Montréal et ont atteint une certaine popularité au Mexique.  Aujourd’hui, Shantal Aroyo, Joȩl Tremblay et Serge «Wing» Morin jouent dans Collectivo, un grand ”Big Band” de musique rock latine avec entre autre Joe Evil à l’accordéon et Marco Calliari à la guitare classique.

Overbass laisse en héritage 4 excellents albums contestataires et authentiques. Le projet à été enterré, mais il pourrait bien revenir d’outre-tombe, car ils ont participé au D-tox Rock Fest à Montebello l’an dernier, livrant une performance rafraîchissante. Vont-ils revenir pour de bon avec du nouveau materiel?  Seul le petit cactus le sait! Pour l’instant par contre, Shantal me confirme qu’il n’y a rien de prévu côté spectacle…

Max