Apocalyptica//Nita Strauss @ MTelus, Montréal – 12 février 2025

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Apocalyptica présenté par Heavy MTL, Evenko et Live Nation Concerts au MTelus de Montréal le 12 février 2025 et qui mettait également à l’affiche Nita Strauss.

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Retour sur le spectacle 

Le calme avant la tempête ! C’est les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour décrire le spectacle d’Apocalyptica présenté au MTelus alors qu’une énorme tempête de neige est prévue le lendemain. Présenté par Heavy MTL, les finlandais sont venus présenter leur spectacle en hommage à la légendaire formation Metallica qui n’a nul besoin de présentation. Intitulée « Apocalyptica Plays Metallica Vol.2 Tour », cette tournée se voyait être l’opportunité parfaite d’y faire la promotion de leur dernier album sorti en 2024 portant également le même nom que la tournée. Le groupe de la guitariste Nita Strauss assurait la première partie de la soirée.

 

Nita Strauss

Nita Strauss vient endiabler la foule avec son groupe alors qu’elle vient nous démontrer son talent de guitariste. Ayant eu la chance de la voir en tournée avec Alice Cooper, elle n’hésite pas d’aller avec la formule « full band » avec un autre guitariste, drummeur et claviériste. Majoritairement instrumental, elle a su nous démontrer son talent à la guitare avec des pièces tirées de son album « The Call of the Void », paru en 2023. Tout au long de sa performance de 45 minutes, elle n’a pas hésité d’échanger avec la foule quelques mots en français. Son énergie était contagieuse et elle semblait vraiment apprécier le fait de jouer devant la foule montréalaise. Lors des 4 dernières chansons, nous avons eu la possibilité d’avoir la chanteuse Kasey Karlsen du groupe Deadlands. Malgré un souci de micro sur la pièce « Victorious », le tout a été ajusté et nous avons eu la chance de voir le talent de cette artiste encore inconnue à ce jour pour moi mais qui dégage une belle énergie. C’est sous la chansons « The Wolf You Feed » que le groupe conclut leur prestation afin de laisser place à Apocalyptica.

 

 

 

Apocalyptica

Apocalyptica entre sur scène accompagné de leurs violoncelles et d’un drummeur invité. Réputé pour utiliser des violoncelles afin d’y jouer un metal classique, le groupe évolue dans des compositions originales et des reprises. Pour cette tournée, l’oeuvre de Metallica est jouée. Comme un vrai spectacle de Metallica, « The Ectasy of Gold » est joué. Cette pièce, intro iconique de Metallica, est jouée au début de chaque spectacle.

C’est avec « Ride the Lightning » que la prestation commence. Woah ! Okay. C’est du sérieux là. Tout au long du spectacle d’environ 1 heure et demi, Apocalyptica joue des pièces majoritairement des 5 premiers albums, de Kill ‘Em All jusqu’au Black Album à l’exception de St. Anger de l’album controversé portant le même nom. Les violoncellistes Eicca Toppinen et Perttu Kivilaakso ont eu un énorme plaisir d’interagir avec la foule demandant à quelques moments de chanter les pièces jouées.  « Enter Sandman » et « Nothing Else Matters » ont été les pièces ayant été chanté le plus fort à la surprise d’absolument personne (sarcasme). Ce sont quand même deux des plus grands succès de Metallica ! Jouer du Metallica avec un violoncelle qui donne des allures de guitare électrique, il faut le faire ! Les gars ont énormément de talents !

Il était intéressant de remarquer que la foule était composée de personnes de différentes tranches d’âge. Apocalyptica a su nous plonger dans une ambiance de spectacle classique avec une touche metal. Souhaitons un retour très bientôt des Finlandais !

Setlist :

  1. Ride the Lightning
  2. Enter Sandman
  3. Creeping Death
  4. For Whom the Bell Tolls
  5. Battery
  6. The Call of Ktulu
  7. Anger
  8. The Four Horsemen
  9. Blackened
  10. Master of Puppets
  11. Nothing Else Matters
  12. Seek & Destroy

Rappel :

  1. One

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Vicky Fillion

 

ENGLISH VERSION

The calm before the storm! These are the first words that come to mind to describe the Apocalyptica show at the MTelus, especially with a massive snowstorm forecasted for the next day. Presented by Heavy MTL, the Finnish band came to perform a tribute show to the legendary Metallica, a band that needs no introduction. Titled « Apocalyptica Plays Metallica Vol.2 Tour, » this tour was the perfect opportunity to promote their latest album, released in 2024, which also carries the same name as the tour. Nita Strauss’s band was the opening act for the evening.

 

Nita Strauss

Nita Strauss starts the night with her band as she showcases her guitar skills. She is ready to set everything on fire ! I had the chance to see her on tour with Alice Cooper and she doesn’t hesitate to go with the ‘full band’ formula, featuring another guitarist, drummer, and keyboardist. Mostly instrumental, she demonstrated her guitar skills with songs from her 2023 album called « The Call of the Void ». Throughout her 45-minute performance, she didn’t hesitate to exchange a few words in French with the crowd. Her energy was contagious, and she seemed to truly enjoy playing in front of the Montreal audience. During the last 4 songs, we had the opportunity to see a guest singer, Kasey Karlsen, from the band Deadlands. Despite a microphone issue during the song « Victorious », it was quickly fixed, and we got to see the talent of this artist, who was unknown to me until now. She really has a nice energy and seems to love singing. The band concluded their set with the song « The Wolf You Feed ». Apocalyptica is next !

 

 

Apocalyptica

Apocalyptica takes the stage accompanied by their cellos and a guest drummer. Known for using cellos to play classical metal, the band performs both original compositions and covers. For this tour, they are playing the works of Metallica. Like a true Metallica show, « The Ecstasy of Gold » is played to open the show. This iconic Metallica intro is used at the beginning of every concert.

The performance kicks off with « Ride the Lightning » Whoa! Okay. This is getting serious. Throughout the roughly the whole show, Apocalyptica plays mainly tracks from their first five albums, from « Kill ‘Em All » to the « Black Album », except for « St. Anger » from the controversial album of the same name. Cellists Eicca Toppinen and Perttu Kivilaakso had a blast interacting with the crowd, occasionally asking them to sing along to the songs. « Enter Sandman » and « Nothing Else Matters » were the songs that got the loudest crowd sing-alongs, to the surprise of some people (a bit sarcastic there). After all, these are two of Metallica’s biggest hits! Playing Metallica with a cello that sounds like an electric guitar—now that’s something! The guys have immense talent and it shows!

It was interesting to notice that the crowd was made up of people from different age. Apocalyptica managed to create a classical concert atmosphere with a metal twist. We hope to see the Finns back in town very soon!

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Vicky Fillion

Uncle Acid And The Deadbeats @ MTelus, Montréal – 8 février 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Uncle Acid and the deadbeats présenté par Heavy MTL et Evenko au MTelus de Montréal le 8 février 2025.

 

Uncle Acid And The Deadbeats

 

Ce soir, les mélomanes ainsi que les cinéphiles étaient attendus au MTelus afin d’assister à une soirée assez différente que les fans d’Uncle Acid and the deadbeats. Premièrement, c’était un concert en mode assis et places attitrées. Chose nouvelle pour un concert de la troupe de Kevin Starrs.

Je ne savais pas du tout comment j’allais recevoir cette nouveauté, même si j’ai écouté au préalable leur dernier album plus d’une fois et dans des situations différentes. Une certaine fébrilité et curiosité m’habitait.

Mais avant de procéder au rendu rock cinématographique, nous avions une première partie assez originale ne serait-ce que dans l’esthétique de l’artiste : Ex-guitariste de la formation Tribulation, Jonathan Hultén arbore un look très gothique et efféminé qui diffère de son style musical. Il nous propose son projet Folk, le tout en solitaire, armé seulement de sa guitare acoustique et de quelques installations électroniques pour l’appuyer dans son d’ensemble. J’ai écouté sa musique sur le tard, ignorant tout de son projet. Jonathan a un excellent vocal. Il chante très juste et a une voix assez Alto assez chaude pour ses compositions. Affublé de fleurs multicolores, de sa dentelle habituelle, il nous livre une expérience assez personnelle et enivrante. Son maquillage me rappelle drôlement celui des Geishas. On assiste à beaucoup de gestuelle et de mouvements du corps frôlant le rituel et la danse, ce qui ajoute à la démarche musicale quelque peu redondante mais bien sentie et sincère.

Je suis déjà un fan de folk à tendance mélancolique. Ici, Jonathan ne se vautre pas dans la tristesse, mais plus dans un état de transe en mode introversion. Par moments j’ai beaucoup pensé à la formation Osi and the jupiter qui a une place de choix dans le folk moderne que je chéris.

Étant que la première partie de la soirée, nous avons eu droit bien sûr à une version écourtée de la prestation, mais en même temps, la redondance que j’ai pu ressentir m’a confirmé que je ne me vois pas écouter le tout durant plus d’une heure non plus. Certains n’aimeront peut-être pas l’ajout d’harmonies vocales crées artificiellement par des éléments technologiques, pour ma part j’ai trouvé l’ajout intéressant quoiqu’inhabituel pour du folk. Ayant l’esprit très ouvert j’ai accepté le ‘sacrilège’.

Après avoir attendu un peu pour la suite, on entend un avertissement disant de fermer nos cellulaires (pas du tout un message des organisateurs mais bien du groupe) et que durant la prestation on allait communiquer avec nous via des appels téléphoniques. On peut justement voir au moins deux téléphones à cadran ou roulettes, disséminés sur la scène. Ce soir on joue le nouvel album d’Uncle Acid,

Nell’ orablu, qui se traduit de l’italien par l’heure bleue, se voulant le moment de l’aube ou de la tombée de la nuit où le ciel atteint un bleu des plus sombres. Aussi la formation veut rendre un hommage au cinéma Italien d’horreur des années soixante-dix. On retrouvera plusieurs clins d’œil à l’écran comme par exemple l’utilisation d’une typo de type Suspiria, classique du genre.

Pour débuter on se la joue un peu parodie de l’univers marketing et pub des 70’s en recréant des publicités (toujours fictives) vantant des produits. L’écran nous propose des bandes-annonces relatant des films (fictifs aussi) avec des scènes horrifiantes par la suite. À mon plus grand plaisir.

Ensuite s’installe le long périple musical qui durera près de 80 minutes au total. Ceux ayant fait leurs devoirs sauront qu’il sera question que de cet album dans son intégralité, les autres (que je pourrai entendre quelquefois) demandant à leur convives’ils allaient jouer de leurs succès. Eh bien non.

Pour ceux n’ayant pas écouté cet album, on ne sera pas dans l’instrumental à proprement parler.

À certains moments Kevin (Starrs) chantera de sa voix habituelle haut perchée, marque de commerce du groupe. Je crois que pour bien apprécier le tout il faut connaître l’album. Car il est en apparence léger mais est d’une certaine complexité. Cela me rappelle Scènes from a memory de Dream Theater qui relatais une histoire complète (avec une énergie plus rock qu’ici).

L’histoire relate les déboires d’une ville aux prises avec un malfrat corrompu intouchable et très condescendant. Certains y verront comme seule solution son élimination et le tout tournera autour de cette atmosphère relevant plus du thriller que de l’horreur à mon avis. Fait loufoque, Kevin utilisera un couteau de type poignard pour faire grincer sa guitare à divers moments!

L’ajout de saxophone m’a vraiment emporté de façon positive. Quoique l’on puisse vraiment ressentir de façon palpable l’influence des grands de ce genre, pour ne pas nommer Goblin et/ou John Carpenter, cela crève les yeux.

Cette soirée a été bien mais je n’ai pas été renversé. Je souligne le travail immense des gars d’Uncle pour monter un concept de ce genre entièrement romancé et fictif. Un travail titanesque. J’ai comme l’impression que j’aurais davantage apprécié en écoutant et digérant plus leur nouvel opus avant de m’exposer à ce met massif mais pas indigeste. Comme tout bon album de rock progressif ou Jazz.

Dans l’ensemble c’était un truc de géant, mais je ne sais pas encore si j’ai bien assimilé le tout malgré mon niveau d’analyse assez développé. En ce moment même où j’écris ces lignes, j’écoute Nell’ Ora blu en espérant revivre ce que j’ai loupé et revivre des moments clé de la soirée!

-Photos: Martin Desbois

Critique d’album: Dream Theater – Parasomnia (7 février 2025)

Dream Theater
Parasomnia
Label: Inside Out
Producteur: John Petrucci
7 février 2025

Liste des pièces

  1. In the Arms of Morpheus
  2. Night Terror
  3. A Broken Man
  4. Dead Asleep
  5. Midnight Messiah
  6. Are We Dreaming ?
  7. Bend the clock
  8. The Shadow Man Incident

 

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://dreamtheater.net/

 

***See below for english version.

Critique album

Le 25 octobre 2024 était le grand jour ! Le retour aux sources de ce groupe, devrais-je dire ! Cette date marque le retour de Mike Portnoy en tant que drummer pour le groupe progressif Dream Theater, qui est actif depuis 1985. Le groupe est constitué du chanteur James Labrie, du guitariste John Petrucci, du claviériste Jordan Rudess, du bassiste John Myung et du drummer Mike Portnoy. Mike Mangini, semblant partir vers une carrière solo, avait alors assuré la place de drummer au sein du groupe pendant les 13 dernières années. N’ayant pas travaillé sur un album ensemble depuis la sortie de Black Clouds & Silver Lining sortie en 2009, les voici de retour en force, telle une grande famille, avec leur 16e album studio intitulé Parasomnia qui est sorti le 7 février sur le label Allemand InsideOut Music

Le titre de l’album, Parasomnia, est le nom d’une catégorie reliée aux troubles du sommeil se caractérisant par des mouvements, des émotions, des comportements et des paroles anormaux durant le sommeil. On retrouve, entre autres, dans cette catégorie les terreurs nocturnes ainsi que le somnambulisme. Il est donc simple de comprendre que le thème principal de l’album sera le sommeil et ses troubles. Pour ce qui est de la pochette, elle a su générer une légère polémique sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, car elle a été générée en partie par une intelligence artificielle. Elle reflète à mon avis très bien l’idée générale de l’album et nous donne un incroyable repère visuel avant l’écoute de celui-ci.

L’album contient 12 chansons et la première, In the Arms of Morpheus, est une chanson entièrement instrumentale. Elle comporte plusieurs petites choses très intéressantes et originales, comme le bruit d’une sonnerie ou des chuchotements. La pièce est parfaite pour nous mettre dans l’esprit même de l’album, nous faire vivre l’album. Il faut voir cet album comme un film dans lequel on se retrouve à être le personnage principal . Un film avec une complexité incompréhensible dépassant les structures musicales modernes. Il faut cependant compter une bonne dizaine de minutes dans cet album avant que nous puissions entendre la voix de James Labrie.

Night Terror, la deuxième chanson, nous plonge directement dans une vibe plus horrifique et anxieuse grâce à tous les changements de signature rythmique et à l’incroyable performance du claviériste Jordan Rudess. Elle fut la première à sortir sur Spotify par rapport à cet album, ce qui donna un magnifique avant-goût aux fans du groupe. C’est le genre de chanson qu’on écoute la bouche grande ouverte tellement nous sommes épatés de ce qui se passe à l’intérieur de celle-ci. Elle contient d’incroyables solos de guitare de la part de John Petrucci qui n’hésite en aucun cas à nous démontrer son aisance à performer ces parties très complexes.

Un peu plus loin dans l’album, nous retrouvons la chanson A Broken Man qui, selon moi, est la chanson mettant le plus Mike Portnoy en valeur. Avec de nombreuses fills intéressantes à la batterie et avec un incroyable double kick au début de la pièce, notre cher drummer a bien su nous rappeler son potentiel exceptionnel.

La dernière chanson se nomme The Shadow Man Incident et atteint presque la barre des 20 minutes. Je la considère et la vois comme un genre de récapitulatif de cet album, ou devrais-je dire, cette nuit de cauchemar que Dream Theater nous a fait vivre. La chanson nous met à la place d’une personne qui vit une paralysie du sommeil et que nous vivons une certaine confrontation contre un être imaginaire qu’on voit durant cette dite paralysie. Avec un snare roll de style militaire et plusieurs séquences très captivantes de la part de ces musiciens, elle est simple d’écoute et ne paraît pas trop longue. Elle fait partie de mes pièces préférées de Parasomnia, car j’ai toujours aimé analyser les chansons qui durent plus de 10 minutes. C’est avec fascination que j’ai écouté ce morceau en sirotant mon café ce matin.

Cette nouvelle sortie de Dream Theater est le résultat d’une chimie exceptionnelle. Nous n’avons jamais l’impression que quelqu’un en fait trop et enterre un autre musicien. Ils se complètent tous à merveille dans leur unique technicité musicale. L’album a une production très claire qui n’est ni trop lourde, ni trop simple d’écoute. Comme nous le savons tous, après l’écoute de certains albums, nous ne ressentons plus le goût de l’écouter en entièreté de nouveau, mais avec Parasomnia, ce n’est pas le cas. Nous avons l’envie de le refaire jouer de nouveau afin d’essayer de comprendre tous les éléments possibles qu’on aurait pu manquer lors de la première écoute. C’est un album que j’ai vraiment apprécié et que je qualifie d’important dans chacune de ses chansons. Je lui attribue alors la note de 9,5/10 et le recommande à chacun d’entre vous.

Liste des pièces

In the Arms of Morpheus
Night Terror
A Broken Man
Dead Asleep
Midnight Messiah
Are We Dreaming ?
Bend the clock
The Shadow Man Incident

Durée: 72 minutes

Jade Poliquin

 

English 

Dream Theater – Parasomnia

October 25, 2024 was the big day! The band’s return to its roots, I should say! This date marks the return of Mike Portnoy as drummer for the progressive band Dream Theater, active since 1985. The band consists of singer James Labrie, guitarist John Petrucci, keyboardist Jordan Rudess, bassist John Myung and drummer Mike Portnoy. Mike Mangini, seemingly heading for a solo career, had been drummer with the band for the past 13 years. Having not worked on an album together since 2009’s Black Clouds & Silver Lining, they are back in full force, like one big family, with their 16th studio album, Parasomnia, due for public release on February 7 on thd German label InsideOut Music.

The album’s title, Parasomnia, is the name of a category of sleep disorders characterized by abnormal movements, emotions, behaviors and speech during sleep. These include night terrors and sleepwalking. It’s easy to understand that the main theme of the album will be sleep and its disorders. As for the cover art, it has generated a little controversy on social networks in recent weeks, as it was generated by artificial intelligence. In my opinion, it reflects the general idea of the album very well, and gives us an incredible visual cue before listening to it.

 

The album contains 12 songs, the first of which, In the Arms of Morpheus, is entirely instrumental. It features several very interesting and original little things, such as the sound of a ringing bell or whispers. The piece is perfect for getting us into the very spirit of the album, letting us experience the album. You have to see this album as a film in which you find yourself the main character. A film with an incomprehensible complexity beyond modern musical structures. However it takes a good ten minutes in this album before we hear James Labrie’s voice.

 

Night Terror, the second song, plunges us straight into a more horrific and anxious vibe, thanks to all the rhythmic signature changes and the incredible performance of keyboardist Jordan Rudess. It was the first to be released on Spotify in relation to this album, giving the band’s fans a wonderful foretaste. It’s the kind of song you listen to with your mouth wide open because you’re so amazed at what’s going on inside it. It features some incredible guitar solos from John Petrucci, who has no hesitation in demonstrating his ease in performing these highly complex parts.

 

A little further down the album, we find the song A Broken Man, which, in my opinion, is the song that most showcases Mike Portnoy. With many interesting drum fills and an incredible double kick at the beginning of the piece, our dear drummer reminds us of his exceptional potential.

 

The last song on the album is called The Shadow Man Incident and clocks in at almost 20 minutes. I see it as a kind of recap of this album, or should I say, this nightmare night that Dream Theater put us through. The song puts us in the shoes of a person experiencing sleep paralysis, and we experience a certain confrontation against an imaginary being we see during said paralysis. With a military-style snare roll and several very captivating sequences from these musicians, it’s easy to listen to and doesn’t feel too long. It’s one of my favorite pieces from Parasomnia, as I’ve always enjoyed analyzing songs that last longer than 10 minutes. It was with fascination that I listened to this piece while sipping my coffee this morning.

 

This new Dream Theater release is the result of exceptional chemistry. We never get the impression that someone is trying too hard and burying another musician. They all complement each other wonderfully in their unique musical technicality. The album has a very clear production that is neither too heavy nor too easy to listen to. As we all know, after listening to some albums, we don’t feel the urge to listen to the whole thing again, but with Parasomnia, that’s not the case. We want to play it again to try and understand all the possible elements we might have missed on the first listen. It’s an album I’ve really enjoyed, and which I’d describe as important in every one of its songs. So I give it a 9.5/10 and recommend it to everyone.

Jerkswitch//Twenty Five Sixty @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 7 février

Voici le compte rendu de Christian Lamothe lors du spectacle de Jerkswitch et Twenty Five Sixty à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 7 février 2025.

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Jirkswitch et Twenty-Five Sixty 

Je m’attends à de la dynamite rebelle ce soir à la Taverne Royale. Une pétarade tout en décibels et une énergie comme on reconnaît à ce style de musique. Si vous êtes fan de punk rock du Québec et que vous n’avez pas entendu parlé de Twenty-five Sixty, je vous annonce que vous avez été kidnappé et transporté dans une autre dimension en 2024. On les a entendus partout dans la province avec un cumulatif de représentations impressionnant et 2025 s’annonce aussi mouvementé. Pour leur part, Jirkswitch, fier représentant de la scène musicale de la grande Rimouski, nous a fait languire depuis la parution de leur album éponyme en 2022. Trois ans déjà et ce soir, justement, on nous donne un avant-goût de l’album promis avant la mi-année. Mes attentes sont élevées et je connais le potentiel et les particularités des deux formations. Alors, place au spectacle!

 

Twenty-Five Sixty 

Hugues Marchand – voix
Julien Gagnon – guitare
Luc Thibeault – guitare
Ghislain Benoit – basse
Eric Thibeault – batterie 

J’ appris que ceux-ci vont faire partie de la méga liste de groupes présents au dernier soir du Sonum Fest à Québec, soit le 17 mai. Même si cette carte a des styles variés, j’étais content, mais aussi surpris de voir un groupe punk rock en faire partie. En même temps, Twenty-Five Sixty, c’est hard et en commençant avec Hiding Something, qui roule avec des riffs metal tout prend son sens, ça part bien le spectacle et ça va brasser le vieux Québec dans quelques mois.

Ce groupe de la Mauricie, des travaillants qui sont déjà sur l’écriture du prochain album, nous amène une nouvelle pièce ce soir: So Complicated, qui s’insère très bien parmi les autres titres. La chanson Don’t Walk Away a tellement de coffre en spectacle, elle devient probablement celle qui gagne le plus à écouter en salle. Hugues donne une superbe prestation pour l’élever à son fin potentiel.

La chanson qui nous amène un peu de soleil californien, Ghost in Paradise, probablement la chanson la plus pop du groupe, fait une légère coupure agréable, qui serait une pièce parfaite pour combien de séries américaines pour ados…je lance l’idée, qui sait? Mais trêve de marketing, on repart avec une nouvelle pièce du répertoire Network, on se comprend, nous ne sommes officiellement pas dans une ballade. Le frontman du groupe l’avouera à la fin du spectacle que d’assimiler ces nouvelles pièces en plus de tournée, est un tout un challenge. Pour Twenty-Five Sixty, des défis, ça leur donne faim, de musique, de public et de tournée. Trigger, avec sa vidéo, nous est bien connue et est très bien rendue. Sans que l’on s’en aperçoive, notre première partie est déjà terminée. Prochain spectacle le 17 février à Saint-Augustin, en compagnie de Try Again et Meathead Acoustique pour le premier événement des samedis punk du St-Aug! 

 

 

 

Jirkswitch 

EJ Lang – voix, guitare (rythm/ lead)
Will De Francesco – guitare (rythm/ lead) + voix (back)
Pat Savate – basse + voix (back)
Gabriel Lalancette AKA Gringo Star – batterie 

Ayant eu la chance d’écouter leur album éponyme une semaine avant le spectacle, j’ai pu déjà apprécier leur style clairement influencé par la musique de la côte ouest, surtout sur leur touche grunge bien ficelé à leur style. On y ajoute du ska, harcore, punk rock et voilà ce que je peux en mieux pour définir l’essence de Jirkswitch. Grâce à l’intuition d’un fan sur place, j’ai pu faire des recherches plus approfondies sur leur chanteur EJ Lang, j’ai pu faire une découverte sur ce personnage qui est de troisième génération de musicien. Sa grand-mère, Penny Lang, fut nommée Canada’s “First Lady of folk’’, par le Globe and Mail semble être un trésor national canadien. Son père, Jason Lang, très connu sur de multiples facettes dans l’industrie de la musique (chanteur, compositeur, multiple instrumentiste, producteur…). Nous voilà avec EJ qui perpétue cet héritage familial de l’amour de la musique…ça en jette! Le retour sur la scène du groupe est actuellement et, très probablement, pour tester ce nouveau matériel qui sera enregistré bientôt.

Pour avoir vu et entendu la réaction des personnes présentes, Jirkswitch est sur une très bonne lancée pour 2025. On débute avec -80’HC, un indicatif que l’on va nous brasser la cage toute la soirée, le rythme qui nous rentre dedans et qui donnera le ton de leur prestation. Bien sûr, The Truth que j’attendais grandement, quelle chanson! En spectacle, le côté garage-grunge ressort beaucoup plus que sur l’album. On vise la performance ‘’live’’ du délire rock, ce côté brute, débandade, que l’on ne retrouve pas sur un album numérisé. Avec Suicide Mission, on est dans le punk solide et prenant. Entre EJ et Will, c’est l’éternel échange entre la rythmique et le solo à la guitare, c’est captivant de voir les envolées (guitares) entre ces deux camarades de scène. Pat Savate, munie de sa basse Fender, va chercher le ‘’ mood groovy’’, au travers des attaques des solos frénétiques. New Grunge et 7, deux titres que j’ai adoré entendre. Le spectacle se termine sur une nouvelle pièce, Greg qui est une superbe finale pour une soirée de belles découvertes. Merci à Jerkswitch d’être venu à Trois-Rivières. Alors, je vous invite fortement à les découvrir, à les apprécier, lors de leur prochaine prestation le vendredi 28 février au Club Soda. Ils seront en première partie de April Hate (hommage à Nirvana) et aussi accompagnés de Ropes Skills…ne manquez pas ça!

 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’underground 

Kerry King//Municipal Waste//Alien Weaponry @ L’Olympia de Montréal – 2 février 2025

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Kerry King présenté par Heavy MTL, Greenland et Extensive Enterprise à L’Olympia de Montréal le 2 février 2025 et qui mettait également à l’affiche Municipal Waste et Alien Weaponry.

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Retour sur le spectacle

Un dimanche soir chargé pour les amateurs de thrash moderne et old school alors que les formations Kerry King et Municipal Waste rendaient visite aux métalleux du Québec à l’Olympia de Montréal. La formation néo-zélandaise Alien Weaponry allait assurer la première partie. Présenté par Heavy MTL, Extensive Enterprise et Greenland, le spectacle affichait presque complet alors que quelques billets étaient encore disponibles à la porte. 


Arrivé plus d’une heure avant le début du show, je me dirige tranquillement vers la table de merch des groupes afin d’y jeter un coup d’œil. 65 $ pour un t-shirt ?! Autant pour Kerry King que Municipal Waste ? Ouf, on repassera de ce côté… une bière à 12 $ plus le tip sera plus raisonnable (Ouais ouais…)

 

Alien Weaponry

Alien Weaponry ouvre le bal à 19h tapant. Présentant un style de metal assez particulier, le trio de Waipu, une petite île de Nouvelle-Zélande, utilise le chant Maori dans ses chansons. Chacun des membres a la chance de chanter sa partie dans les chansons alors qu’un micro est placé au drum, à la guitare et à la bass. La première pièce « Raupatu » démontre le talent que les gars possèdent alors qu’ils ont la chance de nous séduire pendant plus de 30 minutes. Une bonne première impression pour le groupe qui a sûrement un sacré décalage horaire dans le corps. Ayant seulement la possibilité de jouer 5 pièces, le trio a su piquer la curiosité de plusieurs personnes alors que l’Olympia commence à se remplir de plus en plus.

 

 

 

Municipal Waste

Municipal Waste est le prochain groupe à entrer sur scène. Ce groupe qui œuvre dans un thrash metal moderne depuis 2001 est une force dans la scène thrash. Ayant un visuel plus que dynamique sur scène alors que des bidons de produits nucléaires radioactifs jettent de la boucane (beau moyen pour mettre les smoke machines), Municipal Waste ouvre le bal avec le classique « Garbage Stomp ».

Les classiques n’ont pas arrêté de la soirée alors « Wave of Death », « The Art of Partying » et « Born to Party » ne sont que quelques noms qui me viennent en tête. En tout, c’est un groupe plus qu’en forme qui nous a servi une vraie raclée pendant plus d’une heure. Le chanteur, Tony Foresta, ne se gêne pas pour s’adresser à la foule avec humour et demande à plusieurs moments de former deux circle pits sur le parterre. En gros, le seul mot que je peux qualifier pour ce groupe est PARTY! L’énergie est débordante partout dans la salle. Encore une fois, les gars de Richmond dans l’état de Virginie ont su faire lever le party, des body surfing, de la bière qui revole de partout et j’en passe. 

Setlist :

 1. Garbage Stomp

  1. Sadistic Magician
  2. Slime and Punishment
  3. Breathe Grease
  4. Grave Dive
  5. You’re Cut Off
  6. The Trashin’ of the Christ
  7. Poison the Preacher
  8. Wave of Death 
  9. High Speed Steel
  10. Restless and Wicked
  11. Pre-Game
  12. The Art of Partying
  13. Demoralizer
  14. Born to Party

 

 

Kerry King

Le légendaire Kerry King (ancien guitariste de Slayer) est le dernier groupe à se produire sur la scène de l’Olympia. Accompagné de musiciens de haute renommée tels que : Mark Osegueda du groupe Death Angel au vocal, Paul Bostaph aux drums (qui est également dans Slayer suite à la dernière réunion), etc. Kerry King nous propose un thrash old school qui pourrait être la suite logique de Slayer, presque un Slayer 2.0.

La setlist de la soirée est assez simple : le nouvel album intitulé « From Hell I Rise » joué en intégrale ainsi que des covers de Slayer et d’Iron Maiden ! Mark Osegueda n’hésite pas de célébrer Paul Di’Anno, premier chanteur d’Iron Maiden décédé l’an passé. En plus, c’était le 44ème anniversaire de l’album « Killers » ! Ils en ont profité pour jouer les pièces « Purgatory » et « Killers ». Très beau signe de respect pour la légende Di’Anno !

L’ambiance s’est soudainement calmée dès que Kerry King est arrivé sur scène. Est-ce que tout le monde s’est donné à fond pour Municipal Waste et voulait être plus tranquille ? Plus que le set avançait, plus l’Olympia commençait à se vider. Sans rien enlever à Kerry King, le clash entre les deux groupes était énorme. Party absolu pour Municipal Waste et thrash old school par la suite. Rien de moins, la foule a totalement perdu la tête dès les premières notes du grand classique de Slayer « Raining Blood ».

Comme premier spectacle de l’année auquel j’ai eu la chance d’assister, je peux dire que c’est une réussite sur toute la ligne. Municipal Waste a volé la soirée de mon côté. À bientôt !

Setlist :

1. Where I Reign

  1. Rage
  2. Trophies of the Tyrant
  3. Residue
  4. Two Fists
  5. Idle Hands
  6. Repentless (Slayer cover)
  7. Toxic
  8. Tension
  9. Everything I Hate About You
  10. Disciple (Slayer cover)
  11. Purgatory (Iron Maiden cover)
  12. Killers (Iron Maiden cover)
  13. Crucifixation
  14. At Dawn They Sleep (Slayer cover)
  15. Shrapnel
  16. Raining Blood (Slayer cover)
  17. Black Magic (Slayer cover)
  18. From Hell I Rise

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Vicky Fillion

 

English Version

It was a busy Sunday night for fans of modern and old-school thrash metal as Kerry King and Municipal Waste were in town at Montreal’s Olympia. New Zealand band Alien Weaponry was handling the opening act. Presented by Extensive Enterprise and Heavy MTL, the show was nearly sold out, with only a few tickets still available at the door.

Arriving over an hour before the show started, I made my way to the bands’ merch table to take a look. $65 for a t-shirt?! Both for Kerry King and Municipal Waste? Oof, we’ll pass on that… a $12 beer plus tip seems like a more reasonable choice (Yeah, right…)

Alien Weaponry

Alien Weaponry kicks off the evening right at 7:00 PM. With a unique style of metal, the trio from Waipu, a small island in New Zealand, incorporates Maori vocals into their songs. Each member gets a chance to sing their part, with microphones set up at the drums, guitar, and bass. The first track, « Raupatu, » showcases the talent these guys possess with a small set of 30 minutes. A solid first impression for the band, who must be battling with some serious jet lag. Alien Weaponry had the opportunity to perform only five songs, the trio was able to spark the curiosity of many, as the Olympia gradually began to fill up more and more. 

 

Municipal Waste

Municipal Waste is the next band to go on stage. Considered has a powerhouse in the thrash scene, Municipal Waste is active since 2001 and has a modern thrash metal sound. With a highly dynamic stage presence, as barrels of nuclear products emit smoke (a great way to use smoke machines), Municipal Waste kicks off the show with the classic « Garbage Stomp. » 

The classics kept coming throughout the evening, with songs like « Wave of Death, » « The Art of Partying, » and « Born to Party » being just a few that come to mind. The guys were just on fire and were kicking everyone’s ass for over an hour. The singer, Tony Foresta, doesn’t hesitate to interact with the crowd humorously and repeatedly asks for two circle pits to form in the crowd. Basically, the only word I can use to describe this band is PARTY! The energy is overflowing throughout the venue. Once again, the guys from Richmond, Virginia knew how to get the party going, with body surfing, beer flying everywhere, and much more. This band never dissapoint. 

Setlist :

1. Garbage Stomp

  1. Sadistic Magician
  2. Slime and Punishment
  3. Breathe Grease
  4. Grave Dive
  5. You’re Cut Off
  6. The Trashin’ of the Christ
  7. Poison the Preacher
  8. Wave of Death 
  9. High Speed Steel
  10. Restless and Wicked
  11. Pre-Game
  12. The Art of Partying
  13. Demoralizer
  14. Born to Party

 

Kerry King

The legendary Kerry King (former guitarist of Slayer) is the last band to perform on the Olympia stage. Accompanied by highly renowned musicians such as Mark Osegueda from Death Angel on vocals, Paul Bostaph on drums (who is also in Slayer following their latest reunion), etc., Kerry King delivers old-school thrash metal that could easily be seen as the logical continuation of Slayer, almost like Slayer 2.0.

The setlist for the evening is quite simple: the new album titled « From Hell I Rise » played in its entirety, along with covers of Slayer and Iron Maiden! Mark Osegueda doesn’t hesitate to celebrate Paul Di’Anno, the original singer of Iron Maiden who passed away last year. Additionally, it was the 44th anniversary of the « Killers » album! They took the opportunity to perform « Purgatory » and « Killers » from that album. A beautiful sign of respect for the legendary Di’Anno!

The atmosphere suddenly slowed as soon as Kerry King took the stage. It almost looks like everyone just gave all their energy during Municipal Waste. As the set went on, the Olympia started to look a bit more empty after every song. Without taking anything away from Kerry King, the contrast between the two bands was huge. An absolute party for Municipal Waste, followed by old-school thrash that looks a bit more serious. Needless to say, the crowd completely lost their minds as soon as the first notes of Slayer’s classic « Raining Blood » started.

As the first show of the year I had the chance to attend, I can say it was a success all around. Municipal Waste stole the show for me. See you soon!

Setlist :

1. Where I Reign

  1. Rage
  2. Trophies of the Tyrant
  3. Residue
  4. Two Fists
  5. Idle Hands
  6. Repentless (Slayer cover)
  7. Toxic
  8. Tension
  9. Everything I Hate About You
  10. Disciple (Slayer cover)
  11. Purgatory (Iron Maiden cover)
  12. Killers (Iron Maiden cover)
  13. Crucifixation
  14. At Dawn They Sleep (Slayer cover)
  15. Shrapnel
  16. Raining Blood (Slayer cover)
  17. Black Magic (Slayer cover)
  18. From Hell I Rise

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Vicky Fillion

The Substandards//ASK//Atomic Threat//Morose @ Taverne Royale – 1er février 2025

Voici le retour de Christian Lamothe lors du spectacle de The Substandards présenté par Ben Ouellette à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 1er février 2025 et qui mettait également à l’affiche A.S.K., Atomic Threat et Morose.

 

The Substandards, ASK, Atomic Threat et Morose

Premier février, mois où il fait -1000 degré Celsius… fait frette!!! Mais à la Taverne Royale, quatre groupes punk vont faire monter la température et mettre le feu sur la scène pendant quelques heures. Cette belle soirée signée par le promoteur Ben Ouellette, qui se spécialise dans les spectacles punk underground québécois, nous a amené bien des visages motivés et euphoriques par moment. Je ne sais pas si la marmotte va sortir de son trou pour nous dire que l’hiver sera court, mais ce soir, on a de quoi l’oublier un peu… vive le Québec punk!!! 

 

Morose 

Bianca – voix
Germ – guitare / voix (back)
Sam – guitare/ voix (back) 

C’est une première pour moi d’avoir une beatbox pour remplacer une batterie. J’imagine que c’est le mieux que l’on pouvait faire pour l’événement. Mais quelle fut ma joie de voir Germ sortir une superbe Rickenbacker 330. On se rappelle de cette marque pour des artistes comme The Beatles, Tom Petty, John Fogerty de CCR et plusieurs autres noms connus. Ça sonne rock et Germ nous permet d’en apprécier tout son charme avec une  »twist » punk très solide. Ça démarre avec Obsèques et l’assemblée est clairement prête pour les festivités.

On nous donnera en prime deux covers, une des Secrétaires Volantes et l’autre du groupe français Heyoka. Par la suite, pour moi c’est là que le groupe s’anime le plus avec les ‘’back vocals’’ qui sont en mode agression. Mon titre préféré sera Chute Libre, très thrash et avec un riff de guitare qui déménage. Morose, un autre bel exemple de la valeur du français dans notre punk québécois, on les applaudit, voilà un début de soirée qui nous amène encore trois groupes…ce n’est pas fini!

 

 

Atomic Threat 

Mathieu Brunet – voix
Yannick Fortin – guitare
Basse – Louis Drapeau – basse
Farid Hammaly – batterie 

La troupe me parlait de leur influence diverse et oui c’est clair qu’on l’entend dans les différentes palettes de rythmique et de style. Ils nous délivrent un punk métallisé et nuancé. On part le bal avec la première pièce de leur album Nuke You, Dark. Cloud. On s’y prête déjà avec cet arôme de metal pesant qui se marine dans le punk. On chante, on ‘’scream’’et on ‘’growl’’, tout y passe. Mon coup de cœur de la soirée fut Mushroom, une des chansons du futur Ep. Un style grunge-metal-punk, vraiment une pièce que j’ai très hâte de rajouter sur ma playlist. On se ramène avec Bomb Hochelaga, une pièce pour moshpit endiablée, toujours appréciée par l’assemblée. Mathieu Brunet me dit, à propos de celle-ci: ‘’Bomb Hochelaga, de base c’ est à propos de la transformation du quartier en condos de luxe pour se débarrasser des B.S., mais aussi de l’injustice d’attaquer les gens qui rush pour avoir un loyer abordable’’, ça nous parle, n’est ce pas?

On poursuit avec Shitty Bloodline à saveur thrash suivi d’un rythme hardcore avec Nazy Killer…le courant passe et on en redemande. Clairement un groupe que je vois avec une formation comme Chaos Wasteland où band thrash du genre. Plusieurs chansons tests du prochain Ep ont été jouées ce soir, dont la dernière Fuck G. On prévoit la sortir de celui-ci pour pour bientôt, aucun titre officiel, mais l’attente vaut la peine. D’ici là, rincez vous les oreilles avec Nuke You! 

  

 

 

A.S.K. 

Pat Molotov – guitare / voix
Christian Jean – guitare / voix
Jayson Hébert – basse / voix
Danick Rivet – batterie 

Après trente ans à jouer ensemble, ces musiciens de Montréal ont développé leur chimie dans une musique de contestation et de prise de position. Parfois on s’approche du Oï d’autre fois plus du punk folk irlandais…mais toujours avec cette grippe sur un punk traditionnelle qui ne se cache pas de leurs opinions. J’imagine que vous comprendrez que leur chanson Toutou n’a pas de lien avec la SPCA. On mélange anglais et français, peu importe, car le courant passe très bien. Skapitalistes, toujours une chanson qui fait tourner la masse sur le plancher du bar. Leurs rythmes sont accrocheurs, mais System Failure est sûrement ma préférée du band ce soir, avec une belle nuance dans son bris de rythme plus sludge, pour repartir en un punk que j’adore.

On ne pourra pas passer à côté de la dernière chanson, un hommage au Traxide de Montréal. Pour ceux qui ne connaissent pas l’endroit…Ask a Punk, slogan qui est devenu encore plus emblématique que ce défunt bar. Récemment le phœnix renaît de ses cendres sous le nom de LA BIU (madame la rédactrice…ai-je le droit de dire à quel point je trouve ça laid comme nom? Ça restera entre nous…chut!!!) Donc, en revenant à A.S.K., quelle bonne idée et quel groupe parfait pour faire cette chanson ! Les gens dans la salle approuvent, j’en suis certain. 

 

 

 

 

The Substandards 

Dennis Jones – voix
Ti-cail – batterie / voix (back)
Marty – bass / voix (back)
Hugo Caron – guitare 

Une arrivée remarquée sur une trame sonore de western spaghetti: Django, ce qui est un match parfait pour un spectacle dans une taverne. Mais Under a Pile of Waste nous ramène dans un ‘’punk mood’’ assez rapidement. Un son très rock garage-street punk, toujours en mode « train sans frein ». Roulement de tambour d’une autre trame de film pour introduire Dirt Cheap…J’aime ce petit côté théâtral en intro, qu’ils ajoutent ainsi et tellement rare dans ce style de musique. Une chanson qui nous parle, c’est Toxic Personality…on en parle, on en parle, mais (ouf!) pas au bout de nos discussions sur ce sujet. Dans un monde de plus en plus nombriliste, la toxicité se répand comme les cafards dans les bidonvilles. Avec Chaos on s’approche du hardcore et avec Makhnovshchina, moi, d’un mal de tête à essayer de mémoriser le titre de la chanson. Mais, trait d’humour, cette chanson, cette ambiance brute nous donne le goût de faire du rentre-dedans assez intense. Quand on parle de punk pure et dure, The Substandards est officiellement ce qu’on veut avoir dans les oreilles. C’est dans un discours de rassemblement que l’on souhaite une bonne fin de soirée avec Punk Anthem. Bravo pour la belle soirée. À ne pas manquer : à Québec, le 1er mars. Ils seront au Scanner accompagné de The Boredom Empire et Les Tabarnaks, soyez-y!

La communauté Metal et punk étaient au rendez-vous à la taverne Royale ce soir. En plus d’avoir la chance de nous entretenir avec Martin Samson que l’on associe à Inside Crew Productions et Pils Records (surtout vs production physique à ce que j’en ai compris). Donc oui, je n’ai pas pu résister à un sexy vinyle de Défaillance qui me faisait du charme d’un sourire dragueur sur le coin d’une table. Pas facile la vie de chroniqueur… il m’a eu à: vinyle! Encore merci à Ben Ouellet pour cette belle brochette punk

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Pour encourager ces formations, voici de quoi vous mettre sous la dent: 

Morose (bandcamp):
https://morosemtl.bandcamp.com/music 

Atomic Threat (bandcamp):
https://atomicthreat.bandcamp.com/music 

A.S.K. (bandcamp):
https://ask-anarcho-socialist-kidz.bandcamp.com/album/unis-united

The Substandard (bandcamp):
https://pilssessions.bandcamp.com/album/by-all-means-necessary