Festivoix de Trois-Rivières | 25 juin au 5 juillet 2026

Voici le retour complet et toutes nos photos de l’édition 2026 du Festivoix de Trois-Rivières. L’article sera mis à jour régulièrement au fil des jours, suivez nous pour ne rien manquer!

Merci à nos journalistes Phil et Sébastien ainsi que nos photographes Aryanne et Vicky qui ont été présents tout au long de ces 9 jours!


 

Jour 1 – Jeudi 25 juin 2026

Gros soleil plombant sur la rue Des Forges, les terrasses pleines à craquer, le Festivoix est bien commencé et ça se sent! Du 25 juin au 5 juillet 2026, la 33e édition aura lieu au centre-ville de Trois-Rivières afin d’y présenter plusieurs artistes autant locaux qu’internationaux avec notamment la venue du célèbre rappeur Ice Cube, le légendaire groupe rock américain Papa Roach et sans oublier les sensations de l’heure Angine de Potrine. Voici le résumé jour par jour du Festivoix sous ma plume.

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Pierre Lapointe

Première journée de ce long périple de deux semaines, direction Pierre Lapointe à la Scène du Monastère question de casser la glace. Ancien coach de l’émission La Voix et auteur-compositeur-interprète reconnu pour ses textes, il a tout simplement été sublime avec son enthousiasme et ses différentes blagues placées entre chaque pièce jouée. Accompagné de deux pianistes sur scène, Pierre Lapointe a su nous emporter dans son univers de mélancolie poétique. Chapeau!

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Jay Scott

Après plus d’une heure à la Scène du Monastère, direction la scène du Fleuve pour Jay Scott et Roxane Bruneau. Malheur! Le ciel s’est assombri… va-t-il mouiller? Mais oui! Cela n’arrête pas Jay Scott de venir nous jouer ses différents hits pour les guerriers au Festivoix! Rien n’arrête la foule alors que les ponchos ont commencé à faire leur apparition! Une petite pluie, voyons donc! Y a rien là!

Accompagné de son band, le natif de Terrebonne a été une belle découverte de mon côté. Ne connaissant pratiquement pas ses chansons, woah! Quelle énergie! Il est assez généreux avec son public! Avec une vidéo de fond avec une thématique Windows 98 (Comment prendre un coup de vieux 101) et même avec des styles d’écriture « Word Art » (les plus vieux savent c’est quoi, quelle révolution Word Art!), Jay Scott nous a joué ses grands classiques comme « Copilote », « Woodstock », et j’en passe. Thumbs up à Jay Scott pour réchauffer la foule malgré la pluie qui a tombé!

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Roxane Bruneau

Par chance, la pluie s’est arrêtée tout juste avant Roxane Bruneau, HOURRA! Également accompagnée de musiciens, la coach de La Voix est venue s’imposer comme une vraie force de la nature. Il n’est pas rare qu’entre chaque pièce, elle parle à son public et raconte quelques blagues au passage. Elle a notamment pris soin d’avoir le focus sur une femme enceinte de 34 semaines, quelle guerrière! Que l’on aime ou pas ses chansons, il faut reconnaître qu’elle est une étoile montante au Québec et qu’elle est  reconnue pour être proche de son public et cela ne fait pas exception à la règle avec le spectacle de ce soir.

Elle a même fait un petit « troll » d’elle en laissant paraître qu’elle jouait de la guit alors que c’est son guitariste en arrière-scène qui jouait pour elle. Alternant ses différents classiques comme « Des p’tits bouts de toi », « J’pas stressée » et compagnie, c’est avec son méga succès « À ma manière », que la soirée se termine après une bonne petite douche froide. Roxane Bruneau est une vraie bombe d’énergie et wow! Et par chance, la femme enceinte n’a pas perdu ses eaux pendant le show! On se reprend demain avec Lost Frequencies pour la soirée électro du Festivoix!

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Aryanne Marineau & Vicky Fillion

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Jour 2 – Vendredi 26 juin 2026

C’est une première au Festivoix alors qu’une soirée 100% électro est présentée et on peut dire que l’organisation a visé juste! C’était une réussite sur toute la ligne. Le site de la Scène du Fleuve débordait! Avec trois artistes invités afin d’inaugurer cette nouveauté, force est d’admettre que cette soirée reviendra probablement dans les éditions futures!

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Mike Demero

Le DJ québécois Mike Demero est venu enflammer le site avec un DJ set regroupant plusieurs classiques du style. Ayant eu la chance de se produire sur les Plaines d’Abraham au Festival d’été de Québec en 2024, il est logique que son nom et sa notoriété soient déjà faits dans l’électro au Québec. Une belle découverte de mon côté! 

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Cheat Codes

En deuxième partie, le trio Cheat Codes de Los Angeles est venu nous présenter un DJ set plus axé sur leurs chansons tournant vers le pop et un mélange d’électro. Ils ont interprété leurs succès tels que : «  No Promises », « Feeling of Falling » pour n’en nommer que quelques-uns. Encore une excellente façon de faire danser la foule présente avant l’arrivée de Lost Frequencies.

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Lost Frequencies

Lost Frequencies, avec son 2ème passage à Trois-Rivières en l’espace de moins de 6 mois alors qu’il est venu jouer dans le cadre de l‘ArtikFest en février dernier, festival produit par la même organisation que le Festivoix, le DJ belge est venu jouer avec une température un peu plus clémente. Disons que faire un DJ set en habit de ski doo versus en t-shirt et en short en pleine soirée d’été, deux réalités totalement différentes!

Il a eu la chance de nous jouer ses plus grands classiques comme « Are You With Me », « Reality » et « Where Are You Now » pour n’en nommer que quelques-uns. Lost Frequencies, de son vrai nom Felix De Laet, semblait grandement apprécier l’énergie que dégageait la foule qui était majoritairement jeune. Disons que la moyenne d’âge devait être en bas de 30 ans! Nous voyons que le Québec adore Lost Frequencies!

La soirée se termine avec La Grand-Messe, groupe hommage aux Cowboys Fringants sur la Scène du Quai. Disons que c’est plus dans mon répertoire! Sans rien enlever à l’électro, je semblais être en terrain inconnu et malgré tout, j’ai adoré mon expérience et sortir de sa zone de confort ne fait pas de tort une fois de temps en temps! Une vibe totalement différente entre La Grand-Messe et Lost Frequencies alors que La Grand-Messe a joué « Sur mon épaule » a capella. On se revoit demain pour un des pionniers du gangster rap, Ice Cube! **Malheureusement, nos photographes n’étaient pas sur place pour La Grande-Messe**

Voici quelques photos de Sylvain De Carufel sur la Scène Urbaine ABI Le Nord-Ouest

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Aryanne Marineau

 

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Jour 3 – Samedi 27 juin 2026

Jamais j’aurais cru voir un jour la légende du rap west coast de la Californie Ice Cube à Trois-Rivières mais ceci s’est bien réalisé! Le Festivoix présentait sa plus grosse soirée de rap à ce jour avec Ice Cube en tête d’affiche accompagné de Koriass et Sarahmée. Une grosse soirée en vue puisque la scène du Fleuve débordait de partout!

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Sarahmée

Sarahmée enflamme la scène avec son hip-hop moderne accompagnée de quelques musiciens présents.

Enchaînant les succès de son répertoire, Sarahmée a été une belle découverte pour les personnes présentes. Le site déjà plein à 75 % de sa capacité, elle a joué quelques pièces qui paraîtront sous peu ainsi que plusieurs de ses chansons à succès. Bref, une belle performance qui a su mettre le feu dans la place avant l’arrivée de Koriass.

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Koriass

Koriass, de son vrai nom Emmanuel Dubois, a su soulever la foule qui attendait avec impatience Ice Cube. Le rappeur de Montréal-Nord a eu la chance de faire danser et chanter la foule assez imposante avec quelques invités surprises comme St-Prince, Fouki, etc. Une belle petite surprise! N’ayant jamais eu la chance de voir Koriass en spectacle, je peux vous dire que Koriass si l’occasion se représente, je vais la saisir! Quel artiste et chanteur! Sur le fait même, il en a même profité pour souligner l’anniversaire de sa fille sur scène. Un beau petit moment touchant!

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Ice Cube

Ice Cube arrive sur la scène à 22h30 tapant. Accompagné de géants écrans en arrière-scène et 2 chars de chaque côté de la scène nous rappelant les bonnes vieilles époques de  « Pimp My Ride » avec Xzibit, Ice Cube commence direct avec un gros hit de N.W.A. « Straight Outta Compton ». Comment veux-tu commencer autant en force que de même? Wow! C’était déjà la folie furieuse du début à la fin.

Accompagné du rappeur WC de la formation « Westside Connection » avec également Ice Cube comme membre, le duo est venu nous rappeler les bonnes vieilles années du rap old school des années 90 avec des classiques comme « No Vaseline », « Hello », « It Was a Good Day » et j’en passe. Ice Cube, légende du rap west coast des années 80 avec N.W.A. et également avec sa carrière solo, semblait vraiment apprécier sa présence en sol québécois. La foule n’arrêtait pas d’y aller avec les célèbres « Olé! Olé! Olé! » laissant un sourire à l’occasion à Ice Cube. Étant venu 2 ans auparavant à la Place Bell et au Centre Vidéotron, le spectacle présenté au Festivoix semblait largement dépasser ceux présentés en 2024 selon plusieurs personnes sur place.

Le monde se rappellera pendant longtemps le passage d’Ice Cube à Trois-Rivières. Wow! Probablement le meilleur spectacle de rap que j’ai vu à ce jour avec Cypress Hill, lui aussi présenté au Festivoix en 2024. Maintenant, il manque seulement Eminem sur la scène du Fleuve! Bon, on peut toujours rêver…

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Aryanne Marineau & Vicky Fillion

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Jour 4 – Dimanche 28 juin 2026

Marie-Mai et Wyclef Jean, un duo tout à fait unique le moins que l’on puisse dire sur la Scène du Fleuve alors que la chanteuse québécoise fait la première partie d’une icône du reggae, soul, R&B! Après un orage totalement fou obligeant l’annulation du spectacle à 18h de Fabiola Toupin, le site a été totalement fermé pendant une bonne partie de la soirée à cause des vents violents et grêles qui tombaient au centre-ville. Les spectacles de Supertramp Memories et Ron Artis II ont pu reprendre sans problème à 19h et la soirée s’est déroulée sans aucune autre contrainte d’annulation.

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Marie Mai

Marie-Mai revient sur les planches du Festivoix 5 ans après son dernier passage en 2021. Découverte par le public québécois en 2003 grâce à l’émission Star Académie, Marie-Mai possède une grande base de fans et ça se voit! L’auteure des chansons à succès « Mentir », « C.O.B.R.A.S » et « C’est moi » s’est amusée à piger dans sa large discographie et n’a pas hésité à faire lever la foule! Marie-Mai est une vraie bombe d’énergie à un tel point qu’à un moment, elle voit le fabuleux Fernando, personnage légendaire gonflable des festivals estivals au Québec et demande à ce qu’il monte sur scène. Chose faite alors que Fernando passe un moment intime avec Marie-Mai qui a fait bien rire les milliers de festivaliers sur le site. C’est sous un thème de nostalgie et de pièces plus récentes que Marie-Mai a totalement été une reine de la scène avant de laisser place à la légende qu’est Wyclef Jean.

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Wyclef Jean

Le virtuose Wyclef Jean embarque sur scène vers 22h afin de présenter un set réunissant des pièces de sa carrière qui s’étend sur plus de trois décennies. C’est avec le classique de Bob Marley « No Woman No Cry » que le groupe enflamme le dance floor du Festivoix. Accompagné d’un DJ, guitariste, bassiste, claviériste et drummeur, Wyclef Jean n’hésite pas d’aller prendre la place d’un des musiciens pendant un bref moment à un tel point qu’il s’est improvisé guitariste afin d’y faire un solo! Un vrai musicien ce Wyclef!

Alternant les classiques de sa carrière solo et de son groupe Fugees dans lequel Lauryn Hill et Pras Michel se sont fait connaître aux côtés de Wyclef Jean, il a interprété les mégas succès « Ready or Not », « Killing Me Softly With His Song » pour n’en nommer que quelques-uns. L’haïtien d’origine sait comment mettre le party dans la place alors que des danseuses de danse traditionnelle haïtiennes viennent danser sur scène. Par le fait même, il invite les spectacteurs à venir sur scène afin de danser avec lui et le groupe.

Un bon petit dimanche de soirée chaude d’été qui se termine afin de laisser place à la prochaine journée 3 jours plus tard avec une soirée 100% country. Enfilez vos plus belles bottes de cowboy, c’est le temps de faire un petit set carré!

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Aryanne Marineau & Vicky Fillion

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Jour 5 – Mercredi 1er juillet 2026

Troquez vos souliers pour vos bottes de cowboy et n’oubliez surtout pas votre chapeau de cowboy. Par le fait même, c’est la soirée country qui embarque alors que chaque scène en cette fête du Canada présente des artistes issus du country ou du new country. Malgré la chaleur accablante du début juillet, les festivaliers ont répondu présents.

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Dave Fenley

À mon arrivée sur le site, c’est Dave Fenley qui nous présente son country rassembleur et festif. La scène du Monastère est pleine à craquer! Le chanteur du Texas est maintenant un chouchou du Québec, lui qui n’hésite pas à visiter la belle province chaque année avec une multitude de spectacles aux quatre coins du Québec. Ne faisant pas exception à la règle, son énergie était contagieuse et ses musiciens semblaient également appréciés de jouer et d’être au Festivoix! Lui qui avait présenté un spectacle plus tôt en décembre 2025 à Shawinigan au Centre des Arts, son retour à Trois-Rivières ne s’est pas passé dans le silence alors que la foule a répondu présente.

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Andie Therio

Andie Therio, auteur-compositeur-interprète de Beauharnois, ouvre les festivités sur la scène du Fleuve avec son country à tendance folk et pop-rock. Active depuis 2022, elle est une étoile montante dans le style et elle prend plaisir de nous jouer ses pièces telles que « Danser ici », « Nomade », etc. La foule, déjà présente en grande nombre, applaudit et chante ses différentes pièces et semble vraiment apprécier ce qui nous est offert. Une belle petite découverte qui a su faire bonne figure avant l’arrivée de Matt Lang!

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Matt Lang

Matt Lang, de son vrai nom Mathieu Langevin, est le chouchou de la soirée alors que plusieurs personnes se sont déplacées spécialement pour lui. Ayant déjà joué au Festivoix à la Scène du Monastère en 2024, plusieurs personnes réclamaient son retour sur la grosse scène, ce qui est maintenant chose faite! Avec son charisme d’enfer et sa joie contagieuse, Matt Lang a tout simplement mis le feu dans la place. Lui qui a maintenant signé des contrats avec des maisons de production à Nashville, le chanteur country est une étoile montante dans le new country et sa popularité se fait voir.

Alternant ses différents succès comme « Water Down the Whiskey », « Only a Woman » et « In A Bar », Matt Lang n’a pas hésité de nous présenter un petit medley de quelques pièces plus rock avec Smash Mouth (All Stars), AC/DC (T.N.T.), Metallica (Enter Sandman) et même Linkin Park (One Step Closer). Matt Lang est tout simplement un gars de party et le monde trip dans ses shows! Un vrai coup de génie de la part de l’organisation de l’avoir invité et en plus sur la grande scène.

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Ernest

Ernest, natif de Nashville, Tennessee, vient nous présenter ses différentes chansons country pour une foule majoritairement réduite. Alors que Matt Lang venait de se terminer, beaucoup de festivaliers ont décidé de rentrer à la maison plus tôt que prévu. Malgré tout, cela n’a pas empêché la foule présente de profiter du moment pour écouter les différentes pièces du chanteur américain. Le moment fort qui a fait lever la foule est sans hésitation la chanson « Wasted on You » qu’il a interprétée, chanson qu’il a co-écrite avec Morgan Wallen. Alternant les différents succès de son répertoire et des reprises (covers), Ernest semblait s’y plaire alors que le spectacle semblait avoir attiré les curieux qui désiraient rester pour le découvrir ainsi que les vrais fans du chanteur. Ernest a clôturé cette soirée country de façon grandiose et ce genre de soirée est clairement une belle nouvelle addition au Festivoix.

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Aryanne Marineau & Vicky Fillion

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Jour 6 – Jeudi 2 juillet 2026

La première journée de ce « week-end » punk/rock (week-end étant jeudi et vendredi cette année) commence en force sous une canicule. Est-ce que cela va arrêter les festivaliers de la scène punk? Totalement pas! Lagwagon, Streetlight Manifesto et The Flatliners sont venus envahir la scène du Fleuve avec un beau mélange de punk et de ska.

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The Flatliners

The Flatliners, directement de Toronto, est venu nous doser de punk rock pur et dur. Ça rock, c’est rapide et c’est excellent! Aussitôt que le groupe est entré sur scène, les punks situés à la scène du Fleuve en ont profité pour partir les moshpits des deux côtés du parterre. Ouvrant avec la pièce « Performative Hours », le ton était donné pour le restant de la soirée. Habitué de venir jouer au Québec avec des arrêts presque chaque année, The Flatliners a tout cassé lors de leur passage au Festivoix! Malgré un mince petit 30 minutes de prestation, la foule semblait adorer ce qui leur a été présenté. J’en aurais pris plus également!

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Streetlight Manifesto

Streetlight Manifesto, également des habitués du Québec alors que leurs derniers passages remontaient à Envol et Macadam et à l’Olympia de Montréal en septembre et novembre 2025, le groupe était plein d’énergie avec une prestation solide et sensationnelle! En ouvrant avec « OOOO », Tomas Kalnoky, chanteur du groupe, est en pleine forme alors que les cuivres (trompette, saxophone, etc.) mettent le ton pour une soirée festive. On va se le dire, du ska, ça donne le goût de boire! Je crois que les bars situés un peu partout sur le site ont eu une bonne soirée! Alternant les différents succès comme « Would You Be Impressed? », « We Will Fall Together », etc. Streetlight Manifesto a su lever le party comme seulement eux peuvent le faire.

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Lagwagon

Lagwagon, légende du punk/rock et groupe qui mérite presque une résidence permanente au Québec tellement ils sont rendu ici chaque été (ce n’est pas péjoratif, au contraire, on les aime et ils sont bons!), vient conclure la première soirée punk/rock de cette édition. Qui n’a pas entendu Lagwagon pour la première fois avec Tony Hawk Pro Skater 2? Mon premier contact avec le groupe était avec la pièce « May 16 » tirée justement de ce jeu là. Lagwagon a fait bonne figure alors que Joey Cape, chanteur de la formation, était tout souriant et enthousiaste d’être au Festivoix. Chanteur solo à ses heures qui fait des tournées par-ci par-là au Québec, Joey Cape et sa bande ont encore une fois enflammé un festival au Québec. Ayant déjà joué au Festivoix en 2022, je peux vous assurer que cette fois était largement supérieure à leur passage en 2022.

C’est une réussite sur toute la ligne que la première soirée punk rock se termine afin de laisser place à une soirée plus orientée vers le hard rock/metal avec Papa Roach, We Came As Romans ainsi que les phénomènes de l’heure, Angine de Poitrine qui performera sur la Scène du Quai à 23h30. Bien hâte de voir le déroulement de cette soirée qui va marquer l’histoire du Festivoix.

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Aryanne Marineau & Vicky Fillion

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Jour 7 – Vendredi 3 juillet 2026

Dernière soirée du week-end punk-rock (Est-ce que l’on peut encore appeler ça de même?!) alors que c’est une soirée très mouvementée puisque c’est la venue des légendes de Papa Roach accompagné du groupe de metalcore américain We Came As Romans et le groupe local Deadly Apples. On ne peut passer à côté du phénomène de l’heure Angine de Poitrine qui est en pleine ascension mondiale et que la configuration de la scène du Quai a dû être revue afin d’accueillir plus de festivaliers. La configuration habituelle permait environ 700 personnes pour finalement pouvoir en accueillir 2500-3000 spécialement pour Angine de Poitrine.

Dès mon arrivée à 18h pour entrer sur la scène du Fleuve pour attendre l’arrivée de Deadly Apples à 20h, la file pour Angine de Poitrine était déjà énorme. Wow! On s’attend vraiment à un spectacle hors de l’ordinaire et historique avec une file déjà présente 5 heures avant le show! Un petit détour vers Zachary Richard afin de voir la légende acadienne performer sur la scène du Monastère.

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Deadly Apples

20h arrive et Deady Apples entre sur scène avec une fumée rouge qui envahit la scène afin de laisser place à leur arrivée. Me rappelant un mélange entre Marilyn Manson et Rammstein, Deadly Apples œuvre dans un rock/metal industriel propre à eux frôlant le nu metal. Alex Martel, chanteur de la formation, se réjouit de venir jouer pour la foule québécoise pour la première fois en 7 ans. L’énergie est à son comble alors que les membres de Deady Apples n’hésitent pas d’interagir avec la foule et de sauter partout, de vraies sauterelles! Sérieusement, un bon petit mélange de rock/metal industriel! Un groupe qui mérite d’être connu et qui a fait bonne figure.

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We Came As Romans

We Came As Romans (WCAR) est de retour pour la première fois en 3 ans au Québec et l’attente en valait la peine! Le groupe de metalcore de Detroit était présente en formule quatuor alors que l’un de leur guitariste, Lou Cotton, était absent pour le spectacle. La setlist était majoritairement axée sur leur dernier album « All Is Beautiful… Because We’re Doomed » sorti en 2025 ainsi que quelques autres pièces à travers leur discographie. Les moshpits et circle pits étaient actifs alors que la grande majorité de la scène du Fleuve était remplies. Après plus d’une heure, WCAR a tout cassé, même Fernando. Pauvre Fernando qui s’est fait arracher une jambe! Une bonne dose de metal(core) qui manquait au Festivoix!

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Papa Roach

Papa Roach ou Angine de Poitrine, choix déchirant que plusieurs festivaliers ont dû choisir alors que la file d’attente commençait à s’allonger de plus en plus. De mon côté, le papa des cafards (Papa Roach bien sûr) a été mon choix afin de m’assurer une place. Fidèle à leur habitude, le groupe est de retour pour la saison des festivals alors qu’ils ont fait une mini tournée de plusieurs dates en 2025, un arrêt à la Place Bell en décembre 2025, etc. Un autre groupe qui mérite une résidence permanente ici!

Jacoby, chanteur du groupe, est en pleine forme alors qu’il n’hésite pas à se promener sur scène et même d’aller dans la foule afin de saluer les festivaliers proches de l’allée centrale. Alternant les vieux classiques du groupe comme « Blood Brothers », « Scars » et « Between Angels and Insects », le groupe est fidèle à lui-même et nous propose une setlist des différentes époques du groupe. Nous avons même l’occasion de voir les deux gars de Jacoby performer sur scène avec lui, un moment touchant qui prouve que le talent règne dans la famille et que la relève est bien préparée!

C’est avec une leçon d’histoire du nu-metal dans le rappel que Papa Roach nous propose un medley de Korn, Deftones, Limp Bizkit et System of a Down avant d’y aller avec leur touche personnelle et d’ajouter leur plus gros succès en carrière « Last Resort » avant de terminer leur longue performance d’une heure et demi. Papa Roach, c’est une valeur sûre et un groupe qui va toujours attirer une énorme foule. L’histoire d’amour entre le Québec et les californiens ne date pas d’hier!

Une soirée à saveur 100% nostalgie pop R&B s’en vient avec Taio Cruz en ce samedi soir festif!

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Aryanne Marineau & Vicky Fillion

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Jour 8 – Samedi 4 juillet 2026

C’est sous un beau soleil de samedi soir que le dernier samedi du Festivoix sera lancé avec Taio Cruz, OMI et DJ Montana sous une thématique reggae et festive avec une nostalgie de la pop des années 2010. Tout le monde est prêt à danser et de profiter du beau temps une dernière fois alors que les terrasses de la rue Des Forges sont pleines à craquer et que les festivaliers sont réunis en grand nombre sur les différents sites.

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Kinji00

Dès mon arrivée au centre-ville, je me dirige par curiosité à la scène de la Vieille Prison à 17h pour voir la nouvelle sensation du rap québécois Kinji00, rappeur qui prône l’indépendance et la souveraineté du Québec par ses paroles accrocheuses. La foule, majoritairement jeune, était habillée en blanc et bleu pour représenter les couleurs du Québec. Kinji00 est une belle découverte alors qu’il conclut sa prestation avec sa chanson « Fleur de lys » qui a enflammé la scène. Tout le monde est monté sur scène pour chanter les paroles du refrain pour souligner le drapeau de notre belle province. Un beau petit moment à voir que le rêve d’un pays est toujours d’actualité avec la nouvelle génération!

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DJ Montana

DJ Montana arrive vers 20h avec un DJ set prêt à mettre le feu dans la place! Originaire de Montréal, elle n’a pas hésité d’alterner différentes pièces pour nous faire danser telles que : « Alors on danse » de Stromae, « Sweet Dreams » d’Eurythmics, les Backstreet Boys, etc. Une belle découverte qui a permis au monde de se réchauffer et danser avant l’arrivée d’OMI.

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OMI

OMI vient à son tour venir mettre le party. Les décibels montent d’un cran alors que le Jamaican n’hésite pas de nous faire danser. IL FAIT CHAUD! Avec les classiques « Hula Hoop » et « Cheerleader », OMI est venu nous rappeler nos soirées chaudes d’une vieille époque. Classiques de 2014-2015, OMI est venu nous nous chanter quelques pièces de son large répertoire et a même avoué chanter une nouvelle pièce pour la toute première fois et ne souhaite pas que son « management » soit frustré de la situation. Malgré que le tout semblait orchestré « avec le gars des vues », ceci a fait plaisir aux festivaliers. OMI a tout simplement été sublime du début à la fin pendant plus d’une heure. Du bon petit reggae qui se prend bien accompagné d’un petit drink!

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Taio Cruz

Taio Cruz, figure emblématique de la pop des années 2000 et début 2010, est venu mettre le feu dans la place! Dès le début de son spectacle, il commence avec un de ses classiques « Hangover » et ca l’a eu l’effet d’une bombe. La foule, majoritairement jeune, est entassée alors que la scène du Fleuve déborde de partout! S’enchaîne la pièce « Break Your Heart » alors que des danseuses embarquent sur scène pour accompagner le chanteur.

Après quelques pièces, Taio Cruz embarque dans la partie controversée du spectacle, un DJ set improvisé pendant plus de 30-45 minutes. Alors que le tout semble totalement improvisé, le DJ set a totalement cassé le rythme du spectacle et semblait par moment de l’improvisation et « fake ». Aucun casque d’écoute, aucun laptop et le mouvement de ses bras semblaient totalement faux. Par le fait même, il rejoue une deuxième fois « Hangover » mais version remixée. Pourquoi repasser deux fois la même pièce dans son propre show? Je me demande tout simplement pourquoi faire un DJ set alors que c’est supposé être un chanteur à la base. En plus, la table tournante ne semblait même pas branchée. Bref, le DJ set n’avait pas sa place je trouve.

Après un DJ set interminable, il termine la soirée avec son plus gros hit « Dynamite ». Une chose que j’ai observée tout le long de sa prestation, on aurait dit du lip sync pur et dur avec des back tracks utilisés pendant toutes les pièces. Plusieurs personnes autour semblaient avoir remarqué ce détail assez important. Pourquoi utiliser des back tracks et faire du lip sync dans un gros festival de cette ampleur? Après avoir observé sur Facebook, la même formule semblait avoir être utilisée la veille à Chicoutimi dans le cadre du Festival les Grands Crus.

Par chance que la foule était énergique et que les danseuses sont venues garder le rythme du spectacle vu que Taio Cruz ne passera pas à l’histoire pour être la meilleure performance de l’histoire du Festivoix. Un DJ set improvisé qui semblait totalement fake, du lip sync pur et dur, c’est assez ordinaire venant d’un chanteur de cette ampleur-là. Maintenant, je comprends pourquoi on n’entend plus parler de Taio Cruz depuis plus de 15 ans. Désolé de la négativité envers lui mais je trouve déplorable qu’il ait utilisé cette formule.

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Cyrille Farré (Festivoix)

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Jour 9 – Dimanche 5 juillet 2026

Après plus de deux semaines, le Festivoix tire maintenant à sa fin alors que le mystérieux chanteur Daniel Bélanger nous apporte dans son monde propre à lui. La chanteuse autochtone Laura Niquay assurait la première partie avec son groupe 100% féminin.

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Laura Niquay

Venue présenter son spectacle intitulé Nir Wactenama (Moi, lumière), Laura Niquay est venue nous présenter ses pièces composées en atikamekw afin de nous démontrer la beauté de sa langue d’origine. Pendant plus de 45 minutes, elle est venue nous démontrer son énorme talent avec un style plus blues, folk-grunge. Originaire de Wemotaci en Mauricie, elle a su faire bonne figure sur la scène du Fleuve pour une foule déjà conquise par ses multiples chansons jouées.

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Daniel Bélanger

Daniel Bélanger, personnage coloré de la culture québécoise, vient nous présenter un de ses rares spectacles de l’année, une exclusivité pour Trois-Rivières. Réputé pour ne pas faire beaucoup de spectacles, c’est une chance inouïe d’avoir l’artiste dans le cadre du Festivoix. Ayant eu un hommage du spectacle du Cirque du Soleil à l’Amphitéâtre Cogeco en 2025, il est de retour un an après afin de présenter ses textes poétiques remplis de mélancolie.

Venu fêter les 30 ans de l’album « Quatres saisons dans le désordre » sorti en 1996, Daniel Bélanger est venu nous jouer des pièces de son long répertoire s’étendant sur plus de 30 ans. Accompagné de son groupe de musique, Daniel Bélanger n’hésite pas les interactions plutôt absurdes et comiques entre chaque chanson. Un vrai personnage ce Daniel!

Sans oublier les classiques comme « Sèche tes pleurs », « Les Deux Printemps », « Rêver mieux », etc. c’est sous une foule conquise et envoûtée par la voix de M. Bélanger que le Festivoix tire sa révérence pour l’édition 2026. Au moment d’écrire ces lignes, l’organisation nous assure que l’édition 2027 du festival aura lieu du 1er au 11 juillet 2027. Un rendez-vous à ne pas manquer!

Au nom de toute l’organisation d’Ondes Chocs, merci pour la chance de couvrir encore une fois ce merveilleux festival dans notre belle ville. Merci et à bientôt!

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Vicky Fillion

Electric Callboy//Polaris//Scene Queen @ Place Bell, Laval – 15 mai 2026

Voici le retour de Phil Grondin et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Electric Callboy présenté par Heavy MTL, EvenkoLive Nation à la Place Bell de Laval le 15 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Polaris et Scene Queen.

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Retour sur le spectacle

Habits fluos, peignures dignes des années 80 et glowsticks en mains, voici la thématique de la soirée alors que le flamboyant groupe Electric Callboy s’arrêta à la Place Bell dans le cadre de leur tournée « Tanzneid World Tour » avec artistes invités Polaris et Scene Queen. Le spectacle, originalement prévu pour le jeudi, a dû être déplacé le vendredi vu la finale en série éliminatoire de l’équipe féminine de hockey « La Victoire de Montréal ». Ceci n’a pas arrêté les gens de se déplacer en grand nombre pour faire le party !

Scene Queen

Scene Queen est le premier groupe à venir s’installer sur scène afin de réchauffer la salle. Après avoir lu un peu sur cette chanteuse, elle se voit comme celle ayant inventé le « bimbocore », une sorte de metalcore avec des thèmes féministes. Après sa prestation de 30 minutes, je peux vous assurer qu’elle assure ce style nouvellement inventé alors que c’est cru et vulgaire, et j’aime ça ! De son vrai nom Hanna Rose Collins, elle est accompagnée de musiciens au drum et à la guit afin de présenter ses pièces.

Lors d’une pièce, elle invite même le monde à twerker en circle pit. Assez ingénieux, jamais je n’aurais pensé à ça ! Avec des titres comme « Mutual Masturbation », « MILF » et « Pink G-String », le but de Scene Queen est de provoquer et ça fonctionne haut la main. On aime ou on n’aime pas. De mon côté, j’ai apprécié ce qui nous a été présenté. C’était amusant et agréable afin de mettre la table pour Polaris et Electric Callboy. Une bonne première partie qui a su me faire sourire à plusieurs occasions.

 

 

Polaris

Polaris, groupe metalcore australien, est venu nous présenter du matériel de leur plus récent album « Fatalism », sorti en 2023 ainsi que quelques pièces de leurs deux autres albums. Ne connaissant aucunement Polaris outre le nom, les australiens m’ont agréablement surpris. L’énergie était au rendez-vous et le chanteur, Jamie Hails, n’hésite pas de nous partager cette énergie alors que les moshpits n’ont pas arrêté ainsi que les body surfings.

En ouvrant avec la pièce « Dissipate », la table était déjà mise pour les 45 prochaines minutes. Du lourd, de l’intensité et des breakdowns bien placés et garochés dans notre face. Polaris a été une belle découverte pour plusieurs, moi inclus. Un bon groupe qui a su réchauffer le parterre et les gens dans les estrades avant l’arrivée d’Electric Callboy, la machine de guerre du party.

Setlist :

1. Dissipate
2. Inhumane
3. The Remedy
4. Overtflow
5. Masochist
6. All of This is Fleeting
7. Hypermania
8. Nightmare

 

 

Electric Callboy

PARTY TIME ! C’est ce que je me suis dit à la seconde que l’énorme drapeau qui cachait la scène est tombé pour laisser place à Electric Callboy. Avec la pièce « TANZNEID » qui ouvre le bal, nous voyons les meilleurs mouvements de danse dignes d’un rave electro metal. Le groupe est en pleine forme et a eu le temps de recharger les batteries suite à la journée de congé forcé qui a été imposée suite à la victoire de l’équipe féminine de hockey.

Écran géant en arrière de la scène afin de montrer la thématique de la chanson jouée, confettis lancés sans arrêt, lumières multicolores, c’est une véritable fête et piste de danse sur le parterre. La Place Bell est littéralement devenue une séance d’entraînement (workout) pour n’importe qui sur le parterre. Ça brassait ÉNORMÉMENT.

Electric Callboy est reconnu pour son énergie et son enthousiasme contagieux. Ceci ne fait pas exception à la règle quand on a la chance d’entendre des pièces comme « Tekkno Train », «Hypa Hypa», « Elevator Operator », etc. Electric Callboy déborde de chansons entraînantes et qui sont considérées déjà comme des classiques par le groupe. Nous avons même eu le droit à une chanson jouée de façon acoustic au beau milieu de la scène, beau petit moment de détente et apprécié.

C’est avec les pièces « RATATATA », chanson iconiquement en duo avec le groupe BABYMETAL, « Spaceman » et  « We Got the Moves » que la soirée se termine. Est-ce que je vais retourner voir Electric Callboy la prochaine fois qu’ils seront de passage au Québec? Assuré à 100%. J’ai trippé comme ça se peut pas. C’est le genre de groupe qui nous fait sourire et qui fait du bien à l’âme.

Le spectacle maintenant terminé, la foule peut retourner mettre leurs habits fluos et leurs costumes dans le garde-robe jusqu’à leur prochain passage. WOW ! C’était coloré. J’ai adoré !

Merci à Heavy MTL et Evenko pour le spectacle !

Setlist :

1. TANZNEID
2. Still Waiting (Sum 41 cover)
3. Tekkno Train
4. Hypa Hypa
5. MC Thunder
6. Neon
7. Pump It
8. Hurrikan / Overkill / All the Small Things / Bodies
9. Revery
10. Hypercharged
11. Mindreader
12. Monsieur Moustache / Muffin Purper-Gurk / We Are the Mess / Crystals
13. Drum Solo
14. Fuckboi (Acoustic dans la foule)
15. Everyime We Touch (Maggie Reilly/Cascada remix)
16. MC Thunder II (Dancing Like a Ninja)
17. Elevator Operator

Rappel :

18. RATATATA (BABYMETAL présent à l’écran)
19. Spaceman
20. We Got the Moves

(Pascal Schillo, guitariste du groupe, a du s’absenter pour le restant de la tournée pour des raisons familiales)

-Phil Grondin
Photos: Emilie Hould

 

Cattle Decapitation//Brujeria//No Cure//Knoll @ Salle Montaigne, Québec – 4 mai 2026

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de Cattle Decapitation présenté par District 7 Production à la Salle Montaigne de Québec le 4 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Brujeria, No Cure et Knoll.

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Retour sur le spectacle

De la brutalité entre les murs du Cegep Limoilou, c’est pas ça qui manque ces temps-ci ! Alors que la tournée d’Archspire s’est arrêtée à la Salle Montaigne samedi le 2 mai 2026, c’est maintenant au tour de Cattle Decapitation et la tournée « 30 Years of Inhumanity Tour » de s’arrêter à Québec. Accompagné des formations Brujeria, No Cure et Knoll, la tournée célébrait les 30 ans de Cattle Decapitation. Présenté par District 7 Production, le show se voit une belle occasion de faire une petite pause de la fin de session du Cegep ! Pourquoi pas aller dans un moshpit et se faire aller la crinière entre deux petites sessions d’études ?

 

Knoll

Unique, c’est le premier mot qui me vient en tête pour décrire Knoll. Qualifié comme étant du grindcore à tendance death metal et du noise nous rappelant les groupes Full of Hell ou bien Portal, Knoll a su nous transporter dans son univers. Avec presque aucune lumière dans la salle à part quelques petits lampadaires éparpillés partout sur la scène, Knoll m’a été vraiment surprenant à tous les niveaux.

Autant je trouvais le concept unique, autant la musique nous transporait dans un monde à part. On aurait dit que l’on faisait un trip de mush dans une salle de Cegep, MALADE ! Le chanteur, James Eubanks, en a même profité pour mettre une ampoule dans sa bouche (ou du moins, on aurait dit que…). Côté mise en scène, rien de négatif à dire. C’est réussi sur toute la ligne.

Côté musical, c’est du grindcore avec du noise à l’état pur. C’est rapide, c’est « raw », et il a un petit côté de distortion avec l’électronique que James n’hésite pas à utiliser à l’occasion. C’est intéressant et une bonne première partie !

 

 

No Cure

Du hardcore à l’état pur, c’est ce que No Cure est. Dès les premières notes, le chanteur Blaythe Steuer (qui est habillé en gros manteau d’hiver avec des lunettes de soleil ?! T’as si froid que ça ? Veux-tu que l’on monte le chauffage ? Hahaha) demande à la foule de faire du stage diving. Ça l’a été réussi… plus ou moins. Seulement 3 courageux ont fait du stage diving. Disons qu’un show de Cattle Decapitation, c’est pas Terror ni Get the Shot. Au moins, il aura essayé !

Par contre, le pit part assez vite merci. C’est violent, TRÈS VIOLENT ! Le pit est commencé pour la soirée et ne va pas s’arrêter une seule seconde. Musicalement parlant, wow ! J’ai été grandement impressionné du groupe. No Cure, ca rentre au poste comme on dit ! Simple et efficace, ca niaise pas.

Actif depuis 2021, No Cure va être un groupe à surveiller dans la scène hardcore. Ils sont très prometteurs. Les revoir avec une tête d’affiche hardcore, OUPELAI ! Espérons les revoir bientôt !

 

 

Brujeria

Directement de Los Angeles en Californie, Brujeria vient nous présenter un mélange de death/groove metal mélangé au grindcore à l’occasion. Ne connaissant aucunement le groupe mais ayant vu le nom passer souvent, enfin je vais pouvoir me faire ma propre idée de Brujeria.

Alors que la majorité des pièces sont chantées en espagnol ainsi que les interactions avec la foule, le groupe mise sur une setlist axée sur les 3 premiers albums alors que la plupart des pièces jouées proviennent de leur deuxième album « Raza Odiada ». Brujeria, c’est une machine de guerre ! Wow ! Ils ont du charisme et une énorme présence sur scène alors qu’ils abordent chacun une casquette avec le logo du groupe ainsi qu’un bandana au visage.

Brujeria a malheureusement perdu deux membres en 2024 des suites de problèmes au cœur et en plus, c’était deux chanteurs du groupe. Le chanteur actuel, El Sangrón, n’hésite pas à dédier une pièce aux deux membres défunts. Bien sûr, j’aurais aimé savoir le titre de la pièce qui leur a été dédié mais je ne parle pas bien espagnol, en tout cas, pas aux dernières nouvelles. Par contre, il y a eu quelques échanges en espagnol avec quelqu’un avec un drapeau mexicain dans la foule et quelques autres personnes parlant clairement mieux l’espagnol que moi. Mes compétences se limitent à : Una cerveza por favor ! Le classique des voyages dans le sud !

Après plus d’une heure, Brujeria conclut leur set avec la pièce « Matando Güeros » accompagnée d’une machette donnant des allures de Danny Trejo dans le film du même nom, « Machete » ! Pour terminer, une version remixée de la Macarena est jouée afin de nous permettre de démontrer nos meilleurs mouvements de cette célèbre chanson de 1993. La seule différence est que cette version s’appelle Marijuana ! HEYYYYYYY MARIJUANA !

 

 

Cattle Decapitation

30 ans de brutalité de la part de Cattle Decapitation, avons-nous vraiment besoin d’une introduction pour Cattle Decapitation ? Des vétérans du death metal / grindcore avec leur petite touche technique, Travis Ryan, chanteur du groupe, vient nous brutaliser les quatre murs de la Salle Montaigne. La dernière fois que le groupe s’était produit dans la capitale nationale était en 2015 à l’Anti. C’est maintenant ou jamais pour les voir !

Le setlist est principalement axé sur leur dernier album « Terrasite » paru en 2023 ainsi que quelques pièces des albums « Monolith of Inhumanity » et « Death Atlas ». Rien de moins, je m’attendais à plus de vieux matériels des premiers albums mais bon, disons que le meilleur de Cattle Decapitation est vraiment dans leurs matériels récents.

C’est avec la pièce « Terrasitic Adaptation » que leur performance commence et ça a eu l’effet d’un coup de tonnerre. Le parterre s’est transformé en immense champ de guerre ! Pendant plus d’une heure, Travis Ryan et sa bande nous ont servi des coups de pelle dans la face. C’était violent, gras, brutal, technique, tout ce que vous voulez. Fidèle à ses habitudes, Travis est énergique sur scène et vraiment charismatique, ce qui donne le ton à une belle fin de soirée avec Cattle.

« Kingdom of Tyrants » vient conclure cette soirée de pure brutalité comme on aime à Québec. Ça se prend toujours bien des spectacles de même malgré le fait que c’est en début de semaine. Pas grave, seulement les vrai(e)s se sont déplacés et c’était bien plein ! Il est maintenant temps de retourner à l’étude pour ceux en fin de session au Cegep Limoilou ! Pour les plus braves, nous pouvons commencer à apprendre l’espagnol pour être capable de chanter les pièces lors de la prochaine visite de Brujeria en ville !

Merci à District 7 pour ce spectacle !

Setlist Cattle Decapitation

1. Terrasitic Adaptation
2. Your Disposal
3. Solastalgia
4. We Eat Our Young
5. Scourge of the Offpsring
6. Bring Back the Plague
7. Finish Them
8. The Storm Upstairs
9. A Photic Doom
10. Vulturous
11. A Living, Breathing Piece of Defecating Meat
12. Forced Gender Reassignment
13. Kingdom of Tyrants

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Jimmy St-Pierre Gariépy

Dark Tranquility//Soen//Persefone @ Théâtre Beanfield, Montréal – 22 avril 2026

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Dark Tranquility et Soen présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Théâtre Beanfield de Montréal le 22 avril 2026 et qui mettait également à l’affiche Persefone

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Retour sur le spectacle

La tournée « Scandinavian Heavy Arts Tour » mettant en vedette les suédois de Dark Tranquillity et Soen s’arrêta au Théâtre Beanfield de Montréal en ce beau mercredi d’avril. Le vestiaire est maintenant rendu chose du passé pour les prochains mois alors que plusieurs personnes abordent déjà les terrasses avec leur gilet de Dark Tranquillity et Soen. On s’en va dans la bonne direction !

Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, la soirée affichait complet. Un autre spectacle qui affiche complet, ça se prend toujours bien et démontre que le metal se porte très bien au Québec! Disons qu’à chaque fois que Dark Tranquillity passe en ville, il n’est pas rare que ça l’affiche complet. Eux qui sont vus comme des fondateurs du melodic death metal avec des groupes comme At the Gates et In Flames.

Persefone

Persefone a la charge d’ouvrir les hostilités et de réchauffer la foule. En provenance de l’Andorre (merci Google d’exister puisque je n’avais aucune idée de l’endroit de ce pays. C’est en Europe entre la France et l’Espagne!) Ayant entendu le nom à de multiples occasions, enfin j’ai la chance de voir Persefone en show.

Le groupe œuvre dans le melodic death metal avec une petite touche de progressif. Honnêtement, ils sont vraiment solides sur tous les niveaux ! Seul bémol de leur performance est la guitare d’un des guitaristes qui semblait toujours avoir besoin d’une petite retouche. Une corde semblait lâcher très souvent, mais cela ne leur enlève rien. Ils ont été solides sur toute la ligne.

Le chanteur, Daniel R Flys, possède un énorme charisme et interagit relativement souvent avec la foule. Il demande souvent de partir un pit, mais malheureusement, la foule semble vraiment sur le « slow motion » comme on dit en début de soirée. Elle va se réveiller plus tard dans la soirée par chance ! Un petit pit timide est réalisé vers la dernière pièce soit « The Great Reality ». 

Pendant plus de 40 minutes, ils ont su nous démontrer leur talent plus qu’exceptionnel. Sans hésitation, Persefone est un groupe qui m’a été une très belle découverte. Le groupe a préféré miser sur son dernier EP, « Linga Ignota, Part I » sorti en 2024, pour la moitié de leur courte setlist de 6 pièces. Persefone s’est clairement fait plusieurs nouveaux fans. De vraies brutes !

Setlist :

Sounds and Vessels
One Word
The Equable
Stillness Is Timeless
Living Waves
The Great Reality

 

Soen

Soen est le premier groupe suédois à venir remplir les planches du Théâtre Beanfield. Ayant vu le groupe à Québec dans le cadre du festival Envol et Macadam en 2024, Soen est un groupe que j’ai eu la chance de voir et apprécié à voir en spectacle. Optant pour une setlist majoritairement axée sur leur dernier album « Reliance » sorti en janvier 2026, Soen nous a démontré qu’ils sont des musiciens jouant du prog comme il se doit.

Au point de vue musical, les musiciens sont de vrais brutes sur tous les niveaux. Par exemple, nous avons Martin Lopez, ancien drummeur d’Opeth et Amon Amarth. Déjà là, nous voyons que c’est du sérieux. Le chanteur, Joel Ekelöf, possède un charisme de fou et n’hésite pas à interagir avec la foule à de multiples occasions.

Par contre, je remarque un « clash » contrairement aux deux autres groupes de la soirée. Soen est principalement axé sur un vocal clean et tranquille versus les deux autres groupes avec une certaine brutalité, un growl puissant et fort. Sans enlever l’énorme talent de Soen, je trouvais le clash immense. Soen attirait sa foule et Dark Tranquillity a également attiré la sienne puisque le parterre s’est vidé considérablement à Dark Tranquillity. Je m’attendais à un parterre en sardine comme un vrai spectacle sold-out mais il y avait beaucoup de places sur le côté, bref !

Rien de moins, j’ai adoré ce que Soen nous a proposé malgré l’énorme différence de son entre Dark Tranquillity et Soen. Soen reste un groupe qui s’écoute très bien et est intéressant à voir en show.

Setlist :

1. Mercenary
2. Antagonist
3. Fraccions
4. Memorial
5. Indifferent
6. Lascivious
7. Discordia
8. Lotus
9. Primal
10. Violence
11. Unbreakable

 


Dark Tranquillity

Les vétérans du melodic death metal sont venus casser la baraque du Beanfield. Deux ans après leur dernier passage avec Amorphis au Théâtre Fairmount, Dark Tranquillity s’est vu un accueil digne des plus grands. Dès la première note de « Punish My Heaven », le parterre se transforme en énorme moshpit au centre. Mikael Stanne, maître derrière le groupe, est en plein contrôle de son vocal alors qu’il n’hésite pas à surprendre encore une fois. En plus, il n’hésite pas à tendre la main à chaque personne osant faire du body surfing pour les aider et leur fait un thumbs up après chaque nouveau « crowdsurfer ».

Dark Tranquillity, plus communément appelé DT par moment, pige dans sa large discographie de plus de 30 ans avec des pièces des premiers albums tels que « The Emptiness From Which I Fed » et « Lethe » de leur 2ème album « The Gallery » paru en 1995 jusqu’à leur dernier album « Endtime Signals » paru en 2024.

Voir ces légendes du melodic death metal est toujours un moment agréable. Les pièces ont été jouées avec justesse et la foule semblait apprécier ce qui leur a été offert.

C’est avec la célèbre « Misery’s Crown » que la soirée se termine. Aucun rappel n’a eu lieu ce qui a semé la confusion de la foule puisque Soen en a offert un. Rien de moins qu’une excellente soirée de la part d’Extensive Enterprise et Heavy MTL !


Setlist :

1. Punish My Heaven
2. The Emptiness From Which I Fed
3. Lethe
4. The New Build
5. My Negation
6. Lost to Apathy
7. The Last Imagination
8. Nothing to No One
9. Not Nothing
10. Atoma
11. Unforgivable
12. Terminus (Where Death Is Most Alive)
13. Phantom Days
14. Misery’s Crown

-Phil Grondin

Emperor//Blood Incantation @ MTelus, Montréal – 28 mars 2026

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Emperor présenté par Heavy MTL & Extensive Enterprise au MTelus de Montréal le 28 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Blood Incantation.

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Retour sur le spectacle

La tournée « The Emperial Wrath Tour » mettant en vedette les formations Emperor et Blood Incantation s’arrêta au MTelus de Montréal en ce beau samedi de mars. Alors que le printemps arrive petit à petit avec le retour du beau temps, la noirceur du black metal symphonique d’Emperor vient hanter la ville de Montréal. Présenté par Heavy MTL et Extensive Enterprise, le spectacle affichait complet pour le parterre avec seulement quelques places disponibles au balcon avant le début du spectacle. L’engouement est au rendez-vous alors qu’Emperor a seulement visité la belle province deux fois dans sa longue carrière soit en 2018 au Heavy MTL et une visite en 1999 à l’ancien Spectrum de Montréal. Mieux vaut saisir l’occasion quand elle passe !

 

Blood Incantation

Blood Incantation, originaire de Denver au Colorado, ouvre le bal à 19h30 venant nous présenter leur death metal à saveur cosmique. Pendant plus d’une heure, le groupe est venu jouer leur album « Absolute Elsewhere » en intégralité. Une belle façon de découvrir le groupe puisque cet album est tout simplement excellent ! Étant de passage dans la métropole en novembre 2024 au Théâtre Fairmount, c’est avec une foule plus massive qu’ils ont su nous impressionner avec leur style propre à eux. Les passages atmosphériques sont tout simplement magiques tout en mélangeant un death metal lourd, digne d’un son à la old school death metal des années 90.

Le vocal de Paul Riedl, également guitariste du groupe, est venu se morfondre avec les riffs endiablés, le tempo du drum et les passages de clavier. Un excellent groupe qui vaut la peine à découvrir et qui a fait une bonne impression à la foule montréalaise, déjà assez imposante au niveau du parterre! On le ressent que le show est sold out, et c’est parfait de même ! On en veut des shows qui affichent complet !

C’est avec la pièce « Vitrification of Blood, Part 1 » que le groupe nous quitte après plus d’une heure. Chapeau à Blood Incantation ! Plusieurs personnes que j’ai croisées au courant de la soirée sont venues specialement pour eux. On voit que l’engouement est bien là pour cette jeune formation, active depuis 2011.

Setlist :

  1. The Stargate [Tablet I]
  2. The Stargate [Tablet II]
  3. The Stargate [Tablet III]
  4. The Message [Tablet I]
  5. The Message [Tablet II]
  6. The Message [Tablet III]
  7. Vitrification of Blood, Part 1

 

Emperor

Les légendes norvégiennes du black metal symphonique se présentent sur scène vers 21h. L’attente en a valu la peine alors qu’Emperor vient ENFIN jouer au Québec. En 2025, le groupe a fait une mini-tournée aux États-Unis et la déception était présente alors qu’aucune date canadienne n’avait été annoncée. Je me disais, allons-nous voir Emperor de notre vivant au moins une fois à Montréal ou Québec ? Chose faite le 28 mars 2026 à 21h, nous pouvons rayer ceci de la liste des GROUPES à voir au moins une fois dans notre vie.

Ihsahn, chanteur et guitariste du groupe, vient faire exploser la place avec la pièce « Into the Infinity of Thoughts » de leur chef-d’oeuvre « In the Nightside Eclipse », premier album du groupe. Déjà là, nous voyons le sérieux de la chose. Tous les membres présents sur scène ont été impeccables de la première à la dernière pièce alors qu’ils ont joué à la hauteur de leur notoriété et de leur talent. Emperor est un groupe légendaire et ce n’est pas pour rien. Toutes les chansons ont été jouées avec une justesse hors pair et aucun défaut n’a été remarqué, outre que ça l’a passé trop vite.

Blague à part, beaucoup de personnes ont raconté avoir vu le groupe en 2018 au Heavy MTL et que ceci était un de leur meilleur spectacle du week-end. Alors qu’un orage commençait en arrière de la scène, ceci a rendu leur performance encore plus « épique », si l’on peut appeler ça de même. Pour le spectacle de ce soir, soit 8 ans plus tard, le même feeling a été ressenti quand je leur ai reposé de nouveau la question si c’était du même niveau. Emperor, c’est seulement quatre albums studio, mais quatre albums qui ont su laisser une trace dans l’histoire du black metal.

Niveau setlist, ils ont pigé dans leurs deux premiers albums en majorité avec des pièces telles que : « I Am the Black Wizards », « Inno a Satana », « The Loss and Curse of Reverence », pour n’en nommer que quelques-unes. Emperor, c’est mythique. Si vous avez la chance de les voir en spectacle, n’hésitez pas. Ils n’ont pas tendance à faire des tournées souvent puisque la dernière fois qu’Emperor avait fait une tournée nord-américaine était en 1999 (mis à part celle de l’an passé aux États-Unis).

Setlist :

1. Into the Infinity of Thoughts
2. In the Wordless Chamber
3. Thus Spake the Nightspirit
4. The Majesty of the Nightsky
5. Ensorcelled by Khaos
6. With Strength I Burn
7. Curse You All Men !
8. Wrath of the Tyrant
9. The Loss and Curse of Reverence
10. An Elegy of Icaros
11. I Am the Black Wizards
12. Inno a Satana
(Opus a Satana Outro)
13. Ye Entrancemperium
(The Wanderer)

Mot de la fin

Après plus d’une heure et demi, Ihsahn et sa troupe saluent une dernière fois la foule montréalaise alors que la pièce instrumentale « The Wanderer » est jouée en arrière-plan. Ce spectacle sera assurément sur la liste des top 3 de spectacle de l’année et est un sérieux candidat. Les deux groupes ont été solides et l’ambiance était survoltée. Espérons que le groupe reviendra sous peu sans nous faire attendre autant d’années !

INNO A SATANA !

-Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow