Electric Callboy//Polaris//Scene Queen @ Place Bell, Laval – 15 mai 2026

Voici le retour de Phil Grondin et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Electric Callboy présenté par Heavy MTL, EvenkoLive Nation à la Place Bell de Laval le 15 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Polaris et Scene Queen.

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Retour sur le spectacle

Habits fluos, peignures dignes des années 80 et glowsticks en mains, voici la thématique de la soirée alors que le flamboyant groupe Electric Callboy s’arrêta à la Place Bell dans le cadre de leur tournée « Tanzneid World Tour » avec artistes invités Polaris et Scene Queen. Le spectacle, originalement prévu pour le jeudi, a dû être déplacé le vendredi vu la finale en série éliminatoire de l’équipe féminine de hockey « La Victoire de Montréal ». Ceci n’a pas arrêté les gens de se déplacer en grand nombre pour faire le party !

Scene Queen

Scene Queen est le premier groupe à venir s’installer sur scène afin de réchauffer la salle. Après avoir lu un peu sur cette chanteuse, elle se voit comme celle ayant inventé le « bimbocore », une sorte de metalcore avec des thèmes féministes. Après sa prestation de 30 minutes, je peux vous assurer qu’elle assure ce style nouvellement inventé alors que c’est cru et vulgaire, et j’aime ça ! De son vrai nom Hanna Rose Collins, elle est accompagnée de musiciens au drum et à la guit afin de présenter ses pièces.

Lors d’une pièce, elle invite même le monde à twerker en circle pit. Assez ingénieux, jamais je n’aurais pensé à ça ! Avec des titres comme « Mutual Masturbation », « MILF » et « Pink G-String », le but de Scene Queen est de provoquer et ça fonctionne haut la main. On aime ou on n’aime pas. De mon côté, j’ai apprécié ce qui nous a été présenté. C’était amusant et agréable afin de mettre la table pour Polaris et Electric Callboy. Une bonne première partie qui a su me faire sourire à plusieurs occasions.

 

 

Polaris

Polaris, groupe metalcore australien, est venu nous présenter du matériel de leur plus récent album « Fatalism », sorti en 2023 ainsi que quelques pièces de leurs deux autres albums. Ne connaissant aucunement Polaris outre le nom, les australiens m’ont agréablement surpris. L’énergie était au rendez-vous et le chanteur, Jamie Hails, n’hésite pas de nous partager cette énergie alors que les moshpits n’ont pas arrêté ainsi que les body surfings.

En ouvrant avec la pièce « Dissipate », la table était déjà mise pour les 45 prochaines minutes. Du lourd, de l’intensité et des breakdowns bien placés et garochés dans notre face. Polaris a été une belle découverte pour plusieurs, moi inclus. Un bon groupe qui a su réchauffer le parterre et les gens dans les estrades avant l’arrivée d’Electric Callboy, la machine de guerre du party.

Setlist :

1. Dissipate
2. Inhumane
3. The Remedy
4. Overtflow
5. Masochist
6. All of This is Fleeting
7. Hypermania
8. Nightmare

 

 

Electric Callboy

PARTY TIME ! C’est ce que je me suis dit à la seconde que l’énorme drapeau qui cachait la scène est tombé pour laisser place à Electric Callboy. Avec la pièce « TANZNEID » qui ouvre le bal, nous voyons les meilleurs mouvements de danse dignes d’un rave electro metal. Le groupe est en pleine forme et a eu le temps de recharger les batteries suite à la journée de congé forcé qui a été imposée suite à la victoire de l’équipe féminine de hockey.

Écran géant en arrière de la scène afin de montrer la thématique de la chanson jouée, confettis lancés sans arrêt, lumières multicolores, c’est une véritable fête et piste de danse sur le parterre. La Place Bell est littéralement devenue une séance d’entraînement (workout) pour n’importe qui sur le parterre. Ça brassait ÉNORMÉMENT.

Electric Callboy est reconnu pour son énergie et son enthousiasme contagieux. Ceci ne fait pas exception à la règle quand on a la chance d’entendre des pièces comme « Tekkno Train », «Hypa Hypa», « Elevator Operator », etc. Electric Callboy déborde de chansons entraînantes et qui sont considérées déjà comme des classiques par le groupe. Nous avons même eu le droit à une chanson jouée de façon acoustic au beau milieu de la scène, beau petit moment de détente et apprécié.

C’est avec les pièces « RATATATA », chanson iconiquement en duo avec le groupe BABYMETAL, « Spaceman » et  « We Got the Moves » que la soirée se termine. Est-ce que je vais retourner voir Electric Callboy la prochaine fois qu’ils seront de passage au Québec? Assuré à 100%. J’ai trippé comme ça se peut pas. C’est le genre de groupe qui nous fait sourire et qui fait du bien à l’âme.

Le spectacle maintenant terminé, la foule peut retourner mettre leurs habits fluos et leurs costumes dans le garde-robe jusqu’à leur prochain passage. WOW ! C’était coloré. J’ai adoré !

Merci à Heavy MTL et Evenko pour le spectacle !

Setlist :

1. TANZNEID
2. Still Waiting (Sum 41 cover)
3. Tekkno Train
4. Hypa Hypa
5. MC Thunder
6. Neon
7. Pump It
8. Hurrikan / Overkill / All the Small Things / Bodies
9. Revery
10. Hypercharged
11. Mindreader
12. Monsieur Moustache / Muffin Purper-Gurk / We Are the Mess / Crystals
13. Drum Solo
14. Fuckboi (Acoustic dans la foule)
15. Everyime We Touch (Maggie Reilly/Cascada remix)
16. MC Thunder II (Dancing Like a Ninja)
17. Elevator Operator

Rappel :

18. RATATATA (BABYMETAL présent à l’écran)
19. Spaceman
20. We Got the Moves

(Pascal Schillo, guitariste du groupe, a du s’absenter pour le restant de la tournée pour des raisons familiales)

-Phil Grondin
Photos: Emilie Hould

 

Cattle Decapitation//Brujeria//No Cure//Knoll @ Salle Montaigne, Québec – 4 mai 2026

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de Cattle Decapitation présenté par District 7 Production à la Salle Montaigne de Québec le 4 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Brujeria, No Cure et Knoll.

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Retour sur le spectacle

De la brutalité entre les murs du Cegep Limoilou, c’est pas ça qui manque ces temps-ci ! Alors que la tournée d’Archspire s’est arrêtée à la Salle Montaigne samedi le 2 mai 2026, c’est maintenant au tour de Cattle Decapitation et la tournée « 30 Years of Inhumanity Tour » de s’arrêter à Québec. Accompagné des formations Brujeria, No Cure et Knoll, la tournée célébrait les 30 ans de Cattle Decapitation. Présenté par District 7 Production, le show se voit une belle occasion de faire une petite pause de la fin de session du Cegep ! Pourquoi pas aller dans un moshpit et se faire aller la crinière entre deux petites sessions d’études ?

 

Knoll

Unique, c’est le premier mot qui me vient en tête pour décrire Knoll. Qualifié comme étant du grindcore à tendance death metal et du noise nous rappelant les groupes Full of Hell ou bien Portal, Knoll a su nous transporter dans son univers. Avec presque aucune lumière dans la salle à part quelques petits lampadaires éparpillés partout sur la scène, Knoll m’a été vraiment surprenant à tous les niveaux.

Autant je trouvais le concept unique, autant la musique nous transporait dans un monde à part. On aurait dit que l’on faisait un trip de mush dans une salle de Cegep, MALADE ! Le chanteur, James Eubanks, en a même profité pour mettre une ampoule dans sa bouche (ou du moins, on aurait dit que…). Côté mise en scène, rien de négatif à dire. C’est réussi sur toute la ligne.

Côté musical, c’est du grindcore avec du noise à l’état pur. C’est rapide, c’est « raw », et il a un petit côté de distortion avec l’électronique que James n’hésite pas à utiliser à l’occasion. C’est intéressant et une bonne première partie !

 

 

No Cure

Du hardcore à l’état pur, c’est ce que No Cure est. Dès les premières notes, le chanteur Blaythe Steuer (qui est habillé en gros manteau d’hiver avec des lunettes de soleil ?! T’as si froid que ça ? Veux-tu que l’on monte le chauffage ? Hahaha) demande à la foule de faire du stage diving. Ça l’a été réussi… plus ou moins. Seulement 3 courageux ont fait du stage diving. Disons qu’un show de Cattle Decapitation, c’est pas Terror ni Get the Shot. Au moins, il aura essayé !

Par contre, le pit part assez vite merci. C’est violent, TRÈS VIOLENT ! Le pit est commencé pour la soirée et ne va pas s’arrêter une seule seconde. Musicalement parlant, wow ! J’ai été grandement impressionné du groupe. No Cure, ca rentre au poste comme on dit ! Simple et efficace, ca niaise pas.

Actif depuis 2021, No Cure va être un groupe à surveiller dans la scène hardcore. Ils sont très prometteurs. Les revoir avec une tête d’affiche hardcore, OUPELAI ! Espérons les revoir bientôt !

 

 

Brujeria

Directement de Los Angeles en Californie, Brujeria vient nous présenter un mélange de death/groove metal mélangé au grindcore à l’occasion. Ne connaissant aucunement le groupe mais ayant vu le nom passer souvent, enfin je vais pouvoir me faire ma propre idée de Brujeria.

Alors que la majorité des pièces sont chantées en espagnol ainsi que les interactions avec la foule, le groupe mise sur une setlist axée sur les 3 premiers albums alors que la plupart des pièces jouées proviennent de leur deuxième album « Raza Odiada ». Brujeria, c’est une machine de guerre ! Wow ! Ils ont du charisme et une énorme présence sur scène alors qu’ils abordent chacun une casquette avec le logo du groupe ainsi qu’un bandana au visage.

Brujeria a malheureusement perdu deux membres en 2024 des suites de problèmes au cœur et en plus, c’était deux chanteurs du groupe. Le chanteur actuel, El Sangrón, n’hésite pas à dédier une pièce aux deux membres défunts. Bien sûr, j’aurais aimé savoir le titre de la pièce qui leur a été dédié mais je ne parle pas bien espagnol, en tout cas, pas aux dernières nouvelles. Par contre, il y a eu quelques échanges en espagnol avec quelqu’un avec un drapeau mexicain dans la foule et quelques autres personnes parlant clairement mieux l’espagnol que moi. Mes compétences se limitent à : Una cerveza por favor ! Le classique des voyages dans le sud !

Après plus d’une heure, Brujeria conclut leur set avec la pièce « Matando Güeros » accompagnée d’une machette donnant des allures de Danny Trejo dans le film du même nom, « Machete » ! Pour terminer, une version remixée de la Macarena est jouée afin de nous permettre de démontrer nos meilleurs mouvements de cette célèbre chanson de 1993. La seule différence est que cette version s’appelle Marijuana ! HEYYYYYYY MARIJUANA !

 

 

Cattle Decapitation

30 ans de brutalité de la part de Cattle Decapitation, avons-nous vraiment besoin d’une introduction pour Cattle Decapitation ? Des vétérans du death metal / grindcore avec leur petite touche technique, Travis Ryan, chanteur du groupe, vient nous brutaliser les quatre murs de la Salle Montaigne. La dernière fois que le groupe s’était produit dans la capitale nationale était en 2015 à l’Anti. C’est maintenant ou jamais pour les voir !

Le setlist est principalement axé sur leur dernier album « Terrasite » paru en 2023 ainsi que quelques pièces des albums « Monolith of Inhumanity » et « Death Atlas ». Rien de moins, je m’attendais à plus de vieux matériels des premiers albums mais bon, disons que le meilleur de Cattle Decapitation est vraiment dans leurs matériels récents.

C’est avec la pièce « Terrasitic Adaptation » que leur performance commence et ça a eu l’effet d’un coup de tonnerre. Le parterre s’est transformé en immense champ de guerre ! Pendant plus d’une heure, Travis Ryan et sa bande nous ont servi des coups de pelle dans la face. C’était violent, gras, brutal, technique, tout ce que vous voulez. Fidèle à ses habitudes, Travis est énergique sur scène et vraiment charismatique, ce qui donne le ton à une belle fin de soirée avec Cattle.

« Kingdom of Tyrants » vient conclure cette soirée de pure brutalité comme on aime à Québec. Ça se prend toujours bien des spectacles de même malgré le fait que c’est en début de semaine. Pas grave, seulement les vrai(e)s se sont déplacés et c’était bien plein ! Il est maintenant temps de retourner à l’étude pour ceux en fin de session au Cegep Limoilou ! Pour les plus braves, nous pouvons commencer à apprendre l’espagnol pour être capable de chanter les pièces lors de la prochaine visite de Brujeria en ville !

Merci à District 7 pour ce spectacle !

Setlist Cattle Decapitation

1. Terrasitic Adaptation
2. Your Disposal
3. Solastalgia
4. We Eat Our Young
5. Scourge of the Offpsring
6. Bring Back the Plague
7. Finish Them
8. The Storm Upstairs
9. A Photic Doom
10. Vulturous
11. A Living, Breathing Piece of Defecating Meat
12. Forced Gender Reassignment
13. Kingdom of Tyrants

-Journaliste: Phil Grondin
Photos: Jimmy St-Pierre Gariépy

Dark Tranquility//Soen//Persefone @ Théâtre Beanfield, Montréal – 22 avril 2026

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Dark Tranquility et Soen présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Théâtre Beanfield de Montréal le 22 avril 2026 et qui mettait également à l’affiche Persefone

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Retour sur le spectacle

La tournée « Scandinavian Heavy Arts Tour » mettant en vedette les suédois de Dark Tranquillity et Soen s’arrêta au Théâtre Beanfield de Montréal en ce beau mercredi d’avril. Le vestiaire est maintenant rendu chose du passé pour les prochains mois alors que plusieurs personnes abordent déjà les terrasses avec leur gilet de Dark Tranquillity et Soen. On s’en va dans la bonne direction !

Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, la soirée affichait complet. Un autre spectacle qui affiche complet, ça se prend toujours bien et démontre que le metal se porte très bien au Québec! Disons qu’à chaque fois que Dark Tranquillity passe en ville, il n’est pas rare que ça l’affiche complet. Eux qui sont vus comme des fondateurs du melodic death metal avec des groupes comme At the Gates et In Flames.

Persefone

Persefone a la charge d’ouvrir les hostilités et de réchauffer la foule. En provenance de l’Andorre (merci Google d’exister puisque je n’avais aucune idée de l’endroit de ce pays. C’est en Europe entre la France et l’Espagne!) Ayant entendu le nom à de multiples occasions, enfin j’ai la chance de voir Persefone en show.

Le groupe œuvre dans le melodic death metal avec une petite touche de progressif. Honnêtement, ils sont vraiment solides sur tous les niveaux ! Seul bémol de leur performance est la guitare d’un des guitaristes qui semblait toujours avoir besoin d’une petite retouche. Une corde semblait lâcher très souvent, mais cela ne leur enlève rien. Ils ont été solides sur toute la ligne.

Le chanteur, Daniel R Flys, possède un énorme charisme et interagit relativement souvent avec la foule. Il demande souvent de partir un pit, mais malheureusement, la foule semble vraiment sur le « slow motion » comme on dit en début de soirée. Elle va se réveiller plus tard dans la soirée par chance ! Un petit pit timide est réalisé vers la dernière pièce soit « The Great Reality ». 

Pendant plus de 40 minutes, ils ont su nous démontrer leur talent plus qu’exceptionnel. Sans hésitation, Persefone est un groupe qui m’a été une très belle découverte. Le groupe a préféré miser sur son dernier EP, « Linga Ignota, Part I » sorti en 2024, pour la moitié de leur courte setlist de 6 pièces. Persefone s’est clairement fait plusieurs nouveaux fans. De vraies brutes !

Setlist :

Sounds and Vessels
One Word
The Equable
Stillness Is Timeless
Living Waves
The Great Reality

 

Soen

Soen est le premier groupe suédois à venir remplir les planches du Théâtre Beanfield. Ayant vu le groupe à Québec dans le cadre du festival Envol et Macadam en 2024, Soen est un groupe que j’ai eu la chance de voir et apprécié à voir en spectacle. Optant pour une setlist majoritairement axée sur leur dernier album « Reliance » sorti en janvier 2026, Soen nous a démontré qu’ils sont des musiciens jouant du prog comme il se doit.

Au point de vue musical, les musiciens sont de vrais brutes sur tous les niveaux. Par exemple, nous avons Martin Lopez, ancien drummeur d’Opeth et Amon Amarth. Déjà là, nous voyons que c’est du sérieux. Le chanteur, Joel Ekelöf, possède un charisme de fou et n’hésite pas à interagir avec la foule à de multiples occasions.

Par contre, je remarque un « clash » contrairement aux deux autres groupes de la soirée. Soen est principalement axé sur un vocal clean et tranquille versus les deux autres groupes avec une certaine brutalité, un growl puissant et fort. Sans enlever l’énorme talent de Soen, je trouvais le clash immense. Soen attirait sa foule et Dark Tranquillity a également attiré la sienne puisque le parterre s’est vidé considérablement à Dark Tranquillity. Je m’attendais à un parterre en sardine comme un vrai spectacle sold-out mais il y avait beaucoup de places sur le côté, bref !

Rien de moins, j’ai adoré ce que Soen nous a proposé malgré l’énorme différence de son entre Dark Tranquillity et Soen. Soen reste un groupe qui s’écoute très bien et est intéressant à voir en show.

Setlist :

1. Mercenary
2. Antagonist
3. Fraccions
4. Memorial
5. Indifferent
6. Lascivious
7. Discordia
8. Lotus
9. Primal
10. Violence
11. Unbreakable

 


Dark Tranquillity

Les vétérans du melodic death metal sont venus casser la baraque du Beanfield. Deux ans après leur dernier passage avec Amorphis au Théâtre Fairmount, Dark Tranquillity s’est vu un accueil digne des plus grands. Dès la première note de « Punish My Heaven », le parterre se transforme en énorme moshpit au centre. Mikael Stanne, maître derrière le groupe, est en plein contrôle de son vocal alors qu’il n’hésite pas à surprendre encore une fois. En plus, il n’hésite pas à tendre la main à chaque personne osant faire du body surfing pour les aider et leur fait un thumbs up après chaque nouveau « crowdsurfer ».

Dark Tranquillity, plus communément appelé DT par moment, pige dans sa large discographie de plus de 30 ans avec des pièces des premiers albums tels que « The Emptiness From Which I Fed » et « Lethe » de leur 2ème album « The Gallery » paru en 1995 jusqu’à leur dernier album « Endtime Signals » paru en 2024.

Voir ces légendes du melodic death metal est toujours un moment agréable. Les pièces ont été jouées avec justesse et la foule semblait apprécier ce qui leur a été offert.

C’est avec la célèbre « Misery’s Crown » que la soirée se termine. Aucun rappel n’a eu lieu ce qui a semé la confusion de la foule puisque Soen en a offert un. Rien de moins qu’une excellente soirée de la part d’Extensive Enterprise et Heavy MTL !


Setlist :

1. Punish My Heaven
2. The Emptiness From Which I Fed
3. Lethe
4. The New Build
5. My Negation
6. Lost to Apathy
7. The Last Imagination
8. Nothing to No One
9. Not Nothing
10. Atoma
11. Unforgivable
12. Terminus (Where Death Is Most Alive)
13. Phantom Days
14. Misery’s Crown

-Phil Grondin

Emperor//Blood Incantation @ MTelus, Montréal – 28 mars 2026

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Emperor présenté par Heavy MTL & Extensive Enterprise au MTelus de Montréal le 28 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Blood Incantation.

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Retour sur le spectacle

La tournée « The Emperial Wrath Tour » mettant en vedette les formations Emperor et Blood Incantation s’arrêta au MTelus de Montréal en ce beau samedi de mars. Alors que le printemps arrive petit à petit avec le retour du beau temps, la noirceur du black metal symphonique d’Emperor vient hanter la ville de Montréal. Présenté par Heavy MTL et Extensive Enterprise, le spectacle affichait complet pour le parterre avec seulement quelques places disponibles au balcon avant le début du spectacle. L’engouement est au rendez-vous alors qu’Emperor a seulement visité la belle province deux fois dans sa longue carrière soit en 2018 au Heavy MTL et une visite en 1999 à l’ancien Spectrum de Montréal. Mieux vaut saisir l’occasion quand elle passe !

 

Blood Incantation

Blood Incantation, originaire de Denver au Colorado, ouvre le bal à 19h30 venant nous présenter leur death metal à saveur cosmique. Pendant plus d’une heure, le groupe est venu jouer leur album « Absolute Elsewhere » en intégralité. Une belle façon de découvrir le groupe puisque cet album est tout simplement excellent ! Étant de passage dans la métropole en novembre 2024 au Théâtre Fairmount, c’est avec une foule plus massive qu’ils ont su nous impressionner avec leur style propre à eux. Les passages atmosphériques sont tout simplement magiques tout en mélangeant un death metal lourd, digne d’un son à la old school death metal des années 90.

Le vocal de Paul Riedl, également guitariste du groupe, est venu se morfondre avec les riffs endiablés, le tempo du drum et les passages de clavier. Un excellent groupe qui vaut la peine à découvrir et qui a fait une bonne impression à la foule montréalaise, déjà assez imposante au niveau du parterre! On le ressent que le show est sold out, et c’est parfait de même ! On en veut des shows qui affichent complet !

C’est avec la pièce « Vitrification of Blood, Part 1 » que le groupe nous quitte après plus d’une heure. Chapeau à Blood Incantation ! Plusieurs personnes que j’ai croisées au courant de la soirée sont venues specialement pour eux. On voit que l’engouement est bien là pour cette jeune formation, active depuis 2011.

Setlist :

  1. The Stargate [Tablet I]
  2. The Stargate [Tablet II]
  3. The Stargate [Tablet III]
  4. The Message [Tablet I]
  5. The Message [Tablet II]
  6. The Message [Tablet III]
  7. Vitrification of Blood, Part 1

 

Emperor

Les légendes norvégiennes du black metal symphonique se présentent sur scène vers 21h. L’attente en a valu la peine alors qu’Emperor vient ENFIN jouer au Québec. En 2025, le groupe a fait une mini-tournée aux États-Unis et la déception était présente alors qu’aucune date canadienne n’avait été annoncée. Je me disais, allons-nous voir Emperor de notre vivant au moins une fois à Montréal ou Québec ? Chose faite le 28 mars 2026 à 21h, nous pouvons rayer ceci de la liste des GROUPES à voir au moins une fois dans notre vie.

Ihsahn, chanteur et guitariste du groupe, vient faire exploser la place avec la pièce « Into the Infinity of Thoughts » de leur chef-d’oeuvre « In the Nightside Eclipse », premier album du groupe. Déjà là, nous voyons le sérieux de la chose. Tous les membres présents sur scène ont été impeccables de la première à la dernière pièce alors qu’ils ont joué à la hauteur de leur notoriété et de leur talent. Emperor est un groupe légendaire et ce n’est pas pour rien. Toutes les chansons ont été jouées avec une justesse hors pair et aucun défaut n’a été remarqué, outre que ça l’a passé trop vite.

Blague à part, beaucoup de personnes ont raconté avoir vu le groupe en 2018 au Heavy MTL et que ceci était un de leur meilleur spectacle du week-end. Alors qu’un orage commençait en arrière de la scène, ceci a rendu leur performance encore plus « épique », si l’on peut appeler ça de même. Pour le spectacle de ce soir, soit 8 ans plus tard, le même feeling a été ressenti quand je leur ai reposé de nouveau la question si c’était du même niveau. Emperor, c’est seulement quatre albums studio, mais quatre albums qui ont su laisser une trace dans l’histoire du black metal.

Niveau setlist, ils ont pigé dans leurs deux premiers albums en majorité avec des pièces telles que : « I Am the Black Wizards », « Inno a Satana », « The Loss and Curse of Reverence », pour n’en nommer que quelques-unes. Emperor, c’est mythique. Si vous avez la chance de les voir en spectacle, n’hésitez pas. Ils n’ont pas tendance à faire des tournées souvent puisque la dernière fois qu’Emperor avait fait une tournée nord-américaine était en 1999 (mis à part celle de l’an passé aux États-Unis).

Setlist :

1. Into the Infinity of Thoughts
2. In the Wordless Chamber
3. Thus Spake the Nightspirit
4. The Majesty of the Nightsky
5. Ensorcelled by Khaos
6. With Strength I Burn
7. Curse You All Men !
8. Wrath of the Tyrant
9. The Loss and Curse of Reverence
10. An Elegy of Icaros
11. I Am the Black Wizards
12. Inno a Satana
(Opus a Satana Outro)
13. Ye Entrancemperium
(The Wanderer)

Mot de la fin

Après plus d’une heure et demi, Ihsahn et sa troupe saluent une dernière fois la foule montréalaise alors que la pièce instrumentale « The Wanderer » est jouée en arrière-plan. Ce spectacle sera assurément sur la liste des top 3 de spectacle de l’année et est un sérieux candidat. Les deux groupes ont été solides et l’ambiance était survoltée. Espérons que le groupe reviendra sous peu sans nous faire attendre autant d’années !

INNO A SATANA !

-Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

 

Megadeth//Anthrax//Exodus @ Centre Vidéotron, Québec – 6 mars 2026

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de Megadeth présenté par Gestev au Centre Vidéotron de Québec le 6 mars 2026 et qui mettait également à l’affiche Anthrax et Exodus.

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Megadeth @ Centre Vidéotron

Les géants du thrash metal Megadeth étaient de passage au Centre Vidéotron vendredi dernier, le 6 mars, afin de présenter leur tournée canadienne accompagnés des légendaires groupes Anthrax et Exodus. D’un océan à l’autre, Megadeth a parcouru le pays en entier avant de terminer sa tournée canadienne dans la capitale nationale. Présenté par Gestev, le Centre Vidéotron affichait presque complet alors que seulement quelques places sont encore disponibles. Signe qu’un show metal à Québec est toujours la bienvenu, surtout avec trois groupes de cette envergure !

 

Exodus

Exodus ouvre les festivités à 19h pile afin d’ouvrir le pit. Rob Dukes, nouvellement de retour avec la formation après le départ de Steve « Zetro » Souza en 2025, nous offre la pièce « 3111 », single du prochain album « Goliath », qui paraîtra le 20 mars 2026. Dès les premiers riffs de Gary Holt, légendaire guitariste du groupe et Slayer (Fait longtemps qu’on s’est vu Gary, tsé, un an sur les Plaines!), le moshpit s’ouvre et c’est parti.

Rob Dukes nous prouve encore une fois qu’il a sa place au sein de la formation, lui qui était également chanteur de 2005 à 2014. Ayant eu la chance de les voir en 2024 avec Steve Souza au Théâtre Beanfield, je peux vous dire que de voir Rob Dukes est une toute autre dynamique. Il apporte sa propre énergie et elle est contagieuse. Il a su interpréter avec brio les différents succès du groupe tels que : « Blacklist », « The Toxic Waltz », « Bonded by Blood », etc.

Avec seulement 30 minutes, on en aurait pris plus. Ça nous laisse sur notre soif. Exodus, c’est toujours une valeur sûre et on en a encore une fois la preuve. C’est avec la dernière pièce « Strike of the Beast », tirée de leur premier album « Bonded by Blood », que les vétérans du thrash metal de la Bay Area nous quittent et un wall of death a été exécuté. On voit que la foule avait hâte de voir Exodus. L’intensité était au rendez-vous. Si vous en désirez plus, ils seront également avec Sepultura au MTelus le 1er mai 2026. N’hésitez pas à vous déplacer, c’est un groupe qui vaut le déplacement. C’est du thrash old school comme on aime !

Setlist :

  1. 3111
  2. Bonded by Blood
  3. Blacklist
  4. The Beatings Will Continue (Until Morale Improves)
  5. The Toxic Waltz
  6. Strike of the Beast

 

 

 

Anthrax

Anthrax vient tout casser à son tour. Alors que Frank Bello, bassiste du groupe, a offert une « bass clinic » au Long & McQuade de Québec la veille, le groupe de New-York vient nous offrir pendant environ une heure une leçon de leur thrash metal à tendance speed par moment, groove par l’autre. C’est avec le classique « A.I.R. » de l’excellent album « Spreading the Disease » qu’Anthrax vient nous dévierger les oreilles à grand coup de riffs signé Scott Ian. Joey Belladonna, chanteur de la formation, vient endiabler le Centre Vidéotron avec son vocal d’une précision impeccable.  C’est une setlist majoritairement « old school » misant sur les premiers albums d’Anthrax qui nous a été présenté à l’exception de « Fight ‘Em ’til You Can’t » de l’album « Worship Music » de 2011.

Le dernier passage d’Anthrax remontait à 2022 alors qu’ils ont joué à l’Amphitéâtre Cogeco à Trois-Rivières. 4 ans plus tard, ils sont de retour dans le pays de la poutine et leur retour était plus qu’apprécié et attendu. Ayant manqué ce dernier passage en 2022 et voyant le groupe pour la première fois depuis leur longue existence, je peux enfin confirmer que mes attentes ont été respectées. Anthrax, c’est du sérieux. C’est du thrash old school comme on aime et tous les musiciens semblent avoir un plaisir fou de venir jouer pour leur public.

C’est sous un hymne canadien qu’Anthrax laisse place à Megadeth. Aussi, il a été affirmé qu’un nouvel album est en préparation et sortiera cet automne alors qu’un petit aperçu de 30 secondes a été joué. Espérons un retour d’Anthrax l’an prochain en support de cet album et peut-être, qui sait, en tête d’affiche ? À l’Agora, ça serait parfait en plein été ! 

Setlist :

  1. A.I.R.
  2. Got the Time (Joe Jackson cover)
  3. Madhouse
  4. Caught in a Mosh
  5. Fight ‘Em ‘Til You Can’t
  6. Metal Thrashing Mad
  7. I Am the Law
  8. Antisocial (Trust cover)
  9. (Apercu d’une nouvelle pièce)
  10. Indians
  11. Ô Canada 

 

Megadeth

 

Megadeth vient clore la soirée avec une bonne petite dernière dose de thrash metal digne du « Big Four ». Notre rouquin préféré, Dave Mustaine, vient nous prouver encore une fois qu’il est une légende du thrash metal. Accompagné de son acolyte Teemu Mantysaari à la guitare, il n’est pas rare de les voir s’échanger des solos dans les différentes chansons comme lors de la chanson « Tornado of Souls ». Parlant de Teemu, quel guitariste ! Peu importe le groupe dans lequel il est, il apporte sa touche personnelle. Un excellent musicien.

Au niveau de la performance, Dave Mustaine semblait perdre la voix par moment. Rien de moins, il a tout de même effectué avec brio ses différents solos malgré son problème de santé avec ses mains, je lui lève mon chapeau. Rien ne change que nous avons une légende devant nous. Dave Mustaine, maintenant âgé de 64 ans, n’a pas hésité une seule seconde de remercier le Québec et de l’accueillir si bien depuis plus de 40 ans.

La setlist alternait entre les différents classiques du groupe tels que « Hangar 18 », « Peace Sells », etc. vers des pièces de leur dernier album intitulé « Megadeth », sorti plus tôt le 23 janvier 2026. Citant avoir 3 « number one hit single » sur cet album, il a joué les 3 pièces soient « Tipping Point », « I Don’t Care » et « Let There be Shred ».

Setlist :

  1. Tipping Point
    2. Dread and the Fugitive Mind
    3. Hangar 18
    4. Skin o’ My Teeth
    5. I Don’t Care
    6. Dystopia
    7. Let There Be Shred
    8. Sweating Bullets
    9. Countdown to Extinction
  2. Trust
    11. A Tout le Monde
    12. Tornado of Souls
    13. Poison Was the Cure
    14. Symphony of Destruction
    15. Mechanix
    16. Peace Sells

    Rappel
    17. Holy Wars… The Punishment Due

 

 

Mot de la fin

Finalement, c’est avec la pièce « Holy Wars… The Punishment Due » que se termine ce spectacle et par le fait même, cette tournée au Canada. Dave Mustaine peut alors dire mission accomplie, lui qui envisage en terminer pour de bon avec Megadeth dans les prochaines années. Est-ce que ceci était le dernier passage de Megadeth à Québec ? Seul le temps pourra le dire. Par contre, ils seront en première partie d’Iron Maiden en septembre prochain au Parc Jean-Drapeau de Montréal avec également Anthrax en ouverture. En attendant, si c’était réellement le dernier passage de Dave Mustaine à Québec, espérons qu’il en a profité pour s’arrêter manger une bonne vieille poutine ! Et s’il-vous-plaît, autre chose que du Ashton mon Dave, une bonne vieille poutine d’un casse-croûte, c’est imbattable! Une chose sûr, Exodus et Megadeth sont allés au Quillorama Frontenac jouer une petite partie de quilles avant leur show. Une publication Facebook a été faite en cet honneur. Quand même inusité !

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy