Critique d’album: Witches Mark – « Witching metal ritual »

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Witches Mark

« Witching metal ritual »

Heaven and Hell Records

2013

En direct de nos voisins du sud, Witches Mark est venu performer dans mes écouteurs un de ces thrash metal bien sale sortant tout droit de ces folles années 80. Je fus un ardent fan de Iron Maiden, Twisted Sisters ou du vieux « Kill em all » durant mon plus jeune âge et c’est avec beaucoup d’appréhension que j’enclenchai nerveusement le bouton « play« .

L’album débute avec probablement un de leur titre les plus faible… « Bringers of Heavy Metal Death » ne m’apportera malheureusement qu’une mauvaise première impression. Passé outre la qualité de l’enregistrement plutôt douteuse, la chanson n’offre pas la puissance que son titre porte à croire. Je reste donc sur ma faim de riffs enlevants, mélodiques et de solos à saveur de longue crinière dans le vent. C’est donc avec déception et une crainte accrue de passer un mauvais moment que je continue mon écoute.

Et c’est alors que le talent se révèle! Les 2 prochaines chansons « Salem’s Fire » et « Swarm » me transportent enfin directement 30 ans en arrière avec puissance, mélodie, vocal perçant, riffs accrocheurs et subtilité dans une saleté thrash habituelle de ces belles années. Bien sûr, « original » est rarement un qualificatif qui décrit bien les groupes qui font dans ces styles déjà vu, revu et survu, mais à certains moments, je suis surpris par certaine idées et surtout par de très bonnes mélodies vocales.

Mais ce n’est pas toute la suite de l’album suivant la première chanson qui réussit aussi aisément à parler à mon âme métalleuse. Déjà au quatrième morceau, je sens la déception revenir au galop. Malgré une ambiance sombre, ténébreuse et quelque peu mystique que j’aime bien, « Slaves To Their Own Sin » ne se démarque pas autant. Il manque de finesse, de précision.

Et la descente se poursuit avec « We Die« . Je dirais qu’avec cette chanson le groupe a tenté d’avoir son moment de lenteur, pensanteur, comme une touche de doom se laissant aller au milieu de nulle part. Oui c’est vrai, je cohabite mal avec les morceaux remplit de tristesse donc il est dur pour moi d’y aller d’une remarque sympathique pour cette chanson qui répète sans cesse le même riff à des sauces différentes mais teinté toujours de la même lourdeur. Ma tête s’abaisse donc sous le poid de mes écouteurs tachés de mélancolie.

« Cauldron Born » fait un peu mieux mais reste en dessous de la normale. Encore ma tête reste baissée et écoute attentivement. Espérant un regain de cette énergie, cette richesse qui a su attiser mon attention avec les pièces 2 et 3. Mais rien n’y fait, la puissance vocale est au rendez vous mais ne résussit point à m’accrocher.

Enfin!!! « Witching Metal Ritual » me ramène à la vie. Véritable chanson digne d’animer les foules monstres des années 80. Plusieurs images de conquête, de clans immenses fêtant la victoire me viennent à l’esprit. Une beauté couverte d’un son bien thrash.

Et la dernière chanson… et bien c’est comme la première. Relisez moi et vous allez tout comprendre!

Donc en résumé, si je fais fi du son et de l’enregistrement un peu broche à foin, il y a du potentiel, surtout dans les mélodies vocales qui sont très fortes dans plusieurs moments de cet album. Mais en gros, rien de neuf, rien d’excitant à par quelques spasmes ici et là et 3 chansons qui valent plus le détour que les autres.

Pour mon père, le tien, et les autres qui trippaient (ou trippent encore) sur Twisted Sisters. Il y a des chances que vous aimiez ça, ici et là!

5.5/10

Jee

 

 

Capsule Ondes Chocs – L’Envers des Concours

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Tout comme The Fading en 2008 à Israël au Wacken Metal Battle du pays, plusieurs bands participent et gagnent des concours nationaux ou régionaux avec l’espoir d’accéder aux plus grands honneurs de l’industrie.

Avec tous ces évènements qui se présentent dans nos villes (Wacken Metal Battle, En Route Vers le Heavy Montréal, Landmark, Emergenza, etc), on a pensé avoir une discussion avec un gars qui ne les voit pas toujours d’un bon oeil et ainsi présenter aux bands deux visions différentes afin de mieux aligner leurs décisions. Fredéric Roy-Hall de Jaune Prodz me joint dans une discussion à ce sujet.  Merci beaucoup man d’avoir pris le temps de faire ça.

Le tout a été produit pour donner une nouvelle version à tout ce qui se passe au niveau des concours et surtout ne pas oublier que toute chose a ses bon et mauvais côtés, il s’agit seulement d’en parler pour donner l’information, sans tomber dans le superficiel.  En gros, on veut créer une conversation avec le monde qui ne tombe pas dans les extrêmes car, soyons honnête, il y a de très bons côtés à ces évènements majeurs.

Just enjoy et partagez-nous vos opinions afin de dénicher les autres bons et mauvais côtés de ces concours \m/

 

 

Capsule Ondes Chocs – L'Envers des Concours

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Tout comme The Fading en 2008 à Israël au Wacken Metal Battle du pays, plusieurs bands participent et gagnent des concours nationaux ou régionaux avec l’espoir d’accéder aux plus grands honneurs de l’industrie.

Avec tous ces évènements qui se présentent dans nos villes (Wacken Metal Battle, En Route Vers le Heavy Montréal, Landmark, Emergenza, etc), on a pensé avoir une discussion avec un gars qui ne les voit pas toujours d’un bon oeil et ainsi présenter aux bands deux visions différentes afin de mieux aligner leurs décisions. Fredéric Roy-Hall de Jaune Prodz me joint dans une discussion à ce sujet.  Merci beaucoup man d’avoir pris le temps de faire ça.

Le tout a été produit pour donner une nouvelle version à tout ce qui se passe au niveau des concours et surtout ne pas oublier que toute chose a ses bon et mauvais côtés, il s’agit seulement d’en parler pour donner l’information, sans tomber dans le superficiel.  En gros, on veut créer une conversation avec le monde qui ne tombe pas dans les extrêmes car, soyons honnête, il y a de très bons côtés à ces évènements majeurs.

Just enjoy et partagez-nous vos opinions afin de dénicher les autres bons et mauvais côtés de ces concours m/

 

 

Critique d’Album: Eclipse Prophecy – « Days of Judgement »

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Eclipse Prophecy

“Days Of Judgement”

Maple Metal Records

(2013)

La liste des groupes de power metal au Québec est plutôt courte comparée à certains autres genres, mais on peut quand même y compter certains joueurs respectables dont Forgotten Tales, Thalion et nos intéressés, Eclipse Prophecy. Formé en 2003 sous le nom Eclipse, la formation qui prendra son nom actuel en 2009, nous a offert en mars 2013 leur premier album complet « Days Of Judgement« . Ils sont signés sous l’étiquette Maple Metal Records tout comme Thalion ci­-haut mentionné. Je ne suis pas un grand fan de power par contre, je sais en reconnaître les éléments essentiels ainsi qu’apprécier la musique si elle est bien exécutée, tâche que les gars de Eclipse Prophecy ont accomplie de façon plutôt convaincante malgré quelques faiblesses.

La formation se compose de David McGregor au chant et à la guitare, de Martin Machado comme guitariste soliste, de Danny McGregor à la basse et de Lucas Biron (Kälter & Nordheim) à la batterie. Le point fort de « Days Of Judgement » est à mon avis, l’exécution des deux guitaristes. Passant de riffs rapides et puissants vers des solos très mélodiques et de bon niveau, la guitare constitue une base solide pour la musicalité de cet opus. Là où le bât blesse, c’est selon moi au niveau du chant. Bien qu’il ait une voix consistante et agréable à niveau régulier, David semble manquer de contrôle dans les passages plus aigus. Ce qui me refroidit un peu également, c’est la batterie qui transpire la programmation ce qui donne un effet beaucoup trop machinal à l’ensemble de l’oeuvre. Ça vient un peu ternir le travail qui a été fait sur les autres instruments. Toutefois, la production est de bonne facture et ça s’écoute très bien.

L’album comprend dix titres dont une intro instrumentale, « Animus Ara« , qui précède la pièce « Under Shadow’s Veil » qui viendra donner le ton pour la suite. Chacune des chansons est bâtie un peu dans le même moule et évolue de façon relativement linéaire. Ce n’est pas nécessairement un défaut, ça manque seulement un peu de rebondissements. Certaines pièces ont su retenir mon attention, tel que « Through The Storm » et « Legions of The Cross« .

Les amateurs de power metal ne seront pas chamboulés ni choqués par cet album. Le groupe montréalais Eclipse Prophecy respecte le genre et y plonge à fond. Rien de nouveau non plus au niveau des paroles où les thèmes classiques sont abordés tels que dragons, guerriers, magie, champs de bataille et j’en passe. L’important c’est que ça sonne bien, la musique est bonne, c’est lourd, épique, ça donne le goût d’aller au combat. Bref, c’est un bon achat pour les amateurs du genre!

7.5/10

Daniel

 

La Maléfique Trinité

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C’est dans une grande et belle salle disposée telle une caverne à flanc de colline, au pied d’un escalier dédié à l’ascension de cette dernière, qu’étaient conviées les noires légions de Québec, samedi dernier, pour la livraison de trois nouvelles offrandes musicales, un rituel habilement organisé par Charles «Ghorn» Benoît et Max «Voldsom» Craig des Productions Metallum. En effet, cette soirée était dédiée au lancement des tout nouveaux opus de trois formations québécoises œuvrant dans le spectre du Black Metal, c’est-à-dire ceux de Valknacht (Le Sacrifice d’Ymir), Haeres (Trom) et Ordoxe (Beyond Mankind). La table était donc mise pour une soirée de débauche comme je les aime puisque chacune des formations disposerait d’un temps de scène de qualité dans la magnifique Salle Multi pour nous présenter des pièces de leur nouvelle offrande sonore diabolique ainsi que de leurs albums passés, tout en nous présentant un bel et irrésistible étalage de marchandises nouvelles pour alléger notre porte-monnaie. À ce chapitre, Matrak et sa légendaire panoplie de produits Hymnes d’Antan seraient d’ailleurs de la partie puisque deux des artistes de sa bannière (Ordoxe et Haeres) étaient de l’alignement dudit rituel. C’est donc avec hâte que ma sombre déesse et moi prîmes le chemin de la Salle Multi en cette douce soirée de mars.

Arrivés sur les lieux peu après 18 h 30, je bénéficiai de l’accès gracieusement offert par les Productions Metallum, puis ma délicieuse compagne et moi pûmes engager de nombreuses conversations intéressantes, nous abreuver de délicieux houblon avec une sélection de bière de la Micro-Brasserie l’Alchimiste et faire quelques emplettes aux tables de marchandises avant que Ordoxe ne prenne place sur scène pour ouvrir les hostilités vers 19 h 45.

Pour ceux à qui la formation trifluvienne serait encore étrangère, Ordoxe est un quatuor formé par Jean-François Jalbert (Ex-Slaotvean) (guitare et vocal), Samuel Landry (Horfixion) (guitare), JD Bergeron (Ex-Haeres) (basse) et Steve De Cotret (Ex-Strigampire) (batterie). Fondé en 1989 comme un projet solo de Jean-François Jalbert, Ordoxe a alterné entre activités et mise en veilleuse pendant de nombreuses années en raison de la popularité de l’autre projet principal de son créateur, soit Slaotvean, mais à tout de même réussi à mettre au monde deux albums en 2006 (Sorrick Ked Tho) et 2007 (Magnum Opus) avant de renaître définitivement sous sa forme actuelle à la faveur de la séparation de Sloatvean, avec l’album Nihil en 2012. Sur scène, les membres de Ordoxe venaient nous présenter leur tout nouvel album Beyond Mankind (que j’ai pu écouter à quelques reprises sur You Tube avant de me le procurer ce soir-là) qu’ils avaient lancé la veille à Trois-Rivières, leur ville natale et qui présente un Black Metal teinté de certaines influences Thrash et Death, beaucoup plus varié en structures que leur offrande précédente, étant quant à elle axée sur  un Black Metal cru et plus classique. Entamant leur prestation musicalement très solide avec la première pièce de leur nouvel effort, «Obsessions», le groupe dû rapidement faire face à un petit problème technique avec la pédale de distorsion de Samuel. Cependant, le groupe ne se laissa pas démonter et poursuivit son assaut sonore avec aplomb, bénéficiant dans la salle d’un son très bien défini de la part de François C. Fortin. Sur scène par contre, le groupe me dit subséquemment avoir éprouvé quelques difficultés à s’entendre. Suivirent donc plus de nouvelles pièces et quelques pièces de l’album précédent toutes jouées avec dextérité et précision. Toutefois, côté présence scénique le groupe semblait quelque peu fatigué de sa soirée de la veille au début de la prestation avec une attitude plutôt réservée. Les choses s’améliorèrent heureusement au fur et à mesure que la prestation avançait lorsque les membres du groupe semblèrent se dégourdir un peu et donner plus d’énergie aux nombreux spectateurs déjà présents dans la salle. Somme toute, ce fut donc une prestation convaincante de Ordoxe, nous présentant ses nouvelles pièces avec efficacité et avec la qualité de ces dernières je suis sûr qu’un bel avenir attend encore Ordoxe, malgré leur expérience déjà grande. Suivez leurs activités ici.

Après un court entracte, Haeres se présenta après une longue absence scénique pour nous présenter Trom, le successeur de son premier opus de 2011 intitulé Héritiers du Sang Noir. En effet, il y a un bon moment (depuis 2012 si je ne m’abuse) que le quintette de Black Metal mélodique n’avait pas foulé les planches de Québec et la formation a depuis quelque peu changé avec le départ de JD Bergeron de son poste de bassiste. En effet, Sryzir est passé de la guitare à la basse et le reste de la formation se présente comme suit: Fix (Neurasthene, Folk You) à la guitare; Voldsom (Ex-Chasse-Galerie) à la guitare, aux choeurs et à la composition; Ghorn au vocal et aux textes; Goathier (Aborgnon, Saccage) à la batterie. Avant le spectacle, j’avais eu la chance d’écouter deux nouveaux morceaux se retrouvant sur le nouvel album du groupe, soit «Patriote» et «Au crépuscule» et celles-ci laissaient entrevoir du nouveau matériel aux mélodies élaborées qui serait très intéressant à voir transposé sur scène. C’est cependant avec «La Cité Dolente» de son premier album que le groupe fit son entrée. Entrée fracassante, puisque cette pièce est certainement ma préférée de leur album précédent. Formidablement énergique sur scène, le groupe se lança ensuite dans une sélection plus orientée sur son nouvel album, brièvement interrompue par un discours patriotique de Voldsom qui ne trouva malheureusement qu’un écho mitigé au sein de la foule. Très mouvementée et agressive leur prestation fut enlevante malgré quelques petites imperfections sans grande gravité, puisque la majeure partie du nouveau matériel présenté était inconnue aux oreilles des spectateurs. Cependant, il y eut deux sursauts de tension quelque peu surprenants entre des membres du groupe, deux pièces avant la fin de la prestation et à la toute fin de leur spectacle, ce qui créa un peu de malaise dans la foule. Encore une fois le son de la salle était très bien balancé, mais les musiciens semblaient quant à eux avoir de la difficulté à s’entendre mutuellement, ce qui me fut confirmé par des membres du groupe plus tard. Hormis les quelques anicroches soulignées plus haut, les nombreux spectateurs présents apprécièrent la prestation en n’hésitant pas à s’esquinter mutuellement et à hocher frénétiquement de la tête tout en hurlant leur appréciation à la moindre occasion. Ce fut donc en somme une prestation réussie en ce qui à trait à la réaction du public et à la présentation du nouveau matériel excellent du groupe. J’espère donc que certaines tensions affichées entre les membres du groupe ne nuiront pas à l’avenir de la formation qui doit se produire dans le cadre du concours En Route vers HeavyMtl 2014 au Dagobert le 4 avril prochain. Suivez Haeres ici.

Après une dernière pause, c’était maintenant aux Vikings de Valknacht de venir nous exploser la tronche avec leur Black Metal païen agressif et épique. Formation existant depuis 2005, Valknacht est dirigée par Thorleif (vocal) et a connu quelques changements récents de membres avec le départ de sa flûtiste et vocaliste Vervandi et de son claviériste Blodorn. Le groupe est donc actuellement complété par Froidure (guitare), Dörv (guitare), Siger (basse) et Matoleos (batterie). Sur scène, le groupe fait donc maintenant appel à des séquences de clavier, de flûte et d’orchestration et à une «clic-track» dans les oreilles du batteur pour compenser le départ des deux musiciens. En outre, le groupe venait nous présenter son excellent nouvel opus (dont vous pouvez lire ma critique ici), Le Sacrifice d’Ymir, déjà son troisième album en carrière. Les raisons étaient donc bonnes de venir se placer en avant de la scène pour admirer le spectacle qui allait se présenter à nous. Immédiatement, le groupe se lança avec vigueur et précision dans une sélection qui allait se révéler être sans contredit le meilleur moment de la soirée. En effet, bien que le groupe ait perdu deux morceaux, l’emploi de séquences et de métronome le força à une précision impeccable, malgré le fait que le groupe ait toujours été très précis sur scène, qui permit aux musiciens de s’abandonner pleinement au mouvement sur scène. Le résultat fut une prestation magique et puissante qui déclencha la folie des spectateurs. Principalement axée sur le nouveau matériel du groupe, la sélection comprit l’excellente «De murmures et de givre», l’épique «Le Sacrifice d’Ymir» et la fameuse «Sur les ruines de Rome»Vervandi monta sur scène pour exécuter ses cris perçants qui nous donnèrent des frissons dans le dos, parmi tant d’autres. La foule apprécia tellement le spectacle qu’elle réclama un dernier rappel avec force au groupe qui ne s’attendait visiblement pas à tant d’enthousiasme, mais qui s’exécuta quand même, laissant tomber le métronome et les séquences pour la violente «Saxon’s Will» de l’album Chants de Guerre (2011). Le groupe nous prouva donc qu’il méritait pleinement sa position de tête d’affiche de la soirée avec une prestation impeccable autant du point de vue de la présence scénique que du point de vue musical. Je vous enjoins d’aller visiter cette page si ce n’est déjà fait!

En conclusion, ce triple lancement fut une belle réussite tant au point de vue de l’affluence, de la qualité des trois œuvres présentées que de la qualité des prestations livrées par les trois groupes présents. Cette soirée a prouvé à tous que la scène Black Metal québécoise est bien vivante et a beaucoup d’avenir devant elle dans toutes ses déclinaisons. De plus, la Salle Multi a encore démontré son potentiel pour les spectacles métalliques, ce qui me fait me demander pourquoi elle n’est pas plus utilisée pour des spectacles devant un public de tous âges. J’ai donc déjà hâte au Black Metal Origines IV qui y sera présenté par les Productions Metallum le 29 mars prochain. En terminant, je désire remercier chaleureusement Charles Benoît et Max Craig pour l’accès à la soirée et l’organisation impeccable de ce spectacle.

Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

 

Neal Morse – Entrevue

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Entrevue avec Neal Morse réalisée par Mathieu Audet et Sébastien Malenfant, transcription et traduction à partir de l’audio par Sébastien MalenfantProgressive Nation At Sea – 20 février 2014

 

Comment se passe la croisière pour toi jusqu’à présent?

C’est super. On ne peut rien demander de mieux que de profiter de la belle température, un bel environnement et pouvoir jouer de la musique. Ma femme est avec moi, mais mes enfants n’ont pas pu venir à cause de l’école. Ça me manque, car ce serait la perfection s’ils pouvaient aussi y être.

Ça doit être le plus difficile lors d’une tournée d’être loin de sa famille?

Oui, et ma fille en particulier adore la chaleur et les plages, mais autrement ça va super bien.

Quels sont tes plans pour 2014? Le deuxième album de Flying Colors devrait sortir cette année?

Oui, nous allons essayer. C’est ce que les rumeurs mentionnent… Lorsque j’aurai terminé cette tournée, je vais me replonger à compléter mes sections pour le nouvel album de Flying Colors.

Comment va l’enregistrement?

La batterie et la basse sont complétées. Il reste donc Steve, Casey et moi à enregistrer pour compléter le tout.

Est-ce que tu peux parler un peu de l’orientation que prendra l’album? Est-ce plus progressif?

Je ne sais pas. C’est comme un tourbillon pour moi actuellement. Je dois m’y remettre pour me faire une idée, car je suis entièrement consacré à Transatlantic pour le moment. Ce fut fort agréable lorsque nous l’avons composé. Nous avons composé et enregistré les démos des chansons. La moitié fut effectuée en mai dernier et nous l’avons complété en décembre. Nous mettions principalement l’emphase sur les arrangements et le côté instrumental. Je jouais sur un clavier emprunté et je travaillais vraiment juste la surface sans aller dans les détails. Je vais m’y remettre suite à cette tournée et nous verrons où ça va nous mener.

Pour l’enregistrement, est-ce que vous procéder à des sessions à distance ou tout le groupe se réunit à ton studio?

C’est une combinaison. Casey viendra et nous serons ensemble pour travailler les paroles et les mélodies. Nous étions tous ensemble pour la composition des bases des chansons. Les pistes de guitares et de claviers supplémentaires (overdub) sont effectuées séparément. Au moment de l’enregistrement, nous savons ce que nous voulons. Nous avons sorti le canevas lors des premières séances et lors de l’enregistrement final, les détails sont appliqués.

Est-ce que tous les membres du groupe participent à la composition des chansons?

Oui. Tout le monde amène des éléments. Mike est l’arrangeur. Il est très bon pour cerner les bonnes sections des chansons.

Lorsqu’un de tes spectacles est enregistré pour un DVD, est-ce que tu es plus nerveux? Est-ce que tu ressens davantage de pression pour ne pas faire d’erreurs?

Je sais que je vais manquer des notes à chaque spectacle. Je ne sais pas… Je ne suis plus très nerveux maintenant. Après un certain temps, je me dis que ce sera comme ce sera et la plupart du temps, c’est très bien. Même lorsque ce n’est pas si bien, les gens semblent aimer ça de toute façon. En particulier pour moi, en tant que chrétien, je donne tout à Dieu. Ça n’a pas d’importance tant que ça pour moi; c’est plutôt pour « Lui », et ce qu’il fera dans le cœur des gens. J’essaie d’enlever l’attention de sur moi. Ça me permet d’avoir plus de plaisir sur scène car je peux être avec le Seigneur, être avec les gens et en profiter davantage.

As-tu des plans pour un nouvel album solo?

Certainement. Nous en avons composé la moitié, et nous l’abordons avec une approche différente cette fois: je ne compose pas seul. J’ai invité le groupe et je n’avais rien de préparé.

Tu es un compositeur très prolifique avec tes différents projets. Est-ce qu’il t’arrive de manquer d’idée à l’occasion?

Ça ne m’est pas encore arrivé, mais cette fois je voulais démarrer le projet sans matériel pour que nous puissions bâtir à partir de rien. C’est une nouvelle expérience et ça va très bien. Je voulais que ce soit différent.

Est-ce que ce sera des chansons plus courtes? Un album concept?

Pas un album concept. Il y aura des chansons courtes et d’autres plus longues. Ce sera un album progressif, mais peut-être un peu plus accessible. Je ne sais pas… Nous n’en avons que la moitié de composé donc nous allons nous réunir dans les prochains mois pour le compléter.

En plus de tes collaborateurs habituels (Mike Portnoy, Randy George), est-ce qu’il y aura des musiciens invités?

Oui, les premières sessions furent composées avec Bill Hubauer et Eric Gillette.

Lorsque tu composes de longues chansons, quelle est ton approche? Est-ce que tu sais à l’avance que ce sera une longue chanson ou elle se développe à mesure?

Je tente de suivre la musique à l’endroit que je sens qu’elle désire aller. Certaines sections sonnent pour aller dans une pièce épique et d’autres moins. Quelques fois c’est difficile à dire. Mike est très bon pour déterminer ce genre de chose. C’est aussi basé sur l’instinct et la façon dont nous réagissons à la musique.

Habituellement, est-ce que la musique vient en premier ou les chansons sont construites à partir des paroles déjà écrites?

Ça va dans toutes les directions, mais habituellement j’écris la musique en premier. Je peux avoir quelques lignes en tête comme une ligne importante d’un refrain, par exemple: Ride the lightning… Je crois que pour avoir une bonne base pour une chanson, il faut avoir une trame  lyrique. À l’occasion, j’écris une chanson complète sans paroles et je me dis que je vais les trouver plus tard et d’autres fois, ça ne fonctionne pas aussi bien et la ligne de parole principale est nécessaire. La ligne peut bâtir le refrain au complet. Bref, ça se produit de différentes façons mais habituellement, la musique vient en premier pour moi.

Nous venons de Québec. Les 2 fois que tu es venu à Québec, tu as eu des problèmes d’avion. Est-ce que tu crois qu’il y a une malédiction entre toi et Québec?

À notre première visite avec le Neal Morse band, nous avons eu des problèmes lors de notre arrivée et aussi à notre départ de Québec. Je crois que j’étais pris à Philadelphie à mon retour. Ce fut difficile à chaque fois.

J’espère que ça ne t’empêchera pas de revenir à Québec?

J’adore Québec. C’est très beau au printemps. Très belle ville.

Est-ce que tu envisages faire une autre partie à « Thoughts »?

Je ne sais pas. Je n’avais prévu n’en faire qu’une donc qui sait 🙂

La chanson « Afterthoughts » que tu as coécrit avec ton frère Alan et Ted Leonard, est-ce que c’est lié d’une façon ou d’une autre à « Thoughts »?

Non pas vraiment. Elles sont liées par le fait qu’elles ont des sections de voix superposées mais autrement, elles n’ont pas vraiment de lien entre elles.

Pourquoi n’y a-t-il pas de partie 3 et 4 à « Thoughts »?

C’était l’idée de mon frère Alan. Lorsque j’ai travaillé des chansons avec Randy pour l’album Momentum, j’avais oublié que j’avais travaillé sur un autre « Thoughts » avec Alan plusieurs mois avant. Nous avions donc tous les 2 des albums avec des « Thoughts« . Je me demandais si je devais nommer ma chanson autrement et Alan a dit: appelez-le Part 5 pour faire flipper les gens.

As-tu un message pour tes fans de Québec?

Vous êtes sensationnel 🙂 Très bons fans à Québec. C’est super agréable d’aller à des endroits que nous ne sommes jamais allés auparavant. Nous sommes venus en mai dernier et nous avons eu un très bon spectacle, un très bon public. Nous avons beaucoup apprécié. Nous sommes contents que les fans soient au rendez-vous et continuent d’écouter du prog.

Merci beaucoup!

Merci 🙂

 

Photos Tunguska Mammoth/Mürtenscythe/Goetia – Montréal 15/03/14

Voici les photos du spectacle présenté par Dungeon Works Productions au Piranha Bar le 15 mars 2014 et mettant à l’affiche Tunguska Mammoth/Mürtenscythe/Goetia. Memories of an Old Man devait également être de la partie mais ont dû annuler leur présence. Les photos sont de Myriam Francoeur qui nous offre comme toujours, que ce soit pour nous ou Camuz, d’excellentes photos.

 

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Tunguska Mammoth

 

Mürtenscythe

 

Goetia

 

Une Réponse au Général Flynn

Photo: Liz Ramanand, Loudwire

Photo: Liz Ramanand, Loudwire

 

 

Depuis maintenant 20 ans que je suis fan de Machine Head; c’est MON band.  J’ai eu beau chiâler contre « The Burning Red » et « Supercharger », je les ai quand même abusé dans mes chars précédents, en baisant, quand j’étais down et aussi quand j’étais on top of the world.  Ceci dit, ce n’est pas parce que leur musique me donne la chair de poule que je ne suis pas capable d’argumenter contre certains aspects de leur musique ou même suite à une des déclarations incendiaires du General Flynn.

J’utilise « General » parce que « General Journals » est le nom que le frontman, Robb Flynn, a donné à ses posts qu’il produit sur les avancements de son band ou même sur l’industrie de la musique en général.  Je vais me permettre une fois de plus de partager mon opinion sur sa dernière tirade contre SON gagne-pain, car hier il a sorti un texte (reproduit en entier en bas de mon article) dans lequel il demandait où était le danger dans la musique maintenant, où étaient les bands qui voulaient prendre des risques, pourquoi les grosses salles ne veulent plus coopérer avec les bands pour donner une expérience aux fans, etc.

Entendons-nous, le gars amène des points très valides, notamment au niveau des grosses salles qui ont des employés syndiqués, résultant une manière de procéder qui inclut des breaks pour ceux-ci et des deadlines pour les bands afin que les groupes qui jouent en tête d’affiche ne finissent pas chaque soirée à 2h30 AM, donc les pénalités imposées ne peuvent être supportées que par les gros bands qui ont les poches pleines. Il amène aussi l’argument des réseaux sociaux qui galvanisent toute notre attention, en plus de YouTube qui permet à tout le monde de voir des shows complets et de chialer librement en utilisant le clavier comme arme d’attaque et les rendant très « courageux ».

J’ai cependant plein de choses à dire, car il ne raconte pas toute l’histoire et je trouvais intéressant de commenter son texte d’opinion, just for the fun of it.  Pour ce faire, je vais recopier certains bouts de son texte pour les mettre en valeur et vous mettre en contexte.  Je vais également suivre le débit de son article afin de garder le flot intact.

« The shows would start and if people loved the opening band (essentially cheering non-stop) they’d get to do encores. He was telling me about a show JOURNEY (the opener!), killed it, and they got 4 encores, the support band got 4 encores! Then the headliner, MONTROSE, got 5 ENCORES! MONTROSE didn’t stop playing until 2:30 in the morning, everyone stayed, no one would even dare consider leaving and people experienced some of the best music of their lives. »

Come on, man, tu vas venir me dire que chaque foule que tu croises sur tes tournées de 10, 15, 30 dates d’affilées valent VRAIMENT la peine de te défaire le dos et amocher ta voix pour 4-5 rappels?  Sérieux?  Tu crois vraiment qu’un gars qui sauve son argent pour les shows et que ça tombe un mardi et travaille le lendemain veut rater son dernier métro parce que le fucking shitty band de première partie a voulu jouer QUATRE rappels?  Je dois cependant lui concéder que pour certains shows je voudrais effectivement que les bands soient plus libres de finir quand ils le veulent, comme par exemple Motley Crue avec leur tournée d’adieu ou même Beneath the Massacre quand on sait qu’ils ne viennent pas souvent.  Si je suis pour les voir une dernière fois EVER, j’aimerais pas rencontrer le syndiqué qui va les en empêcher.  Know what I mean?!

« The music business has sucked the life out of creativity. No one is encouraged to take risks, no one is encouraged to push the envelope, because it’s all about first-week sales! It’s about pointless radio play and how good your last tour went. How venues and promoters are squeezing the last drop of spontaneity out of your soul by not « allowing » you to playing past curfew and not drawing outside the line. »

Venant d’un gars qui a pondu les deux albums mentionnés au début de mon texte, c’est difficile d’être d’accord et d’avoir pitié. Dude, ‘American High’ de « Supercharger »… ‘From This Day’ avec le vidéo en space suit?  Si ÇA c’est prendre des risques, arrête ça drette là s’il-te-plaît.  Je suis complètement en désaccord avec son assertion et pour plusieurs raisons:

– Premièrement, jamais les musiciens ont été aussi techniquement avancés et proactifs et jamais les styles de musique ne se sont aussi bien entremêlés que présentement. Les bands de Black Métal essaient d’intégrer le shoegaze (comme Deafheaven) et le hard rock (Chrome Division) ou même les cuivres comme un band de chez nous, Fallstaf.  Des bands d’Israel et d’Amérique latine adaptent leur musique traditionnelle aux sonorités plus métalliques du son Heavy Métal.  Ce n’est pas prendre des risques ça?  Ce n’est pas parce que Metallica ne fait pas un « Kill’Em All 2 » que les albums aujourd’hui sont plates, au contraire. On peut retourner à l’époque du Rap-Métal si vous voulez.

– Deuxièmement, on n’a jamais eu autant de chance d’entendre tout ce qui pouvait se faire grâce à la facilité d’enregistrement et de diffusion des oeuvres créées de nos jours.  Un band comme Contemplator de Québec qui réussit avec son métal instrumental à ouvrir aux Foufounes Électriques en première partie de Augury, tsé c’est magique et personne ne le voulait plus que moi pour le main man derrière tout ça, Christian Pacaud.  Venez me dire qu’il y a 15-20 ans, il aurait été capable aussi rapidement de prendre sa place sans l’appui d’un label, une procédure qui laissait un contrôle complet (ou presque) aux labels de choisir ce qu’ils allaient vous enfoncer dans la gorge (lire: oreille). Un chanteur ou deux chanteurs…. Une fille ou plusieurs dans le band… Costumes ou pas de costumes…. The sky’s the limit et j’en suis ravi.

– Troisièmement, les moyens de transport et de diffusion étant maintenant plus que jamais abordables, plus de bands peuvent se permettre de voyager et je crois que le fait que ceux-ci puissent le faire sous leurs propres termes en dit long sur les avancements de notre scène. Get The Shot de Québec en sera à sa 4e visite de l’Europe en avril et tout ça sans aucun support de label, seulement le travail acharné des musiciens et le respect des contacts qui se font tout au long d’une carrière.  Les musiciens se sont appropriés le droit de faire de l’argent d’un ART, soyons clairs ici.  Ce n’est pas parce que maintenant ceci n’est plus réservé à un groupe sélect que nécessairement ce n’est plus juste.  Machine Head a autant le droit de jouer au Chili que Aeternam de Québec.  Le marché dicte ses consignes, pas Robb Flynn parce que « un moment donné on le faisait ».

– Dernièrement, il faut considérer que le terme ‘dangerereux’ utilisé par Flynn est tout simplement ignorant.  Les extrêmes et ce qui était censuré il y a 20, 30 ans n’est plus du tout le même aujourd’hui.  Après la lecture de ce texte, allez tapper « witches burn » sur YouTube et vous pourrez voir des vidéos de femmes qui se font brûler vivante… Juste là sur votre laptop!  Notre société est immunisée contre ce genre de choses maintenant et je ne suis pas heureux de l’écrire.  Aussi, il y a 15 ans, Deicide et ses propos antichristianisme faisaient peur, maintenant toute bonne scène underground a 10-15 bands qui ne font qu’injurier Dieu et ses apôtres (maudite bonne affaire, en passant) et on va s’entendre que ça ne nous fait plus peur du tout, right?  « I’ll kill you God and I hate you »… sure man, bien d’accord.  L’élément provocateur n’est plus le même.  Cependant, Pierre-Karl Péladeau, ça ça fait peur en tabarnac! But hey, let’s leave the politics out of it.

« And the reason you don’t care is because it’s too easy to get sucked into your phone, or your Facebook, or your Twitter, or your Tumblr, or your Instagram, or your games, or your TV shows. »

Ta gueule, man!  Tu es le même gars qui utilise à profusion ces engins de connexion pour nous montrer des vidéos updates pas plus tard que la semaine dernière afin de savoir comment se passe l’enregistrement de ton nouvel album.  C’est aussi un des premiers bands à avoir une TRÈS forte communauté sur machinehead1.com dans les années ’90.  Leur forum était considéré comme un des meilleurs dans le métal et les opinions y étaient aussi cinglantes, croyez-moi, j’y étais accroc. Si tu n’aimais pas Machine Head ou même juste une note dans une de leurs tracks, tu te faisais ramasser solide, ce qui rappelle le langage corsé utilisé de nos jours sur Facebook, non?

Vous savez, je suis content que Robb ait pondu ce texte, car j’ai eu la chance de me prononcer en UN endroit sur plusieurs sujets que je ne savais pas comment amener en conversation, texte par texte.  Je veux aussi mettre une chose au clair: l’industrie de la musique is fucked. Point à la ligne.  Les shows ne sont plus aussi ‘spéciaux’ car nous en sommes bombardés et on perd l’attente, l’anticipation de se retrouver entre amis pour aller voir LE band.  Aller voir notre calendrier d’avril et venez me dire que c’est spécial de voir Carcass quand dans le même mois 12 shows sont majeurs et très attendus.  Certains promoteurs ne vont pas tripper pantoute en faisant leurs comptes à la fin du mois et les salles vont continuer de faire chier parce que leur overheads (paies, électricité, etc) sont absolument atroces économiquement parlant.

Cependant, de prétendre que les bands ne prennent plus de chance (Alcest qui a totalement perdu son identité métal après un excellent départ est un exemple) et que les limites ne sont plus repoussées est totalement faux.  Là où il a raison est que tellement de bands peuvent se faire entendre, que OUI plusieurs albums et tracks peuvent sembler sonner de la même manière.  Comme TOUT dans la vie, la musique est en cycle et le marché saura épurer ceux qui ne sont pas de taille.

Pensez à la musique comme un gâteau: peu importe les changements à la recette, la base reste farine, sucre et oeufs, tout comme le métal qui a comme base la guitare, basse et la batterie.  Peu importe comment tu apprêtes le produit final, la base reste la même, mais c’est le coeur et les intentions qui viennent en dicter la qualité.

« I’m in a shitty mood.

« Not for the story I’m about to tell, but because of my thoughts afterward.

« I went out to San Francisco for my buddy Joe‘s birthday shenanigans. We went out for Moroccan food at a joint called El Mansour. The place had a great vibe, belly dancing, sword balancing, and amazing food! The lamb in particular was to-freakin’-die-for, slow roasted and covered in honey and cinnamon.

« On the way out there, Joe‘s buddy Tony picked me up from JingleTown [studio], since I didn’t want to drive as I knew I’d be drinking. On the hour-long trip out (Saturday traffic to San Francisco), he was telling me some pretty awesome stories about growing up in the  »70s. You see, Tony was a teenager in 1975, and used to go to the famous San Francisco venue Winterland. Winterland was before my time, but being part of the scene you heard the legend, the stories and the history.

« Tony is a big BLACK SABBATH fan, saw them back in ’75 on the ‘Sabotage’ tour and said it was a life-changing experience. Him and his buddies used to go to Winterland, load up on LSD, cigarettes, and weed, and go watch pretty much the cream of the crop of classic rock bands. TED NUGENTSABBATHDEEP PURPLEJOURNEYMONTROSE, you name it, he went and saw it. The shows would start and if people loved the opening band (essentially cheering non-stop) they’d get to do encores. He was telling me about a show JOURNEY (the opener!), killed it, and they got 4 encores, the support band got 4 encores! Then the headliner, MONTROSE, got 5 ENCORES! MONTROSE didn’t stop playing until 2:30 in the morning, everyone stayed, no one would even dare consider leaving and people experienced some of the best music of their lives.

« An opener getting encores, crazy…

« And the venue allowed things like this to happen. The venue just kept the bands rolling.

« Not only that, but all of the shows at Winterland were $4.50.

« 4 dollars and 50 cents…..18 freakin’ quarters!

« Wow…?!?

« All I could think of was ‘what an amazing time for music.’

« People wonder why the ‘classic rock’ bands were so good. They were playing by their own rules, and they had a culture of venues and people around that were as crazy and fly-by-the-seat-of-their-pants as the bands themselves. The promoters around that time did anything to make the bands happy and if it meant playing all goddamn night? Let ’em!

« I tell you right now, though, there isn’t a band out there who would play til 2:30 a.m. nowadays, let alone find a major venue that would even ALLOW such a thing.

« I remember when I first started going to /playing thrash shows, it was a very similar thing. It was no rules, no security, no safety, no curfews, and for the most part anything went!
Venues these days are mostly run with union workers. In most major cities, you have to take breaks during the day, where a band can’t even sound check for an hour because the union workers need a ‘break.’ Nowadays if you play 1 minute past 11 p.m. at any of the large union venues, it costs the band $1,000 dollars a minute. When we were out with METALLICA playing arenas they regularly play 20 minutes past 11:00 p.m., and they regularly paid $20,000 to do so.

« I went and saw PEARL JAM about a month ago, and they played one of the best, most truly rock ‘n’ roll shows I’ve seen in eons. It was fucking magical, Eddie Vedder drank 3 bottles of wine, and about 2 hours into the set, he started getting a little sloppy, forgetting lyrics, missing cues, it looked like it was about to fall off the rails. The band then they took a quick break and he came back and played ‘Black’.

« Let me tell you, it was magic! I’m getting goose bumps writing this, just remembering it. It was such a turn-around; it totally took the night to an even higher level. At this point they were already 45 minutes past 11. They played several more songs and eventually the Oakland Arena (currently called the Oracle Arena, until some different stupid corporate sponsor buys it and changes it to something ridiculous like Florida’s 1-800-Ask Gary Amphitheater) turned on the house lights, signaling them to stop. PEARL JAM said ‘fuck you!’ and played 2 more songs with the house lights on! Eddie Vedder then brought the band back out onstage to do an extra-long goodbye to the crowd. I love their fucking attitude.

« In the end, they played 70 minutes over ‘curfew’ and I’d imagine left Oakland about $70,000 dollars lighter to do so. Of course PEARL JAM can afford it, and frankly it gave every single person there one of the best shows of their life. But this gesture to keep the ‘room’ in a good mood in conjunction with the Winterland conversation, it got me thinking.

« Shit has changed.

« On the one hand, I love PEARL JAM‘s ‘fuck you, were doing it our way’ attitude, and on the other hand, it angered and depressed me.

« Only the METALLICAs and PEARL JAMs can pull things like this. Bands that have sold millions of records, and they can afford it.

« If MACHINE HEAD tried playing an hour over curfew at say, the House Of Blues in Dallas, Texas, we’d be walking out of there with our entire guarantee eaten up. Even if the fans wanted it, some venue would do their best to shut it down, cut power, close curtain, whatever.

« The music business has sucked the life out of creativity. No one is encouraged to take risks, no one is encouraged to push the envelope, because it’s all about first-week sales! It’s about pointless radio play and how good your last tour went. How venues and promoters are squeezing the last drop of spontaneity out of your soul by not ‘allowing’ you to playing past curfew and not drawing outside the line.

« When we play that game, we essentially applaud mediocrity.

« There’s nothing dangerous about music these days, there’s nothing surprising about it either. There can’t be. Other than PEARL JAM, the only ‘band’ that doesn’t seem to really give a flying fuck and plays by their own rules isn’t really a band at all, are they? Axl and the ROSES are known for bending the rules and telling the powers that be to ‘fuck off,’ but because their band is so confusing they come across as a joke. But people don’t see this. People don’t see any of this!

« And the reason you don’t care is because it’s too easy to get sucked into your phone, or your Facebook, or your Twitter, or your Tumblr, or your Instagram, or your games, or your TV shows.

« Music isn’t important anymore. Say it is all you want, but the fact is, the 2 biggest rock records of last year only sold 400,000 copies, neither even went gold.

« Music is in the background of a game. Why go to a show when you can watch clips of it on YouTube and bitch about how it stinks live?

« And you know what, I miss music being important! I miss live shows being important. I miss feeling a part of something that was so high on my list I’d crawl through broken glass to get it.

« All this technology we have now that’s supposed to make us ‘connected?’ It’s making me feel more fucking disconnected than ever. I mean watching all the things that other people are doing that I’m not invited to or even a apart of? And yet at the same time completely disgusted by faux-self-importance it has given everyone, (here’s my dog or cat for the millionth time, here’s a selfie for the millionth time, here’s my kids for the millionth time, here’ the food I’m eating for the millionth time, here’s what I’m doing and you’re not). Don’t you wish you were eating what I’m eating?

« Fuck you!

I’ve thought of tweeting or Facebooking something so many time and just went, ‘who cares’, why should anyone care about this, and you SHOULDN’T care.

« You’re all my ‘friends,’ you’ve all ‘liked’ me, but really, you’re not my friends, because we don’t know each other. You took a photo of me, or you interviewed me, or we talked after a show. And after you get past the initial coolness, of re-connecting with someone from high school on Facebook or Twitter, you realize you truly have drifted apart.

« And fuckin’ A, I’m glad we did.

« I don’t want to be ‘friends’ with everyone; I don’t want to be ‘liked’ by everyone. I want to feel connected to something. And nothing I look at in the music business does that. I don’t get radio bands; I don’t get any of these fucking ‘scene bands.’ I don’t get bands singing about how great being American is, as if the geographic location you were born, (and had zero control over in any way shape or form), somehow makes us better than any other geographical place of birth!?

« I don’t get why people don’t want to see live music anymore, I don’t get it. Did you see the clip of Hetfield talking about how America needs to start ‘wanting’ music again? This is James ‘Fucking’ Hetfield talking, people! Didn’t those words do anything to anyone? Didn’t what he said make you feel a bit disgusted? I’m a METALLICA fan and those words being spoken kind of stung a bit.

« You can bitch all you want that MACHINE HEAD only does festival tours and only plays for 30 minutes, but all those bands (including us) that play festival tours, can’t draw squat when were not on festival tours. And even the big metal festivals are having troubles. Maybe the days of bands touring is coming to an end? Bands didn’t always tour, you know, Mozart didn’t hit the road for a year or 2 back in the day. Touring is really a phenomenon of the last 60 years or so. People didn’t always buy records, or CDs, or files, or streams, that’s also a phenomenon of the last 60 or 70 years.

« I don’t get the political fucking correctness of music anymore.

« I don’t get the narrow-mindedness of the world anymore.

« I don’t get people asking me every week to try and write ‘more like ‘Burn My Eyes’, please.’

« I don’t get religious nutjobs who think that when they die they’re going to 72 virgins when they get to heaven. (‘You’re guaranteed to get some pussy in the afterlife, boys,’ so obviously written by a man!)

« I don’t get religious fucking nutjobs who think that Jesus is coming back soon, wearing a white, blood-stained robe (stained with the blood of his enemies…whoever those are) and will be carrying a sword, and by ‘sword,’ the bible meant an AR-15!

« What did Napoleon say? ‘Religion is what keeps the poor from murdering the rich.’

« I don’t get why we need to hear ‘America The Beautiful’ and ‘thank a soldier’ in a TV commercial, 22 and 14 times respectively during the Superbowl.

« I don’t fucking get it.

« You don’t care about music, and I don’t care about music, and I sit here wondering if this feeling is a result of the business itself, or is the business a result of our own apathy towards music.

I feel lost.

« I feel alone.

« Something has to change.

« Someone has to stir the pot.

« Something needs to come along and wake us up out of the slumber. »
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