W.A.S.P. // Armored Saint @ Théâtre du Capitole, Québec – 14 novembre 2024

Voici le compte rendu de Jade Poliquin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de W.A.S.P. présenté par District 7 Production au Théâtre Capitole de Québec le 14 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Armored Saint.

 

Retour sur le spectacle

Jeudi soir le 14 novembre 2024, le Théâtre Capitole a connu toute une soirée avec nul autre que la formation américaine W.A.S.P.! Les jeunes et moins jeunes présents dans la salle, tout le monde était prêt à voir ce groupe mythique rejouer en intégralité, pour la première fois en 40 ans, leur premier album. Armored Saint, provenant eux aussi des États-Unis, était chargé d’assurer la première partie du show. La dernière apparition de ce groupe à Québec remontait alors en 1985, aux côtés des groupes W.A.S.P. et Metallica.

 

Armored Saint

Huit heures sonna et la formation se fit entendre dans tous les coins de la salle. Les premières notes de la chanson End of the Attention Span persécute les spectateurs et l’énergie du groupe se fit ressentir immédiatement. Armored Saint m’était alors inconnu, mais clairement il fera partie de mes playlists dans le futur. Les gens de la formation nous ont donné tout un show ! Les solos de guitare furent captivants et tous les musiciens avaient une énergie décadente. Un peu plus tard, durant leur prestation, le chanteur John Bush, est allé dans un des balcons sur le côté de la salle afin de réaliser une partie de leur chanson. La foule se prêtait à des moments de headbangs et semblait apprécier les pièces que le groupe avait à nous offrir. Ils font d’autant plus participer activement les spectateurs et interagissent fréquemment avec eux.

Pour clore leur prestation, le groupe nous joue la chanson Reign of Fire avec la même intensité que depuis le début. La foule est maintenant bien réchauffée pour le groupe tant attendu de la soirée et je cite, W.A.S.P. !

Setlist:

  1. End of the Attention Span
  2. Raising Fear
  3. Long Before I Die
  4. Last Train Home
  5. March of the Saint
  6. Left Hook From Right Feild
  7. Standing on the Shoulders of Giants
  8. Win Hands Down
  9. Can U Deliver
  10.  Reign of Fire

 

 

W.A.S.P.

Il était maintenant temps de laisser le band tant attendu de la soirée entrer sur scène. 9h30 marque l’heure que le band commence sa performance. La salle est plongée dans le noir avec en fond la chanson The End par le groupe The Doors. Les spectateurs crient et ont hâte de voir le groupe commencer le spectacle.

La formation américaine performera tout le long de la soirée leur chanson dans le même ordre qu’elles paraissaient sur l’album. Plusieurs personnes connaissaient les paroles des chansons et s’en donnaient à coeur joie en les chantant. Headbangs par-ci, headbangs par-là, il est clair que la foule apprécie le moment. Les musiciens nous livrent toute une performance avec une très belle énergie. Rien à dire côté son et performance, le groupe est resté authentique dans leur son. Les solos de guitare étaient encore une fois très bien réalisés, les vocales au point. Bref, très belle performance de leur côté.  Le chanteur adressa à quelques reprises la parole aux gens de la foule, nous expliquant qu’au début, avant de partir en tournée, il n’aimait pas l’idée de jouer l’album dans le même ordre qu’il a paru. Finalement, il a accepté de le faire et je crois bien que plusieurs sont très heureux par cela. On assiste à un magnifique changement de décors pour les chansons faites durant le rappel. Dans un beau décor de cirque, le groupe nous présente cinq autres chansons et sur Blind in Texas, les gens se livrent à un mosh pit ce qui démontre aisément la joie que la foule avait à ce moment-là.

En conclusion, les gens de Québec ont pu assister à une incroyable soirée avec une très belle performance des deux groupes. Ayant respecté la demande de W.A.S.P. par rapport au body surfing, tout le monde a su profiter et s’amuser en ce merveilleux jeudi soir.

Setlist:

  1. I Wanna Be Somebody
  2. L.O.V.E Machine
  3. The flame
  4. B.A.D
  5. School Daze
  6. Hellion
  7. Sleeping (in the Fire)
  8. On Your Knees
  9. Tormentor
  10. The Torture Never Stops

Encore:

  1. Inside the Electric Circus / I Don’t Need No Doctor / Scream Until You Like It
  2. The Real Me
  3. Forever Free / The Headless Children
  4. Wild Child
  5. Blind in Texas

 

-Journaliste: Jade Poliquin
Photographe: Jimmy St-Pierre

King Diamond//Overkill//Night Demon @ MTelus, Montréal – 2 novembre 2024

Voici le compte rendu de Louise Girard lors du spectacle de King Diamond présenté par Heavy MTL et Extensive Enterprise au MTelus de Montréal le 2 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Overkill et Night Demon.

 

Place au Roi !

Les disciples s’étaient donné rendez-vous au centre-ville de Montréal pour une grande messe funèbre. Comme nous étions le samedi qui suivait l’Halloween, j’aurais cru qu’il y aurait eu plus de gens qui auraient profité de l’occasion pour se transformer en Kim Petersen. J’ai tout de même croisé quelques personnes maquillées et quelques chapeaux haut-de-forme.

 

Night Demon

Le premier groupe monte sur scène à 19h et j’aimerais profiter de cette tribune pour faire un commentaire aux organisateurs : sur votre événement Facebook, il est inscrit 20h… Ce qui a pour effet de faire croire à bon nombre de fans que le show va commencer à cette heure-là. Il serait bien d’arrimer la promotion du spectacle avec l’horaire réel de la soirée pour éviter frustrations et déceptions de la part des fans. À 20h, le deuxième band était déjà sur scène depuis 15 minutes.

Ceci dit, il y a quand même déjà pas mal de metalheads dans la salle pour entendre le heavy rock très 80’s de Night Demon. Le trio Californien sert un rock ‘n’ roll à la Diamond Head que je qualifierais « de char ». Avec les deux Flying V à l’avant plan (une basse et une guitare), les gars installent l’ambiance et créent même du suspens avec leurs intros. Après le passage de leur mascotte qui boit directement dans le calice, la foule scande leur nom et en redemande, mais leurs 30 minutes sont écoulées.

 

Overkill

Juste un peu avant qu’Overkill viennent nous détruire les tympans, une femme est carrément tombée par terre derrière nous. Faisait-elle du body surfing? Non, elle se frayait simplement un chemin dans la foule et elle semble avoir flanché. Ce qui m’a amenée à me rendre compte que, tout comme nos idoles sur scène, nous vieillissons nous aussi, debout, au milieu de la foule, poing dans les airs. Nous sommes là, à admirer la forme de Bobby « Blitz » Ellsworth (65 ans ) et de Kim « King Diamond » Petersen (68 ans) mais qu’en est-il de la nôtre ? À quel rythme effréné notre passion nous amène-t-elle à vivre pour suivre la cadence de tous les shows qui passent cet automne ?

Je sais, »If it’s too loud, you’re too old », mais certains fans ne font pas plus attention à eux que les rock stars dans ces rassemblements euphoriques et doivent tout de même travailler le lendemain. Lorsque j’ai commencé à aller voir des spectacles en 1990, les « vieux » qu’on y croisait devaient avoir 30 ans tout au plus ! Il s’avère que ces rockers fidèles sont encore là, à côté de la fougue de la jeunesse et qu’il y a maintenant dans l’audience des fans de 7 à 77 ans !

Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas vu Overkill en show et, en fait, cela faisait 10 ans qu’ils n’avaient pas mis les pieds à Montréal ! Disons que de les voir dans cette grande salle a fait contraste avec le souvenir que j’ai d’eux aux FouFs en 1998 avec Bobby Blitz qui chante cigarette à la main. Seul membre original de la formation, on peut dire que Blitz est totalement « Rotten to the Core ». Mais où était donc son acolyte des premiers jours D.D. Verni ici remplacé à la basse par Christian Olde Wolbers, (ex-Fear Factory) ? Chapeau à Jeramie Kling (Inhuman Condition, Ex Deo) en feu au drum et aux deux guitaristes (Dave et Derek) qui sont quand même là depuis plus de 20 ans. Je crois que c’est la première fois que je trouvais que les compos d’Overkill sonnaient presque power metal par moments ! Mais, comme nous le dit si bien leur hymne national : « We don’t care what you say… F*&% You ! »

 

King Diamond

Lorsque le rideau se lève pour faire place au Roi des ténèbres, la première chose qui saute aux yeux, c’est l’incroyable utilisation de l’espace de scène ! Trois étages de rampes et de décors pour en mettre plein la vue et « assassiner » devant nos yeux la pauvre petite Abigail ! (Mention honorable ici au staff du Mtelus pour le montage / démontage!) Laissant la foule sans défense, King Diamond parcourt son répertoire musical de près de 40 ans de carrière au grand plaisir de tous qui n’hésitent pas à chanter avec lui les notes les plus stridentes permises par leurs cordes vocales ! Derrière les claviers, Myrkur assure d’ailleurs un peu d’écho. Les solos de Mike Wead et de l’iconique Andy LaRocque nous donnent des frissons autant que les danses macabres et les poupées dans le formol qui s’offrent à nous visuellement.

Entre les chansons, le King interagit avec les fans et présente un côté humain humoristique qui fait presque contraste avec son personnage. Il nous raconte d’ailleurs comment on traitait « efficacement » les débalancements hormonaux et les maladies mentales en 1920 avec quelques décharges électriques et nous promet qu’il a du matériel pour poursuivre la composition d’une nouvelle trilogie non pas idyllique mais plutôt « asilique » !

Longue vie au Roi !

P.S Merci à Jo pour la copie du # 3 de sa revue papier Killer Magazine (https://icewar.bandcamp.com/merch/killer-magazine-issue-3) que j’ai pu lire dans le métro sur le chemin du retour ! Old School !

-Lou-
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Messe Noire//Asgard//Nekrograal @ Rock Café Le Stage, Trois-Rivières – 26 octobre 2024

Voici le compte rendu de Christian Lamothe et les photos prises par Pierre-Luc Forest lors du spectacle de Messe Noire, Asgard et Nekrograal présenté au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 26 octobre 2024.

 

La noirceur envahit le Café Rock le Stage

Presque une décennie s’écoule entre la création du groupe Messe Noire et l’arrivée de son premier album. En ce 26 octobre 2024, les chariots des damnées sortent des abysses et nous amènent dans une soirée de black metal. Chacun à leur façon, les trois groupes nous imposent leur vision, leur style et leur ambiance. Bienvenue dans un monde où le maquillage blanc et noir est roi.

 

Nekrograal

Clairement, Nekrograal, que ce soit en anglais ou en français n’y va pas de finesse, mais seulement de brutalité. Pour les curieux qui arrivent, on se rend rapidement compte qu’on n’est loin d’un spectacle gothique. Est-ce qu’on peut considérer cela pour de l’extreme death metal? Peut-être ou ce n’est que l’enfer qui nous vomi son excédent de maudits. Dans leur passage, qui fut passablement rapide, nous avons eu l’honneur d’avoir un hommage à Amon Amarth et un nouveau titre Ass and Cock. Voilà, c’est fait…le ton de la soirée a été mis sur table et nous voilà entouré par les adeptes du genre…nous nous enfonçons dans les ténèbres.

 

 

Asgard

Avec un nom aussi connu dans la mythologie norse, vous imaginez un peu de quoi traite leurs sujets. Par contre, nous sommes loin du ménestrel troubadour qui nous invite à des chansons à répondre. Ce groupe nous interpelle à s’initier à une ambiance d’incantations et de ressourcement dans une thématique où les rites anciens avaient non seulement leur place, mais aussi leurs symboliques ancrées dans leur  façon d’être. Ce soir, nous avons la joie d’avoir Mitch de Necronomicon à la batterie avec ceux-ci: tout un appui! Asgard profite de cette soirée pour nous amener plusieurs titres de leur album
Northland Pagan Storm paru en mai 2024.

On est maintenant avec un groupe qui va chercher dans les nuances du style. Avec Time To Provocation on joue entre nostalgie et saccage. Le vocal de Martyr, entre le fry scream et le tunnel throat scream crée cette ambiance de crypte où l’on performe une cérémonie ancestrale…parfaite pour une thématique aussi prononcée. Bien sûr, que je pourrais vous écrire pendant des heures sur la mythologie viking, dont leurs textes prennent sources, mais j’aimerais juste vous dire que le mixte tradition et black metal se marient drôlement bien dans leur performance. Je dois aussi les applaudir pour nous avoir dévoilé et joué une pièce, Waves of Jormundgardr, qui se retrouvera sur un prochain album. L’ambiance du clavier avec Imhotep, le back vocal de Blod et l’orchestration générale est très appréciée par tous. Beau travail aux vikings ‘’Vinelandais’’ de notre capitale de Québec!

 

 

Messe Noire

Trois-Rivières nous amène maintenant son groupe le plus sombre. Une fête funèbre pour la sortie de l’album Ceremonial Death. Une des raisons qui fait que l’album a été si long à produire est clairement liée au divers projet de chaque individu, soit Death (Steve de Cotret) avec Strigampire, Damn avec Satanic et Félix Morneau avec Nekrograal. Mais Morbid, tiens bon avec ce groupe, son projet et le moment est maintenant arrivé…Messe noire se propage comme une peste sur les réseaux et maintenant devant nous en direct du Stage! On avait promis l’intégralité de l’album et on livre la marchandise.

Les nombreux présents sont dans l’ambiance et je dirais que leur son, surtout au vocal, est plus agressif que sur l’album, Sans en perdre de ses nuances. Macabre Prémonition et Flesh Offerings me donnent deux fois plus raison d’être mes préférées quand je les entends en spectacle. Je ne crois pas qu’on attendra un autre dix ans pour le prochain album, car déjà ils sont en composition et nous présente un premier titre: Damnation Spell…très satisfaisant

 

Me voilà bien bien rassasié de pensées impures, de dévotions aux anciens dieux et de maléfices. Une soirée presque parfaite, si ce n’est que de sorcière démente et du froid, annonce de la saison où la noirceur prédomine. Pour ceux qui veulent revoir rapidement Messe Noire, il est à noter qu’ils seront présents à la Sainte-Paix (Drummondville) en décembre, un vendredi 13!!!

 

-Journaliste: Christian Lamothe, Chroniqueur des damnés de l’underground
Photographe: Pierre-Luc Forest

Kaboom Fest 2024 @ Foufounes Électriques, Montréal – 18-19 octobre 2024

Voici les photos prises par Guillaume Gélinas et Vicky Fillion et le retour du Jour 2 de Jean-Daniel Poirier lors du Kaboom Fest présenté par Kaboom Manangement au Foufounes Électriques de Montréal le 18-19 octobre et qui mettait à l’affiche Red Raven Chaos | Confined To Oblivion | Forbidden Order | Citizen Vicious | Ulfhednar | Cries Of Blood | Deadman’s Prophecy et Divine Bloodline.

 

Jour 1

 

Red Raven Chaos

 

 

Confined To Oblivion

 

 

Forbidden Order

 

 

Citizen Vicious

 

-Photographe Jour 1: Guillaume Gélinas

 

 

Jour 2

Divine Bloodline

C’est un groupe que j’ai découvert depuis peu et qui selon moi est l’avenir du mélodeath au Québec. Ils sont tous jeunes, mais ils ne s’en laissent pas imposer pour autant. Ils débordent de talent. Les compositions sont vraiment bien montées, ils sont vraiment tight dans l’exécution de leur musique. Les guitaristes mélangent beaucoup le côté technique (surtout au niveau des solos) au côté mélodique qui parfois me fais penser à Children of Bodom. Ce qui n’a rien pour me déplaire. Le batteur est un métronome humain. Il est rapide, ses idées sont originales et l’exécution de ses partitions est parfaite. Le chanteur a une voix qui est plutôt axée sur le fryscream, mais il peut growler et aller plus dans l’aigue.  Le bassiste, il a des partitions plutôt intéressantes, cependant je crois qu’il pourrait avoir plus de présence sur scène. Mention spéciale au combat d’épées et au fait d’avoir intégré Sacha de la formation Ulfhednar dans l’une de leur pièce. Divine Bloodline est clairement une formation à surveiller.

 

Deadman’s Prophecy

C’est un groupe que je connais depuis plusieurs années pour avoir eu l’occasion de les côtoyer lors du BreakOut tour en 2020. Il y a eu un changement dans la formation. Ils sont maintenant un power trio. Ils n’ont pas changé leur formule pour autant. Ils se rapprochent un peu du nu métal, mais avec des moments vraiment plus intenses et brutaux. La pesanteur dans leur musique est toujours aussi présente et il y a une chanson qui me fais penser un peu au du Nevermore. Ils ont leur son bien à eux.  Le drummeur a une très bonne imagination dans ses partitions en plus d’avoir un tightness indéniable. Le bassiste chanteur nous livre une bonne performance. Ses partitions de basses sont très bien construites en fonction de la musique. Vocalement, il s’est vraiment amélioré. À la guitare, les riffs sont tranchants et pesants. En revanche, je rajouterais un peu de gain dans sa distorsion pour ajouter plus d’attaque surtout dans les moments de hammer/pull off. Leur prestation était solide!

 

Cries Of Blood

J’avais eu l’occasion de les voir à Trois-Rivières en 2023 avec un chanteur différent. C’est un groupe qui a énormément gagné en maturité en voyant leur performance au Kaboom. Je les mettrais dans la catégorie black metal mélodique symphonique.

Les jeux de guitares sont vraiment bien construits. Un mélange de mélodie, de rapidité et de technique. Le batteur a des bonnes idées, c’est bien exécuté et plutôt tight. Il joue avec un métronome pour les séquences et comme rien ne détone, je n’ai pas le choix de dire que le tempo est parfait. La basse est plutôt groovy et vraiment bien réfléchie pour les partitions. C’est vraiment le fun de voir des partitions de basse qui ne suivent pas nécessairement, excellent travail de ce côté. À la voix, nous avons un personnage au visage très expressif, mais surtout avec un contrôle de sa voix sans failles. Il a un range plutôt impressionnant. Du growl au hi pitch rien n’est laissé au hasard. C’est un groupe que je verrais bien jouer avec Shade Empire.

 

 

Ulfhednar

C’est avec un début malheureusement laborieux que le groupe entame les hostilités. Mais heureusement, ils se sont replacés rapidement. Ils ont débuté le concert avec leur nouveau single sorti il y a quelques semaines. Ensuite, Mak’gora fut la chanson que le groupe a jouée. Le ou ahh ou ahh ou ahh des paroles a vraiment fait embarquer les gens. La formation était vraiment attendue par le public présent en cette deuxième soirée du Kaboom Fest. La formation a un « fanbase » qui ne cesse d’augmenter avec les années qui passent. Pour continuer, le groupe a gagné en assurance et a offert de la qualité avec leur musique aux allures viking. Wolves ov Vinland était la chanson que j’attendais avec impatience.

L’ambiance que le groupe transmet en concert est un mélange de guerre et de festivité. À l’avant de la scène, il y avait un thrash et à l’arrière de la salle, des combats d’épées en mousse (vestige laissé par Divine Bloodline). Ulfhednar nous a encore une fois livré une performance de qualité. Ils se sont bien repris par rapport au concert de Trois-Rivières il y a quelques semaines.

Ulfhednar ce n’est pas qu’un spectacle, c’est aussi une ambiance et une communion avec leur public. C’est une formation à surveiller !

 

-Photographe Jour 2: Vicky Fillion
Journaliste: Jean-Daniel Poirier

Evanescence//Halestorm//The Warning @ Centre Vidéotron, Québec – 26 octobre 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariepy lors du spectacle de Evanescence présenté par Gestev et Live Nation au Centre Vidéotron de Québec le 26 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Halestorm et The Warning.

 

The Warning

Trois jeunes sœurs en provenance du Mexique assuraient la première partie d’Evanescence et Halestorm au Centre Vidéotron. Pour commencer la soirée les jeune sensations ont commencé en force avec leur pièce S!ck. Les premiers cris se sont fait bien entendre dès le début, on sentait que le groupe était bienvenue sur scène. Les jeux de lumières étaient assez classiques tout au long de leur prestation et elles ont interprété huit chansons dans un cour délai d’environ 30 minutes

À suivre pour la suite de leur carrière qui sera prometteuse.

1.S!CK
2.MORE
3.MONEY
4.DISCIPLE
5.Sharks
6.Hell You Call a Dream
7.Automatic Sun
8.EVOLVE

 

 

 

Halestorm

Halestorm était ultra entendu en cette soirée et dès que les lumières se sont éteintes, les cris et les mains dans les airs étaient au rendez-vous. La scène était munie d’escaliers en forme de « V » avec le drum installé en hauteur au centre avec leur logo en grand bien animé et changeant de couleur tout au long du spectacle.

Halestorm a décidé de commencer avec leur pièce maitresse I Miss The Misery dans le noir avec un jeu de lumière blanc, Lzzy la chanteuse et guitariste entre sur scène en disant: « Quebec, merci je t’aime » sous une salle qui affiche pratiquement complet. Lzzy au top de sa forme et avec une foule très réceptive, au point que j’en est eu des frissons tout au long de la soirée. C’était la première fois que je voyais Halestorm en spectacle et j’ai été choqué par la voix fulgurante de Lzzy Hale.

Rendu à la 6eme chanson, nous avons eu droit au cover de I Prevail, Can U See Me In The Dark. Après ce super cover, une surprise nous attendait, ce n’était nulle autre que Amy Lee d’Evanescence en duo au piano et au chant pour la chanson Break In.

Nous avons eu une autre surprise et ce fut Daniela Villarreal, chanteuse et guitariste de The Warning, qui a rejoint la scène pour jouer Familiar Taste of Poison.

Pour finir, nous avons eu droit a un solo de drum suivi des autres membres qui ont rejoint la scène avec un tambour chacun pour conclure avec The Steeple.

1.I Miss the Misery
2.Love Bites (So Do I)
3.I Get Off
4.Freak Like Me
5.Rock Show
6.can u see me in the dark?
(I Prevail cover)
7.Break In
(with Amy Lee)
8.Familiar Taste of Poison
(with Daniela Villarreal)
9.Takes My Life
10.Drum Circle
11.The Steeple

 

 

Evanescence

Leur dernier passage à Québec était en 2022 en première partie de Muse pour leur retour sur scène, mais en ce 26 octobre 2024 cela faisait 15 ans que la formation n’avait pas performé en tant que « headliner ». L’enthousiasme était palpable au Centre Vidéotron, les cris et les main dans les air étaient encore beaucoup plus présents lorsque les lumières se sont éteintes pour commencer avec Broken Pieces Shine suivi de Made Of Stone et The Game Is Over

Amy Lee depuis leur dernier passage en 2022 a repris du poil de la bête comme on dit avec son vocal et un son très fort en décibel. Comment expliquer, lorsque Going Under et ses premières notes se sont fait entendre, leur grand classique de leur répertoire, c’était la folie dans le Centre Vidéotron et les gens chantaient.

Que dire de Amy Lee au piano, elle était parfaite comme à son habitude. Tout au long du spectacle il y avait beaucoup de jeux de lumières bleues et rouges. J’ai bien aimé quand elle a joué Far From Heaven, il y a avait de la fumée qui longeaient le sol jusque dans la foule, c’était tout simplement magnifique à voir et tous chantaient, se collaient entre eux avec beaucoup d’émotions.

Rendu à la pièce My Immortal, les téléphones avec les flashs allumés étaient présents dans toute la salle, tout comme les cris et les chants. Pour conclure la soirée avec Bring Me To Life, la pièce maitresse du groupe. Tout le monde l’attendait cette chanson, c’était l’apogée de la soirée.

Je recommande fortement à tout le monde de voir la formation Evanescence au moins une fois dans votre vie.

1.Broken Pieces Shine
2.Made of Stone
3.The Game Is Over
4.Going Under
5.Call Me When You’re Sober
6.Take Cover
7.Lose Control / Part of Me / Never Go Back
8.Wasted on You
9.Lithium
10.Far From Heaven
11.Imaginary
12.Better Without You
13.End of the Dream
14.Use My Voice
15.Blind Belief
16.My Immortal
17.Bring Me to Life

-Journaliste/Photographe: Jimmy St-Pierre Gariepy

Critique d’album: Asylum Purgatory – Rise of the Dread King

Asylum Purgatory

Rise of the Dread King

Tout droit sortie de Val D’Or, la formation Asylum Purgatory qui existe depuis 2019, nous arrive en force avec leur premier album, Rise of the Dread King. Paru le 29 septembre dernier, l’album aborde principalement les thèmes de l’infestation, de la mort, de la folie et de la désolation. Il a été masterisé et mixé par J-F Dagenais au JFD Studio et enregistré par Emmanuel Audet au Black Amp Studio. Le artwork a été réalisé par Dimas Aditya. Les membres de la formation sont Vincent Raymond au chant, Alex Marquis à la guitare principale, Kevin Marquis à la basse et Yannick Roy à la guitare rythmique. Ceux-ci nous amènent avec leur death metal à tendance progressive dans un incroyable voyage à travers la ville maudite de Talahan.

Liste des pièces

  • Welcome to the Asylum
  • Fail Redemption
  • Dread King
  • Fallen
  • Plague of Talahan
  • Infested
  • Bless the Dead
  • Rise

Durée totale de l’album : 41 min 37 sec

Rise of the Dread King est un album rassemblant des vocaux gras et brutaux, de magnifiques séquences de blast beats et des riffs aussi rapides que puissants. Dès les premières secondes de la pièce d’ouverture, Welcome to the Asylum, nous sommes directement plongés dans leur univers de démence. J’ai été assez surprise par ce groupe qui m’était alors inconnu. La production de l’album est bonne, mais j’aurais tendance à dire que les vocaux sont beaucoup plus mis en avant que les autres instruments. Cela dit, il est clair que le groupe a vraiment pris le temps de travailler sur cet album et qu’ils sont d’incroyables musiciens qui n’en sont pas à leur dernier mot.

La pièce Plague of Talahan est, pour moi, un coup de cœur. Elle incorpore une guitare acoustique et des vocaux clean, ce qui est, à mon avis, un grand plus de cette nouvelle sortie. On peut réellement ressentir les émotions qu’ils essaient de nous transmettre, tout en ayant l’impression qu’ils nous racontent une histoire tout droit sortie du Moyen Âge. Infested, quant à elle, m’a vraiment surprise par la guitare. La rapidité et la technicité du solo prouvent une fois de plus le talent du groupe et de leurs musiciens.

Bref, ce premier album est pour moi un incroyable début pour le groupe. Bien qu’il ne sera pas mon préféré de l’année, il démontre un bel espoir pour les années futures du groupe.

Verdict : 7/10

L’album est disponible sur Bandcamp et Spotify, ou en version physique

 

Liens Bandcamp : https://asylumpurgatory.bandcamp.com/…/rise-of-the…

Liens Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/album/2HS918iFVxK73EPFechc7L?si=njFcWTDnTQiEPIkC_Y44_w

Jade Poliquin