Critique d’album: Insurrection – Obsolescence (Sept. 2024)

Insurrection
Obsolescence
Septembre 2024

Liste des pièces

1. The Gathering
2. Failures of the Flesh
3. Le secret des dieux
4. Némésis
5. Hostile Takeover
6. Obsession
7. Charogne
8. Initiate the End
9. Obsolete
10. Bless the Machine

Pour les fans de / For fans of :
Misery Index, Testament et Nevermore.

 

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https://insurrectioncanada.bandcamp.com/album/obsolescence
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Après plus de 7 ans d’absence, Insurrection nous revient en force avec leur cinquième album studio intitulé « Obsolescence », paru le 13 septembre 2024 dernier sous l’étiquette Bam & Co. Heavy. Actif depuis plus de 20 ans, le groupe de death metal basé à Gatineau en Outaouais n’a nul besoin de présentation, ayant déjà fait leur nom sur la scène du métal au Québec.

Avec « Obsolescence », nous voyons le grand talent que ces gars ont acquis au fil des années. Jouant un death metal se rapprochant par moment à Decapitated, avec une petite nuance de Dying Fetus et Lamb of God, ce nouvel opus nous rappelle qu’Insurrection a bien un son propre à eux. Ayant déjà joué dans plusieurs grands festivals au Québec comme le Rockfest de Montebello (RIP) et le Trois-Rivières Metalfest, le groupe a également eu la chance de se produire plusieurs fois à travers le Canada.

Alternant les différents thèmes dans les différentes chansons tels que la politique, la société, la science-fiction et la technologie, Insurrection nous arrive tel un tank avec un album qui s’étend sur plus de 42 minutes. Le vocal de Stef Jomphe est d’une précision hors pair avec un excellent chant guttural. Le tout mixé avec les riffs lourds et puissants de Mick Birch et Antonin Perras-Foisy, la bass de Martin Samson vient également se fondre à perfection dans le drum joué par Jay Cross. Tout au long de l’écoute, les pièces s’enchaînent bien une après l’autre.

Avec des chansons mélangeant le français et l’anglais, le groupe ne cessera de m’impressionner à chaque album. Mon coup de cœur est sans aucun doute la pièce « Charogne » qui m’a totalement scié en deux. Tout au long de cette écoute, chaque morceau m’a semblé être unique sans être répétitif tout en innovant au niveau de la mélodie et du rythme. Le son de l’album est également excellent et le produit final semble être poli et avoir été retravaillé de multiples fois. Après plus de sept ans sans avoir sorti un album, nous voyons que les gars d’Insurrection voulaient un produit à la hauteur de leur nom.

Sans réinventer le style du death metal, « Obsolescence » est sans aucun doute un excellent retour sur la scène métal québécoise. Souhaitons-leur bonne chance!

Note : 9/10

Insurrection est :
Stef Jomphe : Chant
Antonin Perras-Foisy : Guitare
Mike Birch : Guitare
Martin Samson : Bass
Jay Cross : Drums

Liens :
FB : https://www.facebook.com/insurrectionmetal
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Bandcamp: https://insurrectioncanada.bandcamp.com/

-Phil Grondin

Critique d’album: Ulfhednar – Tales Ov Aeons Past (Octobre 2024)

Ulfhednar
Tales Ov Aeons Past
25 octobre 2024

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Ulfhednar
La chronique sur Tales Ov Aeons Past

En ce 26 octobre, les cors retentissent et témoignent de l’arrivée des troupes du Vineland nommé Ulfhednar. Vous, petit peuple des villages et bourgs, soyez à l’écoute des récits des glorieux et des damnés sous une musique death metal mélodique à saveur ancestrale norse. Je vais prendre le temps de décortiquer ce EP Tales Ov Aeons Past en vous donnant ma vision des textes et de l’orchestration de ce petit bijou d’un peu plus de trente minutes. Ne vous attendez pas à entendre un vague délire de ménestrel attaché à un arbre, mais bien d’une musique guerrière pour renforcer la bravoure des guerriers au moment ultime du Ragnarok.

Fenrir- voix
Warg- basse
Geri- batterie
Freki- guitare
Hati- guitare

 
Fear The Draugr

De tous les êtres damnés errants dans ce monde, le Draugr est sûrement l’une des plus terribles rencontres que l’on puisse avoir. Ce mort-vivant, dont même les portes du Helheim leur sont refusées, s’accroche à leurs biens comme un dragon, mais sans aucune noblesse. Ce sont des immondices avides et avares dans leur éternelle damnation. Une victoire lors d’une rencontre n’a qu’un gain maudit. Ils sont un mal des plus viscéral, sans autre conscience que leur propre perversité. Le texte de cette première chanson décrit bien ce moment terrible de la rencontre et donne le ton à cet album où l’on entre dans un monde de la mythologie moins bien connu. L’enchaînement de voix; le growling ogre et le scream à la banshee nous imprègne de l’horreur du moment. Les envolées de guitare majestueuse, au moment triste de la fin, aux chants de fond à la grégorienne: tout y est pour un début d’album cérémonial et puissant.

 

Sang sur la neige

La vision de la bête, du prédateur, dans sa solitude face à sa quête de se nourrir. Un regard qui enlève la mauvaise intention dans ce qui est ultime dans la nature de celui-ci: mettre à mort pour la survie. La musique nous amène dans une saga par sa mélodie qui s’alourdit au fur et à mesure que l’animal s’approche de son acte intuitif sans compassion ni haine. Musicalement parlant, on y entrevoit une grande influence post métal qui accompagne leurs armoiries black dès l’arrivée des paroles suivies d’une conclusion qui nous ramène aux mouvements de son intro comme un éternel recommencement…pour ma part, je n’hésiterais pas à l’écouter en boucle pendant des heures. Cette chanson française d’Ulfhednar, démontre que, peu importe la langue, leur message passe très bien. Aura-t-on un jour une chanson en danois ou en norvégien? Pas nécessaire, mais qui sais, on a quand même des titres de chanson en latin sur cet album!

 

Crepusculum Pacis

Crépuscule de la paix, court moment paisible en musique où la guitare nous guide vers un moment d’introspection, d’un moment où l’un marin sert sa rame, où un guerrier s’assoit à l’écart du campement où chaque personne lève les yeux vers les étoiles, guide des songes et des espoirs dans un monde inhospitalier, rude et sans promesses. Nous sommes dans un voyage sur cet album et l’écriture de la musique nous le fait vivre…. Cependant, tout comme un rêve, le retour à la réalité sera brutal. Crepusculum Pacis est certainement l’œil du cyclone sur cet album.

 

Allfather’s War

Bien avant les prières et les chants glorieux, Odin, (aussi nommé Wotan) mena les troupes Ases vers la première Grande Guerre des cieux en donnant la charge partout dans les neuf plans d’existence. Non sans un prix terrible, il mena ses troupes à la victoire et du coup, domina en être suprême avec une main de fer. Peuplades scandinaves, héritières de cette grande histoire, y puisèrent leurs courages sans égal. Pour un admirateur d’Amon Amarth, on s’y retrouve grandement. On perçoit l’arrivée majestueuse de la musique symphonique, qui nous submerge. Ulfhednar m’impressionne par ce titre très bien construit avec une cadence si précise. Composition qui les amène vers les grands du genre musical. On peut s’imaginer sans doute de l’impact de celle-ci lors d’un spectacle.

Odysseum Tryggvasson

Que peut-on dire sur Olav Tryggvason, ce souverain guerrier qui, aimé par les chrétiens, détesté par les païens, mais craint de tous. Sans aucun doute une des plus grandes figures du monde scandinave. Mettant fin au rituel de l’Ancien Monde, il devient un monarque qui s’impose à la fin de l’ère viking. Cette chanson est un hommage à son parcours historique, comme Alexander the Great d’Iron Maiden, mais à la sauce ‘vinlandoise’ de Montréal. On ressent une tendance de folk-power metal qui se mêle à leur style, qui est parfait vu la thématique de la chanson. Encore une fois, cet EP m’impressionne par son échantillonnage et les décisions artistiques prises. Sans se perdre dans un amalgame décousu de style, on arrive quand même à y insuffler une diversité de tons captivants.

 

Bellum Intra Mundos I

On peut dire: la guerre des mondes ou la guerre entre les mondes…à votre guise. toutefois, c’est déjà la fin avec ce titre symphonique qui nous rappelle que c’est album EP, donc plus court, vraiment trop court et je crois que mon avis sera partagé à ce niveau. J’en aurais pris trente minutes supplémentaires, sans problème. Comme dit un proverbe viking: « Souvent, ce ne sont pas les nombres qui remportent la victoire, mais ceux qui vont de l’avant avec le plus de vigueur. » C’est avec cette pensée que je ferme le livre d’histoire musicale d’Ulfhednar pour l’ouvrir de nouveau, le plus tôt possible j’espère. Il est vraiment temps pour moi de les revoir en spectacle. Ils étaient déjà très plaisants à voir la dernière fois. Tales Ov Aeons Past montre une maturité grandissante et je leur souhaite d’organiser de nombreux spectacles en l’honneur des dieux de nos ancêtres.

-Christian ‘’Robertson ’ Lamothe, chroniqueur en direct de Midgard

Zeal & Ardor//Gaerea @ Le Studio TD, Montréal – 27 novembre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Zeal & Ardor présenté par Heavy MTL, Extensive Enteprise et Evenko au Le Studio TD de Montréal le 27 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Gaerea et Zetra.

 

Retour sur le spectacle

C’est le début d’un long marathon de 4 soirs de spectacle en ligne dans la métropole. Mercredi est le premier de cette série avec Zeal & Ardor au Studio TD suivi de la Messe des Morts au Théâtre Paradoxe du jeudi au samedi. Aucun repos n’est possible durant ce mini marathon de shows alternant le black metal et le style unique qu’a su créer Zeal & Ardor au fil du temps.

Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, le spectacle affichait complet quelques jours avant la représentation du concert. Les formations Gaerea et Zetra avaient la tâche d’assurer la première partie de la soirée. Malheureusement, il a été impossible d’assister à la représentation de Zetra suite aux multiples détours/accidents/trafic de Montréal. Ah cette chère ville… un éternel combat sans fin.

 

Gaerea

Groupe qui n’est plus inconnu à mes yeux, Gaerea n’hésite pas à s’ajouter en première partie d’une tournée depuis 2 ans avec des groupes ayant une certaine similitude sonore. Ayant assisté à leur dernière performance l’an passé au Théâtre Fairmount, celle-ci allait miser davantage sur le dernier album « Coma » sortie le 25 octobre dernier. Ayant joué majoritairement des pièces de cet album, la seule pièce ne figurant pas sur celui-ci est « Laude » de l’album « Mirage » sorti en 2022. J’aurais préféré plus de vieux matériel, mais bon, le groupe venait faire la promotion de leur petit dernier ce qui est très compréhensible !

Au niveau de la présence sur scène, Gaerea ne change pas une formule gagnante avec leur côté mystérieux, abordant un masque couvrant leur visage ainsi qu’une tenue noire ne permettant pas de savoir leur identité. Le chanteur, Ruben Freitas, est fidèle à son habitude et bouge de gauche à droite en faisant aller ses doigts tel un chef d’orchestre qui semble vouloir donner des directives à sa troupe. J’ai toujours adoré ce petit côté théâtral de ces derniers.

Oeuvrant dans un black metal plus qu’unique, Gaerea a su répondre à mes attentes et une tournée en tête d’affiche est plus que nécessaire. Nous avons besoin de les voir à leur plein potentiel et non en simple première partie.

 

 

Zeal & Ardor

Ne connaissant aucunement Zeal & Ardor, ceci s’avérait être une première avec ce groupe. Ayant vu le nom passer à plusieurs occasions, je pourrais classer ce groupe comme étant « avant-garde-death-black-gospel-metal ». En gros, je n’ai aucune idée à quoi m’attendre face à eux. Originalement un groupe de Suisse en formule « one man band » pour finalement devenir un groupe basé à New-York, Zeal & Ardor est venu nous déferler plus de 20 pièces alternant des pièces plus mélodiques par moment et des pièces plus brutales par la suite.

La foule est un élément à prendre en considération pour le spectacle. Autant nous pouvons voir le typique metalleux que nous pouvons voir du monde plus « normal ? », si l’on veut appeler ça de même, assister au spectacle. Est-ce que le groupe est capable d’avoir un public élargi ? Je crois bien que oui ! Tout au long de leur prestation de plus de 1h30, Zeal & Ardor semblait vraiment apprécier leur présence à Montréal. Manuel Gagneux, chanteur et fondateur du groupe, semblait ému par moment de la réception reçue et de l’amour que le public leur donnait.

Ne pouvant pas trop juger la sélection des pièces puisque je ne connais pas tant le groupe, je peux tout simplement avouer qu’ils ont piqué ma curiosité et que le matériel présenté est fort intéressant et mérite une écoute pour tous les curieux. Venu faire la promotion de leur dernier album « Greif » sorti en août 2024, Zeal & Ardor n’a pas hésité de piger dans leurs quatre albums studios. La qualité sonore était au rendez-vous et nous pouvions distinguer chaque instrument joué.

Finalement, ce spectacle m’a semblé être une bonne prélude avant la Messe des Morts. Un bon mélange de black metal avec Gaerea et Zeal & Ardor qui nous présente un mix d’un peu tous les styles possible au monde. Impossible de les qualifier d’un terme spécifique, c’est du metal point.

Merci pour l’événement et à bientôt !

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

Creed//Mammoth WVH//Finger Eleven @ Centre Bell, Montréal – 25 novembre 2024

Voici le retour et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Creed dans le cadre de leur tournée Are You Ready?. Spectacle présenté par Evenko au Centre Bell de Montréal le 25 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Mammoth WVH et Finger Eleven.

 

Retour sur le spectacle

Le 25 novembre dernier sonnait le retour de la formation Creed à Montréal avec leur tournée Are You Ready?. Une formation qui n’a plus aucune preuve à faire et qui a démontré qu’elle mérite sa place dans les grands groupes Rock de ce monde depuis leur création en 1995. Les premières parties étaient assurées par Finger Eleven et Mammoth WVH. 

Étant sur place pour deux rôles, soit journaliste et photographe, je n’ai pu assister seulement aux trois premières chansons des deux premiers groupes. Donc, mon retour sera réalisé que sur ce que j’ai vu voir lors des trois premières chansons de Finger Eleven et Mammoth WVH.

 

Finger Eleven

La formation ontarienne Finger Eleven a débuté la soirée de façon sobre et efficace. Sans être très énergique sur scène, le chanteur Scott Anderson a été très solide avec sa voix. Pour combler la scène, mention spéciale à son guitariste Rick Jackett, qui ne restait pas en place une seule seconde. Son énergie était incroyable et impossible de se concentrer sur autre chose, la droite de la scène était en mouvement constant, avec parfois la présence de l’équipe de technicien, Rick avait-il des problèmes de guitare? Ce ne serait pas surprenant avec les mouvements répétitifs qu’il effectuait. La foule du Centre Bell, quoi qu’elle continuait à arriver a été malgré tout très réceptive.

En discutant avec certaine personne sur place, le point culminant de la prestation de Finger Eleven fût les deux grands succès One Thing et Paralyser ou la foule s’est joint au groupe pour chanter!

Setlist:

  1. Above
  2. Adrenaline
  3. Quicksand
  4. Together Right
  5. Good Times
  6. One Thing
  7. Paralyzer

 

 

Mammoth WVH

La formation Mammoth WVH s’est présentée sur scène avec une certaine timidité, mais c’est avec un excellent rock à tendance metal et l’incroyable voix de Wolfgang Van Halen que la foule s’est certainement animée. Il est évident que les instruments à corde sont un must dans cette formation. Malgré la performance statique, le son et les riffs de la formation ont impressionnées et captivés le Centre Bell.

Setlist:

  1. Another Celebration at the End of the World
  2. Right?
  3. Epiphany
  4. I’m Alright
  5. Like a Pastime
  6. Stone
  7. Distance
  8. Mammoth
  9. You’re to Blame
  10. Take a Bow
  11. Don’t Back Down

 

 

Creed

Active depuis 1995, la formation Creed est arrivée sur scène en faisant vibrer le Centre Bell. La foule était impatiente, fébrile et en explosive. Les trois premières chansons dans le photo pit étaient un rêve. Les jeux de lumières et la pyrotechnie étaient bien présents et sagement utilisés. Le Centre Bell était bien réchauffé et l’ambiance était à son comble.

Après les trois premières chansons, j’ai pu me rentre à mon siège et apprécier le reste de cette performance qui aura certainement marquer tous les gens sur place. Scott Stapp, vêtu tout de noir et en pleine possession de ses moyens, ce dernier a pris la paroles à de nombreuses reprises pour rappeler le sens de chacune des pièces du groupe. Après la pièce « My Own Prison », la formation a demandé au Centre Bell de s’animer et d’attirer leur attention durant la pièce « What If ».

Cette demande était pour le don d’une guitare Paul Reed Smith (PRS Guitars) signature Mark Tremonti. À mon plus grand plaisir, c’est un jeune enfant qui aura su attirer l’attention de la formation et ce dernier a pu vivre un grand moment en se rendant directement sur la scène pour recevoir la guitare directement des mains de Scott et Mark. Il s’en rappellera bien longtemps.

Avec la pièce « With Arms Wide Open », Scott demanda à tout le Centre Bell d’allumer les lumières de leur cellulaire et il expliqua que toutes ses lumières représentaient plusieurs générations et que les générations présentes créeront un nouveau chemin et une nouvelle voie pour les futurs générations en les guidant. C’était impressionnant de voir, entendre et ressentir cette communion entre la formation et ses fans. Ce fut l’un des moments forts de la soirée.

Cette prestation se résume en deux mots: nostalgie et perfection. En espérant que Creed poursuivra son chemin en tant que groupe et que d’autre tournée se feront au cours des prochaines années. Creed est un incontournable!

Setlist:

  1. Bullets
  2. Freedom Fighter
  3. Torn
  4. Are You Ready?
  5. Never Die
  6. My Own Prison
  7. What If
  8. Say I
  9. Unforgiven
  10. Don’t Stop Dancing
  11. One
  12. What’s This Life For
  13. With Arms Wide Open
  14. Higher

Encore:
16. One Last Breath
17. My Sacrifice

 

-Journaliste/Photographe: Vicky Fillion
**Les photos de la salle ont été prises avec un cellulaire

Montreal DeathCore Fest 2024 @ Piranha Bar – 16 novembre 2024

Voici le compte rendu de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors de la première édition du Montreal DeathCore Fest présenté par EMNT Production au Piranha Bar de Montréal le 16 novembre 2024 et qui mettait à l’affiche les formations: Burning The Oppressor, Deadwood, Observants, Obscure Mantra, Flesh Shrine et Unpunished.

 

Retour sur le spectacle

 

Unpunished

C’est avec une énergie palpable qu’ Unpunished débutent la première édition de ce tout nouveau festival organisé par EMNT Production, alias Fred Element. Dès la deuxième chanson, la table est mise pour la portion du mosh pit. Leur musique est plutôt axée sur le metalcore, mais c’est ultra mélodique. Les guitares sont souvent en harmonie, ce qui ne déplait pas du tout au fan de melodeath que je suis. La batterie ronronne, les base drums sont précis et les blast beats sont bien définis également. Le bassiste a une belle présence de scène et ses partitions sont vraiment bien élaborées. Pour ce qui est de la voix, nous avons droit à un mélange de growl et de fry scream. Unpunished a vraiment bien rempli sa mission de débuter les hostilités de ce festival.

 

 

Flesh Shrine

Woopelaye! La brutalité vient de monter d’un cran. On est beaucoup plus dans le death metal avec Flesh Shrine.

Leur musique est beaucoup plus technique, mais surtout plus violente. Il y a quand même un aspect breakdown, mais leur musique n’est vraiment pas axée sur cet aspect. Les partitions de guitares sont vraiment lourdes et définies. Le bassiste amène vraiment le low end avec brio. Ses partitions sont vraiment construites pour servir les chansons. Le batteur est une brute au niveau des blast beats et ses partitions sont solides. Que dire du chanteur, c’est un grand poids plume qui prend autant de place sur scène qu’un poids lourd. De plus, il a un range de voix impressionnant et le tout avec un contrôle incontestable. Flesh Shrine m’a vraiment surpris. C’est un groupe à revoir certainement.

 

 

Obscure Mantra

J’ai connu ces gars-là lors de l’Underground de Waterloo, mais laissons les anecdotes douteuses de côté pour vous parler de l’excellent groupe qui se produit à l’instant devant moi. Leur produit est vraiment axé sur la rythmique donc, si vous ne savez pas compter, vous allez vous y perdre. Si le but de vous amuser sans analyser et de vous laisser bercer par les rythmes endiablés du groupe, vous serez servis. Ils ont une énergie sur scène qui est contagieuse. Leur performance est sans faille, c’est un des groupes les plus tight. Leurs riffs sont vraiment bien travaillés et variés. Nous passons des breakdowns aux riffs bien techniques avec parfois des passes de sweep picking ou tout simplement des harmonies à une guitare. Le batteur est vraiment précis, rapide et ses partitions sont vraiment solides. Le bassiste tant qu’à lui est vraiment bon. Il a une bonne prestance sur scène et ses partitions sont vraiment bien construites pour servir les intérêts des pièces que le groupe nous propose. Le chanteur tant qu’à lui alterne entre le growl et le fry scream en prenant le plus de place possible sur scène.

Obscure Mantra vaut certainement le détour s’il passe près de chez vous!

 

 

Observants

Le premier groupe a deux chanteurs de la soirée et le seul avec cette composition. Je ne connais pas le groupe, mais laissez moi vous dire que ça déménage. On a vraiment un mélange très défini de death metal et de hardcore. Le tout dépend vraiment des riffs. La façon que le groupe nous amènes les deux styles est vraiment intéressante. Le bassiste a une très bonne prestance sur la scène. Malgré qu’il se tient plus à l’écart, il prend énormément de place. Ses partitions sont également bien construites. Le batteur est très rapide et a une bonne vélocité dans la force de ses coups. Il a une très bonne imagination concernant la création de ses parts. Les deux chanteurs s’alternent le fry scream et le growl et parfois les deux chantent en même temps.

C’est un groupe que je conseille aux gens, car ils ont vraiment leur propre style et leur propre approche dans leur matériel. C’est vraiment intéressant.

 

Deadwood

C’est avec un nouveau drummer que le groupe monte sur scène et aussi sans bassiste. Il y a eu beaucoup de changements au sein du groupe dans la dernière année, mais ça ne les empêche aucunement de livrer la marchandise. À voir la chimie qu’il y a sur scène, je crois qu’ils ont enfin un line up stable. Leur matériel est vraiment rapide et brutal. Les partitions de guitares sont vraiment bien découpées et j’aime bien les dissonances qu’ils utilisent dans les notes aigues. Le batteur chausse très bien les chaussures de son prédécesseur, il est précis, droit et a une force de frappe plutôt respectable. Le chanteur est tout simplement une bête de scène. Il a une prestance vraiment énergique et il prend le moindre centimètre de la scène, à vrai dire, la scène semble lui appartenir. À certains moments j’ai craint qu’il se cogne la tête sur une poutre de soutien de la salle.

Deadwood a encore livré une performance de qualité et le groupe est sans contredit à surveiller.

 

 

Burning the Oppressor

Toute bonne chose a une fin. Le clou de la soirée arrive sur scène à 11h40.

Burning the Oppressor arrive sur scène crinquer à fond et prêt à tout détruire sur leur passage. C’est la première fois que je les vois avec leur nouveau bassiste (Vincent Benoit) anciennement guitariste dans Evertrapped. Les gars sont en voiture avec ce choix de musicien.

C’est à grand coup de riffs de guitares pesants et bien définis que le groupe nous attaque. Ils sont vraiment précis dans l’exécution de leurs partitions. Le drummer, comme déjà mentionné dans un article précédent, a une précision indéniable et surtout une force de frappe vraiment brutale. Il sonne comme une tonne de brique. Le vocal se promène pas mal entre le fry scream et le growl. C’est un groupe qui me fait toujours plaisir de voir car leur prestation monte toujours d’un cran plus les années passent.

Encore une fois, Burning the Oppressor a bien réussi son coup et mérite sa place de « headliner » dans un festival au Québec!

 

-Journaliste: Jean-Daniel Poirier
Photographe: Vicky Fillion

Lancement de Chaos Wasteland avec Pit Striker et invités @ Steak Liquide, Trois-Rivières – 16 novembre 2024

Voici le retour de notre journaliste Christian Lamothe lors du spectacle de lancement du premier album de Chaos Wasteland présenté au Steak Liquide de Trois-Rivières le 16 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Pit Striker.

 

Chaos Wasteland et Pit Striker
Lancement d’album dans une soirée Thrash

On attendait cette sortie d’album et, enfin, c’est au Steak Liquide sur Des Forges, Trois-Rivières que ça s’est passé le 16 novembre. C’est devant amis, membres de la famille, fans, des curieux, membres d’autres bands (Chained by Illness, Outlying,…) que le premier album de Chaos Wasteland a son baptême de feu. On a même invité les enfants terribles de Québec, Pit Striker, pour avoir une soirée où le thrash metal est souverain.

 

Pit Striker

Rémi Lavertu : Chanteur
Ben Lessard : Basse
Anthony Martineau : Batterie
Yannick April : Guitare
Alexandre Lessard : Guitare

Quand l’on veut mettre la place sens dessus dessous dès le début, on demande à une formation comme Pit Striker d’ouvrir la marche. On les connaît  depuis la sortie de leur Ep Happy Thrash Friend sorti en 2024. Depuis, le nom circule: un groupe à voir. Après une solide prestation au Quartier de Lune à Québec, j’attendais une autre prestation brutale de leur part et c’est ce qu’on a eu! Rien ne les arrête, ni la fièvre matinale de Yannick April, ni le micro qui lâche en pleine prestation et qui ne fait même pas broncher Rémi Lavertu qui, avec un sourire en coin, reprend comme si rien ne s’était passé. Ce sont des professionnels, des ‘’bad ass’’ et de solides performeurs. Ils en profitent pour tester du nouveau matériel avec See you at 4Pm, Summer Beach Party fub et 2 Minutes for Roughing. Ces trois pièces se retrouveront sur le prochain EP qui est prévu pour le début de 2025. C’est dans la continuité du thrash rythmé avec une instrumentalisation solide qu’ils nous ont habitués. Le nouveau matériel se mélange parfaitement avec les chansons de leur album. On m’a glissé l’information du fait qu’on serait à cogiter sur la mise en œuvre d’une vidéo pour une de ces pièces. Mais je n’en dis pas plus, car je veux garder le  suspense! Dans la salle, ceux qui connaissent le groupe les adorent à nouveau et ceux qui les découvrent sont maintenant fans. Le nouveau matériel se mélange parfaitement avec les chansons de leur album. Pour moi, un festival de thrash metal au Québec, ça se fait avec Pit Striker, point à la ligne.

 

 

Chaos Wasteland

Isaï Flamand- voix
Léo G. Wolf- guitare
Niko Bélanger- guitare
Samuel Ragnarson – basse
James Foster- batterie

Voici arriver nos musiciens à la Mad Max, nos jeunes thrasheurs trifluviens qui sont enfin prêts à nous en mettre plein les oreilles. L’album Chaos Wasteland est à l’honneur, mais c’est avec War Crimes de leur Ep Bloodlust qu’ils déclenchent les hostilités. Je ne sais pas si dans le curriculum exigé pour devenir bassiste de ce groupe, il doit y avoir le fait qu’on ait un pan de mur. Il semble que le nouveau membre du groupe, Samuel Ragnarson soit dans la même veine du moins! Mais sans tomber dans le farfelu, le stage semble si petit et Isaï, lui-même un colosse, aime mieux chanter parmi les spectateurs et, quand il sent que ça ne brasse pas suffisamment, il leur rappelle par sa participation active qu’on est dans un show de thrash. Par moment, je me suis installé sur le côté de la scène pour admirer le travail de James Foster à la batterie, qui fait un superbe travail, très talentueux à la percussion… un diable dans l’eau bénite comme on pourrait dire. Des chansons comme Hellraiders, Ripped & Sliced et Wreckmobile déclenchent l’euphorie parmi les thrasheurs qui s’amusent grandement. Moi, bien assis au bar, j’ai aussi un plaisir fou de voir le mouvement et surtout tant de personnes qui ont du bon temps. Pour donner un punch de plus Territorial Pissing de Nirvana est joué ‘’Chaos Wasteland style’’ avec Léo G. Wolf qui la fait en duo avec Isaï, un moment fort qui est payant pour eux et que vous pouvez retrouver sur l’album disponible à cette date. On termine la soirée avec Wendigo. On oublie souvent le travail de la guitare rythmée et je veux saluer Niko Bélanger pour son travail toujours solide. Pour moi ne pas la jouer serait un outrage et la mettre en finale était parfait.

 

Ce fut une première pour moi au Steak Liquide et j’ai aimé mon expérience de ce bar du centre-ville. Les prestations admirables des deux groupes sur place ont sûrement fait toute la différence. Je trouve pertinent de défier les critiques de Chaos Wasteland à faire mieux pour animer une salle. Car il semble bien en contrôle de leur thrash chaotique, mais, pour moi, il faut les voir en spectacle avant de dire quoi que ce soit sur ce groupe. Si c’est la brutalité qui vous dérange, je connais une émission qui s’appelle la Voix. Si vous voulez un défoulement total, il y a Pit Striker et Chaos Wasteland!

-Christian Lamothe, Chroniqueur thrash de l’underground