Montreal DeathCore Fest 2024 @ Piranha Bar – 16 novembre 2024

Voici le compte rendu de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors de la première édition du Montreal DeathCore Fest présenté par EMNT Production au Piranha Bar de Montréal le 16 novembre 2024 et qui mettait à l’affiche les formations: Burning The Oppressor, Deadwood, Observants, Obscure Mantra, Flesh Shrine et Unpunished.

 

Retour sur le spectacle

 

Unpunished

C’est avec une énergie palpable qu’ Unpunished débutent la première édition de ce tout nouveau festival organisé par EMNT Production, alias Fred Element. Dès la deuxième chanson, la table est mise pour la portion du mosh pit. Leur musique est plutôt axée sur le metalcore, mais c’est ultra mélodique. Les guitares sont souvent en harmonie, ce qui ne déplait pas du tout au fan de melodeath que je suis. La batterie ronronne, les base drums sont précis et les blast beats sont bien définis également. Le bassiste a une belle présence de scène et ses partitions sont vraiment bien élaborées. Pour ce qui est de la voix, nous avons droit à un mélange de growl et de fry scream. Unpunished a vraiment bien rempli sa mission de débuter les hostilités de ce festival.

 

 

Flesh Shrine

Woopelaye! La brutalité vient de monter d’un cran. On est beaucoup plus dans le death metal avec Flesh Shrine.

Leur musique est beaucoup plus technique, mais surtout plus violente. Il y a quand même un aspect breakdown, mais leur musique n’est vraiment pas axée sur cet aspect. Les partitions de guitares sont vraiment lourdes et définies. Le bassiste amène vraiment le low end avec brio. Ses partitions sont vraiment construites pour servir les chansons. Le batteur est une brute au niveau des blast beats et ses partitions sont solides. Que dire du chanteur, c’est un grand poids plume qui prend autant de place sur scène qu’un poids lourd. De plus, il a un range de voix impressionnant et le tout avec un contrôle incontestable. Flesh Shrine m’a vraiment surpris. C’est un groupe à revoir certainement.

 

 

Obscure Mantra

J’ai connu ces gars-là lors de l’Underground de Waterloo, mais laissons les anecdotes douteuses de côté pour vous parler de l’excellent groupe qui se produit à l’instant devant moi. Leur produit est vraiment axé sur la rythmique donc, si vous ne savez pas compter, vous allez vous y perdre. Si le but de vous amuser sans analyser et de vous laisser bercer par les rythmes endiablés du groupe, vous serez servis. Ils ont une énergie sur scène qui est contagieuse. Leur performance est sans faille, c’est un des groupes les plus tight. Leurs riffs sont vraiment bien travaillés et variés. Nous passons des breakdowns aux riffs bien techniques avec parfois des passes de sweep picking ou tout simplement des harmonies à une guitare. Le batteur est vraiment précis, rapide et ses partitions sont vraiment solides. Le bassiste tant qu’à lui est vraiment bon. Il a une bonne prestance sur scène et ses partitions sont vraiment bien construites pour servir les intérêts des pièces que le groupe nous propose. Le chanteur tant qu’à lui alterne entre le growl et le fry scream en prenant le plus de place possible sur scène.

Obscure Mantra vaut certainement le détour s’il passe près de chez vous!

 

 

Observants

Le premier groupe a deux chanteurs de la soirée et le seul avec cette composition. Je ne connais pas le groupe, mais laissez moi vous dire que ça déménage. On a vraiment un mélange très défini de death metal et de hardcore. Le tout dépend vraiment des riffs. La façon que le groupe nous amènes les deux styles est vraiment intéressante. Le bassiste a une très bonne prestance sur la scène. Malgré qu’il se tient plus à l’écart, il prend énormément de place. Ses partitions sont également bien construites. Le batteur est très rapide et a une bonne vélocité dans la force de ses coups. Il a une très bonne imagination concernant la création de ses parts. Les deux chanteurs s’alternent le fry scream et le growl et parfois les deux chantent en même temps.

C’est un groupe que je conseille aux gens, car ils ont vraiment leur propre style et leur propre approche dans leur matériel. C’est vraiment intéressant.

 

Deadwood

C’est avec un nouveau drummer que le groupe monte sur scène et aussi sans bassiste. Il y a eu beaucoup de changements au sein du groupe dans la dernière année, mais ça ne les empêche aucunement de livrer la marchandise. À voir la chimie qu’il y a sur scène, je crois qu’ils ont enfin un line up stable. Leur matériel est vraiment rapide et brutal. Les partitions de guitares sont vraiment bien découpées et j’aime bien les dissonances qu’ils utilisent dans les notes aigues. Le batteur chausse très bien les chaussures de son prédécesseur, il est précis, droit et a une force de frappe plutôt respectable. Le chanteur est tout simplement une bête de scène. Il a une prestance vraiment énergique et il prend le moindre centimètre de la scène, à vrai dire, la scène semble lui appartenir. À certains moments j’ai craint qu’il se cogne la tête sur une poutre de soutien de la salle.

Deadwood a encore livré une performance de qualité et le groupe est sans contredit à surveiller.

 

 

Burning the Oppressor

Toute bonne chose a une fin. Le clou de la soirée arrive sur scène à 11h40.

Burning the Oppressor arrive sur scène crinquer à fond et prêt à tout détruire sur leur passage. C’est la première fois que je les vois avec leur nouveau bassiste (Vincent Benoit) anciennement guitariste dans Evertrapped. Les gars sont en voiture avec ce choix de musicien.

C’est à grand coup de riffs de guitares pesants et bien définis que le groupe nous attaque. Ils sont vraiment précis dans l’exécution de leurs partitions. Le drummer, comme déjà mentionné dans un article précédent, a une précision indéniable et surtout une force de frappe vraiment brutale. Il sonne comme une tonne de brique. Le vocal se promène pas mal entre le fry scream et le growl. C’est un groupe qui me fait toujours plaisir de voir car leur prestation monte toujours d’un cran plus les années passent.

Encore une fois, Burning the Oppressor a bien réussi son coup et mérite sa place de « headliner » dans un festival au Québec!

 

-Journaliste: Jean-Daniel Poirier
Photographe: Vicky Fillion

Lancement de Chaos Wasteland avec Pit Striker et invités @ Steak Liquide, Trois-Rivières – 16 novembre 2024

Voici le retour de notre journaliste Christian Lamothe lors du spectacle de lancement du premier album de Chaos Wasteland présenté au Steak Liquide de Trois-Rivières le 16 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Pit Striker.

 

Chaos Wasteland et Pit Striker
Lancement d’album dans une soirée Thrash

On attendait cette sortie d’album et, enfin, c’est au Steak Liquide sur Des Forges, Trois-Rivières que ça s’est passé le 16 novembre. C’est devant amis, membres de la famille, fans, des curieux, membres d’autres bands (Chained by Illness, Outlying,…) que le premier album de Chaos Wasteland a son baptême de feu. On a même invité les enfants terribles de Québec, Pit Striker, pour avoir une soirée où le thrash metal est souverain.

 

Pit Striker

Rémi Lavertu : Chanteur
Ben Lessard : Basse
Anthony Martineau : Batterie
Yannick April : Guitare
Alexandre Lessard : Guitare

Quand l’on veut mettre la place sens dessus dessous dès le début, on demande à une formation comme Pit Striker d’ouvrir la marche. On les connaît  depuis la sortie de leur Ep Happy Thrash Friend sorti en 2024. Depuis, le nom circule: un groupe à voir. Après une solide prestation au Quartier de Lune à Québec, j’attendais une autre prestation brutale de leur part et c’est ce qu’on a eu! Rien ne les arrête, ni la fièvre matinale de Yannick April, ni le micro qui lâche en pleine prestation et qui ne fait même pas broncher Rémi Lavertu qui, avec un sourire en coin, reprend comme si rien ne s’était passé. Ce sont des professionnels, des ‘’bad ass’’ et de solides performeurs. Ils en profitent pour tester du nouveau matériel avec See you at 4Pm, Summer Beach Party fub et 2 Minutes for Roughing. Ces trois pièces se retrouveront sur le prochain EP qui est prévu pour le début de 2025. C’est dans la continuité du thrash rythmé avec une instrumentalisation solide qu’ils nous ont habitués. Le nouveau matériel se mélange parfaitement avec les chansons de leur album. On m’a glissé l’information du fait qu’on serait à cogiter sur la mise en œuvre d’une vidéo pour une de ces pièces. Mais je n’en dis pas plus, car je veux garder le  suspense! Dans la salle, ceux qui connaissent le groupe les adorent à nouveau et ceux qui les découvrent sont maintenant fans. Le nouveau matériel se mélange parfaitement avec les chansons de leur album. Pour moi, un festival de thrash metal au Québec, ça se fait avec Pit Striker, point à la ligne.

 

 

Chaos Wasteland

Isaï Flamand- voix
Léo G. Wolf- guitare
Niko Bélanger- guitare
Samuel Ragnarson – basse
James Foster- batterie

Voici arriver nos musiciens à la Mad Max, nos jeunes thrasheurs trifluviens qui sont enfin prêts à nous en mettre plein les oreilles. L’album Chaos Wasteland est à l’honneur, mais c’est avec War Crimes de leur Ep Bloodlust qu’ils déclenchent les hostilités. Je ne sais pas si dans le curriculum exigé pour devenir bassiste de ce groupe, il doit y avoir le fait qu’on ait un pan de mur. Il semble que le nouveau membre du groupe, Samuel Ragnarson soit dans la même veine du moins! Mais sans tomber dans le farfelu, le stage semble si petit et Isaï, lui-même un colosse, aime mieux chanter parmi les spectateurs et, quand il sent que ça ne brasse pas suffisamment, il leur rappelle par sa participation active qu’on est dans un show de thrash. Par moment, je me suis installé sur le côté de la scène pour admirer le travail de James Foster à la batterie, qui fait un superbe travail, très talentueux à la percussion… un diable dans l’eau bénite comme on pourrait dire. Des chansons comme Hellraiders, Ripped & Sliced et Wreckmobile déclenchent l’euphorie parmi les thrasheurs qui s’amusent grandement. Moi, bien assis au bar, j’ai aussi un plaisir fou de voir le mouvement et surtout tant de personnes qui ont du bon temps. Pour donner un punch de plus Territorial Pissing de Nirvana est joué ‘’Chaos Wasteland style’’ avec Léo G. Wolf qui la fait en duo avec Isaï, un moment fort qui est payant pour eux et que vous pouvez retrouver sur l’album disponible à cette date. On termine la soirée avec Wendigo. On oublie souvent le travail de la guitare rythmée et je veux saluer Niko Bélanger pour son travail toujours solide. Pour moi ne pas la jouer serait un outrage et la mettre en finale était parfait.

 

Ce fut une première pour moi au Steak Liquide et j’ai aimé mon expérience de ce bar du centre-ville. Les prestations admirables des deux groupes sur place ont sûrement fait toute la différence. Je trouve pertinent de défier les critiques de Chaos Wasteland à faire mieux pour animer une salle. Car il semble bien en contrôle de leur thrash chaotique, mais, pour moi, il faut les voir en spectacle avant de dire quoi que ce soit sur ce groupe. Si c’est la brutalité qui vous dérange, je connais une émission qui s’appelle la Voix. Si vous voulez un défoulement total, il y a Pit Striker et Chaos Wasteland!

-Christian Lamothe, Chroniqueur thrash de l’underground

W.A.S.P. // Armored Saint @ Théâtre du Capitole, Québec – 14 novembre 2024

Voici le compte rendu de Jade Poliquin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de W.A.S.P. présenté par District 7 Production au Théâtre Capitole de Québec le 14 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Armored Saint.

 

Retour sur le spectacle

Jeudi soir le 14 novembre 2024, le Théâtre Capitole a connu toute une soirée avec nul autre que la formation américaine W.A.S.P.! Les jeunes et moins jeunes présents dans la salle, tout le monde était prêt à voir ce groupe mythique rejouer en intégralité, pour la première fois en 40 ans, leur premier album. Armored Saint, provenant eux aussi des États-Unis, était chargé d’assurer la première partie du show. La dernière apparition de ce groupe à Québec remontait alors en 1985, aux côtés des groupes W.A.S.P. et Metallica.

 

Armored Saint

Huit heures sonna et la formation se fit entendre dans tous les coins de la salle. Les premières notes de la chanson End of the Attention Span persécute les spectateurs et l’énergie du groupe se fit ressentir immédiatement. Armored Saint m’était alors inconnu, mais clairement il fera partie de mes playlists dans le futur. Les gens de la formation nous ont donné tout un show ! Les solos de guitare furent captivants et tous les musiciens avaient une énergie décadente. Un peu plus tard, durant leur prestation, le chanteur John Bush, est allé dans un des balcons sur le côté de la salle afin de réaliser une partie de leur chanson. La foule se prêtait à des moments de headbangs et semblait apprécier les pièces que le groupe avait à nous offrir. Ils font d’autant plus participer activement les spectateurs et interagissent fréquemment avec eux.

Pour clore leur prestation, le groupe nous joue la chanson Reign of Fire avec la même intensité que depuis le début. La foule est maintenant bien réchauffée pour le groupe tant attendu de la soirée et je cite, W.A.S.P. !

Setlist:

  1. End of the Attention Span
  2. Raising Fear
  3. Long Before I Die
  4. Last Train Home
  5. March of the Saint
  6. Left Hook From Right Feild
  7. Standing on the Shoulders of Giants
  8. Win Hands Down
  9. Can U Deliver
  10.  Reign of Fire

 

 

W.A.S.P.

Il était maintenant temps de laisser le band tant attendu de la soirée entrer sur scène. 9h30 marque l’heure que le band commence sa performance. La salle est plongée dans le noir avec en fond la chanson The End par le groupe The Doors. Les spectateurs crient et ont hâte de voir le groupe commencer le spectacle.

La formation américaine performera tout le long de la soirée leur chanson dans le même ordre qu’elles paraissaient sur l’album. Plusieurs personnes connaissaient les paroles des chansons et s’en donnaient à coeur joie en les chantant. Headbangs par-ci, headbangs par-là, il est clair que la foule apprécie le moment. Les musiciens nous livrent toute une performance avec une très belle énergie. Rien à dire côté son et performance, le groupe est resté authentique dans leur son. Les solos de guitare étaient encore une fois très bien réalisés, les vocales au point. Bref, très belle performance de leur côté.  Le chanteur adressa à quelques reprises la parole aux gens de la foule, nous expliquant qu’au début, avant de partir en tournée, il n’aimait pas l’idée de jouer l’album dans le même ordre qu’il a paru. Finalement, il a accepté de le faire et je crois bien que plusieurs sont très heureux par cela. On assiste à un magnifique changement de décors pour les chansons faites durant le rappel. Dans un beau décor de cirque, le groupe nous présente cinq autres chansons et sur Blind in Texas, les gens se livrent à un mosh pit ce qui démontre aisément la joie que la foule avait à ce moment-là.

En conclusion, les gens de Québec ont pu assister à une incroyable soirée avec une très belle performance des deux groupes. Ayant respecté la demande de W.A.S.P. par rapport au body surfing, tout le monde a su profiter et s’amuser en ce merveilleux jeudi soir.

Setlist:

  1. I Wanna Be Somebody
  2. L.O.V.E Machine
  3. The flame
  4. B.A.D
  5. School Daze
  6. Hellion
  7. Sleeping (in the Fire)
  8. On Your Knees
  9. Tormentor
  10. The Torture Never Stops

Encore:

  1. Inside the Electric Circus / I Don’t Need No Doctor / Scream Until You Like It
  2. The Real Me
  3. Forever Free / The Headless Children
  4. Wild Child
  5. Blind in Texas

 

-Journaliste: Jade Poliquin
Photographe: Jimmy St-Pierre

King Diamond//Overkill//Night Demon @ MTelus, Montréal – 2 novembre 2024

Voici le compte rendu de Louise Girard lors du spectacle de King Diamond présenté par Heavy MTL et Extensive Enterprise au MTelus de Montréal le 2 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Overkill et Night Demon.

 

Place au Roi !

Les disciples s’étaient donné rendez-vous au centre-ville de Montréal pour une grande messe funèbre. Comme nous étions le samedi qui suivait l’Halloween, j’aurais cru qu’il y aurait eu plus de gens qui auraient profité de l’occasion pour se transformer en Kim Petersen. J’ai tout de même croisé quelques personnes maquillées et quelques chapeaux haut-de-forme.

 

Night Demon

Le premier groupe monte sur scène à 19h et j’aimerais profiter de cette tribune pour faire un commentaire aux organisateurs : sur votre événement Facebook, il est inscrit 20h… Ce qui a pour effet de faire croire à bon nombre de fans que le show va commencer à cette heure-là. Il serait bien d’arrimer la promotion du spectacle avec l’horaire réel de la soirée pour éviter frustrations et déceptions de la part des fans. À 20h, le deuxième band était déjà sur scène depuis 15 minutes.

Ceci dit, il y a quand même déjà pas mal de metalheads dans la salle pour entendre le heavy rock très 80’s de Night Demon. Le trio Californien sert un rock ‘n’ roll à la Diamond Head que je qualifierais « de char ». Avec les deux Flying V à l’avant plan (une basse et une guitare), les gars installent l’ambiance et créent même du suspens avec leurs intros. Après le passage de leur mascotte qui boit directement dans le calice, la foule scande leur nom et en redemande, mais leurs 30 minutes sont écoulées.

 

Overkill

Juste un peu avant qu’Overkill viennent nous détruire les tympans, une femme est carrément tombée par terre derrière nous. Faisait-elle du body surfing? Non, elle se frayait simplement un chemin dans la foule et elle semble avoir flanché. Ce qui m’a amenée à me rendre compte que, tout comme nos idoles sur scène, nous vieillissons nous aussi, debout, au milieu de la foule, poing dans les airs. Nous sommes là, à admirer la forme de Bobby « Blitz » Ellsworth (65 ans ) et de Kim « King Diamond » Petersen (68 ans) mais qu’en est-il de la nôtre ? À quel rythme effréné notre passion nous amène-t-elle à vivre pour suivre la cadence de tous les shows qui passent cet automne ?

Je sais, »If it’s too loud, you’re too old », mais certains fans ne font pas plus attention à eux que les rock stars dans ces rassemblements euphoriques et doivent tout de même travailler le lendemain. Lorsque j’ai commencé à aller voir des spectacles en 1990, les « vieux » qu’on y croisait devaient avoir 30 ans tout au plus ! Il s’avère que ces rockers fidèles sont encore là, à côté de la fougue de la jeunesse et qu’il y a maintenant dans l’audience des fans de 7 à 77 ans !

Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas vu Overkill en show et, en fait, cela faisait 10 ans qu’ils n’avaient pas mis les pieds à Montréal ! Disons que de les voir dans cette grande salle a fait contraste avec le souvenir que j’ai d’eux aux FouFs en 1998 avec Bobby Blitz qui chante cigarette à la main. Seul membre original de la formation, on peut dire que Blitz est totalement « Rotten to the Core ». Mais où était donc son acolyte des premiers jours D.D. Verni ici remplacé à la basse par Christian Olde Wolbers, (ex-Fear Factory) ? Chapeau à Jeramie Kling (Inhuman Condition, Ex Deo) en feu au drum et aux deux guitaristes (Dave et Derek) qui sont quand même là depuis plus de 20 ans. Je crois que c’est la première fois que je trouvais que les compos d’Overkill sonnaient presque power metal par moments ! Mais, comme nous le dit si bien leur hymne national : « We don’t care what you say… F*&% You ! »

 

King Diamond

Lorsque le rideau se lève pour faire place au Roi des ténèbres, la première chose qui saute aux yeux, c’est l’incroyable utilisation de l’espace de scène ! Trois étages de rampes et de décors pour en mettre plein la vue et « assassiner » devant nos yeux la pauvre petite Abigail ! (Mention honorable ici au staff du Mtelus pour le montage / démontage!) Laissant la foule sans défense, King Diamond parcourt son répertoire musical de près de 40 ans de carrière au grand plaisir de tous qui n’hésitent pas à chanter avec lui les notes les plus stridentes permises par leurs cordes vocales ! Derrière les claviers, Myrkur assure d’ailleurs un peu d’écho. Les solos de Mike Wead et de l’iconique Andy LaRocque nous donnent des frissons autant que les danses macabres et les poupées dans le formol qui s’offrent à nous visuellement.

Entre les chansons, le King interagit avec les fans et présente un côté humain humoristique qui fait presque contraste avec son personnage. Il nous raconte d’ailleurs comment on traitait « efficacement » les débalancements hormonaux et les maladies mentales en 1920 avec quelques décharges électriques et nous promet qu’il a du matériel pour poursuivre la composition d’une nouvelle trilogie non pas idyllique mais plutôt « asilique » !

Longue vie au Roi !

P.S Merci à Jo pour la copie du # 3 de sa revue papier Killer Magazine (https://icewar.bandcamp.com/merch/killer-magazine-issue-3) que j’ai pu lire dans le métro sur le chemin du retour ! Old School !

-Lou-
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Messe Noire//Asgard//Nekrograal @ Rock Café Le Stage, Trois-Rivières – 26 octobre 2024

Voici le compte rendu de Christian Lamothe et les photos prises par Pierre-Luc Forest lors du spectacle de Messe Noire, Asgard et Nekrograal présenté au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 26 octobre 2024.

 

La noirceur envahit le Café Rock le Stage

Presque une décennie s’écoule entre la création du groupe Messe Noire et l’arrivée de son premier album. En ce 26 octobre 2024, les chariots des damnées sortent des abysses et nous amènent dans une soirée de black metal. Chacun à leur façon, les trois groupes nous imposent leur vision, leur style et leur ambiance. Bienvenue dans un monde où le maquillage blanc et noir est roi.

 

Nekrograal

Clairement, Nekrograal, que ce soit en anglais ou en français n’y va pas de finesse, mais seulement de brutalité. Pour les curieux qui arrivent, on se rend rapidement compte qu’on n’est loin d’un spectacle gothique. Est-ce qu’on peut considérer cela pour de l’extreme death metal? Peut-être ou ce n’est que l’enfer qui nous vomi son excédent de maudits. Dans leur passage, qui fut passablement rapide, nous avons eu l’honneur d’avoir un hommage à Amon Amarth et un nouveau titre Ass and Cock. Voilà, c’est fait…le ton de la soirée a été mis sur table et nous voilà entouré par les adeptes du genre…nous nous enfonçons dans les ténèbres.

 

 

Asgard

Avec un nom aussi connu dans la mythologie norse, vous imaginez un peu de quoi traite leurs sujets. Par contre, nous sommes loin du ménestrel troubadour qui nous invite à des chansons à répondre. Ce groupe nous interpelle à s’initier à une ambiance d’incantations et de ressourcement dans une thématique où les rites anciens avaient non seulement leur place, mais aussi leurs symboliques ancrées dans leur  façon d’être. Ce soir, nous avons la joie d’avoir Mitch de Necronomicon à la batterie avec ceux-ci: tout un appui! Asgard profite de cette soirée pour nous amener plusieurs titres de leur album
Northland Pagan Storm paru en mai 2024.

On est maintenant avec un groupe qui va chercher dans les nuances du style. Avec Time To Provocation on joue entre nostalgie et saccage. Le vocal de Martyr, entre le fry scream et le tunnel throat scream crée cette ambiance de crypte où l’on performe une cérémonie ancestrale…parfaite pour une thématique aussi prononcée. Bien sûr, que je pourrais vous écrire pendant des heures sur la mythologie viking, dont leurs textes prennent sources, mais j’aimerais juste vous dire que le mixte tradition et black metal se marient drôlement bien dans leur performance. Je dois aussi les applaudir pour nous avoir dévoilé et joué une pièce, Waves of Jormundgardr, qui se retrouvera sur un prochain album. L’ambiance du clavier avec Imhotep, le back vocal de Blod et l’orchestration générale est très appréciée par tous. Beau travail aux vikings ‘’Vinelandais’’ de notre capitale de Québec!

 

 

Messe Noire

Trois-Rivières nous amène maintenant son groupe le plus sombre. Une fête funèbre pour la sortie de l’album Ceremonial Death. Une des raisons qui fait que l’album a été si long à produire est clairement liée au divers projet de chaque individu, soit Death (Steve de Cotret) avec Strigampire, Damn avec Satanic et Félix Morneau avec Nekrograal. Mais Morbid, tiens bon avec ce groupe, son projet et le moment est maintenant arrivé…Messe noire se propage comme une peste sur les réseaux et maintenant devant nous en direct du Stage! On avait promis l’intégralité de l’album et on livre la marchandise.

Les nombreux présents sont dans l’ambiance et je dirais que leur son, surtout au vocal, est plus agressif que sur l’album, Sans en perdre de ses nuances. Macabre Prémonition et Flesh Offerings me donnent deux fois plus raison d’être mes préférées quand je les entends en spectacle. Je ne crois pas qu’on attendra un autre dix ans pour le prochain album, car déjà ils sont en composition et nous présente un premier titre: Damnation Spell…très satisfaisant

 

Me voilà bien bien rassasié de pensées impures, de dévotions aux anciens dieux et de maléfices. Une soirée presque parfaite, si ce n’est que de sorcière démente et du froid, annonce de la saison où la noirceur prédomine. Pour ceux qui veulent revoir rapidement Messe Noire, il est à noter qu’ils seront présents à la Sainte-Paix (Drummondville) en décembre, un vendredi 13!!!

 

-Journaliste: Christian Lamothe, Chroniqueur des damnés de l’underground
Photographe: Pierre-Luc Forest

Kaboom Fest 2024 @ Foufounes Électriques, Montréal – 18-19 octobre 2024

Voici les photos prises par Guillaume Gélinas et Vicky Fillion et le retour du Jour 2 de Jean-Daniel Poirier lors du Kaboom Fest présenté par Kaboom Manangement au Foufounes Électriques de Montréal le 18-19 octobre et qui mettait à l’affiche Red Raven Chaos | Confined To Oblivion | Forbidden Order | Citizen Vicious | Ulfhednar | Cries Of Blood | Deadman’s Prophecy et Divine Bloodline.

 

Jour 1

 

Red Raven Chaos

 

 

Confined To Oblivion

 

 

Forbidden Order

 

 

Citizen Vicious

 

-Photographe Jour 1: Guillaume Gélinas

 

 

Jour 2

Divine Bloodline

C’est un groupe que j’ai découvert depuis peu et qui selon moi est l’avenir du mélodeath au Québec. Ils sont tous jeunes, mais ils ne s’en laissent pas imposer pour autant. Ils débordent de talent. Les compositions sont vraiment bien montées, ils sont vraiment tight dans l’exécution de leur musique. Les guitaristes mélangent beaucoup le côté technique (surtout au niveau des solos) au côté mélodique qui parfois me fais penser à Children of Bodom. Ce qui n’a rien pour me déplaire. Le batteur est un métronome humain. Il est rapide, ses idées sont originales et l’exécution de ses partitions est parfaite. Le chanteur a une voix qui est plutôt axée sur le fryscream, mais il peut growler et aller plus dans l’aigue.  Le bassiste, il a des partitions plutôt intéressantes, cependant je crois qu’il pourrait avoir plus de présence sur scène. Mention spéciale au combat d’épées et au fait d’avoir intégré Sacha de la formation Ulfhednar dans l’une de leur pièce. Divine Bloodline est clairement une formation à surveiller.

 

Deadman’s Prophecy

C’est un groupe que je connais depuis plusieurs années pour avoir eu l’occasion de les côtoyer lors du BreakOut tour en 2020. Il y a eu un changement dans la formation. Ils sont maintenant un power trio. Ils n’ont pas changé leur formule pour autant. Ils se rapprochent un peu du nu métal, mais avec des moments vraiment plus intenses et brutaux. La pesanteur dans leur musique est toujours aussi présente et il y a une chanson qui me fais penser un peu au du Nevermore. Ils ont leur son bien à eux.  Le drummeur a une très bonne imagination dans ses partitions en plus d’avoir un tightness indéniable. Le bassiste chanteur nous livre une bonne performance. Ses partitions de basses sont très bien construites en fonction de la musique. Vocalement, il s’est vraiment amélioré. À la guitare, les riffs sont tranchants et pesants. En revanche, je rajouterais un peu de gain dans sa distorsion pour ajouter plus d’attaque surtout dans les moments de hammer/pull off. Leur prestation était solide!

 

Cries Of Blood

J’avais eu l’occasion de les voir à Trois-Rivières en 2023 avec un chanteur différent. C’est un groupe qui a énormément gagné en maturité en voyant leur performance au Kaboom. Je les mettrais dans la catégorie black metal mélodique symphonique.

Les jeux de guitares sont vraiment bien construits. Un mélange de mélodie, de rapidité et de technique. Le batteur a des bonnes idées, c’est bien exécuté et plutôt tight. Il joue avec un métronome pour les séquences et comme rien ne détone, je n’ai pas le choix de dire que le tempo est parfait. La basse est plutôt groovy et vraiment bien réfléchie pour les partitions. C’est vraiment le fun de voir des partitions de basse qui ne suivent pas nécessairement, excellent travail de ce côté. À la voix, nous avons un personnage au visage très expressif, mais surtout avec un contrôle de sa voix sans failles. Il a un range plutôt impressionnant. Du growl au hi pitch rien n’est laissé au hasard. C’est un groupe que je verrais bien jouer avec Shade Empire.

 

 

Ulfhednar

C’est avec un début malheureusement laborieux que le groupe entame les hostilités. Mais heureusement, ils se sont replacés rapidement. Ils ont débuté le concert avec leur nouveau single sorti il y a quelques semaines. Ensuite, Mak’gora fut la chanson que le groupe a jouée. Le ou ahh ou ahh ou ahh des paroles a vraiment fait embarquer les gens. La formation était vraiment attendue par le public présent en cette deuxième soirée du Kaboom Fest. La formation a un « fanbase » qui ne cesse d’augmenter avec les années qui passent. Pour continuer, le groupe a gagné en assurance et a offert de la qualité avec leur musique aux allures viking. Wolves ov Vinland était la chanson que j’attendais avec impatience.

L’ambiance que le groupe transmet en concert est un mélange de guerre et de festivité. À l’avant de la scène, il y avait un thrash et à l’arrière de la salle, des combats d’épées en mousse (vestige laissé par Divine Bloodline). Ulfhednar nous a encore une fois livré une performance de qualité. Ils se sont bien repris par rapport au concert de Trois-Rivières il y a quelques semaines.

Ulfhednar ce n’est pas qu’un spectacle, c’est aussi une ambiance et une communion avec leur public. C’est une formation à surveiller !

 

-Photographe Jour 2: Vicky Fillion
Journaliste: Jean-Daniel Poirier