Evanescence//Halestorm//The Warning @ Centre Vidéotron, Québec – 26 octobre 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariepy lors du spectacle de Evanescence présenté par Gestev et Live Nation au Centre Vidéotron de Québec le 26 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Halestorm et The Warning.

 

The Warning

Trois jeunes sœurs en provenance du Mexique assuraient la première partie d’Evanescence et Halestorm au Centre Vidéotron. Pour commencer la soirée les jeune sensations ont commencé en force avec leur pièce S!ck. Les premiers cris se sont fait bien entendre dès le début, on sentait que le groupe était bienvenue sur scène. Les jeux de lumières étaient assez classiques tout au long de leur prestation et elles ont interprété huit chansons dans un cour délai d’environ 30 minutes

À suivre pour la suite de leur carrière qui sera prometteuse.

1.S!CK
2.MORE
3.MONEY
4.DISCIPLE
5.Sharks
6.Hell You Call a Dream
7.Automatic Sun
8.EVOLVE

 

 

 

Halestorm

Halestorm était ultra entendu en cette soirée et dès que les lumières se sont éteintes, les cris et les mains dans les airs étaient au rendez-vous. La scène était munie d’escaliers en forme de « V » avec le drum installé en hauteur au centre avec leur logo en grand bien animé et changeant de couleur tout au long du spectacle.

Halestorm a décidé de commencer avec leur pièce maitresse I Miss The Misery dans le noir avec un jeu de lumière blanc, Lzzy la chanteuse et guitariste entre sur scène en disant: « Quebec, merci je t’aime » sous une salle qui affiche pratiquement complet. Lzzy au top de sa forme et avec une foule très réceptive, au point que j’en est eu des frissons tout au long de la soirée. C’était la première fois que je voyais Halestorm en spectacle et j’ai été choqué par la voix fulgurante de Lzzy Hale.

Rendu à la 6eme chanson, nous avons eu droit au cover de I Prevail, Can U See Me In The Dark. Après ce super cover, une surprise nous attendait, ce n’était nulle autre que Amy Lee d’Evanescence en duo au piano et au chant pour la chanson Break In.

Nous avons eu une autre surprise et ce fut Daniela Villarreal, chanteuse et guitariste de The Warning, qui a rejoint la scène pour jouer Familiar Taste of Poison.

Pour finir, nous avons eu droit a un solo de drum suivi des autres membres qui ont rejoint la scène avec un tambour chacun pour conclure avec The Steeple.

1.I Miss the Misery
2.Love Bites (So Do I)
3.I Get Off
4.Freak Like Me
5.Rock Show
6.can u see me in the dark?
(I Prevail cover)
7.Break In
(with Amy Lee)
8.Familiar Taste of Poison
(with Daniela Villarreal)
9.Takes My Life
10.Drum Circle
11.The Steeple

 

 

Evanescence

Leur dernier passage à Québec était en 2022 en première partie de Muse pour leur retour sur scène, mais en ce 26 octobre 2024 cela faisait 15 ans que la formation n’avait pas performé en tant que « headliner ». L’enthousiasme était palpable au Centre Vidéotron, les cris et les main dans les air étaient encore beaucoup plus présents lorsque les lumières se sont éteintes pour commencer avec Broken Pieces Shine suivi de Made Of Stone et The Game Is Over

Amy Lee depuis leur dernier passage en 2022 a repris du poil de la bête comme on dit avec son vocal et un son très fort en décibel. Comment expliquer, lorsque Going Under et ses premières notes se sont fait entendre, leur grand classique de leur répertoire, c’était la folie dans le Centre Vidéotron et les gens chantaient.

Que dire de Amy Lee au piano, elle était parfaite comme à son habitude. Tout au long du spectacle il y avait beaucoup de jeux de lumières bleues et rouges. J’ai bien aimé quand elle a joué Far From Heaven, il y a avait de la fumée qui longeaient le sol jusque dans la foule, c’était tout simplement magnifique à voir et tous chantaient, se collaient entre eux avec beaucoup d’émotions.

Rendu à la pièce My Immortal, les téléphones avec les flashs allumés étaient présents dans toute la salle, tout comme les cris et les chants. Pour conclure la soirée avec Bring Me To Life, la pièce maitresse du groupe. Tout le monde l’attendait cette chanson, c’était l’apogée de la soirée.

Je recommande fortement à tout le monde de voir la formation Evanescence au moins une fois dans votre vie.

1.Broken Pieces Shine
2.Made of Stone
3.The Game Is Over
4.Going Under
5.Call Me When You’re Sober
6.Take Cover
7.Lose Control / Part of Me / Never Go Back
8.Wasted on You
9.Lithium
10.Far From Heaven
11.Imaginary
12.Better Without You
13.End of the Dream
14.Use My Voice
15.Blind Belief
16.My Immortal
17.Bring Me to Life

-Journaliste/Photographe: Jimmy St-Pierre Gariepy

Iron Maiden//The HU @ Centre Bell, Montréal – 30 octobre 2024

Voici le compte rendu et photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Iron Maiden présenté par Heavy MTL, Live Nation et Evenko au Centre Bell de Montréal le 30 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche The HU.

 

Retour sur le spectacle

Après un passage fort remarqué quelques jours avant nous, Iron Maiden ainsi que la formation Mongole The Hu, venaient rendre notre soirée des plus divertissantes et excitantes.

La troupe de Bruce Dickinson avait décidé de se produire pas moins que deux fois en sol québécois, pour cette tournée mondiale. Il faut se le dire, Bruce et sa bande ont un lien assez étroit avec nous les québécois. Je me dois d’avouer que nous sommes particuliers envers les artistes que nous chérissons et cela dois se sentir et nous démarquer des autres. Quand un groupe dit sur scène que nous sommes fantastiques, je le crois généralement!

Je suis arrivé relativement tôt et déjà beaucoup de fans avaient envahi les abords du Centre Bell. Beaucoup ont pu apprécier le kiosque de produits dérivés officiels, avant le spectacle et se trouvant à l’extérieur. Montréal était MAIDEN.

 

The HU

Mais en premier lieu, il y avait la formation Mongole The Hu (que l’on pourrait traduire par Être humain), qui offre un métal particulier, incluant chant de gorge (lire khöömii), ainsi que d’un instrument mongole ancien à cordes et archet nommé le Morin Khuur, qui signifie Vielle à tête de cheval. Ceux déjà habitués à la musique Scandinave, et à la Talharpa y retrouveraient des similarités sonores : un son folklorique rappelant le violon ou le violoncelle, mais avec un prononcé plus abrupt et tribal, primal. Jaya leader de la formation ne faisait pas que chanter guttural, sa voix claire est tout aussi superbe. Il utilise aussi beaucoup le TumurKhuur, que l’on nomme aussi guimbarde, outil musical fort utilisé par nos amis vikings, pour ne nommer qu’une des nombreuses similarités avec eux.

Il y a deux Morin Khurr, dont un qui sert plus aux mélodies et un deuxième plus rythmé et lourd. À cela on peut ajouter une guitare Mongole (Tovshuur) pour Temka. Habituellement, on peut dire que le groupe est un quatuor, mais pour les tournées ils seront huit! Avec deux albums parus respectivement en 2019 (The Ereg) ainsi que Rumble of Thunder en 2022, ils avaient assez de matériel pour nous divertir durant plus d’une heure. Ils ont joué Wolf Totem, pièce enregistrée en collaboration avec Jacoby Shaddix de la populaire formation Papa Roach. Beaucoup de spectateurs semblaient ne pas connaître la formation.

Mais la réception de la foule a été très positive malgré la difficulté de se faire une place devant les géants du New Wave of British Heavy Metal. Certains diront que leurs compos ne sont pas des plus élaborées et sophistiquées (ce qui n’est pas le but recherché), d’autres seront séduits par la force de frappe efficace et l’exécution de cette jeune formation talentueuse. Petit bémol, on gagne à les voir dans une plus petite salle où l’on peut mieux ressentir leur musique.

Point négatif : ils sont statiques sur scène. Les costumes sont géniaux. Les percussions sont administrées en duo : une batterie classique et aussi des percussions orientales qui ajoutent à l’originalité sonore.

Après avoir applaudi chaudement le premier acte de la soirée, on sentait l’énergie monter en crescendo et l’enthousiasme foisonnait à l’horizon. Un mélange de fébrilité, de joie difficile à contenir et un paysage de sourires à la croisée des regards : la famille Iron Maiden. Un phénomène que seuls les ‘métalleux’ connaissent si bien.

Setlist :

  1. The Gereg
  2. Upright Destined Mongol
  3. Tuurudul
  4. TATAR Warrior
  5. Grey Hun
  6. Black Thunder
  7. YuveYuve Yu
  8. Wolf Totem
  9. This Is Mongol

 

 

Iron Maiden

Bruce est apparu avec sa cohorte. On entame de suite avec Caught Somewhere In Time. Je prends mes clichés en chantant à tue-tête, ému et ayant du mal à croire que je chante à moins d’un mètre de Bruce, qui croise mon regard plusieurs fois et de Steve et les autres! Ensuite on enchaine avec Stranger In A Strange Land, de l’album Somewhere In Time, mon album fétiche. Un gros 15 minutes pour immortaliser ce moment magique et le partager avec vous!

Le temps de me libérer de mon matériel photo, je me dirige vers mon siège pour finir le tout en beauté dans la section rouge. Le groupe se permet de jouer quelques titres de leur dernier rejeton intitulé : Senjutsu. Ce n’est pas l’album préféré de tous, mais moi j’ai apprécié ces pièces qui sont somme toute moins énergiques, mais assez cérébrales et munies de textes captivants dignes de la plume de Bruce. Death to the celts en fait partie et il en profitera pour dénoncer le comportement humain répandu de domination et de l’anéantissement de certaines cultures dont celles des celtes (Irlandais,Écossais etc.) Et il fera un parallèle fort apprécié avec le peuple québécois, au grand plaisir de la majorité de la foule. De plus le tout exprimé dans un français fonctionnel, merci à sa conjointe française qui doit y être pour quelque chose !

Nicko semblais jouer un peu plus mollement, mais étant le doyen du groupe (72 ans!) et ayant subi un arrêt cardio-vasculaire il n’y a pas moins d’un an, je ne peux qu’être fier de ce combattant.

Les visages ont vieilli, Steve a changé avec les années, Dave est toujours aussi angélique et zen quand il joue, Janik s’étire allègrement la jambe sur un cabinet de 6 pieds de haut, entre deux danses et sautillements affichant un plaisir contagieux en jouant, Adrian toujours aussi sérieux et concentré, et Bruce qui a toujours des fourmis dans les jambes ne pouvait rester sur place plus d’une minute.

Eddie fera apparition plusieurs fois, mais majoritairement sous la forme du Stranger de Somewhere in time. Il y aura même un duel entre lui et Bruce avec des éléments explosifs de pyrotechnie et où on a pu voir une démonstration du caractère taquin et enfantin de Bruce. Le Eddie en Samuraï est particulièrement réussi et ses prouesses à l’épée sont géniales, même lorsqu’il tente de couper la tête de Janik!

Le classique Fear of the Dark a su nous convier à un moment de pure symbiose et de participation de la foule lors du refrain en sautillant sur place.

L’incontournable The Trooper a pu décupler la folie de l’événement. Bruce avait la forme vocale et délivrait une fort agréable performance.

Pour ceux qui auront raté cet événement, une autre tournée est déjà annoncée et aura lieu en 2025!

En forme les gars!  UP THE IRONS!

Setlist :

  1. Caught Somewhere in Time
  2. Stranger in a Strange Land
  3. The Writing on the Wall
  4. Days of Future Past
  5. The Time Machine
  6. The Prisoner
  7. Death of the Celts
  8. Can I Play With Madness
  9. Heaven Can Wait
  10. Alexander the Great
  11. Fear of the Dark
  12. Iron Maiden

Rappel :

  1. Hell on Earth
  2. The Trooper
  3. WastedYears

-Journaliste/Photographe: Martin Desbois

Evanescence//Halestorm//The Warning @ Centre Bell, Montréal – 25 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de Evanescence présenté par Heavy MTL, Live Nation et Evenko au Centre Bell de Montréal le 25 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Halestorm et The Warning.

 

Retour sur le spectacle

Le Centre Bell accueillait vendredi dernier les formations Evanescence, Halestorm et The Warning dans le cadre de la tournée 20ème anniversaire de leur album « Fallen », album qui a su propulser le groupe américain dans le palmarès de toutes les radios à l’époque. Présenté par Heavy MTL, le spectacle affichait presque complet alors que plusieurs billets ont été libérés dans la section 300 quelques jours avant le concert.

L’accoutrement gothique était au rendez-vous alors que la bande d’Amy Lee débarquait en ville. Metalleux, gothiques et personnes de tout âge et style sont sortis de leur tanière afin d’assister à cette soirée mettant en vedette le rock alternatif. Ayant pu me procurer ce spectacle en mai dans le cadre du « Concert Week » pour la modique somme de 25 $, je me disais que j’allais tenter ma chance avec un groupe qui a su marquer mon adolescence et mon secondaire.

 

The Warning

C’est vers 19h que le trio de The Warning allait débuter la soirée avec la pièce « S!CK ». Originaire du Mexique, The Warning est composé de trois sœurs et existe depuis 2013. Musicalement parlant, le groupe est solide ! Les trois sœurs jouent vraiment avec une précision hors pair et semblent vraiment apprécier leur passage dans la Métropole. Ayant quatre albums à leur actif, la majorité des pièces présentées étaient de leur dernier album « Keep Me Fed » sorti en juin de cette année ainsi que l’album précédent « Error » sorti en 2022. Alternant le chant, les trois sœurs possèdent une énorme puissance en chantant différentes pièces telles que « MONEY », « DISCIPLE » et « EVOLVE » qui ont fermé leur prestation. The Warning s’avoue être une excellente découverte pour plusieurs personnes présentes et semble être un choix logique de première partie pour le style musical présenté. Espérons les revoir prochainement dans une salle plus intime (Théâtre Beanfield, Studio TD, etc,) afin de pouvoir assister à leur concert en formule tête d’affiche.

 

 

Halestorm

Halestorm est le prochain groupe à s’exécuter sur scène. Originaire des États-Unis, la bande de Lzzy Hale entre sur scène et la chanteuse n’hésite pas de commencer en acclamant « Montréal, je t’aime ! » avant même qu’elle commence sa prestation. Enchaînant à plusieurs reprises « Raise Your Horns ! », Halestorm commence avec la célèbre « I Miss the Misery ». Ne connaissant aucunement le groupe, je remarque une ÉNORME énergie se dégageant des musiciens, mais plus principalement Lzzy Hale. Quelle bombe cette femme ! Elle possède une énorme capacité de chanter autant aigu que grave ! J’ai vraiment été surpris par son talent ! Entre les pièces, elle n’hésite pas à faire quelques petits « speechs » de motivation et de sensibilisation aux femmes et sur l’importante de la santé mentale.

Ayant une carrière qui s’étend sur plus de 30 ans, Halestorm est un nom que j’ai vu passer à l’occasion sans vraiment porter attention. Avec les pièces « Love Bites (So Do I) » et « Freak Like Me », la seule chose qui me vient en tête est… j’attendais quoi ? Le groupe a littéralement volé la vedette selon moi. Ils effectuent un rock se rapprochant au hard rock mais le font avec brio. Nous avons même eu l’occasion de voir un duo avec Amy Lee sur la pièce « Break In » qui a été une surprise pour plusieurs personnes dans la salle. C’est avec la pièce « The Steeple » qu’Halestorm laisse la place à Evanescence qui viendra clôturer le concert. Encore une fois, pour tout fan d’Halestorm, vous devez voir ce groupe en spectacle. Wow, wow et re-wow ! Je regrette encore de ne pas avoir connu ce groupe la avant.

Setlist :

  1. I Miss the Misery
  2. Love Bites (So Do I)
  3. I Get Off
  4. Freak Like Me
  5. Do Not Disturb
  6. Can U See Me In The Dark (Cover de I Prevail)
  7. Break In (Duo avec Amy Lee)
  8. Familiar Taste of Poison
  9. Drum Circle
  10. The Steeple

 

 

Evancescence

Le légendaire groupe aux allures gothiques Evanescence vient compléter la soirée. La bande d’Amy Lee vient présenter des pièces de leur longue carrière s’étalant sur plus de 20 ans. Un écran à l’effigie du logo du groupe est présenté en arrière-scène. La pièce « Broken Pieces Shine » de leur dernier album « The Bitter Truth », sorti en 2021, donne le coup d’envoi. Jouant plus de sept pièces de cet album, la setlist est en majeure partie des chansons de cet album ainsi que quelques-unes de l’album « Fallen », donc le groupe célèbre son 20ème anniversaire. Le Centre Bell est maintenant plein à craquer et les spectateurs n’hésitent pas à chanter les différentes pièces chantées par le groupe. Au point de vue musical, le groupe est excellent et chaque instrument est bien joué et la qualité sonore est au rendez-vous ! Amy Lee, de son côté, semble chanter parfois un peu trop aigu à mon goût à un point que j’ai de la misère à comprendre les paroles. Malgré tout, elle a très bien chanté les classiques du groupe tels que : « Going Under », « Call Me When You’re Sober » et la très célèbre « My Immortal » qui a été joué au piano.

Tout au long de la prestation, j’ai ressenti un coup de nostalgie en écoutant Evanescence me rappelant mon secondaire. L’album « Fallen » a été pour plusieurs un album phare dans leur jeune temps. C’est avec la pièce « Bring Me to Life » que le groupe termine la soirée. Cette chanson a tout simplement propulsé le groupe vers un autre niveau en 2003 et ça se voit avec un Centre Bell plein à craquer. Plusieurs personnes attendaient un rappel qui, malheureusement, n’a pas eu lieu.

De mon point de vue personnel, est-ce que mes attentes pour Evanescence étaient trop hautes? Je dirais oui. Ne connaissant presque aucune pièce du nouvel album, je me suis retrouvé à chanter seulement les classiques. En tant que tel, la scène me semblait fade par moment. Le grand écran n’a malheureusement pas été assez utilisé à son plein potentiel avec seulement le « E » du logo d’Evanescence qui changea de couleur à l’occasion. Les musiciens, quant à eux, ont tout simplement bien joué les pièces ! Amy Lee semblait vraiment s’amuser sur scène ! Ayant même fait un petit discours disant qu’à 42 ans, elle n’a jamais autant senti l’amour du public et en confiance de la sorte à jouer sur scène. Elle reflète une joie et une passion pour son métier.

C’est vers 23h que la soirée se termine et que la troupe d’Amy Lee se dirigea vers la Ville de Québec au Centre Vidéotron en ce samedi soir avant le spectacle d‘Iron Maiden le lendemain. Un week-end bien occupé pour les voisins de l’autre bout de l’autoroute 40 !

Setlist :

  1. Broken Pieces Shine
  2. Made of Stone
  3. Going Under
  4. Call Me When You’re Sober
  5. Take Cover
  6. Lose Control / Part of Me / Never Go Back
  7. Wasted on You
  8. Lithium
  9. Far From Heaven
  10. Imagniary (Montage vidéo présentée avant la pièce)
  11. Better Without You
  12. End of the Dream
  13. Use My Voice
  14. Blind Belief
  15. My Immortal
  16. Bring Me to Life

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Lizane Jean

Iron Maiden//The Hu @ Centre Vidéotron, Québec – 27 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Iron Maiden présenté par Gestev au Centre Vidéotron de Québec le 27 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche The Hu.

 

Retour sur le spectacle

Après plus d’un an d’attente, le temps est venu pour Iron Maiden de venir enflammer le Centre Vidéotron à Québec dans le cadre de la tournée « The Future Past 2024 », le tout présenté par Gestev. Accompagné de la formation The Hu, le concert affichait complet et ce peu de temps après la mise en vente des billets, signe que les Britanniques sont toujours les bienvenues dans la belle province et ce depuis près de 50 ans ! Ce spectacle se voyait être un retour dans le temps en présentant quelques pièces de leur légendaire album « Somewhere In Time » paru en 1986 ainsi que quelques pièces de leur nouvel album « Senjutsu » sorti en 2021.

 

The Hu

The Hu est le groupe ayant la charge de réchauffer le Centre Vidéotron avant la venue des légendes d’Iron Maiden. N’ayant pu offrir leur spectacle à Toronto la veille suite à un problème de douanes, The Hu arrive sur scène tel que prévu à 19h30 avec tous les membres. Soulagement, le groupe a réussi à passer les douanes ! En provenance de la Mongolie, ce groupe se compose de quatre musiciens temps plein studio et s’ajoute à cela quatre autres musiciens pour les tournées. En tout, ce sont huit musiciens qui étaient sur scène en même temps pour performer un folk metal incorporant des instruments traditionnels ainsi qu’un chant khöömii (chant de gorge).

Actif depuis 2016, le groupe me semblait encore à ce jour inconnu pour plusieurs spectateurs dans la salle. Pendant plus de 60 minutes, nous avons eu l’occasion d’entrer dans leur univers propre à eux en ayant des pièces tirées de leurs deux albums studio :« The Gereg » paru en 2019 et « Rumble of Thunder » en 2022. Visuellement parlant, la scène me semblait « fade » par moment. Une simple lumière orange venait éclairer les membres du groupe et aucun support visuel n’y était présent. Quelques bannières ou un petit écran auraient ajouter une certaine dynamique. Musicalement parlant, c’est autre chose. Les musiciens sont vraiment solides ! Entendre de la musique d’une autre culture est tout simplement magnifique et un vent de fraîcheur qui est intéressant. Les pièces jouées me semblaient vraiment bien effectuées malgré le fait que je ne connaissais aucunement ce groupe.

À la fois mystérieux et à la fois unique, The Hu me semble être une première partie intéressante. Je me rappelle les fois que j’ai vu Iron Maiden avec Dream Theater, Alice Cooper ou Ghost en première partie, wow ! The Hu me semble être un groupe relativement nouveau si l’on compare aux groupes cités avant. Rien de moins, j’ai apprécié leur prestation et n’hésiterai pas à les revoir en première partie d’une future tournée.

Setlist :

  1. The Gereg
  2. Upright Destined Mongol
  3. Tuurudul
  4. TATAR Warrior
  5. Grey Hun
  6. Black Thunder
  7. Yuve Yuve Yu
  8. Wolf Totem
  9. This Is Mongol

 

 

Iron Maiden

La bande de Bruce Dickinson vient clore la soirée devant une foule plus que prête d’accueillir les légendes du NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal). Actif depuis 1975, Iron Maiden a été fondé par Steve Harris, membre fondateur et bassiste du groupe. Avec plus de 17 albums studio à leur actif, le choix était énorme afin de piger dans leur large discographie pour ce soir.

Ayant vu les légendes britanniques plusieurs fois par le passé, ceci était maintenant mon 7ème concert de ce mythique groupe. Déjà, je vois l’engouement dans la salle qui est maintenant pleine à craquer. Je comprends encore une fois pourquoi Iron Maiden est dans une classe à part en frais de groupe. Sur scène, nous voyons comme à l’habitude un énorme écran qui sera utilisé toute la soirée présentant différentes vidéos et visuels se rattachant à chaque pièce jouée.

C’est sous la chanson Doctor Doctor du groupe UFO que le compte à rebours est alors lancé avant l’arrivée de Maiden. La foule est alors en délire et je peux les comprendre ! Est suivi par la suite le thème de Blade Runner et … CAUGHT SOMEWHERE IN TIME ! L’intro de l’album  « Somewhere In Time » et paf, nous avons l’arrivée du groupe! Tout le monde chante à tue-tête et même différents moshpits se font aller sur le parterre ainsi que du body surfing. La foule est complètement en délire ! Tout au long de la soirée, nous allons voir des échanges entre les guitaristes Dave Murray, Adrian Smith ainsi que Janick Gers. Steve Harris n’hésite pas à nous montrer ses prouesses à la bass et plus loin, nous pouvons voir Nicko McBrain qui est bien isolé au milieu de la scène sur son drum. Une vraie machine de drummer encore aussi intense que ça à 72 ans !

Le facteur de l’âge n’aura aucunement un impact pour ces musiciens qui ont joué les chansons avec justesse et précision. Sourire en coin, chaque membre présentait une joie de jouer pour la foule de Québec. Bruce Dickinson, fidèle à lui, est une vraie sauterelle sur scène. Il n’hésite pas à se promener de gauche à droite tout en chantant et entre chaque pièce, il partage quelques anecdotes à la foule avec un français plus qu’impeccable. Maintenant marié à une Française, notre cher Bruce nous a partagé son amour pour la ville de Québec se rappelant avoir joué dans le défunt Colisée Pepsi. Au niveau musical, cet homme à tout faire (pilote d’avion, chanteur, professeur d’histoire, etc.) est toujours en forme ! La voix n’a tout simplement pas changé depuis le temps !

Du côté du choix des pièces, la majeure partie des titres joués ont été du dernier album « Senjutsu » et de l’album « Somewhere In Time ». Sans hésitation, le moment fort de la soirée a été la pièce « Alexander the Great » qui a été jouée pour la première fois l’an passé en 2023. C’est seulement 27 ans plus tard que nous avons pu entendre cette pièce pour la première fois en spectacle ! C’était une soirée de plusieurs « premières fois » dans mon cas, ça fait du bien des fois autre chose que des pièces qui sont réchauffées et jouées trop souvent. Un spectacle d’Iron Maiden ne peut être complet qu’avec les succès « Fear of the Dark » et « The Trooper ».

Finalement, Iron Maiden nous prouve encore une fois qu’une bonne mise en scène minimaliste est bien correcte. Pendant plus de deux heures, nous avons eu droit à une vraie leçon du groupe d’heavy metal sans oublier l’emblématique mascotte du groupe, Eddie, qui est venue gâcher la fête à quelques occasions dans la soirée. Sur la pièce « Can I Play With Madness » un duel entre Eddie et Bruce a eu lieu. Quelques flammes sont apparues sur la pièce « Hell on Earth » durant le rappel.

C’est sur la pièce « Wasted Years » que la soirée se termine vers 23h. Je me rappelle encore une fois pourquoi Iron Maiden est un groupe que je n’hésite jamais à voir et revoir en spectacle. Tout est parfait. Je recommande à n’importe qui d’assister à leur prochaine tournée 2025-2026 « Run For Your Lives » qui a été annoncée dernièrement. Aucune date n’est présentement annoncé pour l’Amérique du Nord mais si l’on se fie à la tendance, un arrêt est plus que possible vers la fin 2025 ou en 2026. Cette tournée sera uniquement consacrée sur les neuf premiers albums du groupe allant de leur premier album « Iron Maiden » jusqu’à « Fear of the Dark ».

UP THE IRONS !

RIP Paul Di’Anno (premier chanteur d’Iron Maiden décédé le 21 octobre 2024)

Setlist :

  1. Caught Somewhere in Time
  2. Stranger in a Strange Land
  3. The Writing on the Wall
  4. Days of Future Past
  5. The Time Machine
  6. The Prisoner
  7. Death of the Celts
  8. Can I Play With Madness
  9. Heaven Can Wait
  10. Alexander the Great
  11. Fear of the Dark
  12. Iron Maiden

Rappel :

  1. Hell on Earth
  2. The Trooper
  3. Wasted Years

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

Opeth & Tribulation @ L’Olympia, Montréal – 15 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Opeth présenté par Heavy MTL, Extensive Enterprise, Greenland Productions et Evenko à L’Olympia de Montréal le 15 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Tribulation.

 

C’est un mardi soir d’octobre bien tranquille dans la ville de Montréal… FAUX ! C’est un mardi soir bien occupé avec la visite des Suédois d’Opeth et Tribulation qui sont venus envahir l’Olympia de Montréal dans le cadre de la tournée « The Last Will and Testament » qui parcourt présentement l’Amérique du Nord. Présenté par Heavy MTL et Greenland Productions, le spectacle de ce soir affiche complet et ce depuis peu de temps après que la tournée soit annoncée. Signe que les concerts metal à Montréal sont bien en vie et en santé, presque tous les spectacles affichent complet maintenant !

 

Tribulation

Ouvrant la soirée avec un gothic metal digne des années 80, la troupe de Tribulation entre sur scène aux alentours de 19h30. Ayant vu ce groupe dans le passé à leur époque plus death metal avec leur premier album « The Horror », je vais avouer que j’ai littéralement pogné, comme on dit en bon québécois, « pogné un deux minutes ». Ayant prit une tournure plus gothic metal, Tribulation m’a totalement surpris par leur look comparable au légendaire groupe « The Cure ». Les pièces suggérées sont tirées en majeure partie de leur nouveau son. Sans enlever le talent du groupe et la qualité sonore qui était soi-disant excellente, j’aurais bien aimé entendre une pièce de leur album « The Horror ». Leur son gothic metal m’a paru parfois long et sans saveur. Peut-être que je garde trop en souvenir leur première période plus lourde et que j’avais trop d’attentes face à Tribulation.

Mine de rien, les Suédois ont très bien paru avec les pièces « Hungry Waters » et « Saturn Coming Down » qui ont été mes coups de cœurs de leur prestation. La foule, quoique statique par moment, a su échanger quelques petits headbangs par-ci par-là sur le parterre. Plusieurs personnes abordaient des gilets à l’effigie du groupe prouvant que plusieurs spectateurs se sont déplacés afin de voir leur favori pendant plus de 45 minutes. Passons maintenant avec la tête d’affiche, Opeth !

 

 

Opeth

La bande de Mikael Åkerfeldt arrive sous les applaudissements et les cris de la foule prêt à recevoir leur dose de metal progressif à saveur death metal. Virtuose et génie musical dans l’âme, Mikael nous présente le premier extrait du prochain album à paraître le 22 novembre 2024, soit la pièce « §1 », qui peut se traduire par « Paragraphe 1 ». Avec une toile en arrière-plan qui projette des vidéos et effets spéciaux reliés à chaque pièce jouée, Opeth enchaîne avec les classiques « The Leper Affinity » et « The Grand Conjuration ». À partir de ce moment, la foule commence à se dégêner et le moshpit embarque officiellement sur le parterre ainsi que les body surfings qui se répètent tout au long de la soirée.

Déjà trois pièces se sont écoulées et nous voyons déjà l’enthousiasme de Mikael et les musiciens sur scène. Fidèle à son habitude, il n’hésite pas à interagir de manière humoristique et parfois sarcastique avec la foule entre chaque pièce afin de laisser un petit temps de repos. À la surprise de plusieurs, la pièce « Demon of the Fall » est la prochaine à être jouée. Depuis le début de la tournée, le groupe joue « The Devil’s Orchard »,  pièce tirée du premier album où Opeth délaisse le côté death metal pour s’orienter plus vers un son progressif des années 70. Deux pièces de cette époque seront jouées au courant de la soirée soient « Eternal Rains Will Come » et « Sorceress ». Le choix d’incorporer ces deux pièces est un atout dans ce spectacle laissant la possibilité aux musiciens de démontrer leur grand talent au niveau de leur son plus prog rock. La foule semblait également apprécier l’incorporation de ces deux morceaux.

Viens le moment plus tranquille avec la pièce « In My Time of Need » de l’album Damnation. Mikael nous avoue même qu’il a écouté la pièce Damnation du groupe Morbid Angel et a alors décidé d’appeler l’album à partir de ce moment ! Quelle belle anecdote! Mikael nous demande alors de chanter quelques passages de la chanson ce que la foule chante à cœur joie! Quel beau moment, facilement mon moment préféré de la soirée ! Entendre cette pièce était un moment touchant !

Pendant plus de deux heures, nous avons eu droit à une setlist variée d’Opeth en alternant les différents classiques de toutes les époques. S’étirant sur plus de 30 ans, la longue carrière d’Opeth regorge de classiques en quantité industrielle. Ce groupe est d’une justesse inégalée lors d’une prestation live et tous les musiciens ont rendu justice à la notoriété du nom Opeth. La qualité sonore, le charisme de Mikael, l’ambiance de la foule, les chansons, tout était parfait.

Ce spectacle sera possiblement dans mon top 3 de la fin d’année. Quelle belle soirée !

À la prochaine!

Setlist :

  1. 1
  2. The Leper Affinity
  3. The Grand Conjuration
  4. Demon of the Fall
  5. Eternal Rains Will Come
  6. In My Time of Need
  7. Face of Melinda
  8. Heir Apparent
  9. 3
  10. Ghost of Perdition

Rappel :

  1. Sorceresse
  2. Deliverance

 

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

 

English Version

It’s a quiet Tuesday night in October in the city of Montreal… WRONG! It’s a busy Tuesday night with the visit of the Swedes from Opeth and Tribulation who came to invade the Olympia in Montreal as part of the « The Last Will and Testament » tour that is currently traveling across North America. Presented by Heavy MTL and Greenland Productions, tonight’s show is sold out and has been since shortly after the tour was announced. A sign that metal concerts in Montreal are alive and well, almost all the shows are sold out now!

 

Tribulation

Opening the evening with a gothic metal worthy of the 80s, the Tribulation troupe enters the stage around 7:30 p.m. Having seen this band in the past in their more death metal era with their first album « The Horror », I will admit that I literally got, as they say in good Quebecois, « got a two-minute break ». Having taken a more gothic metal turn, Tribulation totally surprised me with their look comparable to the legendary band « The Cure ». The suggested pieces are mostly taken from their new sound. Without taking away the talent of the band and the sound quality which was supposedly excellent, I would have liked to hear a piece from their album « The Horror ». Their gothic metal sound sometimes seemed long and bland to me. Maybe I remember their first heavier period too much and I had too many expectations for Tribulation.

Without realizing it, the Swedes looked very good with the pieces « Hungry Waters » and « Saturn Coming Down » which were my favorites of their performance. The crowd, although static at times, knew how to exchange a few little headbangs here and there on the floor. Several people were wearing vests with the band’s image proving that several spectators moved to see their favorite for more than 45 minutes. Now let’s move on to the headliner, Opeth!

Opeth

Mikael Åkerfeldt’s band arrives to the applause and screams of the crowd ready to receive their dose of progressive metal with a death metal flavor. A virtuoso and musical genius at heart, Mikael presents us with the first excerpt from the next album to be released on November 22, 2024, the piece « §1 », which can be translated as « Paragraph 1 ». With a canvas in the background that projects videos and special effects related to each piece played, Opeth continues with the classics « The Leper Affinity » and « The Grand Conjuration ». From this moment on, the crowd begins to loosen up and the moshpit officially embarks on the floor as well as the body surfings that are repeated throughout the evening.

Already three pieces have passed and we can already see the enthusiasm of Mikael and the musicians on stage. True to form, he does not hesitate to interact in a humorous and sometimes sarcastic way with the crowd between each piece in order to allow a little rest time. To the surprise of many, the piece « Demon of the Fall » is the next to be played. Since the beginning of the tour, the band has been playing « The Devil’s Orchard », a piece from the first album where Opeth abandons the death metal side to move more towards a progressive sound of the 70s. Two pieces from this era will be played during the evening: « Eternal Rains Will Come » and « Sorceress ». The choice to incorporate these two pieces is an asset in this show, giving the musicians the opportunity to demonstrate their great talent in terms of their more prog rock sound. The crowd also seemed to appreciate the incorporation of these two pieces.

The quieter moment comes with the piece « In My Time of Need » from the album Damnation. Mikael even admits that he listened to the song Damnation by the band Morbid Angel and decided to call the album from that moment! What a great anecdote! Mikael then asks us to sing a few passages of the song which the crowd sings with joy! What a beautiful moment, easily my favorite moment of the evening! Hearing this piece was a touching moment!

For more than two hours, we were treated to a varied setlist by Opeth alternating between different classics from all eras. Spanning over 30 years, Opeth’s long career is full of classics in industrial quantities. This group is of unequaled accuracy during a live performance and all the musicians did justice to the notoriety of the Opeth name. The sound quality, Mikael’s charisma, the atmosphere of the crowd, the songs, everything was perfect.

This show will possibly be in my top 3 of the end of the year. What a great evening!

See you next time!

-Phil Grondin

Deadman’s Prophecy//Dynasty//Terror Symphony @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 12 octobre 2024

Deadman’s Prophecy, Dynasty et Terror Symphony
Taverne Royale – Trois-Rivières – 12 octobre 2024

Cela faisait un bout que je voulais revoir les Deadmen qui sillonnent le Québec depuis la parution de leur album The Vanishing Dawn en mars 2024. De plus Dynasty, ce jeune band de Montréal dont j’ai entendu beaucoup de bien entre les commentaires sur le web et certaines discussions. En ce qui concerne Terror Symphony, que j’avais vu au Sonum Fest 2024 à Québec. J’avais hâte que performe à nouveau ce groupe constitué d’universitaires en musique et de voir leur cheminement depuis ces cinq derniers mois.

 

Terror Symphony

– Renaud Dubé: voix
– Roxanne Forget: voix
– Damien Sudre: guitare
– Félix Doyon: guitare
– Soleil Anker-Baril: basse
– Matthias Goubet: batterie

Quand Renaud et Roxane chantent sur le même ton, leurs voix pourraient très bien se marier à plusieurs styles. Ils ont choisi le metal à notre plus grande satisfaction et le growning ‘’punch’’ en maître à cette occasion. Dès leur première chanson Retaliation le groupe démontre la capacité de nous en mettre plein les oreilles une musique sophistiquée et nuancée. Le duo de guitariste, Damien et Félix, montre l’amour de leur instrument à cordes, chacun à leur tour ils prennent le devant et exposent leurs connaissances techniques. Don’t look at me est la chanson pour moi qui les fait briller. En mai, Deception fut la première chanson de cette formation montréalaise qui m’a marqué et ce fut avec plaisir qu’ils nous l’ont offert encore ce soir. Ils nous font cadeau d’une nouvelle pièce, mais cette fois-ci en français: Épopée, qui se veut de raconter une histoire de chevalerie fantastique et cela complète très bien leur partie et d’ailleurs on retrouve cette chanson sur plusieurs plateforme  musicale sur le web…soyez curieux. On parle avec eux et on voit que de la musique ils en voient et en mangent. C’est charmant de voir la jeunesse si motivée et ils me promettent que de nouvelles pièces seront bientôt disponibles, Nous allons suivre ça.

 

Dynasty

Math Lorrain : voix/guitare
Math Gervais : guitare
Sam Dumoulin : batterie
Xavier Duchesne : basse

À peine commencé, je tombe en adoration face à la sonorité de la guitare Jackson RR24 de Matt Lorrain. Un son qui rend nostalgiques tous les metalheads des années 80, ça part avec Slavery et l’on est attentif. Dans mes notes que je relis c’est marqué ‘’Drum Drum Drum’’ pour une très bonne raison que je me rappelle très bien: le dynamisme et le spectacle donné par Sam Dumoulin à la batterie qui martyrise son instrument et qui s’amuse avec les spectateurs. Un vrai showman qu’on voit rarement à la percussion, belle belle job Sam! De plus à la basse, Xavier Duchesne se fait remarquer par son puissant ‘’back vocal’’ qui met du tonus, de l’impact lors de ses interventions. Pour un fan de Old school Metal, plein de moments satisfaisants. En fait, plus ça avance et plus on met de la présence et le solo  sur Ever broken est particulièrement savoureux. À l’arrivée de Children of the brave ça monte d’un cran pour aller en finale avec Releace the Demon parfait pour terminer en beauté et surtout un impact clair.

 

 

Deadman’s Prophecy

Carl Rodrigue Basse-Voix
Dave Lambert guitare-voix(back)
Francis de Carufel: batterie

Je les avais déjà vus à l’Entité et au Café Rock le Stage, mais je n’avais pas eu la chance de faire une chronique sur leur passage. Un metal lourd et gras à souhait avec un cowboy qui nous brutalise avec son vocal de ‘’monsieur pas content’’. Ils en ont fait du chemin depuis le Québec Rock Contest et la machine est bien huilée. Quoi de mieux que de commencer en puissance avec Cannibal qui met la barre haute dès le début. On se déchaîne avec Clock, aussi une pièce du dernier album The Vanishing Dawn, qu’on peut aussi voir dans un vidéo de tournée…mais ma foi, toujours plus intéressant de l’écouter en direct avec la mesure du trio qui nous transperce de vibrations ‘’heavy’’. Le rift de Broken Body rentre dans la place comme un marteau piqueur et j’adore ses nuances, probablement ma préférée du band. Dave Lambert est intense à la guitare et il faut rappeler qu’il peut jouer aussi de la basse, de la batterie et récemment s’initie au clavier…un homme-orchestre bientôt! Toujours plaisant de les voir et en spectacle et je leur souhaite une tournée hors du Canada, car personne n’est prophète dans son pays même pour un homme mort ils ont le potentiel, clairement.

 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground