Mononc’Serge & Anonymus//Tagada Jones @ Impérial Bell, Québec – 30 décembre 2024

Voici le compte rendu de Jade Poliquin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de Mononc’Serge & Anonymus présenté par BleuFleu à L’Impérial Bell de Québec le 30 décembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Tagada Jones.

 

Retour sur le spectacle

Lundi dernier, c’était un show Sold Out que nous avions à l’Impérial Bell! J’ai eu la chance d’aller couvrir ce spectacle qui a su rassembler plus de 600 passionnés en ce 30 décembre 2024.

 

Tagada Jones

La formation française de punk rock aux influences hardcore et thrash est chargée d’assurer la première partie du spectacle de ce soir. Ils jouaient pour la 23e fois sur les scènes du Québec au plaisir de plusieurs personnes dans la salle. Avec une belle énergie, les membres du groupe nous démontrent facilement leur aisance et leur expérience de la scène. Par contre, attention à vous chers gens de la première rangée, les pieds du bassiste sont plus souvent dans les airs que sur terre. Une énergie que plusieurs apprécient voir et qui fait vraiment une différence sur un spectacle à mon avis!

Ils nous ont joué des chansons telles que Nous avons la rage, Zéro de conduite et plusieurs autres classiques qui ont su bien réchauffer la foule! Cette dite foule n’a aucunement hésité à créer des mosh pits et un Wall of death que le bassiste du groupe avait demandé vers la fin de la prestation. Le son fut excellent et il était simple de distinguer chacun des instruments présents. Ce fut une prestation très tight de la part de ces musiciens. Malgré les interactions minimes du chanteur avec la foule, les choses les plus importantes ont été dite et la foule en fut ravie. La chaleur était présente et la foule fut très bien réchauffée… Au point que même l’alarme d’incendie démarra quelques minutes après la prestation enflammée de Tagada Jones. Baguettes et pics lancés, nous pouvons dire que c’est mission réussie pour ces français qui laissent maintenant place à Mononc’ Serge et Anonymus!

SETLIST

Intro
Le dernier baril
Je suis démocratie
Nous avons la rage
Zéro de conduite
Elle ne voulait pas
Combien de temps
Vendredi 13
Manipule
Nation to nation
Le feu aux poudres
Mort au cons 

 

 

Mononc’Serge & Anonymus

Il est maintenant temps à Mononc’ Serge et ses acolytes québécois de prendre place sur la scène. Avec un incroyable décor qui nous plonge directement dans un autre univers et des musiciens plus que prêts à donner une prestation digne des plus grands. Mononc’ Serge débarque sur scène de façon assuré et prêt à nous faire rire pour le reste de la soirée. Comment mieux démarrer cette soirée qu’avec des blagues sur les Nordiques et les Canadiens. Après tout, que serait Mononc’ Serge sans le côté humoristique?

Nous offrant un excellent mélange de classiques et de nouveautés du dernier album, le groupe a su garder leur sourire tout au long de la soirée. J’ai pu constater que sur les deux premières chansons le son était beaucoup moins fort que pendant le set de Tagada Jones, mais le tout a été réglé par la suite et le son était au point. Malgré un léger problème de son au niveau de la basse pendant le set, qui a été réglé rapidement, les musiciens étaient hyper tight tout le long et je n’ai rien à dire concernant leur performance.

Il était facile de voir l’incroyable chimie de tous les membres sur la scène, ce qui est, à mon avis, très important. On voit qu’ils ont du plaisir à faire cela et ça ne fait que rendre la foule encore plus heureuse. L’humour est vraiment leur point fort et Mononc’ Serge nous le démontre très bien en adressant la parole à la foule à de nombreuses reprises. Avec plusieurs éléments visuels tels que des mascottes déguisées en patates pour la chanson Les patates et des canons à “ poud “ pour la chanson “ Moé mais en mieux “, la foule ne pouvait rien demander de mieux pour l’aspect visuel de ce spectacle. Cette dite foule, qui encore une fois, n’hésitait pas une minute à participer à des moments de mosh pits, circle pit, body surfing etc. Bien avancée dans la soirée, il est maintenant l’heure de la fameuse chanson l’Âge de bière et sa fameuse pêche aux morons! Après un choix difficile, vu le nombre impressionnant de gens qui voulaient y participer, nous chantons tous en chœur ce fameux passage en regardant le moron caler la bière qu’on venait de lui offrir. 

Afin de conclure cette magnifique soirée à tendance humoristique, le groupe nous joue les chansons Musique barbare et Ogunquit au plaisir de plusieurs présents dans la salle. Ce fut une soirée magnifique qu’a connu l’Impérial. Quelle belle façon de terminer 2024!

SETLIST
Halte-là! Les Canadiens sont là
Métal canadien-français
Les fêtes en enfer
Sébastien Benoit
La bataille du Vendredi Saint
Woodstock en Beauce
Hommage aux hommages
Shitty accent
Un clown pour grand-papa
La ligue du vieux pouèl
Moé mais en mieux
Marijuana
J’pue pas, j’sens l’punk
S’a coche
L’âge de bière
Les patates
Bonne année

ENCORE
Musique barbare
Ogunquit

-Journaliste: Jade Poliquin
Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy

Dayglo Abortions//Metalian//Blackout//Barricade Mentale @ Foufounes Électriques – 20 décembre 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Dayglo Abortions présenté par Man In Anger Productions au Foufounes Électriques de Montréal le 20 décembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Metalian, Blackout! et Barricade Mentale.

 

Retour sur le spectacle

En cette soirée du 20 décembre, j’allais enfin revoir LE groupe culte punk canadien qui a bercé mon adolescence de jeune punk rebelle et insouciant. Après je ne sais plus combien d’années, j’allais revoir la formation Dayglo Abortions de la Colombie Britannique.

J’arrive tôt aux foufounes, un endroit qu’à chaque fois je revisite, une immensité de souvenirs enfouis de ma jeunesse refont surface. Le temps où le Gros michel me sortait par le fond de culotte. Pas parce que j’étais un si mauvais garçon mais plutôt car j’étais mineur et voulais profiter de la scène underground locale. Il y avait multiples soirées ‘all-ages’ mais je ne voulais pas me priver de rien!

J’allais y croiser une bonne quantité de visages familiers, venus pour les mêmes raisons que moi : avoir une sacré de bonne soirée en bonne compagnie et se défouler un peu de la semaine qui terminait.

 

Barricade Mentale

La soirée débute tardivement, les scans pour les billets est défectueux, il faut y aller à l’ancienne, avec une liste. Cela ne change rien pour moi je devais me nommer pour la Guest List. J’arrive enfin en haut et pas si longtemps après, Barricade Mentale commence le bal. La formation Shéitan sera absente malheureusement.

Formation locale très connue des Montréalais, les Barricades nous donnent ce que nous sommes habitués de recevoir, un punk efficace et énergique. Dumb de la formation Ab Irato viendra chanter à titre d’invité pour le plus grand plaisir des fans de la formation. Et j’en fait partie.

Ils ont joué plus de 45 minutes pour ne pas dire une heure, ce qui est beaucoup pour une première partie. Mais il fallait sûrement combler l’absence de Shéitan à la soirée.

 

Blackout!

Ensuite nous avons eu droit à la formation Albertaine Blackout!. Des vétérans que je n’avais jamais vus live auparavant. Leurs riffs incisifs et leur énergie ont su bien réchauffer la salle.

La salle se remplie davantage, ce n’est pas une soirée à guichet fermé, mais c’est juste parfait, on peut circuler et sortir du pit lorsque la cinquantaine se fait sentir hahaha.

Blackout! est le résultat de la rencontre de membres des groupes The Nasties, Maximum RnR, Dirty Bird, The Rotten. Cela donne un punk teinté de métal fort intéressant.

 

Metalian

Après cette belle surprise, les géants du New Wave of British Heavy Metal Montréalais Metalian allaient nous brasser solidement avec leurs riffs hypervitaminés et leur prestance remarquable. On y retrouvera multiples clins d’œil de classiques allant de Judas Priest à Metallica durant leurs meilleurs jours.

Ce sont littéralement des machines! Je pensais que leur métal allait un peu jurer dans le paysage punk de la soirée, mais il n’en fut rien. D’ailleurs Murray (leader des Dayglo Abortions) les affectionne grandement.

Il portait même un t-shirt à l’effigie du groupe.

 

Dayglo Abortions

Vint enfin le clou de la soirée. Les avortés du jour levant on pris possession de la salle en maîtres en commençant le tout avec la fameuse pièce Stupids Songs de leur album légendaire Feed Us a Fetus paru en 1986, il faut dire que Dayglo existe depuis aussi loin que 1979 !!! Ce n’est pas rien!

Je peux même leur donner le titre de légende canadienne punk aux côtés de Snfu et Propagandhi entre autres.

Nous avons été extrêmement gâtés avec plus d’une quinzaine de succès dont la fameuse ‘I killed mommy’ , Drugged and Drivin’ de l’album Here for today, Guano Tomorrow, ils ont d’ailleurs fermé le bal avec la pièce titre de cet album. Je ne participe jamais au pit armé de ma caméra pour ne pas risquer de l’endommager, mais cette fois j’ai pris le risque. Plaisir oblige!

Ce fut une soirée grandiose remplie de belles rencontres, avec des amis de la scène, collègue de travail, et de nouvelles amitiés se sont même formées.

Seul bémol de la soirée, la santé de Murray Acton, chanteur et guitariste de Dayglo Abortions dont le cancer lui impose un combat depuis quelques années. Une tristesse car on désire le garder avec nous le plus longtemps possible et j’en profiterai après le concert pour lui donner une chaleureuse accolade et poignée de main et le remercier de jaser avec moi et mes amis, un don généreux de sa part.

Je souhaite de tout mon cœur que l’on pourra le revoir en concert car le cancer est une maladie sournoise et qui crée de nombreux vides dans nos familles et cœurs.

Merci Murray! Pour cette mémorable soirée!  We are our own gods!

-Photographe/Journaliste: Martin Desbois

 

 

 

Liva//Outlying @ Le Clandestin, Victoriaville – 2 novembre 2024

Voici le compte rendu de Jean-François Veilleux lors du spectacle de Liva présenté au Le Clandestin de Victoriaville le 2 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Chained By Illness et Outlying.

 

Retour sur le spectacle

Le 2 novembre dernier, j’ai eu la chance d’assister à mon premier vrai spectacle de musique métal à Victoriaville depuis que j’y suis déménagé : Outlying, ChainedBy Illness et Liva comme tête d’affiche.

 

Outlying

Tout d’abord, le trio énergique Outlying a ouvert la soirée avec un death mélodique parfois un peu oldschool, mais assez entraînant, un peu à la Strigampire, et avec une petite touche de black. Cette formation trifluvienne sait allier la brutalité et la pesanteur avec une musique agrémentée de quelques chants clairs bien sentis et même parfois des ambiances plutôt contemplatives, comme certaines balades à la Metallica.

Leur musique fait davantage dans la simplicité efficace que la complexité abusive. Le guitariste-chanteur a d’ailleurs bien profité de l’espace pour faire un solo. En ce sens, j’ai vraiment apprécié les excellents solo de guitare, surtout dans les nouvelles chansons, comme le nouveau single qui vient tout juste de sortir

 

Évidemment, j’ai fort apprécié le solo de batterie pendant le changement de guitare en raison d’une corde cassée. Le groupe était plutôt surpris de jouer un concert dans le style cabaret (les gens étaient plutôt assis autour de tables), mais ils ont ouvert parfaitement le spectacle, et ce, malgré quelques erreurs d’exécution, comme si le batteur manquait de gaz, je salut tout de même son enthousiasme contagieux.

Pour compenser l’absence imprévue du deuxième groupe, Outlying a offert deux tounes en prolongation pour un set-list respectable d’environ 65 minutes au total. La trentaine de personnes présentes ont fort apprécié cette entrée en matière avec une variation de tempo faisant vibrer nos tympans dans l’allégresse.

Tel que mentionné, la formation trifluvienne Chained By Illness (« enchaîné par la maladie ») a malheureusement (et ironiquement) dû annuler sa présence en raison de maladie. On leur souhaite bien sûr prompt rétablissement et j’ai très hâte d’enfin pouvoir faire leur connaissance. Je suis certain que par leur présence et leur musique, ils apportent quelque chose de bon à la scène métal québécoise.

 

Liva

Maintenant, passons au plat principal : la formation Liva, originaire de Sherbrooke, était de passage pour promouvoir un vidéoclip de la pièce « Samson & Dalila I » issue de leur quatrième album, Ecce mundus (2023), publié dix années après l’opus Human abstract (2013). Formé en 1997, Liva revendique être le plus ancien groupe de musique au Québec et au Canada à mélanger la musique classique et le métal. Il y a déjà vingt ans, j’avais déjà été fort charmé par les deux premiers albums, d’abord Requiem (2002), mais surtout l’œuvre De Insulis (2007) qui a beaucoup marqué favorablement tout mon univers musical.

 

Il s’agit en quelque sorte de « métal classique », soit un répertoire musical allant davantage vers l’orchestre symphonique ou des orchestrations avec une large instrumentation. Il y a très peu de ce genre de métal pointu à mon avis, et là je ne parle pas de groupe populaires comme Nightwish, mais bien de formations musicales talentueuses et qui offrent une musique de qualité tel que les allemands Haggard. Selon Liva, ils offrent du « power métal opéra symphonique», donc une sorte de métal raffiné avec des arrangements classiques, des textes en latin, de la poésie médiévale et des mélodies épiques. Pas étonnant qu’ils ont gagné en 2003 le prix MIMI de l’artiste le plus avant-gardiste, soit celui « qui rompt le plus radicalement avec les préjugés et les créneaux définis : langue, genre musical et préoccupations artistiques ».

Ainsi, Liva performe et même excelle dans le heavy métal symphonique, un métal franc et entraînant, voir exaltant. J’ai vraiment apprécié le groove de ce quatuor sherbrookois, je m’en suis même fort délecté. La formation nous transporte dans des univers homériques, chevaleresques et endiablés. Liva a certainement su captiver l’auditoire dès le début avec une grandiose introduction symphonique et ce, jusqu’à la fin du concert, les gens étaient heureux de les revoir ou bien de les connaître. J’ai pu observer un public attentif.

Les membres étaient tight ensemble, une précision chirurgicale. D’abord, la technique et rapidité du féroce batteur, Manuel Bureau, impressionnent. Par sa vigueur, il tenait la cadence avec assurance. Sans doute parce qu’il s’agit de mon instrument principal depuis 25 ans, j’ai beaucoup aimé ses jeux de rythmes et de nuances percussives. Il a même offert un délicieux solo de drum pour combler un problème technique.

Quant aux autres membres du groupe, on doit d’abord mentionner à la voix puissante, Nadine Guertin, présente dans le groupe depuis 2020 environ, qui vient appuyer avec grâce et pertinence l’essence musicale de ce groupe. En effet, sa voix féminine enchanteresse et sa présence viennent solidifier l’aspect scénique et classique de Liva, étant aussi appuyés par la solide basse brutale jouée par Martin Tremblay.

Enfin, Pier Carlo Liva, le fondateur et leader du groupe est polyvalent aux chants et à la guitare (solos de guitare hypnotisants) et possède une voix ténébreuse, profondément réconfortante qui se marie bien avec celle de Nadine, telle une grande lumière qui inonde une immense cathédrale.Cela paraît qu’ils ont tous du plaisir à jouer ensemble, les regards complices en témoignaient, et ces artistes savent occuper une scène. Ils sont très généreux envers leur public avec une performance énergique de plus de 75 minutes.

Ne manquez pas leur prochaine performance cet hiver, pour la première fois à Trois-Rivières, le 8 février 2025, à la Taverne Royale(1979, rue Royale) avec les deux formations versant également dans le métal d’inspiration classique, Uriel et Chained By Illness : https://www.facebook.com/events/512366755160149/ 

En terminant, quelques mots sur Le Clandestin, car c’était mon premier spectacle à cet endroit. Malgré la petitesse de la salle, ce lieu implique de nombreux éléments positifs : la configuration de l’espace, la puissance sonore, une moyenne scène et les nombreux éclairages ultra-modernes, qui font de cet endroit une salle honorable. Un peu de proximité ne fait pas de tord et offre une expérience plus intime entre le public et l’artiste. Le show est parti à l’heure, la bière n’était pas trop chère et le cosmos était projeté au plafond. On oublie vite que nous sommes dans le sous-sol d’une boutique de cannabis thérapeutique…

En fait, je ne pouvais espérer mieux comme première expérience à cet endroit. Cependant, mais où est donc la faune métallique victoriavilloise et les poilus des Bois-Francs ? Selon moi, cette salle underground va devenir un lieu incontournable pour les groupes locaux.

MISE À JOUR : Malheureusement, le samedi 30 novembre 2024, soit seulement un an après son ouverture, nous apprenions que Le Clandestin ferme ses portes pour diverses raisons hors de leur contrôle. En fait, l’équipe cherche désormais un nouveau lieu de diffusion pour se produire. Espérons qu’ils puissent retrouver un pied à terre, car les petites salles sont très importantes pour faire vivre la scène locale et les groupes de la relève, et Victoriaville en a besoin.

-Par Jean-François Veilleux

Polaris Quartet @ Église Ste-Cécile, Rimouski (Bic) – 6 décembre 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Cynthia Côté lors du spectacle de Polaris Quartet présenté à L’Église Ste-Cécile de Rimouski (Le Bic) le 6 décembre 2024.

 

Polaris Quartet – Airs magiques et non-conventionnels

Nouvelle formation depuis 2024, Polaris Quartet vous offre un spectacle intitulé « Chants d’hiver » aux airs magiques et non-conventionnels pour tous! C’est à l’église Sainte-Cécile du Bic (à vingt minutes de Rimouski) que je me suis rendue à ce concert bénéfice du temps des fêtes.

Quatre chanteurs muciciens, Philippe Harvey (chant), Nancy Desmarais (chant), Steve Archambault (guitare et chant) et Danny Bédard (piano et chant) créant un concept différent tout en réinterprétant des classiques qui ont marqué des générations sous forme de panio, guitare et voix. Styx, Ghost, Iron Maiden, Ginette Reno, les Cowboys Fringants, Claude Dubois, Adèle et plus encore. Aussi, quelques chansons de Noël y sont intégrées en ce moment propice de l’année.

Les membres du groupe compte plus de 25 ans d’expérience en musique et comme vous l’aviez peut-être remarqué, trois d’entres eux font partie du groupe Rock Back To The 80’s. Des vocals riches et puissants autant du côté féminin que masculin. On a aussi pu entendre le son de l’orgue joué par Danny accompagné de Philippe à la voix. À la chanson, Un peu plus haut, la structure au dessus d’eux s’est illuminée créant un aspect magique à cette chanson interprété avec brio par Nancy.

Pour agrémenter visuellement leurs performances, il y a eu des déplacements entre les musiciens pour jouer du cajon (boîte de batterie portable) ainsi que divers changements de vestons de Philippe, et accessoires. J’ai aimé l’idée d’un écran qui projectait des vidéos, des images, le titre et les noms des groupes et les artistes interprétés sur scène.

Pour les fans d’Iron Maiden, je vous conseille d’aller voir leur version de la chanson, Revelations, sur leur chaîne Youtube. Quand Philippe me l’a envoyé en primeur, j’en ai eu des frissons! Une belle collaboration avec le flûtiste de Sabbath Café (hommage acoustique à Black Sabbath).

Polaris Quartet ont comme particuliarité de perfomer dans des églises, ce qui apporte une mélodie et une ambiance propice à la douceur de ces grands succès. Cela nous permet de comptembler à nouveau l’architecture et le cachet historique de nos églises. Ne manquez pas leur prochain passage dans votre ville, un moment qui vous fera vibrer à tout coup.

Je suis très contente de cette dernière couverture pour ma part, pour Ondes Chocs en cette fin d’année de 2024. Joyeux temps des fêtes et à l’année prochaine!

-Journaliste/Photographe: Cynthia Côté

Zeal & Ardor//Gaerea @ Le Studio TD, Montréal – 27 novembre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Zeal & Ardor présenté par Heavy MTL, Extensive Enteprise et Evenko au Le Studio TD de Montréal le 27 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Gaerea et Zetra.

 

Retour sur le spectacle

C’est le début d’un long marathon de 4 soirs de spectacle en ligne dans la métropole. Mercredi est le premier de cette série avec Zeal & Ardor au Studio TD suivi de la Messe des Morts au Théâtre Paradoxe du jeudi au samedi. Aucun repos n’est possible durant ce mini marathon de shows alternant le black metal et le style unique qu’a su créer Zeal & Ardor au fil du temps.

Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, le spectacle affichait complet quelques jours avant la représentation du concert. Les formations Gaerea et Zetra avaient la tâche d’assurer la première partie de la soirée. Malheureusement, il a été impossible d’assister à la représentation de Zetra suite aux multiples détours/accidents/trafic de Montréal. Ah cette chère ville… un éternel combat sans fin.

 

Gaerea

Groupe qui n’est plus inconnu à mes yeux, Gaerea n’hésite pas à s’ajouter en première partie d’une tournée depuis 2 ans avec des groupes ayant une certaine similitude sonore. Ayant assisté à leur dernière performance l’an passé au Théâtre Fairmount, celle-ci allait miser davantage sur le dernier album « Coma » sortie le 25 octobre dernier. Ayant joué majoritairement des pièces de cet album, la seule pièce ne figurant pas sur celui-ci est « Laude » de l’album « Mirage » sorti en 2022. J’aurais préféré plus de vieux matériel, mais bon, le groupe venait faire la promotion de leur petit dernier ce qui est très compréhensible !

Au niveau de la présence sur scène, Gaerea ne change pas une formule gagnante avec leur côté mystérieux, abordant un masque couvrant leur visage ainsi qu’une tenue noire ne permettant pas de savoir leur identité. Le chanteur, Ruben Freitas, est fidèle à son habitude et bouge de gauche à droite en faisant aller ses doigts tel un chef d’orchestre qui semble vouloir donner des directives à sa troupe. J’ai toujours adoré ce petit côté théâtral de ces derniers.

Oeuvrant dans un black metal plus qu’unique, Gaerea a su répondre à mes attentes et une tournée en tête d’affiche est plus que nécessaire. Nous avons besoin de les voir à leur plein potentiel et non en simple première partie.

 

 

Zeal & Ardor

Ne connaissant aucunement Zeal & Ardor, ceci s’avérait être une première avec ce groupe. Ayant vu le nom passer à plusieurs occasions, je pourrais classer ce groupe comme étant « avant-garde-death-black-gospel-metal ». En gros, je n’ai aucune idée à quoi m’attendre face à eux. Originalement un groupe de Suisse en formule « one man band » pour finalement devenir un groupe basé à New-York, Zeal & Ardor est venu nous déferler plus de 20 pièces alternant des pièces plus mélodiques par moment et des pièces plus brutales par la suite.

La foule est un élément à prendre en considération pour le spectacle. Autant nous pouvons voir le typique metalleux que nous pouvons voir du monde plus « normal ? », si l’on veut appeler ça de même, assister au spectacle. Est-ce que le groupe est capable d’avoir un public élargi ? Je crois bien que oui ! Tout au long de leur prestation de plus de 1h30, Zeal & Ardor semblait vraiment apprécier leur présence à Montréal. Manuel Gagneux, chanteur et fondateur du groupe, semblait ému par moment de la réception reçue et de l’amour que le public leur donnait.

Ne pouvant pas trop juger la sélection des pièces puisque je ne connais pas tant le groupe, je peux tout simplement avouer qu’ils ont piqué ma curiosité et que le matériel présenté est fort intéressant et mérite une écoute pour tous les curieux. Venu faire la promotion de leur dernier album « Greif » sorti en août 2024, Zeal & Ardor n’a pas hésité de piger dans leurs quatre albums studios. La qualité sonore était au rendez-vous et nous pouvions distinguer chaque instrument joué.

Finalement, ce spectacle m’a semblé être une bonne prélude avant la Messe des Morts. Un bon mélange de black metal avec Gaerea et Zeal & Ardor qui nous présente un mix d’un peu tous les styles possible au monde. Impossible de les qualifier d’un terme spécifique, c’est du metal point.

Merci pour l’événement et à bientôt !

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

Creed//Mammoth WVH//Finger Eleven @ Centre Bell, Montréal – 25 novembre 2024

Voici le retour et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Creed dans le cadre de leur tournée Are You Ready?. Spectacle présenté par Evenko au Centre Bell de Montréal le 25 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Mammoth WVH et Finger Eleven.

 

Retour sur le spectacle

Le 25 novembre dernier sonnait le retour de la formation Creed à Montréal avec leur tournée Are You Ready?. Une formation qui n’a plus aucune preuve à faire et qui a démontré qu’elle mérite sa place dans les grands groupes Rock de ce monde depuis leur création en 1995. Les premières parties étaient assurées par Finger Eleven et Mammoth WVH. 

Étant sur place pour deux rôles, soit journaliste et photographe, je n’ai pu assister seulement aux trois premières chansons des deux premiers groupes. Donc, mon retour sera réalisé que sur ce que j’ai vu voir lors des trois premières chansons de Finger Eleven et Mammoth WVH.

 

Finger Eleven

La formation ontarienne Finger Eleven a débuté la soirée de façon sobre et efficace. Sans être très énergique sur scène, le chanteur Scott Anderson a été très solide avec sa voix. Pour combler la scène, mention spéciale à son guitariste Rick Jackett, qui ne restait pas en place une seule seconde. Son énergie était incroyable et impossible de se concentrer sur autre chose, la droite de la scène était en mouvement constant, avec parfois la présence de l’équipe de technicien, Rick avait-il des problèmes de guitare? Ce ne serait pas surprenant avec les mouvements répétitifs qu’il effectuait. La foule du Centre Bell, quoi qu’elle continuait à arriver a été malgré tout très réceptive.

En discutant avec certaine personne sur place, le point culminant de la prestation de Finger Eleven fût les deux grands succès One Thing et Paralyser ou la foule s’est joint au groupe pour chanter!

Setlist:

  1. Above
  2. Adrenaline
  3. Quicksand
  4. Together Right
  5. Good Times
  6. One Thing
  7. Paralyzer

 

 

Mammoth WVH

La formation Mammoth WVH s’est présentée sur scène avec une certaine timidité, mais c’est avec un excellent rock à tendance metal et l’incroyable voix de Wolfgang Van Halen que la foule s’est certainement animée. Il est évident que les instruments à corde sont un must dans cette formation. Malgré la performance statique, le son et les riffs de la formation ont impressionnées et captivés le Centre Bell.

Setlist:

  1. Another Celebration at the End of the World
  2. Right?
  3. Epiphany
  4. I’m Alright
  5. Like a Pastime
  6. Stone
  7. Distance
  8. Mammoth
  9. You’re to Blame
  10. Take a Bow
  11. Don’t Back Down

 

 

Creed

Active depuis 1995, la formation Creed est arrivée sur scène en faisant vibrer le Centre Bell. La foule était impatiente, fébrile et en explosive. Les trois premières chansons dans le photo pit étaient un rêve. Les jeux de lumières et la pyrotechnie étaient bien présents et sagement utilisés. Le Centre Bell était bien réchauffé et l’ambiance était à son comble.

Après les trois premières chansons, j’ai pu me rentre à mon siège et apprécier le reste de cette performance qui aura certainement marquer tous les gens sur place. Scott Stapp, vêtu tout de noir et en pleine possession de ses moyens, ce dernier a pris la paroles à de nombreuses reprises pour rappeler le sens de chacune des pièces du groupe. Après la pièce « My Own Prison », la formation a demandé au Centre Bell de s’animer et d’attirer leur attention durant la pièce « What If ».

Cette demande était pour le don d’une guitare Paul Reed Smith (PRS Guitars) signature Mark Tremonti. À mon plus grand plaisir, c’est un jeune enfant qui aura su attirer l’attention de la formation et ce dernier a pu vivre un grand moment en se rendant directement sur la scène pour recevoir la guitare directement des mains de Scott et Mark. Il s’en rappellera bien longtemps.

Avec la pièce « With Arms Wide Open », Scott demanda à tout le Centre Bell d’allumer les lumières de leur cellulaire et il expliqua que toutes ses lumières représentaient plusieurs générations et que les générations présentes créeront un nouveau chemin et une nouvelle voie pour les futurs générations en les guidant. C’était impressionnant de voir, entendre et ressentir cette communion entre la formation et ses fans. Ce fut l’un des moments forts de la soirée.

Cette prestation se résume en deux mots: nostalgie et perfection. En espérant que Creed poursuivra son chemin en tant que groupe et que d’autre tournée se feront au cours des prochaines années. Creed est un incontournable!

Setlist:

  1. Bullets
  2. Freedom Fighter
  3. Torn
  4. Are You Ready?
  5. Never Die
  6. My Own Prison
  7. What If
  8. Say I
  9. Unforgiven
  10. Don’t Stop Dancing
  11. One
  12. What’s This Life For
  13. With Arms Wide Open
  14. Higher

Encore:
16. One Last Breath
17. My Sacrifice

 

-Journaliste/Photographe: Vicky Fillion
**Les photos de la salle ont été prises avec un cellulaire