Uncle Acid And The Deadbeats @ MTelus, Montréal – 8 février 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Uncle Acid and the deadbeats présenté par Heavy MTL et Evenko au MTelus de Montréal le 8 février 2025.

 

Uncle Acid And The Deadbeats

 

Ce soir, les mélomanes ainsi que les cinéphiles étaient attendus au MTelus afin d’assister à une soirée assez différente que les fans d’Uncle Acid and the deadbeats. Premièrement, c’était un concert en mode assis et places attitrées. Chose nouvelle pour un concert de la troupe de Kevin Starrs.

Je ne savais pas du tout comment j’allais recevoir cette nouveauté, même si j’ai écouté au préalable leur dernier album plus d’une fois et dans des situations différentes. Une certaine fébrilité et curiosité m’habitait.

Mais avant de procéder au rendu rock cinématographique, nous avions une première partie assez originale ne serait-ce que dans l’esthétique de l’artiste : Ex-guitariste de la formation Tribulation, Jonathan Hultén arbore un look très gothique et efféminé qui diffère de son style musical. Il nous propose son projet Folk, le tout en solitaire, armé seulement de sa guitare acoustique et de quelques installations électroniques pour l’appuyer dans son d’ensemble. J’ai écouté sa musique sur le tard, ignorant tout de son projet. Jonathan a un excellent vocal. Il chante très juste et a une voix assez Alto assez chaude pour ses compositions. Affublé de fleurs multicolores, de sa dentelle habituelle, il nous livre une expérience assez personnelle et enivrante. Son maquillage me rappelle drôlement celui des Geishas. On assiste à beaucoup de gestuelle et de mouvements du corps frôlant le rituel et la danse, ce qui ajoute à la démarche musicale quelque peu redondante mais bien sentie et sincère.

Je suis déjà un fan de folk à tendance mélancolique. Ici, Jonathan ne se vautre pas dans la tristesse, mais plus dans un état de transe en mode introversion. Par moments j’ai beaucoup pensé à la formation Osi and the jupiter qui a une place de choix dans le folk moderne que je chéris.

Étant que la première partie de la soirée, nous avons eu droit bien sûr à une version écourtée de la prestation, mais en même temps, la redondance que j’ai pu ressentir m’a confirmé que je ne me vois pas écouter le tout durant plus d’une heure non plus. Certains n’aimeront peut-être pas l’ajout d’harmonies vocales crées artificiellement par des éléments technologiques, pour ma part j’ai trouvé l’ajout intéressant quoiqu’inhabituel pour du folk. Ayant l’esprit très ouvert j’ai accepté le ‘sacrilège’.

Après avoir attendu un peu pour la suite, on entend un avertissement disant de fermer nos cellulaires (pas du tout un message des organisateurs mais bien du groupe) et que durant la prestation on allait communiquer avec nous via des appels téléphoniques. On peut justement voir au moins deux téléphones à cadran ou roulettes, disséminés sur la scène. Ce soir on joue le nouvel album d’Uncle Acid,

Nell’ orablu, qui se traduit de l’italien par l’heure bleue, se voulant le moment de l’aube ou de la tombée de la nuit où le ciel atteint un bleu des plus sombres. Aussi la formation veut rendre un hommage au cinéma Italien d’horreur des années soixante-dix. On retrouvera plusieurs clins d’œil à l’écran comme par exemple l’utilisation d’une typo de type Suspiria, classique du genre.

Pour débuter on se la joue un peu parodie de l’univers marketing et pub des 70’s en recréant des publicités (toujours fictives) vantant des produits. L’écran nous propose des bandes-annonces relatant des films (fictifs aussi) avec des scènes horrifiantes par la suite. À mon plus grand plaisir.

Ensuite s’installe le long périple musical qui durera près de 80 minutes au total. Ceux ayant fait leurs devoirs sauront qu’il sera question que de cet album dans son intégralité, les autres (que je pourrai entendre quelquefois) demandant à leur convives’ils allaient jouer de leurs succès. Eh bien non.

Pour ceux n’ayant pas écouté cet album, on ne sera pas dans l’instrumental à proprement parler.

À certains moments Kevin (Starrs) chantera de sa voix habituelle haut perchée, marque de commerce du groupe. Je crois que pour bien apprécier le tout il faut connaître l’album. Car il est en apparence léger mais est d’une certaine complexité. Cela me rappelle Scènes from a memory de Dream Theater qui relatais une histoire complète (avec une énergie plus rock qu’ici).

L’histoire relate les déboires d’une ville aux prises avec un malfrat corrompu intouchable et très condescendant. Certains y verront comme seule solution son élimination et le tout tournera autour de cette atmosphère relevant plus du thriller que de l’horreur à mon avis. Fait loufoque, Kevin utilisera un couteau de type poignard pour faire grincer sa guitare à divers moments!

L’ajout de saxophone m’a vraiment emporté de façon positive. Quoique l’on puisse vraiment ressentir de façon palpable l’influence des grands de ce genre, pour ne pas nommer Goblin et/ou John Carpenter, cela crève les yeux.

Cette soirée a été bien mais je n’ai pas été renversé. Je souligne le travail immense des gars d’Uncle pour monter un concept de ce genre entièrement romancé et fictif. Un travail titanesque. J’ai comme l’impression que j’aurais davantage apprécié en écoutant et digérant plus leur nouvel opus avant de m’exposer à ce met massif mais pas indigeste. Comme tout bon album de rock progressif ou Jazz.

Dans l’ensemble c’était un truc de géant, mais je ne sais pas encore si j’ai bien assimilé le tout malgré mon niveau d’analyse assez développé. En ce moment même où j’écris ces lignes, j’écoute Nell’ Ora blu en espérant revivre ce que j’ai loupé et revivre des moments clé de la soirée!

-Photos: Martin Desbois

Jerkswitch//Twenty Five Sixty @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 7 février

Voici le compte rendu de Christian Lamothe lors du spectacle de Jerkswitch et Twenty Five Sixty à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 7 février 2025.

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Jirkswitch et Twenty-Five Sixty 

Je m’attends à de la dynamite rebelle ce soir à la Taverne Royale. Une pétarade tout en décibels et une énergie comme on reconnaît à ce style de musique. Si vous êtes fan de punk rock du Québec et que vous n’avez pas entendu parlé de Twenty-five Sixty, je vous annonce que vous avez été kidnappé et transporté dans une autre dimension en 2024. On les a entendus partout dans la province avec un cumulatif de représentations impressionnant et 2025 s’annonce aussi mouvementé. Pour leur part, Jirkswitch, fier représentant de la scène musicale de la grande Rimouski, nous a fait languire depuis la parution de leur album éponyme en 2022. Trois ans déjà et ce soir, justement, on nous donne un avant-goût de l’album promis avant la mi-année. Mes attentes sont élevées et je connais le potentiel et les particularités des deux formations. Alors, place au spectacle!

 

Twenty-Five Sixty 

Hugues Marchand – voix
Julien Gagnon – guitare
Luc Thibeault – guitare
Ghislain Benoit – basse
Eric Thibeault – batterie 

J’ appris que ceux-ci vont faire partie de la méga liste de groupes présents au dernier soir du Sonum Fest à Québec, soit le 17 mai. Même si cette carte a des styles variés, j’étais content, mais aussi surpris de voir un groupe punk rock en faire partie. En même temps, Twenty-Five Sixty, c’est hard et en commençant avec Hiding Something, qui roule avec des riffs metal tout prend son sens, ça part bien le spectacle et ça va brasser le vieux Québec dans quelques mois.

Ce groupe de la Mauricie, des travaillants qui sont déjà sur l’écriture du prochain album, nous amène une nouvelle pièce ce soir: So Complicated, qui s’insère très bien parmi les autres titres. La chanson Don’t Walk Away a tellement de coffre en spectacle, elle devient probablement celle qui gagne le plus à écouter en salle. Hugues donne une superbe prestation pour l’élever à son fin potentiel.

La chanson qui nous amène un peu de soleil californien, Ghost in Paradise, probablement la chanson la plus pop du groupe, fait une légère coupure agréable, qui serait une pièce parfaite pour combien de séries américaines pour ados…je lance l’idée, qui sait? Mais trêve de marketing, on repart avec une nouvelle pièce du répertoire Network, on se comprend, nous ne sommes officiellement pas dans une ballade. Le frontman du groupe l’avouera à la fin du spectacle que d’assimiler ces nouvelles pièces en plus de tournée, est un tout un challenge. Pour Twenty-Five Sixty, des défis, ça leur donne faim, de musique, de public et de tournée. Trigger, avec sa vidéo, nous est bien connue et est très bien rendue. Sans que l’on s’en aperçoive, notre première partie est déjà terminée. Prochain spectacle le 17 février à Saint-Augustin, en compagnie de Try Again et Meathead Acoustique pour le premier événement des samedis punk du St-Aug! 

 

 

 

Jirkswitch 

EJ Lang – voix, guitare (rythm/ lead)
Will De Francesco – guitare (rythm/ lead) + voix (back)
Pat Savate – basse + voix (back)
Gabriel Lalancette AKA Gringo Star – batterie 

Ayant eu la chance d’écouter leur album éponyme une semaine avant le spectacle, j’ai pu déjà apprécier leur style clairement influencé par la musique de la côte ouest, surtout sur leur touche grunge bien ficelé à leur style. On y ajoute du ska, harcore, punk rock et voilà ce que je peux en mieux pour définir l’essence de Jirkswitch. Grâce à l’intuition d’un fan sur place, j’ai pu faire des recherches plus approfondies sur leur chanteur EJ Lang, j’ai pu faire une découverte sur ce personnage qui est de troisième génération de musicien. Sa grand-mère, Penny Lang, fut nommée Canada’s “First Lady of folk’’, par le Globe and Mail semble être un trésor national canadien. Son père, Jason Lang, très connu sur de multiples facettes dans l’industrie de la musique (chanteur, compositeur, multiple instrumentiste, producteur…). Nous voilà avec EJ qui perpétue cet héritage familial de l’amour de la musique…ça en jette! Le retour sur la scène du groupe est actuellement et, très probablement, pour tester ce nouveau matériel qui sera enregistré bientôt.

Pour avoir vu et entendu la réaction des personnes présentes, Jirkswitch est sur une très bonne lancée pour 2025. On débute avec -80’HC, un indicatif que l’on va nous brasser la cage toute la soirée, le rythme qui nous rentre dedans et qui donnera le ton de leur prestation. Bien sûr, The Truth que j’attendais grandement, quelle chanson! En spectacle, le côté garage-grunge ressort beaucoup plus que sur l’album. On vise la performance ‘’live’’ du délire rock, ce côté brute, débandade, que l’on ne retrouve pas sur un album numérisé. Avec Suicide Mission, on est dans le punk solide et prenant. Entre EJ et Will, c’est l’éternel échange entre la rythmique et le solo à la guitare, c’est captivant de voir les envolées (guitares) entre ces deux camarades de scène. Pat Savate, munie de sa basse Fender, va chercher le ‘’ mood groovy’’, au travers des attaques des solos frénétiques. New Grunge et 7, deux titres que j’ai adoré entendre. Le spectacle se termine sur une nouvelle pièce, Greg qui est une superbe finale pour une soirée de belles découvertes. Merci à Jerkswitch d’être venu à Trois-Rivières. Alors, je vous invite fortement à les découvrir, à les apprécier, lors de leur prochaine prestation le vendredi 28 février au Club Soda. Ils seront en première partie de April Hate (hommage à Nirvana) et aussi accompagnés de Ropes Skills…ne manquez pas ça!

 

-Christian Lamothe, chroniqueur de l’underground 

Kerry King//Municipal Waste//Alien Weaponry @ L’Olympia de Montréal – 2 février 2025

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Kerry King présenté par Heavy MTL, Greenland et Extensive Enterprise à L’Olympia de Montréal le 2 février 2025 et qui mettait également à l’affiche Municipal Waste et Alien Weaponry.

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Retour sur le spectacle

Un dimanche soir chargé pour les amateurs de thrash moderne et old school alors que les formations Kerry King et Municipal Waste rendaient visite aux métalleux du Québec à l’Olympia de Montréal. La formation néo-zélandaise Alien Weaponry allait assurer la première partie. Présenté par Heavy MTL, Extensive Enterprise et Greenland, le spectacle affichait presque complet alors que quelques billets étaient encore disponibles à la porte. 


Arrivé plus d’une heure avant le début du show, je me dirige tranquillement vers la table de merch des groupes afin d’y jeter un coup d’œil. 65 $ pour un t-shirt ?! Autant pour Kerry King que Municipal Waste ? Ouf, on repassera de ce côté… une bière à 12 $ plus le tip sera plus raisonnable (Ouais ouais…)

 

Alien Weaponry

Alien Weaponry ouvre le bal à 19h tapant. Présentant un style de metal assez particulier, le trio de Waipu, une petite île de Nouvelle-Zélande, utilise le chant Maori dans ses chansons. Chacun des membres a la chance de chanter sa partie dans les chansons alors qu’un micro est placé au drum, à la guitare et à la bass. La première pièce « Raupatu » démontre le talent que les gars possèdent alors qu’ils ont la chance de nous séduire pendant plus de 30 minutes. Une bonne première impression pour le groupe qui a sûrement un sacré décalage horaire dans le corps. Ayant seulement la possibilité de jouer 5 pièces, le trio a su piquer la curiosité de plusieurs personnes alors que l’Olympia commence à se remplir de plus en plus.

 

 

 

Municipal Waste

Municipal Waste est le prochain groupe à entrer sur scène. Ce groupe qui œuvre dans un thrash metal moderne depuis 2001 est une force dans la scène thrash. Ayant un visuel plus que dynamique sur scène alors que des bidons de produits nucléaires radioactifs jettent de la boucane (beau moyen pour mettre les smoke machines), Municipal Waste ouvre le bal avec le classique « Garbage Stomp ».

Les classiques n’ont pas arrêté de la soirée alors « Wave of Death », « The Art of Partying » et « Born to Party » ne sont que quelques noms qui me viennent en tête. En tout, c’est un groupe plus qu’en forme qui nous a servi une vraie raclée pendant plus d’une heure. Le chanteur, Tony Foresta, ne se gêne pas pour s’adresser à la foule avec humour et demande à plusieurs moments de former deux circle pits sur le parterre. En gros, le seul mot que je peux qualifier pour ce groupe est PARTY! L’énergie est débordante partout dans la salle. Encore une fois, les gars de Richmond dans l’état de Virginie ont su faire lever le party, des body surfing, de la bière qui revole de partout et j’en passe. 

Setlist :

 1. Garbage Stomp

  1. Sadistic Magician
  2. Slime and Punishment
  3. Breathe Grease
  4. Grave Dive
  5. You’re Cut Off
  6. The Trashin’ of the Christ
  7. Poison the Preacher
  8. Wave of Death 
  9. High Speed Steel
  10. Restless and Wicked
  11. Pre-Game
  12. The Art of Partying
  13. Demoralizer
  14. Born to Party

 

 

Kerry King

Le légendaire Kerry King (ancien guitariste de Slayer) est le dernier groupe à se produire sur la scène de l’Olympia. Accompagné de musiciens de haute renommée tels que : Mark Osegueda du groupe Death Angel au vocal, Paul Bostaph aux drums (qui est également dans Slayer suite à la dernière réunion), etc. Kerry King nous propose un thrash old school qui pourrait être la suite logique de Slayer, presque un Slayer 2.0.

La setlist de la soirée est assez simple : le nouvel album intitulé « From Hell I Rise » joué en intégrale ainsi que des covers de Slayer et d’Iron Maiden ! Mark Osegueda n’hésite pas de célébrer Paul Di’Anno, premier chanteur d’Iron Maiden décédé l’an passé. En plus, c’était le 44ème anniversaire de l’album « Killers » ! Ils en ont profité pour jouer les pièces « Purgatory » et « Killers ». Très beau signe de respect pour la légende Di’Anno !

L’ambiance s’est soudainement calmée dès que Kerry King est arrivé sur scène. Est-ce que tout le monde s’est donné à fond pour Municipal Waste et voulait être plus tranquille ? Plus que le set avançait, plus l’Olympia commençait à se vider. Sans rien enlever à Kerry King, le clash entre les deux groupes était énorme. Party absolu pour Municipal Waste et thrash old school par la suite. Rien de moins, la foule a totalement perdu la tête dès les premières notes du grand classique de Slayer « Raining Blood ».

Comme premier spectacle de l’année auquel j’ai eu la chance d’assister, je peux dire que c’est une réussite sur toute la ligne. Municipal Waste a volé la soirée de mon côté. À bientôt !

Setlist :

1. Where I Reign

  1. Rage
  2. Trophies of the Tyrant
  3. Residue
  4. Two Fists
  5. Idle Hands
  6. Repentless (Slayer cover)
  7. Toxic
  8. Tension
  9. Everything I Hate About You
  10. Disciple (Slayer cover)
  11. Purgatory (Iron Maiden cover)
  12. Killers (Iron Maiden cover)
  13. Crucifixation
  14. At Dawn They Sleep (Slayer cover)
  15. Shrapnel
  16. Raining Blood (Slayer cover)
  17. Black Magic (Slayer cover)
  18. From Hell I Rise

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Vicky Fillion

 

English Version

It was a busy Sunday night for fans of modern and old-school thrash metal as Kerry King and Municipal Waste were in town at Montreal’s Olympia. New Zealand band Alien Weaponry was handling the opening act. Presented by Extensive Enterprise and Heavy MTL, the show was nearly sold out, with only a few tickets still available at the door.

Arriving over an hour before the show started, I made my way to the bands’ merch table to take a look. $65 for a t-shirt?! Both for Kerry King and Municipal Waste? Oof, we’ll pass on that… a $12 beer plus tip seems like a more reasonable choice (Yeah, right…)

Alien Weaponry

Alien Weaponry kicks off the evening right at 7:00 PM. With a unique style of metal, the trio from Waipu, a small island in New Zealand, incorporates Maori vocals into their songs. Each member gets a chance to sing their part, with microphones set up at the drums, guitar, and bass. The first track, « Raupatu, » showcases the talent these guys possess with a small set of 30 minutes. A solid first impression for the band, who must be battling with some serious jet lag. Alien Weaponry had the opportunity to perform only five songs, the trio was able to spark the curiosity of many, as the Olympia gradually began to fill up more and more. 

 

Municipal Waste

Municipal Waste is the next band to go on stage. Considered has a powerhouse in the thrash scene, Municipal Waste is active since 2001 and has a modern thrash metal sound. With a highly dynamic stage presence, as barrels of nuclear products emit smoke (a great way to use smoke machines), Municipal Waste kicks off the show with the classic « Garbage Stomp. » 

The classics kept coming throughout the evening, with songs like « Wave of Death, » « The Art of Partying, » and « Born to Party » being just a few that come to mind. The guys were just on fire and were kicking everyone’s ass for over an hour. The singer, Tony Foresta, doesn’t hesitate to interact with the crowd humorously and repeatedly asks for two circle pits to form in the crowd. Basically, the only word I can use to describe this band is PARTY! The energy is overflowing throughout the venue. Once again, the guys from Richmond, Virginia knew how to get the party going, with body surfing, beer flying everywhere, and much more. This band never dissapoint. 

Setlist :

1. Garbage Stomp

  1. Sadistic Magician
  2. Slime and Punishment
  3. Breathe Grease
  4. Grave Dive
  5. You’re Cut Off
  6. The Trashin’ of the Christ
  7. Poison the Preacher
  8. Wave of Death 
  9. High Speed Steel
  10. Restless and Wicked
  11. Pre-Game
  12. The Art of Partying
  13. Demoralizer
  14. Born to Party

 

Kerry King

The legendary Kerry King (former guitarist of Slayer) is the last band to perform on the Olympia stage. Accompanied by highly renowned musicians such as Mark Osegueda from Death Angel on vocals, Paul Bostaph on drums (who is also in Slayer following their latest reunion), etc., Kerry King delivers old-school thrash metal that could easily be seen as the logical continuation of Slayer, almost like Slayer 2.0.

The setlist for the evening is quite simple: the new album titled « From Hell I Rise » played in its entirety, along with covers of Slayer and Iron Maiden! Mark Osegueda doesn’t hesitate to celebrate Paul Di’Anno, the original singer of Iron Maiden who passed away last year. Additionally, it was the 44th anniversary of the « Killers » album! They took the opportunity to perform « Purgatory » and « Killers » from that album. A beautiful sign of respect for the legendary Di’Anno!

The atmosphere suddenly slowed as soon as Kerry King took the stage. It almost looks like everyone just gave all their energy during Municipal Waste. As the set went on, the Olympia started to look a bit more empty after every song. Without taking anything away from Kerry King, the contrast between the two bands was huge. An absolute party for Municipal Waste, followed by old-school thrash that looks a bit more serious. Needless to say, the crowd completely lost their minds as soon as the first notes of Slayer’s classic « Raining Blood » started.

As the first show of the year I had the chance to attend, I can say it was a success all around. Municipal Waste stole the show for me. See you soon!

Setlist :

1. Where I Reign

  1. Rage
  2. Trophies of the Tyrant
  3. Residue
  4. Two Fists
  5. Idle Hands
  6. Repentless (Slayer cover)
  7. Toxic
  8. Tension
  9. Everything I Hate About You
  10. Disciple (Slayer cover)
  11. Purgatory (Iron Maiden cover)
  12. Killers (Iron Maiden cover)
  13. Crucifixation
  14. At Dawn They Sleep (Slayer cover)
  15. Shrapnel
  16. Raining Blood (Slayer cover)
  17. Black Magic (Slayer cover)
  18. From Hell I Rise

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Vicky Fillion

The Substandards//ASK//Atomic Threat//Morose @ Taverne Royale – 1er février 2025

Voici le retour de Christian Lamothe lors du spectacle de The Substandards présenté par Ben Ouellette à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 1er février 2025 et qui mettait également à l’affiche A.S.K., Atomic Threat et Morose.

 

The Substandards, ASK, Atomic Threat et Morose

Premier février, mois où il fait -1000 degré Celsius… fait frette!!! Mais à la Taverne Royale, quatre groupes punk vont faire monter la température et mettre le feu sur la scène pendant quelques heures. Cette belle soirée signée par le promoteur Ben Ouellette, qui se spécialise dans les spectacles punk underground québécois, nous a amené bien des visages motivés et euphoriques par moment. Je ne sais pas si la marmotte va sortir de son trou pour nous dire que l’hiver sera court, mais ce soir, on a de quoi l’oublier un peu… vive le Québec punk!!! 

 

Morose 

Bianca – voix
Germ – guitare / voix (back)
Sam – guitare/ voix (back) 

C’est une première pour moi d’avoir une beatbox pour remplacer une batterie. J’imagine que c’est le mieux que l’on pouvait faire pour l’événement. Mais quelle fut ma joie de voir Germ sortir une superbe Rickenbacker 330. On se rappelle de cette marque pour des artistes comme The Beatles, Tom Petty, John Fogerty de CCR et plusieurs autres noms connus. Ça sonne rock et Germ nous permet d’en apprécier tout son charme avec une  »twist » punk très solide. Ça démarre avec Obsèques et l’assemblée est clairement prête pour les festivités.

On nous donnera en prime deux covers, une des Secrétaires Volantes et l’autre du groupe français Heyoka. Par la suite, pour moi c’est là que le groupe s’anime le plus avec les ‘’back vocals’’ qui sont en mode agression. Mon titre préféré sera Chute Libre, très thrash et avec un riff de guitare qui déménage. Morose, un autre bel exemple de la valeur du français dans notre punk québécois, on les applaudit, voilà un début de soirée qui nous amène encore trois groupes…ce n’est pas fini!

 

 

Atomic Threat 

Mathieu Brunet – voix
Yannick Fortin – guitare
Basse – Louis Drapeau – basse
Farid Hammaly – batterie 

La troupe me parlait de leur influence diverse et oui c’est clair qu’on l’entend dans les différentes palettes de rythmique et de style. Ils nous délivrent un punk métallisé et nuancé. On part le bal avec la première pièce de leur album Nuke You, Dark. Cloud. On s’y prête déjà avec cet arôme de metal pesant qui se marine dans le punk. On chante, on ‘’scream’’et on ‘’growl’’, tout y passe. Mon coup de cœur de la soirée fut Mushroom, une des chansons du futur Ep. Un style grunge-metal-punk, vraiment une pièce que j’ai très hâte de rajouter sur ma playlist. On se ramène avec Bomb Hochelaga, une pièce pour moshpit endiablée, toujours appréciée par l’assemblée. Mathieu Brunet me dit, à propos de celle-ci: ‘’Bomb Hochelaga, de base c’ est à propos de la transformation du quartier en condos de luxe pour se débarrasser des B.S., mais aussi de l’injustice d’attaquer les gens qui rush pour avoir un loyer abordable’’, ça nous parle, n’est ce pas?

On poursuit avec Shitty Bloodline à saveur thrash suivi d’un rythme hardcore avec Nazy Killer…le courant passe et on en redemande. Clairement un groupe que je vois avec une formation comme Chaos Wasteland où band thrash du genre. Plusieurs chansons tests du prochain Ep ont été jouées ce soir, dont la dernière Fuck G. On prévoit la sortir de celui-ci pour pour bientôt, aucun titre officiel, mais l’attente vaut la peine. D’ici là, rincez vous les oreilles avec Nuke You! 

  

 

 

A.S.K. 

Pat Molotov – guitare / voix
Christian Jean – guitare / voix
Jayson Hébert – basse / voix
Danick Rivet – batterie 

Après trente ans à jouer ensemble, ces musiciens de Montréal ont développé leur chimie dans une musique de contestation et de prise de position. Parfois on s’approche du Oï d’autre fois plus du punk folk irlandais…mais toujours avec cette grippe sur un punk traditionnelle qui ne se cache pas de leurs opinions. J’imagine que vous comprendrez que leur chanson Toutou n’a pas de lien avec la SPCA. On mélange anglais et français, peu importe, car le courant passe très bien. Skapitalistes, toujours une chanson qui fait tourner la masse sur le plancher du bar. Leurs rythmes sont accrocheurs, mais System Failure est sûrement ma préférée du band ce soir, avec une belle nuance dans son bris de rythme plus sludge, pour repartir en un punk que j’adore.

On ne pourra pas passer à côté de la dernière chanson, un hommage au Traxide de Montréal. Pour ceux qui ne connaissent pas l’endroit…Ask a Punk, slogan qui est devenu encore plus emblématique que ce défunt bar. Récemment le phœnix renaît de ses cendres sous le nom de LA BIU (madame la rédactrice…ai-je le droit de dire à quel point je trouve ça laid comme nom? Ça restera entre nous…chut!!!) Donc, en revenant à A.S.K., quelle bonne idée et quel groupe parfait pour faire cette chanson ! Les gens dans la salle approuvent, j’en suis certain. 

 

 

 

 

The Substandards 

Dennis Jones – voix
Ti-cail – batterie / voix (back)
Marty – bass / voix (back)
Hugo Caron – guitare 

Une arrivée remarquée sur une trame sonore de western spaghetti: Django, ce qui est un match parfait pour un spectacle dans une taverne. Mais Under a Pile of Waste nous ramène dans un ‘’punk mood’’ assez rapidement. Un son très rock garage-street punk, toujours en mode « train sans frein ». Roulement de tambour d’une autre trame de film pour introduire Dirt Cheap…J’aime ce petit côté théâtral en intro, qu’ils ajoutent ainsi et tellement rare dans ce style de musique. Une chanson qui nous parle, c’est Toxic Personality…on en parle, on en parle, mais (ouf!) pas au bout de nos discussions sur ce sujet. Dans un monde de plus en plus nombriliste, la toxicité se répand comme les cafards dans les bidonvilles. Avec Chaos on s’approche du hardcore et avec Makhnovshchina, moi, d’un mal de tête à essayer de mémoriser le titre de la chanson. Mais, trait d’humour, cette chanson, cette ambiance brute nous donne le goût de faire du rentre-dedans assez intense. Quand on parle de punk pure et dure, The Substandards est officiellement ce qu’on veut avoir dans les oreilles. C’est dans un discours de rassemblement que l’on souhaite une bonne fin de soirée avec Punk Anthem. Bravo pour la belle soirée. À ne pas manquer : à Québec, le 1er mars. Ils seront au Scanner accompagné de The Boredom Empire et Les Tabarnaks, soyez-y!

La communauté Metal et punk étaient au rendez-vous à la taverne Royale ce soir. En plus d’avoir la chance de nous entretenir avec Martin Samson que l’on associe à Inside Crew Productions et Pils Records (surtout vs production physique à ce que j’en ai compris). Donc oui, je n’ai pas pu résister à un sexy vinyle de Défaillance qui me faisait du charme d’un sourire dragueur sur le coin d’une table. Pas facile la vie de chroniqueur… il m’a eu à: vinyle! Encore merci à Ben Ouellet pour cette belle brochette punk

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Pour encourager ces formations, voici de quoi vous mettre sous la dent: 

Morose (bandcamp):
https://morosemtl.bandcamp.com/music 

Atomic Threat (bandcamp):
https://atomicthreat.bandcamp.com/music 

A.S.K. (bandcamp):
https://ask-anarcho-socialist-kidz.bandcamp.com/album/unis-united

The Substandard (bandcamp):
https://pilssessions.bandcamp.com/album/by-all-means-necessary

Voïvod symphonique avec l’OSM @ Salle Wilfrid-Pelletier, Montréal – 30 janvier 2025

Voici le retour de Louise Girard lors du spectacle de Voïvod Symphonique avec l’OSM présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de Montréal le 30 janvier 2025.

 

Grandiose, majestueux, bouleversant!

Je crois que jamais vous n’avez lu (et jamais ne lirez) ces mots à la Une d’un fanzine metal photocopié, plié et broché à la main.

Tout comme il est aussi peu probable de les lire pour décrire la prestation d’un band metal dans La Presse où vous pourriez plutôt voir : tonitruant, hurlant et bruyant.

C’était osé de la part de l’OSM et tout autant du côté de Voïvod de provoquer cet alliage entre leurs deux mondes et le défi a été relevé haut la main.

L’univers de Voïvod, en constante mutation depuis 1982, a touché l’apogée de l’expérimentation et nous a tous laissés bouche-bée! C’était une expérience digne du slogan des Transformers soit «More Than Meets the Eye»!

Tous nos sens étaient en éveil pendant ce voyage au pays de Morgöth où les cadences de Voïvod ont pris vie à travers les harmonies insoupçonnées des cuivres, percussions et cordes le tout bonifié par les animations de Luc Leclerc à l’écran géant.

Entendre les messages apocalyptiques de Voïvod livrés avec tant de puissance nous mettait comme devant un fait accompli: l’humanité n’en a pas écouté les avertissements et notre autodestruction est imminente.

Un orgasme de sonorités

Nous n’avions aucune idée de ce qui nous attendait quand la chef d’orchestre, Dina Gilbert, est arrivée sur scène en nous saluant d’un horns up, mais nous savions que nous étions à la bonne place malgré le décor peu commun que nous offrait cette salle à l’allure d’un vaisseau spatial à l’acoustique parfaite.

C’était irréel de voir tous ces archets qui bougeaient à l’unisson et de percevoir toutes les subtilités des instruments parvenir à nos oreilles! Non mais, j’vous jure! On entendait même le xylophone! Chapeau à Francis Perron (Studio Radicart) pour ce travail gargantuesque où le quatuor a été mis en valeur tout en mettant de l’avant la présence, je le répète, d’un orchestre symphonique! Rien de moins!

Pas de mosh pit, peu de headbang, quelques bras dans les airs mais ô combien de cris d’approbation, d’applaudissements et de yeux étincelants qui tentaient de tout capter de ce concert monumental qui a reçu une ovation monstre!

Dans la salle, la mère de Daniel Mongrain était présente et je ne pouvais m’empêcher de l’imaginer se remémorer toutes les heures qu’elle a « enduré » ses fils pratiquer à la maison pendant leur adolescence. Elle devait être extrêmement fière de lui et, en fait, comme me l’a souligné Jessy Fuchs (Slam Disques et plus) ce soir, nous avons tous assisté à la consécration de nos « enfants », de nos protégés, de nos défricheurs, Voïvod!

-Lou-

Programme de la soirée disponible pour téléchargement ici:
https://www.flipsnack.com/orchestresymphoniquedemontreal/programme-de-concert-vo-vod-symphonique/full-view.html

Photos gracieuseté de Gabriel Fournier

Hommage à Metallica par AlcoholicA + Feels Like Home et Basterds @ Club Soda, Mtl – 10 janvier 2025

Voici le retour complet par Guillaume Gélinas lors du spectacle de AlcoholicA présenté par le Club Hommages au Club Soda de Montréal le 10 janvier 2025 et qui mettait également à l’affiche Feels Like Home et Basterds.

 

Retour sur le spectacle

Le 10 janvier dernier avait lieu au Club Soda le spectacle d’AlcoholicA, Feels Like Home et Basterds. Voici un petit compte rendu de chaque prestation.

 

Basterds

Le groupe originaire de Québec nous propose un son Hardcore/Metalcore très énergique. Devant une salle pleine (le spectacle était gratuit), la formation a su bien réchauffer les spectateurs. Le chanteur invitait continuellement le publique à bouger et à faire des mosh pit au milieu de la salle. Leur musique se traduit bien sur scène et malgré le fait que le spectacle était plutôt court, ils ont joué de nombreuses chansons de leur album ainsi que du plus récent Ep New Lows.

Lors de cette soirée Guillaume et David Cesare ont réalisé une entrevue avec la formation Basterds.

 

 

Feels Like Home

Le groupe originaire de Québec, Feels Like Home a poursuivi lui aussi sur la même lancé que le groupe précédent. La formation metalcore a enchaîné plusieurs chansons couvrant sa discographie. Le frontman était très énergique sur scène et les musiciens qui l’accompagnait étaient tous excellent avec leur instrument. Un moment marquant fut la reprise de Limp Bizkit, Break Stuff, qui a fait lever la foule, avec des gens qui chantaient les paroles de ce classique du nu métal de la fin des années 90. Bref, ce fut une belle performance et c’est un groupe à voir absolument (avec Basterds) en spectacle, surtout si vous êtes un amateur de metalcore.

 

 

 

AlcoholicA

Le groupe hommage à Metallica, AlcoholicA était attendue par des centaines de personnes. La salle était à pleine capacité. Le groupe a interprété de nombreuses pièces du répertoire de Metallica, en particulier les albums des années 80 et 90. Chaque musiciens interprètent les chansons à la perfection. En environ 2h00 de spectacle, nous avions pu entendre entre autre Master of Puppets, Enter Sandman, One et Fade To Black. Enfin, tout le monde sur place a passé une excellente soirée avec trois groupe qui ont chacun livré une performance mémorable en ce début d’année 2025.

 

-Texte et photos: Guillaume Gélinas
Entrevue: David Cesare