by Luc St-Laurent | Fév 8, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques, Critiques de Shows

Voici la deuxième partie de mon compte rendu sur le 70,000 Tons of Metal 2014, un texte épique pour une journée qui l’a été tout autant! La première partie est disponible en suivant ce lien.
Mardi : Jour 2 : Une journée épique
C’est après seulement 4 heures de sommeil que je me suis levé et que j’ai commencé à me préparer pour ce qui se promettait d’être la journée la plus chargée du festival. Après une bonne douche, je suis sorti de ma cabine pour aller déjeuner. C’est alors que j’ai pu constater que le kiosque de marchandises était ouvert depuis 8h du matin. Avec une file interminable et un temps d’attente estimé à environ 3 heures, le kiosque de marchandises demeure un des irritants qui aurait besoin de quelques ajustements pour améliorer sa fluidité. Pour ma part, j’ai décidé de ne pas perdre mon temps là et d’attendre plus tard en journée en espérant trouver un trou assez grand entre 2 spectacles pour ne rien manquer de l’action sur scène de mes groupes favoris.
Donc, rendez-vous au 11e étage pour un copieux déjeuner de fruits, brioches, bacon et café à volonté! Après avoir repris des forces, il était temps de se diriger vers le premier spectacle de la journée. Le trio Terrorizer, qui fut un ajout tellement de dernière minute que son nom n’apparaît même pas sur les t-shirts officiels du festival. Rien de mieux que du Death/grind à 12h15 pour se remettre les idées en place et effacer les restants de fatigue de la veille! Composé de Sam Molina à la basse et vocal, Lee Harrisson à la guitare (batteur de Monstrosity) et Pete Sandoval à la batterie (ex-Morbid Angel), le trio qui jouait parfois des pièces d’une extrême rapidité avec une facilité assez déconcertante, n’a pas cessé de me surprendre. Terrorizer a donné un bon spectacle dans son genre, enfin c’était bien meilleur que du Napalm Death.

De retour dans le hall du bateau, la file du kiosque de marchandise ayant passablement raccourci, et disposant d’environ 1h15 avant le début de Keep of Kalessin, j’ai tenté ma chance pour me procurer quelques t-shirts inédits. Malheureusement, après plus d’une heure d’attente, je n’ai pas pu mettre la main sur l’édition spéciale de Carcass qui était déjà sold-out, mais je me suis consolé avec l’édition spéciale du groupe m’ayant le plus impressionné depuis le début, Obituary. J’ai également ramassé mon t-shirt de Survivor 2014.
Ensuite, il n’y avait pas une seconde à perdre, car Keep of Kalessin avait déjà débuté son premier set dans le Spectrum Lodge. Le groupe Norvégien qui n’est plus qu’un trio, comptait un autre absent dans ses rangs, car Vyl ne pouvait être présent et a dû se faire remplacer par un jeune batteur de 20 ans nommé Sondre Drangsland. Néanmoins, la qualité du spectacle ne fut que très peu affecté par cet imprévu. Le groupe a mis l’emphase sur leur dernier album Reptilian, sorti il y a déjà 4 ans avec les pièces, Judgement, The Awakening, The Divine Land et Dark as Moonless Night, sans oublier Ascendant et Kolossus de l’album précédent. Le groupe s’est également permis de promouvoir son nouvel album qui sortira en avril prochain en jouant Introspection, le premier extrait de celui-ci. Un autre bon spectacle ici, quoique j’ai personnellement préféré leur deuxième prestation durant le jour 4.

Toujours dans le petit Spectrum Lodge, D.R.I. était le prochain groupe sur mon horaire de la journée, et c’était possiblement celui que j’avais le plus hâte de voir avec Carcass. Après 20 ans d’attente, je n’avais que peu d’espoir de voir un jour D.R.I. en spectacle puisque ceux-ci ne peuvent plus franchir la frontière canadienne pour une raison qui m’échappe. Ma patience fut récompensée par un des meilleurs, si ce n’est pas le meilleur spectacle de tout le 70,000 tons of Metal 2014! Les gars étaient tous dans une forme phénoménale, même que le guitariste Spike Cassidy qui serait toujours atteint d’un cancer ne faisait pas ses 52 ans! Harald Oimoen, le bassiste est un humoriste-né, le genre à dire « hey man, this cruise is awesome, it’s the first time I got drunk twice in the same day! » et que dire de la voix particulière de Kurt Bretch qui est tout à fait identique à celle qu’on peut entendre sur les albums studio. Mais, il n’y a rien d’étonnant en fait, car D.R.I. est certes de la vieille école, et à la base un groupe punk avec un peu plus de talents que la moyenne qui s’est développé en thrash métal avec le temps, mais cette mentalité de garder les choses simples et vraies est restée et c’est tant mieux! Même si D.R.I. n’a pas sorti de nouvel album studio depuis Full Speed Ahead en 1995, le groupe est toujours aussi tight! Et pour ce set comme pour le deuxième, j’ai eu droit à une panoplie de classiques qui ont bercé mon adolescence tels que; Thrashard, Acid Rain, Beneath the Wheel, Couch Slouch, I don’t Need Society, Who Am I?, Abduction, Suit and Tie Guy, Five Years Plan et quelques autres. À vouloir faire mon chialeux, j’en aurais aimé un peu plus de l’album Crossover, mais c’était déjà excellent!

Avec quelques douleurs cervicales et visiblement encore sous le choc de ce que je venais de vivre avec D.R.I., c’est donc assis confortablement sur une banquette du chorus line theater que j’ai commencé à regarder Septic Flesh nous offrir une démonstration de puissance sans commune mesure! Le groupe grec en a d’ailleurs impressionné plusieurs à ce chapitre selon les commentaires que j’ai pu entendre çà et là. Avec des pièces majoritairement issues de leurs 2 derniers albums Communion et The Great Mass, Septic Flesh a non seulement réussi à combler ses fans, mais il a certainement réussi à en conquérir de nouveaux. Et personnellement, je n’ai eu d’autres choix que de me lever de mon siège et courir vers les abords de la scène pour la pièce finale Five-Pointed Star! Grandiose!

Déjà 17h30 et le temps idéal pour aller se bourrer la face et s’étendre dans son lit quelque peu avant Satyricon à 20h30. Non pas qu’il n’y avait rien d’intéressant entre-temps, Dark Tranquillity et Death Angel ont sans doute donné de bons spectacles, mais dans ce genre de festival marathon, mieux vaut choisir ses combats comme on dit, et les chances de revoir ces 2 groupes dans un avenir rapproché sont visiblement très bonnes puisque les 2 tournent souvent dans notre coin de pays.
Encore dans la torpeur de ma petite sieste de 2 heures, je suis retourné au Chorus Line juste à temps pour le début de Satyricon, un groupe qui a passablement changé depuis l’époque du magistral Nemesis Divina. Officiellement, Satyricon est un duo composé de Satyr et de Frost, mais comme Frost est interdit de séjour aux États-Unis d’Amérique pour cause d’antécédents judiciaires, c’est Dirk Verbeuren de Soilwork qui le remplaça derrière la batterie. Mais ici nous n’avions pas droit à un concert minimaliste à la Inquisition, car Satyr s’est entouré d’une horde de musiciens afin de rendre justice aux pièces de sa discographie. Donc c’est avec pas moins de six musiciens sur scène que Satyricon fit son spectacle. Un spectacle bien meilleur que ce que j’avais espéré, étant donné que j’avais décroché du groupe depuis déjà fort longtemps et que peu de pièces m’étaient familières à l’exception de Now, Diabolical, K.I.N.G. et Mother North. Malgré tout, j’ai tout de même apprécié le spectacle et je me suis surpris à taper du pied à maintes reprises.

Dès les dernières notes de K.I.NG., c’est sans perdre une seconde que je me suis précipité du côté du Pool Deck pour le spectacle de Fear Factory qui nous avait promis d’interpréter rien de moins que l’album Demanufacture dans son intégralité pour commémorer son 20e anniversaire. Bon sang que le temps passe vite! Chose promise, chose due, Demanufature 20 ans plus tard, ça sonne toujours comme une tonne de brique! Pas étonnant qu’autant de groupes s’en soient inspirés, mais personne n’arrive à la cheville de Fear Factory, parce que les maîtres du genre, ils sont « drettes » en maudit!

Peu après 22h30 et à deux pièces de la fin de Fear Factory, j’ai quitté le Pool Deck, en direction du Chorus Line, afin de m’assurer une place de choix dans la première rangée en avant pour Carcass. Une prestation à la hauteur de mes espérances, qui débuta en force avec Buried Dreams et enchaîna avec Incarnate Solvent Abuse, pour le reste du setlist, je ne me rappelle plus très bien de l’ordre exact, mais nous avons eu droit à un peu de tout, des medleys de Symphonies of Sickness et Reek of Putrefaction accompagnés d’images gore sur la Carcass TV (des écrans de projection faisant partie du décor de la scène), quelques classiques incontournables tels que; This Mortal Coil, Heartwork, Exhume to Consume et Corporal Jigsore Quandary, ainsi que quelques nouvelles pièces issues de Surgical Steel. Bien sûr, presque entre chacune des pièces Jeff Walker y est allé de quelques blagues plutôt rigolotes. Somme toute, un autre spectacle mémorable.

Une fois Carcass terminé, il me restait une heure à tuer avant le prochain et dernier spectacle incontournable prévu au programme de ma journée. Temps idéal, pour quelques pointes de pizza au Sorrento’s et un coup d’œil rapide à Haggard avec ses 13 musiciens qui jouaient sur le Pool Deck.
De retour dans le Chorus Line, il était déjà rendu 1 heure du matin, et un autre groupe que j’ai sûrement attendu 20 ans avant de voir live s’apprêtait à se produire devant mes yeux! Certes, Chuck Schuldiner n’était pas sur scène pour une raison évidente, mais le Death DTA Tour 2014 est sûrement l’incarnation du groupe la plus proche que j’aurai jamais la chance d’admirer, constitué du line-up de l’album Human, soit Steve DiGiorgio à la basse qui jouait également le rôle d’animateur, les membres de Cynic, Paul Masvidal à la guitare, Sean Reinert à la batterie et également jouant live dans Cynic, Max Phelps qui était très convaincant dans son rôle de M. Schuldiner, car non seulement, il avait la bonne intonation vocale et jouait à la perfection, mais aussi, physiquement il ressemblait quand même assez à Chuck pour y croire! Pour ce qui est du setlist, je dois avouer qu’il est difficile de faire un survol efficace de la discographie de Death en seulement 10 ou 12 titres, n’est ce pas? Néanmoins, ici ils ont réussi à captiver l’auditoire en mettant principalement l’emphase sur des pièces de Human et des albums antérieurs, tels que Leprosy et Spiritual Healing, et effleurant à peine les 3 derniers albums. On a également eu droit à un touchant hommage vidéo mettant en vedette Chuck lui-même, préalablement introduit par la pièce instrumentale Cosmic Sea et un solo de basse de DiGiorgio. De quoi faire brailler comme des fillettes tout un public de mâles venus écouter du Death Metal!

Bien entendu, vers les 2 heures du matin, il était venu le temps pour moi de tirer sur la « plogue » d’une journée bien remplie, car le lendemain matin, nous faisions une escale à Costa Maya au Mexique…
À suivre…
Luc
Résumé de la journée:
- Terrorizer
- Keep of Kalessin
- D.R.I.
- Septic Flesh
- Satyricon
- Fear Factory
- Carcass
- Death DTA
by Dave Rouleau | Fév 8, 2014 | Photos Ondes Chocs
Voici les photos du lancement de nouvel album de Dance Laury Dance au Cercle de Québec, une présentation de District 7 Production. Sandveiss et Aly était également en première partie! Merci à Stéphane Demers pour une rapidité extrême. Ladies, tenez-vous le pour dit! Je vous ajoute également l’entrevue/jam vidéo réalisé la fin de semaine dernière avec la formation de Hard Rock/Métal de la vieille capitale.

Dance Laury Dance
Sandveiss
Aly
by Dave Rouleau | Fév 8, 2014 | Photos Ondes Chocs
Voici les photos du show de Dark Tranquility/Omnium Gatherum/Exmortus au Dagobert de Québec le 6 février, une présentation de District 7 Productions. Dû à l’horaire chargé de notre photographe Stéphane Demers pour cette soirée, il a dû arriver à la dernière track de Exmortus et les photos sont évidemment manquantes, mais celles de Montréal seront complètes, donc ce n’est qu’un petit délai pour les fans!

Dark Tranquility
Omnium Gatherum
by Daniel Tremblay | Fév 7, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Periphery
“Clear”
(2014)
Le groupe de métal progressif américain Periphery, souvent considérés comme les pionniers du mouvement djent nous offre en ce début d’année, un mini album ayant pour titre Clear. D’une durée de 29:12, à la limite trop long pour être considéré comme un EP, celui-ci est un projet concept comprenant sept pièces. Misha Mansoor et ses acolytes ont joué d’audace en nous présentant cet oeuvre qui devrait nous faire patienter en attendant leur troisième album officiel Juggernaut planifié pour une sortie d’ici la fin de 2014.
L’idée derrière Clear était que tous les membres allaient devoir jouer le rôle de compositeur et de directeur à la création pour une chanson chacun, portant le total à six. La pièce d’introduction, Overture, quant à elle, a été composée par le groupe en entier et devait servir de thème à suivre pour la création des six autres. Le résultat est plus ou moins homogène, mais non moins intéressant et c’est tout à fait normal puisque six esprits différents ont tous leur propre vision artistique.
Voici la liste des chansons et leur compositeur:
- « Overture » (Periphery) 2:12
- « The Summer Jam » (Jake Bowen) 4:17
- « Feed the Ground » (Matt Halpern) 4:38
- « Zero » (Misha Mansoor) 5:31
- « The Parade of Ashes » (Spencer Sotelo) 5:13
- « Extraneous » (Adam « Nolly » Getgood) 3:21
- « Pale Aura » (Mark Holcomb) 4:40
« Overture » ouvre le bal de belle façon avec des mélodies au piano et un rythme changeant qui nous donnent le goût de s’avancer sur le bout de notre siège en préparation de la suite. Celle-ci ne se laisse pas désirer et enchaîne immédiatement avec « The Summer Jam« . Une pièce aux accents punk rock un peu à la pop, qui porte bien son nom avec un air léger que l’on pourrait dire plus accessible pour les non-initiés au genre. « Feed the Ground » reste un peu dans la même lignée que la précédente mais devient plus lourde dans sa deuxième moitié et on l’apprécie. Misha Mansoor nous offre quant à lui « Zero« , le premier de deux titres instrumentaux se retrouvant sur cet opus. Les fans du talentueux guitariste reconnaîtront à l’instant un condensé de ce qu’il a fait jusqu’à ses débuts avec son premier projet Haunted Shores. Il n’y a rien de nouveau, aucune innovation donc pas de dépaysement en vue pour les amateurs qui apprécieront certainement. Parlant de dépaysement, on nous emmène maintenant dans l’univers du métal industriel avec « The Parade of Ashes » qui me rappelle drôlement Nine Inch Nails par moment, mais dans l’ensemble ça sonne bien. Si une pièce m’a un peu déçu sur cet ouvrage c’est bien la suivante « Extraneous ». Je dois avouer que je m’attendais à plus venant de la part du bassiste Adam “Nolly” Getgood que je respecte beaucoup en tant que musicien. Cette deuxième pièce instrumentale n’est selon moi qu’un simple essai un peu raté de se la jouer « Meshuggah« . Vous n’avez qu’à aller comparer avec le morceau « Shed » de ces géants suédois pour comprendre à quel point ça tourne dans les mêmes notes et la même ambiance. L’aventure musicale se termine toutefois de très belle façon avec « Pale Aura« , le bébé du guitariste Mark Holcomb. Celle-ci est définitivement ma préférée puisqu’elle représente exactement ce à quoi on s’attend de la part de Periphery: des lignes de vocal accrocheuses, un bon rythme, des séquences électroniques qui appuient bien la mélodie et un solo digne de ce nom.
Pour conclure, Clear est loin d’être un mauvais investissement pour les fans du groupe. Malgré certains passages que j’ai moins aimés, c’est audacieux, varié, rafraîchissant et une belle démonstration de ce que ces gars sont capable de faire. Ils n’ont pas fini de nous surprendre, c’est certain!
7/10
Daniel
by Chris Wheeler | Fév 6, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

DARK TRANQUILLITY with Special Guests, SANGUINE GLACIALIS, EXMORTUS and OMNIUM GATHERUM Foufounes Électriques, 87 Rue Sainte-Catherine Est, Montréal, QC, Wednesday, February 5th, 2014
As the crowd gathered hungrily in line awaiting the evening’s celebration of Scandinavian Metal, news had hit the ground that the night would evidently start later as snowy weather delayed the bands at the border. No matter, as seemingly no one was in a hurry to leave before seeing fan favorite, DARK TRANQUILLITY decimate the venue!

Bringing a palpable energy to the event, Montreal’s SANGUINE GLACIALIS stormed the stage with an unwavering brand of symphonic Metal, combining melody with carnival-esque drama. Trading vocal duties, soprano/keyboadrist, Maude Théberge and bassist/growler, Mishamusha Totofski implored much enthusiasm and passion which initially may have had some scratching their heads. Off kilter rhythms and subtle Baroque-style keys helped in cementing the notion that the band know their musical theory and know how to apply it to the context of « Metal« . Not exactly bearing the traditional hallmarks of the evening’s main event, the audience banged their heads to the unconventional, unique and hypnotizing working of SANGUINE GLACIALIS, a band deserving of more exposure.
Switching gears completely, California’s EXMORTUS proved that Thrash Metal is very much alive and not merely a resurgence of old, tired tricks! A seasoned live act, the foursome attacked their instruments like famished lions, playing riffs that Germany’s SODOM would be proud to have recorded. Never a respite from the raw force by which they play, the crowd lapped it up as periodic feedback gave way to a « thrasher’s paradise »; bodies slammed into one another as all members headbanged through the set, even drummer Mario Mortus who could have broken his own neck! Shouts of, « Hey, Hey, Hey » rung out as wild, untamed solos cut through the P.A.! A harrowing experience and one Montreal won’t soon forget.
Continuing on the high intensity of the American’s, Finland’s OMNIUM GATHERUM were next to prove that even melodic Death Metal can have the venue in full-blown chaos! Positively surprised by the reception, singer, Jukka Pelkonin, smiled his way through « Sonic Sign« , « The Unknowing » and set closer, « Nail » (among others) as the floor trembled beneath mesmerized onlookers. Fantastic stage presence was seemingly easy for the Finns as all members traded spots on stage to « mingle » with the first row. Stage divers and an extremely full circle pit left the band vowing to return. Suomi Finalnd!
The band everyone was eager to bow in adoration, DARK TRANQUILLITY, exploded onto stage to massive applause as singer Mikael Stanne gyrated to every note and lyric resulting in extended hands and horns held high. Not content to remain statuesque, Stanne and co. joyously play all corners of the stage, making sure everyone was onboard…and they were. Surprisingly absent from the performance was the deep intonation of a bass guitar, but with the wall of sound made by the two guitars and the keys, the sound was full and clear, albeit with minor feedback squeals periodically. « Monochromatic Stains« , « Lost to Apathy« , « Punish My Heaven » and « ThereIn » all bore the makings of a band in their element and in their prime, spanning a near career discography of hits! If one thing’s for sure, if anyone can implore the crowd to stay well beyond the expected time of completion, Sweden’s DARK TRANQUILLITY can, and they did….
Chris
by Dave Rouleau | Fév 6, 2014 | JamSpace Series

On change un petit peu les façons de faire à Ondes Chocs c’est temps-ci et c’est seulement pour se permettre d’en donner autant, centraliser les trucs et rendre ça plus agréable pour tout le monde. Notre série JamSpace est particulièrement populaire et maintenant les présentations se feront directement sur le site officiel avec une archive de tout ce qui sort dans cette série.
En 2011 une idée est née dans la tête de Christian Pacaud, musicien de Québec, et celle-ci a germé afin de se retrouver sous la forme de Contemplator, un projet de Métal progressif extrêmement intéressant et le lineup qu’il a aligné pour faire des shows rend le tout encore plus captivant: Antoine Guertin (drum), Antoine Baril (guitare) et Max Rochefort (guitare). En août dernier, l’album éponyme voyait le jour et il y a vraiment de quoi pour tous les fans de métal dans ce projet.
Question de préparer leurs shows de vendredi aux Foufounes Électriques (Montréal) et samedi à l’Agitée (Québec) avec Augury qui termine les hostilités ces deux soirées, Ondes Chocs s’est permis un autre épisode de JamSpace Series. Voici l’entrevue, juste avant de vous présenter une track, ‘Solar’, enregistrée live dans leur local de pratique juste en dessous. Question de faire de quoi de complet, je vous offre pour finir le lecteur Bandcamp pour écouter leur tout premier album. J’aimerais remercier Eliott Garn pour son travail derrière la caméra, mais cette fois-ci le montage a été effectué par votre hôte, Dave Rouleau. Enjoy!
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Fév 6, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Le Thrash Metal Attack 4 avec Alcoholator, Bombnation, Hard Charger, Fatality, Sacramentor et Névrose au Bar La Source de la Martinière le samedi 1er février 2014. Une présentation d’END Productions.
Par un samedi neigeux de février, les amateurs de Thrash Metal de la vieille capitale étaient conviés au fameux Bar La Source dans Limoilou pour une soirée de défonce dédiée à cette prolifique branche du Metal et à ses déclinaisons. Pas moins de six groupes étaient au programme concocté par le sympathique Fred END, dont trois provenant de Québec. Il n’en fallait pas plus pour que votre dévoué serviteur et apôtre de la débauche quitte son repaire limoulois en compagnie de sa fidèle compagne métallique pour prendre part à la sauterie. Arrivés sur place peu avant 19 h 30, nous constatâmes immédiatement que la salle venait à peine d’être repeinte, comme en témoignait la forte odeur de peinture qui régnait dans le débit de boisson. De plus, les murs étaient recouverts d’un tout nouveau revêtement imitant des lattes de bois. Il fut donc plaisant de constater que le propriétaire de ce bar qui accueille des spectacles métalliques depuis peu met le paquet pour améliorer le potentiel des lieux. En effet, l’auteur de ces lignes avait assisté à un tout premier spectacle en ces lieux lors de la venue de Skull Fist le 18 août dernier et il est plaisant de constater que des améliorations ont rapidement été apportées à la configuration des lieux ainsi qu’au matériel sonore mis à la disposition des artistes après des débuts un peu bancals, comme j’avais déjà pu le constater lors du passage de Potion 13 en ces lieux au mois d’octobre dernier. Pendant qu’un mélange bigarré de métalleux, de punks et de clients habitués affluait à l’intérieur, nous nous abreuvâmes de délicieux houblon en discutant avec Jonathan Gauthier (Haeres, Aborgnon, Saccage), Pierro Chicoine (Sacrementor, Ex-Blackwind), Stan (Sacrementor, Phosphorus) et plusieurs autres membres en règle de la scène metal de Québec. Puis, vers 20h, Névrose entama son œuvre de démolition.
Avant de parler de la prestation de ce quatuor de Blackened Crust/D-Beat, attaquons-nous aux présentations d’usage. Névrose est un tout nouveau projet musical formé par des membres de Cyanide Eyes, Saccage et d’anciens membres de Fuck The Facts et Mesrine. La formation se présente comme suis: D. Ray White (David Raymond-Leblanc) à la guitare lead et au vocal, D. Controverse (Dany Beauregard) à la batterie, N. Botch à la guitare rythmique et au vocal et S. Décalisse à la basse et au vocal. Sur scène, Névrose entama sa prestation avec fracas et d’entrée de jeu, nos oreilles furent assaillies par des guitares beaucoup trop prédominantes dans un mix sonore approximatif qui fit en sorte que j’eus besoin de bouchons (merci pour les bouchons Pierro!) pour mieux distinguer les motifs de guitare dans ce flot de distorsion impénétrable. Effectivement, malheureusement pour tous les groupes présents et les très nombreux spectateurs sur place, il n’y avait pas de technicien de son attitré sur place et la console de l’endroit est encore très minimale. Toujours est-il, qu’une fois les bouchons en place, je fus plus en mesure d’apprécier la musique simple et violente proposée par Névrose. Côté présence scénique, le groupe fut aussi très efficace avec une prestation mouvementée et énergique et les nombreux spectateurs semblaient ravis. Ce fut donc un baptême de scène réussi pour Névrose malgré un son mal balancé et je vous encourage à aller écouter la pièce « Neurasthénie » qui est disponible sur leur Bandcamp.
Après une courte pause, c’était maintenant au quintette de Thrash Metal de la vieille école dénommé Sacrementor de venir s’exécuter sur la scène de La Source. Cette formation créée en 2007 est de retour sur scène après avoir connu une période d’inactivité et compte maintenant parmi ses rangs: Louka Simard au vocal, Steve Roussin à la guitare lead, Stan (Phosphorus) à la guitare rythmique, Sebasto à la basse et Pierro « Larcinoz » Chicoine à la batterie. Pendant qu’ils s’installaient sur scène, je me remémorai leur spectacle qui m’avait très agréablement surpris lorsque je les avais vus ouvrir la soirée pour Demona et Skull Fist en août dernier et je me préparais pour une décharge en règle de pur Thrash Metal. Malheureusement, le sort en décida autrement. Tout d’abord, dès les premières notes de leur prestation, le groupe éprouva lui aussi des problèmes de son. Cependant, cette fois c’était l’inverse de ceux éprouvés par Névrose; les guitares étaient presque indiscernables enterrées sous la batterie et la basse. De plus, Pierro était visiblement embêté par de nombreux problèmes avec la batterie fournie par le producteur de la soirée. Le banc de batteur descendait tout seul, la configuration des tambours le rendait mal à l’aise et pour couronner le tout, il était incapable d’entendre quoi que ce soit dans le moniteur qui lui était imparti. Ceci résulta en une performance laborieuse pour le batteur qui, à mi-chemin de la prestation, vit la moitié de la batterie s’effondrer littéralement sur la scène. Qu’à cela ne tienne, le groupe ne se laissa pas démonter, remonta en selle et la présence charismatique des guitaristes et du chanteur permit à Sacrementor de s’en tirer avec plus de peur que de mal. En espérant que le groupe aura moins de problèmes techniques lors de leurs prochains spectacles, je vous encourage à aller consulter leur page Facebook si vous êtes amateurs de bon vieux Thrash.
Fatality, un quatuor de Toronto était le prochain groupe à venir s’exécuter sur scène. Existant depuis plus de dix ans, la formation compte deux albums à son actif: Beers from The Grave (2009) et Psychonaut (2013). Le groupe se compose de: Spencer « The Speen machine » Le Von (guitare, voix), Eytan Gordon (guitare lead), Adam Zlotnik (basse) et Mason Le Von (batterie). Musicalement, le groupe pratique un Thrash Metal moderne ayant comme influences évidentes Exodus et Anthrax. Sur la scène de La Source, le groupe nous démontra rapidement son talent avec une prestation exceptionnellement précise et exempte des gros problèmes de sons éprouvés par les deux premières formations. En fait, au tout début de leur performance, seul le son du vocal manquait un peu de jus, ce qui fut rapidement corrigé. Avec un grand charisme et une chimie de groupe palpable, Fatality nous livra donc un spectacle hautement efficace, pratiquement impeccable. Les nombreux spectateurs semblèrent grandement apprécier la performance des Ontariens quoique, comme c’est souvent le cas à Québec avec des formations un peu moins populaires venant de l’extérieur, ceux-ci restèrent un peu en retrait et ne s’agitèrent pas beaucoup pendant la prestation. En somme, je fus très impressionné par Fatality et c’est un groupe que je surveillerai très certainement à l’avenir. Vous pourrez trouver plus de renseignements sur eux sur leur page Facebook.
L’alcool faisait maintenant son œuvre et des fumées étranges flottaient à l’extérieur lorsque Hard Charger entama son tour de chant. Le trio originaire de Fredericton au Nouveau-Brunswick venait nous présenter son mélange de Punk, de Metal et de Rock qu’il désigne du terme Crust n’ Roll. La formation évoluant depuis 2006 est constituée de Tom (vocal, batterie), Dave (guitare, voix) et Rikki (basse). Sur scène, ma première expérience avec le groupe fit ressortir d’abord et avant tout leurs influences. En effet, la musique de Hard Charger laisse transparaître de forts relents de Discharge, Zeke, mais d’abord et avant tout Motörhead. Menée avec expérience, leur performance était précise et agressive tout en étant très sobre en ce qui concerne la présence scénique. Le groupe jouait ses pièces avec conviction sans toutefois se laisser aller à bouger et à rejoindre le public qui se tenait encore une fois plutôt en retrait à l’exception d’un fanatique convaincu du groupe qui menait une fosse à lui seul, parfois rejoint de quelques acolytes, y allant même de mouvements de breakdance. Passé cette scène surréaliste, je fus quand même circonspect quant à mon appréciation générale de Hard Charger. Effectivement, je fus un peu déçu par le côté répétitif de la musique qui faisait en sorte que les pièces semblaient pareilles à mes oreilles. De plus, le son était encore une fois assez approximatif, ce qui m’empêcha de pleinement me laisser emporter. Une prestation honnête, en somme. Si vous voulez vous renseigner sur Hard Charger, leur page Facebook saura vous répondre.
Le prochain groupe à s’amener au marbre était le fameux quintette de Québec connu sous le nom de Bombnation. Terrorisant la ville de Québec depuis 2007 avec leur Crossover Thrash Metal, la formation compte parmi ses rangs: Jack Moose (guitares), Mike Waters (Stoned Horses)(vocal), John Whale (guitare), Daniel Corriveau (basse) et Christian « Crocko » Labrecque (Stoned Horses, Fistfuck) (batterie). Bombnation a déjà plusieurs sorties à son actif et prévoit lancer un troisième album intitulé Night Invasion cet été. Sur scène, le groupe s’installa rapidement et le chanteur Mike Waters, vêtu d’un bandeau bleu autour de la tête tel Mike Muir de Suicidal Tendencies, se plaça rapidement en avant de la scène, se pavanant tel un lion en cage et interpellant les spectateurs avec une diatribe teintée de son humour particulier. Aussitôt, les spectateurs se rapprochèrent de la scène et le groupe se lança dans une prestation précise, puissante et divertissante qui déclencha hostilités et délire dans la fosse. Bénéficiant d’un son enfin correct, Bombnation démontra aussi une présence scénique solide et me fit en somme fort bonne impression avec une musique simple et efficace qui prend tout son sens sur scène. Si vous aimez Slayer, Nuclear Assault, DRI, Suicidal Tendencies et Anthrax, je vous conseille fortement d’aller jeter un coup d’œil du côté de la page Facebook de Bombnation!
La soirée était maintenant très avancée et c’était au tour de Alcoholator de venir nous achever avec leur Thrash Metal de la vieille école aux thèmes éthyliques. Ce quatuor montréalais est formé de: Matt Butcher (guitares, vocal), Oli Whiskey (guitares, backvocal), Phil Macht (batterie) et Gord (basse). La formation jouit d’une réputation grandissante dans l’univers du Thrash avec le succès de son album Coma lancé en 2011. Égal à lui-même, le groupe nous livra sa musique tout droit sortie des bas-fonds des années 1980 avec son efficacité légendaire, son humour alcoolique et sa présence charismatique. Tout comme Bombnation avant eux, ils bénéficièrent du meilleur son de la soirée, ce qui ajouta à l’efficacité de leurs hymnes à la débauche. Comme de raison, ce fut aussi la prestation à laquelle les spectateurs répondirent avec le plus de ferveur, se précipitant en avant dès le début et déclenchant des hostilités dans la fosse avec enthousiasme. Le tout se termina par une finale très chaotique où le groupe cherchait avec humour d’autres rappels à interpréter sous la pression des spectateurs. En somme, ce fut certainement la meilleure prestation de la soirée et allez découvrir Alcoholator dès maintenant sur leur page Facebook.
En conclusion, ce fut un formidable marathon de Thrash qui nous fut offert en ce samedi soir neigeux de février. Mes seules déceptions de la soirée furent les aléas du son qui handicapèrent plusieurs des prestations de la soirée, ainsi que le passage difficile de Sacrementor qui eut de nombreux problèmes techniques avec la batterie et la sonorisation. Cependant, je suis très sûr que ce groupe se reprendra dès son prochain spectacle. Mis à part ces désagréments, la soirée fut hautement divertissante, donna lieu à d’intéressantes découvertes musicales pour moi, ainsi qu’à d’excellentes prestations par des groupes que j’apprécie. Pour terminer, je remercie chaleureusement Fred END pour l’accès au spectacle!
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas
by Chris Wheeler | Fév 5, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Dirigiri
« Dirigiri » EP
Unsigned/Independent
2012
Forming in 2010 in San Antonio, Texas, DIRIGIRI have released their first ep, including six songs combining the hectic qualities of vintage Thrash with the aural assault of Death Metal. Self-titled, the band have quickly garnered themselves a faithful following they hope to expand this year with their first full length in the works! For now, however, the Texas foursome have managed to pull a « bloodied rabbit out the hat » beginning with « Toilet Extermination« , a song seemingly akin to the 1980’s thrash/crossover era, sounding particularly similar to Wehrmacht or M.O.D. with extreme vocals attached. Refusing to rest on their laurels, DIRIGIRI continue to attack with « Boiled in Blood« , a number featuring the guitar talents of Gene O’s soaring technical solo! Mid-way through, the tension rises before a foot stomping rhythm takes command. Derek D’s vocals sway back and forth from a rasp to guttural propensities as « Death by the Hands of an Angel » highlights the bands pension for thrash after an all out blast beat introduces the number!
Leading with a crunch and furious double bass kick drumming, the songs are short and to the point while the production is quite good for a first time outing but could use a bit more bottom end on future releases. Nevertheless, DIRIGIRI manage to succeed in creating an eponymous album that’s sure to garner attention in the underground. Listeners may need to spin the album more than a few times, as it goes by in a flash!
Standout Tracks: Toilet Extermination, Boiled in Blood
7.5/10
Chris