Photos de Fatality/Last Call Chernobyl/Select and Dismember – Halifax – 8/2/2014

Voici les photos du show de Fatality/Last Call Chernobyl/Select and Dismember qui avait lieu au Gus’ Pub & Grill le 8 février à Halifax, une présentation de Red Tentacle.   Merci à Alicia Montague de Mettalworx Photography pour ses photographies!  Question de connaître les bands, je vous propose sous les photos des lecteurs Bandcamp et autres afin de les découvrir \m/

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Here are the pictures of the Fatality/Last Call Chernobyl/Select and Dismember show on February 8, 2014, at Gus’ Pub & Grill in Halifax, a Red Tentacle production. Thanks a lot to Alicia Montague of Mettalworx Photography for her work!  In order to promote the bands a bit more, we offer you some of their music below the pictures with Bandcamp players and other tools \m/

 

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Fatality

 

Last Call Chernobyl

 

Select and Dismember

Les Escapades Métalliques du Doc

Cette escapade m’apparaît quelque peu différente des autres dans la mesure où c’est le début du concours En route vers Heavy Mtl 2014. Cela veut donc dire que l’ordre des groupes a été déterminé au hasard et non pas en fonction d’un headliner en particulier. Par conséquent, le niveau technique et/ou musical n’ira pas nécessairement en s’améliorant au fur et à mesure que la soirée progresse. De toute manière, avec du recul, je peux dire que je n’aurais certainement pas apprécié être dans la peau d’un des juges de cette soirée, tellement le niveau m’apparaissait équivalent chez chacun des groupes en compétition ce soir. Dans l’ordre de passation: The Unconscious Mind, Valfreya, Karkaos et Your Last Wish.

 

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Je connaissais les trois premiers pour les avoir vus à plus d’une reprise en spectacle. Your Last Wish m’était tout à fait inconnu, si ce n’est que je les confondais avec Wishmaster, le groupe hommage à Nightwish (« Shame on you! » penseront certains, mais j’assume totalement mes déficiences sporadiques). Cela dit, je m’attendais à une soirée très relevée en matière de talent.

J’arrive aux environs de 20h30 à la Coop Katacombes, coin St-Laurent – Ontario. Un public considérable est déjà sur les lieux et je dois me résigner à rester debout si je souhaite prendre des images convenables des différentes prestations de ce soir. Au final, certaines images sont définitivement meilleures que d’autres et sur le plan audio, même chose. My bad!

Compte tenu d’un petit retard sur l’horaire prévu, j’en profite pour aller converser avec Alain de Québec-Métal. Nous échangeons sur le spectacle qu’il a organisé la veille, sur nos attentes et impressions en vue de ce soir et sur nos projets respectifs futurs. Le temps de cette jasette, Michelle Ayoub de Dungeon Works Productions et surtout animatrice de cette soirée monte sur scène en même temps que The Unconscious Mind.

Une fois les explications usuelles concernant le concours faites, l’opener de la soirée se met en branle. Le premier mot qui me vient à l’esprit est « efficace ». Difficile de reprocher quoi que ce soit sur le plan technique à ce groupe tellement il est tight. C’est d’ailleurs le commentaire qui est revenu le plus souvent dans la bouche des juges, en particulier au sujet du batteur, véritable métronome sur deux pattes. Leur metal aux accents black, death et à la limite prog nous brutalisent les oreilles d’une manière plus qu’agréable. La barre est haute pour les groupes qui vont suivre, me dis-je intérieurement. Le bassiste gaucher est impeccable et talentueux. Dans les faits, chaque musicien est assez incroyable… Le seul bémol à dire de leur performance, ce qu’un juge a gentiment souligné, est leur choix de dernier morceau. Ce n’était pas la pièce la plus accrocheuse, probablement due à sa longueur. Pour le reste, absolument rien à redire.

Il est intéressant de noter que comparativement à d’autres concours auxquels j’ai pu assister, les juges sont plutôt positifs et constructifs dans leurs commentaires. Il n’est pas rare de voir des juges qui s’en donnent à cœur joie sur l’artiste comme pour canaliser d’une mauvaise façon une frustration ou une insatisfaction personnelle… mais je puis dire que ce soir ce n’est définitivement pas le cas.

Premier entracte et j’en profite pour aller me goudronner les poumons à l’extérieur en même temps que pour apprécier l’indicible beauté des flocons de neige qui tombent doucement. À mon retour à l’intérieur, le changement de set met un certain temps, notamment dû au fait que Valfreya ont un total de huit musiciens pour leur prestation. La collaboration usuelle de Phil Langelier au chant qui incarne Odin et l’ajout de Philippe Mius D’Entremont au « violoncelle électrique » (je ne sais comment nommer cet instrument atypique) complètent le sextette de base. L’introduction débute finalement avec ce violoncelle électrique, le drummer et un récit épique de la part de Crook (la chanteuse). Les autres musiciens montent ensuite sur la trop petite scène pour autant de musiciens. Malgré tout, ils ont été capables de ne pas trop se marcher sur les pieds, ce qui relève de l’exploit compte tenu d’une scène aussi exiguë.

Fidèles à leur habitude, Valfreya nous interprètent son viking/folk metal avec une assurance exemplaire. Le solo de drum en guise d’introduction à leur troisième pièce m’était déjà connu, mais il est toujours surprenant et efficace pour une personne qui les voit pour la première fois. Seul point négatif: l’éclairage manque lors de ce solo (et lors de quelques autres segments aussi). Je crois que c’est de façon délibérée que le tout se déroule dans la pénombre mais c’est toujours bien agréable de voir chaque mouvement dans un solo, non? Autre élément épique dans ce morceau: le fait que le bassiste et un guitariste s’échangent leurs manches respectifs question d’en mettre plein la vue (je sais que ça fait drôle dit comme ça, mais vous comprendrez en regardant la vidéo).  Bref, les pièces s’enchaînent dignement et je dois avouer qu’avec juste deux groupes, la détermination d’un gagnant m’apparaît déjà difficile. Si une erreur flagrante avait eu lieu au cours des deux premières performances, j’aurais pu dire le contraire, or, c’était loin d’être le cas à l’exception d’un petit problème technique dans la prestation de Valfreya.

Crook semble en pleine forme et je dois avouer que je suis assez d’accord avec le commentaire d’un des juges qui a affirmé qu’elle aurait intérêt à chanter davantage puisqu’elle possède une très belle voix. Bien qu’effectivement ses screams et ses growls ne soient pas à critiquer en eux-mêmes, sa puissante voix claire semble n’être pas assez présente. Leur prestation s’est terminée avec leur traditionnel epic wall of death, au cours duquel Valfreya distribue des épées en mousse afin que les guerriers présents devant la scène puissent s’en donner à cœur joie sur leurs congénères.

Au deuxième entracte, je m’entretiens avec Odin, aka Phil Langelier qui me parle notamment du nouvel album de Bookakee, Whorrific, qui s’est attiré un bon lot de critiques favorables. Mea culpa, lui dis-je, n’ayant moi-même pas encore écouté leur nouvel opus. Nous discutons aussi un peu chant, nos préférences relativement à ce qui devrait ou ne devrait pas être mis de l’avant dans une performance, que ce soit sur enregistrement ou encore live. Échange fort intéressant. Danke schön Odin!

J’entends les premières notes de l’introduction de Karkaos et je me dirige donc furtivement à l’intérieur pour capter l’entièreté de leur performance. Je dois avouer que pour les avoir vu minimum cinq fois, j’étais un peu fébrile. Pourquoi? Parce que j’ai l’impression que leurs différentes prestations étaient parfois inégales. Parfois pour des problèmes techniques, d’autres fois pour des erreurs d’interprétation. Rien de trop flagrant cependant et généralement, le public est toujours amplement satisfait. Leur performance de ce soir a été une des plus solides que j’ai pu voir d’eux. Leur metal mélodique fait un peu plus mainstream que les deux groupes précédents, mais pas tant que ça. De toute manière, dans ce genre de concours, c’est tout à leur avantage. Ils nous ont joué quelques nouveaux morceaux de leur futur album à sortir: Empire. Leur lancement sera au Petit Campus sur la rue Prince-Arthur, le 7 mars prochain. Avis aux intéressés.

Si je reviens à leur performance, je peux dire que Veronica, la chanteuse, semblait en pleine forme malgré les petits problèmes apparents au niveau de ses oreillettes/moniteurs. L’ajout de Eddy à la basse, membre aussi du groupe Hollow entre autres, est définitivement un must. Il a une belle énergie et un talent remarquable. Les musiciens semblent avoir du plaisir à jouer ensemble et ça ajoute nécessairement à leur performance globale. Je me permets ici d’adresser la même critique qu’à Crook de Valfreya, à savoir que la beauté de la voix claire de Veronica mériterait d’être entendue plus souvent à l’intérieur des différentes pièces. Une fois leur prestation terminée, si je me fie aux commentaires des juges, il se pourrait fort bien que Karkaos remporte la victoire ce soir. Les commentaires ont été des plus élogieux, notamment un juge qui a mentionné très bien voir ce groupe jouant sur une plus grande scène devant des milliers de personnes.

Au troisième entracte, j’aperçois Lex Ivian dehors et en profite pour le saluer et entamer la conversation avec lui. J’ai appris à ce moment qu’il était un fan fini de… curling et revenait à peine d’une soirée à l’aréna Maurice-Richard où se déroulait le Tournoi des Coeurs Scotts, championnat canadien de curling! Je dois avouer que je peux comprendre un peu pour en avoir écouté beaucoup à la télévision durant mon enfance. Allez savoir pourquoi… Il doit y avoir un certain lien avec le metal car les joueurs/joueuses de curling en arrivent toujours à faire des screams durant leur performance et un des mots qui revient souvent est « Hard! ». Avouez que c’est assez agressif! Il suffit d’oublier qu’ils crient cela parce qu’ils s’encouragent mutuellement à balayer une surface glacée le plus rapidement possible pour loger des roches dans une maison au centre de laquelle se trouve le bouton… Lex… CURLING!!!

Dernier groupe et non le moindre: Your Last Wish. Je les découvre avec un étonnement qui me surprend moi-même. J’étais loin de m’attendre à une brutalité aussi intense. La frontwoman est énergique à souhait et les autres musiciens la complètent d’une façon exemplaire. Le soliste à la guitare est assez impressionnant avec sa guitare à huit cordes qu’il manie tel un samouraï son épée. Leurs compositions sont solides et agressives et je n’ai rien à redire. J’ai headbangé tout au long de leur set, sans jamais sentir ici ou là une certaine forme d’ennui. C’était du bonbon pour les yeux et les oreilles. Dans leur avant-dernier morceau, les deux guitaristes nous montrent leur virtuosité en effectuant un solo à deux (devrais-je dire duo même s’ils jouent une partition identique?). À ce point-ci de la soirée, c’était clair que je n’aurais pas voulu être juge car j’aurais donné la victoire à chacun des groupes pour des raisons différentes mais complémentaires.

L’attente se fait assez longue avant l’annonce du gagnant et le public s’impatiente un tantinet, sans pour autant être désagréable. Finalement, Michelle Ayoub monte sur scène et nous sentons bien que le grand moment se prépare… Elle nous mentionne d’entrée de jeu que les votes du public ont aidé la sélection du gagnant et que malgré cela, la compétition a été particulièrement serrée. Somme toute, mon intuition relativement aux commentaires des juges à la suite de la performance de Karkaos était exacte: ils sont vainqueurs pour cette première soirée du En route vers Heavy Mtl 2014 et se retrouveront donc à la demi-finale quelque part au mois de mai.

Je vous laisse avec la vidéo de cette soirée mémorable qui sans l’ombre d’un doute, a fixé la barre très haute pour tous les autres groupes à venir dans ce concours. Remerciements à Dungeon Works Productions (Nick et Michelle) et Evenko pour l’accès et la tenue de l’événement.

Dr Light

Critique d’Album: Acacia – « Tills döden skiljer oss åt »

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Acacia

«Tills döden skiljer oss åt»

(2013)

Art of Propaganda

 

Liste des pièces

«Död mans mask»

«Förnimmelsens lund af längtan»

«Amourens redoxreaktion»

«Egocentrisk isolation»

«Tills döden skiljer oss åt»

 

L’Acacia est une espèce végétale très répandue, notamment en Australie, qui pousse dans les régions semi-arides et se caractérisant par une dualité entre la beauté et l’agressivité. En effet, les arbres de ces espèces ont une apparence jolie et gracieuse, surtout en période de floraison, mais comportent aussi de grandes épines qui peuvent transpercer les imprudents ou les animaux mal avertis qui souhaiteraient s’en nourrir. Cette espèce combine donc vie et morbidité, violence et beauté dans un tandem sublime.

C’est donc avec logique que la formation Acacia, originaire de Suède, a choisi ce nom pour se marier à sa musique combinant les ambiances feutrées du Doom Metal atmosphérique à l’agressivité et la méchanceté du Black Metal. D’abord connue sous le nom de Livsnekad (voir l’album prometteur Den Sociala Vanförheten (2009)), la troupe de Halmstad, comprenant d’anciens membres et un membre actuel (le bassiste Christian Larsson) de l’illustre groupe Shining, a sorti au mois de juin dernier son premier album sous le nom de groupe, Acacia, intitulé Tills döden skiljer oss åt qui signifie, si on le traduit de façon grossière, « Jusqu’à ce que la mort nous sépare ». La question posée par cette sortie était donc de savoir si le groupe allait parvenir efficacement à faire la symbiose de la douceur et de la rugosité, tel l’arbre précédemment évoqué et si son contenu saurait rivaliser avec des formations apparentées telles que Shining et Lifelover, par exemple? Force est de constater que oui.

En effet, dès les premières notes de piano de Död mans mask, plaquées par le pianiste d’origine japonaise Seiya Ogino, bientôt rejoint par un crescendo dramatique de guitares, de batterie et une superbe orchestration de cordes suivie de l’entrée en scène des superbes voix chantées de Ulf Nylin (qui a malheureusement quitté le groupe en novembre) et de la douce Moa Thorén, l’auditeur est plongé dans une atmosphère dépressive prenante et superbe. La production assurée par le jeune Klas Blomgren (Svart) joue un formidable rôle à cet effet en présentant un son englobant, moderne et d’une qualité irréprochable qui arrive à balancer parfaitement les passages feutrés et les déchaînements de violence du groupe dans un tout cohérent conservant de belles dynamiques. En effet, si la première pièce d’une durée relativement modeste (elle dure 6:30 minute alors que les autres pièces sont toutes au-dessus des 10 minutes) est quelque peu différente du reste de l’album puisqu’elle présente un style plutôt homogène de Doom atmosphérique fortement teinté d’influences Post-Rock, le reste de l’album présente des pièces à développement fortement nuancées entre tristesse passive et crises de folie sur des tempos lents à moyens.

C’est ainsi que dès la seconde pièce de l’album, on entre en territoire plus agressif, mais avec toujours la même efficacité: une alternance de passages marqués par des motifs de guitare puissants créés par Christian Larsson (Shining) et Andreas Thorén (Level Above Human, Ex-Shining) sur un tonnerre de batterie de Richard Schill (Level Above Human), surplombés par des voix hurlées ou des grognements inhumains et des passages atmosphériques piano-voix chantées, des passages lents, lourds et des passages plus véloces et agressifs. La dualité du groupe est donc très bien assumée et fonctionne de manière très efficace, notamment grâce au talent de composition du groupe qui excelle tant dans la livraison d’émotions violentes que dans la douceur. Pour ceux qui s’attarderont à décrypter les paroles exclusivement suédoises, les textes glauques et dépressifs se marient aussi de façon superbe aux ambiances générées par la musique du groupe.

S’il faut absolument trouver une faiblesse à ce petit bijou d’album, ce sera peut-être son léger excès d’homogénéité. Effectivement, bien que le groupe marie les extrêmes avec un très grand succès grâce à un talent musical indéniable, les pièces de l’album s’enchaînent en présentant les mêmes éléments, la même alternance entre passages doux et passages agressifs, ce qui fait que l’auditeur peu familier avec le contenu de l’album aura tendance à confondre les pièces les unes avec les autres. De plus, les pièces sont toutes construites de façon peu conventionnelle et progressive, ce qui fait qu’il est parfois dur de savoir où une pièce commence et où elle se termine. Ce ne sera donc pas un album nécessairement facile à apprivoiser pour toutes les oreilles, car il ne contient pas de pièce facile à digérer, pas de succès instantané. L’album devra donc être consommé de façon pleine et entière et exigera une écoute attentive et immersive de l’auditeur pour être apprécié à sa juste valeur.

En somme, avec son premier opus en carrière, Acacia présente un mariage très réussi entre le Doom Metal atmosphérique et le Black Metal dépressif. En effet, avec un grand talent de composition et une production puissante et moderne, le groupe suédois nous présente une œuvre d’une beauté époustouflante qui n’a pour seule faiblesse que de réclamer une très grande attention de ses auditeurs. Cette œuvre sera donc à conseiller aux amateurs de musique dépressive et sombre en général qui seront prêts à s’immerger pleinement dans l’écoute de pièces longues et toutes en nuances. À consommer sans modération et en entier, le volume à « 11 » avec votre prochaine psychose.

9/ 10

Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

 

Photos de Dark Tranquility/Omnium Gatherum/Exmortus/Sawed-Off Shogun – Ottawa – 7/2/2014

Voici les photos du show de Dark Tranquility/Omnium Gatherum/Exmortus/Sawed-Off Shogun au Mavericks de Ottawa le 7 février 2014.  Merci à Matthew Clark pour son travail vraiment exemplaire!

 

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Dark Tranquility

Omnium Gatherum

Exmortus

Sawed-Off Shogun

Critique d’Album: Svarthaeug – « Drakonsk Magi »

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« Drakonsk Magi« 

Obscure Abhorrence Productions

2013

 

Since their inception in 2005, Norway’s SVARTHAUEG have steadily risen up the ranks of Black Metal’s elite with their debut EP, « Ritual« , in 2012 and now an album complete with relentless fury in « Drakonsk Magi« . Featuring the vocal talents of Adramelech, also in DODSFALL, the band firmly has both feet in the blackened abyss of traditional Black Metal, played with passion and malice! Don’t expect a subtle intro. that gracefully leads into the bulk of the album. No, « Astral Path to the Realms of Death » decimates immediately as thundering drums and rapid riffing wreak havoc upon the listener’s sensibilities. Grandiose and unforgiving, the tune epitomizes the overall vitriol of the album and even includes vocal variation akin to ex-Keep of Kalessin’s Thebon, during the « cleaner » passages. « Balam« , « Black Goddess« , « Enter Chaos » and « A Hymn to the Ancient Spirits » all maintain a raw energy that initially hits hard before slowing the pace to a catchy headbanging drive, especially on the latter. While the songs play to the strengths of mid-nineties « True Norwegian Black Metal« , other numbers do play outside the box. « Evoke » begins with a slow militaristic drum momentum as feedback creepily rises in volume to explode in full on tremolo guitar mayhem. Album closer, « Ritual VII » displays a great amount of crunch and menace, enough to satisfy fans looking for something a bit different from the norm. Upon first listen, the album appears to run the gamut of fast paced, conventional Black Metal but it may take repeated spins to really notice the finer nuances of the album. Though, « Drakonsk Magi » may not propel SVARTHAUEG into the upper echelons of commercial viability (aka. SATYRICON’s « Satyricon« ), it IS nice to know that newer bands can keep the flame alive of what made Black Metal so appealing in the first place!

Standout Tracks: Black Goddess, Evoke, A Hymn to the Ancient Spirits

7.5/10

Chris

 

 

Photos Aeternam/Burning the Oppressor/Forbidden Sin/The Poor Generation – Montréal, 31/01/14

Voici les photos prises par Karolane Gagné-Brault lors de la soirée soulignant les 2 ans d’existence de la page facebook de Québec-Métal. Pour l’occasion, M. Québec-Métal lui-même, Alain Labonté, avait organisé un spectacle à l’Alizé à Montréal et mettant en vedette Aeternam en tant que tête d’affiche appuyé par Burning the Oppressor, Forbidden Sin et The Poor Generation.

 

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Aeternam

 

Burning the Oppressor

 

Forbidden Sin

 

The Poor Generation

 

Random Pics de la soirée dont les candidats au « Scream Contest »

JamSpace Series: Evil Can Evil

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Une autre belle entrée dans le cadre de nos JamSpace Series avec la visite de l’espace de pratique de Evil Can Evil, une formation Stoner Rock de Québec et crisse que c’est bon.  Ils ont lancé leur 2e album, « Winter Rider », en décembre dernier à l’Agitée avec Sandveiss et c’était juste une question de temps avant que j’aille tripper et parler avec le quatuor.  On vous présente donc une entrevue vidéo et ensuite deux prestation live de ce dernier opus avec ‘I’m Alive’ et ‘Love & Hate’.  Question de mousser le tout, pourquoi pas se tapper l’écoute de cet opus avec le lecteur Bandcamp qui nous est si chère, au bas complètement de cette présentation.

Merci à Eliott Garneau pour son travail derrière le lentille et sa disponibilité grandissante.  Le montage des jams est le fruit des efforts de celui-ci, mais l’entrevue a été travaillée par Dave Rouleau.

Critique d’Album: Woods Of Desolation – « As the Stars »

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Woods Of Desolation

« As the Stars »

Northern Silence Productions

2014

 

 

Même si mon penchant pour la musique dite extrême semble vouloir s’évaporer avec les années qui s’écoulent et le temps qui s’estompe, il y a de ces groupes/albums qui ne pourront jamais quitter mon environnement musical tant leur éloquence et leur beauté ont su marquer mon âme impie. Certains d’entre eux ont tapissé les plus beaux moments de ma vie, tandis que d’autres résonnent encore dans la mémoire des jours les plus sombres de mon existence. Parmi cette poignée d’entités qui composent ce corpus, l’album Torn Beyond Reason de Woods Of Desolation (WoD) y occupe une place bien particulière et chaque fois que je me le permets, le black dépressif de ce disque fait immanquablement miroiter chez moi les plus belles images comme les plus sombres desseins. Aussi, je me réserve l’écoute de celui-ci avec parcimonie.

Or, Dieu seul sait et le Diable s’en doute qu’il n’est pas sans dire que c’est avec une fébrilité sans borne et un enthousiaste quasi insupportable que j’ai attendu la venue de quelque chose de nouveau à me mettre sous la dent de la part de ce groupe. Eh bien, que l’enfer soit béni et les saints crucifiés puisque mes prières ont enfin été exaucées. Alors, haut les cœurs camarades, car c’est finalement le 14 février prochain que le nouveau disque de cette formation Australienne verra le jour sous la bannière de Northern Silence Productions.

Bien qu’à ce jour, je n’aie toujours pas de copie physique à ma disposition, j’ai tout de même réussi à mettre la main sur une version numérique et, ma foi, que les anges m’emportent si je mens, ce disque est voué à un avenir très prometteur. D’autant plus qu’avec son caractère avenant, un peu plus accessible et ses atmosphères inspirées, WoD pourrait très bien rallier de nouveaux admirateurs parmi les amateurs de musique calfeutrée aux mélodies intuitives.

De prime abord, la première chose qui me soit venue à l’esprit en écoutant ce disque est la dichotomie qui semble y faire rage. Son tempérament musical dualiste qui manigance entre la lisière de l’ombre et la lumière, et qui joue malicieusement dans les moindres recoins de notre inconscient lui donne, un peu à la manière de la Joconde de Léonard de Vinci, une espèce de personnalité ambivalente qui nous empêche de savoir si l’on doit rire ou pleurer.

Nous avons, en effet, d’une part, droit à des hymnes aux panoramas hyper homériques et, d’autre part, un petit quelque chose qui trame dans l’arrière-plan et le rend si macabre dans sa splendeur. On pourrait dire que, As the Stars, est affligé d’une volupté semblable à celle du vin que consommait les poètes maudits. On fait le beau avec le laid et ce goût distille toute la saveur qui se rejoint quelque part entre la nostalgie, la mélancolie et l’allégresse. Tout ceci est extrêmement bien exprimé dans chacune des mesures de ce disque et cette ingénieuse harmonie dissout ainsi toute la lourdeur d’un black trop dépressif, pleurnichard, uniquement centré sur le dégoût. Il s’y trouve une équation parfaite entre ce qui constitue une œuvre juste et définie dans ses limites et, surtout, elle ne s’égare pas dans le cliché romanesque douteux qui laisse un goût de coton dans la bouche. Au contraire, les mélodies de As the stars sont telles que dans l’espace d’un simple battement de cœur, elles peuvent tout aussi bien alimenter nos abîmes existentiels les plus profonds que nous déposer doucement aux abords de nos espérances les plus naïves. Cette double nature qui règne et régis le tempérament de As the Stars m’apparaît définitivement être sa qualité la plus grande.

Mais assez parler du fond pour le moment, attaquons-nous un peu à la forme.

Tout d’abord, je dois dire que j’adore l’humeur mal léchée de ce disque. J’adore le côté malpropre de la production qui, bien entendu, est à l’opposé de celle que nous offrent les grandes étiquettes de ce monde. Bien qu’à l’occasion cela ne me déplaise pas totalement, je dois avouer que cette tendance au méga production carrée m’agace énormément et me laisse grognon plus souvent qu’autrement. À cet effet, je partage l’opinion de ceux et celles qui croient que les productions parfaites et sans égratignures dénudent la création de l’artiste de toute émotivité et la rend ainsi aseptisée de tout sentiment; que tout ce lustre obscurcit la sincérité de l’initiative pour qu’il en résulte, au final, un bel objet plat, impersonnel, sans intérêt et vide de tout intérêt.

Ici, par contre, le choix de production préserve toute la sincérité de l’émotion qui est extrêmement bien ressentie tout au long du long jeu qui a aussi la valeur de porter le blason de l’authenticité. D’ailleurs, je suis absolument certain que ce choix de production lo-fi est bien voulu et réfléchi. Et si l’enveloppe malfamée de ce disque doit être portée au banc des accusés, je me porte garant de la défendre, car, à mon sens, la beauté de ce dernier est due à son essence imparfaite.

Pour ce qui est du reste et, entre autres, des guitares (D. – la tête dirigeante de WoD), on ne peut manquer de souligner leur ingénieuse utilisation et leur surprenante efficacité. De nature plutôt simpliste, elles livrent tout de même une prestation honnête et bien ressentie. Et, avec une distorsion « treble-isé » (qui rappelle un peu une scie mécanique), elles réussissent à se démarquer par leur franche habilité pour devenir un des éléments clefs de cet album. À elles seules, elles arrivent à nous propulser sur la cime des plus hautes émotions et on se sent gravir l’Everest au tempo de leur ascension tellement tout ça est d’une qualité épique par moments. À dire vrai, je dirais que la totalité des mélodies s’organise autour d’excellentes partitions de guitare, parfois brutes, souvent harmonieuses, et de subtils arrangements qui donnent une large profondeur à As The Stars et une bonne valeur de ré-écoute. Définitivement le highlight de l’album.

En contrepartie, la basse, de son côté, est, pour ainsi dire, carrément absente. Elle ne semble que traîner en arrière-fond et se laisse oublier dans sa soumission et sa nonchalance. Aucune initiative, aucun débordement, aucun excès, aucun rien. Que peut-on en dire de plus? Elle est là, elle suit et c’est tout.

La batterie, contrairement aux anciens albums de WoD, a cette fois été enregistrée par Vlad de Drudkh/Old Silver Key. Un brillant ajout qui cadre parfaitement dans la dynamique recherchée. Sans que sa performance soit vraiment des plus extravagantes, elle relève tout de même aisément toute la délicatesse des passages plus ambiants comme des moments les plus intenses. Elle ne figure pas à l’avant-plan, mais sa qualité d’exécution devient vite un élément essentiel à As the Stars et impose son rythme à chaque morceau.

Finalement, il y a aussi la voix de Old (Drohtnung) qui ne semble jamais finir de se cicatriser. Un chant lointain, sournois et insidieux qui réussit habilement à se frayer un chemin jusqu’aux confins tortueux de notre esprit et, avant même qu’on ne le remarque, s’agrippe à nos angoisses les plus pernicieuses pour festoyer en harmonie avec les démons qui nous habitent. Elle s’incruste ainsi dans nos désillusions les plus douloureuses et, tel un fiel délétère qui empoisonne l’ambiance de son alchimie, elle vous déracine de votre confort facile.

Immergé dans une constante, mais légère réverbération, elle laisse flotter l’impression qu’on se trouve prisonnier entre les tourments de l’écho d’un appel lointain et celui d’un silence meurtrier. Ces cris, presque inaudibles et empreints de la sérénité des plus sages comme de la détresse des plus méprisés, viennent nous suggérer à l’oreille la solitude des étoiles et le mystère du rêve onirique.

Autant cette dernière pourrait être l’élément qui vous déplaise le plus, autant, comme chez moi, elle sera l’élément qui vous plongera dans un état de plénitude et de contemplation à l’écoute de As the Stars. Du très bon boulot de la part de Old sur ce côté

Pour tout dire, le seul défaut que je puisse trouver à cet album est la longueur. La longueur des pièces comme celle de l’album en soi. J’aurais voulu que chaque pièce s’étire un peu plus et que l’album soit, du même coup, beaucoup plus long puisque sa courte durée ne me donne envie que de quémander pour encore plus, beaucoup plus.

En effet, sur les sept pièces qui composent As the Stars, deux sont instrumentales et la totalité de celles-ci ne compile qu’à peine une trentaine de minutes. J’aurais vraiment préféré quelque chose qui tourne autour d’une heure, mais bon. Cela ne nous permet que d’écouter les titres plus souvent, après tout. Sur cette note, et avant de conclure, j’ajouterai simplement que As the Stars s’écoute vraiment, vraiment bien. Il prend son air d’aller dès les premières secondes et continue sa route sans jamais vraiment perdre le cap ou s’épuiser.

Ultimement, As the Stars est un disque hyper inspirant qui, selon moi, pourrait avoir la capacité de s’inscrire dans le panthéon des albums marquants de l’année. Il s’agit vraiment d’un habile tour de force et d’une œuvre puissante. La dualité qui y fait rage, la complexité pourtant si simple qui le caractérise, la texture sale et malpropre qui l’habille et les rêveries obscures qui peuvent tout aussi bien invoquer l’invulnérabilité d’un espoir nouveau que la tristesse d’une tragédie sans mots sont tous autant qu’ils sont des éléments qui constituent en soi une magnifique et superbe pièce d’art dans son genre. Et si, comme je le mentionnais à l’instant, c’est grâce à ce genre de rêveries mélancoliques et malignes que nous arrivons maintenant à trouver un sens à nos ambitions, c’est aussi avec l’espoir fourbe qu’elles transportent que nous jetterons un regard neuf sur l’avenir, gonflé d’un sang nouveau, prêt à tout.

Putain, quel album!

Coeur Noir