Critique d’Album: Arch Enemy – « War Eternal »

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Arch Enemy

« War Eternal »

Century Media Records

2014

 

 

Au mois de mars dernier, le groupe de Death mélodique Arch Enemy annonça une nouvelle qui  frappa de stupeur ses fans alors que sa chanteuse Angela Gossow quittait le groupe qu’elle avait mené depuis son arrivée en 2001 avec l’album « Wages of Sin« . Bien que cette décision remonte sans doute à un bon moment, je fais référence ici à l’annulation d’une tournée de festivals européens à l’été 2013, ce n’est que quelques mois avant la sortie de leur nouvel album « War Eternal«  qu’Arch Enemy nous plaça devant les faits accomplis, nous apprenant le retrait officiel d’Angela Gossow qui restera tout de même au sein de la gérance du groupe et du coup elle a elle-même assuré le choix de sa remplaçante, une fille de chez nous, la Montréalaise Alissa White-Gluz connue pour son travail avec The Agonist.

Comme plusieurs, j’avais du mal à cacher mon scepticisme à l’égard de ce choix, mais ce n’est pas parce que j’avais des doutes sur les capacités d’Alissa White-Gluz à remplacer  Angela Gossow au niveau du vocal death, on en avait déjà un bon exemple dans The Agonist. Ce que je craignais en fait, c’était beaucoup plus l’incorporation de voix cleans dans Arch Enemy. Heureusement, pour cette fois-ci du moins, je m’en tire à bon compte puisque l’album « War Eternal » était déjà écrit à l’arrivée d’Alissa qui n’a agi qu’en tant qu’interprète à l’étape du studio. Ceci dit, il n’est pas exclus que de futurs albums d’Arch Enemy voient apparaitre l’ajout de voix claires; on peut d’ailleurs en témoigner dans la pièce « Avalanche« . Toutefois pour l’instant, il était plus important de respecter le son créé par Angela Gossow, et personnellement je crois que c’est une bonne décision car le départ d’Angela fut déjà un choc assez brutal pour les fans, et il est important qu’Alissa fasse en sorte d’être acceptée et bien intégrée au groupe avant de s’impliquer davantage au niveau créatif.

Si vous voulez tout savoir sur l’arrivée d’Alissa White-Gluz dans Arch Enemy, je vous conseille cette excellente entrevue en français qu’elle a donné pour Arch Enemy France.

Maintenant, rentrons dans le vif du sujet avec la critique de « War Eternal« . Trois ans se sont écoulés depuis la parution du précédent album d’Arch Enemy, « Khaos Legions » qui m’avait cependant laissé de glace, peut-être que mes attentes étaient trop élevées après le magistral « Rise of the Tyrant » sortie en 2007. Alors bien que dans l’ensemble, j’apprécie le groupe, et spécialement le merveilleux travail à la guitare de Michael Amott dont je suis fan depuis sa venue dans Carcass (Tools of the Trade/Necroticism…), je dois dire que si je considère certains albums comme de vrais chefs d’œuvres (« Wages of Sin » et « Rise of the Tyrant« ), les autres titres assez inégaux de leur discographie, malgré quelques bonnes pièces par-ci par-là, m’ont plus souvent qu’autrement laissé sur mon appétit. Mais qu’en est-il de « War Eternal« , me direz-vous?

Comme je le disais précédemment, les attentes trop élevées sont directement reliées aux plus amères déceptions, et dans ce cas particulier, mes attentes avaient sûrement baissé d’un cran avec l’arrivée d’une nouvelle chanteuse, ce n’était rien de personnel contre Alissa, mais le métalleux que je suis est souvent rébarbatif aux changements, spécialement quand ceux-ci sont trop drastiques. Heureusement, Alissa White-Gluz a bien réussi à tirer son épingle du jeu en relevant ce défi vraiment difficile de manière exceptionnelle.

Le premier extrait vidéo de ce nouvel opus est probant, la pièce titre « War Eternal » a non seulement tôt fait de nous réconforter sur le choix judicieux de la nouvelle chanteuse d’Arch Enemy, mais porte également la signature musicale très caractéristique d’un Michael Amott en pleine possession de ses moyens.  Ensuite nous avons eu droit au lyric vidéo d’une seconde pièce nommée « As the Pages Burn » qui, grâce à son côté à la fois très agressif et très mélodique, demeura sans doute parmi mes favorites de l’album. Et comme, si deux extraits n’étaient pas suffisants pour nous convaincre, Arch Enemy a lancé un deuxième clip officiel et troisième extrait de l’album, à quelques jours de la sortie officielle de « War Eternal« . « You will Know my Name » est un titre tellement approprié dans ces circonstances, alors qu’Alissa efface les doutes concernant sa nomination comme nouvelle leader du groupe. Le commérage et les préjugés font tranquillement place à l’acceptation et tous sauront son nom, et s’en souviendront longtemps avec cette pièce hautement mélodique et accrocheuse qui demeurera sûrement un bon moment dans le setlist d’Arch Enemy.

Pour ce qui est du reste de « War Eternal » qui compte 13 pièces et totalise un peu plus de 47 minutes, je n’irai pas d’une critique en détail track par track, car cet exercice serait tout aussi ennuyeux pour moi à écrire que pour vous à lire. Donc je vais essayer de regrouper mes idées en quelques phrases qui couvriront l’essentiel de ma pensée.

Donc, c’est après une courte introduction au clavier que « War Eternal » démarre sur les chapeaux de roues avec « Never Forgive, Never Forget« , une pièce démontrant d’entrée de jeu les capacités vocales d’Alissa, pour ceux qui en doutaient encore. Ensuite, nous avons droit à la pièce titre, ainsi qu’à « As the Pages Burn« , comme j’ai déjà parlé de celles-ci un peu plus tôt, inutile de me répéter. La prochaine pièce eut également l’honneur d’être mise en images, puisque « No More Regrets » le troisième vidéo clip tiré de l’album, est paru le jour du lancement officiel de « War Eternal » et résume bien à elle seule la direction musicale de l’ensemble de l’album, donc si vous aimez celle-ci, vous n’aurez aucun regret à vous procurer « War Eternal« ! Voici le vidéo-clip en question, histoire de vous me mettre en appétit.

La sixième piste de l’album est « You will Know my Name », dont j’ai également parlé un peu plus tôt, suivi d’un bref interlude instrumental typique à Arch Enemy qui conclut la première moitié de l’album. Première moitié qui est beaucoup plus intense et mémorable que la seconde, alors que cette dernière contient selon moi beaucoup de remplissage et n’a que la pièce « Time is Black » qui se démarque réellement par son côté plus créatif. C’est d’ailleurs après celle-ci que je commence malheureusement à perdre mon attention lors de l’écoute de « War Eternal« . 

Mes pièces favorites sont: Never Forgive, Never Forget, As the Pages Burn, No More Regrets et Time is Black.  

En somme, bien que « War Eternal » soit un album plus solide que son prédécesseur, avec quelques excellents titres, je crois que celui-ci ne se démarquera pas tant dans l’histoire par la qualité des pièces qu’il a à nous offrir, mais pour le passage d’Arch Enemy à une nouvelle ère et l’approbation générale d’Alissa White-Gluz par les fans du groupe que je ne manquerai pas d’aller voir en spectacle lors de leur prochain passage à Québec, le 28 octobre prochain, en compagnie de Kreator, Huntress et Starkill.

8/10

Luc St-Laurent

Le jour du jugement

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C’était le samedi 24 mai dernier que se déroulait à L’AgitéE de Québec, la finale de la première édition du Challenge Parkinson Metal, une initiative de Marco Chabot, Éloïse Chabot, Marc Lavoie et toute l’équipe du Parkinson Metal, en collaboration avec François Côté-Fortin à la console, Louis-Olivier Brassard-Gélinas (Ondes Chocs, chanteur de Endless Horizon) à l’animation et Alexis Bourdages-Chabot à la photographie.  Une liste complète des partenaires de l’événement est disponible ici. Et voici le lien pour l’album-photos de la soirée.

Donc, pour cette finale le calibre était des plus relevés alors que des 32 candidatures de départ, 10 furent choisi par l’équipe du Parkinson Métal pour participer aux semi-finales, et que de ces 10 groupes, seulement 4 sont passés en finale soit: Inextalis, Forbidden Sin, Shatters et May Catch Fire. Et c’est moi (Luc St-Laurent) en compagnie de 2 collègues (Jérôme St-Charles et Sébastien Tremblay) qui avions la chance, ou la tâche ingrate selon les points de vue, de déterminer le grand champion de cet ultime affrontement qui vous vous en doutez sans doute a fait une fois de plus craindre le pire aux sismologues de la région puisque l’épicentre se trouvait au cœur de la ville de Québec!

Comme la soirée s’est déroulée assez rapidement et que nous n’avons pas vraiment eu la chance de parler à tous les participants directement après leur prestation, histoire de se garder une marge de manœuvre pour pouvoir être équitable pour l’ensemble des groupes, je vais en profiter ici pour le faire publiquement sur la page d’Ondes Chocs. Certes je ne parlerai uniquement qu’en mon nom en ce qui concerne le jugement, mais cette décision s’est prise à 3 juges qui sont arrivés rapidement au même consensus à quelques détails près dont je ferai mention au besoin.

C’est dans une salle déjà bondée qu’Inextalis, le premier groupe de la soirée a fait son entrée sur scène avec une énergie dévastatrice. La vieille gang de chums, dont je fais également partie était au rendez-vous, ce qui leur a sûrement facilité la tâche toujours difficile de réchauffer la foule et tenter de convaincre les 2 autres juges ainsi que moi-même, qui devais faire en sorte de demeurer impartial jusqu’à la fin, de leur capacité à pouvoir remporter le premier prix. Le résultat fut impressionnant alors que le groupe joua un mélange de matériel de leur album « Catatonic Universe« , mais aussi quelques reliques de l’ère d’AmnesiA. Ils ont placé la barre haute pour le reste de la compétition. Inextalis qualifia par ailleurs leur prestation de cette soirée comme la meilleure de leur vie, une opinion que je partage également, car le groupe a pris beaucoup plus d’assurance ces derniers temps. Je l’avais d’ailleurs constaté lors des semi-finales où ils avaient terminé en deuxième position juste derrière Forbidden Sin. Tout d’abord déçu de devoir ouvrir la soirée, le groupe a su tirer avantage de cette délicate position en informant bien tous les gens qui voudraient les encourager à arriver tôt, un message qui a vraisemblablement bien passé puisqu’ils ont remporté le vote du public haut la main. En tant que seul juge de la soirée ayant assisté à la première prestation de tous les groupes de la soirée, je trouvais intéressant de voir si ceux-ci avaient tenté de modifier certaines choses pour gagner quelques points supplémentaires. C’était certainement le cas d’Inextalis qui ont réussi avec l’aide de leurs supporteurs à se surpasser et terminer cette fois devant Forbidden Sin.

Parlant de Forbidden Sin, le groupe venu de Montréal qui avait remporté les honneurs de la première soirée de semi-finales était de retour et bien déterminer à ramener le titre à la maison. Mais ce n’est pas nécessairement une tâche facile de dominer à l’extérieur de sa ville, et nous aurions eu sûrement un autre dénouement si le Challenge Parkinson Metal s’était tenu dans la métropole, car Forbidden Sin nous a démontré leur aisance sur scène dans une leçon de thrash teinté de hardcore digne de mention où le headbanging et le moshpit étaient à l’honneur, moshpit que le leader du groupe Jeff Boisvert s’est permis de visiter à quelques reprises. Si je compare avec leur prestation précédente, je n’ai pas vu de changements notoires, mais pourquoi auraient-ils changé une formule gagnante, me direz-vous? Ce fut une prestation très énergique et les gars n’ont rien à se reprocher au niveau de leur performance sur scène qui était encore selon moi légèrement supérieure à celle d’Inextalis. Malheureusement cette fois, celle-ci n’a pas suffi.

Pour la troisième prestation de la soirée, nous avons eu droit à un changement assez radical d’ambiance avec le metal progressif de Shatters. Un contraste marqué qui démontre bien que le metal peut s’avérer extrêmement varié, et c’est cette variété qui, spécialement en finale, devient souvent l’odieux des concours, forçant la confrontation de genres diamétralement opposés et compliquant le travail des juges qui doivent souvent passer outre leur goût personnel.

Ceci dit, j’avais assisté à la première prestation de Shatters, deux semaines auparavant, et leur passage en finale m’avait un peu surpris. Personnellement, j’en aurais sûrement décidé autrement, mais en même temps, peut-être que les juges de cette soirée avaient vu ou entendu quelque chose que j’avais manqué. Au-delà d’une musique différente, souvent beaucoup plus calme, mais très bien rendue sur scène par de bons musiciens, c’est un groupe qui semblait très timide dans ses interventions et moins convaincant que les autres dans leur désir de l’emporter. Enfin, c’est un avis unanime de la part des 3 juges, et une déception pour Jérôme St-Charles qui s’attendait à plus de Shatters après l’écoute de quelques pièces sur leur Bandcamp.

Finalement, après avoir plané un brin avec Shatters, il était temps de changer de nouveau l’ambiance avec le dernier groupe et non le moindre, les très festifs May Catch Fire! Un autre favori de la foule et c’était sans appel. Ce groupe de la Rive-Sud qui fut ma découverte du Challenge Parkinson Metal, avait une fois de plus attiré bien des fans dans l’enceinte de l’AgitéE qui était redevenue jampack après une légère accalmie. C’est avec un genre de metal que j’ai toujours du mal à clairement définir, mélangeant death mélodique, folk et punk rock que May Catch Fire a donné le coup de grâce à cette soirée mémorable. Au-delà de la participation d’un public dévoué et des riffs accrocheurs, c’est leur professionnalisme et leur plaisir d’être sur scène qui a permis à May Catch Fire de remporter une victoire par décision certes unanime des juges mais pas aussi expéditive que lors des semi-finales puisque Inextalis leur a chauffé le derrière d’assez près pour leur provoquer des rougeurs. Dire qu’actuellement May Catch Fire n’a toujours pas de démo ou d’album à son actif, c’est assez impressionnant! Toutefois un EP devrait voir le jour sous peu. Ce groupe sera définitivement à surveiller dans les mois à venir et cette victoire leur donnera certainement un bon coup de pouce pour progresser.

C’est ainsi que s’est terminée la première édition du Challenge Parkinson Metal. Je voudrais en profiter pour remercier Marco Chabot et Marc Lavoie et toute l’organisation du Parkinson Metal pour leur confiance. Ce fut une belle expérience pour moi et pour les autres juges impliqués dans cette soirée. En attendant la seconde édition du challenge prévu pour 2015, je vous invite personnellement à participer aux 2 prochaines éditions du Parkinson Metal qui seront présentés à l’AgitéE, soit la 4ième édition le 13 juin prochain en compagnie de Merkabah, Warder et Heroïk et la 5ième édition le 16 août avec Unbreakable Hatred, Karkaos et les gagnants de ce soir, May Catch Fire. C’est un rendez-vous!

Jérôme St-Charles Sébastien Tremblay Luc St-Laurent Vote du Public
May Catch Fire May Catch Fire May Catch Fire Inextalis
Inextalis Forbidden Sin Inextalis May Catch Fire
Forbidden Sin Inextalis Forbidden Sin n/d
Shatters Shatters Shatters n/d

Luc

Critique d’Album: Untimely Demise – « Systematic Eradication »

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Untimely Demise

« Systematic Eradication« 

2013

 

Voilà un bon bout de temps que je n’avais pas écrit de critique d’album, la dernière remontant à l’excellent « Surgical Steel » de Carcass paru en septembre dernier. C’est qu’après mon périple au 70 000 tons of metal et mon dernier texte exhaustif sur le sujet, j’ai perdu momentanément mon inspiration à l’écriture, mais ne vous en faites pas, cette soif de création reviendra tôt ou tard et mes Échos d’Outre-Monde également par la même occasion. D’ici là, histoire de ne pas perdre la main, voici mes impressions sur le nouvel opus d’Untimely Demise intitulé « Systematic Eradication« .

Après quelques délais impromptus, le quatuor de thrash metal Canadien basé à Saskatoon, nous  a offert en fin d’année 2013, leur deuxième album complet qui constitue une parfaite continuité avec leur premier album « City of Steel » et leur mini-album « Full Speed Metal« . Toujours produit par Glen Drover (ex-Megadeth, ex-King Diamond) et avec une superbe pochette illustrée encore une fois par nul autre que le légendaire Ed Repka, Untimely Demise avait déjà quelques atouts majeurs dans leur jeu avant même la première écoute.

Pour ceux qui ne seraient toujours pas familiers avec la musique que nous offre Untimely Demise, honte à vous! Non sérieusement, ce n’est pas la première fois que je parle de ce groupe qui nous provient du fin fond des prairies canadiennes, puisque ceux-ci nous ont déjà offert quelques visites au Québec depuis les 2 ou 3 dernières années. Voici d’ailleurs mon texte sur leur dernière visite à Québec en compagnie de Demona, remontant à mars 2013.

Je pourrais vous décrire en long et en large le pourquoi du comment leur nouvel album est formidable à mes oreilles, et ce simplement parce que le groupe est fortement inspiré par certains de mes favoris tels que Death, Testament, Kreator ou Megadeth, mais puisque rien ne vaut un extrait pour se faire sa propre opinion, je vais simplement laisser Untimely Demise vous convaincre de la qualité supérieure de leurs compositions. Voici donc leur tout nouveau et deuxième vidéo-clip, sorti il y a à peine quelques semaines, pour la pièce intitulée « Navigator’s Choice« , sans doute une de mes favorites de l’album.

 

Et comme si ce n’était pas suffisant, voici également un deuxième argument de poids de la part d’Untimely Demise avec la fantastique pièce « The Last Guildsman« , qui fut le premier clip tiré de ce deuxième album.

 

Si ces 2 pièces ne vous ont pas convaincu de la qualité de « Systematic Eradication« , je ne sais pas comment le pourrais-je moi-même car la table est mise et tous les ingrédients sont présents pour un régal auditif qui n’a que pour seul défaut de ne pas me rassasier complètement puisque j’aurais aimé que cet album fasse en sorte de faire durer le plaisir un peu plus longtemps que ses 8 pièces totalisant un maigre 33 minutes. Mais d’un autre côté, tant qu’à offrir des calories vides autant en prendre une deuxième assiette en appuyant à nouveau sur play! N’est-ce pas?  Somme toute, « Systematic Eradication » est un album extrêmement intense avec beaucoup de moments forts qui plaira à tous les adeptes de thrash/death mélodique.  Ceci étant dit, j’espère bien revoir prochainement les frères Cuthbertson et le reste de la bande en spectacle lors d’une visite dans notre coin de pays!

8,5/10

Luc

Compte-Rendu du 70 000 Tons of Metal – Part IV

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Compte Rendu du 70 000 tons of Metal 2014 – partie 4

 

 

Voici la quatrième et dernière partie de mon compte rendu sur le 70,000 Tons of Metal 2014, La troisième partie est disponible à cette adresse et il s’y trouve également le lien pour les 2 premières.

 

Jeudi, jour 4 : Contre vents et marées

 

Le réveil fut difficile en ce dernier jour complet de festival, alors que je me sentais hangover sans même avoir abusé de l’alcool. C’est que la météo avait considérablement changée, et que le chaud soleil des Caraïbes avait laissé sa place à la pluie et au vent, condamnant du même coup le stage du Pool Deck et mes chances de prendre du soleil pour la journée entière. Une situation désagréable sans doute, mais c’est la première fois en quatre ans que ça se produit au 70,000 Tons of Metal. Heureusement, l’organisation qui a souvent été critiqué pour sa lenteur à réagir au cours de la dernière année, ne nous a pas laissé tomber, et une solution de rechange fut tout de suite mise en place pour qu’aucun des spectacles prévus ne soit annulé.

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Puisque aucun spectacle n’était à l’horaire dans le Chorus Line Theater jusqu’à 17 h, c’est donc cette salle qui fut mise à contribution pour les prestations qui devaient se tenir sur le Pool Deck Stage en matinée et en après-midi. Alors que j’étais encore quelque peu incommodé par le mal de mer, ce fut muni d’une tasse de café à la main que j’ai débuté cette journée avec la musique de Atrocity. Heureusement, le groupe ne semblait pas du tout affecté par le mouvement des vagues et nous a offert un très bon divertissement matinal qui a tôt fait de nous faire oublier les désagréments d’une mer agitée. Avec un setlist identique à la première fois, à quelques détails près, soit l’omission de la pièce Blut, mais ce n’était pas vraiment une grosse perte à mon avis.

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Puisque mon appétit commençait à revenir peu à peu, j’en ai profité pour prendre un vrai déjeuner avant le début de Keep of Kalessin dans le Chorus Line Theater. Bien que leur prestation fut écourtée d’une pièce afin de condenser l’horaire de la salle qui devait présenter 2 fois plus de spectacles que prévu, Keep of Kalessin a donné selon moi un excellent show, supérieur à leur premier car le son était meilleur. Pour ce qui est des pièces jouées durant ce deuxième passage, hormis un ordre différent, c’était assez similaire, mais une des pièces fut très certainement remplacée par The Dragontower qui ne figurait pas sur le premier setlist. Laquelle? Je ne saurais vous le dire!

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À peine sortie de la salle, j’ai consulté l’horaire qui devenait de moins en moins fiable. J’ai poussé un soupir de soulagement lorsque j’ai constaté que je n’avais pas raté la performance de Izegrim qui commençait à l’instant même dans le Spectrum Lodge! C’est donc en direction de celui-ci que j’ai accouru pour ne pas manquer ma dernière chance de voir ce groupe de death/thrash mélodique hollandais et sa magnifique frontwoman! Pour ceux qui ne connaissent pas encore Izegrim, il est difficile de ne pas faire de parallèle avec Arch Enemy.  Par contre, si vous trouvez Angela Gossow hot, Marloes Voskuil est, selon moi une coche au-dessus, non pas que son vocal soit meilleur ou qu’elle soit plus jolie, elles sont presque jumelles à ce niveau. Mais Marloes ne se contente pas seulement de chanter, elle est également la bassiste du groupe! Enchanté par les 4 premières pièces; Relic of the Past, My Secret Society, Deathstrip, et Victim of Honor, j’ai subitement eu le goût de m’acheter leur t-shirt, mais le kiosque de marchandises situé 5 étages plus bas devait fermer ses portes définitivement à 14 h, et il était 13h45! Choix difficile, je reste pour le show au complet et je me passe de t-shirt ou je cours et je tente ma chance? Je suis allé au kiosque de marchandises qui était heureusement presque désert, donc j’ai pu faire mes derniers achats rapidement, attrapant du même coup une tuque de Death qui n’y était pas lors de mon premier passage. Je suis ensuite retourné voir la fin du spectacle de Izegrim avec mon sac dans les mains.

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Bon, enfin un moment de répit, et un peu de temps pour prendre l’air sur le Pool Deck malgré la pluie qui n’avait clairement pas l’intention de s’arrêter. Bien que celle-ci ait mis un terme au traditionnel belly flop contest qui devait avoir lieu à 14 h, certains courageux ont tout de même tenu à leur participation dans une piscine qui n’avait pas besoin d’eux pour faire des vagues.

De retour dans le Chorus Line Theater pour mon second spectacle de Death DTA, cette fois-ci assis confortablement dans un siège et sans appareil photo, celui-ci ayant besoin de recharger. Toutefois, je fus un peu déçu d’assister à un spectacle beaucoup trop similaire au premier, incluant une seconde fois le vidéo hommage à Chuck Schuldiner en dépit d’un spectacle écourté. Certes, Flattening of Emotions, Suicide Machine, Leprosy, Spiritual Healing, Zombie Ritual et Pull the Plug sont d’excellentes pièces, mais la discographie de Death regorge de tellement de morceaux tous aussi excellents que j’aurais bien aimé un setlist totalement différent. Enfin, ma seule consolation est venue de l’ajout de Lack of Comprehension pour ce deuxième set. Malheureusement, aucune trace de Living Monstrosity, The Philosopher, Trapped in a Corner ou 1,000 Eyes!

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De passage dans le hall central du bateau pour un arrêt rapide à ma cabine afin de récupérer mon appareil photo, j’ai également pu mettre la main sur le nouvel horaire de la soirée, et constatant que Raven était le prochain groupe à se produire dans le Chorus Line Theater, j’y suis donc promptement retourné. Malgré leur âge et un léger surplus de poids, les frères Gallagher semblaient très vifs sur scène et faisaient honneur à leur réputation de rockers athlétiques, tellement que la majorité de mes photos du groupe était floue! Bien qu’il y ait eu quelques ratés du côté sonore, ceux-ci ne furent pas assez dommageables pour altérer mon plaisir de voir ces bêtes de scène jouer la plupart de leurs bons vieux classiques; Take Control, Live at the Inferno, All for One, Breaking You Down, All for One, Rock Until You Drop, et quelques autres…

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Comme pour moi, il était clair depuis fort longtemps que ma présence aux 2 spectacles de D.R.I. était primordiale et non négociable, c’est d’un pas empressé que je me suis dirigé vers le Spectrum Lodge pour cette deuxième prestation des maîtres du crossover qui venait tout juste de débuter. Certes, je n’étais pas aussi émerveillé que lors de la première fois, et j’aurais évidemment apprécié quelques variations dans le setlist, mais une séance de headbanging sur Thrashard, Beneath the Wheel ou Acid Rain, c’était encore une fois priceless!

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Entre délais et changements d’horaires, malheureusement je n’ai pu assister qu’à seulement 2 pièces du dernier spectacle de Death Angel qui se produisait dans le Chorus Line Theater, presqu’en même temps que D.R.I., au grand dam de Kurt Bretch qui a manifesté son mécontentement de ne pouvoir lui-même y être présent. Néanmoins, celles-ci furent mémorables alors que le groupe s’est permis d’interpréter le classique Heaven and Hell de Black Sabbath avant de terminer avec l’excellente pièce titre de leur dernier album The Dream Calls for Blood! À  la sortie de Death Angel, j’allais traverser le Schooner Bar comme à l’habitude, mais une foule s’était agglomérée autour du piano tandis que la merveilleuse Vika Yermolyeva y allait de quelques-unes des ses interprétations de classiques du metal. J’ai pu d’ailleurs être un témoin privilégié de sa version de Corporal Jigsore Quandary au piano, impressionnant!

Vers 22 h, enfin je crois, car la salle du Chorus Line Theater accumulait de plus en plus de retard et les heures indiquées sur mon horaire, me servant également d’aide-mémoire pour écrire ces lignes, n’étaient plus fiables du tout. Si mes collègues de cabine avaient déjà lancé la serviette, terminant du même coup leur édition 2014 du 70,000 Tons of Metal, pour ma part, je comptais encore voir quelques prestations avant de conclure ce périple. Finntroll dans le Chorus Line Theater était mon prochain objectif, puisque cette fois-ci j’ai pu tirer avantage du changement d’horaire pour voir le deuxième spectacle des trolls Finlandais dans son intégralité. Un bon spectacle sans aucun doute, Finntroll en show ce n’est jamais banal à regarder, n’est ce pas? Spécialement si leur auditoire est déjà conquis d’avance. Bien sûr, comme leurs paroles et titres de chansons sont en Suédois, et qu’ils sont pour la plupart impossibles pour moi à retenir, je vais passer mon tour sur la description détaillée de leur setlist. Mais sachez qu’ils ont réussi à raviver quelques bons souvenirs avec Rivfader et Slaget Vid Blodsälv.

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Il commençait à se faire tard et alors que la fatigue commençait à s’installer, j’ai décidé que le prochain concert serait mon dernier, et que je devais renoncer à revoir Overkill, Septic Flesh et Fear Factory, car le retour à la maison serait long et qu’il m’est impossible de dormir dans un avion. Après tout avec environ 25 spectacles variant de 45 à 75 minutes en 4 jours, j’en avais certainement eu assez pour me contenter pour un bon moment. C’est donc après avoir englouti quelques pointes de pizza que je me suis dirigé pour une dernière fois au Chorus Line Theater pour voir la seconde prestation de Symphony X.

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J’ai passé la majeure partie du spectacle assis, demeurant plus ou moins attentif à ce qui se passait réellement sur scène alors que le groupe jouait des pièces qui me semblaient toutes tirées de leur avant-dernier album intitulé Paradise Lost. Selon quelques informations que j’ai pu recueillir, ce dernier fut un spectacle très différent de leur premier qui avait axé son setlist sur Iconoclast et quelques classiques. Symphony X est d’ailleurs un des rares groupes présents à avoir exploité le concept de présenter 2 prestations complémentaires, ce qui était tout à leur honneur! À dire la vérité, je ne suis pas le plus grand fan au monde de Symphony X, mais si je dois nommer un seul album de leur discographie qui m’a marqué plus que les autres, ce fut sans aucun doute The Odyssey et sa pièce titre, alors quelle ne fut pas ma surprise lorsque Russell Allen annonça que cette pièce épique de 25 minutes serait la dernière qu’ils interpréteraient ce soir-là! Ce qui a eu pour effet instantané de me faire bondir de mon siège afin de me ruer vers le devant de la scène, une tâche ardue étant donnée la densité de la foule déjà massée dans le parterre. Enfin, quelle belle manière de conclure ce spectacle et surtout un épilogue digne du voyage en hautes mers  que je venais de vivre durant ces quatre derniers jours! Purement génial!

Finalement, malgré une dernière journée de spectacle assez chaotique en raison de la météo, le festival fut encore une fois une réussite sur toute la ligne, alors que je tente présentement tant bien que mal de vaincre cette dépression post-croisière, ce qui n’est pas facile avec notre hiver interminable. Je songe à y retourner dès que mes finances me le repermettront. En terminant, je souhaite lever mon chapeau à l’organisation qui a encore une fois su relever le défi malgré une année qui a semblé être difficile pour son maître d’œuvre Andy Piller. La tempête est passée et en 2015, le plus gros festival flottant de Heavy Metal au monde sera plus gros que jamais, car il se tiendra à bord d’un nouveau bateau pouvant accueillir 3000 participants et 60 groupes (donc 120 spectacles), alors que le départ s’effectuera cette fois-ci du côté de Fort Lauderdale en direction de la Jamaïque!

Résumé de la journée:

  • Atrocity
  • Keep of Kalessin
  • Izegrim
  • Death DTA
  • Raven
  • D.R.I.
  • Death Angel (2 songs)
  • Finntroll
  • Symphony X

Luc

 

Compte-Rendu du 70 000 Tons of Metal – Part III

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Compte Rendu du 70 000 tons of Metal 2014 – partie 3

 

Voici la troisième partie de mon compte rendu sur le 70,000 Tons of Metal 2014. La première partie est disponible ici et la seconde partie en suivant ce lien.

 

Mercredi : Jour 3 : Pas le temps pour une siesta!

 

Déjà à mi-chemin de ce périple, et aujourd’hui nous étions supposés accoster au quai de Costa Maya au Mexique vers les 8h du matin, mais à 9h du matin, toujours aucun quai en vue. Le soleil tapait relativement fort aux abords de la piscine alors que je discutais avec un compatriote de la situation pour apprendre que nous n’arriverions pas avant midi. Si seulement, j’avais su, j’aurais sûrement fait la grasse matinée, car les occasions de dormir étaient plutôt rares et tous les spectacles et boutiques à bord avaient interrompu leurs activités pour le temps de notre escale.

Finalement, l’heure du débarquement avait sonné et il était temps de faire la file pour profiter des quelques 4 heures restantes sous le chaud soleil du Mexique. Pas grand-chose à faire ici à part visiter des ruines à la hâte, se faire harceler par les vendeurs qui veulent notre argent ou se baigner dans la piscine d’eau salée. Franchement, j’aurais aimé une autre destination, mais c’était Costa Maya qui avait gagné le vote, principalement dû à la quantité d’habitués des croisières qui voulaient voir du nouveau.

Après une petite saucette rafraîchissante dans la piscine, j’ai réussi tant bien que mal à compléter mes emplettes de babioles en souvenir de mon passage, et avant de perdre ma patience et ma bonne humeur envers les vendeurs exaspérants, j’ai décidé que j’en avais assez et que je pouvais aussi bien profiter de ce même soleil à bord du bateau où c’était beaucoup plus calme. D’ailleurs, c’était aussi le moment idéal pour jeter un coup d’œil à l’exposition de notre illustrateur vedette Nick Micho, alors que le kiosque de marchandises était fermé et qu’il n’y avait pas une longue file de gens pour entraver ma vue comme la veille.

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Vers 16h30, je suis allé manger avant le début des spectacles de la soirée. Comme tous les groupes avaient déjà passé une fois, c’était l’occasion de voir ceux dont j’avais raté la première prestation ou revoir mes favoris. Le premier groupe à débuter cette troisième journée était la jeune formation écossaise de Power Metal nommée Gloryhammer, second groupe du frontman de Alestorm, Christopher Bowes, qui est beaucoup plus discret dans son rôle de Zargothrax, sombre sorcier claviériste. Sans doute comme plusieurs d’entre nous ayant manqué le premier spectacle de Gloryhammer qui avait joué sur le Pool Deck à 4 heures du matin le lundi, je n’avais pas l’intention de rater ce second rendez-vous dans le Spectrum Lodge bondé d’une foule de gens très festifs et parfois costumés, brandissant en l’air, épées de mousse et têtes de licornes! Si certains trouvaient qu’il manquait de groupes Power à bord, au moins on avait droit à de la qualité. C’était le cas de Gloryhammer qui nous a démontré un talent fou à caricaturer les aspects les plus fantaisistes du genre, principalement Thomas Winkler qui cache un impressionnant vocal sous ses airs de nerd maigrichon en armure. Comme le groupe n’a qu’un seul album, nous avons eu droit à presque la totalité des pièces de Tales from the Kingdom of Fife, entrecoupée par une excellente interaction parsemée d’humour avec le public qui avait beaucoup de plaisir!

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Ensuite, alors que nous semblions toujours amarrés au quai de Costa Maya, je suis passé de la légèreté du joyeux Power Metal de Gloryhammer à la lourdeur de la deuxième prestation de Obituary en direct du Pool Deck! Les dieux Mayas ne devaient pas en croire leurs oreilles alors qu’ils se faisaient littéralement marcher sur la face avec Redneck Stomp! Après avoir enchainé quelques classiques tels que; Intoxicated, Immortal Visions et Body Bag, Obituary nous a offert 2 nouvelles pièces inédites avant de continuer avec d’autres pièces de Cause of Death et The End Complete pour terminer avec une autre nouvelle pièce, ainsi que I’m in Pain et Slowly we Rot! C’était encore une fois vraiment très intense!

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À peine remis de mes émotions, je me suis dirigé vers le Chorus Line Theater, où Cynic venait tout juste de commencer à jouer. Une fusion de jazz et de death progressif? Si, je n’étais pas prêt pour cela il y a 20 ans lors de la sortie de Focus, j’avais tout de même apprécié leur spectacle à Québec en 1994 lorsqu’ils étaient de la tournée de Cannibal Corpse et Sinister. Mais, aujourd’hui, ces virtuoses m’ont un peu perdu dans leur délire technique. Pour dire la vérité, dans le genre je préfère de loin Atheist que j’avais pu admirer à deux reprises lors de ma croisière précédente, et après seulement 3 pièces, j’en ai conclu que je n’étais pas tellement dans le mood pour autant de complexité. Désolé Cynic, on se reverra lors du prochain set de Death DTA!

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Tout compte fait, j’étais peut-être dû pour une seconde dose de Satyricon, mais en attendant le début de leur spectacle sur le Pool Deck, je devais faire quelques achats à la boutique souvenir puisque c’était vraisemblablement la dernière fois que je mettais les pieds à bord du Majesty of the seas. En effet, dès l’an prochain, le festival du 70,000 Tons of Metal se tiendra dans un nouveau bateau qui sera plus gros. Reste à savoir si le festival gardera son nom intact ou sera mis à jour en conséquence. Maintenant, prêt pour la suite des événements, un second spectacle de Satyricon en autant de soir, et un setlist assez prévisible, voire pratiquement identique à celui de la veille, mais peu importe le choix des titres ici, une chose est certaine, à l’exception de Mother North, Satyricon est clairement meilleur live que sur album…

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Après un lunch sur le pouce, je me suis dirigé du côté du Spectrum Lodge pour voir Massacre, un autre groupe death metal old school qui fut ajouté in extremis à ce merveilleux line-up de 2014. Dès le début de ce spectacle, j’ai eu une étrange impression de déjà-vu puisque le groupe était présent lors de ma précédente croisière en 2012 alors qu’il venait à peine de se reformer. Mais cette fois-ci, il présentait avant tout le fruit de leur récent labeur, soit des pièces de son nouvel album intitulé Back from Beyond qui doit sortir très bientôt. Bien évidemment, nous avons également eu droit à quelques classiques de From Beyond. Comme plusieurs d’entre nous, j’aurais bien aimé que Terry Butler et Rick Rozz participent activement à l’hommage Death DTA, mais il semblerait que le temps leur a manqué pour envisager un tel scénario. C’est dommage, peut-être une prochaine fois!

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Vers 23h je sentais déjà la fatigue d’une autre longue journée m’envahir, mais je devais résister au moins pour le spectacle suivant qui était le deuxième set de Carcass. Rien de mieux que de l’air frais du Pool Deck et la musique de ces légendes pour me garder éveillé au moins pour les prochains 2 heures! Pour ce qui est de ce set, on a eu droit à quelque chose d’un peu différent, notamment dans l’ordre des pièces jouées mais aussi quelques surprises comme The Pursuit of Vikings de Amon Amarth en guise d’introduction à Rupture in Purulence/Heartwork. Mais ce n’est pas tant le spectacle de Carcass qui était incroyable ici, comme les possibilités qu’offrent le Pool Deck Stage à ses spectateurs!  À ma connaissance, nul autre stage ne donne la chance de voir un spectacle avec autant de points de vue de la scène, que ce soit la vue classique devant le stage ou au bord de la piscine, au deuxième étage sur les côtés ou même carrément derrière le stage, ou encore plus rare, au troisième étage derrière le stage avec une vue en plongée, confortablement étendu sur une chaise longue! C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai terminé le spectacle de Carcass et du même coup cette autre soirée féérique, visiblement épuisé par le soleil du Mexique de l’après-midi et le manque flagrant de sommeil des 2 derniers jours.

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Comme je ne voulais pas être une des victimes de vilains photographes qui avaient un malin plaisir à prendre en défaut tous ceux qui osaient fermer l’œil durant l’un de ces concerts, j’ai choisi de retraiter vers ma cabine et m’abstenir de participer ne serait-ce que passivement au spectacle de Dark Tranquillity qui allait débuter dans le Chorus Line Theater. Mon plus grand regret ici fut possiblement d’avoir également raté ma deuxième chance de voir Cripper qui ont, semble-t-il, donné un excellent show sur le Pool Deck Stage à 1h30 am. Cripper avait donné son premier spectacle la veille alors que j’assistais à Satyricon. Si seulement j’avais mieux planifié mon horaire, mais dans le feu de l’action, les imprévus abondent et cette journée tout entière fut remplie de ce genre d’imprévus.

À suivre…

Luc St-Laurent

Résumé de la journée:

  • Gloryhammer
  • Obituary
  • Cynic (3 pièces)
  • Satyricon
  • Massacre
  • Carcass