Testament & Kreator @MTelus, Montréal – 4 octobre 2024

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Testament et Kreator présenté par Evenko au MTelus de Montréal le 4 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Possessed.

 

C’est sous une thématique de thrash/death metal que la tournée « Klash of the Titans 2024 » s’arrêta au MTelus de Montréal avec les groupes Testament et Kreator en formule co-headline et avec invité spécial Possessed qui allait assurer la première partie. Affichant complet depuis déjà quelques temps, ce spectacle présenté par Evenko avec ces trois groupes de la vieille école allait donner le goût de mosher pas à peu prêt !

 

Possessed

Possessed ouvre la soirée vers 18h50 devant une foule plus qu’imposante. Malheureusement, grâce au fameux trafic et aux 1000 détours de Montréal, je n’ai pu assister au complet à la prestation de Possessed (qui était probablement le groupe que je voulais le plus voir). À mon premier regard lorsque j’ai entré dans le MTelus, il est fort intéressant de remarquer le parterre presque plein. Possessed semblait déjà à mi-chemin de leur set et j’ai cru remarquer un problème de son ce qui a ralenti le groupe. Par chance, la foule a applaudi et supporté les musiciens sur scène ! Considéré comme l’un des premiers groupes de death metal au monde et ayant influencé de multiples groupes, c’est un Jeff Becerra en forme qui a chanté différentes pièces du légendaire groupe accompagné de ses musiciens. Confortablement assit dans sa chaise roulante, Jeff n’a pas hésité de nous gueuler ça dans les tympans avec des classiques tels que : « Death Metal », « Pentagram » et « The Exorcist », etc. Possessed est seulement à son quatrième passage dans la métropole depuis leur création en 1983. C’était une rare occasion de voir ces légendes! Après plus de 40 minutes, le groupe quitta afin de laisser place au premier groupe titanesque de la soirée soit Kreator.

Setlist :

  1. Pentagram
  2. Ritual
  3. Tribulation
  4. Graven
  5. The Exorcist
  6. Demon
  7. Death Metal
  8. Swing of the Axe

 

Kreator

Kreator vient nous donner une bonne leçon de thrash européen directement de l’Allemagne. La bande de Mille Petrozza lance les festivités avec la pièce « Hate Uber Alles » tirée de leur dernier album du même nom. Dès les premières chansons, un wall of death s’est fait appeler par Mille lui-même. La foule est en feu ce soir ! Les moshpits n’arrêtent pas et Mille vient même comparer la foule de Toronto et encourage la foule montréalaise de les battre au niveau du bodysurfing. Après avoir observé attentivement, je crois que c’est mission réussie ! La foule est en feu pour Kreator qui alterne les classiques tels que : « Enemy of God », « Violent  Revolution » et « Pleasure to Kill » qui termine leur set. Étant la première fois que j’assiste à un spectacle de Kreator, je regrette de ne pas avoir vu ce groupe avant. Leur son est parfait, l’énergie contagieuse et tout était parfait ! Ayant pigé dans leur longue discographie qui s’étend sur plus de 40 ans, les choix de chansons étaient plus que parfaite ! Si la tendance se maintient, ils seront de retour l’an prochain, eux étant en visite en Amérique du Nord presque chaque année ! Laissons place aux légendes de Testament !

Setlist :

  1. Hate Uber Alles
  2. Phobia
  3. Enemy of God
  4. 666 – World Divided
  5. Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite)
  6. Hail to the Hordes
  7. Betrayer
  8. Satan Is Real
  9. Phantom Antichrist
  10. Strongest of the Strong
  11. Terrible Certainty
  12. Violent Revolution
  13. Pleasure to Kill

 

Testament

Directement de la Bay Area en Californie, lieu réputé du thrash metal américain, Testament vient nous donner une excellente leçon de thrash metal pur et dur. Étant la première fois que je vois ce groupe en spectacle, je peux confirmer à 100% que c’est la même situation que Kreator, quelle énergie ! C’est un Chuck Billy en forme accompagné du légendaire Steve DiGiorgio à la bass, Eric Peterson à la guitare, etc. que Testament vient nous jouer des chansons uniquement des deux premiers albums. La setlist comprend seulement des pièces des albums « The New Order » et « The Legacy » sortis respectivement en 1987 et 1988. Vous voulez du old school ? En voilà ! Wow ! La foule est en délire absolu et le moshpit est énorme ! Seulement une pièce ne figurant pas sur ces deux albums a été jouée soit « Native Blood », chanson en hommage aux premières nations qui a été dédiée par Chuck Billy. Après plus d’une heure, Testament conclut la soirée avec l’excellente pièce « Into the Pit ». Après cette chaude bataille entre Kreator et Testament, je dois admettre que Testament a gagné ce « klash of the titan ». Un autre groupe à voir au moins une fois dans sa vie pour tout amateur de thrash metal.

Merci à Evenko pour cette soirée plus que réussi !

Setlist :

  1. Eerie Inhabitants
  2. The New Order
  3. Apocalyptic City
  4. Raging Waters
  5. The Preacher
  6. The Haunting
  7. Trial by Fire
  8. Native Blood
  9. First Strike is Deadly
  10. A Day of Reckoning
  11. Alone in the Dark
  12. Disciples of the Watch
  13. Over the Wall
  14. Into the Pit

 

-Journaliste: Phil Grondin

Dark Tranquility//Amorphis//Fires In Distance @ Salle Montaigne, Québec – 3 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariepy lors du spectacle de Dark Tranquility et Amorphis présenté par District 7 Production à la Salle Montaigne de Québec le 3 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Fires In The Distance.

 

Retour sur le spectacle

La tournée nord-américaine s’arrêta à la Salle Montaigne de Québec avec les formations Dark Tranquillity, Amorphis et Fires in the Distance. Présenté par District 7 Production, cette soirée à saveur melodic death metal affichait alors complet. Nouvelle salle située au Cégep Limoilou, celle-ci allait devenir le nouvel emplacement par excellence pour les spectacles à moyenne capacité, nous rappelons la défunte salle Le Cercle, voisine de l’Impérial Bell.

 

Fires In The Distance

Fires in the Distance vient ouvrir la soirée devant une foule plutôt timide. Le groupe effectue un metal se rapprochant du death/doom metal avec des touches mélodiques à la Swallow the Sun, Amorphis, etc. Ayant des pièces majoritairement longues, les Américains du Connecticut ont joué 4 pièces de leur dernier album intitulé « Air Not Meant For Us ». Le chanteur Kristian Grimaldi demande à quelques occasions à la foule de bouger ou faire un moshpit ce qui n’aura malheureusement pas lieu. La foule statique semble irriter le chanteur au point de l’entendre dire « I don’t give a fuck » … semble-t-il oublier qu’il joue de la musique avec une touche de doom ? J’ai rarement vu de moshpit dans un show de doom, bref. Au point de vue musical, le groupe était excellent et semble être une formation relativement jeune avec seulement 2 albums à leur actif. Une belle première partie !

 

 

Amorphis

Amorphis vient assurer la suite de la soirée avec leur melodic death metal directement de la Finlande. N’ayant aucunement besoin d’introduction dans le monde du metal européen, ce groupe a déjà établi sa renommée depuis plus de 30 ans. C’est un Tomi Joutsen tout souriant qui vient ouvrir la partie du premier co-headline de la soirée avec la pièce « Northwards ». Alternant un vocal clean et growl, Tomi est l’incarnation du charisme sur scène. Les autres musiciens ont tout autant une énergie contagieuse qui s’y dégage et chacun des membres semble apprécier de performer pour la foule québécoise. Faisant la promotion de leur dernier album « Halo » sorti en 2022, Amorphis n’a pas hésité à piger dans leur coffre pour dépoussiérer les pièces « Black Winter Day » et « The Castaway » de leur deuxième album « Tales From the Thousand Lakes ». Amorphis a joué pendant plus d’une heure devant une foule de différentes tranches d’âge, signe que les groupes à l’affiche de ce soir semblent rejoindre les plus vieux ainsi que les plus jeunes.

Setlist :

  1. Northwards
  2. On the Dark Waters
  3. Sky Is Mine
  4. The Moon
  5. The Castaway
  6. Silver Bride
  7. The Wolf
  8. Wrong Direction
  9. My Kantele
  10. Black Winter Day
  11. House of Sleep
  12. The Bee

 

Dark Tranquillity

Les suédois de Dark Tranquillity viennent clore la soirée avec une mise en scène plus qu’intéressante. Abordant une vidéo sur chaque pièce présentée en arrière-plan, la troupe de Mikael Stanne vient enfin présenter sa tournée initialement prévue durant la pandémie de la Covid-19. Plus de quatre ans plus tard, c’est devant une foule qui décide enfin de se réveiller avec un moshpit que le coup d’envoi est donné avec « Shivers and Voids ». Faisant la promotion du dernier album « Endtime Signals », Dark Tranquillity n’a pas hésité de piger dans sa longue discographie tout comme leur prédécesseur. C’est également un groupe tout souriant qui a joué quelques classiques du groupe tels que « Misery’s Crown », « Lost to Apathy », etc. Après plus d’une heure et demi, Dark Tranquillity vient clore la soirée plus que réussie à la Salle Montaigne.

Sur une note plus humoristique, jamais je n’aurais pensé que de retourner au Cégep pouvait être intéressant à ce point. Merci à District 7 Productions et tout l’entourage de cette salle et du Cégep Limoilou de nous permettre d’avoir des shows de qualité dans cette nouvelle salle.

Setlist :

  1. Shivers and Voids
  2. Hours Passed in Exile
  3. Forward Momentum
  4. Unforgivable
  5. Atoma
  6. The Last Imagination
  7. Nothing to No One
  8. Wayward Eyes
  9. Neuronal Fire
  10. Cathode Ray Sunshine
  11. Not Nothing
  12. Empty Me
  13. Phantom Days
  14. Lost to Apathy
  15. Misery’s Crown

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy

A.S.K//LES TABARNAKS//THE DEFAMED//MORSURE @ Taverne Royale, Trois-Rivières – 28 septembre 2024

Voici le retour de notre journaliste Christian Lamothe lors du spectacle de A.S.K. présenté à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 28 septembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Les Tabarnaks, The Defamed et Morsure.

 

A.S.K. Les Tabarnaks, The Defamed et Morsure
Rafale punk à Trois-Rivières

Avec la venue des bands Punk-rock des années 90 ou les sujets plus légers du type adolescent poseur-frustré pour s’être fait confisquer sa console de jeux pour ne pas avoir fait le gazon et qui le chante devant un piscine de Beverly Hills entouré de femmes en bikini qui tirent la langue pour faire ‘’bad girl’’. Je me suis distancier un peu du mouvement, cherchant un peu le prochain Dead Kennedys, the Exploited ou The Sainte Catherines, mais clairement à la mauvaise place. En rencontrant de plus en plus de groupes, je me rend compte de mon ignorance face au mouvement punk des vingt dernières années et c’est avec joie que je me laisse guider par mon désir de mélomane d’en apprendre plus, d’en entendre plus…le retour au source du punk avec des groupes actuels. Ce soir à la Taverne Royale, quatre groupes se présenteront devant nous avec cette énergie brute de ce que j’appelle le ‘’street punk vibe’’.

 

 

Morsure

Anthony Bernier – basse/voix
Yann Côté – batterie
Yan Rouleau Marquis – guitare/voix

Un punk francophone cynique, mais ne vous méprenez pas, ce ne sont en rien des bouffons. Le spectacle commence avec la pièce Pourquoi? Qui met l’ambiance dès le début et ce soir, on joue fort à la Taverne! Leurs textes ressemblent à ceux d’un chansonnier qui ‘’pète sa coche’’ et qui à la place de s’arracher les cheveux s’exprime en bon québécois dans toute ses intonations. La chanson qui reste ma préférée: Ben non voyons, un beau pied de nez à notre façon de nous mettre la tête dans le sable malgré ce monde qui va tellement tout croche. Anthony et Yan poussent leur voix à leur maximum et on accroche facilement à leur rythme. Je voudrais d’ailleurs donner mes félicitations à Yann à la batterie qui va être bientôt grand-père…et oui ainsi va la vie qui va! On jouera 3 pièces qui ne sont pas disponibles sur l’ Ep, mais celle qui a vraiment attiré mon attention est celle qui clôturera leur partie de spectacle: Vidange…Parfait pour moi et me donne clairement le goût qu’il l’enregistre. Morsure encore une fois, met la barre où elle se doit pour les autres bands qui suivront.

 

 

The Defamed

Kevin Jardim: guitare/voix
Will Cameron: guitare/voix
Sara Blair: batterie

Suite à la parution de leur album Stomp The Radio (2006) le groupe s’est dissout pour des raisons oubliées selon Sara avec qui je me suis entretenue avant le spectacle. Nous revoilà plusieurs années plus tard avec les membres initiales qui recommencent à faire compositions et spectacles à mon grand plaisir. Car ce soir le trio démontre une belle chimie et un entraint à performer ensemble. Une rythmique endiablée d’une sonorité punk rapide à chaques chansons. La voix crépitante de Will Cameron nous ramène à cette vibration de pur punk de garage qui nous donne le goût de brasser la cage. Y a t’il un style autre que le punk où un feedback venant des ‘’amplis’’ et finissant la chanson fait partie du spectacle? En tout cas, c’est parfait et ça sonne vraiment comme j’ai
envi d’entendre, cette sensation de désordre impulsif. Drunk and Beat, Fashion Pigs, Drunken Salute et Get the Fuck Outta my Face seront des pièces qui entrent clairement dans mon répertoire de chanson à écouter encore très bientôt. Beau travail et bravo pour votre retour sur scène!

 

 

Les Tabarnaks

Samcore biogrow Gagnon: batterie
Samuel Gervais: basse
David Tabarnaks: voix
Ronnie-James Martin: guitariste et voix (back)

On m’avait promit une nouvelle attitude face à leur musique. Moins happy punk et festif, pour un remodelage de son et du vocal pour un résultat plus  percutant, plus dur. C’est effectivement ce que nos punks de la région de Québec nous ont servi. David Tabarnaks, au micro, nous démontre sa capacité à se démener et attirer notre attention. Il n’est clairement pas un poseur et surtout, nous amène dans une dynamique de frontman impliqué dans musique et dans son spectacle. Même si on ferait ‘’MUTE’’ sur sa prestation, de le voir dans toute sa férocité et sa gesticulation, ça nous laisserait le goût de le regarder…Il a le showbizz dans le sang. Avec des titres comme la Baston, Fourmis Ouvrières et Cerveau de Jello, on n’est clairement pas dans un livre de Molière, mais bien dans une littérature de rue, bien québécoise et qui ne fait pas de compromis. J’ai bien hâte d’entendre du nouveau matériel, car du même
coup cela voudrait dire que je vais les revoir sur scène!

 

 

A.S.K.

Pat Molotov – guitare et voix
Christian Jean – guitare et voix
Jayson Hébert – basse et voix
Danick Rivet – batterie

Maintenant, le clou de la soirée, venant directement de Montréal. Nous voilà avec les si attendus Anarcho-Socialist Kidz (ASK). On parle ici d’un groupe de musique skinhead et là oui je sais vous vous posez probablement plusieurs questions? Non on ne parle pas de mouvement néo-nasi, mais bien du mouvement ‘’working-class’’ britannique ayant eu ses débuts dans les années 60. Donc on parle plus d’un mouvement d’engagement social que de regroupement fachiste, je veux que ce soit clair à ce sujet. De ce fait, on s’attend à des textes engagés et contestataires. Que ce soit en anglais ou en français les ASK nous donnent une prestation très coordonnée, bien ficelée, avec un rythme rapide et qui va du ska au punk plus traditionnel (old school). Ils vont nous jouer la presque totalité de leur album Unis – United et dans la salle plusieurs membres des groupes précédents se joignent à l’assemblée pour animer la piste de danse. Pat Molotov aussi membre du groupe Molotov (Oi!) guide ses acolytes dans des mélodies sans freins devant nos assoiffés de ‘’brasse camarades’’ de la salle tout le long du spectacle. Belle prestation solide. Pleine de sourires en cette belle soirée où la coupe Mohawk fait parure de royauté! Ce fut un scénario parfait pour se replonger, se ressourcer dans cette vibration punk que j’aimais tant dans les années 80.

Le punk n’est pas mort c’est clair. Par contre, un sujet est revenu à plusieurs reprises lors de discussions avec certains membres de groupe et l’organisateur de l’événement Ben Ouellette sur leur entourage dans le milieu punk, que ce soit à Trois-Rivières, Montréal ou ailleurs au Québec. Ce n’est pas d’hier que la consommation de drogue dure y est associée. Mais les nouvelles substances sur le marché font un ravage jamais vu auparavant et cette communauté semble en souffrir de façon considérable. Certaines personnes attendues ce soir sont possiblement dans ce cas. En rien je ne veux être moralisateur, tout au contraire. En fait, je veux en profiter pour vous sensibiliser à cette situation. Entre autres ici au Parc Champlain, on y voyait plusieurs regroupements de ceux-ci…il y en a moins, non pas parce que ça va mieux: il n’y a rien de mieux dans l’isolement. Soyons juste plus vigilant et oui il y a des ressources. De plus, des spectacles comme ce soir doivent être un moment propice pour tous pour briser cet isolement et se sentir accepté, même si on se retrouve dans une passe où l’on se sent dépassé. Toujours préférable d’être tout croche en vie, que tout droit, mais mort. Prenez soin de vous!

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Blinded By Faith//Born Divided//Black Hole @ Taverne 666, Rimouski – 5 octobre 2024

Voici le compte rendu et les photos prises par Cynthia Côté lors du spectacle de Blinded By Faith présenté à la Taverne 666 de Rimouski le 5 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Born Divided et Black Hole.

 

Retour sur le spectacle

Deux soirs consécutifs que ce line up de bands ont offert des prestations au Bas-Saint-Laurent, soit à Amqui le vendredi 4 octobre à la Microbrasserie la Captive et le samedi 5 octobre à la Taverne 666. Malheureusement, le groupe Blackguard qui était prévue n’a pas pu être présent pour ces deux shows. C’est donc à la Taverne 666 que je me suis déplacée pour couvrir le show en photos et cet article.

 

Black Hole

Black Hole, Ce jeune band métal de la relève rimouskoise n’est plus à son premier show. C’est la 3e fois que je les vois au cours de la dernière année et ils ont gagné en maturité musicale. Comme ils le mentionnent, ils sont le croisement entre l’ancienne et la nouvelle génération de métaleux. Ils ont joué leurs propres compositions (ayant assez de matériel) et aussi de nouvelles chansons (en primeur) qui vont paraître sur leur 2e album (oui déjà!) intitulé « After the shot ». Ils seront à nouveau sur scène le 19 octobre à la Coopérative de solidarité Paradis à Rimouski.

 

Born Divided

Ce band melodic death metal originaire de Québec a pris d’assaut la scène de la Taverne. Une belle chimie opérait entre eux lors de riffs de guit, de bass et de drum. Ils échangeaient souvent de place sur scène pour entretenir une dynamique, ce que j’ai bien aimé visuellement. J’ai aussi apprécié le vocal principal et les solos de guit. Comme vous pouvez le voir sur les photos, il sont aussi trois membres de Blinded by Faith. Leur prochain show sera à L’Anti Bar & Spectacles à Québec, le vendredi 29 novembre prochain.

 

Blinded by Faith

C’est avec grand enthousiasme que ce band lévisien métal a monté sur scène, un retour à Rimouski depuis 2009. Ils ont mentionné qu’ils étaient revenus pour rester! De plus, cette année, marque le 20e anniverssaire de l’album « Under an occult sun ». Malgré l’absence de circles pits et de slams, dû à une assistance de « vieux routiers » de shows, des amateurs qui ont surment vu plusieurs fois Blinded par le passé, bougeaient toute de même leurs têtes au rythme des tounes. Surveillez leurs prochaines apparitions dans une ville près de chez vous!

 

-Photographe/Journaliste: Cynthia Côté

Amorphis//Dark Tranquility//Fires In the Distance @ Théâtre Fairmount, Montréal – 2 octobre 2024

Voici le retour complet et photos prises par Louise Girard lors du spectacle de Amorphis présenté par Extensive Enterprise au Théâtre Fairmount de Montréal le 2 octobre et qui mettait également à l’affiche Dark Tranquility et Fires In The Distance.

 

Émotions, technicité et foule chaleureuse!

La soirée promettait d’être chaude puisque le Théâtre Fairmount affichait complet (capacité de 600 personnes) pour ce rendez-vous des amateurs de death mélodique.

 

Fires in the Distance

Pour le premier band, Fires in the Distance, il y avait déjà assez de têtes dans la salle pour que le groupe se sente le bienvenu. Le quatuor américain sert ses compos avec une grande justesse d’exécution. Par contre, le clavier, qui prend beaucoup de place à l’audio, est invisible sur scène! C’est une track préprogrammée qui les accompagne et, avec toutes les avancées technologiques disponibles, j’en était même, par moments, à me demander si elle avait été créée de façon artificielle…

Je dois vous avouer que j’ai trouvé que leur musique manquait de coeur. Comme si ce n’était qu’un enchaînement de notes qui coulent bien et qu’on aurait oublié d’y ajouter les émotions qui devraient en principe s’y rattacher.

 

Dark Tranquillity

Tout autre son de cloche pour Dark Tranquillity qui servent leurs compos en mettant leurs tripes sur la scène. Mikael Stanne, chanteur, expose sa vulnérabilité et sa sensibilité passant d’un vocal hargneux à une voix plus mélodique. « Montréal » a-t-il dit, sourire aux lèvres, alors qu’il s’abreuvait de nos cris et ovations. On a senti un puissant échange d’énergie entre la foule et le groupe tout au long de leur prestation.

Lorsque Mikael a dit que le setlist contiendrait des obvious, des new, des old et des surprises, j’ai entendu quelques titres des années 90 se faire nommer dans la foule. Mais le old n’a pas été si old. Il faut dire que la formation suédoise a tout de même treize albums studio depuis ses débuts en 1991.

Mikael, seul membre original et humain exceptionnel, peut compter sur son acolyte de longue date, Martin Brändström, aux claviers et sur le talent de musiciens chevronnés pour, selon ses dires, ENFIN pouvoir présenter des chansons qui étaient autrefois trop complexes à jouer live. Une prestation généreuse, des musiciens visiblement heureux d’être là et une complicité belle à voir.

« Thanks for understanding us » – Mikael

 

Amorphis

Pour ce qui est d’Amorphis, leurs voisins d’Helsinki, la foule s’est un peu éclaircie ce qui a permis une entrée d’oxygène frais et un peu plus de confort dans la salle pour apprécier leur prestation qui nous a fait voyager dans le temps. Lorsque j’avais croisé le groupe sur la croisière 70K Tons of Metal en 2023, j’avais remercié Tomi Joutsen, leur chanteur depuis 2004, d’avoir servi My Kantele puis, on avait discuté d’autres sujets et je n’avais pas eu l’occasion de lui dire que j’adore aussi les compos de son époque à lui, particulièrement Wrong Direction et The Bee de l’album Queen of Time. Considérons que c’est maintenant chose faite avec cette chronique.

Solide performance, très bon son et un avantage tout de même de cette petite salle intime a été de pouvoir voir ces deux formations mythiques de Scandinavie d’aussi près que d’une longueur de bras et presque nez à nez.

-Lou-

Extreme//Living Colour @ MTelus, Montréal – 28 septembre 2024

Voici le compte rendu de Lizane Jean et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Extreme présenté par Heavy MTL et Evenko au MTelus de Montréal le 28 septembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Living Colour.

 

Living Colour

Plus de 2,200 fans ont assisté à un spectacle électrisant de Extreme avec invités spéciaux Living Colour en première partie au MTelus samedi le 28 septembre.
 
Présentant une fusion de styles musicaux tels que le métal, rock, soul, funk et hip hop, Living Colour, ce groupe New Yorkais qui a vu le jour en 1984, a donné une prestation forte en émotions et haute en énergie.  Malgré un son abrasif et la guitare de Vernon Reid vraiment trop forte, ils ont captivé la foule avec une présence sur scène intense et énergique. Mélangeant les arrangements de certaines chansons, nous avons pu entendre des ‘covers’ de Grandmaster Flash et même The Clash, en plus de leurs  plus grands succès.
 
 
 
Le chanteur Corey Glover n’a pas manqué une note (quand on l’entendait bien) avec une voix toujours aussi juste et passionnée, balançant ses longs dreads blonds dans tous les sens. Le point fort de la soirée bien sûr était leur chanson « Cult of Personality » qui leur a fait gagné un Grammy pour la meilleure performance hard-rock en 1990, la foule chantait très fort avec les mains hautes tout au long.

 

 

Extreme

Passons maintenant à Extreme, un groupe qui se distingue par un son unique rock/métal/funk et qui existe depuis 38 ans. Ils ont connu un premier succès avec leur deuxième album Pornograffitti, sorti en 1990. Le quatuor a commencé leur spectacle avec une cadence à 100 miles à l’heure avec deux grands succès de cet album soit, « It’s a Monster » suivi par « Decadence Dance » On a pu aperçevoir une nette amélioration de la qualité du son dès le premier couplet.
 
Gary Cherone, toujours une véritable bête de scène à 63 ans, s’est donné à fond du débût jusqu’à la fin. Avec une voix exceptionnellement juste et puissante, l’ex chanteur de Van Halen dansait et courait sur toute la scène, se couchait sur les marches tout en balancant un long pied de micro dans le visage du bassiste Pat Badger. Le batteur et metronome humain, Kevin (K-Figg) Figueiredo, a joué comme un monstre sur deux batteries différentes, l’une qu’il jouait debout sur l’avant scène pour quelques chansons. Mais quelle gâterie pour les fans!
 
Pour ce dernier concert finalisant une tournée de pas moins de 140 spectacles, le guitariste extraordinaire Nuno Bettencourt, qui agisait comme maitre de cérémonie, a souligné à plusieurs reprises que Montréal était leur meilleur public à jamais. Un des plusieurs points forts de la soirée était bien sûr, « More Than Words, » que Nuno et Gary ont joué en duo assis sur des chaises, comme dans la vidéo qui les ont aidé à atteindre la première position sur le Billboard Hot 100 en 1991.
 
Pendant un spectacle à couper le souffle qui a duré plus de 2 heures 15 minutes, nous avon pu entendre des parties de ‘covers’ parsemés ici-et-là. Notamment « Mean Street », « Stairway to Heaven, » « We Will Rock You, » et « Fat Bottomed Girls. » Finissant les encores avec la pièce « Rise » de leur dernier album « Six » paru en 2023, Extreme n’a laissé aucune personne en doute tant à leur niveau de pur talent et musicalité. Ce fût une superbe soirée oû l’énergie était plus que palpable et le rock, dans tous ses formes, regnait en maître!

 

-Texte: Lizane Jean
Photographe: Martin Desbois