Dépérir existe depuis quelques années maintenant. Leur premier effort intitulé simplement Dépérir est lancé en 2017 sous la forme d’un LP. Ceux qui connaissent cette formation, sont au courant des changements encourus au sein du groupe au cours des derniers mois. Avec de nouveaux membres au sein de cette équipe, Dépérir est prêt à relever de nouveaux défis. Le line-up actuel se compose de Nico Reymond (Guitare et voix d’accompagnement), Wax Lamontagne (Guitare), Samuel Santiago (Batterie), Jeff Côté (Basse) et Bob Girard (Vocal). Sous cette forme, Dépérir devient une puissance vive qui déplace de l’air sur son passage. La conception et la sortie de l’album Black Beast est un bel exemple de la nouvelle détermination qui anime cette formation originaire de la ville de Québec. Ce quintette de Québec possède une fougue qui fait parler d’elle même lorsqu’ils entrent en scène.
Lors du lancement d’album de Sarkasm, nous avons eu l’occasion d’entendre et de voir la formation Dépérir en pleine action. Avec un nouveau line-up de feu, le groupe revient en force pour nous faire comprendre qu’ils ne sont guère prêts à se laisser mourir. La patience de Nico pour redonner vie à ce groupe démontre la volonté de ce musicien de longue date. Ayant eut la pertinence de sélectionner des membres tels que Samuel Santiago que l’on a pu voir derrière la batterie de groupes tels que : Gorod, Black Crown Initiate, BornBroken, First Fragment, Purgatoire, Beyond Creation, Loudblast et Agressor entre autre. En plus de Bob Girard, qui autrefois était le chanteur de la formation Death Metal Ancestors Revenge et sans oublier JF Côté le guitariste de Spirit Of Rebellion, qui joue de la basse au sein de Dépérir. Tous des musiciens qui sont connus au sein de la scène Québécoise.
Bien que j’avais une certaine aversion pour ce groupe avant la sortie de Black Beast, je dois dire que l’arrivée de Bob Girard en tant que vocaliste du groupe attirait mon attention. Puisque Bob est un chanteur Death Metal habituellement, en fait c’est de cette façon qu’on le connaît. Et pourtant, il a su relever le défi en adoptant une nouvelle formule vocale pour prendre les rênes du chanteur au sein de l’équipe de Nico Reymond. Je dois dire que ce remaniement de l’équipe est un second souffle et une action de chef qu’à réalisé Nico, puisque la formule Dépérir qui est active présentement est vraiment puissante. Oublier ce que vous avez connu et redécouvrez un Dépérir qui à atteint une pleine maturité et un professionnalisme qui démontre le talent qui est à l’œuvre au sein de cette formation.
Lors de leur prestation aux Foufounes Électriques, les membres du groupe étaient complètement en feu. On ressentait l’engouement qu’éprouvent ces derniers et leur envie de nous en faire voir de toutes les couleurs et c’est exactement ce qu’ils ont fait. Ils ont démontré leur puissance en prenant la position de ‘’direct support’’ pour le lancement de Sarkasm et c’était en leur honneur de faire ainsi. Voici une entrevue avec Dépérir pour apprendre à mieux les découvrir.
Question à Dépérir
1. Question – Quelles sont les motivations ayant poussé à choisir le nom de Dépérir ?
Réponse – Je cherchais un nom pour ce projet et j’écoutais un de mes albums préférés qui est le premier de Nailbomb. Un titre s’appelle Wasting Away, en français : Dépérir ! Le nom du band était trouvé.
2. Question – Nico, nous savons que le groupe a connu d’importants changements, qu’est-ce qui t’a motivé à aller chercher les membres actuels qui forment désormais Dépérir ?
Réponse – Tout simplement l’envie de faire évoluer la musique du groupe, proposer autre chose, autant visuellement sur scène que musicalement. Je tiens à dire que ce n’était vraiment pas des problèmes persos entre les membres ! On s’est toujours bien entendus et ça continue ! Les anciens membres de Dépérir jouent aujourd’hui dans Hak-ed Damm et Tsar Stangra. On a invité Hak-ed Damm en avril 2022 pour nos lancements respectifs d’album et c’était très cool ! Ils nous ont invité sur leur show de lancement à Québec mais nous n’étions pas dispo. Je viens aussi de proposer à Tsar Stangra de jouer avec Dépérir prochainement et ça se fera certainement !
3. Est-ce que la transition entre les deux line-up correspond aux attentes que tu avais face aux choix de line-up quand tu écoutes le nouvel album Black Beast ?
Réponse – Je suis effectivement très satisfait de l’album Black Beast mais il n’a rien à voir avec le changement de line-up car j’ai écrit seul tous les riffs et structures de cet album. Les paroles de Unhallowed Grave, Full of Hate, The Book et My Gift to Humanity ont été écrites par Wayne Barr, notre ancien bassiste qui joue aujourd’hui dans Star Stangra. Pour Succubus, on remercie notre ami Peter Gauthier d’avoir déversé sa colère dans les paroles de ce titre.
4. Question – Selon vous, quels sont les groupes ayant été les influences principales pour donner le son qui aura défini la conception de ce nouvel album ?
Réponse – Immortal, Slayer, Morbid Angel.
5. Question – Avez-vous eue l’occasion de faire beaucoup de promotion de votre dernier effort
Réponse – Oui, et la promotion continue ! Notre label Adipocere est en France et je dois dire qu’ils font un super travail de promotion, on a eu beaucoup de chroniques et interviews dans des médias très populaires autant papiers que sur internet. De notre côté, on fait notre promotion en jouant le plus possible dans tous les coins du Québec pour présenter Black Beast.
6. Question – Qui est l’artiste qui a réalisé l’artwork de votre album Black Beast ?
Réponse – Sir Alexandre Gouet ! (The Black Dahlia Murder, Despised Icon,Carnifex, Nails, Cryptopsy, Aborted, Dopethrone et bien d’autres).
7. Question – Avec qui avez-vous travaillé pour l’enregistrement, le mixage et la mastérisation de votre nouvel album ?
Réponse – Sir Thibault Bernard de Convulsound Productions (France).
8. Question – On peut constater dans les titres de vos chansons, des thèmes qui tendent à verser vers une forme d’antichristianisme dans vos textes. Est-ce que Dépérir peut-être considéré comme un groupe à connotation sataniste ?
Réponse – Comme disait Gaahl : SATAN.
9. Question – Comment trouvez-vous cela d’être signé par le label Adipocere Records ?
Réponse – C’est pour moi un grand honneur de faire partie de ce label, je connais Christian, le boss, depuis fin des années 90 donc c’est vraiment génial de pouvoir travailler avec lui aujourd’hui.
10. Question – Dernièrement, vous avez soutenu Sarkasm lors de leur lancement d’album, comment avez-vous trouvez votre participation à cet événement ?
Réponse – On a beaucoup aimé ce show ! Jouer aux Foufounes Électriques de Montréal c’est toujours très cool ! Tous les groupes étaient super sympathiques et l’organisation parfaite ! On refait ça n’importe quand ! De plus, jouer à Montréal nous a permis d’inviter Vincent Houde de Dopethrone à monter sur le stage avec nous et chanter sur le titre Black Beast ! C’est lui la voix du Black Beast sur l’album et c’est la première fois qu’on a pu jouer live avec lui !
11. Question – Quels sont les groupes avec lesquels vous aimeriez partager la scène dans un futur proche ?
Réponse – Cette question est bizarre… il faudrait que je te fasse une liste de tous les groupes avec qui on voudrait jouer et ce serait très long haha. Je vais plutôt te dire avec qui on joue prochainement ! WORMITCH et IGNOMINY le 7 Avril à Québec. I,APOCALYPSE et DEWPEL à Rouyn le 5 mai. VORTEX et THE FLAYING le 9 juin au Gaspesian Metal Fest à Matane.
12. Question – Quels sont les plans du groupe dans les prochains mois ?
Réponse – Préparer tous les shows dont je viens de te parler, terminer la composition du prochain album et rentrer rapidement en studio pour l’enregistrer.
En final, le retour de Dépérir, c’est un événement qui représente une agréable redécouverte, dans la mesure ou le nouveau line up apporte quelque chose de plus attrayant dans son ensemble. Je recommande l’écoute de l’album Black Beast à tous les amateurs de Black Metal. Non, seulement, je vous conseille de vous déplacer pour aller les voir en spectacles, vous pourriez être très surpris.
Entrevue avec Alain Londero (Producteur et Soundman)
PHOTO PAR : STEWIE CLOUTIER, 6 Avril 2017 au show de Skullmace.
Pour ceux qui ont déjà joué au Katacombes ou encore au Piranha Bar, Alain Londero n’est guère un inconnu. Maniaque d’un son parfait en spectacle, c’est le mec qui vous fera sonner comme une bombe sur scène et qui vous rendra justice de par ses talents de soundman. Toutefois, il possède plus d’une corde à son arc, puisqu’il est également producteur et possède son propre studio. Mais non seulement, il est également guitariste comme on peut l’entendre au cours d’un solo de guitare sur la pièce « Born Free« de la formation CROMAGNUM sortie en 2021. Vous pouvez entendre la qualité de son travail en écoutant les albums « State of Disaster« de la formation Point Blank Rage, « Oath of Anguish« de la formation Oath Of Anguish et quelques autres artistes que nous vous présenterons plus bas. De ses talents de sonorisation, Alain donne dans la production de groupes Metal, Death Metal. Hardcore, Dubstep, Hip Hop/Rap, Pop, Rock Québécois et Punk Rock ; ce qui démontre la grande versatilité de l’homme derrière la console.
Laboratoire Sonore de Alain Londero.
Questions:
Question – D’où provient ton expérience de sonorisation ?
Réponse – Ouf! Ça fait longtemps. A l’époque de mes 13 ans, j’avais un band et je m’enregistrais avec un 4 tracks Foster a cassette, c’est là que tout à commencé. Mon amour pour le son, ensuite vers mes 20 ans, je me suis acheté la Fostex numérique. A 23 ans, mon premier système avec ordinateur Mac et ProTool. Donc ça fait un bail que je gosse tout ça. Aujourd’hui, un ordinateur, une carte de son et logiciel quelconque. Tu peux faire des pré-prods vraiment bien. Dans mon temps ça sonnait vraiment dégueux nos pré prods , ça a beaucoup évolué pour le mieux et surtout très abordable.
Quelles sont tes motivations dans ce domaine ?
Réponse – De toujours me dépasser et me tenir au goût du jour côté sonorité. J’adore regarder sur YouTube toute sorte de tutoriel sur le son, c’est comme aller à l’école mais en beaucoup mieux . Je m’abonne parfois à des webinars pour me perfectionner. Pour moi, c’est ça ma porn.
Que préfères-tu ? La sonorisation de spectacle ou la production d’album ?
Réponse – 2 domaines mais complètement différents à mon avis. J’aime beaucoup la drive de spectacle, « the show must go on », pas le temps de niaiser comme c’est le cas en studio. Aussi, j’aime beaucoup interagir avec les musiciens et découvrir de nouveaux bands en studio. C’est vraiment relax, il faut avoir la patience de ré-écouter plusieurs fois la même chanson. C’est beaucoup plus minutieux et je ne cours pas dans tous les sens comme en spectacle. Je suis très heureux de faire les deux, personnellement j’ai besoin de faire les deux.
Quels sont les styles musicaux avec lesquels tu préfères travailler ?
Réponse – Tous les genres ! Hahahahaha! J’aime tout les styles musicaux Metal, Death, Hardcore, Rock, HipHop, Electro, Pop ou encore Québécois.
Quel est l’étape que tu préfères dans le domaine de la production d’album ?
Réponse – Éditée le vocal avec autotune (Cher et T-Pain Way) Hahahahaha Je plaisante. La première étape c’est la batterie, placer les micros, le tuning et la prise de son est mon nanane. Et la fin ou vient le temps de mixer et l’édition des pistes sonores et l’enregistrement des instruments est un long processus qui demande beaucoup de patience.
D’après toi, quelles sont tes forces et tes faiblesses dans le domaine de la production ?
Réponse – Ma force, j’ai une très bonne vue d’ensemble. Côté sonorité par rapport au style de l’artiste et très à l’écoute. Mon ouverture d’esprit fait également partie de mes forces. En ce qui concerne mes faiblesses, je recherche trop la perfection, il faut m’arrêter. Je recherche toujours à ce que ça groove aussi.
Qu’est-ce que tu trouves le plus facile à exécuter quand tu travailles sur une production ?
Réponse – Le plus facile à exécuter selon moi, c’est les guitares et la basse. Je suis moi-même guitariste, je me suis enregistré assez souvent que j’ai développé mon talent
Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile à exécuter quand tu travailles sur une production ?
Réponse – C’est de réussir à tout bien mixer tout en conservant l’énergie du groupe et ses petites subtilités. Au niveau des instruments, je peux facilement recommencer un mix 5 fois.
Quels sont les conseils que tu donnerais à une formation qui s’apprête à entrer en studio ?
Réponse – D’être bien préparée, de faire une bonne pré-prod avant et d’arriver en studio avec des instruments bien ajustés. Avoir des cordes neuves, des peaux neuves.
Quand tu travailles à la sonorisation de groupe dans une salle de spectacle, quels sont les plus grands défis que tu rencontres ?
Réponse – Les gens expérimentés qui veulent tout essayer avant de jouer au lieu d’arriver préparer ou qui me disent que ça fait 30 ans qu’ils font ça et qu’ils jouent toujours dans les bars après toutes ces années.
Qu’est-ce que tu trouves le plus facile à exécuter quand tu travailles dans une salle de spectacle ?
Réponse – Allumer les lumières parce que je ne m’occupe pas de cette facette du spectacle. Hahaha !
Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile à exécuter quand tu travailles dans une salle de spectacle ?
Réponse – D’avoirs a géré l’acoustique de la salle. Exemple durant le sound check tout semble plus aigu et les fréquences se perdent beaucoup dans la salle. Mais une fois que les gens commence à entrer dans la salle tout se replace comme par magie.
Quelle est ta plus grande fierté au niveau de la production d’album ?
Réponse – Quand j’arrive à atteindre la satisfaction sur ce que je fais.
Alain – Je tiens à te remercier de me donner la chance de m’exprimer puisque l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Et c’est tout à fait normal les goûts sont dans la nature.
Rock N’Roll PRODUCE MIXING ET MASTERING DOOM’AN BLUE « (Rock Psychadélic) « GRAVE NEW WORLD« , « BLACK HOLE BLUES« , « BE UNDER MY SPELL«
Youtube ou Spotify
PRODUCE MIXING ET MASTERING DE GUTROT « (CULT)URE – https://www.youtube.com/watch?v=E80ojEK72rM&ab_channel=GUTTROT
Hip Hop PRODUCE MIXING ET MASTERING REBEL TRANQUIL « LE BLAME« , « LES ÉMOTIONS« , « GROS BONNET« (HIP HOP QC) –
Travaux en Cours MIXING ET MASTERING BRISE-FER (Rock Québécois) « PAS FAITE POUR MOÉ« compositions à venir en format vidéo. – https://www.facebook.com/brisefermusique
Quintette composé de Frank Duff (Vocals) – Étienne Lavoie (Guitar) – Nick Leblanc (Guitar) – Philippe Chencox (Bass) – Marc-Antoine Coutu (Drums). Depuis sa création, Hexolyth a toujours fait preuve d’une grande détermination, que ce soit musicalement ou sur scène, ils incarnent une puissance qui propage une sorte de contamination sur leur passage. Avec la sortie de leur deuxième LP en juin 2022, le groupe à démontré sa volonté de poursuivre ses activités malgré l’embarrassante et stagnante période pandémique que nous avons connue. Cette période aura permis aux membres de la formation de s’abandonner à la création d’un puissant produit qui met en valeur leur détermination à s’établir en tant que puissance musicale du Québec. Pour vous permettre de mieux connaître le groupe, voici quelques questions que je leur ai adressées.
1.D’où provient le nom Hexolyth?
Réponse – Une recherche de composantes explosives utlisées dans la fabrication de bombes et d’ogives. Nous sommes tombés sur l’Hexolite (HBX: High Blast Explosive). Pour être certain d’avoir un nom 100% original au niveau copyright, nous l’avons modifié en Hexolyth (HXH).
2. À quand remonte l’année de création de votre groupe?
Réponse – Le groupe a été formé en 2008.
3. Est-ce que les membres actuels du line-up sont ceux d’origine?
Réponse – Seuls Frank Duff (Chanteur) et Nick White (Guitariste) font partie de la formation initiale. Etn Lavoie (Guitariste), Phil Chencox (Bassiste) & M.A. Coutu (Batteur) se sont greffés au projet en 2014 pour donner le son et le style qu’on connaît aujourd’hui du groupe.
4. Vous avez deux albums à votre actif, comment trouvez-vous le travail de composition pour la réalisation d’un album?
Réponse – ETN s’occupe des arrangements et travaille beaucoup à la création des maquettes. Les riffs et les rythmes que chaque membre compose, nous les compilons et les gardons en banque pour les utiliser dans nos créations aux moments venus. Jul Bédard, un ancien membre, contribue encore à garnir cette banque d’idées musicales. On pourrait dire que nous composons de manière « Old School ». Certes, nous utilisons plusieurs moyens pour partager nos idées. Que ce soit la transcription en MIDI, l’enregistrement de maquette dans un DAW ou un simple enregistreur durant une pratique, tout se fait remanier et retravailler des dizaines de fois. Les beats de drums et l’intégration de breakdowns changent souvent la donne. À force de déplacer, jouer et rejouer les parties de manières différentes, nous finissons par trouver une version semi-finale que nous avons alors jammé « 200 fois » au moment de dire: it’s a wrap. Alors, la création d’un album complet est plutôt exhaustif, quoique très satisfaisant.
5. Avec votre album Until We’re Gone (2015), vous avez développé votre style de manière à affirmer votre détermination, mais avec Fatal Error (2022) vous êtes revenu en force. Trouvez-vous que ce nouvel album vous rend parfaitement justice?
Réponse – Parfaitement… Probablement pas! Mais qu’est-ce que la perfection? Nous sommes allés chercher le petit côté progressif que nous aimons tous de la musique en général dans le band. Nous avons laissé un peu de côté le raw pour le peaufinement. Plus de jeux de vocals, plus de leads de guitare, des riffs plus pesants et des enchaînements plus techniques! Mais est-ce que l’album nous rend justice… Probablement pas du fait qu’on se fait constamment répondre par nos fans que de nous voir live n’a aucun rapport avec l’écoute de l’album. On se fait souvent lancer: J’ai pogné dequoi ou Ça bûche en (…) !
6. Selon vous, est-ce que vous avez atteint vos attentes de création avec Fatal Error?
Réponse – En quelques sortes oui! Car à ce moment-là, nous étions là… Et c’est dans cette direction que nous l’avons travaillé! Donc nous avons atteint ce que nous voulions et nous en étions fiers! Ceci-dit, rien n’empêche qu’on puisse travailler différemment sur les prochains morceaux.
7. Comment trouvez-vous la transition entre la vente de cd et la mise en marché de votre musique sur les plateformes internet?
Réponse – Probablement de la même façon que tous les bands undergrounds plus ou moins connus… C’est un coup dur dans les coffres du band au niveau finances! Mais d’un autre côté ça apporte une diffusion plus large et une meilleure accessibilité pour l’audience. Nous misons gros sur l’honnêteté des producteurs d’événements et sur la vente de merch pour arriver à tirer notre épingle du jeu lors des concerts. Car les redevances de plateformes en ligne sont limite aussi futiles qu’un like de faux comptes sur les réseaux sociaux. Ça ne sert pas à grand-chose d’avoir 10K followers si il n’y a pas 30 personnes pour venir te voir en show! Vendre des albums physiques, c’est direct et payant… Pur et simple! J’aime, j’achète, j’écoute, j’y retourne! Ça nous manque un peu même si notre public est généralement composé de nostalgiques de plus de 30-40 ans qui collectionnent encore les albums! On constate la baisse de ventes de CD drastiquement.
8. Croyez-vous que la nouvelle formule offerte par le marché internet est favorable à vous faire connaître davantage que le bouche-à-oreille?
Réponse – On essaye d’y croire ! On fait l’essai de plusieurs outils différents, des répertoires aux sites de diffusion… Ça donne des gars en Allemagne qui nous demandent des t-shirts et des Japonais qui font des cover playthrough sur Youtube! C’est clairement pas plate! Mais on aime bien le « réel ». Rien de mieux qu’un selfie avec un autographe à la table de merch de quelqu’un qui nous qualifie de découverte de la soirée et qui rapporte 2-3 chums au prochain show !
9. Vous avez connu une bonne croissance au niveau de votre puissance mélodique et de votre livraison sur scène, qu’est-ce qui vous motive le plus à tout donner sur scène?
Réponse – Le crowd. Les fans qui sont là nous donnent du jus. L’énergie du monde qui se rentrent dedans et qui gueulent les paroles de nos tunes nous fait virer complètement fous! On répond fortement au feedback, et notre public répond automatiquement à nos demandes et à nos punchs! Ça crée toute une symbiose et c’est ce qui nous motive à tout donner. On ne veut laisser personne indifférent… Même ceux qui n’apprécient pas particulièrement le style!
10. Vous partagez la scène avec des groupes puissants ce qui démontre que vous êtes pris au sérieux au sein de la scène québécoise. Comment trouvez-vous ça de savoir que les groupes les plus puissants du Québec sont partant pour partager la scène avec vous?
Réponse – C’est clairement un honneur et c’est trippant! Tout est une question d’attitude et d’humilité. On ne s’est souvent pas fait prendre au sérieux par des bands ou des techs qui se la jouaient… Jusqu’à ce qu’on monte la barre haute lors de notre prestation! On est drillé, on est rodé, on est prêt! On est des musiciens depuis qu’on est « ti-culs »… On connaît nos instruments, on sait ce qu’on fait avec et on ne prétend pas être meilleur qu’un autre. On montre tout ce qu’on sait faire de mieux de manière professionnelle… Avec l’aisance de gars qui en ont vu d’autres et en plus on est « ben chill » ! Ça aide beaucoup à aller chercher le respect, même des plus grands de l’industrie!
11. Quels sont les groupes avec lesquels vous aimeriez partager la scène au cours de votre existence en tant que groupe?
Réponse – On aimerait bien supporter ou ouvrir pour plusieurs bands internationaux… On a tous nos rêves! La liste serait interminable… Unearth, Parkway Drive, Spiritbox, Killswitch Engage, August Burns Red, After the Burial, Hatebreed, Lamb of God… même Steel Panther man ! Name-it, mais sérieusement, déjà ajouter Get the Shot, Despised Icon ou Blind Witness à notre checklist et on serait bien contents!
12. Quel serait votre but en tant que groupe pour les 5 prochaines années?
Réponse – Un nouvel album, une petite tournée canadienne et/ou américaine… Une bonne relation avec un bon booker, un local de pratique plus accessible et surtout, enfin réussir à se faire un party de Noël!
Voici le compte rendu de David Cesare et les photos prises par Guillaume Gélinas lors du spectacle de Kids Of Punk Rock présenté au Le 164 Lounge de St-Jean-Sur-Richelieu le 13 août 2022 et qui mettait également à l’afficheVicieux et Délicieux.
Voici mon retour sur le show de Kids Of Punk Rock qui est un groupe de covers punk rock. Ils étaient accompagnés du groupe punk rock humoristique Vicieux et Délicieux qui ouvrait la soirée et qui lançait leur deuxième album intitulé Un numéro deux qui déchire.
Comme toujours, les gars de Vicieux et Délicieux étaient énergiques et partout où il passe, il vole le show, peu importe avec qui ils jouent. Nous avons toujours droit à des blagues de tout genre de la part du trio. Nous avons pu entendre des chansons du premier album comme Pogo et Ficello et Jeudi de Marde qui sont les meilleurs hits de l’album selon moi et sans oublier la chanson, Luis, mon ami Mexicain.
Le guitariste, Jeff, est vraiment un bon musicien, c’était vraiment plaisant d’entendre sa voix naturelle et il chante super bien. Le bassiste, Éric, est vraiment une machine derrière sont instrument et sa voix, et oh mon dieu qu’il me fait penser à Tom Delonge dans ses début. Mike, le drummeur, je l’ai vu dans plusieurs groupes en tant que guitariste et il n’est pas mauvais, mais son instrument principal est la batterie, il est vraiment à l’aise en plus de chanter sur quelques chansons. C’est quelque chose qui n’est pas évident, mais pour lui, c’est du bonbon de faire les deux en même. Les gars ont une excellente chimie et c’est vraiment beau à voir.
Place à la tête d’affiche : Kids Of Punk Rock. Je dois vous avouer qu’ils ont joué pas mal de covers que je ne connaissais pas vraiment à l’exception de quelques classiques comme Don’t Call Me White de NOFX ainsi qu’une chanson de Lagwagon que je n’avais jamais entendue.
Les gars avait vraiment une bonne chimie, les choix de chansons étaient vraiment bon malgré les quelques problèmes techniques durant leur set, mais qui était toujours réglés assez rapidement et le son était vraiment bon.
Je vais commencer par vous dire que Purity In Perversion a été une découverte pour moi en 2021. Dès la première écoute, j’ai immédiatement accroché et ça a piqué ma curiosité. C’est brutal et ça sonne! Les gars sont très talentueux. Si vous ne connaissez pas encore ce groupe de slam brutal death de Rimouski, je vous le conseille fortement. Leur premier EP, intitulé Confessions, est sorti le 17 décembre dernier. J’ai pu leur poser quelques questions pour mieux les connaître. Voilà mon entrevue et bonne lecture.
JF : On va commencer part vos débuts. Présentez-vous et parlez-nous de vous?
PIP existe depuis début 2018, quand Éric et Simon-Pierre ont rejoint Worst Pain après la dissolution de leur ancien groupe Sherlaine. Le groupe était alors composé de David Rioux,Daniel Cyr (drums) et JérômeBernier (basse). On peut donc dire que Purity In Perversion est à la base une fusion des deux groupes. Les membres actuels sont natifs de Rimouski et de Trois Pistoles. Éric vit présentement à Trois-Rivières. Nous jouons du brutal death metal pour avoir du plaisir et pousser nos limites à nos instruments respectifs.
JF : Est-ce qu’il a eu du changement dans le Line-up depuis vos débuts?
Comme mentionné précédemment, Raphael s’est joint au drum et Tommy à la basse en aoùt 2020, après le départ de Daniel (maintenant dans Ifernach, checkez-ça si vous êtes fans de black!) et de Jérôme en février 2020.
Membres Éric Lévesque – Vocal
Simon-Pierre Michaud – Guitare
Tommy Rioux – Bass
Raphaël Gagnon-Caron -Drum
David Rioux – Guitare
JF : Parlons de ce nouvel EP et de sa pochette. Peux-tu nous expliquer les choix qui vous ont amené à créer le titre et le visuel de cet album?
La religion, qui avait une image pure par le passé, a une image de plus en plus perverse (plusieurs histoires de viols d’enfants, les pensionnats autochtones, vœux de pauvreté, etc.).Tant qu’à avoir une pochette d’album d’horreur surréaliste comme la plupart des bands de brutal death metal, nous voulions quelque chose de plus proche de la réalité. Nous voulions aussi que la pochette ait l’air normale à première vue, et de plus en plus horrifique si tu la regardes plus longtemps, un peu comme la religion. Le rideau est là pour cacher ce qu’on ne sait pas encore des atrocités qui se passe derrière.
JF : Écrivez-vous les textes ensemble où c’est la tâche d’un des membres du groupe?
Nous laissons la tâche à Éric et Raph. Et ces textes sont pour un public averti.
JF : Quels sont les sujets abordés?
Plusieurs offenses de l’Église (homosexualité, viols, etc.) Comme la pochette, Éric laisse la réalité influencer ses textes. Plusieurs passages n’ont pas de paroles, comme ça les gens ne peuvent pas dire qu’ils ne les comprennent pas.
JF : Parlez-moi de l’enregistrement et l’arrangement du EP?
On a enregistré avec Marc-Antoine Desjardins (Just Ice, Prowl), qui s’est même déplacé à notre local pour qu’on n’ait pas à apporter le drum. Ce fût un processus d’environ 3-4 mois pour enregistrer tout le monde. On a énormément appris sur le processus d’enregistrement grâce à lui.
JF : Où trouvez-vous votre inspiration?
Ne pas nommer Visceral Disgorge serait presqu’une insulte. Nous nous inspirons aussi de bands comme Cryptopsy.
JF : Vous avez partagé votre premier single Homoerotic Confession, pourquoi avoir choisi cette pièce plutôt qu’une autre?
Nous trouvions que c’était la pièce la plus complète, qui représentait le mieux le groupe dans son ensemble. C’est une belle introduction au groupe.
JF : Que serait votre plus beau souvenir jusqu’à maintenant?
On n’a pas eu beaucoup de chance de se créer des souvenirs avec les deux nouveaux en raison de la pandémie, mais le spectacle lunaire à Saint-Marcellin (toujours disponible sur Youtube) était notre premier spectacle avec eux. Et les nombreuses soirées ensemble au local depuis 2 ans.
JF : Où pouvons nous retrouver votre musique, sur quelle plateforme pouvons-nous vous suivre?
JF : Les spectacles annulés, vont-ils être reportés?
Oui plusieurs, nous avions un spectacle d’annoncé à la Taverne 666 de Rimouski le 8 janvier dernier avec Pastoral, Just Ice, Swamped et Bootlegger ainsi qu’aux Foufounes Électriques avec NecroticGoreBeast, Decerebration et Empathy Denied à Montréal le 15 janvier. D’autres spectacles étaient en discussion, ils vont probablement être reportés eux aussi.
JF : Concernant votre spectacle de prévu avec NecroticGoreBeast, Decerebration et Empathy Denied à Montréal. Ce sont des noms connus sur la scène métal au Québec. Qui vous a approché pour faire leur première partie?
Nous avons été approchés par Nicky’s Productions, qui était venue nous voir au Sherbrooke Death Fest V avec l’ancien line-up. Donc oui, elle avait entendu nos anciennes chansons.
JF : Quels sont vos spectacles dans le futur?
Rien de certains pour l’instant en raison de l’incertitude de la pandémie, mais nous vous promettons plein de spectacles dès que nous pourrons.
JF : Quels sont vos plans à venir?
Nous travaillons présentement sur un nouvel album qui devrait voir le jour en 2023/2024.
JF : Est-ce qu’il y a déjà des compositions terminées, allez-vous rechercher à être sur un label?
On a deux chansons de presque terminées, mais je ne dirais pas qu’elles sont définitives. Si on se fait approcher par un label on va en discuter, mais pour l’instant on n’en cherche pas, on est capable de gérer nous-mêmes.
JF : Avez-vous une dernière annonce à dire avant de terminer l’entrevue?
Des CDs et des T-shirts sont disponibles auprès des membres du groupe!
JF : Ce fut un plaisir de discuter avec vous, merci beaucoup pour l’entrevue, bonne continuité!!