Entrevue Ondes Chocs – Kreepy Artiste

Entrevue avec Kreepy Artiste

Art gothique

J’ai rencontré un artiste qui travaille un peu plus dans l’art gothique, il fait des cercueils et des œuvres reliés à ce genre-là. J’ai été vraiment impressionnée par ses œuvres. Il est situé à Québec et son travail est présenté dans un magasin donc je vous parle un peu plus loin dans l’entrevue. Donc, commençons.

Q : Bonjour, je me présente Sophie, nouvelle pour le magazine Ondes Chocs. J’ai vu par le biais de Facebook votre art et je me suis dit que c’était vraiment intéressant. Je vois que votre nom est Kreepy Artiste, c’est votre surnom c’est bien ça?

R : Oui, Kreepy est vraiment un nom d’artiste, mon vrai nom est Bobby Poirier.

Q : Dis-moi, comment tu as commencé à faire ton art?

R : J’ai commencé à faire des plaques pour des groupes de musiques, mais rendu dans les magasins pour les vendre ça devient compliqué à cause des droits d’auteurs. En même temps, je suis un grand collectionneur avec beaucoup d’imagination.

Q : Et l’art gothique, tu as commencé ça quand?

R : Ça commence en août 2020, à 41 ans (donc, voilà pas si longtemps) ma conjointe voulait avoir un genre d’étagère en forme de cercueil, car nous avons beaucoup d’objets de collection venant d’artistes locaux aussi. C’était la première fois que je faisais ça.

Q : Ça été vraiment ça ton déclic? Le cercueil?

R : Bien en fait oui, car il s’est retrouvé sur internet (photo) et j’ai été contacté par Raphaëlle Fortier, propriétaire de la boutique Le Freak sur la rue St-Joseph à Québec. Depuis ce temps, je me dis que je n’ai pas le choix d’être artiste-là (lol).

Q : Combien environ ça te coûte pour faire une œuvre? Quels matériaux utilises-tu?

R : Ça arrive que je construise et je transforme (fait la modification). La majorité du temps, je m’assure de donner une deuxième vie à l’objet. J’essaye que ça soit le moins cher possible. On s’entend que c’est long avant de vendre un morceau à 500-600$ quand on commence. On s’entend aussi que ce sont plus les jeunes qui achètent ce genre d’œuvre et ils n’ont pas nécessairement beaucoup d’argent. J’essaye le plus possible que le meuble en tant que tel ne me coûte presque rien et je charge seulement pour mon temps.

Q : C’est vraiment cool que tu penses plus aux autres pour que ça te coûte moins cher. Est-ce que tu fais ça dans la vie de tous les jours ou plus comme passe-temps?

R : J’avais un travail avant la pandémie, mais malheureusement, j’ai dû me mettre au chômage. Donc, pour le moment ça rempli mes journées. On peut dire que je fais ça comme métier. Avec les enfants, la journée que ça ne fonctionnera plus, je vais aller me trouver du travail, mais pour l’instant il a comme eu une méga explosion.

Q : Quelles sont tes inspirations pour ton travail?

R : Mes inspirations, ce sont plus les films d’horreurs. J’ai toujours collectionné les figurines de films. Je suis un grand collectionneur de figurines et statues aussi. Donc l’inspiration est facile avec toutes ces bébelles-là.

Q : As-tu fais une école d’art? Quel est ton parcours?

R : Non, ça vraiment commencé avec le cercueil de ma conjointe. Je suis très habile pour fabriquer des choses. Après le cercueil, j’ai fait un genre de croix à partir d’un vieil arbre à chat et ça vraiment déboulé à partir de là.

Q : Pourquoi as-tu décidé de faire de l’art gothique?

R : Je considère plus mon art comme étant de l’horreur que gothique. Ça plus tourné au gothique grâce à Raphaëlle qui m’a fait rentrer au Freak pour vendre mes œuvres et la clientèle est plus pour ça donc, je me suis ajusté en conséquence. Mais comme je le disais, je fais aussi des choses de musique.

Q : Vu que nous sommes basés sur la musique, je voudrais savoir quel style de musique tu écoutes? Disons, quand tu travailles qu’est-ce que tu écoutes?

R : Disons que j’écoute de tout. J’écoute beaucoup de rock/métal, mais dans le métal je dirais que j’écoute moins de Death métal.

Q : S’il y a quelqu’un qui voudrait faire la même chose que toi, tu lui dirais quoi? Quels seraient tes conseils?

R : Je lui dirais de ne pas compter son temps de un. N’ait pas d’attente au départ, fait ça car tu aimes ça. Commence à faire des trucs pour toi, comme moi je l’ai fait. Il y a des semaines que c’est plus mort que d’autres, mais il ne faut pas se décourager. Il faut vraiment faire ça par passion.

Q : Qu’est ce qui a fait en sorte que tout déboule, que tu te fasses connaître?

R : La journée où je suis rentré au Freak, j’ai aussi fait un studio à Québec (Studio Sonum), qu’un membre du groupe La Corriveau (Marc Légaré) possède, j’ai mis mes plaques de musique avec son accord. Après le Freak a fait un genre de vidéo promotionnelle pour un party d’Halloween et j’ai fait des cercueils et ils m’ont dit que ça me prenait un nom d’artiste pour le générique. En 3 mois, tout s’est fait en même temps.

Q : As-tu des rencontres marquantes/qui t’ont frappées depuis que tu fais ça?

R : Pas vraiment, il y a RottenZ de chez Freak que j’aime bien ses œuvres depuis longtemps, donc que mes œuvres se retrouvent à côté des siennes, je n’en reviens pas! Et Raphaëlle, la propriétaire du Freak, qui m’a ouvert la porte, sans elle je ne pense pas que mon art se serait rendu là.

Q : As-tu des objectifs à atteindre ou tu les as déjà atteints?

R : Mon objectif le plus gros, je l’ai atteint avec la chaîne de TV Frisson TV. L’émission Sur la route de l’Horreur, ils ont passé quelques-unes de mes œuvres sur le Podcast et en même temps ils ont fait un concours avec un de mes cercueils. Et au courant des prochains mois, ils sont censés venir chez moi pour me filmer en train de faire un cercueil, pour qu’après on aille au Freak vu que ça concorde avec leur vision.

Q : Tes voisins en pensent quoi?

R : Je suis presque sûr qu’ils me trouvent louche de faire des cercueils dans ma cours, vu qu’ils ne savent pas ce que je fais dans la vie!

Q : Un mot pour la fin ?

R : Si vous voulez des plaques personnalisées ou des cercueils avec des Crest/logo de bands j’en fais aussi. C’est juste que vous ne les verrai pas sur ma page à cause des droits d’auteurs. Je suis toujours ouvert à rencontrer des gens, juste me le laisser savoir en privé.

-Entrevue réaliée par Sophie Larose

Présentation/Entrevue – Late Night Trouble

Late Night Trouble

D’hier à aujourd’hui

J’ai profité de la sortie du tout nouveau single et vidéoclip Diamond in the rough du groupe Late Night Trouble pour aller leur poser quelques questions. Apres avoir blablater de tout bord tout côté, voici ce que j’ai à vous raconter!

Il y a 4 ans, un groupe de rock se formait. Roxanne Paris (vocaliste), Alexandre Canel (Bassiste), Jérémy Badeau-Robert (guitariste) et Yuri Baribeau (batteur) se rencontre pour former Honest Honesty. « On était plus un band de cover, qui jouait 2-3 compos ici et là ». Après 3 ans et une quinzaine de spectacles, le groupe prend de plus en plus de place et décide d’aller de l’avant et de changer de guitariste. Après plusieurs auditions, leur regard s’arrête sur Monsieur Sébastien Marois qui prendra place au sein du groupe.

« On s’est donné rendez-vous au Tim Hortons, et ça faisait 20 minutes qu’on jasait en anglais et j’ai parlé en français à Alex et c’est là que Yuri a répondu «Ha! Vous parlez français!». On est tous partis à rire. » – Roxanne Paris

Un nouveau départ

Après seulement quelques pratiques, Sébastien s’investit d’avantage et la chimie prend vie.  » C’est déjà difficile au départ, de trouver des gens sérieux et Sébastien démontrait beaucoup de volonté et avait un côté très fort en composition. C’est là qu’on s’est dit «C’est lui qu’ça prend!» m’explique Alexandre. Avec un nouveau son, un nouveau guitariste, plus de compos, comme Sex drive, et Scream my name, prennent vie. Les textes reflètent beaucoup « les joies de vivre », le sexe, le travail personnel et les valeurs, dans un ensemble fun et bien dosé. « Tout s’quon fait à un côté fun. Beaucoup de band ont des textes darks, nous, on est tout l’opposé de ça, pis on aime ça! » Ce n’est qu’en 2021, qu’un nouveau nom se fait entendre, tel que celui que nous connaissons à ce jour, Late Night Trouble.

« On voulait un nouveau nom, une nouvelle vie et avec l’arrivée de Sébastien, c’est une nouvelle vague qui nous donne ce côté unique. »

Funs et passe-temps

Quoi de mieux pour un groupe de musicien et la création que d’habiter et travailler ensemble. Nos oiseaux de nuit, sont toujours ensemble. « On s’fait des soupers à la maison, on jam dans une chambre au sous-sol, on est toujours entrain de « s’pranké » ou de s’niaiser. Pis avec Yuri qui habite à 15 minutes, on est comme une grosse famille ».

Roxanne de son côté, s’investit de tous les côtés, autant pour la merch, le développement des pages web, et du booking des shows, tandis que Yuri, lui, de son côté, s’occupe beaucoup des réalisations et des montages vidéos. Mais tous s’entendent pour dire que le band prend beaucoup de leur temps…

2020 – 2021 une année difficile?

Avec la pandémie, plusieurs artistes ont soufferts des conséquences, tandis que d’autres ont profité de « la pause » pour mettre en œuvre tout leur talent. C’est au Freq Shop, un studio de Montréal, que monsieur Dave Traina, batteur du groupe The Damn Truth, aura la chance d’enregistrer toutes les chansons ainsi que le tout nouveau single et vidéoclip Diamond In The Rough que vous retrouverez sur tous les réseaux sociaux tels que Youtube, Facebook, Instagram, etc.

« La pandémie nous à permis de nous remettre en question et de nous recentrer d’avantage sur s ‘qu’on fait. Et le fait d’habiter ensemble nous a aidés grandement. » Après avoir passé l’été en studio, le groupe se sent enfin prêt pour brûler les planches.

Toute en collaborant avec les distributeurs Curtain Call Records, Roxanne, de son côté, a créé l’affiche des deux premiers singles, Sex drive, et Scream my name.

Puis, ils ont fait appel à un artiste dessinateur, Monsieur Cedric Godin Olicard afin de confectionner leurs publications web et les prochains arts work.

Latenighttrouble.com

Je vous invite fortement à aller visiter leur site web pour vous tenir au courant des dernières nouvelles et développements du groupe. Vous pourrez visionner leurs nouvelles vidéos, les nouvelles compositions et les tous derniers EP ainsi que toute la merch et les nouveaux produits.

L’année prochaine

Après avoir été invité à partager la scène avec Last Dance Among Wolves et Lancaster, Late Night Trouble n’arrête jamais. Pour les fans, vous serez heureux d’apprendre qu’ils auront une nouvelle tournée, de nouvelles chansons et de la toute nouvelle marchandise. De nouveau produits, différent de ce que nous connaissons jusqu’à présent, mais vous devrez vous tenir à l’affut, me confie Roxanne.

Est-ce difficile d’être une femme dans un monde de Rocker?

C’est avec assurance et fierté que Madame Paris s’exclame « Je ne me suis jamais sentie appart, «I’m a part of the boys!»… Plus ça va, moins j’en voie la différence! » Malgré les préjugés entretenus des années 40, Roxanne Paris réussira toujours à nous impressionner, autant de par sa voix pleine de puissance, que par sa présence énergétique sur scène. On est loin des petites filles qui s’improvisent chanteuses de fond d sous-sol!

Un petit mot pour vos fans

« Nous aimerions nous adresser à nos fans et en profiter pour dire si vous voyez qu’on est dans votre coin, venez nous voir en show ou juste vous procurer un chandail ou un album … venez nous voir et nous écrire, c’est toujours un plaisir de vous parler. Allez également visionner nos vidéos sur Youtube, allez écouter nos chansons. Vos encouragements sont toujours très appréciés! »

«Travaillez fort et croyez en vos rêves»Roxanne Paris

Au final

On a tous, à un moment ou l’autre de notre jeunesse, triper sur des bands « Rock, old school » tel que Def Leppard, Billy Talent ou encore Danko Jones, mais depuis un peu plus de quatre ans, ils ont su nous accrocher autant par leur son, que par l’originalité et la créativité « Glamour » qu’amène la vocaliste de ce quatuor, Roxanne Paris. Late Night Trouble ne vas pas sans dire: sex, drogs and rock and roll.

Entrevue et texte réalisés par Jonatan Boutin-Dufresne

Entrevue Ondes Chocs – Michael Godin de KanvasKreation

Entrevue Michael Godin

Street art (graffiti)

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de parler avec l’artiste de KanvasKreation, il fait des toiles ainsi que des covers d’album. Pour vous le faire connaitre d’avantage, j’ai pu lui poser quelques questions au sujet de son art.

Q : Pour commencer j’aimerais que tu me décrives ton art, c’est quoi ton style et avec quoi?

R : Je dirais que je commence à avoir mon style qui est plus Cartoon/street art. J’essaye de mettre le plus de méthodes possible. Principalement, j’utilise de l’acrylique, spray can, feutre et le collage.

Q : Comment as-tu commencé? Qu’est-ce qui a été ton déclic?

R : Je faisais déjà de l’art visuel (voir ici infographie) depuis ma jeunesse et avec mon déménagement à Montréal, avec tous les murs remplis d’art, le street art m’a directement frappé. J’ai commencé à en faire et j’ai rapidement pris goût, alors j’ai lâché mon crayon de plomb et je me suis mis aux pinceaux.

 Q : C’est quand même une bonne suite de projet. Combien de temps environ ça prend pour faire une toile versus un cover d’album?

R : Tout dépend du projet, pour un cover je dirais entre 24hrs à une semaine. Pour une toile, c’est de 2 à 3 semaines.

Q : Tout doit dépendre de la grosseur de la toile?

R : Oui, tout dépend de la grosseur et du projet, des fois je plonge dans le travail et ça va très rapidement, on dirait que je suis dans un autre état d’âme et ce n’est pas moi qui le fais.

Q : Fais-tu plus ça comme temps libre ou c’est ton métier?

R : Si je regroupe toute l’art que je fais on peut dire que c’est mon métier, je vis de ça!

Q : Aimes-tu mieux faire des toiles ou de l’infographie/cover d’album?

R : Tout dépend du moment, il y a des semaines où je suis super actif sur la peinture, comme d’autre semaines c’est plus la conception de cover.

Q : Oh! Tu es vraiment occupé dans tes semaines. Quelles sont tes inspirations?

R : J’adore tout ce que fais Banksy, la musique que j’écoute m’inspire, mais ce sont plus mes enfants et ce qu’ils me font vivre qui joue beaucoup sur mon inspiration.

Q : De quelle musique tu t’inspires le plus?

R : Je te dirais; Richard Desjardins, mais surtout Dédé, part sa musique, mais aussi part sa démarche. Parfois, je peux rester accrocher à une chanson et rester pogner dessus sur repeat.

Q : As-tu des styles de musique que tu préfères pour tes covers?

R : Le hip-hop est la principale scène que je vise, mais je suis ouvert à tout autre style!

Q : Dans le fond, peu importe le style de musique, tu es partant si je comprends bien?

R : Oui ! J’écoute de la musique 15hrs par jours, ça passe de Dinos à Claude Dubois, à Zaz, etc.

Q : Merci de ton temps et d’avoir répondu a mes quelques questions. Aurais-tu des conseils pour ceux qui voudrait commencer dans le même domaine que tu fais?

R : C’est super simple, je leur dirais de ne jamais lâcher. Surtout quand personne ne croit en ton art ou ta vision, aucun artiste de grand nom ou personnage marquant était compris ou pareille que les autres. Ça va être dur, mais tu dois te forcer.

Q : Pour finir, quel est le nom de ta compagnie?

R : KanvasKreation et voici mon lien pour mon site internet

www.imakeartnotcrime.com

Entrevue réalisée par Sophie Larose

Entrevue avec Decerebration par JF Anglehart

Decerebration

Un band de Death Metal de Québec nous a fait dernièrement la grande annonce d’un nouvel album : Follow the Scars dont la date de sortie est prévue pour le 3 décembre 2021. Decerebration a été formé en 1992 et dissou en 1998, pour être réformé en 2009. Le groupe a sorti deux démos, Pure Hatred en 1994 et My Inner Impurity en 1995, ainsi qu’un album éponyme format CDr en 1995 et Respawned en 2013 , et Decerebration – Decerebration en 2015.

Formation
Fudz- Voix
Julien – Guitare
Nic – Guitare
Matthieu – Bass
Olivier – Drum et voix

Voici une entrevue réalisée le 4 novembre 2021 dernier avec Fudz Hubert, vocaliste de Decerebration, dans le cadre de la sortie de leur nouvel album Follow the Scars.

1. Comment l’envie de refaire un album t’es revenu? C’est arrivé quand et comment ?

Fudz: on a commencé par rejammer pour le fun en 2010 et ensuite on a ouvert une page Facebook pour le fun. La réaction a été telle qu’on a eu le goût de regarder les possibilités. On a donc décidé de choisir des tounes qu’on aurait aimé qu’elles sonnent plus que dans le temps et on a décidé d’auto-produire un album de vieux classiques réenregistrés. Le reste a juste suivi naturellement lorsqu’on a fait un show sold-out avec nos chums d’Amnesia qui faisait, eux aussi, un retour à l’Agitée à Québec.

2. Comment avez-vous procédé pour la composition des chansons?

Fudz: Pour le nouveau, c’est en majorité Julien qui est arrivé avec des compos, ce qui nous a tous donné le goût de faire du nouveau stock et de poursuivre l’aventure encore un peu plus loin.

3. Qui vous a produit?

Fudz: Depuis notre retour en 2010, on s’est toujours auto-produit, Mat, notre bassman, s’y connaît pas pire en son et se débrouille avec Cubase entre autre. De plus, notre chum Thierry est aussi très bon avec ça, donc les guitaristes ont appris à s’en servir pour pouvoir enregistrer leurs tracks de la maison. Par contre, on a demandé à Franky blast beat (ancien drummer de plusieurs bands dont notamment Deviant Process) de mixer le son et masteriser les deux albums précédent et de prendre en charge l’album au complet.

4. Qui a dessiné la pochette?

Fudz: J’ai fait affaire avec un indonésien qui se nomme Rudi, de Gorginsuicide art et il fait des trucs pour pas mal de monde dont entre autre Spirit of Rebellion.

5. Que raconte cet album? Sur quoi vous êtes-vous basé pour écrire les paroles?

Fudz: Le thème général de l’album c’est l’émancipation personnel, se sortir de boutte tough en affrontant ses démons pour un avenir meilleur. J’ai aussi composé une pièce par rapport à la pandémie: The Factless Prophecy, sur le fait que beaucoup de gens, peu importe leur allégeance, croit fondamentalement à des principes de vie en se basant que sur les gros titres, sur des posts Facebook etc, plutôt que de se baser sur des faits et de lire les articles au complet pour se forger une opinion. D’ailleurs c’est ce que la pochette représente: le dude escalade sa conscience (cerveau) afin de s’échapper des cicatrices de son passé trouble (fumée et crânes).

6. Est-ce que vous avez gardé l’essence des démos ou vous vouliez du renouvellement pour peut-être partir dans une autre direction?

Fudz: Quand on était jeune, le tape à l’oeil brutal était important. Maintenant, le sujet profond l’est plus lol! Avec les années, la métaphore de DN s’est élaborée et concrétisée: la décérébration c’est la volonté des élites mondiales à nous endormir en nous amenant à ne plus avoir besoin de réfléchir et à nous servir la vie complètement prémâchée afin de garder un contrôle sur les individus. On encourage les gens à s’instruire, réfléchir et se construire des valeurs propres à eux, et non dictée par une élite bien pensante qui décide à notre place. Donc, ça tourne souvent autour de ce grand principe depuis 2013. Sous plusieurs autres thèmes bien évidemment, comme de ne pas avoir peur de se déstabiliser et de garder le contrôle pour atteindre le bonheur plutôt que de rester au statu quo en ayant peur du changement.

7. Sous quel format peut on s’attendre à voir sortir votre nouvel album? Cd? Vinyle? Ou peut-être en cassette?

Fudz: Oui! CD, Vinyle peut-être, Bandcamp, et un peu plus tard sur toutes les plateformes de streaming. Un t-shirt pour le moment.

8. C’est sûr que c’est temps-ci ce n’est pas évident avec la situation sanitaire, mais pensez-vous avoir l’occasion de faire quelques spectacles prochainement?

Fudz: Oui, une mini tournée de lancement. À date, Montréal est en discussion, mais sans plus. Je suis allé voir les gars d’Observants en fin de semaine. Ça recommence doucement à revenir en formule debout pour les double-dosés (vaccinés) mais c’est certain qu’on va faire des shows!

Mot de la fin. J’apprécie beaucoup que tu ais pris le temp de répondre à mes questions. J’ai très hâte d’entendre votre album! Merci!

Fudz: Merci toi aussi et tu sais, on est rien s’il n’y a personne qui s’intéresse à notre band. Donc, je trouve ça important de prendre le temps, cheers.

-JF Anglehart

Entrevue avec Vortex par JF Anglehart

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Vortex

La formation mélodeath lancera prochainement son septième album studio : Downfall. Je me suis entretenu avec Dany Lévesque, fondateur et guitariste du groupe de Rimouski.

Bonjour Dany, avant d’entrer dans le vif du sujet, pourrais-tu nous présenter le groupe et nous parler de comment tout a commencé?

Dany: Depuis 2003 qu’on fait de la composition. Avant ça nous étions un groupe de covers avec un autre line up. Le but du groupe n’était pas de faire de la composition, mais des covers. Un moment donné on s’est tanné de faire ça, il y a eu des départs et quand le band s’est presque dissous, je me suis mis à chercher un chanteur. J’ai contacté Nicolas Tremblay, chanteur de Mental Disorder, il est venu nous voir au local, il a écouté mes compositions et m’a dit qu’il embarquait à condition qu’on fasse seulement de la composition.

À cette époque, Nicolas était un des gars les plus importants dans la musique à Rimouski, car son band était un de ceux qui avait le plus sortie de la région. Il a aidé Vortex à se tourner vers la composition, à faire du réseautage dans le milieu underground métal et à cet instant Vortex s’est mis à jouer un peu partout. Par la suite David Canuel a embarqué au drum et Simon Dubé s’est greffé au groupe avec sa bass. Voila que le line up original était né. On a fait la démo en 2003 et l’album Imminence of Death en 2005. De plus, Pierre-Luc Demers s’est joint à nous pour cet album avant de démarrer son studio.

Finalement on a travaillé fort, on a fait beaucoup de spectacles pour se faire connaitre. On pouvait faire de trente à trente-cinq shows par année. La vie du groupe se divise en trois époques, soit avec notre premier line up où on a créé Imminence of death en 2005 et In Movement en 2008. Il y a eu la deuxième époque avec Enemies en 2010 et Le Poids du vide en 2012 incluant dans le line up Francis Marmen et JF Côté de Spirit of Rebellion. Pour conclure avec la troisième époque qui dure depuis plus de 8 ans avec les membres actuel (Asylum, Lighthouse et le tout nouveau Downfall).

1.  Ou a été enregistré ce nouvel album et comment se sont déroulés les sessions?

Dany : Dans le studio Ondechoc à Pierre-Luc Demers. À la base, on a fait des clic tracks pour suivre le rythme de l’orchestrale. La première étape de conception est d’enregistrer les pistes de drum, car c’est le cœur de la musique. Par la suite, on fait les guitares et la bass pendant deux semaines et on termine par les solos et le vocal. Pour le vocal on a pris plus de temps qu’à l’habitude, car il y a plus de textures et différents types de voix. C’est définitivement notre plus gros album à la voix.

2. Pourquoi avoir choisi Downfall comme titre?

Dany : Downfall c’est le titre qui a été mis sur le concept et l’histoire. L’histoire raconte un cataclysme qui amène la chute de la société actuelle, mais il y a un individu qui a persuadé des gens que ça allait arriver, il a bâtit une micro-société autonome qui est capable de survivre a un évènement majeur. Grâce à lui, quelques individus survivent, mais à la fin c’est la guerre entre les pauvres survivants du cataclysme et ceux qui s’en tirent bien puisqu’ils sont préparés et organisés.

3. De quoi traite les textes et s’agit-il d’un concept album similaire à Lighthouse?

Dany : C’est un concept différent de Lighthouse qui lui est une dramaturge fictive, mais dans un contexte historique. Comme ce dernier, nous avons collé la musique à se qui se passe dans l’histoire, mais celle-ci est moins élaborée, car tout comme la musique, on voulait quelque chose de plus court et concis. Il y a huit pièces et chacune d’elles traite d’un chapitre de l’histoire. C’est une réflexion sur où va le monde, l’écologie, la technologie. C’est quoi la place de l’homme dans l’univers. Une histoire moins dramatique, avec plus d’action et de punch.

4. Dans la composition des morceaux, les autres membres jouent-ils un rôle ou il n’y a que toi?

Dany : Tous les membres participent à la création des chansons et de l’orchestrale. Chaque pièce a été travaillée à la base par un membre du groupe, mais la suite est créée par l’équipe. Tous les membres de Vortex sont capables et intéressés à participer à l’ensemble du processus de création. Par contre, la dernière étape est faite par Alex et moi, on travaille sur les voix. On adapte les types de voix, les dynamiques et les textes à ce qui se passe dans l’histoire et la musique. Pour Downfall on a travaillé très fort là-dessus, dès le départ notre objectif était de faire un gros album de vocal.

5. On peut s’attendre à quoi pour Downfall?

Dany : Il y a trois choses sur lesquelles nous étions focus. Premièrement, de faire un album plus conci et plus agressif. Deuxièmement, on voulait pousser plus loin le côté orchestral malgré les compositions plus rapides et agressives. Troisièmement, on voulait un album de fou au vocal.

6. Que voulez-vous dire par un album plus vocal?

Dany : C’est de loin notre plus gros album aux voix, ce côté-là est plus travaillé et mieux produit. Alex a beaucoup évolué techniquement depuis Lighthouse et l’objectif de cet album était de mettre Alex en valeur. Les voix sont beaucoup plus variées en terme d’expression, il est influencé par plusieurs styles allant du black jusqu’au gros death guttural. On a travaillé fort pour aller chercher toutes ces saveurs phoniques réunies. Ce dernier aura des pistes très variées, il y a des passages death, death modern ou encore du black métal.

7. Parles-nous de ton approche en tant que guitariste?

Dany: Il n’y a pas seulement une approche de guitare, car si je compose un riff, je prends en compte les autres éléments qui vont se coller à ce dernier. On va souvent approcher le riff et le drum en fonction de ce qui se passe dans l’histoire. Si la chanson est désastreuse, on va créer l’orchestrale dans ce sens. S’il y a de l’action, on va avoir un riff plus agressif. On a une approche de composition qui se colle à l’histoire. On se donne des lignes directrices pour que chaque pièce ait son feeling. Prenons exemple sur la bataille, la musique sera plus death métal et le vocal rythmé et percutant. Dans d’autres chanson on laissera plus la place à l’orchestre pour entendre des pistes plus symphoniques et mélodiques. On se donne une direction et un feel recherché avant de commencer la composition d’une chanson.

8. Pour quand est prévue cet album?

Dany: Il n’y a pas de date, car le label PRC n’existe plus et on voulait avoir l’album entre les mains avant d’en chercher un autre. Les prochains mois vont être de voir si quelqu’un est intéressé à sortir notre album et ce sont les labels qui décident des dates de sortie. Si on en trouve un bon, ça nous donne une chance de se faire connaître ailleurs. Un des buts que nous avons est de faire de la tournée ailleurs que dans l’Est du Canada et un bon label avec des contacts, peut nous aider à y arriver. On veut être distribué en dehors de notre milieu d’origine et faire des tournées intéressantes. Si au final on décide de le sortir nous même on va se faire un échéancier pour faire de la promotion avant la sortie. La sortie ne se fera malheureusement pas demain. ​

9. La tendance est au vinyle, avez-vous l’intention d’en produire?

Dany : Oui c’est sur que dans nos plans le prochain sera sorti en vinyle, mais on cherche un label et la question est : Qu’est-ce que le label va vouloir faire. Par contre, notre intention est de sortir le prochain album en vinyle et aussi une réédition de Lighthouse également.

10. Pour terminer, que nous réserve Vortex dans les prochains mois?

Dany: Samedi le 20 novembre, on a fait une générale de nos nouvelles chansons, pour les roder devant publique. Par la suite, on commence à préparer les éléments promotionnels pour Downfall et on va faire du booking dans l’Est du Canada, histoire d’exploiter encore un peu Lighthouse. La pandémie nous a empêché de faire la promotion de cet album correctement. Nous avons déjà un autre projet studio en tête, on sait déjà ce qu’on va faire la prochaine fois et c’est possible que nous retournions très vite en studio, surtout si Downfall met beaucoup de temps à sortir.

Merci Dany pour cette entrevue!

J-F Anglehart

Entrevue avec Capable par Dave

Entrevue avec Capable

Cette semaine, nous vous présentons une entrevue avec le groupe punk francophone Capable. Notre chroniqueur Dave a rencontré le groupe via la plateforme Zoom pour discuter du groupe et de ce qui s’en vient pour eux. Bonne écoute!

Facebook : https://www.facebook.com/capableband
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Voici l’entrevue complète :

Entrevue réalisée par David Cesare
Montage vidéo par Joé Lacerte