by Dave Rouleau | Fév 28, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Avec sa nouvelle Salle Unisson dont il est fier, Fred End de Québec nous propose en début 2014 une panoplie de shows underground et la brochette de bands que nous réserve le guerrier des grandeurs pour le 1er mars à Québec lors de son Quebec Invasion II est vraiment impressionnante. Pour quoi pas y jeter un coup d’oeil ou d’oreille avec des sélections pour vous préparer au massacre…
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HORAIRE:
19:00 – 19:15 Syngay
19:30 – 19:55 L`Habit me suce le moine
20:10 – 20:35 Shatter It All
20:50 – 21:10 Mesrine
21:25 – 21:50 Deboned
22:05 – 22:30 Who Cares ?
22:45 – 23:10 Retardnation
23:25 – 00:55 Difamation
00:10 – 00:35 Force Fed Smegma
00:50 – 01:15 S.A.C.
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Retardnation
En provenance de Montréal et aussi le Centre-du-Québec, c’est un band que je respecte énormément pour son endurance et sa violence… et aussi parce que Amélie la chanteuse est sur la coche en tabarnac! Le Grindcore de Retardnation ne manquera pas de vous surprendre si vous ne les avez jamais vu en show. Avec le EP « Industry of Pain » qui est sorti en juillet dernier et aussi « Tortured to Death » en écoute ci-dessous, aucune raison de ne pas connaître les tracks une fois rendu là-bas. Écoutez-moi le vocal tout droit descendu de l’enfer sur ‘Legacy of Atrocities’, c’est apeurant. Si vous n’êtes pas capable de venir les voir en fin de semaine, ils seront aussi à Sherbrooke le 22 mars avec Deviant 21 en headliner! Sous les deux lecteurs avec leur musique offerte gratuitement en téléchargement (profitez-en donc), je vous offre aussi l’entrevue de moi et Lex avec le band lors de notre visite du Thrash Fest de Halifax \m/
Difamation
Cette formation de Death métal de la Beauce existe depuis maintenant plus de 12 ans et ça me fait chier de pas avoir de copies physiques à me mettre sous la main ce matin. Une bonne dose de old school a toujours été apprécié et c’est avec ce lecteur Reverbnation ci-dessous que vous aurez l’honneur de vous satisfaire. Ils ont présentement 3 démos à leur actif, en plus d’un split avec Morbid Pain (Yamachiche). Pour l’instant, des tracks de « Corrupted Attitude » (demo, 2002) sont dispo pour vous:
Mesrine
C’est devenu chiant parler de Mesrine car on nous a habitué à de la fucking bombe en show et c’est toujours ce qu’ils nous livrent avec leur Grindcore old school. Même leur biographie sur facebook va dans le même sens:
Started back in july 1997 with the aim of playing old school grindcore. Now in 2011, not much has changed!
We refuse compromise and we don’t follow any scenes or trends. Full bio and any other details about the band at mesrine.org.
Les boys auront l’honneur de jouer au Saint-Vitus Bar (photo sous leur lecteur Bandcamp, pour vous donner une idée) de New York avec de gros noms et ça juste avant leur show au Maryland Deathfest!! Cette prestation de New York est le 22 mai prochain avec Excruciating Terror en tête d’affiche, sacrament.
Vous voulez quoi de plus? Now shut the fuck up and listen to one of MANY recordings on their bandcamp page, including this, leur dernier LP qui est sorti en 2010. Leur discographie est décrite en entier en suivant ce lien.

Saint Vitus Bar, NY

Saint Vitus Bar, NY
Who Cares?
Je dois avouer que je n’ai jamais vu Who Cares? en show encore et c’est gênant de le dire, surtout que je les ai découvert en 2013 et je suis devenu accroc de leur compilation de tracks sous la forme de « Creation ». C’est du Death/Grind extrêmement bien exécuté et qui me garde attentif à chaque track, ce qui n’est pas donné à tous les bands. Là niaisez pas et aller chercher le beat GRATUITEMENT de ce band du Saguenay et donnez leur l’accueil qu’ils méritent ce samedi à Québec. Ils seront également le 8 mars prochain à la Place Nikitoutagan de Jonquière dans le cadre du concours En Route Vers le Heavy MTL 2014, une soirée que j’animerai d’ailleurs.
Deboned
Un band de Grind du Saguenay et c’est gars là sont passionnés d’horreur de de gore, comme en témoigne l’entrevue écrite à paraître sous peu sur ondeschocs.com, un travail de notre D-A national, mais aussi la pochette de leur première sortie qui a vu le jour en novembre dernier. Ils étaient justement en show dans leur patelin le 22 février dernier avec Mesrine et Who Cares?, un show qui devait brasser pas à peu près… ah ben justement, je vous pousse un vidéo de Drum Cam enregistré durant cet évènement.
Shatter It All
Un de mes bands fétiches au Québec et ils gagnent tellement à être connu: Shatter It All. Du Death/Grind exécuté à merveille par le trio de Saint-Hyacynthe! Leur dernier enregistrement remonte à 2012 avec « Sacrifice of the Lunatics » et je vous prierais de prendre les quelques minutes nécessaires pour le digérer ci-dessous. Je vous montre aussi de quoi ça a l’air en show avec notre vidéo enregistrée à l’Agitée l’été dernier.
L’Habit Me Suce Le Moine
Par où commencer? Crisse qu’en show c’est mongol et même ma blonde aime leur beat disjoncté de Grindcore. Quoique Marie Chocs est ouverte vraiment à tout et je la remercie pour ça. Anyway, les boys de Drummondville ont maintenant une sortie officielle et elle est en écoute ci-dessous. Fait intéressant, le bassiste de Shatter It All, l’incroyable Dominic Ostinguy, est aussi le nouveau bassiste de L’Habit et la première compo est déjà prête. Question d’en rajouter encore, je vous propose deux tracks live directement de Trois-Rivières dans ce vidéo de Ondes Chocs qui a fait jaser pour toutes les bonnes raisons…. enjoy ce que la band à Dave Lemire est capable de livrer!
Force Fed Smegma
Un band de Québec qui fait parler pour toutes les mauvaises raisons et je crois qu’ils aiment ça de même. Ils ont sorti « Force of Nature » l’année dernière et c’est à parier qu’ils joueront toutes ces compositions en show, donc écoutez/téléchargez ça gratuitement dès maintenant. À parier aussi si vous voulez un sure bet: ils vont être impolis et vous envoyer chier, mais c’est ben cool de même \m/
SAC
Que veut dire S.A.C.? « Sans Arguments Cohérent »… et je les crois! Simon Ouellet et sa gang font quand même pas mal de show ces temps-ci, visitant Québec, Trois-Rivières (leur ville d’origine) et Saint-Hycynthe dans les derniers mois. Un autre band de Grind, mais celui-ci n’a pas de matériel enregistré encore et seulement des vidéos live, mais c’est cool quand même. « Cuisson monsieur? »… « Je vais prendre mon Grind bien RRRRAAAAAAWWWWWWWWWW!!!! »
Syngay
Je sais et trouve rien sur le band, autre que c’est du GoreGrind… pis ça me fait chier, j’aime ça découvrir des bands. On va voir ça en show ce que ça donne et on s’en reparle. Désolé au band, c’est pas que j’ai pas essayé!
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J’écoeure beaucoup Fred en personne, dans les shows et aussi sur Facebook et mes articles, mais c’est un crisse bon gars et il en fait beaucoup pour la scène, tu ne peux juste pas faker ce genre de passion. Pour cette raison, je vous demanderais de le supporter dans cette productions et aussi les futures, donc celles-ci:

Lien de l’évènement

Lien/détails de l’évènement

Lien/détails de l’évènement

Vathek & Entity de Winnipeg. – Lien/détails de l’évènement

Soothsayer est de retour!! – Lien/détails de l’évènement
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The man, the legend… in the night!!

by David Raymond Leblanc | Fév 27, 2014 | Chroniques, Northern Discomfort

Voici la chronique Northern Discomfort. On vous partage des découvertes à toutes les semaines en invitant vos tympans à la destruction. Il est fortement conseillé de monter le volume de votre système pour les bands à suivre. Cette chronique vous est présenté par un passionné, David Raymond Leblanc, que vous pouvez retrouver dans les bands Cyanide Eyes et Névrose, en plus de pouvoir lui jaser en début de semaine au Bar Temps Partiel de Québec!
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FIGHT AMP – BIRTH CONTROL (2012)
Hardcore, Sludge et Punk glauque. Pour les trippeux de Cursed et Melvins avec un vocal semi-clean, semi-scream qui inspire la débauche totale. Les atmosphères sombres et nihiliste se traduisent bien à travers le nom de leur album, Birth Control, sorti en 2012. Faites vous un torticolis en headbangnant sur cet album. Personne ne vous jugera de vous plaindre d’avoir mal au cou quand ils entendront à leur tour FIGHT AMP.
CHURCH OF MISERY – HOUSES OF THE UNHOLY (2009)
Des Japonais défoncés rencontrent certains des meurtriers les plus notoires de l’histoire avec leur album Houses of the Unholy. Chaque chanson nous présente une différente façon de mourir à travers les yeux des criminels. Les titres des pièces, ainsi que les paroles, sont inspirés par les méthodes de prédilection et des anecdotes de la vie de chaque tueur. Juste pour vous, voici la pièce EL PADRINO (Adolfo de Jesús Constanzo) de la formation Stoner/Doom, tirée d’une prestation live au Roadburn 2010.
EL PADRINO from CHURCH OF MISERY on Myspace.
NOISEM – AGONY DEFINED (2013)
Deux mots: « SLA-YER ». Du bon stock à avoir dans votre discographie quand vous aimez les solos et les gros beats de drum sales à double pédale. Un petit coté grind rafraîchissant s’ajoute à la formule avec une pincée de blastbeat. Tendez-y une écoute et vous allez comprendre de quoi je parle.
by Dave Rouleau | Fév 27, 2014 | JamSpace Series

Dans le cadre de notre populaire JamSpace Series, on visite la ville de Thetford-Mines pour y jaser avec Bumper, un groupe de Southerncore qui essaye de se démarquer avec un beat pesant, chaud et aggressif. On peut clairement y entendre les influences de Pantera, mais à la manière Bumper!
Nous avons donc pris le temps de leur jaser et on vous présente l’entrevue vidéo ci-dessous, mais également deux prestations dans leur local de pratique qui se situe chez le guitariste, Pat. Les tracks sont ‘By A Thread’ et ‘Breeders of Hatred’.
Veuillez noter que Dave (moi-même) étant un imbécile de marque, certains rudiments de montage lui échappe et l’entrevue a pu être rescapé malgré certains soubresauts de l’image. On apprend encore les joies de ce merveilleux média. Les jams sont cependant impeccable et le travail de Eliott Garn, que je remercie pour son travail infernal. You rock, man!
Pour être sûr de tout connaître sur le band, je vous conseille de profiter du lecteur Bandcamp qui met en vedette leurs compositions officielles et il se situe sous les trois vidéos \m/
by Dave Rouleau | Fév 27, 2014 | Capsules Ondes Chocs

Catch live them in the first round of the Wacken Metal Battle Canada on March 5 in Vancouver!
(English version below)
Aujourd’hui on se prend du Thrash, du Speed et du Groove métal, on le met dans le malaxeur, on saupoudre de nouvelle rt vieille école, on expédie à Vancouver presto et on donne le nom de Crucifliction à ce projet de malade mental!
Comme première offrande dans notre longue lignée d’entrevues pour soulignée la 2e édtion du Wacken Metal Battle Canada, je vous offre ce quatuor de l’Ouest canadien et c’est aussi samedi le 1er mars que sera lancé officiellement l’album avec un show dans leur coin de pays. « Heresy Is Met With Fire » est sorti en décembre et comme vous allez entendre dans l’entrevue ci-dessous (avec aussi deux tracks), il n’est pas toujours facile de se trouver des lineups où performer.
J’aime beaucoup l’attitude des boys qui se donne et veulent faire tout très professionnellement, comme preuve l’enregistrement vidéo de leur lancement qui sera sorti en DVD avec d’autres footage de leur passage en studio et pleins de trucs du genre. Une découverte pour moi et je vous invite, si vous êtes dans le coin le 5 mars prochain et que vous n’avez pas vu leur lancement quatre jours plus tôt, à les voir lors de la première ronde du concours national \m/
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Today we take Thrash, Speed and Groove metal, we put it in the mixer, sprinkle new and old school, ship it to Vancouver and we give the name Crucifliction to this project!
As a first offering in our long line of interviews highlighting the second edition of Wacken Metal Battle Canada, I offer you this quartet of Western Canada and it’s also on Saturday March 1st that they will officially launch the album with a show in their part of the country. « Heresy Is Met With Fire » was released in December and as you ‘ll hear in the interview below (also with two tracks from the debut album), it is not always easy to find shows in their own region.
I love the attitude of the boys who give their all to this project and want to do everything very professionally, as evidenced by the video recording of their album launch and will release it on DVD with other footage from their stay in the studio and full of stuff like that. A discovery for me and I invite you, if you ‘re in the area on March 5 and you have not seen their launch four days earlier, to see them play in the first round of the national competition \ m /
A new breed of speed/thrash metal has been born. Crafting metal with punishing grooves and flashy solos, CRUCIFLICTION takes the stage and destroys all competition.
Focusing on an energetic and musically technical live show, CRUCIFLICTION boasts dual lead guitars and infectious bass grooves. Complete with supersonic shotgun vocals, and ferocious drumming, CRUCIFLICTION will continue to perform their unique brand of speed/thrash metal across Canada, quickly moving onto the U.S. and beyond.
CRUCIFLICTION recorded their full length « Heresy Is Met With Fire » in the years 2012-2013 at Rain City Recorders and Long & McQuade. Working with talented producer and engineer Travis Box and the mastering guru Stuart McKillop, the result is a high energy, intense, and intricate example of what CRUCIFLICTION has to offer. With memorable riffs and solos that rival the band’s influences, this taste of what CRUCIFLICTION is able to accomplish has already started a buzz in the global metal community.
CRUCIFLICTION’S inertia will only grow exponentially until they have overwhelmed metal fans the world over. Thrashers one and all, come forth and mosh!

by Louis Olivier Brassard Gelinas | Fév 26, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

David « Daedalus » Habon, membre fondateur, chanteur et claviériste du groupe Daedalean Complex, conviait les amateurs de musique sombre de Québec au premier spectacle de la tournée « Infernal Alliance. Au menu; une première prestation dans la vieille capitale pour Black Empire (Rouyn-Noranda); un retour des figures cadavériques de Hollow; un autre passage pour les romantiques psychotiques de Obscurcis Romancia et une première prestation en tête d’affiche en 2014 pour les vedettes locales de Daedalean Complex. De plus, l’impétueux Dave Rouleau m’avait chargé d’interviewer les sympathiques membres de Black Empire dont j’avais déjà connu deux des membres en partageant la scène avec leur autre groupe, Cryptik Howling, lors de la troisième édition du Black Metal Origines en mars 2013. C’est donc avec un enthousiasme aucunement affecté par le cocktail de précipitations tombé au cours de la journée que ma féline métalleuse et moi quittâmes notre tanière limouloise pour rejoindre le fameux débit de boisson du quartier Saint-Roch connu sous le nom de L’Agitée.

Arrivés sur les lieux du crime peu avant 20h, nous eûmes le temps de sympathiser avec Emmanuel « Audeath » Audet (Black Empire, Cryptyk Howling), Sébastien « Zhorgh » Gagnon (Black Empire, ex-Cryptik Howling) et Idrys (Daedalean Complex) avant de monter au premier étage pour commencer à étancher notre soif de houblon, tout en assistant aux tests de son. En effet, en raison des mauvaises conditions routières de la journée, un peu de retard avait été pris sur l’horaire de la soirée et les groupes se dépêchaient à compléter les préparatifs avant le début du spectacle. Vers 20h40, les membres de Black Empire prirent place sur la scène et lancèrent les hostilités devant une foule à la taille quelque peu décevante.
Fondé en 2001 dans la petite ville minière de Duparquet en Abitibi, Black Empire est un groupe qui joue un Black Metal à la scandinave typique. Comme démontré sur le premier opus complet de la formation intitulé 2000 AD lancé le 19 octobre 2013, leur musique est un assemblage efficace de motifs tout droit sortis de l’esprit sombre du début des années 1990 tout en gardant un côté mélodique et accrocheur très intéressant. La formation actuelle de Black Empire est un quatuor composé de: Audeath à la guitare et au vocal, Julius à la batterie, Zhorgh à la guitare et Morhatous à la basse. Pour son premier passage en carrière à Québec, le groupe nous démontra rapidement qu’il était prêt à tuer. En effet, leur courte prestation fut rondement menée, précise et enlevante malgré une sonorisation manquant parfois de définition. De plus, les membres du groupe me dirent avoir eu une grande difficulté à s’entendre mutuellement en raison des deux seuls moniteurs de scène désuets et en état de décrépitude de l’endroit. Dans ces conditions, le groupe assura donc de très belle façon avec énergie et talent. Les quelques spectateurs présents semblèrent d’ailleurs apprécier la prestation y allant de moulins à vent chevelus et de violence amicale. Plusieurs furent cependant importunés par un individu au comportement erratique, visiblement fortement intoxiqué par je ne sais quelle substance qui malmenait les autres personnes présentes sans se rendre compte d’une hostilité grimpante à son égard. Ce fut donc une ouverture de tournée, une ouverture de soirée et une première prestation à Québec extrêmement réussie pour Black Empire qui s’apprête déjà à enregistrer, à partir du 2 mars prochain, un second opus complet. Vous pouvez suivre les activités de ces Nordiques en suivant ce lien.




Après une très courte pause, c’était maintenant aux Montréalais de Hollow de venir nous livrer leur mélange de Black Metal symphonique et de Death Metal mélodique. C’était la deuxième fois que j’assistais à un de leur spectacle, suite à leur passage de l’an passé en compagnie de Einherjer dans les mêmes lieux et je dois dire bien honnêtement que je les attendais de pied ferme. En effet, si j’avais été impressionné par la performance scénique et le talent de ce groupe lors de ce précédent spectacle, leur style musical m’avait moins convaincu de sa pertinence puisqu’un peu trop proche de ses influences évidentes telles que Cradle of Filth et Children of Bodom. Aussitôt arrivée sur scène, la troupe composée de Blaac (batterie), Cadaver (guitare soli), Mott (vocal) et Snow (basse) se fit remarquer encore une fois pour son talent scénique: superbes maquillages corporels cadavériques appliqués au airbrush, énergie contagieuse et performance musicale accomplie. Le groupe s’appliqua ainsi à nous livrer efficacement, précisément et de façon très mouvementée les pièces de son répertoire passé ainsi que des pièces de son futur album entrecoupées d’interventions charismatiques du chanteur. La foule qui s’agrandissait lentement mais sûrement apprécia grandement le spectacle, mais fut encore une fois importunée par l’idiot du village décrit précédemment. Toutefois, celui-ci fut cette fois chassé de la fosse après avoir bousculé les photographes présents(es) à grand renfort de coups de pieds au derrière et s’enfuit sans demander son reste, réalisant sans doute enfin qu’il dérangeait tout le monde. Une performance très convaincante pour Hollow en somme, bien que subjectivement et personnellement parlant je sois moins attiré par leur style musical. De plus, encore une fois, le son souffrit un peu d’indéfinition et les séquences orchestrales employées par le groupe étaient bien souvent enterrées sous le reste de l’ensemble sonore. Quoi qu’il en soit, si vous êtes un fanatique de sombre symphonie et de virtuosité mortelle, Hollow est certainement un des meilleurs groupes du genre au Québec et vous pourrez en découvrir plus sur eux sur leur page facebook.




Après un entracte un peu plus long que le précédent, c’était au tour de Obscurcis Romancia de venir s’exécuter sur la scène de L’Agitée. Originaire de Longueuil, Obscurcis Romancia existe depuis 1997 et pratique un Blackened Death Metal à tendance symphonique, marqué par des claviers néo-classiques. Après une démo, un EP et un album intitulé Theater of Deception en 2012, la formation peut se targuer d’être une des plus vieilles formations québécoises du genre à être encore active. Les membres de Obscurcis Romancia sont: Rémi Vallières (basse), Jean Rufiange (batterie), Pascal Lechasseur (clavier), Frédéric Le (guitare soli), Stéphane Breton (guitare rythmique) et Francis Tremblay (vocal). Aussitôt arrivés sur scène, la formation se lança dans un assaut musical qui me rappela immédiatement les quatre premiers opus de la bande à Dani Filth: grandiose virtuosité au clavier, motifs de guitare mélodiques en trémolo sur des phrases longues et voix alternant entre un guttural à la Deicide et un cri haut perché. Pour ma première fois avec le groupe, j’appréciai donc le talent musical et scénique de la formation bien que comme dans le cas de Hollow, je fus moins attiré par le style de musique que le groupe pratique. En effet, j’ai autrefois bien aimé cet assemblage de symphonie, de virtuosité et de noirceur, mais mes goûts ont évolué vers une forme plus directe et pure de méchanceté. De plus, les pièces jouées par le groupe me semblaient être très semblables les unes aux autres. Cela dit, ce sont des commentaires biens subjectifs de ma part puisque la prestation de Obscurcis Romancia fut très bien menée par des musiciens de talent, particulièrement le claviériste qui est impressionnant à voir jouer et leur performance fut d’ailleurs le moment le plus peuplé de la soirée. Plusieurs des spectateurs démontrèrent d’ailleurs clairement leur appréciation de ladite prestation en s’entrechoquant joyeusement et en hochant la tête comme des possédés. Côté son, il était cependant parfois difficile de différencier les deux guitares et le clavier semblait parfois manquer de jus dans la sonorisation quelque peu approximative qui dura toute la soirée. Enfin, si vous êtes fanatiques de symphonies, de claviers virtuoses et de sombres mélodies, Obscurcis Romancia est pour vous et allez consulter leur page Facebook si vous ne les connaissez pas encore.






Une dernière pause et c’était maintenant le tour des citoyens locaux de Daedalean Complex de prendre le crachoir. Le quintette de Québec qui a commencé sa carrière en 2007 sous le signe du Goth Metal a connu une transformation dans les dernières deux années qui l’ont mené à une refonte de sa formation et une évolution vers une forme de Black Metal gothique sur son second album intitulé The Rise of Icarus (2013). De plus, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je constatai un nouveau changement dans la formation scénique de Daedalean Complex. En effet, un des deux « nouveaux » guitaristes de la formation, Doom6, était remplacé par Fred Bédard (ex-Moonlyght, ex-Nephusim) qui a réalisé ledit dernier album de la formation et il en ira de même pour les prochains spectacles comme l’annonça Daedalus (Vocal, claviers et orchestration studio) pendant la prestation du groupe. Comme à son habitude la prestation de Daedalean Complex fit une belle place à la théâtralité avec une introduction où Idrys (batterie) escorta jusque sur scène, une séduisante pin-up gothique légèrement vêtue et affublée d’un masque à gaz. Celle-ci allait aussi danser sur scène pour le reste de la prestation, pour le plaisir de nos yeux. Hautement professionnel, le groupe nous livra une sélection précise de trois quarts d’heure environ des meilleures pièces de son répertoire. Le public, malheureusement visiblement dégarni par la sempiternelle heure du dernier autobus, démontra son appréciation du spectacle par des hostilités dans la fosse et des cris bien sentis. Seule ombre au tableau, quelques problèmes techniques affectèrent légèrement la performance du groupe. Effectivement, le micro sans fil du leader de la formation ne fonctionnait pas au début et le micro fourni par la salle rendit l’âme alors qu’il ne restait qu’un seul couplet à la dernière pièce du spectacle. Ce fut donc une autre très belle prestation pour Daedalean Complex et une très belle ouverture de tournée provinciale pour eux.






Immédiatement après la prestation de Daedalean Complex, je me retrouvai dans la loge avec Julius et Audeath de Black Empire pour une petite entrevue qui sera publiée sous peu sur Ondes Chocs. Puis, après quelques autres breuvages alcoolisés, nous rentrâmes au bercail après cette belle soirée de métal sombre et gothique. En somme, ce fut une un très beau commencement pour le Infernal Alliance Tour malgré un achalandage que l’on pourrait qualifier d’un peu décevant en regard de la qualité des groupes présents. Cependant, il faut tenir compte qu’il y avait aussi un spectacle de Voivod et Dance Laury Dance au Théâtre Petit Champlain ce soir-là ce qui a possiblement influé sur la participation des métalleux de Québec. Cet état de fait semble de plus en plus prévalent dans une ville moyenne où les spectacles sont de plus en plus concentrés les mêmes soirs, ce qui fait une plus petite part de gâteau pour tout le monde. En terminant, je désire remercier chaleureusement David « Daedalus » pour les accès à la soirée et les gars de Black Empire pour l’entrevue très intéressante.
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas
by Lex Ivian | Fév 26, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Mardi le 18 février avait lieu une visite que j’attendais avec plaisir lors du spectacle présenté par BCI aux Foufounes Électriques. Liv Kristine qui débarque en ville alors que je suis disponible pour aller la voir… je n’allais pas manquer ça. J’avais par contre un léger problème avec l’heure de début de la soirée, 18h45, car ça me laissait peu de temps pour finir ma journée de travail, souper et me rendre. J’ai donc opté de ramasser un Bahn mi 10 pouces, un sandwich vietnamien fait dans un pain sous-marin, de chez Vua sur la rue Saint-Denis. Pour $5, c’est un maudit bon deal et ça se mange bien en marchant tranquillement… bein pas trop tranquillement car comme je disais, j’étais serré dans le temps. J’arrive aux Foufounes Électriques à 18h43. Le temps de mettre mon manteau au vestiaire, ramasser 2 Belle-Gueule Pilsner – $2,75 avant 20h00, ça l’a ce gros avantage que le spectacle soit tôt -, saluer à la ronde les têtes connues au bar qui finissaient de discuter avant de, eux aussi pour la plupart, monter voir le spectacle, et il était plus que temps de me diriger vers la porte pour recueillir mon laisser-passer auprès de Naty de BCI, toujours aussi fine et souriante. Étampe… escalier… Ah, le show n’est pas commencé.
Je suis donc allé m »installer le long du mur derrière la console le temps de finir mon sandwich qui, finalement était trop long à manger pour la marche de Saint-Denis/Maisonneuve jusqu’aux Foufounes. Alors que j’arrosais la fin de mon souper de quelques gorgées de bière, Joris Nijenhuis, batteur de Atrocity qui ouvrait la soirée, est apparu pour se placer derrière son instrument. J’attendais les autres mais les lumières se sont plutôt éteintes. Ah cool, un minimum de mise en scène.

C’est donc sur l’intro de Pandemonium de leur nouvel album Okkult que la soirée a débuté pendant que les lumières restaient éteintes et que les deux guitaristes, Thorsten Bauer et Sander van der Meer s’avançaient sur scène. Ils sont bientôt rejoints par Alexander Krull, leur leader/chanteur alors que s’achève l’intro et que les lumières s’allument lui laissant juste assez de temps pour nous encourager à faire du bruit avant de devoir s’exécuter aux vocaux. Leur nouvel album mélange le death old school avec des arrangements orchestraux aux claviers et ça rentre au poste solide. Pandemonium partait bien la soirée.
Ils ont enchaîné avec Haunted by demons aussi de leur plus récent. Vraiment leur nouvel album rentre autant au poste live. Et bravo à la backtrack car il n’y a ni claviériste, ni bassiste. Ces postes sont remplis par Krull et Bauer en studio mais personne ne les remplace sur scène alors qu’ils se concentrent sur le vocal et la guitare respectivement. Ça donne toute la liberté à Krull pour arpenter la scène et s’assurer que tous embarquent dans le show. Et c’est autant pendant que entre les pièces qu’il nous encouragera à gueuler, les cornes bien haut levées.

Ils sont ensuite retournés dans le temps pour nous jouer une pièce de l’album Hallucinations de 1990. C’est drôle, sur le coup j’ai eu l’impression que c’était Deep in your subconscious qu’ils avaient joué mais en vérifiant les diverses setlists depuis le début de leur tournée (je n’en ai pas trouvé pour Montréal), toutes mentionnent que c’est Fatal Step qu’ils rejouent de cet album. Bon, si quelqu’un en sait plus que moi là dessus, je l’invite à m’éclairer. Je déteste quand je reste avec un doute.
Ensuite, on est retourné à leur plus récent pour les 3 pièces suivantes. Avec March of the Undying, c’est là que je me suis dit qu’il manquait définitivement la présence d’un claviériste sur scène avec tous ses arrangements. Surtout qu’il y avait un clavier d’installer à gauche sur scène. Mais comme c’est Krull qui s’occupe du clavier sur l’album, il y a un choix à faire.
La pièce suivante, Satans Braut, m’a rappelé qu’ils ont quand même eu leur passe gothmetal. Qu’ils nous en servent sur leur dernier album montre bien que Atrocity n’a jamais eu peur de jouer dans les styles et d’ailleurs leurs 2 albums de reprise, Werk 80, bien que pas toujours réussi à chaque pièce montraient une belle ouverture musicale envers la musique qui a influencé plusieurs jeunes adolescents européens dans les années 1980. Pas surprenant que Krull soit du lot. Il a profité de cet intermède un peu plus dance dans la soirée pour inviter 2 jeunes demoiselles à venir se trémousser au rythme de cette pièce qui sonne comme du Rammstein mais un peu plus heavy. Lors des présentations, l’une des demoiselles s’est présentée comme provenant du Nebraska. Wow! Bon, elle pouvait déjà être à Montréal d’avance mais si elle s’est tapée la ride pour le show, c’est toute une fan. Pour ceux qui se pose la question, le Nebraska est au centre des États-Unis d’Amérique vis-à-vis le Manitoba à plus d’une journée de route!!
Après avoir fini le survol de leur dernier opus avec Death by metal qui a généré le 1er vrai moshpit de la soirée, il a raconté un truc que je n’ai pas trop entendu mais j’ai compris finalement qu’il nous racontait qu’ils allaient joué une pièce de l’album Todessehnsucht et qu’il nous remémorait le fait qu’ici en Amerique, le nom de l’album a été changé pour Longing for death – traduction plus ou moins littérale de Todessehnsucht et qui pourrait être désir ardent de mourir en français – contre leur volonté par Roadrunner Records USA et il a annoncé qu’il dédiait cette dernière pièce de leur prestation à son chum Robin de BCI (AKA Rob the Witch de Necronomicon) pour les avoir si bien accueilli à Montréal et ils ont terminé leur prestation avec Necropolis.


Wow, ça allait bien jusqu’à date. Et comme il n’était que 19h40, j’avais en plus le temps de redescendre en bas pour aller me ramasser 2 autres bières avant que le spécial finisse à 20h00. Chose dite, chose faite et je remonte m’installer pour attendre l’arrivée de la troupe de la dame mentionnée en début de texte. À souligner que les musiciens de Leaves’s Eyes sont les gars de Atrocity et que Krull fait les vocaux d’accompagnement.
J’ai découvert la superbe voix de Liv Kristine à l’époque de Theatre of Tragedy et bien que je ne sois pas un grand fan du style musical plus soft de Leaves’ Eyes, je peux très bien apprécier le rock symphonique quand c’est bien fait. Dès qu’elle a mis les pieds sur scène, je savais que je serais transporté.

Après avoir interprété Galswintha de leur plus récent album, Symphonies of the night, elle nous a dit avec comme un attendrissement comment elle était contente d’être de retour. À voir comment la foule massée devant la scène semblait hypnotisée après seulement une pièce, le plaisir était plus que partagé.
La pièce suivante, Take the devil in me – de Njord sorti en 2009 – a initié pour de bon ce petit mouvement de foule au rythme de leur 4:4 symphonique qui devait durer toute leur prestation. Hochements de têtes et oscillements des hanches étaient de mise, tout en douceur. Euh… bein les autres là, pas moi??!! Hahahaha, bein non je vous le dis drette là, moi aussi je me suis laissé entraîner dans la vibe. C’était quand même assez spécial pareil. Autant le monde était embarqué dans le death technique de Atrocity et là trippait sur un son pas mal plus, mettons, pop. Mais je vous le redit, ça doit avoir à faire avec la présence de Liv Kristine.
Après la 2ème pièce, elle a redit merci à tous d’être présents en resoulignant son plaisir d’être ici à Montréal. Elle a pris la peine de nous souligner que de venir ici après avoir parcouru les États-Unis d’Amérique, c’était comme revenir chez elle, la Norvège, où l’hiver est aussi sombre et froid s’excusant ensuite pour ceux qui n’aiment peut-être pas l’hiver. Je vous le dit, elle peut attendrir le coeur d’un ours, surtout d’un vieil ours comme moi. D’ailleurs, c’est un peu ce qu’elle avait à côté d’elle sur scène en la personne de Krull qui lui arpentait la scène comme les dits animaux au zoo ou au cirque, ou plutôt comme le maître-dompteur qui cherche à obtenir les bonnes réactions. C’est exactement ce qu’il obtenait de façon quasi pavlovienne; la foule levant les cornes en l’air, battant les rythmes des mains, tout ça sur un simple geste de Krull. Ce fut donc sans hésitation que, à la demande de Liv, tous se sont mis à jump around pour la caméra qui filmait le spectacle, lors de la pièce My destiny aussi de l’album Njord – la 4ème de la soirée suivant Farewell to the proud men de Vinland saga paru en 2005.
Juste à titre d’info, le Vinland (terre du vin ou terre de pâturage selon la traduction proposée) des sagas scandinaves est la côte Est de l’Amérique du Nord s’étendant approximativement du Détroit de Belle-Isle (entre Terre-Neuve et le Labrador) jusqu’au Sud de l’État du Maine. Au Nord du Détroit de Belle-Isle, les sagas nomment le Labrador, Markland (terre des forêts) où habitent les Skraelings (Inuït), personnages un peu gnomiques des sagas (une pièce du EP Legend land s’intitule d’ailleurs Skraelings). Fin de la parenthèse historique.
C’est avec le retour à leur nouvel album dont ils interprètent la pièce-titre que je me suis mis à vraiment les regarder afin de voir quelles différence seraient notables dans leur jeu puisque, tout de même entre du Leaves’ Eyes et du Atrocity, il y a une marge. Et bien à voir le plaisir des musiciens, je me suis dit que peut-être justement à travers Leaves’ Eyes, ils canalisent leur côté plus mélo et que c’est ce qui les a fait revenir avec un nouvel album de Atrocity beaucoup plus brutal, dans la veine de leur début, même s’il comporte beaucoup plus d’orchestrations de claviers mélodiques que tous les précédents. J’ai aussi trouvé – bon vous allez commencer à me trouver tannant avec Liv Kristine – que non seulement elle a une belle voix mais en plus elle sait l’utiliser, ne se contentant pas de simples envolées lyriques. Pendant que je parle de prestation, je me dois de resouligner l’absence de claviériste pourtant une part importante de leur musique et applaudir les technologies qui le permettent. Finalement, le clavier sur scène allait être utilisé par Moonspell et ne faisait qu’attendre leur tour.




S’en est suivie la pièce la plus heavy de leur performance soit Melusine du EP du même nom de 2011. Une pièce qui m’a fait penser qu’elle pourrait également être à sa place sur un album de Atrocity avec elle aussi un petit côté Rammstein. Cette fois-ci, Alexander Krull est beaucoup plus présent au niveau vocal mais comme depuis le début de la prestation de Leaves’ Eyes, je peine à entendre ses couplets définitivement enterrés en duo et à peine présents en solo. C’est platte un peu car on l’entendait très bien quand il parlait entre les pièces.

Après cette pièce, la dame s’excuse encore, cette fois pour son français qui s’est perdu ou n’a jamais été. Elle nous annonce une autre pièce de Vinland saga, Elegy, qui sera suivie de Hell to the heavens du nouveau et finalement nous en étions rendus à la dernière pièce de leur performance, la belle dame nous invitant à aller la rencontrer à la table de marchandise après le spectacle. Les fans ne se sont pas fait prier pour s’amasser à la table de marchandise pour se faire photographier avec elle. Et c’est avec le sourire sincère qu’elle s’est prêtée au jeu pendant facilement plus d’une demi-heure car ce n’est que vers le milieu du spectacle de Moonspell que j’ai pu m’approcher d’elle à mon tour pour me présenter et la remercier pour leur spectacle.
Donc c’était maintenant au tour du wolfpack portugais de venir nous gâter. C’est avec un beat industriel suivi du solo de batterie de Miguel Gaspar que les musiciens de Moonspell s’installent pour interpréter Axis Mundi de leur dernier album, Alpha Noir, paru en 2012. Le chef de la meute, Fernando Ribeiro, apparait casque de guerre style centurion sur la tête.

Pour les avoir déjà vu 1 fois il y a près de 10 ans à l’époque de l’album The Antidote (2003) et les connaissant plus pour leur stock de cette époque et les années précédentes puisque je les ai découverts avec Wolfheart en 1995, j’avais bien hâte de voir où en était rendu ce groupe qui roule sa bosse avec plus ou moins le même line up depuis près de 25 ans ayant été formé en 1989 sous le nom de Morbid God, changé pour Moonspell en 1992.
De voir arriver Ribeiro constumé m’a tout de suite embarqué me permettant de découvrir live un album que j’ai peu écouté jusqu’à présent. Ils ont d’ailleurs enchaîné avec la pièce titre du même album, Alpha Noir, tout de suite après et le casque a pris le bord révélant le faciès shamanique de Ribeiro. Je dis shamanique parce que j’ai toujours trouvé qu’il me faisait penser au Devin dans Astérix depuis que je l’ai vu au Medley avec ses longs manteaux de cuir.

Et le clavier est finalement mis à profit. Je mentionne tout de suite que ce ne fut pas pour toutes les pièces puisque, encore une fois il n’y a pas de claviériste attitré, le clavier étant pris en charge par Pedro Paixao aussi guitariste. Il y avait de nouveau des choix qui devaient se faire et c’est la guitare qui l’a emporté reléguant le clavier à la backtrack plus souvent qu’autrement. Oh well!! Côté shredders par contre, on était encore bien servi et leur cohésion était évidente.



Leur setlist, qui a duré environ 1h15, a permis d’entendre des pièces choisies dans leur ample discographie dont naturellement les singles qui avaient promu certains albums à l’époque. Je dois avouer que les pièces provenant de leurs albums post-2003 m »étaient moins connues (et je ne peux vous en faire la liste) mais ça reste que ce n’est pas parce que je ne les avais pas aimées à l’écoute. C’est juste que dans la mer de groupes qui existent, j’en avais repêché d’autres délaissant les Invocateurs séléniens. L’exécution de ces pièces m’a permis de constater que peu importe les moments de leur carrière, Moonspell ont toujours su composer des pièces avec juste ce qu’il faut d’atmosphère goth/doom. Et encore une fois, ces pièces sont servies de main de maître par un frontman qui sait lui aussi embarquer une foule.

Mes moments forts ont tous été concentrés à la fin du spectacle alors qu’ils ont terminé avec les pièces que j’aimais/connaissais le plus de leur setlist soit Alma Mater (Wolfheart, 1995), Full moon madness (Irreligious, 1996) et en rappel Everything invaded (The Antidote, 2003). Ce trio en fin de spectacle peut être considéré comme la cerise sur le sundae d’une soirée qui m’a vraiment plu. Vais-je attendre un autre 10 ans avant de retourner les voir. Je ne croirais pas.
Cheers!
Lex
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