by Jonathan Blais | Mai 4, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Sahg
« Delusions of Grandeur«
Metal Blade Records
2014
Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark.
Hamlet
Peut-être, mais pas du côté de la Norvège…
2013 fut une année faste du côté des sorties metal de cette lointaine contrée. Et c’est un vent d’ingéniosité qui semble y souffler. On n’a qu’à penser à In Vain et Shining, entre autres, qui nous ont offert d’excellents albums et surtout une musique à la fois métissée et originale.
Pour ce qui est de Sahg et leur nouvelle offrande, « Delusions of Grandeur« , on peut parler ici d’une considérable évolution. La maitrise, la technique et les ambiances sombres que l’on retrouvait sur les 3 premiers albums (I, II & III), sont toujours présentes mais le groupe formé en 2004 s’éloigne désormais des caveaux humides, des sinistres cimetières et de la froideur de la nuit terrestre pour porter son regard vers le grand vide sidéral. Le Doom metal de leur passé, fortement inspiré par « The Fucking Prince of Darkness » et sa bande de Sabbathiens, autant dans le son que dans la voix, emprunte aujourd’hui des tonalités et une direction plus proche de formations comme Mastodon, Baroness ou encore Opeth, mais tout en gardant sa propre identité.
C’est sur un décollage majestueux que démarre ce périple librement inspiré par l’oeuvre maîtresse d’Arthur C. Clark. Mais le voyage est toutefois secoué ici et là d’agréables turbulences qui viennent perturber l’ambiance quelque fois hypnotique des différentes étapes du trajet vers les profondeurs du cosmos et du psyché. La voix éthérée du pilote s’enflamme sur certains passages, nous réveillant en sursaut au milieu de cet odyssée progressive. Le reste de l’équipage nous démontre, pour sa part, son grand niveau de talent sur chaque mesure de cet opus de 50 minutes. Leur virtuosité ne s’exprime pas par un flot incessant de notes à la minute mais plutôt par un choix judicieux de notes bien placées et par une rythmique implacable. On retrouve ici et là les éléments du Doom qui ont fait leur réputation mais également du Sludge, du Prog et même du Power Metal.
Les transitions entre les escales sont marquées par quelques claviers que l’on retrouve aussi en toile de fond mais de façon subtile, la machine laissant ainsi leur place aux autres instruments de bord.
« Delusions of Grandeur » est donc le véhicule idéal pour une fuite exploratoire, autant pour l’amateur de son lourd que pour celui qui voudrait s’échapper, l’espace d’un moment, de la morosité terrestre.
8.5/10
Jon B };)~>
by Chris Wheeler | Mai 4, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Tacit Fury
« A Social Berserker«
Fono Ltd.
2014
Liste des pièces
Lacerated, Strangled, Impaled
Run While You Can
Mind Crushing Power Dominance
Release The Lions
Chronology Bleached
A Standard Of Perfection
Future For Future
Overbade
Ferocity Unleashed
The Saw Wheel Of Fortune
War Against All Living
Since their inception in 2001 with their demo, « Voice of Prophecy« , Russian Death Metal act, TACIT FURY has relocated to Moscow and revamped their sound and direction. Initially melting desperate hearts with atmospheric Doom/Death, the trio has decided to steer the ship into more streamlined, pure Death Metal waters. Latest album to show this renewed sense of purpose, « A Social Berserker » certainly hears angst and frustration but is it worthy of high accolades?
Gargling vocals and chuggy guitars open the album in « Lacerated, Strangled, Impaled » complete with proficient solo to end the number before « Run While You Can » continues the attack, this time incorporating more blast beats and politically charged lyrics. TACIT FURY indeed execute with conviction but tend to blend into the «Death Metal fabric» when the tension reaches full on blasting. Album closer, « War Against All Living » exemplifies this when it’s in «hot rage».
Slower, churning rhythms showcase the band’s ability to pen truly memorable songs. « Release the Lions« , for instance, reveals a catchy lead riff and chorus promising to be a fan favorite live with shouts of « Sacrifice » cascading over ears! « Chronology Bleached » also slows the proceedings down just enough to differentiate the Russian from the pack! Again, lush solos maintain a high standard of musicianship that harks back to 80’s Thrash. « The Saw Wheel of Fortune » actually sounds similar to Carcass when the riffs intricately deviate from minimalist crunch.
Very well produced, « A Social Berserker » is a nice, crisp sounding record with a lot of metallic highs and soaring leads make this album worth checking out. Although, TACIT FURY manage to sound like many other bands in the genre, when they veer off the generic course, they really have what it takes to breathe new life into Extreme Metal. Song ideas that compel headbanging with raised horns guarantee the Russians a bright future IF they decide to minimize the influence of so many others of this ilk.
Standout Tracks: Release the Lions, Chronology Bleached, The Saw Wheeler of Fortune
7/10
Chris
by Stéphan Levesque | Mai 3, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums, Les "Elles" du Métal

Cool! Il paraît que je serais le premier Canadien à m’être procuré la version CD physique de « Through Darkness and Light« , qui marque les débuts (prometteurs) du groupe roumain The Hourglass. Et puis tant qu’à vous introduire à une formation de ce pays, aussi bien en faire un deux pour un en complétant avec Whispering Woods, dont les musiciens sont originaires de la même ville, soit Cluj-Napoca en Transylvanie. Au fait, saviez-vous que 65% du vocabulaire de la langue roumaine provient du latin? On en apprend des choses avec moi, n’est-ce pas? Bon, ok, la leçon est finie, parlons musique… – Steph
________________________

The Hourglass
Through Darkness and Light »
autoproduction
2014
Entre le processus d’écriture et le moment où un album paraît sur le marché, la route est souvent sinueuse pour les jeunes groupes n’ayant pas droit au support d’une maison de disques. C’est d’ailleurs près de quatre ans après sa formation, marqués par l’enregistrement d’un EP de cinq chansons (« Requiem« , paru en 2011) et d’un long processus de financement et de production que le groupe roumain The Hourglass peut enfin nous offrir son tout premier album, « Through Darkness and Light« .
The Hourglass s’introduit à nous en se présentant comme une formation symphonique teintée d’une touche électro/industrielle. La formulation se révélerait plus juste si elle était présentée à l’inverse, ce dont nous reparlerons un peu plus tard car en premier lieu, les oreilles du mélomane seront attirées par le chant de Alma Vomastek. Dotée d’une puissante voix, la chanteuse s’exécute dans un registre très haut, le tout de façon très naturelle, sans effort. Nous avons donc affaire à une impressionnante démonstration de chant soprano qui saura ravir les amateurs du genre.
Pour en revenir à l’aspect instrumental, disons en effet que c’est la composante électro/industrielle qui s’impose aux dépens de l’aspect symphonique, tout d’abord en raison du choix des sons de claviers. Ceux-ci, omniprésents, tombent rarement dans la reproduction orchestrale pour davantage donner une touche électronique aux onze pièces. En ce sens, la palette sonore utilisée par la claviériste Ioana Dirva est très variée, passant des sons de cordes sur « Requiem« , de l’orgue sur « Dies Irae« , et bien sûr par ces sons électro très présents sur toute la longueur de l’album. Elle a également parsemé du piano sur quelques passages afin d’inculquer une plus grande chaleur à l’ensemble qui, autrement, aurait pu nous laisser une certaine impression de froideur causée par ces sons plutôt synthétiques. Sur cet attribut de sa musique, The Hourglass vise à se détacher du lot et on l’on doit dire que c’est bien réussi.
Le côté industriel, lui, passe davantage par les autres instruments. Très carrée, la section rythmique s’impose par sa lourdeur, particulièrement le batteur Bogdan Mara qui mène habilement la barque avec énergie. Cette lourdeur s’invite à nos oreilles dès le premier morceau, « Dying Star« , qui nous donne déjà une bonne idée de ce qui nous attend avec ces claviers électro et ce rythme pesant. La basse et la guitare suivent fidèlement la parade et amènent une belle profondeur à l’ensemble. Surtout appelé à jouer les soutiens, le guitariste Andrei Buciuta nous gratifie de quelques bons solos, entre autres sur la jolie ballade « Dare« , ainsi que sur « Away« , pièce à l’instrumentation variée. Dans la lignée de cette dernière, « Magdalene » démontre que le groupe sait aussi composer des morceaux plus accrocheurs, cette chanson présentant une mélodie entraînante qui a tendance à vouloir coller aux oreilles.
On saura également apprécier les habiles cassures de rythmes observées sur « Requiem« , avec son intro d’inspiration classique ainsi que sur la très symphonique « Rise« . De son côté, l’introduction de « The Fall » nous sert un joli clin d’oeil à « l’Imaginaerum » de Nightwish, tout comme « Way Home » dont la sonorité nous suggère que les membres du groupe ont dû écouter une fois ou deux la musique des maîtres finlandais. Autre aspect fort intéressant, The Hourglass s’aventure sur un terrain rarement exploré par ce type de groupe: celui du format long. En effet, « Abandoned » chiffre presque dix minutes au compteur; formée de six courtes parties habilement reliées entre elles par de courts interludes assurés par les claviers et joliment enrobées par une introduction et un épilogue au piano, cette dernière constitue une réussite éclatante, nous faisant regretter que peu de groupes se risquent au jeu des longues pièces.
Que dire de plus? Le moins que l’on puisse dire, c’est que The Hourglass a bien pris le temps de peaufiner toutes les composantes de son produit afin d’effectuer une entrée remarquée, cet énoncé s’appliquant autant à la musique, à la production, qu’à la présentation visuelle. En effet, « Through Darkness and Light » nous arrive accompagné d’un très beau livret, sombre et sobre, le tout orné d’une très belle pochette. Le groupe nous offre gracieusement son album sur Bandcamp dont le lecteur est plus bas, ce qui m’amène à vous faire un peu la morale: les groupes ont besoin des fans pour vivre, donc si vous aimez n’hésitez pas à commander le CD ou à verser un montant pour le téléchargement en mp3…
________________________

Whispering Woods
« Fairy Woods«
autoproduction
2012
Il est à peu certain qu’au cours de votre vie, lors de discussions tournant autour de la musique avec des personnes de votre cercle social, vous avez eu droit à des expressions d’horreur à peine dissimulées au moment où vous avez mentionné écouter du metal. Trop de gens identifient ce genre musical à une musique toujours agressive, lourde, voire hargneuse. Pourtant, lorsque l’on retire nos oeillères, on peut facilement découvrir une autre facette de cette riche famille musicale: Whispering Woods, grâce à premier album « Fairy Woods« , vient nous le rappeler de splendide manière.
En effet, nous nous retrouvons devant un album qui mélange brillamment les genres, passant avec aise du gothic metal à la musique folklorique aux influences médiévales. Tout au long de ce premier album, une ambiance lourde entre toujours en conflit avec des sonorités aigües et légères, nous plaçant constamment sur le qui-vive tant nos oreilles sont appelées à entendre se côtoyer plusieurs genres musicaux. Il est d’ailleurs difficile, en bout de ligne, de classer Whispering Woods dans une case spécifique tant sa musique est riche et nuancée.
« Well of Dreams« , l’instrumentale qui ouvre l’album, contribue à installer ce climat inquiétant que l’on retrouvera sur toute la durée du disque, avec sa rythmique lourde bien contrebalancée par le piano. La composante folk se fait ensuite sentir sur « The Call of the Trees« , pièce médiévale à souhait, ouverte par la flûte traversière, celle-ci se voyant ensuite rejointe par les guitares, électrique et acoustique, cette dernière s’imposant comme une importante composante du son du groupe. Cette première pièce chantée nous permet également de faire connaissance avec la superbe voix d’Alexandra Burca, qui en alliant puissance et douceur, aide pleinement l’auditeur à entrer dans la musique.
Cet habile mélange de douceur et de lourdeur se fait bien sentir sur « Ode to the Leviathan« , qui encore une fois alterne parfaitement passages acoustiques et électriques. Permettons-nous d’utiliser de nouveau le mot «nuancée» pour définir cette chanson qui s’avère une belle aventure avec sa séquence centrale parlée, ses multiples changements de rythme et sa partie acoustique finale où se croisent flûte, piano et guitare. Sur « Ghost in the Monastery » et « Realm of Darkness« , cette deuxième étant une reprise d’une chanson du groupe autrichien Darkwell, c’est davantage le côté rock de Whispering Woods qui s’affirme grâce une rythmique lourde et une ambiance plus sombre, toujours bien balancée par la flûte de Catalina Popa qui vient toujours apporter une touche lumineuse aux arrangements.
« Black Wedding« , quant à elle, nous offre un sympathique croisement entre la « Marche nuptiale » de Wagner et la « Marche funèbre » de Chopin, le tout bien augmenté par une instrumentation sombre. Les fans de gothic metal seront ici aux anges, tout comme sur « Curse of the Nightingale » où l’orgue installe une ambiance inquiétante. Autre bel exemple de mélange des genres, « Queen Medusa » allie habilement rock lourd, passages acoustiques et chant absolument transcendant. Les quatre autres pièces, dont nous éviterons de parler de peur de sombrer dans la redondance, poursuivent dans la même veine et contribuent à garder captif l’auditeur qui ne pourra que constater la richesse des arrangements.
Pas de doute, la musique de Whispering Woods vaut largement le détour, elle qui sort des sentiers battus et qui joue sur plusieurs tableaux, faisant de « Fairy Woods » une grande réussite qui saura plaire aux fans de plusieurs genres musicaux. Vous pourriez donc surprendre votre entourage terrorisé par l’amateur de musique grasse que vous êtes en insérant ce CD dans votre lecteur pour leur démontrer que le metal peut aussi être une affaire de finesse. Le groupe besogne présentement sur la mise en chantier d’un deuxième album, cette fois pour le compte de la maison Loud Rage Music qui, espérons-le, réussira à promouvoir comme il se doit la superbe musique offerte par son nouveau poulain.
by Dave Rouleau | Mai 2, 2014 | Media, Photos Ondes Chocs
Voici les photos du spectacle de Nile/Insurrection/A Scar for the Wicked présenté au Mavericks à Ottawa par Blackwidow Promotions. Les photos sont de Matthew Clark et on le remercie pour ses photos et le promoteur pour les accès.

Nile
Insurrection
A Scar for the Wicked
by Dave Rouleau | Mai 2, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces
Voici les photos du show de Comeback Kid / The Greenery / Wrong Advice / Kosovo qui avait lieu au Klube de Jonquière le 1er mai 2014, une présentation de GoHome Productions. Encore une fois, François Dumas derrière la lentille y va de sa qualité de travail habituelle \m/

Comeback Kid
The Greenery
Wrong Advice
Kosovo
by Louis Olivier Brassard Gelinas | Mai 2, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Nile à Québec…Le moins qu’on puisse dire est que cette occurrence était fort attendue depuis de nombreuses, trop nombreuses, années. En effet, les titans du Death Metal technique américain n’avaient étonnamment jamais visité le Canada tout en y étant attendus de pied ferme depuis, au minimum, le tout début des années 2000. Or, après 21 ans d’existence pour le groupe, le moment tant attendu était maintenant venu et il était absolument hors de question pour moi de manquer cet évènement vraiment spécial. De plus, le groupe jouerait en tête d’affiche en compagnie de groupes locaux, ce que je trouve extrêmement sympathique de la part de l’organisation de tournée considérant l’aide que cela peu apporter à la visibilité de groupes travaillant extrêmement fort pour être reconnus. Ainsi, à Québec, Nile serait accompagné d’une sélection de certains des meilleurs groupes du spectre Death Metal de la ville choisis par Karl-Emmanuel Picard de District 7. C’est donc avec un enthousiasme sans borne que ma délicieuse déesse métallique et moi prîmes le chemin du réputé Impérial pour assister à la tuerie.
Arrivés sur les lieux peu après l’ouverture des portes, je bénéficiai de l’accès gracieusement délivré par District 7, tout en saluant le dépravé portier Marc Lavoie du Challenge Parkinson Metal avant de profiter du temps généreux qu’il restait avant le début du spectacle pour me procurer un t-shirt de Nile et prendre un verre en excellente compagnie. Puis, à 19 h 30, dans une salle encore faiblement peuplée en raison de l’heure précoce et du jour de milieu de semaine, Feast of Flesh entama rapidement sa prestation.
Feast of Flesh est un groupe de Death Metal à l’ancienne qui commence et fait actuellement son nom sur la scène locale et ce n’est donc pas un hasard si c’était la troisième fois que je les voyais sur scène cette année. Composée de musiciens d’expérience, le groupe m’a habitué à des prestations extrêmement divertissantes sans toutefois réinventer la roue. Fidèle à ses habitudes, le charismatique chanteur Martin Bélanger, arborant un mohawk frais fait, fut encore une fois le clou de leur performance arpentant la scène, haranguant la foule et livrant ses grognements avec efficacité. Les musiciens semblaient aussi très en forme avec une prestation très solide qui fut cependant amoindrie par un son quelconque qui manquait cruellement de définition. Les guitares se fondaient l’une dans l’autre et il était difficile de distinguer les solos de Damien Langlois-Verret. Néanmoins, la foule qui s’agrandissait progressivement apprécia visiblement la vingtaine de minutes de prestation en participant allègrement et en se laissant même aller à quelques sursauts de violence dans la fosse. La soirée était donc bien commencée, malgré les problèmes sonores.


Après une très courte pause, Ancestors Revenge dut rapidement entreprendre sa prestation avec un son plutôt approximatif en raison de l’absence de tests de son et de calibrage pour les groupes locaux de l’affiche, comme cela me fut confirmé plus tard par Bob Jr. Girard, le chanteur de la formation. Les guitares étaient très étouffées alors que la batterie était très à l’avant-plan, grâce à l’utilisation par Richard-WilliamTurcotte de déclencheurs automatiques («triggers» dans la langue de Shakespeare). De plus, les deux guitaristes se regardaient fréquemment mutuellement, ce qui m’indiqua qu’ils peinaient à s’entendre sur scène. Toutefois, le groupe sut quand même livrer une prestation à la hauteur des attentes envers une valeur sûre de la scène locale. Avec leur Death/Black/Thrash endiablé et la présence charismatique, énergique et puissante du chanteur couplé à des musiciens talentueux, le quintette parvint sans grande peine à faire monter l’intensité de l’ambiance dans un Impérial qui commençait drôlement à se réchauffer. En vingt minutes, le groupe put donc accomplir sa mission et laisser place à Morgue, sous des acclamations de la foule.


Les cinq cadavres de Morgue furent aussi poussés par le personnel de scène à entamer leur prestation rapidement et sans les vérifications sonores d’usage, ce qui entraîna un son difficile à cerner. Cette fois, la batterie était étouffée, la basse de Plague était beaucoup trop forte et la guitare de Haze était tout simplement inaudible pendant une bonne part de leur courte prestation. Malgré cela, la violence et la présence scénique menaçante et hiératique de la troupe leur permirent de susciter une frénésie meurtrière sur le parterre. Un peu comme Ancestors Revenge sut donc tirer parti de la situation, malgré le manque d’application des techniciens de son et l’horaire peu accommodant de la soirée pour les formations locales forcées de jouer dans des conditions un peu rocambolesques. Ainsi, le groupe d’expérience parvint à susciter la violence de la fosse et des commentaires très positifs que je pus entendre dans l’assistance avant qu’il ne se retire pour laisser la scène à Unbreakable Hatred.


Le trio de Brutal Death s’installa à une vitesse comparable à celle de sa musique, avant d’entamer une véritable entreprise de destruction musicale. Expérimentée et talentueuse tout comme les groupes locaux précédents, la formation bénéficia en plus d’un son mystérieusement beaucoup mieux calibré que pour ces derniers. En effet, bien que la basse ait souffert d’un certain déficit sonore au début de leur prestation, cette fois tous les instruments furent audibles et aucun n’enterrait totalement les autres. De plus, bien qu’il s’agisse d’un trio, ce qui rend la formation moins imposante et impose une posture plus statique, le groupe compensa facilement par sa précision et son élaboration techniques. Unbreakable Hatred nous asséna donc une véritable raclée musicale en très peu de temps, comme à son habitude, d’ailleurs. Le groupe nous démontra donc qu’il n’a rien à envier à des formations du même acabit, comme Dying Fetus ou Krisiun par exemple.


Après cette entrée en matière à saveur locale, Nile se fit attendre pendant un entracte d’environ une demi-heure, juste le temps nécessaire à ce que l’ambiance monte d’un cran dans l’Impérial rempli à moitié de sa capacité. Puis, le quatuor entra sur scène et ce fut un véritable massacre qui commença sous nos yeux écarquillés. Entamant leur prestation dans un tonnerre de batterie et de distorsion confirmant que la tête d’affiche s’était réservé le meilleur son de la soirée, le groupe suscita immédiatement le déchaînement des spectateurs en délire avec la succession de « Sacrifice Unto Sebek » de l’incontournable « Annihilation of the Wicked » (2005) et « Defiling the Gates of Ishtar » de l’admirable « Black Seeds of Vengeance« (2000). Puissance, précision et charisme, tout y était pour écarquiller les yeux, défoncer les tympans et inciter les fanatiques des égyptologues du Death Metal à se démolir mutuellement. S’en suivit donc une superbe sélection allant puiser dans tous les recoins de la discographie du groupe et même jusqu’à leur tout premier opus, « Amongst the Catacombs of Nephren-Ka » (1998). Personne dans l’Impérial ne put rester indifférent à la véritable performance d’anthologie qui se déroulait. Je me dois à ce titre de mentionner la prestation complètement inhumaine de George Kollias derrière la batterie, sans oublier la précision et le son de Karl Sanders à la guitare et les voix gutturales et claires de Dallas Toler-Wade exécutées à la perfection. En somme, bien qu’il me soit devenu difficile, avec le nombre gargantuesque de spectacles que je vois par année, de classifier ces derniers, je peux dire sans l’ombre d’un doute que le premier passage de Nile en sol québécois fut certainement parmi mon top 5 de spectacles à vie. Phil Drouin, guitariste de Unbreakable Hatred eu même la chance d’être invité par Karl Sanders à exécuter une ligne vocale durant la dernière pièce de leur manche, ce qu’il n’oubliera certainement pas de si tôt!



En conclusion, c’est complètement abasourdis et impressionnés que nous quittâmes l’Impérial après nous être fait littéralement démolir par Nile. La tête d’affiche nous aura présenté un spectacle musicalement démentiel avec une attitude souriante et hautement charismatique sans aucune tape à l’œil. Ma seule réserve quant à cette soirée de première provient des aléas du son pendant les premières parties locales qui furent un peu précipitées à jouer sans avoir fait les tests d’usage. Il est louable de la part de l’organisation de tournée de Nile et de District 7 d’avoir donné de la visibilité à des artistes locaux, mais peut-être aurait-il été préférable d’en mettre un peu moins que quatre et de leur donner le temps de s’exécuter dans des conditions plus optimales. Cela dit, tous les groupes locaux ont donné le meilleur d’eux-mêmes dans les conditions données, ce qui prouve leur savoir-faire et leur professionnalisme de grand calibre. En terminant, je remercie chaleureusement Karl-Emmanuel Picard de District 7 pour l’accès à la salle.
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas
by Dave Rouleau | Mai 2, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces

Une autre soirée passée dans une foule avec hier une visite du Cercle de Québec pour la visite de Primal Fear à Québec et ils sont ce soir aux Foufounes Électriques de Montréal. Trois bands locaux en première partie et tous les bands ont leur vidéo sous le Morning Show métal de Ondes Chocs ci-dessous. J’anime ce soir le concours En Route Vers le Heavy Montréal au Dagobert de Québec et OUI arrivez tôt, il y aura beaucoup de monde. Voici la photo qui a paru dans Le Soleil de ce matin et aussi sur le site de Lapresse.ca:

________________________________________
Alaskan se joint à nous pour une entrevue en vue de leur lancement de ce soir à Montréal et on en profite aussi pour écouter du Milanku, Moonspell, un cover de Nirvana par Machine Head, Wrong Advice, Strikeout, Ice Vinland et Novembers Doom! Bonne fin de semaine, metalheads \m/
________________________________________
//////////////////////////////////////////////////////////
Hier sur nos plateformes:
– On a commencé la journée avec les nouvelles de la scène québécoise underground, mais aussi une entrevue de la chanteuse de Cauchemar, Annick Giroux.
– On a lancé le 2e single de Saccage, un band de Crust/Black/Thrash qui DOIT se retrouver dans votre collection.
– On vous a sorti les photos de la ronde finale de qualifications du Wacken Metal Battle Canada – Edmonton. Le gagnant est Death Toll Rising et se retrouvent en finale le 7 mai.
– On a publié un nouvel épisode de notre JamSpace Series avec le band Krystalyan du Saguenay. Les boys seront ce soir au Dagobert de Québec pour la finale du concours En Route Vers le Heavy Montréal 2014.
– On a publié les photos de l’arrêt à Québec du Paganfest 2014, un travail de Stéphane Demers.
////////////////////////////////////////////////
Québec
Il n’y a maintenant plus de raison d’hésiter, le nouvel album de Endast est en écoute sur Bandcamp dès maintenant, donc faites votre devoir de trippeux………. Allez vraiment likez la page de Feast of Corpses de Sept-Îles, ça va vous permettre de ne plus manquer de petites perles comme ce genre de statut: « Just broke a G string while fingering A minor. This could sound weird if I wasn’t playing guitar Hahaha! »………. Signals Over Skies (Montréal) est à la recherche d’un nouveau drummer………. « Dog Years » est le titre du nouvel album de The Great Sabatini qui sortira sur Solar Flare Records le 2 juin prochain, mais une nouvelle track du band montréalais de Rock/Grind/Métal est déjà en écoute ci-dessous. Ça descend bien avec n’importe quoi, fuck I love these guys………
On vous présentais cette semaine la nouvelle pièce du band hardcore Strikeout et le titre est maintenant téléchargeable GRATUITEMENT……….. Le band montréalais de Métal expérimental/progressif, Peace For Kings, a sorti il y a quelques jours son premier single et le voici ci-dessous. Vraiment pas mauvais!
Le band de Death métal mélodique Decadawn de Montréal nous offre une update de leur enregistrement: « Just a quick update for you guys… 3 songs are left to do on vocals. I have to be done with them by the end of next week.. GO GO GO. Please motivate me! »……….. Même chose du côté de AlanRise de Laval qui amène son Metalcore sous forme de premier démo. Je suis un peu moins fan de celle-ci cependant….
Hollow fait dans le Black métal aux influences Thrash/Death et leur nouvel album, « Mordrake », sortira le 30 mai. Il se veut leur premier LP et le premier single/video est ci-dessous. Maudite belle job de Malcolm Garn à la direction:
///////////////////////////////////////////////////////
Divers
Toujours intéressant de voir ces statistiques de concerts pour différents bands et surtout styles de métal come Dream Theater, Iced Earth, Ghost, etc………. Un des bands qui a introduit le Death/Doom est Novembers Doom de Chicago et ils sortiront un 9e album studio le 15 juillet prochain………. Un nouveau festival au Texas veut se servir d’une campagne de financement pour ramasser de l’argent afin de mettre sur pied leur festival de rêve:
Lamb of Goat nous sert un gilet de Attila qui semble aussi offensif que ceux de Emmure ces jours-ci:

by Dave Rouleau | Mai 2, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

The Greenery est un heureux mélange de Punk/Hardcore/Métal originaire de la Californie et ils seront en première partie de la tournée canadienne de Comeback Kid qui s’arrête dans plusieurs villes au Québec dans les prochains jours, une raison de plus de surveiller notre calendrier de shows partout au Québec. On leur a envoyé des questions et on les remercie d’avoir pris le temps de répondre.
Ils lanceront « It’s Looking Grim » dans les prochaines semaines et je vous en offre un extrait plus bas, en plus de leur album précédent, « Spit & Argue« , en écoute avec le lecteur Bandcamp.
______________________________________
First of all, how did it come about that “The Greenery” became your name?
When we started the band, every band’s name had something to do with Death or Dying or Blood or whatever, so we wanted something completely different. We were in High School, whatever.
Leave alone the comparisons that are made of your sound and please give us your main influences as musicians.
Slayer, Pantera, early Metallica, The Misfits, etc…
You play Hardcore/Punk, are some punk fans put off by the added aggression or are they able to appreciate the music for what it is?
I think they can just appreciate it for what it is. Punk has always felt aggressive in some way to us, so our sound isn’t too far-fetched.
You have now a few releases under your belt, what’s been the biggest eye-opener (in general) learning and growing in this music industry?
Things are just kind of bullshit. Nothing is real until you are in that moment and it is happening.
Matt, you are full-out all the time, very intense vocally. What kind of preparation do you have before a show or during a tour?
Drinking beer and wearing my lucky « Toxic Holocaust » shirt. Which, it’s not actually a lucky shirt, cause I’ve had great shows and awful shows wearing it. It’s more a really disgusting comfort thing.
How involved is Paul Miner in the production process? Is he more of a laid-back type of guy or maybe ‘aggressive’ with multiple suggestions?
He’s a laid back guy. He has his input, but he’s not the type that just says « No » flat out. It seems like he wants to help you make YOUR record, and is very encouraging. Great dude.
The new artwork for “It’s Looking Grim” fits the title, but also looks like a Black metal album. Who did this and what was the thought process behind the title/artwork?
Our buddy Kingston shot the photo, and our friend Buzzy did the font logo and helped edit the photo. We just really like that darker, gloomy, black metal-esque art. It looks cool, and we love black metal. So why not just go for that?
Being so close to the release date, is it tempting yet ‘dangerous’ to throw in a few new songs into the set without the fans having heard them?
We have a solid mix of new songs and old songs. Nothing dangerous about it, it’s just going to be fun.
You’ve traveled the world and all regions of the world have their “prefered style” of music. What’s the most difficult place for you to go to and be understood? What’s the best place for your beat?
We’ve had great shows in the same spots we’ve had awful shows. No place is tougher to be understood than another. We just try hard and have fun. Sometimes it works, sometimes it doesn’t. We’re doing our thing.
Comeback Kid are well-liked in Canada, for obvious reasons, what do you expect on this canadian tour?
Long drives, overpriced cigarettes and booze, but some incredibly fun shows with some rad bands we respect.
___________________________________