Electric Callboy//Polaris//Scene Queen @ Place Bell, Laval – 15 mai 2026

Voici le retour de Phil Grondin et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Electric Callboy présenté par Heavy MTL, EvenkoLive Nation à la Place Bell de Laval le 15 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Polaris et Scene Queen.

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Retour sur le spectacle

Habits fluos, peignures dignes des années 80 et glowsticks en mains, voici la thématique de la soirée alors que le flamboyant groupe Electric Callboy s’arrêta à la Place Bell dans le cadre de leur tournée « Tanzneid World Tour » avec artistes invités Polaris et Scene Queen. Le spectacle, originalement prévu pour le jeudi, a dû être déplacé le vendredi vu la finale en série éliminatoire de l’équipe féminine de hockey « La Victoire de Montréal ». Ceci n’a pas arrêté les gens de se déplacer en grand nombre pour faire le party !

Scene Queen

Scene Queen est le premier groupe à venir s’installer sur scène afin de réchauffer la salle. Après avoir lu un peu sur cette chanteuse, elle se voit comme celle ayant inventé le « bimbocore », une sorte de metalcore avec des thèmes féministes. Après sa prestation de 30 minutes, je peux vous assurer qu’elle assure ce style nouvellement inventé alors que c’est cru et vulgaire, et j’aime ça ! De son vrai nom Hanna Rose Collins, elle est accompagnée de musiciens au drum et à la guit afin de présenter ses pièces.

Lors d’une pièce, elle invite même le monde à twerker en circle pit. Assez ingénieux, jamais je n’aurais pensé à ça ! Avec des titres comme « Mutual Masturbation », « MILF » et « Pink G-String », le but de Scene Queen est de provoquer et ça fonctionne haut la main. On aime ou on n’aime pas. De mon côté, j’ai apprécié ce qui nous a été présenté. C’était amusant et agréable afin de mettre la table pour Polaris et Electric Callboy. Une bonne première partie qui a su me faire sourire à plusieurs occasions.

 

 

Polaris

Polaris, groupe metalcore australien, est venu nous présenter du matériel de leur plus récent album « Fatalism », sorti en 2023 ainsi que quelques pièces de leurs deux autres albums. Ne connaissant aucunement Polaris outre le nom, les australiens m’ont agréablement surpris. L’énergie était au rendez-vous et le chanteur, Jamie Hails, n’hésite pas de nous partager cette énergie alors que les moshpits n’ont pas arrêté ainsi que les body surfings.

En ouvrant avec la pièce « Dissipate », la table était déjà mise pour les 45 prochaines minutes. Du lourd, de l’intensité et des breakdowns bien placés et garochés dans notre face. Polaris a été une belle découverte pour plusieurs, moi inclus. Un bon groupe qui a su réchauffer le parterre et les gens dans les estrades avant l’arrivée d’Electric Callboy, la machine de guerre du party.

Setlist :

1. Dissipate
2. Inhumane
3. The Remedy
4. Overtflow
5. Masochist
6. All of This is Fleeting
7. Hypermania
8. Nightmare

 

 

Electric Callboy

PARTY TIME ! C’est ce que je me suis dit à la seconde que l’énorme drapeau qui cachait la scène est tombé pour laisser place à Electric Callboy. Avec la pièce « TANZNEID » qui ouvre le bal, nous voyons les meilleurs mouvements de danse dignes d’un rave electro metal. Le groupe est en pleine forme et a eu le temps de recharger les batteries suite à la journée de congé forcé qui a été imposée suite à la victoire de l’équipe féminine de hockey.

Écran géant en arrière de la scène afin de montrer la thématique de la chanson jouée, confettis lancés sans arrêt, lumières multicolores, c’est une véritable fête et piste de danse sur le parterre. La Place Bell est littéralement devenue une séance d’entraînement (workout) pour n’importe qui sur le parterre. Ça brassait ÉNORMÉMENT.

Electric Callboy est reconnu pour son énergie et son enthousiasme contagieux. Ceci ne fait pas exception à la règle quand on a la chance d’entendre des pièces comme « Tekkno Train », «Hypa Hypa», « Elevator Operator », etc. Electric Callboy déborde de chansons entraînantes et qui sont considérées déjà comme des classiques par le groupe. Nous avons même eu le droit à une chanson jouée de façon acoustic au beau milieu de la scène, beau petit moment de détente et apprécié.

C’est avec les pièces « RATATATA », chanson iconiquement en duo avec le groupe BABYMETAL, « Spaceman » et  « We Got the Moves » que la soirée se termine. Est-ce que je vais retourner voir Electric Callboy la prochaine fois qu’ils seront de passage au Québec? Assuré à 100%. J’ai trippé comme ça se peut pas. C’est le genre de groupe qui nous fait sourire et qui fait du bien à l’âme.

Le spectacle maintenant terminé, la foule peut retourner mettre leurs habits fluos et leurs costumes dans le garde-robe jusqu’à leur prochain passage. WOW ! C’était coloré. J’ai adoré !

Merci à Heavy MTL et Evenko pour le spectacle !

Setlist :

1. TANZNEID
2. Still Waiting (Sum 41 cover)
3. Tekkno Train
4. Hypa Hypa
5. MC Thunder
6. Neon
7. Pump It
8. Hurrikan / Overkill / All the Small Things / Bodies
9. Revery
10. Hypercharged
11. Mindreader
12. Monsieur Moustache / Muffin Purper-Gurk / We Are the Mess / Crystals
13. Drum Solo
14. Fuckboi (Acoustic dans la foule)
15. Everyime We Touch (Maggie Reilly/Cascada remix)
16. MC Thunder II (Dancing Like a Ninja)
17. Elevator Operator

Rappel :

18. RATATATA (BABYMETAL présent à l’écran)
19. Spaceman
20. We Got the Moves

(Pascal Schillo, guitariste du groupe, a du s’absenter pour le restant de la tournée pour des raisons familiales)

-Phil Grondin
Photos: Emilie Hould

 

Flea and The Honora Band @ Théâtre Beanfield, Montréal – 10 mai 2026

Voici le retour de Cherry Lesly lors du spectacle de Flea and The Honora Band présenté par Evenko au Théâtre Beanfield de Montréal le 10 mai 2026.

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Flea and the Honora Band

Dimanche 10 mai 2026 20h00 Théâtre Beanfield, Montréal

« Les lumières baissent. Sur scène, Flea apparaît au centre, avec un costume à rayures et des paillettes dorées qui captent la lumière, entouré de ses quatre musiciens talentueux. Contrebasse, batterie, guitare et saxophone qui semblent prêts à embarquer le public dans un voyage sonore délicat et sauvage à la fois.

D’entrée de jeu, l’ambiance est posée par un jazz expérimental sur fond d’électro, les textures sonores s’étirant lentement avant de se densifier, donnant une sensation flottante, presque cinématographique.

Derrière eux, un écran projette des images apaisantes de la nature forêts, prés, rivières créant une atmosphère immersive, presque hypnotique. Dans plusieurs vidéos Flea courent à travers ces paysages, comme si la musique et l’art visuel tentaient de raconter un même récit intérieur.

Très vite, Flea prend le micro pour présenter chacun de ses musiciens. Il raconte comment ils ont rejoint le groupe, leurs parcours, leurs influences. C’est intime et ça donne une impression d’être invités dans une conversation plutôt que dans un simple concert. Ces petites histoires donnent aussi au public le contexte pour mieux comprendre ce qu’on va entendre ensuite.

Puis vient un solo de basse déstructuré, un moment intense où les lignes rythmiques se tordent et se libèrent, explorant des textures sonores inédites. Puis, un duo basse / contrebasse qui met en valeur une sorte de dialogue musical, parfois presque silencieux, parfois explosif.

Transition vers un morceau plus structuré moins improvisé, plus jazzy, avec des bordures légèrement rock’n’roll. C’est le premier moment où on sent la foule se détendre et groover ensemble.

À plusieurs reprises, Flea retourne au micro, chante et fini par faire tomber sa veste, comme pour accueillir encore plus de liberté dans le jeu. Cette énergie est contagieuse : les instruments s’emmêlent, la trompette surgit avec force, et la musique oscille entre sophistication jazz et effusions plus brutes.

La projection derrière lui continue comme un fil rouge : on voit Flea marcher sous un ciré jaune dans une prairie, silhouette solitaire dans un paysage vaste.
Plus tard, une vidéo le montre roulant au sol dans le sable près d’une plage, faisant des gestes étranges et presque surréalistes, comme une petite performance d’art visuel intégrée au concert.

Le moment le plus poignant arrive vers la fin du set : Flea lève les mains vers le ciel, remercie le public, puis saisi sa trompette pour un solo final.
Derrière lui apparaît un cercle lumineux, comme un soleil vert parsemé de taches, une image simple mais puissante, semblant symboliser un éclat émotionnel avant la conclusion.

Il repose ensuite sa basse, s’agenouille pour un dernier tour intense et émotionnel, et la salle explose en applaudissements spontanés.

Puis, avec un chaleureux « Thank you, good night ! », il salue ses musiciens, c’est la fin du set principal.

Après quelques secondes de rappel, le groupe revient pour une dernière chanson, qui parle de la mort mais de manière joyeuse et presque libératrice.
Le public, visiblement touché, la reprend presque en chœur, un moment qui ressemble moins à un simple rappel qu’à une communion.

Puis, les derniers adieux, et la lumière revient.

-Cherry Lesly

Dethklok & Amon Amarth @ Centre Bell, Montréal – 2 mai 2026

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de DethKlok et Amon Amarth présenté par Evenko et Live Nation au Centre Bell de Montréal le 2 mai 2026 et qui mettait également à l’affiche Castle Rat.
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Retour sur le spectacle

Ce samedi nous étions conviés au Centre Bell, non pas pour encourager nos valeureux sur patins du tricolore, mais bien pour venir festoyer principalement avec nos guerriers vikings d’Amon Amarth.

 

Castle Rat

Pour débuter quoi de mieux que de revoir à nouveau (pour ma part) ou bien de découvrir (pour la plupart) ce fameux groupe de Brooklyn qu’est Castle Rat. Un groupe qui unifie le fantasy visuellement, le Doom métal et qui assaisonne bien le tout avec des touches oldschool metal ou classic rock.

Les membres du groupe ont chacun leur propre personnage, Riley Pinkerton alias la reine rate, qui fait les vocaux et la guitare, Franco Vittore, guitariste, jouant le comte vampire, Charley Ruddell le docteur de la peste à la basse ainsi que Joshua Strmic, le druide à la batterie. Le tout rappelant un univers à la Masters of the universe, Riley ressemblant étrangement à She-ra de cette même franchise.

Ils auront eu le temps de nous démontrer leur savoir-faire et leur théâtralité qui aura su piquer la curiosité de plusieurs. Riley demandant de scander des réponses au public qui manifestement embarqua dans le jeu. Une fébrilité dans la foule se faisait sentir après leur passage, mission réussie pour les artistes de King volume records. Pas mal pour une jeune formation de 2019.

 

 

Amon Amarth

Ensuite, on couvre le tout d’un épais rideau noir et on procède aux installations scéniques d’Amon Amarth. Groupe vétéran abordant le thème viking depuis le milieu des années 90, la troupe de Johan Hegg était de nouveau en sol Montréalais.

La batterie était une fois de plus sur le casque du dieu Surtur géant (eh oui avec des cornes ce n’est pas une anomalie historique!). On ouvre la machine avec Raven’s Flight, pour ensuite déployer plusieurs guerriers du clan Hullsborg (Grimfrost), La foule est très enthousiaste et réceptive.

Devenu une tradition, nous avons eu droit à une séance de ramage (les fans s’assoient par terre et rame à l’unisson!). C’était assez intense car presque tout le parterre s’est prêté au jeu. C’est bien beau, mais tout ça donne soif! Quoi de mieux que de scander Raise Your Horns durant cette pièce devenue fétiche du groupe! Le clan Hullsborg sera invité sur cette pièce à lever leur corne à la santé de tous! Johan Hegg s’amusant à dire plusieurs fois le sacre TAB*RNAK! Au grand plaisir des amateurs.

On bouclera la prestation avec Twilight of the Thundergod, avec des vidéos offrant des marées hautes et violentes sous un ciel orageux avec éclairs persistantes. Agrémenté d’un dragon géant de mer (gonflable !?!), qui était relativement efficace (on y verra même la queue bouger de l’autre extrémité de la scène.)

 

 

Dethklok

Comme tête d’affiche Dethklok venait nous prodiguer une rafale de riffs. Artiste avec comme membres une identité ‘secrète’, nous avons dû photographier FOH c’est-à-dire à partir de la console au parterre. Malgré tout, ce ne fut pas très grave comme restriction car vous verrez que l’on ne voyait pas les individus ou presque.

Seulement un écran géant crachant des images tirées de l’émission d’animation reliée au projet. Les vidéos étaient très drôles par moment, mais je me suis lassé un peu après quelques pièces. Je dois avouer que j’ai quitté avant la fin, ayant l’impression de voir une diffusion visuelle sans protagonistes.

Aussi la musique de Dethlok est beaucoup générique pour mon oreille métal. Toutefois je peux comprendre ce happening et les fans qui aiment bien ce type de produit.  Mais j’aurais aimé avoir plus de vivant. Sinon très belle soirée un peu inégale à mon avis ( Dethlok en headliner? )

-Martin Desbois
Journaliste et photographe

Dark Tranquility//Soen//Persefone @ Théâtre Beanfield, Montréal – 22 avril 2026

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Dark Tranquility et Soen présenté par Extensive Enterprise & Heavy MTL au Théâtre Beanfield de Montréal le 22 avril 2026 et qui mettait également à l’affiche Persefone

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Retour sur le spectacle

La tournée « Scandinavian Heavy Arts Tour » mettant en vedette les suédois de Dark Tranquillity et Soen s’arrêta au Théâtre Beanfield de Montréal en ce beau mercredi d’avril. Le vestiaire est maintenant rendu chose du passé pour les prochains mois alors que plusieurs personnes abordent déjà les terrasses avec leur gilet de Dark Tranquillity et Soen. On s’en va dans la bonne direction !

Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, la soirée affichait complet. Un autre spectacle qui affiche complet, ça se prend toujours bien et démontre que le metal se porte très bien au Québec! Disons qu’à chaque fois que Dark Tranquillity passe en ville, il n’est pas rare que ça l’affiche complet. Eux qui sont vus comme des fondateurs du melodic death metal avec des groupes comme At the Gates et In Flames.

Persefone

Persefone a la charge d’ouvrir les hostilités et de réchauffer la foule. En provenance de l’Andorre (merci Google d’exister puisque je n’avais aucune idée de l’endroit de ce pays. C’est en Europe entre la France et l’Espagne!) Ayant entendu le nom à de multiples occasions, enfin j’ai la chance de voir Persefone en show.

Le groupe œuvre dans le melodic death metal avec une petite touche de progressif. Honnêtement, ils sont vraiment solides sur tous les niveaux ! Seul bémol de leur performance est la guitare d’un des guitaristes qui semblait toujours avoir besoin d’une petite retouche. Une corde semblait lâcher très souvent, mais cela ne leur enlève rien. Ils ont été solides sur toute la ligne.

Le chanteur, Daniel R Flys, possède un énorme charisme et interagit relativement souvent avec la foule. Il demande souvent de partir un pit, mais malheureusement, la foule semble vraiment sur le « slow motion » comme on dit en début de soirée. Elle va se réveiller plus tard dans la soirée par chance ! Un petit pit timide est réalisé vers la dernière pièce soit « The Great Reality ». 

Pendant plus de 40 minutes, ils ont su nous démontrer leur talent plus qu’exceptionnel. Sans hésitation, Persefone est un groupe qui m’a été une très belle découverte. Le groupe a préféré miser sur son dernier EP, « Linga Ignota, Part I » sorti en 2024, pour la moitié de leur courte setlist de 6 pièces. Persefone s’est clairement fait plusieurs nouveaux fans. De vraies brutes !

Setlist :

Sounds and Vessels
One Word
The Equable
Stillness Is Timeless
Living Waves
The Great Reality

 

Soen

Soen est le premier groupe suédois à venir remplir les planches du Théâtre Beanfield. Ayant vu le groupe à Québec dans le cadre du festival Envol et Macadam en 2024, Soen est un groupe que j’ai eu la chance de voir et apprécié à voir en spectacle. Optant pour une setlist majoritairement axée sur leur dernier album « Reliance » sorti en janvier 2026, Soen nous a démontré qu’ils sont des musiciens jouant du prog comme il se doit.

Au point de vue musical, les musiciens sont de vrais brutes sur tous les niveaux. Par exemple, nous avons Martin Lopez, ancien drummeur d’Opeth et Amon Amarth. Déjà là, nous voyons que c’est du sérieux. Le chanteur, Joel Ekelöf, possède un charisme de fou et n’hésite pas à interagir avec la foule à de multiples occasions.

Par contre, je remarque un « clash » contrairement aux deux autres groupes de la soirée. Soen est principalement axé sur un vocal clean et tranquille versus les deux autres groupes avec une certaine brutalité, un growl puissant et fort. Sans enlever l’énorme talent de Soen, je trouvais le clash immense. Soen attirait sa foule et Dark Tranquillity a également attiré la sienne puisque le parterre s’est vidé considérablement à Dark Tranquillity. Je m’attendais à un parterre en sardine comme un vrai spectacle sold-out mais il y avait beaucoup de places sur le côté, bref !

Rien de moins, j’ai adoré ce que Soen nous a proposé malgré l’énorme différence de son entre Dark Tranquillity et Soen. Soen reste un groupe qui s’écoute très bien et est intéressant à voir en show.

Setlist :

1. Mercenary
2. Antagonist
3. Fraccions
4. Memorial
5. Indifferent
6. Lascivious
7. Discordia
8. Lotus
9. Primal
10. Violence
11. Unbreakable

 


Dark Tranquillity

Les vétérans du melodic death metal sont venus casser la baraque du Beanfield. Deux ans après leur dernier passage avec Amorphis au Théâtre Fairmount, Dark Tranquillity s’est vu un accueil digne des plus grands. Dès la première note de « Punish My Heaven », le parterre se transforme en énorme moshpit au centre. Mikael Stanne, maître derrière le groupe, est en plein contrôle de son vocal alors qu’il n’hésite pas à surprendre encore une fois. En plus, il n’hésite pas à tendre la main à chaque personne osant faire du body surfing pour les aider et leur fait un thumbs up après chaque nouveau « crowdsurfer ».

Dark Tranquillity, plus communément appelé DT par moment, pige dans sa large discographie de plus de 30 ans avec des pièces des premiers albums tels que « The Emptiness From Which I Fed » et « Lethe » de leur 2ème album « The Gallery » paru en 1995 jusqu’à leur dernier album « Endtime Signals » paru en 2024.

Voir ces légendes du melodic death metal est toujours un moment agréable. Les pièces ont été jouées avec justesse et la foule semblait apprécier ce qui leur a été offert.

C’est avec la célèbre « Misery’s Crown » que la soirée se termine. Aucun rappel n’a eu lieu ce qui a semé la confusion de la foule puisque Soen en a offert un. Rien de moins qu’une excellente soirée de la part d’Extensive Enterprise et Heavy MTL !


Setlist :

1. Punish My Heaven
2. The Emptiness From Which I Fed
3. Lethe
4. The New Build
5. My Negation
6. Lost to Apathy
7. The Last Imagination
8. Nothing to No One
9. Not Nothing
10. Atoma
11. Unforgivable
12. Terminus (Where Death Is Most Alive)
13. Phantom Days
14. Misery’s Crown

-Phil Grondin

Critique d’album: Terror Symphony – Unstable Divinity (Avril 2026)

Terror Symphony
Unstable Divinity
Avril 2026

Liste des pièces

  1. The Angel’s Wake – Intro
  2. RETALIATION
  3. Don’t Look At Me – Reworked
  4. The Great Deluge – Reworked
  5. Fractured
  6. SEVERED
  7. Deception – Reworked
  8. Épopée – Reworked

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://open.spotify.com/intl-fr/album/18cZ27JbNocLKqATlruBOp

Sorti le 10 avril, Unstable Divinity débarque sans détour. Un album qui sent le local, le vrai, celui qui se forge dans les petites salles et les lineups serrés. Terror Symphony nous offre de l’efficacité, de la lourdeur et de l’attitude.

On est clairement dans un registre metalcore/heavy moderne, avec un pied bien planté dans les racines plus classiques. RETALIATION donne le ton rapidement : riffs directs, le vocal est abrasif, et la structure semble pensée pour le live avant tout. Ça ne cherche pas à être technique pour impressionner, ça veut frapper, et j’adore!

Là où l’album gagne des points, c’est dans son feeling brut. Les transitions, les interludes (The Great Deluge), les versions retravaillées, le tout donne un côté presque “work in progress » mais clairement assumé. Et au lieu de diluer l’expérience, ça renforce l’impression d’assister à l’évolution du band en temps réel.

Fractured et SEVERED sortent du lot : plus tight, plus mémorables, avec une meilleure gestion de la tension. C’est là que Terror Symphony montre qu’il peut dépasser le simple rentre-dedans pour aller chercher quelque chose de plus solide, plus structuré.

Les reworks? Ils ne sont pas là pour meubler. Ils donnent plutôt l’impression d’un groupe qui refuse de laisser ses tracks figées en les retravaille comme il les jouerait en show, avec plus de nerf, plus d’intention.

Au final, on tient un album imparfait, mais sincère, qui ne triche pas. Et dans le métal underground québécois, ça vaut souvent plus que n’importe quelle production ultra clean. Ça cogne, ça cherche, ça évolue. Maintenant reste à voir jusqu’où ils vont pousser la machine. 

Ne manquez pas leur tournée qui débute ce weekend!

25 avril @ Studio Sonum – Québec
avec Polygraph | Change My Brain With Cakes
https://www.facebook.com/events/1983928828885441/

2 mai @ Taverne Royale – Trois-Rivières
avec Red Raven Chaos | Outlying | Twenty Five Sixty
https://www.facebook.com/events/4395352244119975/

8 mai @ Resto-pub 100 génies – Montréal
avec No Real Hero | DYNASTY
https://www.facebook.com/events/2142709189904032/

29 mai – Sherbrooke – Le Murdoch
avec Burning The Oppressor | Burn The Evidence | No Real Hero
https://www.facebook.com/events/1847137360022351/

-Vicky Fillion

Feels Like Home//Basterds//Descape @ Le 164, St-Jean-Sur-Richelieu – 10 avril 2026

Voici le retour et les photos prises par Guillaume Gélinas lors du spectacle de Feels Like Home présenté au Le 164 de St-Jean-Sur-Richelieu le 10 avril 2026 et qui mettait également à l’affiche Basterds et Descape.

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Vendredi le 10 avril dernier avait lieu, au bar Le 164 situé à Saint-Jean-Sur-Richelieu, le spectacle de Feels Like Home, un groupe de Metalcore originaire de Québec. C’était leur premier concert dans cette ville depuis plus de 5 ans. Il était accompagné de Basterds et du groupe Descape.

 

Descape

Aussi originaire de Québec, Descape fut pour ma part, la découverte de la soirée. Le groupe nous présente un son, parfois dans le metalcore moderne, qui est très accrocheur avec ces mélodies vocales et instrumentales. Le chanteur et frontman du groupe dégage une belle énergie sur scène. Les musiciens qui l’accompagne, deux guitaristes et un batteur, sont tous excellents, même s’ils sont davantage concentré à jouer leur partie que d’interagir avec la salle. Le groupe ont joué leur dernier Ep au complet intitulé As We All Wither ainsi que l’excellente Not It All, leur plus récent single. Bref, Descape est une belle découverte musicale ainsi qu’une bonne formation à voir en spectacle.

 

 

Basterds

Mon commentaire pour Basterds va être court car je l’ai avait déjà couvert lors de leur passage à Longueuil en janvier dernier. Pour ceux qui ne les connaisse pas, cette formation donne des prestations haute en énergie. Leur son hardcore/Metalcore est très efficace en concert. D’ailleurs, le groupe a annoncée qu’il va participer au Vans Warped Tour en août prochains. À force de les voirs, Basterds devient progressivement un de mes groupes de musiques préféré, de la scène locale, à voir en spectacle.

 

 

Feels Like Home

C’est sur la chanson Like A Prayer et son « And it feels like home »  que le groupe a embarqué sur scène. Dès le départ, le groupe démarre avec beaucoup d’énergie. Les membres du groupe étaient visiblement content d’être sur scène. Ils ont enchaîné plusieurs chansons tirées de leur répertoire, dont la plus récente Fiona. Un moment fort du spectacle était la reprise de Break Stuff de Limp Bizkit dont ils étaient accompagné des membres de Basterds pour interpréter ce classique du Nu Métal. Personnellement, j’étais très content de les entendre jouer la chanson Gamebreaker, qui m’avait fait découvrir le groupe il y a plus de 10 ans. Finalement, Feels Like Home ont livré une belle prestation qui pouvait plaire au fan du groupe ainsi qu’au amateur de Metalcore.

-Texte & Photos: Guillaume Gélinas