Photos & Critique Noel In Extremis – Drummondville – 20 décembre 2019

Voici les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle Noel In Extremis présenté par Century Productions et Psychofreak  Productions à la Salle Gaston-Mandeville de Drummondville le 20 décembre et qui mettait à l’affiche Anonymus, BARF, Insurrection et Ageless Madness.

Ce vendredi 20 décembre, je me suis rendu à Drummondville pour le spectacle de Noel In Extremis. Ce fût une soirée mémorable, que ce soit par l’intense énergie d‘Insurrection ou le plaisir des gars d’Anonymus et BARF sur scène. Pour les absents, vous avez manqué tout un show!

La soirée a commencée avec le groupe Ageless Madness. Une formation de Drummondville fondée en 2017. Leur nom provient du fait qu’une grande écart d’âge est présente entre les membres groupe. Ils nous ont présentés quelques unes de leurs compositions. La soirée était lancée!

Ensuite les membres d’Insurrection sont arrivés sur scène et ils ont complètement foutus le ”bordel” dans la place. Leur énergie, les sauts du barbu roux dans la foule et leur folie contagieuse, tout y était pour réveiller le monde présent. Bien entendu, nous avons eue droit à leur excellente version de l’Enfant au Tambour. Avec Insurrection, on ne se trompe jamais, le party lève à chaque fois!

Et finalement, nous avons eue droit à 2 heures de Barfonymus ou Anonybarf, bref 2 heures avec la machine qu’est Carlos Araya derrière le drum. Les deux formations alternaient leur présence sur scène pendant que Carlos gardait le fort, à l’exception de quelques pièces ou MattDemon Dumont, drummeur de Dizzygoth, a pris le relais. Que ce soit 23 décembre avec BARF ou Noel Blanco d’Anonymus, les deux pièces ont fait vibrer la place. Sans oublier la présence de Dizzygoth et leur pièce Jingle Bell Rock. BARF, Anonymus, Dizzygoth et Insurrection nous ont offert une forte performance de Minuit Chrétien!

Maintenant, ne reste plus qu’à espérer qu’une seconde compilation fera son apparition l’an prochain pour les fêtes et qu’une tournée suivra!

-Vicky

Critique d’album – Noel In Extremis (2019)


Artistes variés 
Noel In Extremis
Bam & Co-Heavy
29 novembre 2019

 

  1. Intro
  2. 23 décembre – BARF
  3. L’enfant au tambour – Insurrection
  4. Rocker comme des pwels – Nova Spei
  5. Noel Blanco – Anonymus
  6. All I Want for Christmas – The Black Russians
  7. Jingle Bell Rock – Dizzygoth
  8. Los Peces en el Rio – Lethal Creation
  9. Deck the Hall – Special Ops
  10. Minuit Chrétien – Barfonymus et les Grincheux
  11. Les fêtes en enfer – Anonymus et Mononc’ Serge

Noël In Extremis – Critique

Cet album de Noël est une compilation de plusieurs groupes du milieu du métal québécois qui n’ont plus besoin de présentation : BARF, Anonymus, Mononc’ Serge et Insurrection. Il y a aussi des groupes émergents de la scène métal fort intéressants : Dizzygoth, Nova Spei, The Black Russian’s, Special Ops et Lethal Creation.

affiche compilation noel in extremis

Voici la critique de l’album, réalisée par Vicky et Francis! Il semble que ma collègue et partenaire de crime Vicky voulait que je l’aide à mettre plus de (je la cite) “jargon de métalleux” dans sa critique alors me voilà avec mon point de vue de musicien!

Dès la première écoute et les premières notes de l’intro, je vous confirme que j’étais charmée et que l’album m’a réconcilié avec la musique de Noël. Bon, faut se l’avouer, ces classiques de Noël sont revisités et métal à souhait! L’album débute avec un 23 décembre bien gras de la formation BARF, j’ai adoré du début à la fin. 23 décembreSon metal traditionnel et pesant. Leur son tonne de brique en studio leur donne le percutant d’un band de gros death! Le playing s’en rapproche aussi, on s’entend, avec la basse de Dominic Forest Lapointe et le vocal écorchant de Marc Vaillancourt. Le band est resté fidèle à la mélodie originale de Beau Dommage et ils ont même ajouté une couche de voix claire qui entonne le chant traditionnel. On sent vraiment la toune que certains d’entre nous connaissent. C’est une réussite pour BARF au niveau de démontrer que le metal peut être mélodieux et festif et apporter sa touche d’énergie, et ça, sans trop dénaturer une toune. Groovy est le mot clé ici.

Suivi par L’enfant au tambour d’Insurrection, qui m’a grandement surprise. La voix de Stef “Barburou” Jomphe est simplement parfaite! Ici, Insurrection nous livre un Noël Death Metal pur et dur. Esti que j’aime le riff quand ça embarque! Le groupe en ont fait une pièce bien à eux. On reconnait le rythme et un peu la mélodie à certaines places mais c’est subtil. Également plus dur à entendre dans le vocal plus death – pas de mélodie ici, et moins articulé mais hey, le chanteur est roux, la musique n’a pas besoin d’avoir d’âme ? blague à part, le death n’a pas de fleur à faire aux mélodies des fêtes.

La pièce, Rocker comme des Pwels de la formation Nova Spei m’a complètement vendue! Les breakdowns sont intenses et le choix des paroles est stupidement parfait! Je vous garantis que vous ne rockerez plus jamais autour de votre sapin de la même façon : ”J’ai comme un frisson qui me traverse les caleçons”. Mention spéciale au fait que c’est une pièce originale écrite par le groupe! Avec Nova Spei, ça Djent pour Noël avec les guitares à 8 cordes! Ça “chug” un max! Le chant de Dany Duplessis est bien mélodieux et audible. Voici d’ailleurs le vidéoclip tout fraichement sorti!

Ensuite, Anonymus nous offrent la pièce Noel Blanco, bien ficelée et bien à leur image. Étant fan d’Anonymus depuis toujours, c’est impossible de ne pas les reconnaître derrière ce petit chant de Noël! C’est un bon thrash death et on reconnaît tout de suite la voix d’Oscar dans toute sa furie! On a même droit a quelques blast beats d’Araya. Comme quoi que le band a beau avoir 30 ans, les gars savent encore bûcher en masse et rocker les fêtes! 

Suivi par un All I want for christmas du groupe The Black Russian’s. Ne connaissant pas la formation, j’ai du faire quelques recherches. La voix juste et puissante de Flo Void Curatt me plait beaucoup. Cette version pourra certainement être incluse dans tous les party du temps des fêtes. Je la considère comme la plus ”passe partout” de l’album. C’est la chanson qui ne fera pas trop friser les cheveux de Matante Gisèle ou Mononc’ Roger, du moins jusqu’à la 2e minute ou tout s’emballe parfaitement!! C’est ça que j’allais dire ma chère, passe partout mais quand le breakdown embarque, on voit les couleurs hardcore du band! Ça se peut qu’à ce moment-là, Matante fasse le saut! ?

Un excellent Jingle Bell Rock interprété par la formation Dizzygoth vous fera certainement sourire (vous reconnaîtrez assurément la voix d’Oscar Souto d’Anonymus, qui est l’un des membres fondateurs avec son frère Daniel Souto). Par la suite, j’ai fait la découverte de Lethal Creation et de la pièce Los Peces en el Rio. Cette pièce n’est pas pour les doux et je vous conseille de préparer les oreilles des non-métalleux, car ils risquent d’en cracher leur petit lait de poule! Un death metal plus high tempo et brutal. Ça blast en masse! Et le chant en espagnol sonne bien. Special Ops vient calmer un peu le tout avec ses ”la la la” de l’excellente pièce Deck the halls. 

On ne pouvait pas faire un album de Noel et passer à côté du fameux Minuit Chrétien de BARF. Cette fois la pièce est reprise par Barfonymus et la Chorale des Grincheux.

Chorale des Grincheux

Pour moi elle demeure l’une des pièces les plus incontournable pour un noël metal réussi. C’est définitivement la plus rassembleuse, à cause du chœur. Ça me ramène le souvenir de leur performance l’an passé au show de la Grande Guignolée Underground, avec Stef d’Insurrection, Mononc’ Serge, Sébastien Croteau de Necrotic Mutation et plusieurs autres. Ça donne toute une énergie en show avec le crowd qui accompagne, j’vous le dis, d’ailleurs l’édition de cette année est ce soir, ne manquez pas ça! Voici l’événement: https://www.facebook.com/events/2358630981131288/

La dernière pièce, et non la moindre, Les fêtes en enfer de Mononc’Serge et Anonymus vous offrira un 3 minutes de fous rires intenses, et vous ne verrez plus les personnages de Noël de la même façon! Le petit renne au nez rouge devient le petit renne au nez blanc, la vierge marie, les rois mages et les bergers sont de vrais dévergondés. La débauche, quoi! La plume de Mononc’ Serge s’est gâtée sur celle-là, et la collaboration avec Anonymus est toujours aussi excellente. Le groupe cadre parfaitement pour l’accompagner en lui donnant un contenant metal et puissant.

Au départ, plus d’une vingtaine d’artistes avaient été approchés pour cet album In Extremis. Peu on répondu à l’appel vu les délais de réalisation très courts, mais je suis prête à parier que l’an prochain, tous répondrons présents pour créer une nouvelle tradition incontournable du temps de fêtes!

Cet album mérite un gros 9/10! Pourquoi 9 et non 10? Tout simplement parce que j’en redemande encore… 🙂 

Plus d’infos…

Ce n’est pas tout! Cette compilation permettra de perpétuer la tradition en remettant une part des profits de la vente des CD aux organismes venant en aide aux sans-abris et aux gens dans le besoin. Ne manquez surtout par la tournée de ”Noël In Extremis” qui aura lieu dans les prochaines semaines avec les formations Anonymus et BARF. De nombreux invités seront aussi présents à chacune de ces dates pour permettre aux différentes régions du Québec d’avoir leur gros party metal du temps des fêtes!

Voici les dates à retenir :
13 Décembre à Sherbrooke au Bar Le Magog
14 Décembre à Montréal au Théâtre Corona
20 Décembre à Drummondville à la salle Gaston-Mandeville
21 décembre à Québec au D’auteuil.

Toute l’équipe et les artistes derrière la réalisation de cet album désirent faire une différence concrète pour chacune des villes visitées, donc, à chaque vente d’un album lors des spectacles, 5$ ira directement à un organisme local qui vient en aide aux gens dans le besoin. De plus, ils demandent à la communauté d’amener des denrées non-périssables lors de ces spectacles, qui seront aussi remis! C’est pour une bonne cause, lâchez-vous lousse! 

Voici les liens pour vous procurer la compilation et donc d’encourager la cause:

► iTunes: https://apple.co/2qUE54P
► Amazon mp3: https://amzn.to/35KCv4o
► Spotify: https://spoti.fi/34vCtwN
► GooglePlay: http://bit.ly/33uRJsH

L’équipe Ondes Chocs encourage toute la communauté métalleuse du Québec à faire un don lors de ces spectacles ou directement à vos organismes locaux si vous ne pouvez vous rendre à ces dates. Cet album se veut rassembleur et festif tout en aidant nos pairs qui n’ont pas tous la chance d’avoir un beau Noël.

Vicky Fillion et Francis LaBadie

 

Critique et photos de show: Sabaton @ Montréal – 30 octobre 2019

Un mot pour résumer la soirée… intensité!

Le 30 octobre 2019, je me suis rendue au MTELUS de Montréal pour la tournée “The Great Tour” du groupe Suédois Sabaton. En première partie, il y avait le groupe HammerFall. À noter que le groupe HammerFall sera de retour à Montréal le 12 octobre 2020.
Voici donc ma première critique de show pour Ondes Chocs. Soyez indulgents, il y a un début à tout!! Hi Hi!

Hammerfall

Photos par Joé Lacerte

Le premier groupe à mettre les pieds sur la scène est HammerFall, une formation originaire de la Suède, active dans le milieu depuis 1993.  Normalement, une première partie sert à réchauffer la foule et les préparer pour le groupe en tête d’affiche, par contre, dès les premières minutes du spectacle, il était évident que la soirée serait intense!

HammerFall a débuté avec leur chanson “Never Forgive, Never Forget”. L’énergie que dégage les membres est palpable dès le début et la foule est très réceptive. Ils ont ensuite interprété “Fury of the wild”, et déjà la foule scandait les paroles. Le set en entier était explosif. Que ce soit le guitariste Oscar Dronjak avec ses interactions avec la foule ou celle du chanteur, Joacim Cans, on ne pouvait pas demander rien de mieux comme ouverture de soirée. Malgré les quelques pépins de voix en fin de set, je tiens à mentionner que la voix de Joacim est vraiment spectaculaire : puissante et juste! Que ce soit lors de la chanson “Hammerfall” ou “Hearts on fire”, les échanges entre le groupe et la foule était super! Vers les dernières pièces, un mosh pit s’est formé et s’est maintenu jusqu’à la fin. Je ne regrette pas de m’être mise à l’avant dès les premières minutes du spectacle. Rien de mieux pour bien vivre et critiquer un show que d’en faire partie, non !?

C’était la première fois que je voyais HammerFall en spectacle, cependant, je ne manquerai certainement pas leur prochaine visite en tant que tête d’affiche en octobre prochain. Et vous, serez-vous présent au Théâtre Corona le 12 octobre 2020 !?

 

 

Sabaton

Photos par Joé Lacerte

Sabaton, ce groupe suédois actif depuis 1999, n’a plus de preuves à faire. Ils offrent un spectacle visuellement et musicalement incroyable. Ayant des paroles principalement basées sur des faits historiques reliées aux guerres, il ne faut pas se surprendre que les fans s’y accrochent. Le chanteur a mentionné au courant de la soirée qu’à Montréal, nous avions eue la chance de voir les deux tanks du groupe en seulement quelques mois. Lors de la dernière édition du Heavy Montréal, le groupe était présent avec leur autre “tank drum riser” et si ma mémoire ne me joue pas de tour, le drum présent au MTelus était celui nommé “Audie”.

Dès les premières notes de l’intro de Sabaton, l’ambiance était survoltée. La foule était prête et lorsque le drummeur, Hannes Van Dahl, s’est présenté sur son “tank”, la foule n’a pas manqué d’accueillir le groupe comme nous savons si bien le faire au Québec! Étant complètement à l’arrière de la salle, au balcon, j’ai pu ressentir toute l’intensité de la foule et du groupe. Pour ma part, ayant énormément écouté le récent album, j’ai grandement appréciée la seconde pièce : “Great War”. Avec les images projetées à l’arrière, la pyrotechnie et les chœurs avec les membres et la foule, on ne pouvait pas rien demander de mieux. Les frissons étaient présents! Ce fût mon coup de cœur de la soirée! Par la suite, je me suis rendue directement dans la foule devant la scène, pour vivre l’expérience pleinement! Nous avons eue droit aux nouvelles chansons ainsi que de nombreux succès des autres albums dont “Primo Victoria”.

Le chanteur, Joakim Broden, a parlé à de nombreuses reprises que la foule était incroyable et mention spéciale à son interaction avec un jeune garçon de 13 ans en première rangée.
De plus, celui-ci c’est adressé à la foule en français à quelques occasions, ce qui faisait grandement réagir les fans présents! Nous avons eu droit à du “body surfing” tout au long du set de Sabaton. Les gens tombaient dans le “pit” à photo et retournaient dans la foule immédiatement! J’ai vu les mêmes personnes à plusieurs reprises, comme quoi ils ont appréciés leur show, j’imagine!

Ayant assisté à de nombreux shows dans les deux dernières années, je tiens à souligner que l’ambiance de celui-ci est dans mon top 3. Un excellent spectacle et je ne manquerai certainement pas les prochaines venues de SABATON au Québec! L’interaction entre les membres du groupe est contagieuse. Ils ont du “fun” et ça se répercute dans la salle. À quelques reprises, l’un des guitaristes, Tommy Johansson, (le géant à la gauche, haha), semblait faire des coups au chanteur en déplaçant son pied de micro. Comme j’aime souvent dire, pour ma part, un bon show est un show ou tous les membres semblent s’amuser à faire leur musique, et pour Sabaton, ils étaient comme des enfants dans une nouvelle salle de jeux!

Voilà, pour moi, Sabaton et HammerFall ont offert des prestations explosives et incroyables!

Vicky Fillion (et photos par Joé Lacerte)

 

Critique de Show: Eluveitie @ Montréal – 9 octobre 2019

Affiche Tournée Eluveitie Korpiklaani Gone in April

Le 9 octobre 2019, Eluveitie était en concert au Théâtre Corona de Montréal, accompagné des artistes Korpiklaani et Gone in April. Les trois groupes sont en tournée ensemble, d’ailleurs, comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus. Je me suis rendu au concert de Montréal et je vous en ai fait un compte rendu.

Gone in April

Photo Concert Gone in April

La soirée commence avec la formation de death mélodique Gone in April, et laissez moi vous dire que ce n’est pas qu’un petit échauffement: ça commence en force. Une des raisons pourquoi Gone in April est connu dans la scène du Québec, est que Yanic Bercier, ex-drummer notoire de la formation Quo Vadis, est derrière les tambours dans ce groupe. Il a un son bien a lui, très caractérisé. Sur un line up de concert plus mélodique / folkorique, Gone in April brisent la glace avec le son le plus heavy et technique de la soirée. La personnalité du son du groupe semble beaucoup construite sur le drumming de Yanic, car c’est l’élément qui ressort le plus dans la musique. Mais la beauté de la chose, est que les autres éléments de la musique, sont habilement agencés à sa puissance derrière les tambours: des éléments très mélodiques provenant des autres musiciens se marient a merveille avec son énergie à la batterie.

Soulignons que le groupe comprend 3 membres session pour cette tournée: l’un des guitaristes (Vincent Bruneau de Fractal Cypher), le bassiste (Jimmy Bolduc), et le chanteur (Sébastien Croteau de Necrotic Mutation). Ces membres sont très compétents et le son du groupe est à mon avis livré sans aucun compromis malgré la présence de 3 membres de remplacement. Il faut spécifier qu’ils sont avec eux sur la tournée depuis le 19 septembre pour un total de 18 dates avant celle-ci. La chimie est au rendez-vous. Mention spéciale à Sébastien Croteau d’ailleurs, qui avait une belle énergie, il était charismatique et souriant, et faisait de belles interactions avec la foule. Le groupe ont donné une belle prestation, et on leur souhaite le meilleur pour leur continuation ainsi qu’un bon déroulement pour le reste de la tournée avec les deux géants du folk metal.

 

Korpiklaani

Photo Concert Korpiklaani

Le groupe de folk metal finlandais Korpiklaani prend le relai. La salle était déja bien peuplée lors du premier groupe, mais là, ça commençait vraiment à être plein! La musique de ce groupe est très festive et joyeuse. L’ensemble comprend, en plus de la composition traditionnelle d’un groupe metal, un violon et un accordéon. La couleur et l’ambiance de ce groupe proviennent beaucoup de ces éléments, car ce sont eux qui apportent les mélodies folkloriques. Le groupe a livré un long set d’autour d’une heure et demie.

Chose que je ne savais pas d’eux, ils ont aussi plusieurs chansons plus lentes et douces qu’ils font en spectacle. Seul petit bémol, c’est qu’ils en ont mis plusieurs (un peu trop a mon avis) une a la suite de l’autre au milieu de leur set, ce qui a fait en sorte de faire beaucoup descendre l’énergie. Cela dit, j’ai trouvé que c’était de belles pièces, et en dehors de ça, le groupe a bien su garder son public en haleine. Korpiklaani ont plusieurs chansons dont le thème est la boisson, et ce sont dans leurs plus fortes et invitantes. Notamment les titres “Beer Beer” et la plus notoire: “Vodka“. Ils ont donné un très bon show.

Eluveitie

photo Eluveitie

C’était maintenant l’heure du plat de résistance, le groupe légendaire de folk metal Eluveitie, originaire de la Suisse. Leur musique comprend aussi des éléments du death metal mélodique, et justement, dès le début de leur set, ils ont fait du matériel heavy au tempo rapide dont je ne connaissais pas l’existence. J’ai été agréablement surpris. Eluveitie est un groupe qui comprend un bel assortiment d’instruments folkloriques traditionnels, dont une harpe, un violon, une vielle a roue, et aussi des instruments à vent comme une cornemuse et des flutes. Cela dit, tous ces instruments ne sont pas toujours en train de jouer tous ensemble. Ajoutons qu’il y a 3 filles dans le groupe: une est chanteuse (qui joue aussi de la harpe), l’autre, violoniste, et la troisième joue de la vielle a roue.

Le groupe Eluveitie est très aimé a Montréal, et ça se sent. Ils livrent un set étoffé et interagissent avec la foule de façon charismatique. Un des moments les plus forts de leur set est quand ils ont mentionné qu’ils peuvent faire une de leurs chansons en plusieurs langues, dont le français. Évidemment, la foule s’est exclamé très fort et avec enthousiasme pour une performance en français, ce que le groupe a fait. Il s’agit de la pièce “The Call Of The Mountains“, de leur album “Origins“. Un autre de mes moments préférés de leur spectacle est quand la chanteuse a performé une chanson en solo, par dessus une ambiance d’accompagnement. C’était vraiment beau et mélodieux. La chanteuse a beaucoup de talent et elle dégageait une belle énergie à travers cette performance. Le groupe a donné une très belle prestation et le public a été réceptif et répondant tout au long de celle-ci. Ils ont fait un rappel satisfaisant et après que le chanteur ait présenté la dernière pièce en disant “Montréal, c’est pour toi!”, ils ont terminé avec leur succès “Inis Mona“. Je terminerai en disant que le groupe avait une très belle complicité avec son public.

Francis LaBadie

Critique de Show: Rough Gentlemen @ Club Soda – 8 octobre 2019

Le 8 octobre 2019, Xavier Caféine était en concert au Club Soda, accompagné des artistes Mudie et Rough Gentlemen. Je me suis rendu au concert pour assister au show du premier groupe, Rough Gentlemen, et dans le but de vous parler d’eux.

Rough Gentlemen

Groupe de Indie Rock de Montréal

Rough Gentlemen est un groupe de indie rock au son groovy composé de 4 gentlemens. C’est eux qui ouvraient le bal pour Xavier Caféine lors de son concert du 8 octobre au Club Soda.

Les gars commencent leur set avec une pièce catchy, groovy et entrainante. Ça a un côté heavy mais aussi accessible. Les gars ont un beau visuel sur scène avec leurs deux banderoles de chaque côté et leurs habillements sont colorés et élégants, veston et chemise colorés. Des gentlemen qui font une musique parfois rough et parfois plus mélodieusement profonde. Les gars ont une belle présence de scène, surtout le bassiste qui est plus agité. Les gars ont des parties catchy de sing-along qui se saisissent facilement donc on peut participer.

Mon oeil de musicien remarque que les trois cordistes a l’avant ont tous des instruments de marque Fender, dont une belle telecaster pour le guitariste soliste. La musique est invitante. À la troisième pièce, ca commence à etre un peu plus heavy, et je remarque que c’est vraiment bien ficelé, les enchainements ont de l’étoffe. Les 4 blondes des musiciens sont à l’avant et certaines d’entre elles headbangent. J’avoue que c’est contagieux, la pièce est invitante à ce niveau-là. Mention aux excellents solos du guitariste soliste, ils transportaient une bonne énergie!

À la dernière pièce, “El Diablo”, le chanteur est arrivé avec une guitare classique, et il se l’est cassé sur la tête, comme vous avez pu voir sur la photo en haut de l’article. C’était épique! Voici d’ailleurs le vidéoclip de cette chanson.

Les gars ont donné un très bon set et l’énergie était au rendez-vous. C’est cool de voir un groupe local ouvrir pour des artistes connus dans une salle de l’envergure du Club Soda.

Francis LaBadie

Critique d’album – Fleshgod Apocalypse – Veleno (2019)

Pochette de l'album
Fleshgod Apocalypse
Veleno (2019)
Nuclear Blast Records
parution le 24 mai 2019

  1. Fury
  2. Carnivorous Lamb
  3. Sugar
  4. The Praying Mantis’ Strategy
  5. Monnalisa
  6. Worship and Forget
  7. Absinthe
  8. Pissing On The Score
  9. The Day We’ll Be Gone
  10. Embrace The Oblivion
  11. Veleno

****Click Here or see below for english version.

Ça commence sans tarder avec un riff qui par sur un blast, sans longue intro, je suis surpris par le côté droit au but. Fleshgod Apocalypse est un band qui bâtit souvent des tensions progressivement pour bien introduire ses pièces. Mais pas pour ce début d’album. Pas de préliminaires. Il faut avouer que ce groupe n’a plus besoin d’introduction. La pièce “Fury” porte bien son nom car ça la décrit bien. Riffs rapides et aggressifs, rythmes tout autant rapides, comme on le sait bien, la réputation de Fleshgod Apocalypse est d’avoir des rythmes très soutenus et dans les plus impressionnants au niveau de la vitesse.

Prenons note que cet album n’est pas fait avec le même line up que le précédent (King, 2016): le frontman et guitariste rythmique Tommaso Riccardi ainsi que l’autre guitariste, lead et back vocal, Cristiano Trionfera, ont quitté le groupe. C’est donc Francesco Paoli, le drummer au talent impressionnant, qui a changé de poste pour quitter la batterie et redevenir le frontman, prenant les tâches du vocal et de la guitare rythmique. Il faut souligner que c’était son poste a l’origine, à la fondation du groupe, et qu’il avait cédé la place a un autre pour se concentrer sur la batterie.

La deuxième pièce, “Carnivorous Lamb” est plus glorieuse et met de l’avant les orchestrations dans ses premières sections. J’apprécie beaucoup, cependant, la façon dont l’orchestre vient rapidement se ranger dans le mix et que l’accent est donc mis sur les mélodies de guitare. Assez tôt, la voix à portée plus haute du bassiste, Paolo Rossi, fait son entrée, et ça fonctionne toujours aussi bien. Elle apporte des couleurs spéciales a l’histoire racontée par la musique. Dans ce cas-ci c’est une sorte de pré-refrain ou refrain dans lequel il fait un échange avec le chanteur principal. C’est une valeur sure, une chose dont le groupe n’abuse pas, et qu’en tant que fan, on apprécie toujours d’entendre. Ce que j’aime de cette pièce c’est qu’elle contient des riffs à saveur plus death technique groovy plutôt que mélodique, mais l’aspect orchestral vient s’y combiner quand même pour donner un excellent résultat.

Sugar” est la pièce ayant le plus de personnalité jusqu’à maintenant, pas étonnant qu’ils l’aient choisi pour le vidéoclip qui a aussi servi de parution promotionnelle pour l’album. Une intro lugubre fait place a des riffs méchants et très caractérisés. Ça sonne vilain et dramatique, un peu comme la musique thème d’un personnage diabolique dans un film, mais avec la rapidité et la fougue propre a la musique de Fleshgod Apocalypse. La partie refrain de la pièce vient un peu casser cette ambiance en apportant une touche d’espoir dans la mélodie.

La prochaine, “The Praying Mantis Strategy“, mets l’accent sur les arrangements orchestraux. Elle ne dure qu’une minute et sert d’intro pour la prochaine. On y entend les orchestrations à l’avant plan et des choristes. Elle se fond dans la prochaine pour créer une transition.

Le titre qui suit est “Monnalisa“, vous connaissez sans doute le nom de cette oeuvre. C’est celle qu’on appelle aussi “La Joconde”, cette peinture historique de Leonard de Vinci. La chanson est plus lente et plus gracieuse que les précédentes sur Veleno. Des couplets plus calmes en voix “parlées” plutôt que chantées… On dirait qu’elle raconte une histoire.

La suivante, “Worship and Forget” dégage une détresse. Rapide, dramatique, on dirait le son d’une poursuite, d’une urgence quelconque. Mon moment préféré de la pièce est l’élégant solo de guitare. Le tempo et les blasts du drum sont d’une rapidité hallucinante. Cet aspect de Fleshgod Apocalpyse est définitivement leur force, selon moi. Un atout que l’on ne peut pas passer devant.

La voix aigue du bassiste est celle qui prend place en premier dans la chanson “Absinthe“. On dirait même que c’est elle qui mène la danse. La voix du chanteur principal n’est que secondaire pour une bonne partie de la chanson. Coup de coeur une fois de plus pour le (premier) solo de guitare. Il est très rapide et accompagné de riffs condensés. Ça fait plusieurs fois que je mentionne la rapidité car c’est de toute évidence un des aspects principaux de la musique de Fleshgod Apocalypse, mais il faut mentionner que jouer rapide pour simplement faire de la vitesse, ce n’est pas pertinent. C’est très bien fait par ce groupe et les mélodies qui accompagnent la vitesse sont bien construites et mémorables.

Vient ensuite le titre “Pissing on the Score“. J’aime beaucoup les riffs de guitare dans celle-là. Surtout les descentes en gammes diminuées. Les transitions sont mémorables et le tout est bien ficelé.

The Day We’ll be Gone” est comme une ballade, tragique. Un tempo beaucoup plus lent et l’énergie la plus calme de tout l’album. C’est la chanteuse classique qui prend le chant principal pour celle-ci. Un moment plus relaxe aide a nuancer le contenu et varier l’ambiance, c’est très bien réalisé ici. On peut apprécier davantage le côté expressif du solo de guitare. Le piano également est plus mis de l’avant, il fait un beau duo avec la chanteuse.

Embrace the Oblivion” est une aventure de 8 minutes, c’est la plus longue pièce de l’album. C’est impressionnant de voir que malgré le changement dans le line up, le nouvel ouvrage du groupe reste fidèle a l’essence de ce qui fait le son de Fleshgod Apocalypse. Il faut mentionner que le musicien étant maintenant au chant et la guitare rythmique, a déja occupé ce poste par le passé, c’est donc pour lui un retour aux sources, et ça ne dénature pas le son du groupe. Je dois avouer que j’aime beaucoup le premier riff de la chanson parce qu’il est dans une sonorité orientale. Ça fait penser à l’Égypte et l’époque des pharaons.

La dernière, la pièce titre de l’album, Veleno, est une “outro” de piano. Je trouve que c’est une belle façon pour le groupe de souligner ses influences de la musique classique, une sortie élégante et gracieuse avec cet instrument qu’est le piano, alors que le rideau se referme, c’est avoir un bon sens du spectacle. Je dois mentionner que l’ouvrage au piano dans la musique de Fleshgod Apocalypse est un élément clé, prenons note que ce n’est pas un instrument électrique que l’on retrouve couramment dans les arrangements musicaux de la musique metal, mais que dans ce groupe, le son du piano est très bien intégré et cela rend le son du groupe beaucoup plus riche.

Photo du groupe

Cet album est réalisé avec brio et enchaîne habilement les différentes ambiances. Chapeau au talent très polyvalent de Francesco Paoli, sa capacité à s’adapter et changer d’instrument pour assurer la continuité du groupe est quelque chose de très inspirant et honorable. Auriez vous imaginé, que cette bête de drummer, allant a des vitesses aussi époustouflantes que 270 bpm, était aussi un guitariste et chanteur, ayant l’étoffe d’être le frontman du groupe, en plus d’avoir été longtemps cette puissance incroyable derrière les tambours? Je dois avouer que cela dépasse ce que j’aurais pu imaginer.

Francis LaBadie

 

English:

The album starts right away on a riff with a drum blast, no long intro, I am surprised by the fact it’s sraight to the point. Fleshgod Apocalypse is a band that often build tensions, progressively, to introduce their songs. But not for this album’s first track. I have to admit, This band does not need to be introduced anymore. The first song’s title, “Fury” really speaks for itself. Fast and aggressive riffs, fast rhythms as well. It is well known that the reputation of Fleshgod Apocalypse is to have very fast rythms, among the most impressive out there in the metal music world.

Let’s take note that this album is not made with the same line up as the previous one (King, 2016): the frontman dans rhythm guitarist, Tommaso Riccardi, and the other guitarist, which does lead guitar and back vocals, Cristiano Trionfera, have left the band. It is therefore Francesco Paoli, the impressive drummer,  who left his position behind the drumkit to become the frontman again, taking vocal and rhythm guitar duties. It is important to mention that at the beginning of the band, he was doing these tasks in the band, and he had switched to drums, therefore it is a return to roots for him.

The second song, “Carnivorous Lamb” is more glorious and focuses on the orchestrations in its first sections. I really appreciate the way the orchestra quickly moves to sit in the mix (more subtle presence) and the focus moves to the guitar melodies. Soon in the album, the high pitched clean vocals of the bass player, Paolo Rossi, and it still works as great as always. It brings special colors to the story being told by the music. In this case, it’s a sort of pre-chorus or chorus in which he does exchanges with the main vocals. It’s a safe value, a thing which is not being abused by the band, and as a fan, it’s always something I can appreciate. What I like about this song is that it contains riffs that have a more technical death metal flavor rather than melodic, but the orchestra still joins in to create an excellent result.

Sugar” is the song that has the most personnality so far, therefore it’s not surprising they chose this one for their music video used for the album’s promotion. It has a dark intro and leads to evil and very characterized riffs. It sounds wicked and dramatic, a little bit like an evil character’s theme song in a movie, but with the speed and power of Fleshgod Apocalypse‘s music. The chorus part changes the mood and brings a touch of hope in the melody.

The next one, “The Praying Mantis Strategy“, focuses on orchestrations. It lasts only a minute and is meant as an intro for the next song. The orchestra is put to the front and there’s a good deal of choir as well, which is great. It fades into the next one to create a transition.

The following title is “Monnalisa“, you probably know this work of art. It is this famous historical painting from Leonardo da Vinci. This one is more slow and gracious than the previous ones from this album. There are more calm, spoken voice verses. It seems like it’s telling a story.

The sixth song, “Worship and Forget” carries some kind of distress. Fast, dramatic, it sounds kind of like a pursuit, some emergency. My favorite moment of the song is the elegant guitar solo. The song’s tempo and the drum blasts are really fast! This aspect of Fleshgod Apocalpyse is definitively their main strength, in my opinion. It is an asset we cannot ignore.

The high pitched voice of the bass player takes the first spot in the song “Absinthe“. It is even the lead vocal of this song for a while. Again, super great guitar solo (the first one of the song). It is super fast and accompanied by condensed riffs. It’s been several times I mentions the fast speed already, because it is obviously one of the main aspects of Fleshgod Apocalypse‘s music, but I have to mention it’s not relevant to play fast just to go fast. It is really well done by this band and the melodies in the fast riffs are well done and memorable.

Pissing on the Score” comes next. I really like the guitar riffs in this one. Especially the descending riffs in diminished scales. The transitions are memorable and the whole is well constructed.

The Day We’ll be Gone” is like a tragic ballad. it has a really slower tempo and the calmest energy of the album so far. It is the soprano soprano singer which takes the lead for this one. A more relaxed moment in an album helps to add nuance the content, and vary the mood, it is very well done with this song. We can appreciate the expression in the guitar solo. the piano is also put to the front, it does a great duo with the soprano singer.

Embrace the Oblivion” is an 8 minute adventure, the longest song on the album. It’s impressive to consider that despite the changes in the lineup, the new album stays very true to the band’s original sound. It’s a good thing that the member who took the frontman’s duties have occupied that position in the past, therefore it doesn’t denature the band’s sound. I must admit I really love the song’s first riff because it has this oriental sound. It reminds me of the Egypt and its pharaohs.

The last one, the album’s title track, Veleno, is a piano outro. I think it’s a beautiful way for the band to point at their classical music influences, an elegant and gracious way to close the album with the piano, you can picture in your mind the curtains closing, I think it has a great sense of showmanship. Also, it is worth mentioning that the piano’s work is a key element in Fleshgod Apocalypse‘s music. It is not a common thing to hear that acoustic instrument in today’s metal music arrangements, but in this band, it is very well integrated and makes the sound much richer.

Photo du groupe

This album is brilliantly done. The transitions between the different ambiances are made skillfully. I tip my hat to the versatilty of  Francesco Paoli. His capacity to switch instruments and adapt himself to the band’s needs is something very inspiring and honorable. Who would’ve thought that this beast of a drummer, reaching speeds as fast as 270 bpm blasts, was also a guitarist and singer, having the proper skillset to be the band’s frontman? I must admit that it exceeds what I could have imagined.

Francis LaBadie