Critique d’album – Fleshgod Apocalypse – Veleno (2019)

Pochette de l'album
Fleshgod Apocalypse
Veleno (2019)
Nuclear Blast Records
parution le 24 mai 2019

  1. Fury
  2. Carnivorous Lamb
  3. Sugar
  4. The Praying Mantis’ Strategy
  5. Monnalisa
  6. Worship and Forget
  7. Absinthe
  8. Pissing On The Score
  9. The Day We’ll Be Gone
  10. Embrace The Oblivion
  11. Veleno

****Click Here or see below for english version.

Ça commence sans tarder avec un riff qui par sur un blast, sans longue intro, je suis surpris par le côté droit au but. Fleshgod Apocalypse est un band qui bâtit souvent des tensions progressivement pour bien introduire ses pièces. Mais pas pour ce début d’album. Pas de préliminaires. Il faut avouer que ce groupe n’a plus besoin d’introduction. La pièce “Fury” porte bien son nom car ça la décrit bien. Riffs rapides et aggressifs, rythmes tout autant rapides, comme on le sait bien, la réputation de Fleshgod Apocalypse est d’avoir des rythmes très soutenus et dans les plus impressionnants au niveau de la vitesse.

Prenons note que cet album n’est pas fait avec le même line up que le précédent (King, 2016): le frontman et guitariste rythmique Tommaso Riccardi ainsi que l’autre guitariste, lead et back vocal, Cristiano Trionfera, ont quitté le groupe. C’est donc Francesco Paoli, le drummer au talent impressionnant, qui a changé de poste pour quitter la batterie et redevenir le frontman, prenant les tâches du vocal et de la guitare rythmique. Il faut souligner que c’était son poste a l’origine, à la fondation du groupe, et qu’il avait cédé la place a un autre pour se concentrer sur la batterie.

La deuxième pièce, “Carnivorous Lamb” est plus glorieuse et met de l’avant les orchestrations dans ses premières sections. J’apprécie beaucoup, cependant, la façon dont l’orchestre vient rapidement se ranger dans le mix et que l’accent est donc mis sur les mélodies de guitare. Assez tôt, la voix à portée plus haute du bassiste, Paolo Rossi, fait son entrée, et ça fonctionne toujours aussi bien. Elle apporte des couleurs spéciales a l’histoire racontée par la musique. Dans ce cas-ci c’est une sorte de pré-refrain ou refrain dans lequel il fait un échange avec le chanteur principal. C’est une valeur sure, une chose dont le groupe n’abuse pas, et qu’en tant que fan, on apprécie toujours d’entendre. Ce que j’aime de cette pièce c’est qu’elle contient des riffs à saveur plus death technique groovy plutôt que mélodique, mais l’aspect orchestral vient s’y combiner quand même pour donner un excellent résultat.

Sugar” est la pièce ayant le plus de personnalité jusqu’à maintenant, pas étonnant qu’ils l’aient choisi pour le vidéoclip qui a aussi servi de parution promotionnelle pour l’album. Une intro lugubre fait place a des riffs méchants et très caractérisés. Ça sonne vilain et dramatique, un peu comme la musique thème d’un personnage diabolique dans un film, mais avec la rapidité et la fougue propre a la musique de Fleshgod Apocalypse. La partie refrain de la pièce vient un peu casser cette ambiance en apportant une touche d’espoir dans la mélodie.

La prochaine, “The Praying Mantis Strategy“, mets l’accent sur les arrangements orchestraux. Elle ne dure qu’une minute et sert d’intro pour la prochaine. On y entend les orchestrations à l’avant plan et des choristes. Elle se fond dans la prochaine pour créer une transition.

Le titre qui suit est “Monnalisa“, vous connaissez sans doute le nom de cette oeuvre. C’est celle qu’on appelle aussi “La Joconde”, cette peinture historique de Leonard de Vinci. La chanson est plus lente et plus gracieuse que les précédentes sur Veleno. Des couplets plus calmes en voix “parlées” plutôt que chantées… On dirait qu’elle raconte une histoire.

La suivante, “Worship and Forget” dégage une détresse. Rapide, dramatique, on dirait le son d’une poursuite, d’une urgence quelconque. Mon moment préféré de la pièce est l’élégant solo de guitare. Le tempo et les blasts du drum sont d’une rapidité hallucinante. Cet aspect de Fleshgod Apocalpyse est définitivement leur force, selon moi. Un atout que l’on ne peut pas passer devant.

La voix aigue du bassiste est celle qui prend place en premier dans la chanson “Absinthe“. On dirait même que c’est elle qui mène la danse. La voix du chanteur principal n’est que secondaire pour une bonne partie de la chanson. Coup de coeur une fois de plus pour le (premier) solo de guitare. Il est très rapide et accompagné de riffs condensés. Ça fait plusieurs fois que je mentionne la rapidité car c’est de toute évidence un des aspects principaux de la musique de Fleshgod Apocalypse, mais il faut mentionner que jouer rapide pour simplement faire de la vitesse, ce n’est pas pertinent. C’est très bien fait par ce groupe et les mélodies qui accompagnent la vitesse sont bien construites et mémorables.

Vient ensuite le titre “Pissing on the Score“. J’aime beaucoup les riffs de guitare dans celle-là. Surtout les descentes en gammes diminuées. Les transitions sont mémorables et le tout est bien ficelé.

The Day We’ll be Gone” est comme une ballade, tragique. Un tempo beaucoup plus lent et l’énergie la plus calme de tout l’album. C’est la chanteuse classique qui prend le chant principal pour celle-ci. Un moment plus relaxe aide a nuancer le contenu et varier l’ambiance, c’est très bien réalisé ici. On peut apprécier davantage le côté expressif du solo de guitare. Le piano également est plus mis de l’avant, il fait un beau duo avec la chanteuse.

Embrace the Oblivion” est une aventure de 8 minutes, c’est la plus longue pièce de l’album. C’est impressionnant de voir que malgré le changement dans le line up, le nouvel ouvrage du groupe reste fidèle a l’essence de ce qui fait le son de Fleshgod Apocalypse. Il faut mentionner que le musicien étant maintenant au chant et la guitare rythmique, a déja occupé ce poste par le passé, c’est donc pour lui un retour aux sources, et ça ne dénature pas le son du groupe. Je dois avouer que j’aime beaucoup le premier riff de la chanson parce qu’il est dans une sonorité orientale. Ça fait penser à l’Égypte et l’époque des pharaons.

La dernière, la pièce titre de l’album, Veleno, est une “outro” de piano. Je trouve que c’est une belle façon pour le groupe de souligner ses influences de la musique classique, une sortie élégante et gracieuse avec cet instrument qu’est le piano, alors que le rideau se referme, c’est avoir un bon sens du spectacle. Je dois mentionner que l’ouvrage au piano dans la musique de Fleshgod Apocalypse est un élément clé, prenons note que ce n’est pas un instrument électrique que l’on retrouve couramment dans les arrangements musicaux de la musique metal, mais que dans ce groupe, le son du piano est très bien intégré et cela rend le son du groupe beaucoup plus riche.

Photo du groupe

Cet album est réalisé avec brio et enchaîne habilement les différentes ambiances. Chapeau au talent très polyvalent de Francesco Paoli, sa capacité à s’adapter et changer d’instrument pour assurer la continuité du groupe est quelque chose de très inspirant et honorable. Auriez vous imaginé, que cette bête de drummer, allant a des vitesses aussi époustouflantes que 270 bpm, était aussi un guitariste et chanteur, ayant l’étoffe d’être le frontman du groupe, en plus d’avoir été longtemps cette puissance incroyable derrière les tambours? Je dois avouer que cela dépasse ce que j’aurais pu imaginer.

Francis LaBadie

 

English:

The album starts right away on a riff with a drum blast, no long intro, I am surprised by the fact it’s sraight to the point. Fleshgod Apocalypse is a band that often build tensions, progressively, to introduce their songs. But not for this album’s first track. I have to admit, This band does not need to be introduced anymore. The first song’s title, “Fury” really speaks for itself. Fast and aggressive riffs, fast rhythms as well. It is well known that the reputation of Fleshgod Apocalypse is to have very fast rythms, among the most impressive out there in the metal music world.

Let’s take note that this album is not made with the same line up as the previous one (King, 2016): the frontman dans rhythm guitarist, Tommaso Riccardi, and the other guitarist, which does lead guitar and back vocals, Cristiano Trionfera, have left the band. It is therefore Francesco Paoli, the impressive drummer,  who left his position behind the drumkit to become the frontman again, taking vocal and rhythm guitar duties. It is important to mention that at the beginning of the band, he was doing these tasks in the band, and he had switched to drums, therefore it is a return to roots for him.

The second song, “Carnivorous Lamb” is more glorious and focuses on the orchestrations in its first sections. I really appreciate the way the orchestra quickly moves to sit in the mix (more subtle presence) and the focus moves to the guitar melodies. Soon in the album, the high pitched clean vocals of the bass player, Paolo Rossi, and it still works as great as always. It brings special colors to the story being told by the music. In this case, it’s a sort of pre-chorus or chorus in which he does exchanges with the main vocals. It’s a safe value, a thing which is not being abused by the band, and as a fan, it’s always something I can appreciate. What I like about this song is that it contains riffs that have a more technical death metal flavor rather than melodic, but the orchestra still joins in to create an excellent result.

Sugar” is the song that has the most personnality so far, therefore it’s not surprising they chose this one for their music video used for the album’s promotion. It has a dark intro and leads to evil and very characterized riffs. It sounds wicked and dramatic, a little bit like an evil character’s theme song in a movie, but with the speed and power of Fleshgod Apocalypse‘s music. The chorus part changes the mood and brings a touch of hope in the melody.

The next one, “The Praying Mantis Strategy“, focuses on orchestrations. It lasts only a minute and is meant as an intro for the next song. The orchestra is put to the front and there’s a good deal of choir as well, which is great. It fades into the next one to create a transition.

The following title is “Monnalisa“, you probably know this work of art. It is this famous historical painting from Leonardo da Vinci. This one is more slow and gracious than the previous ones from this album. There are more calm, spoken voice verses. It seems like it’s telling a story.

The sixth song, “Worship and Forget” carries some kind of distress. Fast, dramatic, it sounds kind of like a pursuit, some emergency. My favorite moment of the song is the elegant guitar solo. The song’s tempo and the drum blasts are really fast! This aspect of Fleshgod Apocalpyse is definitively their main strength, in my opinion. It is an asset we cannot ignore.

The high pitched voice of the bass player takes the first spot in the song “Absinthe“. It is even the lead vocal of this song for a while. Again, super great guitar solo (the first one of the song). It is super fast and accompanied by condensed riffs. It’s been several times I mentions the fast speed already, because it is obviously one of the main aspects of Fleshgod Apocalypse‘s music, but I have to mention it’s not relevant to play fast just to go fast. It is really well done by this band and the melodies in the fast riffs are well done and memorable.

Pissing on the Score” comes next. I really like the guitar riffs in this one. Especially the descending riffs in diminished scales. The transitions are memorable and the whole is well constructed.

The Day We’ll be Gone” is like a tragic ballad. it has a really slower tempo and the calmest energy of the album so far. It is the soprano soprano singer which takes the lead for this one. A more relaxed moment in an album helps to add nuance the content, and vary the mood, it is very well done with this song. We can appreciate the expression in the guitar solo. the piano is also put to the front, it does a great duo with the soprano singer.

Embrace the Oblivion” is an 8 minute adventure, the longest song on the album. It’s impressive to consider that despite the changes in the lineup, the new album stays very true to the band’s original sound. It’s a good thing that the member who took the frontman’s duties have occupied that position in the past, therefore it doesn’t denature the band’s sound. I must admit I really love the song’s first riff because it has this oriental sound. It reminds me of the Egypt and its pharaohs.

The last one, the album’s title track, Veleno, is a piano outro. I think it’s a beautiful way for the band to point at their classical music influences, an elegant and gracious way to close the album with the piano, you can picture in your mind the curtains closing, I think it has a great sense of showmanship. Also, it is worth mentioning that the piano’s work is a key element in Fleshgod Apocalypse‘s music. It is not a common thing to hear that acoustic instrument in today’s metal music arrangements, but in this band, it is very well integrated and makes the sound much richer.

Photo du groupe

This album is brilliantly done. The transitions between the different ambiances are made skillfully. I tip my hat to the versatilty of  Francesco Paoli. His capacity to switch instruments and adapt himself to the band’s needs is something very inspiring and honorable. Who would’ve thought that this beast of a drummer, reaching speeds as fast as 270 bpm blasts, was also a guitarist and singer, having the proper skillset to be the band’s frontman? I must admit that it exceeds what I could have imagined.

Francis LaBadie

Photos et critique: La chorale “Choeur de Growlers” de Pierre-Luc Senécal

Mercredi le 8 mai 2019, avait lieu la première présentation dun spectacle au concept unique: une chorale de chanteurs de metal.

 

Choeur de Growlers

 

Fondé en 2016, par nul autre que le compositeur Pierre-Luc Senécal, Chœur de Growlers est un projet hors du commun qui aura pris 3 ans avant de se retrouver pour la première fois sur scène. Un merci particulier au Groupe Le Vivier et à la salle du Gesù pour leur avoir offert cette opportunité. Ce chœur, composé de 18 chanteurs et chanteuses du milieu métal québécois, est unique en son genre. Composé autour d’un poème écrit par le poète Fortner Anderson, “The Dayking” est une pièce qui décrit la chute de Troie et autres mythes et légendes grecs, en réunissant le caractère brutal de ces chanteurs métal. En plus de mettre de l’avant ces types de voix puissantes, la pièce réunit des éléments de la musique métal, instrumentale et aussi expérimentale.

Pierre-Luc Senécal a toujours été un passionné de métal (Dying Foetus, Cannibal Corpse, Cryptopsy, etc.). Il n’est donc pas surprenant que l’idée de créer un projet réunissant sa maîtrise en musique électronique expérimentale et sa passion du métal ait longtemps fait partie de son imaginaire. Comment dirige-t-on un chœur de 18 growlers? Tout simplement de la même façon qu’une chorale classique, c’est-à-dire, en divisant les sopranos, altos, ténors et basses, mais aussi selon le style de growl : Punk, Metalcore, Black métal et Thrash. Par contre, l’un des plus gros défis aura été d’écrire les partitions, pour y arriver, une notation spécifique a été créée. C’est donc à l’aide de graphiques et de blocs de couleurs, sans notes ni rythmes, et dirigé par une gestuelle bien spécifique, que Pierre-Luc Senécal a réussi à orchestrer tout ça!

 

L’équipe de growlers 

 

Samuel Arseneau-Roy (Basalte)
Laurent Bellemare (Basalte)
Roxana Bouchard (Your Last Wish)
David Caron-Proulx (Entheos)
Corinne Cardinal (Valfreya)
Sébastien Croteau (Necrotic Mutation)
Étienne Dufresne (Deathbringer)
Jessica Dupré (Fall of Stasis)
Pascal Germain-Berardi (ex-Archetype)
Marie-Claude Gosselin (Illicit)
Patrick Goyette
Marie-Hélène Landry (Obsolete Mankind)
Philippe Langelier (Bookakee)
Jeffrey Mac Dermott (Hands of Despair)
Yann Pouliot (Reign the Sky)
Étienne Roy-Bourque (ex-Nephilim)
Mikaïl Standjofski-Figols (ex-Sanguine Glacialis)
François Toutée (Ex-Hybreed Chaos)

 

Retour sur la soirée

 

Après avoir assisté à quelques numéros expérimentaux et intéressants, nous étions très fébrile lorsque les lumières se sont assombries et que les techniciens ont placé une longue rangée de lutrins sur la scène. Le chœur a pris place en compagnie du narrateur et écrivain, Fortner Anderson, ainsi que le chef d’orchestre et grand manitou, Pierre-Luc Senécal. L’armée de voix de growlers, dirigé par les gestes de Pierre-Luc, a débuté sa prestation en commençant progressivement. Mais on a vite eu droit a un aperçu de toute la force que ces chanteurs peuvent déployer en unissant leur voix. Imaginez un spectacle avec presque rien d’autre que la voix de plusieurs chanteurs métal qui s’unissent, se complètent les uns les autres, et font tant dans la subtilité, l’harmonie et la finesse que dans la hargne et la puissance.

Photo Coeur de growlers

C’était vraiment une énergie spéciale de voir un ensemble de growlers à l’avant plan, qui récite une oeuvre avec avec des nuances. On a eu droit a une variété de sensations, incluant celle d’avoir le frisson et le poil qui se dresse sur les bras. De plus, nous tenons à souligner que l’atmosphère créée avec les lumières tamisées et l’éclairage rouge était parfaite. Simple, mais efficace. Bravo au travail d’éclairagiste de M. Emile Lafortune. Avec ce projet hors du commun, présenté lors d’un événement plutôt classique, il est fort à parier que les gens moins habitués à ce type de voix, en sont ressortis impressionnés et surpris par cette pièce. Et pour les fans de métal, ce fût un moment inoubliable.

Si vous êtes comme l’équipe d’Ondes Chocs, vous voulez certainement voir ce Choeur de Growlers en spectacle un peu partout sur la scène métal! Comment faire? Encouragez-les, parlez-en autour de vous, soutenez leur financement en vous procurant de leurs “packages” sur leur campagne indiegogo qui se termine le 17 mai. C’est une première mondiale et il faut partager ce projet!

Voici le lien de leur campagne indiegogo où l’on peut se procurer de leur contenu:
https://www.indiegogo.com/projects/choeur-de-growlers-the-dayking-enregistrement

Un énorme merci à M. Pierre-Luc Senécal d’avoir entrepris et concrétisé cette idée complètement folle, et merci aux organisateurs de nous avoir offert un accès pour vivre cette expérience unique.

-Francis Labadie & Vicky Fillion

Critique d’album – Amon Amarth : Berserker

“Et voilà, je me lance pour la première fois dans la rédaction d’une critique d’album. Bonne lecture!” -Vicky

AMON AMARTH

Le groupe suédois n’a plus besoin de présentation en soi, formé en 1992. Ils sont des grands du “death métal mélodique”. Amon Amarth signifie ” Montagne du Destin” dans la langue construite par le grand écrivain J.R.R. Tolkien. Le groupe est souvent considéré à tort comme du “viking metal”, car il aborde en général des thèmes liés aux vikings et à la mythologie nordique.

BERSERKER (MAI 2019)

“Berserker” vient tout juste de sortir sur le marché (3 mai 2019) et ce 11e album est l’une des sorties les plus attendues du milieu métal pour 2019. Produit par Jay Ruston (Anthrax, Steel Panther, etc.), cet album comprend 12 titres fidèles à Amon Amarth. Dès les premières notes de “Fafner’s Gold”, on est transporté dans leur univers de Viking. Ce qu’il faut savoir c’est que selon la mythologie nordique, les “Berserkers” sont une classe de guerriers surpuissants qui ne craignent ni la douleur, ni la mort. De plus, la couverture de l’album représente bien son contenu et son titre.

Pochette de l'album
Liste des pièces
01. Fafner’s Gold
02. Crack The Sky
03. Mjölner, Hammer Of Thor
04. Shield Wall
05. Valkyria
06. Raven’s Flight
07. Ironside
08. The Berserker At Stamford Bridge
09. When Once Again We Can Set Our Sails
10. Skoll And Hati
11. Wings Of Eagles
12. Into The Dark

Fafner’s Gold débute lentement avec une intro très folk, mais après seulement 35 secondes, ont reconnait rapidement le son d’Amon Amarth. Ce titre relate l’histoire de Regin, un maître forgeron d’Asgard, qui désir se venger de son frère. La musique est puissante et la voix de Johan Hegg est brutale comme toujours. Suivi par le second titre, Crack the Sky, Amon Amarth nous parle de Thor, le dieu du tonnerre dans la mythologie germanique, et de son marteau. Avec les riffs agressifs, on ressent l’urgence d’agir pour Thor et son arme.

Le troisième titre, Mjölner, Hammer Of Thor, débute avec des coups de marteau sur du métal, l’ambiance d’une forge. Cette chanson explique la création des neufs cadeaux pour les dieux dont fait parti le marteau de Thor. Ce morceau contient des riffs accrocheurs. Les riffs de l’intro de la 4e pièce, Shield Wall, sont très intéressants et on ressent très bien la technique du drummeur Jocke Wallgren. Avec des passages plus lents et pesants, ce morceau est l’un de mes préférés.

Valkyria est en quelque sorte une éloge aux femmes guerrières, les Valkyries, qui répandaient la mort sur les champs de bataille et qui guidaient les guerriers au Valhalla. La fin du morceau joué au piano crée un moment plus féminin et doux, un “must” pour moi lorsque je l’ai entendu. Raven’s Flight, avec ses riffs de guitare lourds, amène un coté plus grave et dur aux histoires de l’album. Les guerriers décrits dans ce titre vont au combat en sachant que tant que les corbeaux y seront, ils auront la protection des dieux.

Ironside débute avec une intro de guitare seulement, et c’est venu me chercher immédiatement. Les riffs tout au long de la pièce nous donne envie de se dépasser. Les différents rythmes nous amènent dans plusieurs niveaux d’émotion. Amon Amarth nous parle de la recherche de son propre chemin de la part d’un roi né d’un père déjà légende et qui se demande s’il vivra dans l’ombre de celui-ci. Cette pièce fait partie de mon top 3 de l’album. The Berserker At Stamford Bridge relate l’histoire d’un guerrier qui s’est tenu debout devant une armée complète avec pour seule arme sa force et sa hache. La lourdeur de la pièce démontre bien la dureté du combat décrit.

Dès le départ, les riffs de When Once Again We Can Set Our Sails sont entraînants. La maison d’un Viking est son bateau! Simple résumé, mais efficace pour décrire cette pièce. Skoll And Hati n’ont pas besoin de présentation dans la mythologie nordique, ce sont deux loups poursuivant la lune et le soleil pour les dévorer et anéantir les neufs mondes. Un titre plus rapide et intéressant.

Pour la pièce Wings Of Eagles, on a droit à une intro de drum intéressante. Ce titre décrit les expéditions des Vikings pour des terres meilleures. Avec son intro mélodique, Into The Dark est mon numéro 1 de l’album. Plus lente, mais très efficace au niveau de la composition. Elle décrit un mal de vivre profond, obscur et incontrôlable chez l’humain. Je vous laisse découvrir l’efficacité et la pesanteur que ce titre peut nous faire éprouver!

Pour conclure, cet album est très convainquant et vaut la peine d’être écouté et de faire ses recherches concernant les titres. Au premier écoute on sent bien la musique, mais avec les connaissances des textes et histoires décrites ça nous permet de mieux ressentir et comprendre ce qu’Amon Amarth a voulu nous offrir comme album!

Bonne écoute!

Vicky Fillion

P.S. Ne manquez pas la tournée d’Amon Amarth, le groupe sera de passage à Montréal les 10 et 11 octobre prochain!

Critique de Show: Kalmah @ L’Astral – 29 avril 2019

Sffiche du concert

 

Kalmah / Vreid / Empyrean Throne / Unbeing @ l’Astral, 29 avril 2019

 

Une présentation de Evenko et Greenland Productions

 

Unbeing

La soirée a commencé avec le groupe Unbeing. C’est une quintette de prog instrumental de Montréal, avec des séquences au son “space” et du clavier. Leur son est riche et les structures musicales sont complexes, enchaînant des signatures de temps non conventionnelles et des rythmes élaborés et punchy, tout en étant mélodiquement très coloré. La musique d’Unbeing, malgré son aspect mathématiquement complexe, est souvent catchy et on peut headbanger sur le rythme. Malgré l’absence d’un chanteur, et donc d’un frontman pendant la performance des pièces, le compositeur, Sherif El-Maghraby, assure une bonne animation entre les pièces en s’adressant à la foule de façon à la fois humoristique et charismatique. Mention spéciale au dernier ajout dans leur formation: le batteur “Landryx“, du défunt groupe québécois légendaire Unexpect. Il apporte au groupe un excellent groove. Malgré le fait que le groupe et son style cadrait un peu moins avec l’ambiance des autres groupes de la soirée, l’expérience en vaut le détour et un voyage au coeur du cerveau de Sherif permet l’appréciation d’une oeuvre épique et très habilement concoctée.

 

Empyrean Throne

 

 

Le prochain groupe qui monta sur scène se nomme Empyrean Throne, de Lake Forest en Californie. C’est un groupe de Black Metal Symphonique qui n’a rien de doux. Les membres arborent un look agressif avec des longs bracelets de studs et du maquillage plein le visage. Leur musique est sombre, rapide et brutale. Certains moments me rappelaient le groupe Dimmu Borgir. L’ambiance créée sur scène avec les crânes et les vocaux nous amenaient dans une atmosphère démoniaque et satanique. Définitivement le groupe le plus théatral de la soirée et aux ambiances les plus sombres.

 

Vreid

 

 

La foule était maintenant prête à recevoir le groupe norvégien Vreid. Le “headbanging” était à l’honneur durant leur prestation. Le bassiste, Hváll (Jarle Kvåle), a su créer un contact avec la foule entre chacune des pièces de leur set. Le groupe livre une musique au son black metal plus traditionnel tel que le connait, mais pas sans éléments avec de la personnalité, et avec des solos de guitare, ce qui est moins commun dans du black metal. On entend très bien la prononciation des mots par le chanteur. Ça aussi, c’est moins fréquent dans la musique black metal, car souvent on n’entend pas vraiment de prononciation. Vreid ont très bien préparé la foule pour le moment que tous attendaient… le set de Kalmah!

Kalmah

 

Finalement le groupe finlandais, Kalmah arriva sur scène. Dès les premières notes de l’intro, on s’entaient déjà l’accent et les origines finlandaises du band. La foule étant déjà réchauffée, les “mosh pit” ont été présents dès le début. La présence du claviériste sur scène, Veli-Matti Kananen, crée une atmosphère plus folklorique, complète, qui amène leur musique à un autre niveau. La voix grasse et portante du chanteur, Pekka Kokko, est très surprenante que ce soit dans le chant ou simplement lorsqu’il parle : basse et imposante, sans aucun effort! Le groupe a livré une excellente performance. J’espère qu’ils ont autant apprécié leur expérience ici que le public ont apprécié leur spectacle car ce serait super de les revoir sur scène chez nous.

Vicky Fillion et Francis LaBadie

 

Critique d’Album : B.A.R.F – “Mantra” (2018)

BARF
Mantra
2018
1. Intro
2. Disparues
3. Emprise
4. F**k the World
5. L’épreuve
6. Tomahawk (feat. Vincent Peake & Sébastien Croteau)
7. Rapace a cravate
8. Fentanyl
9. Gun s’a tempe
10. Hellzheimer
11. Mantra d’apocalypse
12. Fade Out (feat. Mononc Serge)

Le 1er septembre, le lancement du nouvel album de BARF : “Mantra” avait lieu. Le lancement se déroulait dans les locaux de Boite à musique, qui, depuis tout récemment, se sont lancé dans la production musicale. Avec 5 groupes sous leurs bannière : B.A.R.FAnonymus, Dizzygoth, Becoming The Bully et Nova Spei.

Bannière album Mantra

Étant un band qui interagit beaucoup avec leur public, le lancement d’album s’est fait de manière inhabituelle. Dans une salle de pratique, on retrouvait environ une quarantaine de personnes qui eu droit à une performance énergique, privée et intime. Malgré le fait que je n’y étais malheureusement pas, les commentaires des privilégiés qui y étaient semblent plus que positif!

Photo BARF

On doit avouer que la plupart des Métalleux québecois ont une affection particulière pour ce band Crossover MetalGrindHardCore qui arpente les scènes du Québec depuis 1986. B.A.R.F est un band du genre plutôt désinvolte qui ne se prend pas trop au sérieux. DES VRAI PWELLS. Une attitude qui est propre et bien appréciée.

Puis, nous étions tous définitivement contents du retour de B.A.R.F en 2014 et cette nouvelle sortie d’album en 2018 est encore une fois, une preuve que le band mérite sa place, qui est bien établie sur la scène québecoise. Il est à noter que seulement 2 semaines après sa parution sur Itunes, le nouvel album de BARF, Mantra, est déjà couronné par la 2ème position au palmarès des 200 meilleurs albums Metal canadiens.

Statistiques Itunes BARF - Mantra

 

Après avoir écouté l’album en boucle pendant 2 semaines, je dois dire que je suis plus que satisfaite. Les paroles semblent très réfléchies malgré le sarcasme et l’ironie. L’album semble être un classique auquel une petite touche particulière est ajoutée. La qualité technique de la musique a clairement évolué au cours des années et crée un certain contraste avec les paroles qui sont davantage humoristiques.

L’intro fesse et ça pourrait faire virer fou si on l’écoute en boucle!

La première chanson, Disparues, débute de façon plutôt brutale. Ça me semble être un drôle de mariage, le drum est très présent et le snare fitte parfaitement, on voit clairement que le vieux est encore capable de barfer des mots. Le riff de guitar est envoutant, même si la chanson est redondante un tentinet.

Dans la deuxième, Emprisele riff de guitar super classique devien un son plutôt trash du genre punk. Le breakdown de la chanson est simplement ahurissant. J’ai définitevement un coup de coeur pour celle-ci!

La troisième chanson, Fuck the World, est beaucoup plus agressive. On dénote clairement une rage puissante. Les paroles sont super! La chanson parfaite pour un moshpit déchainé!

La 4e, L’épreuve, sonne comme un vieux classique, elle est pas pire mais elle n’a rien de spécial ou d’original. Je me demande si BARF était à court de créativité pour celle-là! Je l’ai même trouvé un peu longue…

Parlant de longueur, l’intro de Tomahawk est plutôt longue. J’adore le concept! Par contre, je m’attendais à quelque chose d’encore plus brutal et primitif, pour une chanson tribale. Quelque chose de plus sauvage. La chanson donne envie de danser autour d’un feu, le shout out aux tribus est une merveilleuse idée.

Rapace à cravate, Honnêtement, les lyrics sont vraiment bon. C’est simple, classique et accrocheur! J’adore la finale, ça fait penser à Guitar Hero. J’aime aussi la haine envers les politiciens qui est verbalisée de façon merveilleuse.

Fentanyl : L’intro est plutot longue… Les paroles sont frappantes. J’aime le fait que BARF parle beaucoup des vrais problèmes et actualités de notre société.

Gun s’a Tempe : Le message est plutôt confus. À savoir, est-ce qu’il est pris au piège, ou est-ce qu’il pense au suicide? Plutôt agressif. Le beat parfait pour un circle pit! Le solo de guitare est simplement Su’a coche!

Hellzheimer: L’intro me semble disonnante. Je crois qu’ils auraient définitivement pu faire mieux. On dirait aussi que le chanteur manque de voix. Par contre, j’aime bien la fin.

Mantra d’apocalypse sonne comme une tonne de brique. Honnêtement, super bonne chanson. Un peu répétitive, mais le beat est super bon! Une tune sur laquelle je trasherait bien! Et la finale est simplement merveilleuse.

Fade Out (feat. Mononc’ SergeJ’aime le fait que ce soit organique. Une vrai joke. Une chanson de feu de camp et de party. Le genre de chanson sur laquelle tu dis «tiens ma bière et regarde ça»  à un(e) de tes ami(e)s.

En gros, c’est un super album qui réunit plusieurs piliers de le scène metal quebecoise. L’album est merveilleusement bien structuré est irrévocablement un chef-d’oeuvre! Alors, je vous conseille à tous d’écouter cet album!

Vous pouvez trouver Mantra, un peu partout : Youtube, Spotify, GooglePlay, Itunes, Deezer, AmazonMP3 et Napster.

Fay

 

Whores, Black Tusk, Whitenails et Venomenon aux Foufounes Électriques

***Click here for english version

Si t’es un grincheux qui n’aime pas les longues intros : Lis simplement les 5 derniers paragraphes! J’ai cependant l’impression qu’une introduction est nécessaire par rapport aux attentes que j’avais pour ce show-ci.

J’avais de grosses attentes.

Le 17 août, j’écrivais mes premiers articles de couverture de parutions d’albums ! Étant donné le fait que je n’avais AUCUNE idée de par où commencer… Google m’est venu en aide. J’ai donc découvert que Black Tusk avait sorti un nouvel album le jour même.

Le hic, c’est que… même si le nom me semblait familier, je ne les connaissais pas assez pour en faire une critique. Alors, étant une maniaque de l’information, j’ai décidé d’écouter toute leur discographie en cuisinant. …Et de lire tout ce que j’ai pu trouver à leur sujet. Et j’ai eu le coup de foudre solide. WOW LES BEAUX PWELLS QUI FONT D’LA BONNE MUSIQUE! (Et le vidéo de leur #1 Truth Untold est priceless.)

Drôlement, avant même que mon article soit publié… quelqu’un m’a taggé sur leur show aux Foufounes Électriques.  Et là, une cloche des enfers a sonné dans ma tête! (Non, pas du AC/DC…) Ma première entrevue allait être faite avec le nouveau bassiste du band!  Alors, j’ai harcelé mon Partner in Choc pour qu’il m’obtienne un accès média (d’ailleurs, merci à Extensive Enterprise). Vous pouvez alors également deviner à quel point mes attentes étaient élevées pour ce show…

Malheur : j’ai oublié de m’informer au sujet des autres bands qui allaient être sur scène… J’ai alors découvert les 3 autres bands à l’aveuglette. Voici le résultat :

Au début, j’avais l’impression de m’être trompé d’endroit…

Venomenon Photo

Pour ce qui est du 1er band, Venomenon, en voyant le nom : je me demandais si j’allais écouter un hommage à Venom… (Venome-non? Non, pas venom…) Au final, j’ai assisté à un show plutôt énergique (peut être un peu trop ?)… On n’est pas dans un film de Marvel les gars… vous n’êtes pas des superhéros. En fait, on était plutôt dans les Simpsons! Le Guitariste ressemble à Side-Show Bob. Et le bassiste était aussi excité que Ralf après avoir mangé des bonbons…  Et l’énergie de la foule n’était malheureusement pas la même.

Whitenails Photo

En ce qui a trait du 2e band, Whitenails, je ne pouvais pas arrêter d’imaginer le chanteur assis sur un tabouret avec une bière ou encore avec sa guitare près d’un feu de camp. Je veux dire, le gars a clairement la voix d’un chansonnier québécois. On aurait dit Éric Lapointe, l’alcoolisme en moins. J’avais l’impression qu’il n’était pas à l’aise du tout. Cependant, au niveau musical, le band sonnait familier. Le tout me faisait penser à Black Sabbath et il y avait une touche très originale malgré tout.

Black Tusk Photo

Puis, quand l’heure de Black Tusk est finalement arrivée : Le tout était CLAIREMENT au-dessus de mes attentes. La salle s’est enfin animée, on a même eu droit à un Moshpit! On voyait clairement qu’une complicité s’est formée entre le nouveau bassiste et le guitariste. Le nouveau a d’ailleurs la voix pratiquement aussi grave que celle de son prédécesseur.

Whores Photo

Whores ont eu droit à une foule déjà enflammée! Foule à laquelle ils ont servis une prestation déchainée. C’était également l’anniversaire de Mark, le drummer, et il a eu un gâteau dans lequel il a mordu sans gêne (il en avait partout… Jood gob!) Je m’attendais à un “political statement” de la part du guitariste, puisqu’il a un drapeau américain à l’envers sur sa guitare… mais non!

Au fini-final

Les deux headlines étaient MALADES. C’était tout qu’un show et ils ont largement su compenser pour les deux premières parties qui avaient eu du mal à animer la foule. J’ai également eu le plaisir d’interviewer Corey Barhorst de Black Tusk! Une entrevue que vous pourrez prochainement voir sur Ondes Chocs!

Fay


If you’re a grouch that doesn’t like long intros: just read the last five paragraphs! Still, I feel an introduction is necessary to put in perspective what my expectations were about that Whores & Black Tusk show.

My expectations

August 17th, I was writing my very first album release coverage! Since I had no clue where to begin… Google came to my help. (Most of the time, I use it to make a point… But it also did the job to find inspiration! 😉 ) And I found out that Black Tusk had released a new album on the same day.

Problem is that… Even if the name rang a bell, I felt I wasn’t familiar enough with the band to make a coverage of their album release. So, being an info freak, I set out to listen to their whole discography while I was cooking. …And to read everything I was able to find on the band. It was as if I’d been struck by lightning! (Thunderstruck, haha.) WOW, THAT BEAUTIFUL BUNCH OF HAIRY DUDES MAKING SOME GOOOOOOOD TUNES! (And their #1 music vid, Truth Untold is priceless!)

Funny enough, even before the article was published… someone tagged me on Black Tusk’s Foufounes Électriques gig. And then, some hell’s bell started ringing in my head (No, not that AC/DC bell… More like the devil’s own) My first interview ever would be with the band’s new bass player! So, I used and abused my Partner in Choc until he got me a press card… (By the way, thanks to Extensive Enterprise). So you can easily guess how high my Expectations were for that night…

Little problem though: I had neglected to get some info about the other bands on the bill… And so, I got to discover the three of them in action. Here’s what it looked like:

At first, I thought I went to the wrong show…

Venomenon Photo

As far as Venomenon, the first band, is concerned, I was wondering if they were some kind of a Venom tribute band (Venom-and-none? Nope, not Venom). All in all, I got to see an energy-filled set (maybe a little too energetic?). This ain’t a Marvel flick, guys… You ain’t superheroes. In fact, it felt more like we were in a Simpson’s episode! The guitar guy looks like Sideshow Bob. And the bassman seemed as if he were Ralfie after he ate a shitload of candies… Sadly, the audience’s level of energy just wasn’t as high.

Whitenails Photo

With the second band, Whitenails, I couldn’t help imagining the singer sitting on a bar stool, a beer in hand, or with a guitar by the campfire. I mean, the guy has the voice of a Quebecer folk singer. It sounded like some dry-drunk Eric Lapointe. I thought he looked like he was out of his element. Whatsoever, the music did sound familiar. It actually made me think of Black Sabbath with an original touch of their own.

Black Tusk Photo

Then, when Black Tusk’s time finally arrived: was CLEARLY way beyond my expectations. The crowd finally woke up; we even were treated to a moshpit! It was plain to see there was chemistry between the new bass player and the guitarist. Bonus: The new guy’s voice sounds practically as deep as his predecessor’s!

Whores Photo

Whores benefited from an already fired-up crowd! A crowd they gratified with an explosive performance! It also happened to be Mark’s birthday (the drummer), and he was given his birthday cake on stage, on which he munched unembarrassed (His mouth was covered in cake… Jood gob!). I was waiting for a political statement, from the guitar player since he had an upside down US flag on his guitar, but no!

All in all, both headliners were AWESOME! It was a great show, and both bands easily made up for the not so entertaining two opening bands. I’ve also had the pleasure of interviewing Black Tusk’s new bass player, Corey Barhorst! An interview you will be able to find on Ondes Chocs soon!

Fay