Nous au Trou du Diable. Une soirée sous l’étendard du Trois-Rivières MetalFest avec trois formations qui ne demandent aucune présentation. Ce soir, nous fêtons, entre autres, les 20 ans de Reanimator, le 1 an de l’album Fake World de Genetic Error et le retour sur scène d’Apocalyptic Fear avec son nouvel alignement . Je ne sais pas où donner de la tête, superbes t-shirts, vinyles, visages familiers et surtout trois groupes qui vont mettre le feu sur la scène du salon Wabasso. Tous les éléments sont là pour faire de cette soirée un moment exceptionnel pour s’amuser et lâcher son fou.
Devant plusieurs ‘’metalheads’’ s’érige cette formation qui a un nouvel alignement avec JD qui donne un ton nouveau comme choriste, entre autres, sur Mutilated by Sickness et Worst Enemy, en plus de montrer une bonne maîtrise à la basse. Kevin à la batterie, solide et énergique. Nos vieux loups Jean-François et Steeve, fondateurs de la formation, sont eux aussi en forme et nous font vivre la ‘’vibe’’ d’un death metal très vivant. Deux solos de guitare de Steeve Daigle sont portés à mon attention sur Dying Age et Worst Enemy, tellement bien faits et appréciés par l’assemblée. Psychic Death, a des mélodies qui sont intrigantes, groovy dans son esprit métallique. On a le droit à une chanson qui nous amène dans des lyriques sur des sujets tabous, comme la santé mentale et le suicide, avec une introduction par le frontman, qui nous présente Mental Delirium. On acclame ce nouvel hymne Rise qui me fait espérer la sortie d’un album en 2026. En gros, Apocalyptic Fear, renaît de cendre, devant nous ce soir et nous les reverrons le 12 décembre, à la Sainte paix en compagnie de Sarkasm et Carry the Cross… alors, soyez-y!
Genetic Error
André Lachance: voix/ basse Louis-Simon Bellerose: voix/guitare Patrock Béliveau: batterie
Après un léger problème de micro qui retarde le spectacle, voilà notre trio trifluvien qui entre en scène avec Right, une chanson parfaite pour nous mettre tout de suite dans l’ambiance. On poursuit avec des titres qui nous ont fait connaître Genetic Error dont 1987, de l’album Toxic Planet et, par la suite 29, dédié à Marc-André Fortin, premier drummer de la formation.
On se fait remettre en place avec nos cellulaires et notre vie, qui en dépend depuis quelques années avec la chanson francophone Tétanisé. Les textes sont clairs et musicalement, une des pièces que j’adore le plus sur l’album Fake Word. On s’amuse à chanter Only rock & roll and I like it pour nous amener Making Fool of Yourself, un thrash avec un grain de substance jazzy. André, semble avoir beaucoup de plaisir sur la plateforme qu’on lui donne et se vide le cœur avant Brainwashed by the Government. On n’hésite pas à saluer de nombreux visages connus dans la scène underground, se trouvant dans la salle, dont celui de Daniel Mongrain (Voivod). Bien sûr, Fake World arrive et si vous n’avez pas encore vu le vidéo… mais qu’attendez-vous? Pour ma part, si celui-ci avait été inscrit au GAMIQ, il aurait été gagnant haut la main. Tout se termine avec Attentat sur le Monde, que j’adore pour son beat ‘’promenade’’ avant de nous emporter sur des riffs punk… belle conclusion pour Genetic Error.
Reanimator
Patrick Martin: voix Joe Racine: guitare Philippe Lemire: guitare Francis Labelle batterie Fred Bizier: basse
Reanimator… un train qui file à toute allure, qui ne s’arrête pour rien jusqu’à la fin du spectacle, moment où les lumières de fin de soirée s’allument pour qu’on passe la vadrouille. Quel groupe intense et surprenant, une prestation qui est passée en éclair tellement la qualité était au rendez-vous. Vingt ans déjà se sont écoulé avec une stabilité de dix ans avec les membres actuels, la chimie est là et la recette gagnante qui anime le groupe dans sa performance se ressent lors du spectacle. Des titres comme Electric Circle Pit, Rush for the Mush et Burnt by the Witch se succèdent avec éclat et plusieurs fans du ‘’air guitar’’ se démènent parmi les spectateurs. Patrick Martin nous fait un court discours sur sa rencontre avec Mr Godasse (Jean-François Houle) et de leur premier spectacle trifluvien au Rock Café le Stage. Si certains considèrent que ça ne rock pas en français, le titre L’Appel du Vide vous fera rapidement changer d’idée! L’ambiance est à son plus fort, et on y va des titres du dernier album Commotion: Heads or Tails, Necronomicunt et bien sûr Anti-Sobriety. Superbe soutien des choristes qui laisse place, tout à la fois, à la redoutable empreinte laissée par leur frontman. Reanimator, une formation qui vaut le détour. Si vous étiez mort en dedans, après leur spectacle, il vous laisse avec l’impression d’avoir été à ce moment, bien vivant… réanimé!
-Christian Lamothe, chroniqueur de l’Underground
Voici les liens pour écouter et encourager nos artistes de l’underground
Outlying nous revient avec leur nouvel album « Oblivisci », paru le 21 novembre 2025 en tant qu’indépendant. 9 ans après leur dernier album « Frameworks for Repression » sorti en 2016, les trifluviens d’Outlying reviennent avec un nouvel album qui saura satisfaire à tous les adeptes de melodic death metal. Dès le début de l’écoute de ce nouvel opus, nous découvrons avec « The Raven Is Gone » un groupe en pleine contrôle de son art. Fred A. Dubeau, guitare et vocal, est accompagné Martin Reithler aux drums et Charles Alex Bilodeau à la bass. Le trio ne cesse de nous proposer des riffs nous donnant le goût de faire aller la tête, digne d’un petit headbang devant notre speaker. La qualité sonore ne cesse de m’impressionner! En tenant compte que ceci a été entièrement composé de façon indépendante, nous pouvons entendre tous les instruments et les petites subtilités dans les compositions et les pièces proposées. « Novembre » est sans hésitation ma pièce coup de coeur sur cet album. Ayant récemment lancé leur album au Café-Bar Zénob de Trois-Rivières le 22 novembre 2025, Outlying se voit être un groupe qui mérite d’être connu dans la scène locale au Québec. Si vous avez la chance de pouvoir assister à un de leur spectacle, je vous le recommande sans hésitation. Note: 8,5/10
Zero 9:36 band de metalcore/rap ouvre là soirée à 19:00. Je ne connaissais pas énormément ce groupe et au final, ce fut une découverte et je n’ai pas été déçu. Malgré un set relativement court d’une trentaine de minutes seulement, Le chanteur, avec une présence scénique naturelle et une énergie contagieuse, prenait le temps d’échanger avec le public entre les morceaux, créant une ambiance chaleureuse et engageante. Les musiciens, quant à eux, ont livré une prestation impeccable : riffs percutants, rythmiques solides et une cohésion qui donnait à chaque chanson une intensité remarquable.
Unearth
Place maintenant à Unearth, pilier de la scène metalcore/hardcore. Dès leur arrivée sur scène, on sent immédiatement la différence d’intensité : le groupe impose sa présence avec une assurance impressionnante. Leur chanteur est exceptionnel, il bouge et occupe chaque recoin du stage et il n’hésite même pas à descendre du stage et grimper sur la barrière pour chanteur directement devant nous.Une proximité rare qui amplifie encore plus l’impact de leur performance. Honnêtement, c’est probablement l’un des meilleurs chanteurs hardcore que j’ai eu la chance de voir en action.
Musicalement, Unearth a livré un set vraiment solide. Les riffs tranchants, la batterie explosive et l’alchimie parfaite entre les membres ont immédiatement déclenché un pit aussi intense que violent — à l’image de leur réputation. Le public a été servi : en plus de leurs morceaux récents, ils nous ont offert plusieurs titres plus anciens, un vrai cadeau pour les fans de longue date.
Unearth a prouvé une fois de plus pourquoi ils restent une référence incontournable du genre.
Atreyu
Le moment que j’attendais le plus de là soirée est Atreyu. C’est probablement un des bands que j’écoutais le plus durant mon adolescence. Le spectacle célébrait les 21 ans de l’album mythique The Curse, qu’ils ont joué au complet. Et comme si ce n’était pas assez, le rappel s’est conclu avec un classique absolu : Ex’s and Oh’s, ma chanson préférée du groupe, un moment fort qui a littéralement soulevé la salle.
Je n’avais jamais vu Atreyu dans le passé, donc j’avoue j’aurai bien aimer ça les voir avec Alex, mais son remplaçant qui fait un excellent travail. Son énergie, sa voix et sa présence scénique rendent justice à l’héritage du groupe. Les musiciens étaient vraiment très talentueux et Atreyu entre clairement dans mon top 5 des meilleurs shows que j’ai vu en 2025.
-Journaliste: David Cesare Photographe: Guillaume Gélinas
Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Death To All présenté par Extensive Enterprise &Heavy Montréal auMTelus de Montréal le 12 novembre 2025 et qui mettait également à l’affiche Gorguts et Phobophilic.
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Retour sur le spectacle
La tournée « Symbolic Healing » du groupe Death to All s’arrêta à Montréal au MTelus afin d’y célébrer le 35ème anniversaire de l’album « Spiritual Healing » et le 30ème anniversaire de « Symbolic », deux albums du défunt groupe Death fondé par la légende du death metal, Chuck Schuldiner. Avec eux, les légendes du death metal québécois Gorguts et les américains de Phobophilic venaient assurés la première partie. Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, c’est une soirée de nostalgie qui allait s’emparer du MTelus qui, soit disant, se refait une beauté. Plusieurs travaux ont lieu dans la salle et un mini labyrinthe nous mène au vestiaire. Bref !
Phobophilic
Dès mon arrivée dans la mythique salle du MTelus, après avoir bravé la tempête de neige et les automobiles qui sont encore sur les pneus d’été suite à la neige plutôt précoce cette année, Phobophilic vient nous présenter un death metal d’une lourdeur qui pourrait être comparée à du Incantation. Par moment, la voix est brutale et rauque et le tout est jumelé avec un drum assez rapide et de riffs qui nous donnent des coups de pelle directement dans la face. Malgré le petit 30 minutes qui nous a été offert, le groupe a su faire bonne impression avec un parterre qui commence déjà à se remplir de plusieurs t-shirts à l’effigie de Gorguts et Death. Dès la 3ème pièce, le parterre, plutôt timide sur les 2 premières pièces, s’active et le moshpit part pour de bon. Venu nous présenter des pièces de leur seul album en carrière « Enveloping Absurdity », sorti en 2022, Phobophilic ne réinvente pas la roue mais se voit être un groupe ayant un énorme potentiel. Les 5 pièces qui ont été présentées m’ont agréablement surpris et elles ont su se faire de nouveaux fans. Avoir la chance de faire une tournée avec des légendes comme Gorguts et les membres originaux de Death, je trouve que c’est déjà un excellent départ pour un nouveau groupe et un gros événement qui vaudrait la peine de mentionner sur un Curriculum Vitae (CV) version metal. On s’entend, faire une tournée avec les gars de Gorguts et les légendes Steve DiGiorgio et Gene Hoglan, je pense qu’il n’y a rien de plus badass à dire à des chums metalleux. C’est une excellente réussite pour un groupe jeune comme eux !
Gorguts
Les petits chouchoux de la place débarquent enfin sur scène alors que la bande de Luc Lemay vient nous offrir une leçon de death metal technique comme seulement eux sont capables de faire. Originaire de Sherbrooke, Gorguts n’a aucunement besoin de présentation sur la scène metal québécoise alors que le groupe est actif depuis 1989. Ayant eu la chance de voir le groupe en 2023 avec Mayhem et Cannibal Corpse en formule co-headline à l’Olympia, Gorguts a misé sur une formule assez variée alors que le groupe est présentement dans la composition d’un nouvel album. Venu nous présenter deux nouvelles pièces, notre cher Luc national n’a pas hésité de piger dans son répertoire de classiques des albums « Considered Dead » et « The Erosion of Sanity » que je considère étant des albums marquants dans le metal québécois. « Considered Dead » est facilement un album dans mon top 3 des meilleurs albums produit au Québec avec « None So Vile » de Cryptopsy et « Killing Technology » de Voivod.
La formule et la logique ont été respectées alors que des pièces ayant un aspect plus death metal old school ont été jouées, alors que le Gorguts plus récent a été joué avec son côté plus technique. Luc n’a pas hésité de nous parler en français entre chaque pièce disant qu’il est bien heureux de jouer « à la maison ». Encore une fois, nous pouvons remarquer que Gorguts veut se réinventer et nous sort toujours un lapin de leur chapeau avec des nouvelles passes techniques qui nous fait sortir un gros « Quessé ca ?! » tellement on est émerveillé. Gorguts, c’est complexe, c’est technique, c’est violent, PIS ON AIME ÇA ! Chapeau à Luc et sa bande qui ne cessent de nous impressionner année après année. Un nouvel album de Gorguts est plus que dû alors que « Colored Sands » est sorti en 2013, il y a bientôt 12 ans. Blague à part, il est presque rendu dans sa crise d’ado ! Je souhaite développer sur deux points que je considère importants avant de passer à Death to All. Commençons par le positif : La qualité sonore de Gorguts était tout simplement phénoménale. Je n’ai jamais entendu un groupe sonner aussi bien que cela dans le MTelus. Je ne sais pas si c’est à cause des rénovations en cours ou le technicien de son de Gorguts est une machine, mais c’est facilement le meilleur son que j’ai entendu de ma vie tout style de musique confondu dans cette salle. Ça sonnait « clean » du début à la fin, wow. Chapeau pour le son.
Point negatif : La fameuse file de la merch. Je suis mitigé 50/50. C’était un bordel tout simplement. Autant que c’est le fun à voir que le monde était prêt à débourser pour Death to All et Gorguts qu’autant je me demande pourquoi l’attente était longue de même. En tout, il a fallu un bon 45 minutes – 1 heure avant de me procurer ce que je voulais. Soi-disant, MERCI ! Le long-sleeve de « Considered Dead » de Gorguts à 40 $, meilleur achat que j’ai fait depuis longtemps. Il est MA-GNI-FI-QUE. Enfin des groupes qui ne chargent pas des prix de fou au point de devoir manger des ramens pendant 2 semaines. Comme je dis, je comprends qu’il faut que le monde encourage les groupes, mais est-ce un problème de configuration du MTelus avec tout le monde qui essayait de se faufiler dans la file de merch ou c’est tout simplement le fait que beaucoup trop de monde voulait de la merch? Bref, pas grave. J’ai mon long-sleeve, j’ai écouté Gorguts dans la file d’attente au loin et j’ai aimé ce que j’ai entendu. Mais attendre 45 minutes – 1 heure pour de la merch me semble totalement absurde. C’est ça être victime de son succès.
Setlist :
Considered Dead
Sublte Body
Earthly Love
Nouvelle pièce sans titre
An Ocean of Wisdom
Nouvelle pièce sans titre
Condemned to Obscurity
Bodily Corrupted
Death To All
Petite devinette assez simple : Qu’arrives-t-il quand Steve DiGiorgio, Gene Hoglan, Bobby Koelble et Max Phelps décident de se partir un groupe hommage à Death ? Le meilleur groupe hommage que j’ai vu de toute ma vie soit Death to All. Ce groupe composé de trois membres originaux, à l’exception de Max Phelps qui est presque la réincarnation de Chuck, vient nous jouer pendant plus de deux heures des morceaux de la large discographie de Death afin de célébrer l’héritage du père fondateur du genre, soit Chuck Schuldiner.
Dès les premières notes de « Living Monstrosity », nous voyons déjà le potentiel et l’expérience sur scène. Alternant les différents classiques du groupe et en naviguant dans les sept albums studio tels que : « Lack of Comprehension », « The Philosopher » et « Spiritual Healing », Max Phelps n’hésite pas d’alterner son vocal passant du death metal guttural à un vocal plus aigu. Tout au long de la carrière de Death, Chuck n’hésitait pas à changer le style de Death en passant du death metal old school sur les premiers albums vers une touche plus technique/progressive sur les derniers albums. Le tout est respecté alors que les quatre musiciens sur scène démontrent être en mesure d’ajuster leur technique. Max Phelps, chanteur et guitariste ayant la lourde tâche de chanter les parties de Chuck, nous démontre son énorme talent. On dirait vraiment sa réincarnation, c’est hallucinant comment il est talentueux. Steve DiGiorgio, charismatique bassiste de Death de l’époque et actuel bassiste du groupe thrash Testament, s’improvise comme frontman du groupe afin de parler à la foule. Quel charisme il possède ! De même, pour revenir à la qualité sonore, celle-ci est encore impeccable pour Death to All. Nous ressentons chaque coup de bass et de drums presque dans nos pieds comme si ça nous traversait le corps, wow! La foule n’hésite pas à faire du moshpit et bodysurfing question de tenir les agents de sécurité occupés en avant !
Pendant plus de 2 heures, Death to All a été généreux et nous a joué plus de 19 pièces. Nous avons eu la chance d’entendre l’album « Symbolic » du début à la fin avec plusieurs pièces de « Spiritual Healing » et tous les classiques de Death. C’est avec la très célèbre « Pull the Plug » que la soirée se termine sous les acclamations de la foule. Si vous n’avez jamais eu la chance d’aller voir un spectacle de Death to All, vous manquez de quoi. C’est l’ultime hommage et le plus proche que nous pouvons avoir de vivre l’expérience Death. Après plus de 24 ans après le décès de Chuck, nous voyons que son impact et son héritage est encore présente puisque le MTelus était plein à craquer. Chuck forever !
Setlist :
Living Monstrosity
Defensive Personalities
Lack of Comprehension
Altering the Future
Zombie Ritual
Within the Mind
The Philosopher
Spiritual Healing
Symbolic :
Symbolic
Zero Tolerance
Empty Words
Sacred Serenity
1,000 Eyes
Without Judgement
Crystal Mountain
Misanthrope
Perennial Quest
Rappel :
Spirit Crusher 19. Pull the Plug
-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Martin Desbois
Le 8 novembre dernier à la Forge à Bérubé de Trois-Pistoles avait lieu ce show metal/hardcore. Avec cinq bands au menu, la soirée débuta très tôt vers les 18h30 pour ainsi s’enchaînée à un rythme de feu!
Ce band de metal rimouskois a su réchauffer la scène avec les nouveautés de leur premier album sortie en septembre dernier : After the shot. Ils sont la preuve que le metal peut se jouer en trio : bass, guit et drum. Ils ont aussi une toune simplement guit et drum accompagné du vocal : Seven Injuries. C’était leur dernier show pour 2025, ils seront en mode composition pour cet hiver.
Ce band hardcore de Québec a brulé les planches à la Forge pour leur tout premier show. Un baptême de feu! Des riffs pesants à souhait et une énergie explosive sur scène. Le guitariste de Wartime fait partie de cette nouvelle formation.
Autre band hardcore de Québec, avec des membres de Rise in honor, Face the Judge, Blind Truth et The Sleep. Ils ont sortie un nouveau single il y a deux semaines, intitulé One Lung. Leur prochain album, Echoes of Chaos, sortira cet hiver, surveillez ça! Ils seront en prestation à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 22 novembre prochain.
Originaire de Granby et existant depuis 2022, ce band melodic punk hardcore est très actif dans la scène underground. J’espérais les voir un jour en prestation dans le bas du fleuve. Malheureusement, je n’ai pas pu prendre de photos explosives représentant l’énergie sur scène. Vous pouvez aller écouter et voir le vidéo clip pour leur nouveau single intitulé Hidden Truth.
Ce band de deathcore montréalais a livré la marchandise avec puissance. Un thumbs up aux techniciens de son qui ont fait un excellent travail durant la soirée. Il y a eu l’ajout de boucane donnant un tout autre effet visuel, mais à certain moment, on ne voyait plus le drummer. Ce fût leur dernier show pour l’année 2025. Vous pouvez aller entendre leur nouveau single sortie en octobre : Tales Of Massacre. Leur prochain EP, Rituals of a dying light, sortira en janvier prochain et une tournée en Europe est prévue pour avril 2026. Il seront de retour dans le bas du fleuve pour le Gaspesian Metal Fest en juin 2026.
Voici le compte rendu de Jade Poliquin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariépy lors du spectacle de Trivium présenté par Gestev et Live Nationau Centre Vidéotron de Québec le 6 novembre et qui mettait également à l’affiche Jinjer et Heriot.
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Retour sur le spectacle
J’ai eu la chance de couvrir le spectacle de Trivium au Centre Vidéotron le 6 novembre dernier, dans le cadre de leur tournée Ascend Above The Ashes. Voici mon compte rendu ainsi que les clichés de notre photographe Jimmy St-Pierre Gariepy.
Heriot
Dans l’ambiance plutôt intime qu’était celle du Centre Vidéotron ce soir-là, c’est le groupe Heriot qui a ouvert le bal de cette soirée à saveur metalcore. Originaires du Royaume-Uni, ils nous proposent, avec une agréable énergie, un metalcore bien propre à eux. Des touches de black, de post-metal ou encore de sludge se font facilement remarquer dans leurs compositions.
C’était pour moi la première fois que j’entendais parler de ce groupe, et clairement, ils nous ont livré une prestation très solide. Bien que la foule fût timide face au groupe, Debbie Gough, chanteuse de la formation, n’hésite à aucun moment à interagir avec celle-ci. Quelques légers circle pits se font apercevoir, bon signe d’une foule prête à mettre ses genoux à l’épreuve face aux groupes suivants.
Jinjer
Nous continuons la soirée avec le groupe ukrainien Jinjer. La foule était plus que prête à voir retentir la bête qu’est Tatiana Shmayluk sur scène. C’est sous la forme de cris que les gens présents expriment leur joie de voir cette formation. C’était la première fois que j’avais la chance de les voir en live, moi qui étais bien déçue de les avoir manqués au Capitole en 2023. J’en suis complètement stupéfaite : la justesse de l’exécution est fabuleuse, et ils nous offrent une incroyable présence scénique. La formation nous propose en grande majorité des chansons de leur dernier album Duél, sorti au début de l’année, sans toutefois délaisser leurs plus grands hits tels que Teacher, Teacher! ou Pisces.
Tatiana dédie de plus la pièce Someone’s Daughter aux femmes présentes ce soir, ce qui me touche énormément, étant moi-même une femme naviguant souvent dans des concerts où les hommes sont majoritaires. Elle possède littéralement la scène, mélangeant soigneusement délicatesse et brutalité quand elle chante; elle est sans aucun doute la reine de la scène.
Trivium
Voilà maintenant le groupe tant attendu de la soirée : Trivium! Ils arrivent d’un pas assuré, prêts à nous offrir une prestation des plus électrisantes, avec une belle variété de chansons tirées de leur vaste discographie. Leur dernier passage dans la belle province remontait à 2022 lors du Metal Tour of the Year, en compagnie de Megadeth et Lamb of God, une co-tête d’affiche dont j’avais beaucoup entendu parler. C’était une première pour le quatuor d’Orlando en tant que tête d’affiche dans notre cher Centre Vidéotron, qui, malheureusement, était en configuration « théâtre » vu la faible quantité de billets vendus, malgré l’envergure du groupe. Ceux-ci auraient aisément rempli une salle de plus petite taille. Ce fut assez surprenant, car c’était la toute première fois que j’assistais à un spectacle à capacité réduite dans une salle habituellement remplie. Mais clairement, l’ambiance intime et chaleureuse prouvait que c’était bel et bien la place où être ce soir-là.
Ils débutent leur performance avec In Waves, qui donne tout de suite le ton de la soirée, et laissez-moi vous dire que la foule n’a pas hésité une seconde à sauter de joie dès les premières notes. On peut dire que le groupe sait comment interagir avec son public et transmettre son énergie. Ma dernière expérience avec Trivium remonte à mai dernier lors de leur co-tête d’affiche avec le groupe metalcore Bullet For My Valentine à Montréal, et j’étais bien ravie de les revoir ce soir. Ancien membre du groupe deathcore américain Whitechapel, Alex Rüdinger, nouvellement batteur au sein de la formation, a, à mon avis, assuré à merveille derrière la batterie. Avec une justesse et une frappe solide, il m’a laissée sans mots.
De leur côté, Matt Heafy et Corey Beaulieu ont interprété avec assurance leurs solos de guitare, incitant la foule à se livrer à de vigoureux headbangs. Plusieurs crowdsurfers se sont fait voir depuis ma place dans les estrades, ainsi que de multiples moshpits lors des moments plus lourds. Ils terminent le tout en beauté avec The Heart From Your Hate, Down From the Sky et The Sin and the Sentence, ce qui fit chanter plus d’un ce soir-là.
Pour conclure, leur professionnalisme et leur assurance ont été bien mis de l’avant durant cette soirée, qui, bien que moins affluente qu’on aurait pu l’imaginer, a su ravir tout le monde présent. Clairement, toutes et tous étaient heureux d’assister à ce moment, et personne ne s’est gêné pour le démontrer!
-Journaliste: Jade Poliquin Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy