Critique d’album: BackStabber – Patterns of Domination (15 mars 2024)

BackStabber
Patterns of Domination
15 mars 2024

Liste des pièces

  1. Harvesting The Weak
  2. Langues Sales
  3. Crawling Through Your Bones
  4. Snitches get Stitches

Pour les fans de / For fans of :
Revocation, Hypocrisy, Kataklysm, Lamb of God, Mors Principium Est

Lien pour achat / Link for purchase :
https://backstabbermetal.bandcamp.com/music

Harvesting the Weak est une pièce qui débute l’album avec force et rapidité

C’est une chanson qui parle surtout des victimes qui sont intimider dans la vie. Plus elles se laissent faire et encaissent, plus elles se laissent dominer et deviennent des proies faciles à ‘’récolter » pour une personne qui joue le rôle de l’intimidateur. Le premier riff de la chanson est tout simplement une tuerie. Rapide et accrocheur, ça augure bien. Par la suite, nous avons le riff que je qualifierai de couplet qui est une belle continuité de l’intro de la chanson. Mais ce qui percute le plus, c’est bien le refrain, un riff à la fois lourd et oppressant par la petite mélodie jouée dans les notes aiguës et qui se termine par des notes dissonantes. J’adore réellement la structure de la chanson

À noter que le groupe a sorti un très bon vidéoclip pour cette pièce.

 

 

Langues sales

Dès les premières notes, je fus conquis. Un très bon riff bien rythmé. Par la suite, les guitares se répondent de gauche à droite dans mes haut parleurs. Très bien pensé et j’ai hâte de voir s’ils se répondent réellement en live. Le riff principal est vraiment Intéressant et accrocheur, mais je tiens à dire que le riff qui est joué en rythme pendant le solo est excellent. Ça sonne Slayer et j’aime bien. Il faut aussi dire que la finale de la chanson est un méchant coup de barre. Un breakdown bien rythmé avec une progression d’intensité effectuée par les instruments. Je n’étais pas du tout prêt à ça ! Le titre de la chanson parle de lui-même. Il y a des gens dans la vie qui sont de vraies vipères et utilisent leurs langues sales pour cracher leur haine sur les autres dans le but de se victimiser et d’attirer l’attention de tout le monde. Et des gens comme ça, il y en a dans tous les domaines! Vous en connaissez, nous en connaissons, ils font partis de ce monde, à nous des les ignorer.

 

Crawling Through your Bones

De ce que j’ai été en mesure de comprendre, le sujet de cette chanson est plutôt axée sur la manipulation et l’oppression. Le fait de jouer dans la tête des gens pour en prendre graduellement, lentement, mais surement, le contrôle et le tout sans que la personne concernée ne s’en rend compte.

« Why don’t you let me in
I want into you
Why don’t you realize that I am your puppet master »

C’est avec une belle intro acoustique plutôt dark que la chanson débute. Encore une fois, nous avons droit à une EXCELLENTE progression de la part du groupe. Par la suite, les blastbeats et les riffs saccadés arrivent. La chanson glisse vraiment bien dans son ensemble. Je dirais même que c’est ma pièce favorite. J’ai adoré l’interlude vers le milieu de la chanson avec la chorale et le retour au calme. Par contre, j’aurais mis la chorale plus en avant dans le mix, car elle apporte réellement un plus à la chanson.

 

Snitches get Stitches

Cette chanson est plutôt basée sur l’indifférence et le fait d’ignorer les gens qui nous persécutent, de tout simplement s’en ‘’foutre’’. Ce qui fait que le cercle vicieux recommence encore et encore. Une spirale sans fin.

« Violence breeds violence
This cycle never ends
Silence breeds Violence »

Dès le début de la chanson, on peut entendre le côté plus technique du groupe. Je dirais que c’est la chanson la plus rapide et technique au niveau des guitares. C’est aussi une pièce dans laquelle, il y a de l’orchestration. Celle-ci est bien présente et apporte une dimension plutôt sordide. Ce qui m’a littéralement déboussolé, c’est la finale de la chanson. Il y a une progression vraiment démente. Un riff de guitare rapide, un drum qui passe du blastbeat à un beat plus décontracté du haut du corps avec des basedrums qui sont dans « le tapis ». Le tout avec une belle orchestration qui prend graduellement le dessus sur les instruments. Vraiment, pour terminer un EP, c’est tout simplement parfait.

Le tout a été enregistré par Christian M. Theriault (guitare et voix) et Christian Donaldson s’est occupé de la portion mix et mastering.

Il y a aussi Francis Courtois, un compositeur et pianiste de Rouyn-Noranda qui a mis sa touche en composant des arrangements orchestrale sur Crawling Through your Bones et Snitches get Stitches

Patterns of Domination de Backstabber se mérite la note de 8.5/10.

Jean-Daniel Poirier

Seventh – Nouveau single « Lord Of The Horde »

Un tout nouveau single pour le groupe Seventh

Le groupe de black metal atmosphérique Seventh nous revient avec un single intitulé « Lord of the Horde », tiré de leur prochain album « Collapsar » qui paraîtra le 19 avril 2024. Ce troisième opus, enregistré chez Hemisphere Studio, nous offre ce single en avant-première afin de nous préparer au son unique que Seventh a su offrir depuis 2017.

Ayant vu Seventh en spectacle l’an passé, le groupe m’a tout simplement accroché dès la première écoute. Ce nouveau single me démontre encore une fois que les gars de Seventh vont sortir un album de grande qualité si l’album ressemble à ce single. Dès la première note « Lord of the Horde », j’ai tout de suite remarqué les riffs violents de la guitare joué par Owen Ferguson, mélangé avec les blast beats du drum par Alex Bernatchez, le tout avec le jeu de bass de Stéphane Bordedebat qui est bien exécuté et le vocal plus qu’impressionnant et versatile de Jean-Fred Gauvin. Le résultat final de la pièce et la production studio est superbe, tous les instruments sont mixés avec précision et la qualité est là.

Le moment fort de la chanson reste le passage atmosphérique dans les alentours des 2 minutes 30 secondes. Ce passage nous laisse planer dans l’univers de Seventh et nous met dans une bulle incroyable. Les gars ont vraiment bien maîtrisé les passages atmosphériques mélangés avec les éléments plus black metal. Les images et le visuel utilisés sur le lien Youtube « Track Premiere » sont d’une clarté impeccable et nous permettent presque de voyager pendant un court moment dans le monde de Seventh. Le vidéo a été produit par « Armed & Framed », studio réputé ayant produits plusieurs vidéos pour plusieurs groupes tels que : Suffocation, Exodus, Mayhem et j’en passe. On voit le sérieux des gars qui veulent monter d’un cran et sauter dans la cours des grands.

Nous avons devant nous un excellent single qui rejoint plusieurs éléments du black metal atmosphérique avec une petite touche de post-black moderne. Seventh ne cesse de m’impressionner et je recommande à toute personne n’ayant jamais vu Seventh en show d’aller les voir à la prochaine occasion, les gars méritent tout le succès qui leur revient. Comme je l’ai souvent dit, le Québec regorge d’excellents groupes de black metal talentueux et nous en avons la preuve encore une fois de plus avec Seventh. Félicitations !

Phil Grondin

Critique d’album: Dead Velvet – Godless (Décembre 2023)

Dead Velvet
Godless
Décembre 2023

Liste des pièces

  1. Come Closer
  2. Donalucci
  3. Cauterize
  4. Stuck On Me
  5. Haunted
  6. Godless

Lien pour achat / Link for purchase :
https://deadvelvetmtl.com/
https://deadvelvet.bandcamp.com/album/godless

 

Le EP « Godless » de la formation Montréalaise Dead Velvet sortie en décembre dernier fait des ravages! Un mois après sa parution et déjà plus de 100 000 écoutes sur les différentes plateformes musicales. Pour ma part, j’attendais de pouvoir l’écouter avec impatience et je n’ai pas été déçue.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe, il est formé de quatre musiciens hors-pairs qui ont été le coup de cœur de plusieurs en spectacle. La formation est composé de Jesse R.James à la voix, Eric « Stretch » Villeneuve à la guitare, Corey Parkinson a la Basse ainsi que leur nouveau percussionniste, Donny Baldassarre.

Le micro album comprend six chansons toutes plus surprenantes les unes que les autres. On peut reconnaître le son typique du groupe avec leurs touches «core », « nu-metal » parfaitement combinées, mais on peut aussi constater une évolution de leurs influences musicales. Comparativement aux premières pièces que l’on a pu découvrir dans les deux dernières années. « Godless » nous offre encore plus de nuances et de technicités dans chacune des chansons. L’album est teinté d’agressivité, de noirceur, d’émotions et on peut facilement percevoir un cohésion entre les six titres. Qui de mieux pour d’écrire le EP que les compositeurs, voici ce qu’ils ont à dire sur leurs visions :

 » So lyrically this album was a little different for me compared to everything else I’ve everwritten. Although there’s still a lot of dark subject matter, there are little glimmers of positivity and light.  This album is about healing and the power of love. It’s me embracing the dark parts of myself and learning how to live with them in a healthy manner. » -Jesse

 

The songs were all written strictly for this EP, meaning they were all written with one idea in mind. I think that if you listen to our older stuff, you’ll definitely hear that these 6 songs are all one project. We wanted something that was scary and unsettling but also super fun to headbang to. The riffs groove, the choruses slam, and, overall, it’s just non-stop heaviness from start to finish. There are very little “pretty notes” on this album because it isn’t supposed to sound at all sweet. It’s murder music.” -Eric

En résumé, peu importe votre style « métal » à la base, je crois que « Godless » mérite d’être entendu et découvert et qu’il peut aller conquérir le cœur de plusieurs d’entres vous. Malgré les multiples comparaisons entendu sur la sonorité du groupe, je trouve que Dead Velvet à son identité unique et se démarque énormément de ce que l’on entend actuellement dans le métal. Pour terminer, je me permets de vous encourager à être présents lors des évènements affichants ce groupe, vous sortirez de là satisfaits et conquis!

Véronique St-Jacques

 

 

Critique d’album: BoneBearer – Septembre 2023

Bonebearer
20 septembre 2023

Liste des pièces

  1. Pangs of Guilt
  2. Flesh Like Ice
  3. Drawn by Blood
  4. Impending Doom
  5. Hetacomb

Lien pour achat / Link for purchase :
bonebearer666.bandcamp.com

 

 

Mercredi le20 septembre prochain est la date prévue pour la sortie du premier EP de Bonebearer. Un band de Hardcore Death Metal de la région de Montréal.

Composé de Samaël Lavoie à la vox, Claudel Dubé (ex-Beheading of a King) à la guitare, Bruno Mercier (Nervous Impulse) à la guitare, Alex Duquette (ex-Shark) à la guitare et Nicholas ‘Le Fou’ Wells (First Fragment) aux drums.

L’album est entièrement auto-produit, enregistré et mixé par Bruno et Claude. Le artwork de la pochette, qui est inspiré par la légende autochtone du Wendigo, a été créé par le Finlandais Slimeweaver.

Le EP est disponible sur les plateformes digitales comme Bandcamp, Spotify, YouTube et autres, ainsi qu’en CD.

La première pièce Pangs of Guilt, décrit comment la bête visualise ses victimes. Les guitares sont très lourdes et lentes. La voix de Samuel est assez grasse et creepy. Le drum nous livre un groove steady accompagné de guitares parfois dissonantes et parfois en trémolo. Une atmosphère crasseuse et lourde qui termine avec un cri de mort.

La deuxième pièce, Flesh Like Ice, nous présente des guitares dissonantes accompagnées de growl tellement lents et langoureux que cela ressemble plutôt à une bête qui agonise. Changement de tempo accéléré et un bon groove vient terminer la pièce.

La troisième pièce, Drawn by Blood, débute avec une atmosphère de sci-fi et d’horreur. Un blast beat qui est suivi d’un bon groove jumelé des squeals à la guitare. La voix est déchainée avec un ton aigue et un ton gras qui se partagent les couplets.

Quatrième pièce, Impending Doom, on ressent le doom se manifester dans les mélodies des guitares. Encore dans cette pièce le mix est bien équilibré ce qui fait que chacun des instruments est bien défini.

Dernière pièce, Hetacomb, elle commence en adagio pour précipitamment changer en groove galopant. Guitares dissonantes accompagnées de cris macabres et funèbres. Encore Samaël exécute à la perfection les growls gras suivis de screams plus aigus.

Un album de 5 pièces en 17 minutes qui s’écoute très bien en peu de temps. Une production bien travaillée qui s’étale sur toutes les pièces. Entre chacune des sérénades ont a droit à un genre d’interlude qui les joints ensemble pour faire en sorte que l’album devient une pièce unique en elle-même.

Ne manquer pas le lancement de l’album mardi le 19 septembre au Foufounes Électriques, où j’imagine nous aurons la chance d’entendre une bonne partie de l’album si non, le EP en entier.

Suivez Bonebearer sur Facebook et Bandcamp pour être informé des dates de spectacles à venir.

 

 

-Paul Lanoue

 

Critique d’album : Warpit – The Call Of The Void (2023)

 

Peut être une image de texte

Band : Warpit.

Style : Death Thrash.

Ville :  Montréal, QC.

Titre d’Album : The Call of The Void.

Année de Sortie : 2023.

Note : 8.5/10

Quand Frédéric Donnais (Guitariste) m’a contacté pour me demander de pondre une critique pour leur album, je dois vous avouer que je ne savais pas à quoi m’attendre. Effectivement, je suis très content qu’il l’ait fait. C’est très réussi, ça fait longtemps que je n’ai pas entendu quelque chose du genre. Bon, certains diront que c’est linéaire au niveau de la rythmique, mais dans l’ensemble c’est un véritable travail de maître. J’aime bien le jeu de composition et le travail rythmique des membres de cette formation. J’ignore combien de temps ils ont mis sur cet Ep, mais ça valait la peine de prendre votre temps. C’est vraiment dans ma palette de musique et je suis très heureux d’avoir eu la chance d’écouter cet album. La qualité de la texture est vraiment supérieure à leur précédent album Reborn.

THE CALL OF THE VOID (Bandcamp)

Death Whisper – La première composition me donne une impression de voyager en Égypte avec le premier plan de guitare, mais finalement je pense qu’on se promène dans le royaume d’Anubis finalement. Mais ça rentre bien leur nouveau matériel. IL n’y a pas trop de blast beat et beaucoup de couleur au niveau de la rythmique. La guitare mitraille beaucoup au niveau du picking dans sa livraison. J’aime bien cette première composition, le batteur martèle bien et les bass-drum sont solides. Les guitares sont intéressantes de par leur créativité, c’est un début rafraîchissant je trouve. 

 

Biological Immortality – Petit début acoustique qui s’ensuit d’un peu de lourdeur. Mais ça ne dure pas très longtemps. J’ai l’impression d’entendre un nouveau band, je trouve que Warpit s’est rebâti avec son nouveau matériel. Cette composition est bien ficelée. Ça demeure pesant, même si à certains endroits ça bûche un peu plus. Mais on revient toujours à la lourdeur initiale qui caractérise la composition. C’est bien punché, sérieusement, cette pièce est excellente. La rythmique coloré nous amène un peu partout à la fois, mais nous ramène à destination à chaque fois. 

 

Selflessness – Bon, cette composition est plus saccadée avec des riffs de guitares. Encore une fois, c’est pesant avec de la chinese cymbals en arrière qui appui la guitare. La partition soliste de guitare qui accompagne le riff principal est intéressante. Un bout plus atmosphérique vient ajouter un petit quelque chose de différent dans la composition. Ça mitraille bien au niveau des guitares, qui drille un tas de notes et des hammering qui apporte une densité agressive à la guitare. Le vocale est cool, tout comme les harmoniques vocales dans cette pièce. Les propositions d’ambiances sont bien placées dans la composition et alimentent bien l’ensemble tout en rendant la tune loin de toute monotonie.

 

A Dying Light – L’intro a quelque chose d’épique. Puis, ça redevient un bon Death Thrash rapide comme j’aime. Oui monsieur / madame / iel / mix / toé… En tout cas, tu te reconnais, c’est ça le principal. Cette tune là c’est ma préférée jusqu’à maintenant. J’aime la densité de la composition qui va dans une direction plus dynamique, malgré la présence d’ambiance plus saccadée. Mais ça reste très bon. Un autre bout pesant avec un intention de prédateur suivit d’un solo de guitare qui accentue la vitesse. J’aime bien la tournure des événements dans cette composition. Le drum joue un rôle intéressant dans la fragrance de la texture musicale que proposent les instruments à cordes. Vers la fin ça punch bien au niveau de la structure de guitare. Beau travail.

 

Momento Mori – Plus sombre dans son intro. On veut m’apporté vers quelque chose d’épique, de presque sentimental. La guitare est bien travaillée, j’aime particulièrement l’intro. Mais ce qui suit est tout aussi bon. La guitare mitraille et est bien supporté par la rythmique du batteur qui sait répondre à la proposition de ses confrères compositeurs. J’ai l’impression que Warpit y est allé pour un aspect plus émotionnel avec ce nouvel Ep. C’est vraiment pas mauvais, ça s’écoute très bien. Le vocal est assez linéaire dans le sens qu’il a sa signature, qui est assez similaire tout au long des compositions, mais ça n’enlève vraiment rien au talent de cet excellent vocaliste. La guitare est très coloré et nous permet de vivre un voyage dans l’univers d’une belle mélodie sombre. Quand le vocal revient, on sait que c’est pour venir nous aider à percevoir que la mort est proche, d’où la présence d’un long cri granuleux. C’est une excellente composition. Il nous le dit  ’’we are all going to die’’ !

 

Compte Rendu : 

Call Of The Void, c’est l’album qui fera de Warpit un band à écouter en faisant son jogging, ou en conduisant sa voiture. Il s’agit d’un album que l’on appréciera entendre en arrière plan, mais également écouter dans le silence pour apprécier les moindres changements qui s’y fondent. C’est vraiment pour les amateurs de Death Thrash qui aime le côté mélodique dans une composition. Le seul point faible que je vois dans cet ensemble de perfection, c’est le choix de titre comme Momento Mori et The Call Of The Void, qui sont pour moi des titres surexploités dans l’univers de la musique. Pour donner des exemples concrets, les formations Helblinde et Devin Townsend possèdent une composition qui porte ce nom. Alors que les artistes Nita Strauss et Cracked Machine ont donnés ce titre à leurs albums respectifs. Il y a même un groupe qui porte le nom de Call Of The Void. Quand a Momento Mori, il y a un groupe qui porte ce nom. Au niveau de titre de composition, les groupes Lamb Of God, AkaSSSuna, Yo No See et Dépêche Mode possède une composition qui porte ce nom. Dépêche Mode a lancé en 2023 un album qui porte ce nom. Mais malgré tout ces détails aussi insignifiants qu’ils puissent paraîtres, ces titres surexploité n’enlèvent rien à la qualité des compositions et à l’esthétique des riffs qui sont bien enchaînés l’uns dans les autres. Le travail de structure des compositions est bien fait et bien réfléchis, alors que la rythmique est bien découpés pour que la voix puisse prendre la place qui lui revient de droit. Pour moi, cet Ep est un produit de qualité qui saura plaire aux amateurs d’un Death Thrash avec un brin de mélodie. 

Peut être une illustration de texte qui dit ’Darnt THE CALL OF THE VOID OUT NOW TVD HECAL Spotify bandcamp Lister Apple Music deezer’

 

-Daniel Drolet

Critique d’album: Zero State – Lethal Gateway (Août 2023)

Zero State
Lethal Gateway
23 août 2023

 

Liste des pièces

  1. Divine Carnage
  2. Zero State
  3. Reptilian Brain
  4. Lethal Gateway

Pour les fans de / For fans of death metal!


Lien pour achat / Link for purchase :
zerostatemtl.bandcamp.com/

 

 

Le 23 août dernier, Zero State, un band de Death Metal de la région Montréal nous ont servi leur premier EP de 4 chansons. Composé de Jimmy Ayotte à la basse, Evan Commerford au Drum, Jeffrey Millaire à la guitare, Olivier Vrana au chant et le petit nouveau, Francis Dallaire aussi à la guitare. L’album est enregistré entièrement par le band et sorti indépendamment. Le artwork est fait par Adam Burke. Le mix et master par Adam Tucker chez Signature Tone. Disponible sur les plateformes digitales comme Band camp, Spotify, You Tube et autres ainsi qu’en CD.

La première pièce Divine Carnage, qui aborde le sujet de comment les religions peuvent manipuler les gens, débute avec des guitares dissonantes et une petite saveur de Black Metal par endroit. Les vocales de Oli sont gras avec une ressemblance de Randy Blythe. Les trois solos de guitares sont grandioses et très bien exécutés.

La deuxième pièce, Zero State est sous le thème de la guerre au nom des religions. Un bon groove pesant et langoureux encore servi de plusieurs solos de guitares.

La troisième pièce Reptilian Brain nous démontre comment notre instinct de défense peux se manifester. Encore cette pièce nous sert des riffs assez lourds et groovy. Dans certains riffs, j’entends une certaine influence de Paul Mazurkiewicz et Alex Webster.

Dernière pièce, qui est la pièce titre de l’album, Lethal Gateway, est, comme les autres, d’une durée d’environ 5 minutes, donc on est encore bien servi. Changements de tempo et riffs pesants. Ils exploitent très bien les deux guitares qui effectuent souvent des riffs différents tout en se complémentant.

Un excellent album que je vous conseille fortement. La production est d’une qualité hors pair et qui réussi à nous présenter chaque instrument très clairement. Olivier Vrana maitrise très bien sa voix parfois très sombre et grasse, mais avec un parfait contrôle des basses et hautes tonalités. Les deux guitaristes et le bassiste sont solides avec une performance hors pair. Le drum est bien défini et supporte très bien les riffs.

Ceci est un album que j’ai déjà écouté à plusieurs reprises avec aisance. Un album qui nous donne le goût d’aller les voir en spectacle puisqu’ils en ont plusieurs d’annoncé sur leur page Facebook. L’intensité de leur musique est plus que présente quand on a la chance de les voir en spectacle. Suivez Zero State sur les médias sociaux et ne les manquez pas en spectacle lors de leur passage dans votre coin de pays.

L’album Lethal Gateway de Zero State est un excellent produit québécois qui attirera certainement l’attention des promoteurs hors du Québec. Bravo les gars!

Facebook – Zero State
Instagram – Zero State
Bandcamp –Zero State

-Paul Lanoue