Iron Maiden//The Hu @ Centre Vidéotron, Québec – 27 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Iron Maiden présenté par Gestev au Centre Vidéotron de Québec le 27 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche The Hu.

 

Retour sur le spectacle

Après plus d’un an d’attente, le temps est venu pour Iron Maiden de venir enflammer le Centre Vidéotron à Québec dans le cadre de la tournée « The Future Past 2024 », le tout présenté par Gestev. Accompagné de la formation The Hu, le concert affichait complet et ce peu de temps après la mise en vente des billets, signe que les Britanniques sont toujours les bienvenues dans la belle province et ce depuis près de 50 ans ! Ce spectacle se voyait être un retour dans le temps en présentant quelques pièces de leur légendaire album « Somewhere In Time » paru en 1986 ainsi que quelques pièces de leur nouvel album « Senjutsu » sorti en 2021.

 

The Hu

The Hu est le groupe ayant la charge de réchauffer le Centre Vidéotron avant la venue des légendes d’Iron Maiden. N’ayant pu offrir leur spectacle à Toronto la veille suite à un problème de douanes, The Hu arrive sur scène tel que prévu à 19h30 avec tous les membres. Soulagement, le groupe a réussi à passer les douanes ! En provenance de la Mongolie, ce groupe se compose de quatre musiciens temps plein studio et s’ajoute à cela quatre autres musiciens pour les tournées. En tout, ce sont huit musiciens qui étaient sur scène en même temps pour performer un folk metal incorporant des instruments traditionnels ainsi qu’un chant khöömii (chant de gorge).

Actif depuis 2016, le groupe me semblait encore à ce jour inconnu pour plusieurs spectateurs dans la salle. Pendant plus de 60 minutes, nous avons eu l’occasion d’entrer dans leur univers propre à eux en ayant des pièces tirées de leurs deux albums studio :« The Gereg » paru en 2019 et « Rumble of Thunder » en 2022. Visuellement parlant, la scène me semblait « fade » par moment. Une simple lumière orange venait éclairer les membres du groupe et aucun support visuel n’y était présent. Quelques bannières ou un petit écran auraient ajouter une certaine dynamique. Musicalement parlant, c’est autre chose. Les musiciens sont vraiment solides ! Entendre de la musique d’une autre culture est tout simplement magnifique et un vent de fraîcheur qui est intéressant. Les pièces jouées me semblaient vraiment bien effectuées malgré le fait que je ne connaissais aucunement ce groupe.

À la fois mystérieux et à la fois unique, The Hu me semble être une première partie intéressante. Je me rappelle les fois que j’ai vu Iron Maiden avec Dream Theater, Alice Cooper ou Ghost en première partie, wow ! The Hu me semble être un groupe relativement nouveau si l’on compare aux groupes cités avant. Rien de moins, j’ai apprécié leur prestation et n’hésiterai pas à les revoir en première partie d’une future tournée.

Setlist :

  1. The Gereg
  2. Upright Destined Mongol
  3. Tuurudul
  4. TATAR Warrior
  5. Grey Hun
  6. Black Thunder
  7. Yuve Yuve Yu
  8. Wolf Totem
  9. This Is Mongol

 

 

Iron Maiden

La bande de Bruce Dickinson vient clore la soirée devant une foule plus que prête d’accueillir les légendes du NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal). Actif depuis 1975, Iron Maiden a été fondé par Steve Harris, membre fondateur et bassiste du groupe. Avec plus de 17 albums studio à leur actif, le choix était énorme afin de piger dans leur large discographie pour ce soir.

Ayant vu les légendes britanniques plusieurs fois par le passé, ceci était maintenant mon 7ème concert de ce mythique groupe. Déjà, je vois l’engouement dans la salle qui est maintenant pleine à craquer. Je comprends encore une fois pourquoi Iron Maiden est dans une classe à part en frais de groupe. Sur scène, nous voyons comme à l’habitude un énorme écran qui sera utilisé toute la soirée présentant différentes vidéos et visuels se rattachant à chaque pièce jouée.

C’est sous la chanson Doctor Doctor du groupe UFO que le compte à rebours est alors lancé avant l’arrivée de Maiden. La foule est alors en délire et je peux les comprendre ! Est suivi par la suite le thème de Blade Runner et … CAUGHT SOMEWHERE IN TIME ! L’intro de l’album  « Somewhere In Time » et paf, nous avons l’arrivée du groupe! Tout le monde chante à tue-tête et même différents moshpits se font aller sur le parterre ainsi que du body surfing. La foule est complètement en délire ! Tout au long de la soirée, nous allons voir des échanges entre les guitaristes Dave Murray, Adrian Smith ainsi que Janick Gers. Steve Harris n’hésite pas à nous montrer ses prouesses à la bass et plus loin, nous pouvons voir Nicko McBrain qui est bien isolé au milieu de la scène sur son drum. Une vraie machine de drummer encore aussi intense que ça à 72 ans !

Le facteur de l’âge n’aura aucunement un impact pour ces musiciens qui ont joué les chansons avec justesse et précision. Sourire en coin, chaque membre présentait une joie de jouer pour la foule de Québec. Bruce Dickinson, fidèle à lui, est une vraie sauterelle sur scène. Il n’hésite pas à se promener de gauche à droite tout en chantant et entre chaque pièce, il partage quelques anecdotes à la foule avec un français plus qu’impeccable. Maintenant marié à une Française, notre cher Bruce nous a partagé son amour pour la ville de Québec se rappelant avoir joué dans le défunt Colisée Pepsi. Au niveau musical, cet homme à tout faire (pilote d’avion, chanteur, professeur d’histoire, etc.) est toujours en forme ! La voix n’a tout simplement pas changé depuis le temps !

Du côté du choix des pièces, la majeure partie des titres joués ont été du dernier album « Senjutsu » et de l’album « Somewhere In Time ». Sans hésitation, le moment fort de la soirée a été la pièce « Alexander the Great » qui a été jouée pour la première fois l’an passé en 2023. C’est seulement 27 ans plus tard que nous avons pu entendre cette pièce pour la première fois en spectacle ! C’était une soirée de plusieurs « premières fois » dans mon cas, ça fait du bien des fois autre chose que des pièces qui sont réchauffées et jouées trop souvent. Un spectacle d’Iron Maiden ne peut être complet qu’avec les succès « Fear of the Dark » et « The Trooper ».

Finalement, Iron Maiden nous prouve encore une fois qu’une bonne mise en scène minimaliste est bien correcte. Pendant plus de deux heures, nous avons eu droit à une vraie leçon du groupe d’heavy metal sans oublier l’emblématique mascotte du groupe, Eddie, qui est venue gâcher la fête à quelques occasions dans la soirée. Sur la pièce « Can I Play With Madness » un duel entre Eddie et Bruce a eu lieu. Quelques flammes sont apparues sur la pièce « Hell on Earth » durant le rappel.

C’est sur la pièce « Wasted Years » que la soirée se termine vers 23h. Je me rappelle encore une fois pourquoi Iron Maiden est un groupe que je n’hésite jamais à voir et revoir en spectacle. Tout est parfait. Je recommande à n’importe qui d’assister à leur prochaine tournée 2025-2026 « Run For Your Lives » qui a été annoncée dernièrement. Aucune date n’est présentement annoncé pour l’Amérique du Nord mais si l’on se fie à la tendance, un arrêt est plus que possible vers la fin 2025 ou en 2026. Cette tournée sera uniquement consacrée sur les neuf premiers albums du groupe allant de leur premier album « Iron Maiden » jusqu’à « Fear of the Dark ».

UP THE IRONS !

RIP Paul Di’Anno (premier chanteur d’Iron Maiden décédé le 21 octobre 2024)

Setlist :

  1. Caught Somewhere in Time
  2. Stranger in a Strange Land
  3. The Writing on the Wall
  4. Days of Future Past
  5. The Time Machine
  6. The Prisoner
  7. Death of the Celts
  8. Can I Play With Madness
  9. Heaven Can Wait
  10. Alexander the Great
  11. Fear of the Dark
  12. Iron Maiden

Rappel :

  1. Hell on Earth
  2. The Trooper
  3. Wasted Years

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

Critique d’album: Modern Addiction – Nouveau Dieu (Octobre 2024)

Modern Addiction
Nouveau Dieu
Octobre 2024

Liste des pièces

  1. Intro
  2. Remplacés
  3. Lost in the Sky
  4. Tous Endormis
  5. De Plus En Plus Bas
  6. Interlude
  7. Au Sommet
  8. Droit Devant
  9. Nouveau Dieu
  10. Outro (Protocole Enclenché)

Pour les fans de / For fans of : mélodique nu-metal

 

Réseaux sociaux:
YouTube: https://www.youtube.com/@ModernAddiction
Facebook: https://www.facebook.com/profile.php?id=61556070956942

 

Critique

La formation de nu-metal mélodique Modern Addiction nous arrive avec leur premier album en carrière intitulé «Nouveau Dieu» qui paraîtra à la fin octobre 2024. Enregistré et masterisé en tant qu’indépendant, ce groupe nous provient directement de Val-d’Or et existe depuis août 2023.

Avec cet album, le groupe nous plonge dans un univers futuriste presque postapocalyptique. Proposant des textes majoritairement en français, nous sommes plongés dans un monde qui nous propose un meilleur lendemain tel que présenté sur la pièce « Remplacés ». Offrant une excellente qualité studio sur les pièces jouées, nous voyons que les gars de Modern Addiction prennent cet album au sérieux. Le tout est parfaitement balancé et bien masterisé par nul autre que Xavier Lachance, guitariste et chanteur.

Les 10 pièces qui nous sont présentées sont vraiment bien jouées et nous plongent entièrement dans leur univers de fin du monde et de la corruption de l’humain pendant plus de 35 minutes. La pièce m’ayant le plus attiré est la pièce «De Plus En Plus Bas» offrant un solo de guitare à la fin de celle-ci que je trouve être une belle addition. Les guitaristes Xavier Lachance et Karl Galarneau ont composé d’excellents riffs sur les pièces, tout en harmonisant le tout avec quelques solos incorporés un peu partout dans l’album. La voix de Xavier est tout simplement sublime. Mélangeant à la fois un growl grave et parfois vraiment profond, le vocal est un ajout majeur à « Nouveau Dieu ». Le son de la basse joué par José D’Entremont est bien visible et ajoute une touche de dynamique à toutes les pièces. Le drum, tant qu’à lui joué par Mathieu Desnommé, est tout aussi bien joué en arrière-plan des pièces.

La production de l’album est également remarquable, capturant à la fois la puissance brute des chansons et la subtilité des nuances musicales. Chaque instrument est clair et distinct, permettant à chaque élément de cet album de briller à sa manière. La pochette et le livret, réalisés par Sylvain Racine, sont tout simplement sublimes. Excellent travail !

Finalement, Modern Addiction est une jeune formation, mais qui a déjà l’intention de jouer dans la cour des grands. N’ayant pas entendu beaucoup de groupes avec ce style musical au Québec se rapprochant du nu-metal, la formation arrive avec un vent de fraîcheur avec « Nouveau Dieu ». Souhaitons-leur bonne chance !

Note : 8/10

Mixé par : Xavier Lachance
Artwork: Sylvain Racine

Line up :
Xavier Lachance: Guitare – Chant
Karl Galarneau: Guitare – Back Vocal
José D’Entremont: Basse
Mathieu Desnommé: Drum – Back Vocal

-Phil Grondin

Opeth & Tribulation @ L’Olympia, Montréal – 15 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Opeth présenté par Heavy MTL, Extensive Enterprise, Greenland Productions et Evenko à L’Olympia de Montréal le 15 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Tribulation.

 

C’est un mardi soir d’octobre bien tranquille dans la ville de Montréal… FAUX ! C’est un mardi soir bien occupé avec la visite des Suédois d’Opeth et Tribulation qui sont venus envahir l’Olympia de Montréal dans le cadre de la tournée « The Last Will and Testament » qui parcourt présentement l’Amérique du Nord. Présenté par Heavy MTL et Greenland Productions, le spectacle de ce soir affiche complet et ce depuis peu de temps après que la tournée soit annoncée. Signe que les concerts metal à Montréal sont bien en vie et en santé, presque tous les spectacles affichent complet maintenant !

 

Tribulation

Ouvrant la soirée avec un gothic metal digne des années 80, la troupe de Tribulation entre sur scène aux alentours de 19h30. Ayant vu ce groupe dans le passé à leur époque plus death metal avec leur premier album « The Horror », je vais avouer que j’ai littéralement pogné, comme on dit en bon québécois, « pogné un deux minutes ». Ayant prit une tournure plus gothic metal, Tribulation m’a totalement surpris par leur look comparable au légendaire groupe « The Cure ». Les pièces suggérées sont tirées en majeure partie de leur nouveau son. Sans enlever le talent du groupe et la qualité sonore qui était soi-disant excellente, j’aurais bien aimé entendre une pièce de leur album « The Horror ». Leur son gothic metal m’a paru parfois long et sans saveur. Peut-être que je garde trop en souvenir leur première période plus lourde et que j’avais trop d’attentes face à Tribulation.

Mine de rien, les Suédois ont très bien paru avec les pièces « Hungry Waters » et « Saturn Coming Down » qui ont été mes coups de cœurs de leur prestation. La foule, quoique statique par moment, a su échanger quelques petits headbangs par-ci par-là sur le parterre. Plusieurs personnes abordaient des gilets à l’effigie du groupe prouvant que plusieurs spectateurs se sont déplacés afin de voir leur favori pendant plus de 45 minutes. Passons maintenant avec la tête d’affiche, Opeth !

 

 

Opeth

La bande de Mikael Åkerfeldt arrive sous les applaudissements et les cris de la foule prêt à recevoir leur dose de metal progressif à saveur death metal. Virtuose et génie musical dans l’âme, Mikael nous présente le premier extrait du prochain album à paraître le 22 novembre 2024, soit la pièce « §1 », qui peut se traduire par « Paragraphe 1 ». Avec une toile en arrière-plan qui projette des vidéos et effets spéciaux reliés à chaque pièce jouée, Opeth enchaîne avec les classiques « The Leper Affinity » et « The Grand Conjuration ». À partir de ce moment, la foule commence à se dégêner et le moshpit embarque officiellement sur le parterre ainsi que les body surfings qui se répètent tout au long de la soirée.

Déjà trois pièces se sont écoulées et nous voyons déjà l’enthousiasme de Mikael et les musiciens sur scène. Fidèle à son habitude, il n’hésite pas à interagir de manière humoristique et parfois sarcastique avec la foule entre chaque pièce afin de laisser un petit temps de repos. À la surprise de plusieurs, la pièce « Demon of the Fall » est la prochaine à être jouée. Depuis le début de la tournée, le groupe joue « The Devil’s Orchard »,  pièce tirée du premier album où Opeth délaisse le côté death metal pour s’orienter plus vers un son progressif des années 70. Deux pièces de cette époque seront jouées au courant de la soirée soient « Eternal Rains Will Come » et « Sorceress ». Le choix d’incorporer ces deux pièces est un atout dans ce spectacle laissant la possibilité aux musiciens de démontrer leur grand talent au niveau de leur son plus prog rock. La foule semblait également apprécier l’incorporation de ces deux morceaux.

Viens le moment plus tranquille avec la pièce « In My Time of Need » de l’album Damnation. Mikael nous avoue même qu’il a écouté la pièce Damnation du groupe Morbid Angel et a alors décidé d’appeler l’album à partir de ce moment ! Quelle belle anecdote! Mikael nous demande alors de chanter quelques passages de la chanson ce que la foule chante à cœur joie! Quel beau moment, facilement mon moment préféré de la soirée ! Entendre cette pièce était un moment touchant !

Pendant plus de deux heures, nous avons eu droit à une setlist variée d’Opeth en alternant les différents classiques de toutes les époques. S’étirant sur plus de 30 ans, la longue carrière d’Opeth regorge de classiques en quantité industrielle. Ce groupe est d’une justesse inégalée lors d’une prestation live et tous les musiciens ont rendu justice à la notoriété du nom Opeth. La qualité sonore, le charisme de Mikael, l’ambiance de la foule, les chansons, tout était parfait.

Ce spectacle sera possiblement dans mon top 3 de la fin d’année. Quelle belle soirée !

À la prochaine!

Setlist :

  1. 1
  2. The Leper Affinity
  3. The Grand Conjuration
  4. Demon of the Fall
  5. Eternal Rains Will Come
  6. In My Time of Need
  7. Face of Melinda
  8. Heir Apparent
  9. 3
  10. Ghost of Perdition

Rappel :

  1. Sorceresse
  2. Deliverance

 

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

 

English Version

It’s a quiet Tuesday night in October in the city of Montreal… WRONG! It’s a busy Tuesday night with the visit of the Swedes from Opeth and Tribulation who came to invade the Olympia in Montreal as part of the « The Last Will and Testament » tour that is currently traveling across North America. Presented by Heavy MTL and Greenland Productions, tonight’s show is sold out and has been since shortly after the tour was announced. A sign that metal concerts in Montreal are alive and well, almost all the shows are sold out now!

 

Tribulation

Opening the evening with a gothic metal worthy of the 80s, the Tribulation troupe enters the stage around 7:30 p.m. Having seen this band in the past in their more death metal era with their first album « The Horror », I will admit that I literally got, as they say in good Quebecois, « got a two-minute break ». Having taken a more gothic metal turn, Tribulation totally surprised me with their look comparable to the legendary band « The Cure ». The suggested pieces are mostly taken from their new sound. Without taking away the talent of the band and the sound quality which was supposedly excellent, I would have liked to hear a piece from their album « The Horror ». Their gothic metal sound sometimes seemed long and bland to me. Maybe I remember their first heavier period too much and I had too many expectations for Tribulation.

Without realizing it, the Swedes looked very good with the pieces « Hungry Waters » and « Saturn Coming Down » which were my favorites of their performance. The crowd, although static at times, knew how to exchange a few little headbangs here and there on the floor. Several people were wearing vests with the band’s image proving that several spectators moved to see their favorite for more than 45 minutes. Now let’s move on to the headliner, Opeth!

Opeth

Mikael Åkerfeldt’s band arrives to the applause and screams of the crowd ready to receive their dose of progressive metal with a death metal flavor. A virtuoso and musical genius at heart, Mikael presents us with the first excerpt from the next album to be released on November 22, 2024, the piece « §1 », which can be translated as « Paragraph 1 ». With a canvas in the background that projects videos and special effects related to each piece played, Opeth continues with the classics « The Leper Affinity » and « The Grand Conjuration ». From this moment on, the crowd begins to loosen up and the moshpit officially embarks on the floor as well as the body surfings that are repeated throughout the evening.

Already three pieces have passed and we can already see the enthusiasm of Mikael and the musicians on stage. True to form, he does not hesitate to interact in a humorous and sometimes sarcastic way with the crowd between each piece in order to allow a little rest time. To the surprise of many, the piece « Demon of the Fall » is the next to be played. Since the beginning of the tour, the band has been playing « The Devil’s Orchard », a piece from the first album where Opeth abandons the death metal side to move more towards a progressive sound of the 70s. Two pieces from this era will be played during the evening: « Eternal Rains Will Come » and « Sorceress ». The choice to incorporate these two pieces is an asset in this show, giving the musicians the opportunity to demonstrate their great talent in terms of their more prog rock sound. The crowd also seemed to appreciate the incorporation of these two pieces.

The quieter moment comes with the piece « In My Time of Need » from the album Damnation. Mikael even admits that he listened to the song Damnation by the band Morbid Angel and decided to call the album from that moment! What a great anecdote! Mikael then asks us to sing a few passages of the song which the crowd sings with joy! What a beautiful moment, easily my favorite moment of the evening! Hearing this piece was a touching moment!

For more than two hours, we were treated to a varied setlist by Opeth alternating between different classics from all eras. Spanning over 30 years, Opeth’s long career is full of classics in industrial quantities. This group is of unequaled accuracy during a live performance and all the musicians did justice to the notoriety of the Opeth name. The sound quality, Mikael’s charisma, the atmosphere of the crowd, the songs, everything was perfect.

This show will possibly be in my top 3 of the end of the year. What a great evening!

See you next time!

-Phil Grondin

Testament & Kreator @MTelus, Montréal – 4 octobre 2024

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Testament et Kreator présenté par Evenko au MTelus de Montréal le 4 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Possessed.

 

C’est sous une thématique de thrash/death metal que la tournée « Klash of the Titans 2024 » s’arrêta au MTelus de Montréal avec les groupes Testament et Kreator en formule co-headline et avec invité spécial Possessed qui allait assurer la première partie. Affichant complet depuis déjà quelques temps, ce spectacle présenté par Evenko avec ces trois groupes de la vieille école allait donner le goût de mosher pas à peu prêt !

 

Possessed

Possessed ouvre la soirée vers 18h50 devant une foule plus qu’imposante. Malheureusement, grâce au fameux trafic et aux 1000 détours de Montréal, je n’ai pu assister au complet à la prestation de Possessed (qui était probablement le groupe que je voulais le plus voir). À mon premier regard lorsque j’ai entré dans le MTelus, il est fort intéressant de remarquer le parterre presque plein. Possessed semblait déjà à mi-chemin de leur set et j’ai cru remarquer un problème de son ce qui a ralenti le groupe. Par chance, la foule a applaudi et supporté les musiciens sur scène ! Considéré comme l’un des premiers groupes de death metal au monde et ayant influencé de multiples groupes, c’est un Jeff Becerra en forme qui a chanté différentes pièces du légendaire groupe accompagné de ses musiciens. Confortablement assit dans sa chaise roulante, Jeff n’a pas hésité de nous gueuler ça dans les tympans avec des classiques tels que : « Death Metal », « Pentagram » et « The Exorcist », etc. Possessed est seulement à son quatrième passage dans la métropole depuis leur création en 1983. C’était une rare occasion de voir ces légendes! Après plus de 40 minutes, le groupe quitta afin de laisser place au premier groupe titanesque de la soirée soit Kreator.

Setlist :

  1. Pentagram
  2. Ritual
  3. Tribulation
  4. Graven
  5. The Exorcist
  6. Demon
  7. Death Metal
  8. Swing of the Axe

 

Kreator

Kreator vient nous donner une bonne leçon de thrash européen directement de l’Allemagne. La bande de Mille Petrozza lance les festivités avec la pièce « Hate Uber Alles » tirée de leur dernier album du même nom. Dès les premières chansons, un wall of death s’est fait appeler par Mille lui-même. La foule est en feu ce soir ! Les moshpits n’arrêtent pas et Mille vient même comparer la foule de Toronto et encourage la foule montréalaise de les battre au niveau du bodysurfing. Après avoir observé attentivement, je crois que c’est mission réussie ! La foule est en feu pour Kreator qui alterne les classiques tels que : « Enemy of God », « Violent  Revolution » et « Pleasure to Kill » qui termine leur set. Étant la première fois que j’assiste à un spectacle de Kreator, je regrette de ne pas avoir vu ce groupe avant. Leur son est parfait, l’énergie contagieuse et tout était parfait ! Ayant pigé dans leur longue discographie qui s’étend sur plus de 40 ans, les choix de chansons étaient plus que parfaite ! Si la tendance se maintient, ils seront de retour l’an prochain, eux étant en visite en Amérique du Nord presque chaque année ! Laissons place aux légendes de Testament !

Setlist :

  1. Hate Uber Alles
  2. Phobia
  3. Enemy of God
  4. 666 – World Divided
  5. Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite)
  6. Hail to the Hordes
  7. Betrayer
  8. Satan Is Real
  9. Phantom Antichrist
  10. Strongest of the Strong
  11. Terrible Certainty
  12. Violent Revolution
  13. Pleasure to Kill

 

Testament

Directement de la Bay Area en Californie, lieu réputé du thrash metal américain, Testament vient nous donner une excellente leçon de thrash metal pur et dur. Étant la première fois que je vois ce groupe en spectacle, je peux confirmer à 100% que c’est la même situation que Kreator, quelle énergie ! C’est un Chuck Billy en forme accompagné du légendaire Steve DiGiorgio à la bass, Eric Peterson à la guitare, etc. que Testament vient nous jouer des chansons uniquement des deux premiers albums. La setlist comprend seulement des pièces des albums « The New Order » et « The Legacy » sortis respectivement en 1987 et 1988. Vous voulez du old school ? En voilà ! Wow ! La foule est en délire absolu et le moshpit est énorme ! Seulement une pièce ne figurant pas sur ces deux albums a été jouée soit « Native Blood », chanson en hommage aux premières nations qui a été dédiée par Chuck Billy. Après plus d’une heure, Testament conclut la soirée avec l’excellente pièce « Into the Pit ». Après cette chaude bataille entre Kreator et Testament, je dois admettre que Testament a gagné ce « klash of the titan ». Un autre groupe à voir au moins une fois dans sa vie pour tout amateur de thrash metal.

Merci à Evenko pour cette soirée plus que réussi !

Setlist :

  1. Eerie Inhabitants
  2. The New Order
  3. Apocalyptic City
  4. Raging Waters
  5. The Preacher
  6. The Haunting
  7. Trial by Fire
  8. Native Blood
  9. First Strike is Deadly
  10. A Day of Reckoning
  11. Alone in the Dark
  12. Disciples of the Watch
  13. Over the Wall
  14. Into the Pit

 

-Journaliste: Phil Grondin

Dark Tranquility//Amorphis//Fires In Distance @ Salle Montaigne, Québec – 3 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariepy lors du spectacle de Dark Tranquility et Amorphis présenté par District 7 Production à la Salle Montaigne de Québec le 3 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Fires In The Distance.

 

Retour sur le spectacle

La tournée nord-américaine s’arrêta à la Salle Montaigne de Québec avec les formations Dark Tranquillity, Amorphis et Fires in the Distance. Présenté par District 7 Production, cette soirée à saveur melodic death metal affichait alors complet. Nouvelle salle située au Cégep Limoilou, celle-ci allait devenir le nouvel emplacement par excellence pour les spectacles à moyenne capacité, nous rappelons la défunte salle Le Cercle, voisine de l’Impérial Bell.

 

Fires In The Distance

Fires in the Distance vient ouvrir la soirée devant une foule plutôt timide. Le groupe effectue un metal se rapprochant du death/doom metal avec des touches mélodiques à la Swallow the Sun, Amorphis, etc. Ayant des pièces majoritairement longues, les Américains du Connecticut ont joué 4 pièces de leur dernier album intitulé « Air Not Meant For Us ». Le chanteur Kristian Grimaldi demande à quelques occasions à la foule de bouger ou faire un moshpit ce qui n’aura malheureusement pas lieu. La foule statique semble irriter le chanteur au point de l’entendre dire « I don’t give a fuck » … semble-t-il oublier qu’il joue de la musique avec une touche de doom ? J’ai rarement vu de moshpit dans un show de doom, bref. Au point de vue musical, le groupe était excellent et semble être une formation relativement jeune avec seulement 2 albums à leur actif. Une belle première partie !

 

 

Amorphis

Amorphis vient assurer la suite de la soirée avec leur melodic death metal directement de la Finlande. N’ayant aucunement besoin d’introduction dans le monde du metal européen, ce groupe a déjà établi sa renommée depuis plus de 30 ans. C’est un Tomi Joutsen tout souriant qui vient ouvrir la partie du premier co-headline de la soirée avec la pièce « Northwards ». Alternant un vocal clean et growl, Tomi est l’incarnation du charisme sur scène. Les autres musiciens ont tout autant une énergie contagieuse qui s’y dégage et chacun des membres semble apprécier de performer pour la foule québécoise. Faisant la promotion de leur dernier album « Halo » sorti en 2022, Amorphis n’a pas hésité à piger dans leur coffre pour dépoussiérer les pièces « Black Winter Day » et « The Castaway » de leur deuxième album « Tales From the Thousand Lakes ». Amorphis a joué pendant plus d’une heure devant une foule de différentes tranches d’âge, signe que les groupes à l’affiche de ce soir semblent rejoindre les plus vieux ainsi que les plus jeunes.

Setlist :

  1. Northwards
  2. On the Dark Waters
  3. Sky Is Mine
  4. The Moon
  5. The Castaway
  6. Silver Bride
  7. The Wolf
  8. Wrong Direction
  9. My Kantele
  10. Black Winter Day
  11. House of Sleep
  12. The Bee

 

Dark Tranquillity

Les suédois de Dark Tranquillity viennent clore la soirée avec une mise en scène plus qu’intéressante. Abordant une vidéo sur chaque pièce présentée en arrière-plan, la troupe de Mikael Stanne vient enfin présenter sa tournée initialement prévue durant la pandémie de la Covid-19. Plus de quatre ans plus tard, c’est devant une foule qui décide enfin de se réveiller avec un moshpit que le coup d’envoi est donné avec « Shivers and Voids ». Faisant la promotion du dernier album « Endtime Signals », Dark Tranquillity n’a pas hésité de piger dans sa longue discographie tout comme leur prédécesseur. C’est également un groupe tout souriant qui a joué quelques classiques du groupe tels que « Misery’s Crown », « Lost to Apathy », etc. Après plus d’une heure et demi, Dark Tranquillity vient clore la soirée plus que réussie à la Salle Montaigne.

Sur une note plus humoristique, jamais je n’aurais pensé que de retourner au Cégep pouvait être intéressant à ce point. Merci à District 7 Productions et tout l’entourage de cette salle et du Cégep Limoilou de nous permettre d’avoir des shows de qualité dans cette nouvelle salle.

Setlist :

  1. Shivers and Voids
  2. Hours Passed in Exile
  3. Forward Momentum
  4. Unforgivable
  5. Atoma
  6. The Last Imagination
  7. Nothing to No One
  8. Wayward Eyes
  9. Neuronal Fire
  10. Cathode Ray Sunshine
  11. Not Nothing
  12. Empty Me
  13. Phantom Days
  14. Lost to Apathy
  15. Misery’s Crown

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy