Opeth & Tribulation @ L’Olympia, Montréal – 15 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Opeth présenté par Heavy MTL, Extensive Enterprise, Greenland Productions et Evenko à L’Olympia de Montréal le 15 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Tribulation.

 

C’est un mardi soir d’octobre bien tranquille dans la ville de Montréal… FAUX ! C’est un mardi soir bien occupé avec la visite des Suédois d’Opeth et Tribulation qui sont venus envahir l’Olympia de Montréal dans le cadre de la tournée « The Last Will and Testament » qui parcourt présentement l’Amérique du Nord. Présenté par Heavy MTL et Greenland Productions, le spectacle de ce soir affiche complet et ce depuis peu de temps après que la tournée soit annoncée. Signe que les concerts metal à Montréal sont bien en vie et en santé, presque tous les spectacles affichent complet maintenant !

 

Tribulation

Ouvrant la soirée avec un gothic metal digne des années 80, la troupe de Tribulation entre sur scène aux alentours de 19h30. Ayant vu ce groupe dans le passé à leur époque plus death metal avec leur premier album « The Horror », je vais avouer que j’ai littéralement pogné, comme on dit en bon québécois, « pogné un deux minutes ». Ayant prit une tournure plus gothic metal, Tribulation m’a totalement surpris par leur look comparable au légendaire groupe « The Cure ». Les pièces suggérées sont tirées en majeure partie de leur nouveau son. Sans enlever le talent du groupe et la qualité sonore qui était soi-disant excellente, j’aurais bien aimé entendre une pièce de leur album « The Horror ». Leur son gothic metal m’a paru parfois long et sans saveur. Peut-être que je garde trop en souvenir leur première période plus lourde et que j’avais trop d’attentes face à Tribulation.

Mine de rien, les Suédois ont très bien paru avec les pièces « Hungry Waters » et « Saturn Coming Down » qui ont été mes coups de cœurs de leur prestation. La foule, quoique statique par moment, a su échanger quelques petits headbangs par-ci par-là sur le parterre. Plusieurs personnes abordaient des gilets à l’effigie du groupe prouvant que plusieurs spectateurs se sont déplacés afin de voir leur favori pendant plus de 45 minutes. Passons maintenant avec la tête d’affiche, Opeth !

 

 

Opeth

La bande de Mikael Åkerfeldt arrive sous les applaudissements et les cris de la foule prêt à recevoir leur dose de metal progressif à saveur death metal. Virtuose et génie musical dans l’âme, Mikael nous présente le premier extrait du prochain album à paraître le 22 novembre 2024, soit la pièce « §1 », qui peut se traduire par « Paragraphe 1 ». Avec une toile en arrière-plan qui projette des vidéos et effets spéciaux reliés à chaque pièce jouée, Opeth enchaîne avec les classiques « The Leper Affinity » et « The Grand Conjuration ». À partir de ce moment, la foule commence à se dégêner et le moshpit embarque officiellement sur le parterre ainsi que les body surfings qui se répètent tout au long de la soirée.

Déjà trois pièces se sont écoulées et nous voyons déjà l’enthousiasme de Mikael et les musiciens sur scène. Fidèle à son habitude, il n’hésite pas à interagir de manière humoristique et parfois sarcastique avec la foule entre chaque pièce afin de laisser un petit temps de repos. À la surprise de plusieurs, la pièce « Demon of the Fall » est la prochaine à être jouée. Depuis le début de la tournée, le groupe joue « The Devil’s Orchard »,  pièce tirée du premier album où Opeth délaisse le côté death metal pour s’orienter plus vers un son progressif des années 70. Deux pièces de cette époque seront jouées au courant de la soirée soient « Eternal Rains Will Come » et « Sorceress ». Le choix d’incorporer ces deux pièces est un atout dans ce spectacle laissant la possibilité aux musiciens de démontrer leur grand talent au niveau de leur son plus prog rock. La foule semblait également apprécier l’incorporation de ces deux morceaux.

Viens le moment plus tranquille avec la pièce « In My Time of Need » de l’album Damnation. Mikael nous avoue même qu’il a écouté la pièce Damnation du groupe Morbid Angel et a alors décidé d’appeler l’album à partir de ce moment ! Quelle belle anecdote! Mikael nous demande alors de chanter quelques passages de la chanson ce que la foule chante à cœur joie! Quel beau moment, facilement mon moment préféré de la soirée ! Entendre cette pièce était un moment touchant !

Pendant plus de deux heures, nous avons eu droit à une setlist variée d’Opeth en alternant les différents classiques de toutes les époques. S’étirant sur plus de 30 ans, la longue carrière d’Opeth regorge de classiques en quantité industrielle. Ce groupe est d’une justesse inégalée lors d’une prestation live et tous les musiciens ont rendu justice à la notoriété du nom Opeth. La qualité sonore, le charisme de Mikael, l’ambiance de la foule, les chansons, tout était parfait.

Ce spectacle sera possiblement dans mon top 3 de la fin d’année. Quelle belle soirée !

À la prochaine!

Setlist :

  1. 1
  2. The Leper Affinity
  3. The Grand Conjuration
  4. Demon of the Fall
  5. Eternal Rains Will Come
  6. In My Time of Need
  7. Face of Melinda
  8. Heir Apparent
  9. 3
  10. Ghost of Perdition

Rappel :

  1. Sorceresse
  2. Deliverance

 

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

 

English Version

It’s a quiet Tuesday night in October in the city of Montreal… WRONG! It’s a busy Tuesday night with the visit of the Swedes from Opeth and Tribulation who came to invade the Olympia in Montreal as part of the « The Last Will and Testament » tour that is currently traveling across North America. Presented by Heavy MTL and Greenland Productions, tonight’s show is sold out and has been since shortly after the tour was announced. A sign that metal concerts in Montreal are alive and well, almost all the shows are sold out now!

 

Tribulation

Opening the evening with a gothic metal worthy of the 80s, the Tribulation troupe enters the stage around 7:30 p.m. Having seen this band in the past in their more death metal era with their first album « The Horror », I will admit that I literally got, as they say in good Quebecois, « got a two-minute break ». Having taken a more gothic metal turn, Tribulation totally surprised me with their look comparable to the legendary band « The Cure ». The suggested pieces are mostly taken from their new sound. Without taking away the talent of the band and the sound quality which was supposedly excellent, I would have liked to hear a piece from their album « The Horror ». Their gothic metal sound sometimes seemed long and bland to me. Maybe I remember their first heavier period too much and I had too many expectations for Tribulation.

Without realizing it, the Swedes looked very good with the pieces « Hungry Waters » and « Saturn Coming Down » which were my favorites of their performance. The crowd, although static at times, knew how to exchange a few little headbangs here and there on the floor. Several people were wearing vests with the band’s image proving that several spectators moved to see their favorite for more than 45 minutes. Now let’s move on to the headliner, Opeth!

Opeth

Mikael Åkerfeldt’s band arrives to the applause and screams of the crowd ready to receive their dose of progressive metal with a death metal flavor. A virtuoso and musical genius at heart, Mikael presents us with the first excerpt from the next album to be released on November 22, 2024, the piece « §1 », which can be translated as « Paragraph 1 ». With a canvas in the background that projects videos and special effects related to each piece played, Opeth continues with the classics « The Leper Affinity » and « The Grand Conjuration ». From this moment on, the crowd begins to loosen up and the moshpit officially embarks on the floor as well as the body surfings that are repeated throughout the evening.

Already three pieces have passed and we can already see the enthusiasm of Mikael and the musicians on stage. True to form, he does not hesitate to interact in a humorous and sometimes sarcastic way with the crowd between each piece in order to allow a little rest time. To the surprise of many, the piece « Demon of the Fall » is the next to be played. Since the beginning of the tour, the band has been playing « The Devil’s Orchard », a piece from the first album where Opeth abandons the death metal side to move more towards a progressive sound of the 70s. Two pieces from this era will be played during the evening: « Eternal Rains Will Come » and « Sorceress ». The choice to incorporate these two pieces is an asset in this show, giving the musicians the opportunity to demonstrate their great talent in terms of their more prog rock sound. The crowd also seemed to appreciate the incorporation of these two pieces.

The quieter moment comes with the piece « In My Time of Need » from the album Damnation. Mikael even admits that he listened to the song Damnation by the band Morbid Angel and decided to call the album from that moment! What a great anecdote! Mikael then asks us to sing a few passages of the song which the crowd sings with joy! What a beautiful moment, easily my favorite moment of the evening! Hearing this piece was a touching moment!

For more than two hours, we were treated to a varied setlist by Opeth alternating between different classics from all eras. Spanning over 30 years, Opeth’s long career is full of classics in industrial quantities. This group is of unequaled accuracy during a live performance and all the musicians did justice to the notoriety of the Opeth name. The sound quality, Mikael’s charisma, the atmosphere of the crowd, the songs, everything was perfect.

This show will possibly be in my top 3 of the end of the year. What a great evening!

See you next time!

-Phil Grondin

Testament & Kreator @MTelus, Montréal – 4 octobre 2024

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Testament et Kreator présenté par Evenko au MTelus de Montréal le 4 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Possessed.

 

C’est sous une thématique de thrash/death metal que la tournée « Klash of the Titans 2024 » s’arrêta au MTelus de Montréal avec les groupes Testament et Kreator en formule co-headline et avec invité spécial Possessed qui allait assurer la première partie. Affichant complet depuis déjà quelques temps, ce spectacle présenté par Evenko avec ces trois groupes de la vieille école allait donner le goût de mosher pas à peu prêt !

 

Possessed

Possessed ouvre la soirée vers 18h50 devant une foule plus qu’imposante. Malheureusement, grâce au fameux trafic et aux 1000 détours de Montréal, je n’ai pu assister au complet à la prestation de Possessed (qui était probablement le groupe que je voulais le plus voir). À mon premier regard lorsque j’ai entré dans le MTelus, il est fort intéressant de remarquer le parterre presque plein. Possessed semblait déjà à mi-chemin de leur set et j’ai cru remarquer un problème de son ce qui a ralenti le groupe. Par chance, la foule a applaudi et supporté les musiciens sur scène ! Considéré comme l’un des premiers groupes de death metal au monde et ayant influencé de multiples groupes, c’est un Jeff Becerra en forme qui a chanté différentes pièces du légendaire groupe accompagné de ses musiciens. Confortablement assit dans sa chaise roulante, Jeff n’a pas hésité de nous gueuler ça dans les tympans avec des classiques tels que : « Death Metal », « Pentagram » et « The Exorcist », etc. Possessed est seulement à son quatrième passage dans la métropole depuis leur création en 1983. C’était une rare occasion de voir ces légendes! Après plus de 40 minutes, le groupe quitta afin de laisser place au premier groupe titanesque de la soirée soit Kreator.

Setlist :

  1. Pentagram
  2. Ritual
  3. Tribulation
  4. Graven
  5. The Exorcist
  6. Demon
  7. Death Metal
  8. Swing of the Axe

 

Kreator

Kreator vient nous donner une bonne leçon de thrash européen directement de l’Allemagne. La bande de Mille Petrozza lance les festivités avec la pièce « Hate Uber Alles » tirée de leur dernier album du même nom. Dès les premières chansons, un wall of death s’est fait appeler par Mille lui-même. La foule est en feu ce soir ! Les moshpits n’arrêtent pas et Mille vient même comparer la foule de Toronto et encourage la foule montréalaise de les battre au niveau du bodysurfing. Après avoir observé attentivement, je crois que c’est mission réussie ! La foule est en feu pour Kreator qui alterne les classiques tels que : « Enemy of God », « Violent  Revolution » et « Pleasure to Kill » qui termine leur set. Étant la première fois que j’assiste à un spectacle de Kreator, je regrette de ne pas avoir vu ce groupe avant. Leur son est parfait, l’énergie contagieuse et tout était parfait ! Ayant pigé dans leur longue discographie qui s’étend sur plus de 40 ans, les choix de chansons étaient plus que parfaite ! Si la tendance se maintient, ils seront de retour l’an prochain, eux étant en visite en Amérique du Nord presque chaque année ! Laissons place aux légendes de Testament !

Setlist :

  1. Hate Uber Alles
  2. Phobia
  3. Enemy of God
  4. 666 – World Divided
  5. Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite)
  6. Hail to the Hordes
  7. Betrayer
  8. Satan Is Real
  9. Phantom Antichrist
  10. Strongest of the Strong
  11. Terrible Certainty
  12. Violent Revolution
  13. Pleasure to Kill

 

Testament

Directement de la Bay Area en Californie, lieu réputé du thrash metal américain, Testament vient nous donner une excellente leçon de thrash metal pur et dur. Étant la première fois que je vois ce groupe en spectacle, je peux confirmer à 100% que c’est la même situation que Kreator, quelle énergie ! C’est un Chuck Billy en forme accompagné du légendaire Steve DiGiorgio à la bass, Eric Peterson à la guitare, etc. que Testament vient nous jouer des chansons uniquement des deux premiers albums. La setlist comprend seulement des pièces des albums « The New Order » et « The Legacy » sortis respectivement en 1987 et 1988. Vous voulez du old school ? En voilà ! Wow ! La foule est en délire absolu et le moshpit est énorme ! Seulement une pièce ne figurant pas sur ces deux albums a été jouée soit « Native Blood », chanson en hommage aux premières nations qui a été dédiée par Chuck Billy. Après plus d’une heure, Testament conclut la soirée avec l’excellente pièce « Into the Pit ». Après cette chaude bataille entre Kreator et Testament, je dois admettre que Testament a gagné ce « klash of the titan ». Un autre groupe à voir au moins une fois dans sa vie pour tout amateur de thrash metal.

Merci à Evenko pour cette soirée plus que réussi !

Setlist :

  1. Eerie Inhabitants
  2. The New Order
  3. Apocalyptic City
  4. Raging Waters
  5. The Preacher
  6. The Haunting
  7. Trial by Fire
  8. Native Blood
  9. First Strike is Deadly
  10. A Day of Reckoning
  11. Alone in the Dark
  12. Disciples of the Watch
  13. Over the Wall
  14. Into the Pit

 

-Journaliste: Phil Grondin

Dark Tranquility//Amorphis//Fires In Distance @ Salle Montaigne, Québec – 3 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Jimmy St-Pierre Gariepy lors du spectacle de Dark Tranquility et Amorphis présenté par District 7 Production à la Salle Montaigne de Québec le 3 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Fires In The Distance.

 

Retour sur le spectacle

La tournée nord-américaine s’arrêta à la Salle Montaigne de Québec avec les formations Dark Tranquillity, Amorphis et Fires in the Distance. Présenté par District 7 Production, cette soirée à saveur melodic death metal affichait alors complet. Nouvelle salle située au Cégep Limoilou, celle-ci allait devenir le nouvel emplacement par excellence pour les spectacles à moyenne capacité, nous rappelons la défunte salle Le Cercle, voisine de l’Impérial Bell.

 

Fires In The Distance

Fires in the Distance vient ouvrir la soirée devant une foule plutôt timide. Le groupe effectue un metal se rapprochant du death/doom metal avec des touches mélodiques à la Swallow the Sun, Amorphis, etc. Ayant des pièces majoritairement longues, les Américains du Connecticut ont joué 4 pièces de leur dernier album intitulé « Air Not Meant For Us ». Le chanteur Kristian Grimaldi demande à quelques occasions à la foule de bouger ou faire un moshpit ce qui n’aura malheureusement pas lieu. La foule statique semble irriter le chanteur au point de l’entendre dire « I don’t give a fuck » … semble-t-il oublier qu’il joue de la musique avec une touche de doom ? J’ai rarement vu de moshpit dans un show de doom, bref. Au point de vue musical, le groupe était excellent et semble être une formation relativement jeune avec seulement 2 albums à leur actif. Une belle première partie !

 

 

Amorphis

Amorphis vient assurer la suite de la soirée avec leur melodic death metal directement de la Finlande. N’ayant aucunement besoin d’introduction dans le monde du metal européen, ce groupe a déjà établi sa renommée depuis plus de 30 ans. C’est un Tomi Joutsen tout souriant qui vient ouvrir la partie du premier co-headline de la soirée avec la pièce « Northwards ». Alternant un vocal clean et growl, Tomi est l’incarnation du charisme sur scène. Les autres musiciens ont tout autant une énergie contagieuse qui s’y dégage et chacun des membres semble apprécier de performer pour la foule québécoise. Faisant la promotion de leur dernier album « Halo » sorti en 2022, Amorphis n’a pas hésité à piger dans leur coffre pour dépoussiérer les pièces « Black Winter Day » et « The Castaway » de leur deuxième album « Tales From the Thousand Lakes ». Amorphis a joué pendant plus d’une heure devant une foule de différentes tranches d’âge, signe que les groupes à l’affiche de ce soir semblent rejoindre les plus vieux ainsi que les plus jeunes.

Setlist :

  1. Northwards
  2. On the Dark Waters
  3. Sky Is Mine
  4. The Moon
  5. The Castaway
  6. Silver Bride
  7. The Wolf
  8. Wrong Direction
  9. My Kantele
  10. Black Winter Day
  11. House of Sleep
  12. The Bee

 

Dark Tranquillity

Les suédois de Dark Tranquillity viennent clore la soirée avec une mise en scène plus qu’intéressante. Abordant une vidéo sur chaque pièce présentée en arrière-plan, la troupe de Mikael Stanne vient enfin présenter sa tournée initialement prévue durant la pandémie de la Covid-19. Plus de quatre ans plus tard, c’est devant une foule qui décide enfin de se réveiller avec un moshpit que le coup d’envoi est donné avec « Shivers and Voids ». Faisant la promotion du dernier album « Endtime Signals », Dark Tranquillity n’a pas hésité de piger dans sa longue discographie tout comme leur prédécesseur. C’est également un groupe tout souriant qui a joué quelques classiques du groupe tels que « Misery’s Crown », « Lost to Apathy », etc. Après plus d’une heure et demi, Dark Tranquillity vient clore la soirée plus que réussie à la Salle Montaigne.

Sur une note plus humoristique, jamais je n’aurais pensé que de retourner au Cégep pouvait être intéressant à ce point. Merci à District 7 Productions et tout l’entourage de cette salle et du Cégep Limoilou de nous permettre d’avoir des shows de qualité dans cette nouvelle salle.

Setlist :

  1. Shivers and Voids
  2. Hours Passed in Exile
  3. Forward Momentum
  4. Unforgivable
  5. Atoma
  6. The Last Imagination
  7. Nothing to No One
  8. Wayward Eyes
  9. Neuronal Fire
  10. Cathode Ray Sunshine
  11. Not Nothing
  12. Empty Me
  13. Phantom Days
  14. Lost to Apathy
  15. Misery’s Crown

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy

Critique d’album: Catharsis (Belgique) – M-VIII B.C. (5 octobre 2024)

Catharsis
M-VIII B.C.
Gio Smet Records
5 octobre 2024

 

Liste des pièces

1. Paradise Lost
2. A Bloodier Shade Of Pale
3. Retard
4. Nasu
5. Whirlpool

 

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://catharsisbelgium.wixsite.com/website
https://catharsisbelgium.bandcamp.com/album/m-viii-b-c

 

****See below for english version.

Catharsis – M-VIII B.C.

Le groupe belge Catharsis arrive en force avec leur deuxième EP en carrière intitulé « M-VIII B.C. ». Cet opus est sorti sous le label Gio Smet Records le 5 octobre 2024. Mélangeant le death metal moderne ainsi qu’un son plus « old school », Catharsis n’hésite pas à donner une bonne leçon de death metal à la bonne vieille façon européenne, rappelant les groupes comme Dismember, Hypocrisy et compagnie.

Formé en 2020, ce groupe est composé de plusieurs musiciens vétérans de la scène européenne ayant joué dans les groupes Death’s Bride, Solipsist, Brutal Exposure, Body of Christ et Signs of Cain. Ayant joué dans ces groupes dans les années 90, ce ne sont pas leur premier rodéo et ça paraît ! La qualité est au rendez-vous dans cet album qui s’étend sur plus de 25 minutes. Chacune des pièces proposées apportent un petit vent de fraîcheur.

Catharsis est un groupe composé de 4 musiciens autant talentueux les uns que les autres. Du côté vocal, nous avons Larz qui propose une voix guttural aux allures de John Tardy d’Obituary et Chuck Schuldiner de Death tout en gardant son petit côté à lui. Nous avons Werner à la guitare qui propose des riffs intéressants sur les pièces jouées accompagné par Gert à la bass et Luc aux drums.

Au point de vue musical, l’album commence avec un coup de boom. Peut-être un peu trop même. Sur la pièce d’ouverture « Paradise Lost », nous avons un cri de sirène comme si nous recevons une alerte Amber sur notre cellulaire… est-ce vraiment nécessaire ? Je n’ose même pas imaginer quelqu’un qui écoute une playlist et la pièce passe sur le mode aléatoire dans son véhicule et entendre le gros bruit d’Alerte Amber … bref, à part ce petit détail que je ne comprends totalement pas la pertinence, ce mini EP est bien agréable à écouter. Les 5 pièces figurant sur cet ouvrage sont excellentes et représentent bien l’essentiel du death metal. Des riffs accrocheurs, un vocal guttural et un drum bien sympathique.

En conclusion,  « M-VIII B.C. » ne va pas redéfinir le death metal en tant que tel mais est vraiment un ouvrage intéressant par Catharsis. Outre le bruit de sirène d’alerte Amber que je trouve totalement inutile et peut-être un peu trop surprenant, l’album est excellent du début à la fin. Le groupe a lancé l’album lors du GioFest et l’album est limité à seulement 100 copies.

Verdict : 8/10

Line-up :
Larz : Chant
Werner : Guitare
Gert : Bass
Luc : Drums

Phil Grondin

English 

Belgian band Catharsis is coming out strong with their second career EP entitled « M-VIII B.C. ». This opus was released under the Gio Smet Records label on October 5, 2024. Mixing modern death metal with a more « old school » sound, Catharsis does not hesitate to give a good lesson in death metal in the good old European way, reminiscent of bands like Dismember, Hypocrisy and company.

Formed in 2020, this band is made up of several veteran musicians from the European scene who played in the bands Death’s Bride, Solipsist, Brutal Exposure, Body of Christ and Signs of Cain. Having played in these bands in the 90s, this is not their first rodeo and it shows! The quality is there in this album which spans more than 25 minutes. Each of the pieces offered brings a breath of fresh air.

Catharsis is a band made up of 4 musicians who are as talented as each other. On the vocal side, we have Larz who offers a guttural voice that resembles John Tardy from Obituary and Chuck Schuldiner from Death while keeping his own little side. We have Werner on guitar who offers interesting riffs on the pieces played accompanied by Gert on bass and Luc on drums.

From a musical point of view, the album starts with a boom. Maybe a little too much even. On the opening track « Paradise Lost », we have a siren cry as if we received an Amber Alert on our cell phone… is it really necessary? I don’t even dare to imagine someone listening to a playlist and the song goes on random mode in their vehicle and hearing the loud noise of Amber Alert… in short, apart from this small detail that I totally don’t understand the relevance of, this mini EP is very pleasant to listen to. The 5 songs on this book are excellent and represent the essence of death metal. Catchy riffs, guttural vocals and a nice drum.

In conclusion, « M-VIII B.C. » is not going to redefine death metal as such but is really an interesting work by Catharsis. Besides the Amber Alert siren noise that I find totally useless and maybe a little too surprising, the album is excellent from start to finish. The band launched the album at GioFest and the album is limited to only 100 copies.

Verdict: 8/10

-Phil Grondin

Judas Priest et Sabaton @ Centre Bell, Montréal – 13 septembre 2024

Voici le compte rendu de notre journaliste Phil Grondin lors du spectacle de Judas Priest présenté par Heavy MTL et Evenko au Centre Bell de Montréal le 13 septembre 2024 et qui mettait également à l’affiche la formation Sabaton.

 

Vendredi dernier, Judas Priest s’arrêta au Centre Bell de Montréal dans le cadre de la tournée « Invincible Shield Tour » avec la formation suédoise Sabaton, le tout présenté par Heavy MTL. Le dernier passage de Judas Priest remontait à avril 2022 alors que le légendaire groupe s’était arrêté à Québec et Laval. Deux ans plus tard, c’est en support à leur nouvel album (intitulé Invincible Shield, du pourquoi la tournée s’appelle ainsi) que la bande de Rob Halford a décidé d’aller de l’avant avec une tournée nord-américaine afin d’y faire la promotion.

 

Sabaton

Sabaton lance les festivités aux alentours de 19h30 avec un Centre Bell à moitié plein. La section 200 est alors fermée et les gens ont été relocalisés un peu partout dans les 100, chouette pour eux ! Il est intéressant de remarquer que le parterre est rempli de chaises, chose inhabituelle pour des concerts metal. Bref, le coloré Joakim Broden, chanteur de Sabaton, arriva sur scène avec la pièce « Ghost Division » tirée de leur album de 2008. Le public sur place est déjà conquis avec la mise en scène proposée et l’énergie du groupe. Le drum est situé sur un tank abordant un énorme drapeau à l’effigie du groupe en arrière-plan. Sabaton, c’est une leçon d’histoire sur la guerre pendant plus d’un an racontée à la façon power metal. Plusieurs classiques du groupe s’y sont glissés tels que : « Primo Victoria », « Swedish Pagans » et « To Hell and Back ».

Pendant plus d’une heure, Sabaton nous a offert une prestation à la fois humoristique alors que Joakim s’est fait offrir une guitare rose d’Hello Kitty afin d’y jouer « Resist and Bite » et à la fois sensationnelle. Les musiciens ont joué avec précision toutes les pièces de leur répertoire et la qualité du son était au rendez-vous. Au point de vue personnel, Sabaton est un groupe que j’apprécie voir en spectacle sans en être un grand fan. Par contre, plusieurs personnes dont j’ai discuté après le spectacle ont été surprises de l’enthousiasme du groupe et du style proposé par les Suédois. Maintenant, passons aux légendes du heavy metal britannique Judas Priest.

Setlist :

  1. Ghost Division
  2. The Last Stand
  3. Swedish Pagans
  4. The Red Baron
  5. Bismarck
  6. Stromtroopers
  7. Carolus Rex (En suédois)
  8. Resist and Bite (Joakim avec la guitare rose Hello Kitty)
  9. The Attack of the Dead Men
  10. Primo Victoria
  11. Soldier of Heaven
  12. To Hell and Back

 

 

Judas Priest

Le Centre Bell est maintenant plein à craquer pour la venue du groupe principal. C’est sous la chanson « War Pigs » de Black Sabbath que Judas Priest se présente. La mise en scène, bien que minimaliste, présente quelques vidéos afin de mettre en contexte la chanson jouée. C’est avec la pièce « Panic Attack » que le coup d’envoi est donné. Déjà là, nous voyons un Rob Halford en forme et qui nous démontre son énorme potentiel au chant. Autant au niveau des passages plus aigus que plus graves, la légende surnommée «metal god » nous enchaîne les chansons une à la suite de l’autre. Avec une setlist balancée entre les différentes époques du groupe et son nouvel album « Invincible Shield », Judas Priest n’hésite pas de jouer les classiques tels que : « Painkiller » , « You’ve Got Another Thing Comin’ » et « Breaking the Law ». La liste de classiques pourrait continuer puisque la carrière de ce groupe s’étend sur plus de 50 ans. Rob n’hésite pas à y aller en affirmant que même après tout ce temps, il affectionne toujours la possibilité de faire de la musique et d’y faire des spectacles.

Avant le rappel, le drummeur du groupe, Scott Travis, nous informe que le groupe s’est fait proposer à quel endroit devait commencer la tournée nord-américaine. En unisson, les membres ont dit hautement « Montréal ! » Donnant le coup d’envoi de la tournée, ce premier spectacle est une réussite sur toute la ligne. Les guitaristes ont joué avec précision tous les morceaux avec des solos de guitare autant hallucinants que précis. Le bassiste et fondateur du groupe, Ian Hill, a effectué un travail de chef et que dire du drum. Rob Halford a encore une fois été impressionnant. Lui qui est maintenant âgé de 73 ans et faire autant de tournée et ne pas avoir perdu une seule touche de sa voix est vraiment un exploit à lui seul. En rappel, le groupe nous joue les classiques « Electric Eye », « Hell Bent for Leather » (chanson que Rob arrive avec sa légendaire moto sur scène) et « Living After Midnight ».

C’est après plus de 1h45 que Judas Priest nous quitte sous les acclamations de la foule après un spectacle plus que surprenant. C’est une leçon de musique que nous venons de vivre par des virtuoses du heavy metal. En arrière-plan, nous pouvons lire « The Priest will be back » … oui ! SVP ! Après ma première expérience avec ce groupe, je reprendrais un concert de Judas Priest n’importe quand. Merci pour ce vendredi soir plus que mémorable.

Setlist :

  1. Panic Attack
  2. You’ve Got Another Thing Comin’
  3. Rapid Fire
  4. Breaking the Law
  5. Riding on the Wind
  6. Love Bites
  7. Devil’s Child
  8. Saints in Hell
  9. Crown of Horns
  10. Sinner
  11. Turbo Lover
  12. Invincible Shield
  13. Victim of Changes
  14. The Green Manalishi (With the Two Prong Crown) (Cover de Fleetwood Mac)
  15. Painkiller

Rappel :

  1. The Hellion/Electric Eye
  2. Hell Bent for Leather
  3. Living After Midnight

 

-Journaliste: Phil Grondin