Critique d’album: Insurrection – Obsolescence (Sept. 2024)

Insurrection
Obsolescence
Septembre 2024

Liste des pièces

1. The Gathering
2. Failures of the Flesh
3. Le secret des dieux
4. Némésis
5. Hostile Takeover
6. Obsession
7. Charogne
8. Initiate the End
9. Obsolete
10. Bless the Machine

Pour les fans de / For fans of :
Misery Index, Testament et Nevermore.

 

Lien pour achat / Link for purchase :
https://insurrectioncanada.bandcamp.com/album/obsolescence
https://boutique.boiteamusique.ca/en/448-insurrection

Après plus de 7 ans d’absence, Insurrection nous revient en force avec leur cinquième album studio intitulé « Obsolescence », paru le 13 septembre 2024 dernier sous l’étiquette Bam & Co. Heavy. Actif depuis plus de 20 ans, le groupe de death metal basé à Gatineau en Outaouais n’a nul besoin de présentation, ayant déjà fait leur nom sur la scène du métal au Québec.

Avec « Obsolescence », nous voyons le grand talent que ces gars ont acquis au fil des années. Jouant un death metal se rapprochant par moment à Decapitated, avec une petite nuance de Dying Fetus et Lamb of God, ce nouvel opus nous rappelle qu’Insurrection a bien un son propre à eux. Ayant déjà joué dans plusieurs grands festivals au Québec comme le Rockfest de Montebello (RIP) et le Trois-Rivières Metalfest, le groupe a également eu la chance de se produire plusieurs fois à travers le Canada.

Alternant les différents thèmes dans les différentes chansons tels que la politique, la société, la science-fiction et la technologie, Insurrection nous arrive tel un tank avec un album qui s’étend sur plus de 42 minutes. Le vocal de Stef Jomphe est d’une précision hors pair avec un excellent chant guttural. Le tout mixé avec les riffs lourds et puissants de Mick Birch et Antonin Perras-Foisy, la bass de Martin Samson vient également se fondre à perfection dans le drum joué par Jay Cross. Tout au long de l’écoute, les pièces s’enchaînent bien une après l’autre.

Avec des chansons mélangeant le français et l’anglais, le groupe ne cessera de m’impressionner à chaque album. Mon coup de cœur est sans aucun doute la pièce « Charogne » qui m’a totalement scié en deux. Tout au long de cette écoute, chaque morceau m’a semblé être unique sans être répétitif tout en innovant au niveau de la mélodie et du rythme. Le son de l’album est également excellent et le produit final semble être poli et avoir été retravaillé de multiples fois. Après plus de sept ans sans avoir sorti un album, nous voyons que les gars d’Insurrection voulaient un produit à la hauteur de leur nom.

Sans réinventer le style du death metal, « Obsolescence » est sans aucun doute un excellent retour sur la scène métal québécoise. Souhaitons-leur bonne chance!

Note : 9/10

Insurrection est :
Stef Jomphe : Chant
Antonin Perras-Foisy : Guitare
Mike Birch : Guitare
Martin Samson : Bass
Jay Cross : Drums

Liens :
FB : https://www.facebook.com/insurrectionmetal
IG : https://www.instagram.com/insurrectionmetal/
Bandcamp: https://insurrectioncanada.bandcamp.com/

-Phil Grondin

Zeal & Ardor//Gaerea @ Le Studio TD, Montréal – 27 novembre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors du spectacle de Zeal & Ardor présenté par Heavy MTL, Extensive Enteprise et Evenko au Le Studio TD de Montréal le 27 novembre 2024 et qui mettait également à l’affiche Gaerea et Zetra.

 

Retour sur le spectacle

C’est le début d’un long marathon de 4 soirs de spectacle en ligne dans la métropole. Mercredi est le premier de cette série avec Zeal & Ardor au Studio TD suivi de la Messe des Morts au Théâtre Paradoxe du jeudi au samedi. Aucun repos n’est possible durant ce mini marathon de shows alternant le black metal et le style unique qu’a su créer Zeal & Ardor au fil du temps.

Présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL, le spectacle affichait complet quelques jours avant la représentation du concert. Les formations Gaerea et Zetra avaient la tâche d’assurer la première partie de la soirée. Malheureusement, il a été impossible d’assister à la représentation de Zetra suite aux multiples détours/accidents/trafic de Montréal. Ah cette chère ville… un éternel combat sans fin.

 

Gaerea

Groupe qui n’est plus inconnu à mes yeux, Gaerea n’hésite pas à s’ajouter en première partie d’une tournée depuis 2 ans avec des groupes ayant une certaine similitude sonore. Ayant assisté à leur dernière performance l’an passé au Théâtre Fairmount, celle-ci allait miser davantage sur le dernier album « Coma » sortie le 25 octobre dernier. Ayant joué majoritairement des pièces de cet album, la seule pièce ne figurant pas sur celui-ci est « Laude » de l’album « Mirage » sorti en 2022. J’aurais préféré plus de vieux matériel, mais bon, le groupe venait faire la promotion de leur petit dernier ce qui est très compréhensible !

Au niveau de la présence sur scène, Gaerea ne change pas une formule gagnante avec leur côté mystérieux, abordant un masque couvrant leur visage ainsi qu’une tenue noire ne permettant pas de savoir leur identité. Le chanteur, Ruben Freitas, est fidèle à son habitude et bouge de gauche à droite en faisant aller ses doigts tel un chef d’orchestre qui semble vouloir donner des directives à sa troupe. J’ai toujours adoré ce petit côté théâtral de ces derniers.

Oeuvrant dans un black metal plus qu’unique, Gaerea a su répondre à mes attentes et une tournée en tête d’affiche est plus que nécessaire. Nous avons besoin de les voir à leur plein potentiel et non en simple première partie.

 

 

Zeal & Ardor

Ne connaissant aucunement Zeal & Ardor, ceci s’avérait être une première avec ce groupe. Ayant vu le nom passer à plusieurs occasions, je pourrais classer ce groupe comme étant « avant-garde-death-black-gospel-metal ». En gros, je n’ai aucune idée à quoi m’attendre face à eux. Originalement un groupe de Suisse en formule « one man band » pour finalement devenir un groupe basé à New-York, Zeal & Ardor est venu nous déferler plus de 20 pièces alternant des pièces plus mélodiques par moment et des pièces plus brutales par la suite.

La foule est un élément à prendre en considération pour le spectacle. Autant nous pouvons voir le typique metalleux que nous pouvons voir du monde plus « normal ? », si l’on veut appeler ça de même, assister au spectacle. Est-ce que le groupe est capable d’avoir un public élargi ? Je crois bien que oui ! Tout au long de leur prestation de plus de 1h30, Zeal & Ardor semblait vraiment apprécier leur présence à Montréal. Manuel Gagneux, chanteur et fondateur du groupe, semblait ému par moment de la réception reçue et de l’amour que le public leur donnait.

Ne pouvant pas trop juger la sélection des pièces puisque je ne connais pas tant le groupe, je peux tout simplement avouer qu’ils ont piqué ma curiosité et que le matériel présenté est fort intéressant et mérite une écoute pour tous les curieux. Venu faire la promotion de leur dernier album « Greif » sorti en août 2024, Zeal & Ardor n’a pas hésité de piger dans leurs quatre albums studios. La qualité sonore était au rendez-vous et nous pouvions distinguer chaque instrument joué.

Finalement, ce spectacle m’a semblé être une bonne prélude avant la Messe des Morts. Un bon mélange de black metal avec Gaerea et Zeal & Ardor qui nous présente un mix d’un peu tous les styles possible au monde. Impossible de les qualifier d’un terme spécifique, c’est du metal point.

Merci pour l’événement et à bientôt !

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

Nouveauté: Purity In Perversion – Single Bongrip From the NewBorn BabyBong

Purity In Perversion – Bongrip From the NewBorn BabyBong

Par simple curiosité, je vois l’annonce, début octobre 2024, d’un nouveau single de Purity In Perversion, groupe que j’ai eu la chance de voir cet été au QCDM BBQ V à Trois-Rivières, du nom de « Bongrip From the NewBorn BabyBong ». Déjà là, le titre m’interpelle! J’adore, c’est GRAS!

Cette jeune formation de brutal death metal de Rimouski sortira leur premier album en décembre 2024 intitulé « NewBorn BabyBong ». Pochette reflétant l’atmosphère classique du brutal death metal à tendance slam, Purity In Perversion vient de prendre un step de plus dans le monde de la brutalité au Québec.

Ce single est tout simplement DE LA BOMBE ! La voix grasse et guttural d’Éric Levesque mélangée avec les slams effectués à la perfection des guitaristes David Rioux et Simon-Pierre Michaud… le tout avec l’harmonie de la bass de Tommy Rioux et les blastbeasts et double kicks destructeurs de Raphaël Gagnon-Caron. Nous avons là le résultat par excellence pour percer dans le monde de la musique brutale. Une qualité sonore hors pair qui vous donnera le goût d’headbanger et partir un moshpit dans votre salon. Faites attention aux cadres par contre !

Cette pièce me rappelle les bonnes vieilles années que j’affectionnais le slam avec des groupes comme Cephalotripsy, Pathology, Disgorge et j’en passe. Purity In Perversion possède un ÉNORME talent d’être un joueur majeur et important dans le slam québécois.

Bonne chance pour le lancement de votre premier album!

RECORDING ET MIXAGE: Marc-Antoine Desjardins
MASTERING: Christian Donaldson
ARTWORK: Rudi Gorging

Tracklist de l’album:
1. Introveineuse
2. M.A.D.
3. Cock Inn
4. Kolbassa
5. Bongrip From the NewBorn Babybong
6. TPL
7. Incest Breakfast (L’Incestu’Oeuf)
8. La chanson des Jours de la Semaine
9. Inbreed

 

Premier single – Bongrip From The NewBorn BabyBong – Octobre 2024

**À la sortie de cet article, le second single, Cock Inn, est aussi disponible à l’écoute!

Deuxième single – Cock Inn – Novembre 2024

-Phil Grondin

 

Evanescence//Halestorm//The Warning @ Centre Bell, Montréal – 25 octobre 2024

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Lizane Jean lors du spectacle de Evanescence présenté par Heavy MTL, Live Nation et Evenko au Centre Bell de Montréal le 25 octobre 2024 et qui mettait également à l’affiche Halestorm et The Warning.

 

Retour sur le spectacle

Le Centre Bell accueillait vendredi dernier les formations Evanescence, Halestorm et The Warning dans le cadre de la tournée 20ème anniversaire de leur album « Fallen », album qui a su propulser le groupe américain dans le palmarès de toutes les radios à l’époque. Présenté par Heavy MTL, le spectacle affichait presque complet alors que plusieurs billets ont été libérés dans la section 300 quelques jours avant le concert.

L’accoutrement gothique était au rendez-vous alors que la bande d’Amy Lee débarquait en ville. Metalleux, gothiques et personnes de tout âge et style sont sortis de leur tanière afin d’assister à cette soirée mettant en vedette le rock alternatif. Ayant pu me procurer ce spectacle en mai dans le cadre du « Concert Week » pour la modique somme de 25 $, je me disais que j’allais tenter ma chance avec un groupe qui a su marquer mon adolescence et mon secondaire.

 

The Warning

C’est vers 19h que le trio de The Warning allait débuter la soirée avec la pièce « S!CK ». Originaire du Mexique, The Warning est composé de trois sœurs et existe depuis 2013. Musicalement parlant, le groupe est solide ! Les trois sœurs jouent vraiment avec une précision hors pair et semblent vraiment apprécier leur passage dans la Métropole. Ayant quatre albums à leur actif, la majorité des pièces présentées étaient de leur dernier album « Keep Me Fed » sorti en juin de cette année ainsi que l’album précédent « Error » sorti en 2022. Alternant le chant, les trois sœurs possèdent une énorme puissance en chantant différentes pièces telles que « MONEY », « DISCIPLE » et « EVOLVE » qui ont fermé leur prestation. The Warning s’avoue être une excellente découverte pour plusieurs personnes présentes et semble être un choix logique de première partie pour le style musical présenté. Espérons les revoir prochainement dans une salle plus intime (Théâtre Beanfield, Studio TD, etc,) afin de pouvoir assister à leur concert en formule tête d’affiche.

 

 

Halestorm

Halestorm est le prochain groupe à s’exécuter sur scène. Originaire des États-Unis, la bande de Lzzy Hale entre sur scène et la chanteuse n’hésite pas de commencer en acclamant « Montréal, je t’aime ! » avant même qu’elle commence sa prestation. Enchaînant à plusieurs reprises « Raise Your Horns ! », Halestorm commence avec la célèbre « I Miss the Misery ». Ne connaissant aucunement le groupe, je remarque une ÉNORME énergie se dégageant des musiciens, mais plus principalement Lzzy Hale. Quelle bombe cette femme ! Elle possède une énorme capacité de chanter autant aigu que grave ! J’ai vraiment été surpris par son talent ! Entre les pièces, elle n’hésite pas à faire quelques petits « speechs » de motivation et de sensibilisation aux femmes et sur l’importante de la santé mentale.

Ayant une carrière qui s’étend sur plus de 30 ans, Halestorm est un nom que j’ai vu passer à l’occasion sans vraiment porter attention. Avec les pièces « Love Bites (So Do I) » et « Freak Like Me », la seule chose qui me vient en tête est… j’attendais quoi ? Le groupe a littéralement volé la vedette selon moi. Ils effectuent un rock se rapprochant au hard rock mais le font avec brio. Nous avons même eu l’occasion de voir un duo avec Amy Lee sur la pièce « Break In » qui a été une surprise pour plusieurs personnes dans la salle. C’est avec la pièce « The Steeple » qu’Halestorm laisse la place à Evanescence qui viendra clôturer le concert. Encore une fois, pour tout fan d’Halestorm, vous devez voir ce groupe en spectacle. Wow, wow et re-wow ! Je regrette encore de ne pas avoir connu ce groupe la avant.

Setlist :

  1. I Miss the Misery
  2. Love Bites (So Do I)
  3. I Get Off
  4. Freak Like Me
  5. Do Not Disturb
  6. Can U See Me In The Dark (Cover de I Prevail)
  7. Break In (Duo avec Amy Lee)
  8. Familiar Taste of Poison
  9. Drum Circle
  10. The Steeple

 

 

Evancescence

Le légendaire groupe aux allures gothiques Evanescence vient compléter la soirée. La bande d’Amy Lee vient présenter des pièces de leur longue carrière s’étalant sur plus de 20 ans. Un écran à l’effigie du logo du groupe est présenté en arrière-scène. La pièce « Broken Pieces Shine » de leur dernier album « The Bitter Truth », sorti en 2021, donne le coup d’envoi. Jouant plus de sept pièces de cet album, la setlist est en majeure partie des chansons de cet album ainsi que quelques-unes de l’album « Fallen », donc le groupe célèbre son 20ème anniversaire. Le Centre Bell est maintenant plein à craquer et les spectateurs n’hésitent pas à chanter les différentes pièces chantées par le groupe. Au point de vue musical, le groupe est excellent et chaque instrument est bien joué et la qualité sonore est au rendez-vous ! Amy Lee, de son côté, semble chanter parfois un peu trop aigu à mon goût à un point que j’ai de la misère à comprendre les paroles. Malgré tout, elle a très bien chanté les classiques du groupe tels que : « Going Under », « Call Me When You’re Sober » et la très célèbre « My Immortal » qui a été joué au piano.

Tout au long de la prestation, j’ai ressenti un coup de nostalgie en écoutant Evanescence me rappelant mon secondaire. L’album « Fallen » a été pour plusieurs un album phare dans leur jeune temps. C’est avec la pièce « Bring Me to Life » que le groupe termine la soirée. Cette chanson a tout simplement propulsé le groupe vers un autre niveau en 2003 et ça se voit avec un Centre Bell plein à craquer. Plusieurs personnes attendaient un rappel qui, malheureusement, n’a pas eu lieu.

De mon point de vue personnel, est-ce que mes attentes pour Evanescence étaient trop hautes? Je dirais oui. Ne connaissant presque aucune pièce du nouvel album, je me suis retrouvé à chanter seulement les classiques. En tant que tel, la scène me semblait fade par moment. Le grand écran n’a malheureusement pas été assez utilisé à son plein potentiel avec seulement le « E » du logo d’Evanescence qui changea de couleur à l’occasion. Les musiciens, quant à eux, ont tout simplement bien joué les pièces ! Amy Lee semblait vraiment s’amuser sur scène ! Ayant même fait un petit discours disant qu’à 42 ans, elle n’a jamais autant senti l’amour du public et en confiance de la sorte à jouer sur scène. Elle reflète une joie et une passion pour son métier.

C’est vers 23h que la soirée se termine et que la troupe d’Amy Lee se dirigea vers la Ville de Québec au Centre Vidéotron en ce samedi soir avant le spectacle d‘Iron Maiden le lendemain. Un week-end bien occupé pour les voisins de l’autre bout de l’autoroute 40 !

Setlist :

  1. Broken Pieces Shine
  2. Made of Stone
  3. Going Under
  4. Call Me When You’re Sober
  5. Take Cover
  6. Lose Control / Part of Me / Never Go Back
  7. Wasted on You
  8. Lithium
  9. Far From Heaven
  10. Imagniary (Montage vidéo présentée avant la pièce)
  11. Better Without You
  12. End of the Dream
  13. Use My Voice
  14. Blind Belief
  15. My Immortal
  16. Bring Me to Life

 

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Lizane Jean

Critique d’album: Midnightmares – Shadow People (21 octobre 2024)

Midnightmares
Shadow People
21 octobre 2024

 

Liste des pièces

  1. Sanctuarium
  2. Shadow People
  3. Leave Me With My Demons
  4. Wichasha Wakan
  5. Kill the Beast
  6. Séance
  7. I Love It When You’re Evil
  8. Everlasting
  9. Jim Reaper Blake
  10. In My Hands
  11. End of Days
  12. Requiem
  13. War Bard (Bonus Track)

Pour les fans de / For fans of : Nightwish, Vrylnia, Epica, Within Temptation etc…

 

Lien pour achat / Link for purchase :
Website: https://www.giosmet.com/midnightmares
Bandcamp: https://midnightmaresmetal.bandcamp.com/

***See below for english version. Translation done by Vicky Fillion

Le groupe belge/mexicain Midnightmares arrive en force avec leur premier album en carrière intitulé « Shadow People ». Cet opus est sorti sous le label Gio Smet Records le 21 octobre 2024. Mélangeant un style de metal symphonique et gothic, Midnightmares arrive en force afin de nous présenter un metal présentant une voix style opéra tout en harmonisant le tout avec un growl hors du commun.

Formé en 2023, le groupe nous apporte dans leur univers propre à eux avec les différentes pièces suggérées. Mixant le chant d’opéra de Mariel Gimeno et la voix guttural de Giovanni Smet, Midnightmares offre des chansons bien structurées à la touche gothique qui nous rappellent les bonnes vieilles années des groupes mythiques de ce style tels que : Nightwish, Epica, Within Temptation, etc.

Pendant plus d’une heure, Midnightmares nous fait passer par plusieurs gammes d’émotions. Parfois mélancolique, parfois agressif, les différentes chansons proposées s’harmonisent à perfection avec le style gothique. Le clavier et la voix style opéra ont été un point fort sur cet album qui m’a totalement émerveillé. Les pièces « Leave Me With My Demons » et « Shadow People » ont été sans aucun doute mes coups de cœur. Par moment, nous croyons écouter le frère jumeau d’Epica puisque ce groupe propose aussi ce mix de voix.

En conclusion, cet album m’a fait redécouvrir ce style que j’avais délaissé dernièrement. Même si le groupe est seulement composé de deux membres, nous avons l’impression de faire face à plusieurs musiciens en même temps. Chaque instrument est bien joué et nous démontre le potentiel du groupe. Le groupe s’est produit en spectacle pour la première fois le 5 octobre dernier au GioFest.

Lineup :
Giovanni Smet : Tous les instruments, chant
Mariel Gimeno : Chant et clavier

Verdict : 8/10

-Phil Grondin

English 

The Belgian/Mexican band Midnightmares arrives in force with their first album in their career entitled « Shadow People« . This opus has been released under the label Gio Smet Records on October 21, 2024. Mixing a style of symphonic and gothic metal, Midnightmares arrives in force to present us with a metal featuring an opera-style voice while harmonizing everything with an extraordinary growl.

Formed in 2023, the band brings us into their own universe with the different suggested pieces. Mixing the opera singing of Mariel Gimeno and the guttural voice of Giovanni Smet, Midnightmares offers well-structured songs with a gothic touch that remind us of the good old years of the legendary bands of this style such as: Nightwish, Epica, Within Temptation, etc.

For more than an hour, Midnightmares takes us through several ranges of emotions. Sometimes melancholic, sometimes aggressive, the different songs offered harmonize perfectly with the gothic style. The keyboard and the opera-style vocals were a strong point on this album that totally amazed me. The pieces « Leave Me With My Demons » and « Shadow People » were without a doubt my favorites. At times, we think we are listening to Epica’s twin brother since this group also offers this mix of vocals.

In conclusion, this album made me rediscover this style that I had recently neglected. Even if the group is only composed of two members, we have the impression of facing several musicians at the same time. Each instrument is well played and shows us the potential of the group. The group performed for the first time on October 5, 2024 at GioFest.

Lineup:
Giovanni Smet: All instruments, vocals
Mariel Gimeno: Vocals and keyboard

8/10

-Phil Grondin