Photos Cardinals Pride/Portland!/For All Seasons/We Throw Flowers/Boundaries – Québec 05/03/15

Voici les photos prises par Alex Deleon Cativo lors de la première journée du «P’tit Fest 2» présenté conjointement par Get a Room et Première Ovation à la Salle Multi de Méduse de Québec le 5 mars 2015 et mettant à l’affiche Cardinals Pride/ Portland!/ For All Seasons/ We Throw Flowers/ Boundaries.

 

5 mars - Quebec - P'tit Fest 2

 

Cardinals Pride

 

Portland!

 

For All Seasons

 

We Throw Flowers

 

Boundaries

 

Critique d’album: The Agonist – «Eye of Providence»

The Agonist - Eye of Providence

 

The Agonist

«Eye of Providence»

Century Media Records

2015

 

La première fois que j’ai vu The Agonist en spectacle, c’était en 2007 en première partie de Sonata Arctica. Disons que c’était un choix un peu spécial pour une première partie, étant donné les styles très différents des deux groupes. Les gens sur place, moi le premier, avions été très agréablement surpris par la performance du groupe. C’est donc à partir de ce moment que j’ai commencé à m’intéresser à ce groupe, qui sortait pas longtemps après son album phare «Lullabies for the Dormant Mind» (2009).

En mars 2014, un coup de théâtre majeur est venu changer considérablement la scène du metal. Après dix ans et trois albums avec The Agonist, la chanteuse Alissa White-Gluz annonçait son départ du groupe pour rejoindre Arch Enemy, dont la chanteuse Angela Gossow venait tout juste de quitter pour s’occuper uniquement de la gérance du groupe. Dans la même annonce, The Agonist annonçait la remplaçante d’Alissa, une certaine (et peu connue) Vicky Psarakis.

Plusieurs oiseaux de malheur ont prédit la fin de The Agonist. Il est vrai qu’Alissa White-Gluz était l’image et la leader du groupe, et en faisant la transition pour Arch Enemy, elle semblait être la seule gagnante de l’équation. Sauf que tout le monde a été gagnant. Je dirais même que c’est la meilleure chose qui aurait pu arriver à The Agonist, car suite à ce changement, le groupe a sorti son meilleur album jusqu’à maintenant.

Faisant près d’une heure en longueur, «Eye of Providence» est l’album le plus mature et de loin le mieux produit du catalogue de The Agonist. C’est comme si le groupe avait décidé de se faire une liste des bons et des moins bons coups des trois albums précédents et de ne garder que la colonne des bons coups. L’album, plus mélodique que ses prédécesseurs, conserve toutefois l’agressivité qu’on connait et qu’on aime chez The Agonist. Parlant d’agressivité, elle ne tarde pas à arriver avec la première chanson «The Gates of Horn and Ivory»:

 

 

En plus de cette chanson, il y a plusieurs autres bons highlights sur l’album, notamment «My Witness Your Victim», «Danse Macabre», «I Endeavor», «A Gentle Disease» et «As Above, So Below».

 

 

 

Je vais le dire carrément comme ça, sans détours, sans me cacher ni rien: Vicky Psarakis est une chanteuse mieux balancée qu’Alissa White-Gluz. Le contraste entre sa voix clean et sa voix growl est mieux maîtrisé, sa voix clean est plus polie et plus jolie (comme on peut l’entendre sur «A Gentle Disease»), et sa voix growl est du même calibre que celle d’Alissa (qui à mon avis est beaucoup mieux exploitée avec Arch Enemy). Avec la musique de The Agonist, sa voix mieux balancée vient chercher une coche de plus qui rend le tout meilleur que la somme de toutes ses parties. Reste à voir maintenant si Vicky saura chausser sur scène les grandes pointures laissées vides par Alissa. Seul le temps nous le dira.

C’est donc un nouveau départ réussi sur toute la ligne pour The Agonist. J’espère que ce changement de personnel durera un bon bout et nous produira plusieurs autres excellents albums comme «Eye of Providence»!

Note: 9/10

L’album sortira le 24 février 2015.

Mathieu Audet

Critique d’album: DistortHead – « Invasive Species »

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DistortHead

« Invasive Species« 

2014

 

DistortHead est un groupe Death Métal Mélodique / Metalcore de Châteauguay (en rive sud de Montréal) qui ne fait pas dans la dentelle. Je parle en connaissance de cause pour avoir partagé deux fois la scène avec eux. Leur premier album, « Invasive species« , produit chez Silver Wings Studios, est paru en octobre cette année (2014). C’est un enregistrement qui peint parfaitement le portrait du groupe DistortHead. Pour en savoir plus à leur propos, voici un lien vers l’entrevue que Lex a réalisée avec eux dans leur local de pratique ainsi que 2 pièces jouées lors de cette occasion.

Le tout commence avec une courte intro théâtrale qui bâtit une de ces tensions comme je les aime.. court mais radical, un orchestre au son maléfique, qui me fait penser au son d’un empire cruel à la manière des films du grand écran. Une formule avec laquelle on ne se trompe pas pour introduire un album de musique sans pitié.

Ça commence en force avec « Invasive Species« , la pièce titre de l’album. On sent tout de suite la puissance. Le visage musical et parolier de la thématique se fait aussi sentir en forte présence. L’ouvrage musical mélange avec brio les éléments du metalcore à ceux du death metal mélodique, et les mélodies au son tragique (un son tragique mais puissant et grandiose) des guitares sont particulièrement communicatives (le genre à donner des frissons dans le dos à mon esprit de mélomane). Le vocal est puissant et audible. Lorsqu’on entend des choses comme « Brace yourselves for extinction » et « We cannot run, we cannot hide », on comprend tout de suite que l’histoire derrière les paroles n’est pas comme la fin des films pour enfants. La trame sonore d’une fatalité que l’humanité doit affronter… peut-être le fruit de l’évolution de l’humanité (la bêtise humaine qui atteint son apogée?) qui résulte en l’extinction de la race humaine par l’invasion d’autres espèces…

« Ode to the Sun » nous balance en pleine gueule dès le départ un bel assortiment d’accords de guitare à caractère dramatique. L’énergie est tout aussi percutante et j’ai le feeling que ça sera comme ça tout au long de l’album. Beaucoup de groupes sont capables de mettre de la pesanteur dans leurs créations mais plus rares sont ceux qui sont capables d’y inclure des mélodies qui interpellent l’oreille et qui dégagent des couleurs perceptibles. DistortHead sont des créateurs qui ont ce talent. Les chants clean font leur apparition dans cette chanson, sont bien éxécutés et fonctionnent bien dans la musique (les chants cleans étant quelque chose qui ne fait jamais l’unanimité). L’équilibre entre le côté pesant et mélodique est agréablement palpable.

« Jack is Always Smiling » transporte une ambiance diabolique et pervertie. Mon imaginaire me pousse à croire qu’on y parle d’un maniaque, peut-être au second degré pour représenter cette facette de l’humain en général ou au premier degré, soit désignant une personne. Les riffs plus pesants / espacés du type breakdown y sont davantage exploités. Le vocal du type « inhalé » est très caractérisé et c’est un élément distinctif par rapport au vocal des pièces précédentes. C’est intéressant de voir les différentes portées vocales faire leur apparition à travers de différentes pièces.

Chacune des pièces de l’album transporte ses caractéristiques et couleurs. La thématique de l’album est tout de même homogène par le fait qu’elle représente le destin tracé de l’humanité. La pièce « Skyso » (la plus longue de l’album) dégage une énergie de détraqué avec ses notes dissonantes qui sont particulièrement efficaces pour briser le confort de l’oreille (c’est toujours cool d’entendre des riffs qui viennent déranger l’oreille et défier les conventions musicales!). C’est définitivement l’une des pièces qui a le plus de personnalité sur « Invasive Species« .

La production sonore de cet album est excellente, le produit est d’une qualité agréable à l’écoute, les différents registres de voix sont bien exécutés et assemblés. Je recommande « Invasive Species » à ceux qui aiment le mélodique et la pesanteur. Distribué a 8$ en version digitale sur leur page bandcamp dont le lecteur se trouve ici-bas pour vous permettre d’écouter ce très bon album. Pour la copie physique, je sais que les disques produits par Silver Wings Studios sont distribués chez certains disquaires indépendants du Québec, alors allez donc visiter le vôtre, ça l’encouragera et vous ferez peut-être d’autres belles découvertes si vous ne trouvez celui-ci!

Francis

 

 

Critique d’album: Wovenwar – « Wovenwar »

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Wovenwar

« Wovenwar« 

Metal Blade Records

2014

 

Suite à l’arrêt forcé de As I Lay Dying dû aux problèmes judiciaires de leur chanteur Tim Lambesis, les musiciens ont décidé de se créer une nouvelle entité, Wovenwar. Dans la continuité de groupe tel Trivium et un peu de Tesseract mais ajoutant une touche bel et bien power métal, il nous présente ici un album éponyme riche en mélodies. Mises de l’avant, les voix cleans sont partout sur cet album. Un mélange de lourdeur, de vitesse et d’envolées, de solos et d’un côté épique; une vraie fresque glorifiante de par un son moderne et une énergie chevaleresque. Et parfois le groupe part sur des balades émotionnellement chargé. Non je n’ai pas pleuré…

Wovenwar, c’est un de ces bands plein d’énergie, influencé par la vague émo, mais ayant des racines de l’épopée power métal de voilà 15 ans. La production est excellente, professionnelle et juste. Il y a beaucoup de fromage pour ceux qui savent l’apprécier à bonne dose et au risque de me répéter, la force de cet album est à quel point tout est calculé mélodiquement pour nous accrocher. La rythmique y apporte une force et une petite touche groove métal qui rentre bien au poste! Donc un mélange de style réussi dans tous les aspects, sauf celui d’être vraiment original. On retrouve au cour de l’album plusieurs moment plus recherchés, mais dans l’ensemble il s’agit de musique grandement accrocheuse qui devrait vendre amplement. Personnellement, j’apprécie plusieurs aspect mais aucune des chansons de Wovenwar ne fera partie de ma playlist spéciale de chansons favorites.

J’ai particulièrement aimé des titres tel que «Death To Rights», «Identity» et «Profane» et j’ai eu beaucoup de difficultés avec «Archers»

Donc en résumé, bien construit commercialement, mais ça manque un peu d’originalité pour ceux qui cherche à approfondir un peu.

Jee

Of Temples, Obliterate: coast to coast tour, fuckers

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Après une belle grosse tournée prometteuse annulée plus tôt cette année, voilà que Of Temples de Montréal se relève et se prépare à conquérir le pays en entier pour promouvoir leur dernier album, « The Decline ».

En effet, la formation de Metalcore progressif entame une tournée le 2 octobre prochain qui les amènera aussi loin que Vancouver avec un autre band québécois reconnu pour son live show, Obliterate!  Ces derniers aussi ont sorti un nouvel EP en juin dernier et leur Deathcore arrache, y’a pas à en douter.

Cependant, les fans de Montréal pourront les voir juste avant, soit ce vendredi le 26 septembre, aux Foufounes Électriques avec Grave of Disgrace, In the Name of Havoc et Join the Conspiracy.

Voici donc ci-dessous un vidéo promotionnel pour « The ‘Tour’ Tour », les dates de tournée, les albums en écoute des deux bands principaux de la tournée et mon entrevue avec Andrew Arsenault (vocals, OT) concernant leur album et la tournée annulée.

Enjoy and support, fuckers \m/

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