by Luc St-Laurent | Avr 6, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Untimely Demise
« Systematic Eradication«
2013
Voilà un bon bout de temps que je n’avais pas écrit de critique d’album, la dernière remontant à l’excellent « Surgical Steel » de Carcass paru en septembre dernier. C’est qu’après mon périple au 70 000 tons of metal et mon dernier texte exhaustif sur le sujet, j’ai perdu momentanément mon inspiration à l’écriture, mais ne vous en faites pas, cette soif de création reviendra tôt ou tard et mes Échos d’Outre-Monde également par la même occasion. D’ici là, histoire de ne pas perdre la main, voici mes impressions sur le nouvel opus d’Untimely Demise intitulé « Systematic Eradication« .
Après quelques délais impromptus, le quatuor de thrash metal Canadien basé à Saskatoon, nous a offert en fin d’année 2013, leur deuxième album complet qui constitue une parfaite continuité avec leur premier album « City of Steel » et leur mini-album « Full Speed Metal« . Toujours produit par Glen Drover (ex-Megadeth, ex-King Diamond) et avec une superbe pochette illustrée encore une fois par nul autre que le légendaire Ed Repka, Untimely Demise avait déjà quelques atouts majeurs dans leur jeu avant même la première écoute.
Pour ceux qui ne seraient toujours pas familiers avec la musique que nous offre Untimely Demise, honte à vous! Non sérieusement, ce n’est pas la première fois que je parle de ce groupe qui nous provient du fin fond des prairies canadiennes, puisque ceux-ci nous ont déjà offert quelques visites au Québec depuis les 2 ou 3 dernières années. Voici d’ailleurs mon texte sur leur dernière visite à Québec en compagnie de Demona, remontant à mars 2013.
Je pourrais vous décrire en long et en large le pourquoi du comment leur nouvel album est formidable à mes oreilles, et ce simplement parce que le groupe est fortement inspiré par certains de mes favoris tels que Death, Testament, Kreator ou Megadeth, mais puisque rien ne vaut un extrait pour se faire sa propre opinion, je vais simplement laisser Untimely Demise vous convaincre de la qualité supérieure de leurs compositions. Voici donc leur tout nouveau et deuxième vidéo-clip, sorti il y a à peine quelques semaines, pour la pièce intitulée « Navigator’s Choice« , sans doute une de mes favorites de l’album.
Et comme si ce n’était pas suffisant, voici également un deuxième argument de poids de la part d’Untimely Demise avec la fantastique pièce « The Last Guildsman« , qui fut le premier clip tiré de ce deuxième album.
Si ces 2 pièces ne vous ont pas convaincu de la qualité de « Systematic Eradication« , je ne sais pas comment le pourrais-je moi-même car la table est mise et tous les ingrédients sont présents pour un régal auditif qui n’a que pour seul défaut de ne pas me rassasier complètement puisque j’aurais aimé que cet album fasse en sorte de faire durer le plaisir un peu plus longtemps que ses 8 pièces totalisant un maigre 33 minutes. Mais d’un autre côté, tant qu’à offrir des calories vides autant en prendre une deuxième assiette en appuyant à nouveau sur play! N’est-ce pas? Somme toute, « Systematic Eradication » est un album extrêmement intense avec beaucoup de moments forts qui plaira à tous les adeptes de thrash/death mélodique. Ceci étant dit, j’espère bien revoir prochainement les frères Cuthbertson et le reste de la bande en spectacle lors d’une visite dans notre coin de pays!
8,5/10
Luc
by Chris Wheeler | Avr 5, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Entrevue

Playing in an honorable slot as headliner on the second day of the St. Patrick’s Weekend Punk Rock show, UK’s MENACE drummer, Noel Martin and guitarist, Finn Panton gleefully surveyed the premises, taking in all the palpable energy the first night provided. Fortunate enough to meet the two Englishmen, I sat down with them to discuss the early days of the band, the highs and lows of their career and what the future holds.
When did MENACE actually begin their Punk/Rock path and who were some of your early inspirations?
Martin: We started in 1976. We were friends attending the same school and met Morgan Webster, the singer who was in Toronto, Canada, at a popular pub. We were signed right away when we played a gig at the Roxy. Unfortunately, Morgan died in 1991. MENACE eventually split up in 1979 but managed a sort of cult-like following with « Last Year’s Youth » and « Carry No Banners« , two songs that really pushed the band forward. However, being a «Street Punk» band certainly lends itself to controversy as some of their material had been banned and as a result, the record companies decided to pull their support, thus ending the first incarnation of the band. Oh I’d say Ian Paiste from Deep Purple, Zeppelin’s John Bonham and of course THIN LIZZY were of great importance to me back then.
Panton: We were influenced from lots of bands playing at the time from those around us to the U.S. bands as well.
Since its inception, how has the band’s sound changed over the years?
Panton: It hasn’t really. We still play old school Street Punk.
Martin: Right, we still play the same style but of course we’ve gotten better as musicians along the way.
What are some of you fondest memories/stories through the years?
Martin: We have quite a lot. Most probably the gig we played at CBGBs two days before September 11th.
Panton: Oh yeah, it was a very poignant moment for us.
Martin: Well that and seeing my first born son being born. We actually carved his name into our first single with The ACES in celebration of the birth. It was called, « One Way Street« .
Panton: I remember when MENACE broke up and some of us joined with Vermillion (female biker) to form The ACES from 1980 to 1984, we were privy to what THE POLICE were doing and at one point they were recording « Roxanne » in Leatherhead (a small town in Surrey, England) and we thought, «Nah, they’ll NEVER make it with THAT song!» (laughing)
So how does the latest album, « Too Many Punks Are Dead » compare to those records so many years ago?
Martin: (laughing) Well, like we said, our playing has gotten a lot better!
Panton: Yeah, but I think we’ve written two very «iconic» songs, in « Fuck You » and « Vote Punk Rock« .
Finally, how do you see the future of MENACE in 10 years?
Panton: (laughing) I’ll be dead! No, probably still playing. I have two illnesses, 1) Rock n’ Roll and 2) something I won’t talk about here. (smiling)
Martin: Most likely, we’ll continue playing and performing. With MENACE headlining the Montreal, St. Patrick’s Weekend gig, there’s no doubt fans have emerged to see the legends perform after so many years. As the world is in the state that it’s in, there will always be room for the youth to find a way to « tell it like it is » in no uncertain terms. This is the essence of Punk, the essence of rebellion, the essence of MENACE…

by Dave Rouleau | Avr 5, 2014 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques

Lors de cette soirée, nous avions initialement quatre formations annoncées, mais certaines raisons ont indisposé l’une d’entre elles au point de ne pouvoir y être. Toutefois, ne vous en faites pas, nous avons eu droit à trois groupes tout aussi colorés… Mais avant que tout ne s’enchaîne comme une brochette, on laisse le temps aux gens de s’installer en prenant une petite «frette» comme on dit, question de désaltérer l’atmosphère. En attendant, on écoute du Dillinger Escape Plan en arrière-plan: « Sunshine The Werewolf » et « Unretrofied« . Dice, le soundman connait mes goûts en matière de musique.
BREAKING THE CYCLE, Beloeil – 21H30
La soirée débute avec la formation Breaking The Cycle qui entre en scène sans la participation d’un batteur. La saveur Death Metal qu’ils nous proposent est une recette bien à eux. Des riffs bien structurés viennent créer une ambiance favorable à assurer un bon départ à la soirée. Leurs mélodies entraînantes propagent un son à la Lamb Of God. La pièce suivante est une pièce instrumentale portant le nom de « Nemesis« , qui est suivit de « Salvation ». Faut dire que le trio est accompagné de séquences de batterie pour occuper le poste vacant toutefois, cela n’arrête point cette équipe dynamique. Même si l’on entend par moment un certain décalage entre l’ensemble et la batterie, on pardonne rapidement comprenant que les musiciens éprouvaient de la difficulté à s’entendre. Cependant, les gars ont livré la marchandise sans se laisser décourager dans leur lancée. Les guitares sont intéressantes du point de vue mélodique, alors que le vocal donne définitivement dans le genre de Lamb Of God. Après des remerciements, ils livrent leur dernière pièce pour ce soir.
DEATH INTENDED, Québec – 22H15
Death Intended possède une dynamique variée qui incite la foule à réveiller les gens présents pour cette soirée. Avec une intro entraînante, ils incitent les gens à crier «Hey ! Hey ! Hey ! Hey !» avec eux. La première pièce débute, on entend une bonne collaboration vocale entre Carl (guitare + vocal), Johnny Boy (batterie) & Samizombie (Keyboard). Dans cette formation, le clavier joue un rôle très intéressant, puisqu’il ajoute énormément de couleur dans les compositions. Le mélange des voix cleans et gutturales apportent une différence dans le genre qu’exploite cette jeune formation. La musique est très mélodique puisqu’il s’agit d’un son qui s’écoute très aisément. La pièce « Death Symphony » comporte une légèreté musicale quasi spirituelle dans son essence, puisqu’elle nous transporte facilement dans un univers parallèle. Encore une fois, la dimension apportée par Samizombie ajoute une fois de plus des éléments produisant une ambiance occulte qui transporte l’auditeur vers de nouveaux horizons. Le solo de guitare très émotif, parle de lui-même. Il ne suffit que de tendre l’oreille pour en témoigner.
Par moment, on peut entendre des influences tels que Avenged Sevenfold/ Deep Purple/ Gojira/ Iron Maiden/ Steve Vai (For The Love Of God)/ Yingwee Malmsteen… avec certaines ambiances de valse. Honnêtement, c’est bon. Les gars donnent tout ce qu’ils ont dans les trippes et on établi un travail de collaboration qui démontre ce que peut apporter la persévérance lorsque vient le moment de composer. Le pianiste et le guitariste se relancent la balle avec brio, ce qui alimente leur prestation. Nous avons l’impression d’entendre un groupe dont l’expérience est palpable dans la salle. Puis, ils nous livrent leur dernier «simple», intitulé « Procrastination« . Les montées émotionnelles de ce groupe sont aussi variées et multiples que le sont les élans d’humeur d’une femme durant ses périodes menstruelles, un chemin pavé de hauts et de bas. Je n’ai pas mentionné le travail du batteur, mais je dois dire qu’il a donné des structures intéressantes aux mélodies proposées par ses confrères. Très mélodique, j’aime bien.
VIRULYS – Montréal – 23H15
Une intro se fait entendre alors que les membres de ce quintette monte sur scène. Aussitôt, ils nous balancent une pièce de leur premier album « Endless World« . Les gars sont en feu et on peut rapidement constater qu’ils sont très contents de refaire surface après huit mois passés à l’écriture du deuxième album. Dès la deuxième pièce, on nous offre des mélodies plus approfondies qui mettent en évidence le bon travail de tous. Avec la venue de trois nouveaux membres au sein du groupe (guitare, basse, batterie), nous assistons a la résurrection de Virulys. J’aimais bien les anciennes phases de ce groupe, mais je préfère davantage cette version revampée. Les rythmiques du batteur ont ajouté une autre dimension aux mélodies. Les solos de Jacques ont toujours été très intéressants pour mon oreille en raison de son style « Thrash Old School » à la Testament qui est apparent dans son essence musicale. Côté vocal, on entend un penchant «Cradle Of Filth» en raison des longs cris stridents infinis. Puis s’ensuit, « Fuck You God » du premier album, que j’ai effectivement connu du temps où je travaillais régulièrement avec eux. Ce morceau musical très versatile dans la structure des riffs de guitare, demeure une pièce clé dans le travail de ce groupe Death Metal. Pour donner suite à cette pièce, une seconde introduction audio se fait entendre dans les haut-parleurs du Café Chaos qui donne une tonalité à la « Empire Strikes Back« .
La pièce « Curse » a un impact à la Testament qui me réjouit. J’adore les compositions d’Alex Skolknick et Jacques sonne comme lui. « Warund » suit avec un flot à la « Season In The Abyss« , pour ensuite prendre une rythmique plus rapide. Ils nous terminent ça avec « Redemption » qui est une nouvelle composition.
À mon avis, le nouveau Virulys a un quelque chose de plus et a atteint une maturité bien méritée. Avec ce batteur, Virulys bûche bien plus que ce à quoi nous étions habitués et c’est une bonne chose en soit. Cette version du groupe est ce que je qualifierais de « Virulys 2.0« , une version foutrement amélioré, voilà ce à quoi nous avons fait face en ce samedi soir. J’en remets encore en disant que les solos des deux guitaristes étaient sur la coche. Je n’avais pas eu l’habitude d’entendre un tel échange entre Jacques et son confrère guitariste et ils ont réalisé un excellent travail à mon humble avis. Vraiment, je suis sur le cul par l’upgrade que vient de connaitre ce groupe dans la dernière année. À noter, le travail du chanteur qui a su livrer la marchandise avec beaucoup d’énergie.
Daimon
by Stéphan Levesque | Avr 5, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums, Les "Elles" du Métal

Voici le retour de ma chronique dans son format simple alors que je vous présente la revue de 2 albums qui s’avèrent les 1ers vrais albums pour Avatarium et Valkyre. Bonne lecture. – Stéphan
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Avatarium
Album éponyme/Self-titled
Nuclear Blast
2013
Candlemass. Juste en commençant cette critique avec ce nom, je suis certain d’avoir mis dans le mille afin d’attirer votre attention. Si l’avenir discographique de la mythique formation suédoise semble bien incertaine et que celle-ci offre ses spectacles sur une base sporadique, le leader Leif Edling ne s’est pas pour autant enfoncé dans son divan avec une bière et un gros sac de chips. Non. Compositeur dans l’âme, Edling avait un as caché dans sa manche et c’est à la fin de la précédente année qu’il nous l’a dévoilé alors qu’est paru sur le marché le premier album de son nouveau projet, nommé Avatarium.
Après avoir collaboré avec moult groupes et musiciens au fil des ans, voici que Edling se retrouve pour la première fois de sa carrière à écrire de la musique pour une voix féminine. C’est donc la présence à l’avant-scène de Jennie-Ann Smith qui justifie que l’on m’ait confié la lourde tâche (devoir écouter de la musique, la vie est dure n’est-ce pas?) de vous partager mes appréciations concernant ce nouveau projet.
N’étant pas vraiment familier avec Candlemass, j’y dû aller m’y tremper les oreilles, question de pouvoir établir un parallèle convenable entre Candlemass et Avatarium, si bien sûr parallèle il y a. Disons-le sans hésiter, oui il y a un lien – et c’est on ne peut plus normal – mais ne vous y méprenez pas, Edling ne nous offre pas un pâle produit dérivé. Avatarium mène sa propre vie… tout en ne s’éloignant pas trop du navire amiral.
D’entrée de jeu, sur « Moonhorse« , on reconnaît ce son sombre et atmosphérique typique au doom metal. On sera toutefois immédiatement séduit par les cassures opérées dans la mélodie ainsi que par la présence épisodique de la guitare acoustique et des claviers denses qui viennent soutenir le jeu. Ce premier morceau représente bien l’ensemble du disque, qui constitue un tout ficelé intelligemment qui ne tombe jamais dans la monotonie. Ensuite, « Pandora’s Egg » pourra nous rappeler Opeth par sa lourdeur tout en nous amenant dans le territoire du bon vieux Black Sabbath via la guitare de Marcus Jidell. Les évocations à ces deux monstres sacrés ne sauront pas vous déplaire, loin de là!
Si la pièce-titre s’apparente beaucoup à « Moonhorse« , le tempo accélère un brin sur « Boneflower« , chanson aux sonorités typiquement seventies avec ce solo de guitare déchirant et surtout cet orgue et ce mellotron qui font directement référence à la décennie de ma venue sur cette Terre. Le charme de Avatarium se situe surtout à ce niveau: nous savons très bien avoir affaire à un album récent mais on se sent constamment ramené à une autre époque sans tomber dans le passéisme. Le court solo de clavier présent sur « Bird of Prey » illustre parfaitement cette dualité. Voici donc un album que vous pouvez risquer de faire écouter aux tenaces nostalgiques de votre entourage afin de les amener en douceur vers quelque chose de plus moderne.
Quant à « Tides of Telepathy« , elle fait un beau clin d’oeil aux fans de rock progressif grâce entre autre à une finale instrumentale des plus brillantes où guitare et batterie se renvoient la balle avec brio, le tout soutenu par ce clavier riche et la basse bien pesante du leader. Ajoutons au passage que Leif Edling a su choisir de manière judicieuse la voix qui accompagnerait la solide musique qu’il nous offre; en effet, Jennie-Ann Smith livre une performance efficace, elle qui ne tente pas de pousser inutilement la note, ce qui serait incompatible avec ce genre de musique. Son interprétation, juste et mesurée, se marie parfaitement à l’ambiance musicale et saura séduire ceux qui ne sont pas à prime abord attirés par les voix féminines.
En bout de ligne la réussite est éclatante, « Avatarium » étant un album inspiré et bien construit. Il ne reste qu’à savoir si cette nouvelle aventure musicale ne sera qu’une parenthèse dans la carrière déjà bien remplie de Leif Edling ou si nous aurons droit à une suite dans le futur. En attendant, ne vous posez pas de questions et enfilez vos écouteurs, le voyage musical en vaut la peine.
Valkyre
« Our Glorious Demise«
Valkyrie Rising
2014
J’ai toujours bien aimé l’expression «l’occasion fait le larron». En tant que larron qui écrit des critiques, je suis toujours avide de découvertes à partager avec vous. Une occasion de découverte m’est parvenue directement dans ma boîte de courriel alors que la maison de disques Valkyrie Rising, après avoir jeté un œil sur mon élogieuse critique du « White Crow » de La-Ventura, m’a fortement suggéré de porter mon attention sur un autre de leurs protégés, le groupe belge Valkyre.
En faisant une courte recherche sur l’historique du groupe, j’ai été surpris de constater que la genèse de Valkyre date de la fin 2004. Nous avons donc affaire à un groupe qui a progressé lentement et qui a vécu plusieurs mouvements de personnel au fil du temps; d’ailleurs, seul le guitariste Kris Scheerlinck fait partie de l’aventure depuis les débuts. Après avoir publié les démos « On Both Sides We Pray » en 2006 et « Consolamentum » en 2007, voici que tombe finalement dans les bacs le tout premier album du groupe, « Our Glorious Demise« , qui vient couronner dix ans de changements et de travail.
Chose courante de nos jours chez les groupes avec chanteuse, Valkyre nous offre un metal très mélodique avec de belles sonorités de claviers, le tout parsemé de courts passages plus musclés plus typiquement power. Bref, rien de très original au menu, ce qui ne veut pas dire que l’on doive passer notre tour, car Valkyre sait bien faire les choses et nous offre un contenu intéressant.
« Our Glorious Demise » démarre sur les chapeaux de roues avec « Stories« , chanson très réussie où une belle introduction au piano, une section rythmique très vivante et un très bon solo de guitare viennent nous promettre le meilleur. Tout au long de l’album, les bons moments ne manquent pas: Kris Scheerlinck brille à plusieurs reprises grâce à des solos où il nous démontre une grande dextérité tandis que la claviériste Nele Colle (elle a quitté le groupe depuis ce temps) a su créer de belles ambiances en support des mélodies, tout en nous servant elle aussi de bons solos à l’occasion. La rythmique se fait également très présente; en conséquence, la principale qualité de Valkyre est la belle cohésion qui règne entre les musiciens.
Toutefois, tout au long de l’écoute, on sent qu’il manque un petit quelque chose, ce déclic, cet ingrédient qui permettrait de générer plus d’enthousiasme chez le mélomane. Au chapitre des maladresses, relevons d’abord le chant masculin, plutôt terne lorsqu’il vient supporter sa collègue Claudia Michelutti qui elle, sans tout casser sur son passage, nous offre un chant juste et agréable. Heureusement, ces interventions vocales masculines sont très limitées.
Ensuite, Valkyre ne se montre pas sous son meilleur jour lorsqu’il joue la carte des ballades ou des pièces moins rythmées. Ainsi, « Will u be There » et « Walk my Love« , placées consécutivement en fin de première moitié d’album, ne sont pas des plus convaincantes. Dans ce registre, le résultat se révèle plus probant lorsque ces passages plus doux font office d’introduction, comme on peut l’entendre sur « Consolamentum » et surtout sur « Wide Awake« , possiblement la meilleure pièce de l’album.
Après plusieurs écoutes, je ne peux que constater que Valkyre est un groupe talentueux qui offre une musique bien peaufinée même si, comme je le mentionne ci-haut, il manque un petit quelque chose à « Our Glorious Demise » pour générer cet éclair, ce «wow» que l’on attend pendant 40 minutes, ceci ayant pour résultat un album agréable et recommandable, mais pas mémorable. Souhaitons donc en terminant que les Belges ne mettront pas dix autres années avant de remettre ça, eux qui ont le potentiel voulu pour se démarquer.
by Marilie Guay | Avr 4, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Bukowski Family
« Unpleasanteries Abundant«
Artificial God Productions
2013
Il y a des groupes de musique qui réussissent à attirer ton attention dès la première écoute, et c’est ce que le groupe Bukowski Family a réussi à faire avec moi. J’ai débuté leur dernier EP « Unpleasanteries Abundant » et j’ai été frappée par l’agressivité de la musique. Agressif et bien construit.
Il y a aussi des groupes, surtout dans le death metal, qui tentent de te mettre des images immondes dans la tête lorsque tu fais l’écoute de l’album. Certains y parviennent mieux que d’autres. Ce groupe américain y est vraiment parvenu avec moi. La musique est sombre et certaines parties de l’album soulèvent des émotions intenses. Plusieurs fois dans l’album, on peut entendre des gens souffrir ou bien pleurer, comme dans les chansons « The Perversion Of The Grim Tanner » et « 6Teen« . Cette dernière chanson se termine sur des sanglots, c’est assez intense comme fin d’album. J’ai davantage compris la vibe que souhaitait donner Buskowski Family à leur album lorsque j’ai regardé leurs photos sur leur site officiel. Accoutrés de vêtements délabrés et de maquillages représentant de la chair éclatée, leur thème réfère décidément à la torture humaine. Leurs vidéos ressemblent à des snuff movies, et c’est exactement ce qu’on retrouve dans ce dernier opus.
Pourtant, malgré leurs thèmes si violents, il y a certaines parties dans l’album qui sont plus calmes. Comme dans la chanson « Fountain Of Woe » par exemple. On est transporté dans un autre monde, puis ramener à la réalité avec des blast beats et des riffs de fou. Le mélange des deux est selon moi vraiment intéressant. C’est plus mélodieux, puis ça devient lourd et pesant, j’aime bien. Le vocal est gras, comme on retrouve dans plusieurs groupes de death metal, ce qui s’agence bien avec l’instrumental. J’aime particulièrement quand le chanteur change son chant grave pour un chant plus aigu. On a l’impression de faire affaire avec un vrai démon, et c’est encore plus prononcé quand il y a un back vocal qui vient soutenir tout ça. J’aime vraiment quand un groupe utilise deux chanteurs.
« Unpleasanteries Abundant » de Bukowski Family n’est pas mon album #1 de l’année, mais c’est tout de même une belle découverte. Un EP qui finit vite, puis qui te donne le goût de peser sur repeat pour comprendre ce que tu viens d’entendre. Écoutes-ça chef, et tu m’en donneras des nouvelles.
Marilie
by Dave Rouleau | Avr 4, 2014 | Chroniques, Les Racines du Mal

Les Racines du Mal, c’est quoi!? Eh bien, en vérité, c’est fort simple. Les Racines du Mal c’est une idée qui, je dois bien l’avouer, a été largement emprunté à CVLT NATION, mais qui à tout de même fermenté dans mon petit cerveau de pois le temps que j puisse la mettre ne pratique sur la Punkerie.tk (le blog sœur de la défunte Ondes Chocs Média). Pour moult et inutiles raisons qu’il n’importe pas de mentionner ici, l’idée, malgré son foudroyant succès, avait été promptement abandonnée et laissée pour morte. Or, après en avoir discuté avec nul autre que Monsieur Ondes Chocs lui-même, Dave Rouleau, nous avons décidé, d’un commun accord, de relancer le projet et voir au tout ça pourrait bien aller. Advienne que pourra, comme ont dit.Voilà donc pour ce qui en est du petit côté historique de la chose. Maintenant, de quoi il est question au juste et qu’est-ce que c’est que Les Racines du Mal?
Les Racines du mal sont en fait une série de mixtapes qui sortiront via Bandcamp mais qui, pour le moment, ne seront disponibles que pour écoute sans pouvoir les télécharger. L’idée principale est qu’une fois le mois, une formation d’ici qui a bien voulu se prêter au jeu, nous offre entre 20 et 25 titres de groupes qui ont influencé leur son ou tout simplement qu’elle voudrait vous faire connaître. Aucune restriction quelle qu’elle soit ne leur est imposée en ce qui a trait à leur choix et la décision de chacun des titres qui composent le mixtape leur revient à 100% . Aucune intervention extérieure du staff d’Ondes Chocs n’est permise dans le processus sinon que d’éditer, uploader et organiser tout ça en un tout cohérent. Que ce soit du Reggae, du Pop, du Black, du Post-whatever, du Punk, du Ska, du Core, du « What the fuck qu’esser ça »? Vous les nommez! Ils choisissent ce qu’ils veulent, aucun choix ne leur sera refusé.
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Pour ce 7e volume des Racines du Mal, le band de Thrash métal montréalais Reanimator va s’occuper de vous produire leurs influences et je crois que plusieurs de celles-ci sauront vous surprendre très positivement! C’est sous la plume des membres du groupe que nous allons comprendre ce qui se cache dans leur passé et ce qui a formé la troupe de rebelles que sont ces gars-là. Question de les connaître et en donner toujours plus, je vous suggère aussi ci-dessous leur dernier EP, « Great Balls ».
L’album « Épisode sanglant » est un chef d’œuvre d’un bout à l’autre selon moi. C’est tellement garage et punk à la fois, en français en plus (je suis un très gros fan de musique francophone). La chanson est super simple et solide, ça bûche juste trop et les vocaux des gars sont vraiment malades.
– Frank, batterie
J’ai eu un trip Guitar Hero super intense vers la fin de mon secondaire. Steve Vai est celui qui m’a le plus influencé et le seul dont j’achète les albums encore aujourd’hui. Son mélange de rock progressif et de métal déjanté me séduit.
– Ludo, Guitariste
3.
Ac/Dc– Shoot to Thrill
Pour moi, Ac/Dc c’est le band de rock suprême, la section rythmique la plus solide au monde, le tone de guitare le plus solide au monde, les tounes les plus épiques au monde. Définitivement une des plus grosse influences pour moi coté playing.
– Ludo, Guitariste
Pendant que tout l’monde pesait sur « Back » pour réécouter le début de « Painkiller » sur l’album du même nom, moi je laissais rouler l’album et écoutait « Hell Patrol » pour ensuite peser sur « Back« . Point final.
– Pat, chanteur
Très peu de groupe au Québec ont réussi à rocker aussi fort que Offenbach dans les années 70-80. Du rock/blues pur et dur en français! L’album « Traversion » en 1978 nous a apporté plusieurs classiques du groupe (Ayoye, Mes blues passent pu dans porte, Je chante comme un coyote). Pour ma part c’est « Je l’Sais Ben » qui m’a toujours fasciné: un riff principal rock/heavy metal avec la voix aussi rauque que haute de Gerry. Le refrain est parfait avec les superpositions de voix que Gerry nous donne.
– Pat, chanteur
Quand j’ai vu le vidéoclip de « Wake up Dead » sur Musimax, c’était pour moi la chose la plus hot que j’avais jamais vu de ma vie!!! Ça a été un gros revirement dans mon apprentissage musical. Je suis devenu un fan inconditionnel de Megadeth (et de Thrash Metal) à ce moment là et Dave Mustaine est devenu une de mes idoles en tant que musicien, tout style de musique confondu. D’ailleurs, j’écoute encore régulièrement les cassettes de « Rust and Peace » et de « Countdown to Extinction » achetées pour la modique somme de 2$ en secondaire 3!!
– Ludo, guitariste
Depuis mon plus jeune âge que je suis un fan de Rock ‘N’ Roll. Je trouve que Jerry Lee était sans l’ombre d’un doute le plus « Bad Ass » représentant de cette époque glorieuse. J’adore le texte* de cette chanson et surtout le fait qu’elle se danse très bien.
– Frank, batterie
Le premier album de The Clash, version UK bien sûr…. Ça a été une révélation. Je devais avoir 14 ans. J’ai juste capoté sur l’arrogance de Joe Strummer (R.I.P.) et sur les textes engagés, contestataires. Ces gars-là ont amené le punk ailleurs. Ils n’ont jamais eu peur d’oser essayer des trucs différents et de sortir des barèmes imposés par le style. « White Riot » tout simplement parce que c’est la chanson qui m’a le plus accroché quand j’étais ti-cul.
– Frank, batterie
Comme pour tout fan de metal, Metallica a une place spéciale dans mon cœur. « Kill ’em All » reste encore aujourd’hui mon album préféré de leur longue carrière. Acheté en cassette en même temps que mes albums de Megadeth, il a bercé mes nuits durant tout mon secondaire.
– Ludo, guitariste
La meilleure toune de Anthrax selon moi. Joey Belladonna se donne en sacrament tout au long et ça se ressent. Le refrain chanté à la fin par-dessus le solo me donne carrément des érections à répétitions.
– Pat, chanteur
11.
Exodus – Scar Spangled Banner
La toune de thrash parfaite, selon moi. Ce cher Gary maîtrise l’art de prendre un riff bad ass et d’en faire un classic headbanger. La voix et les lyrics de Zetro sont débiles, la guitare sonne comme si elle allait t’arracher les yeux et le riff ne me décolle plus de la tête. Définitivement un masterpiece pour moi.
– Fred, bassiste
The Ramones est probablement mon groupe préféré. J’ai toujours adoré leur attitude et leur look. Je trouve que c’est un band tellement vrai et authentique, sans compromis et j’ai choisi « Warthog » car je trouve que c’est une chanson tellement punk et agressive. J’adore tout simplement.
– Frank, batterie
13. Metallica – Dyers Eve
J’ai essayé d’être original et de ne pas inclure Metallica, mais je sentais que je n’avais pas le droit. J’en ai trop écouté. À peu près n’importe quelle pièce des 4 premiers albums aurait pu faire l’affaire. « Hit The Lights« , « Battery« , « Master of Puppets« , « Ride The Lightning« , « Blackened« : Toutes coincées quelque part, bien profond, dans mon cerveau.
– Joel, guitariste
Du heavy metal, c’est censé être lourd? Ben ça c’est lourd! C’est tout.
– Joel, guitariste
15.
Opeth – Blackwater Park
Un groupe qui réussit à bien allier metal et composition élaborée. Minimalisme, finesse et extrême lourdeur, tout ça dans la même pièce. Plus de 12 minutes, pas une seconde de trop.
– Joel, guitariste
Annihilator – « Alison Hell« & Children Of Bodom – « Children of decadence« : La 1ère fois que j’ai entendu ça, je devais avoir 14 ans dans le char de la mère à mon grand chum Julien de Death Lullaby. Un genre de compilation de 2 tounes qu’il s’est fait donner… Julien se retourne vers moi et me dit: «Dude, je sais pas c’est quoi ces bands-là, mais ca détruit en crime» (sa mère est juste à côté tsé…). Quand, après deux mois, quelqu’un a finalement été capable de nous dire les noms des deux bands, on était parti pour la gloire! Je dirais que ce sont les deux groupes qui ont le plus influencé notre musique durant une certaine période de notre vie. Mention spéciale à la track de bass de « Alison Hell« . Vraiment écoeurante!
– Fred, bassiste
Un guitariste à la hauteur de sa réputation. Sa virtuosité, son originalité et son énergie sont inégalées. Un génie. Cette pièce-là est tout simplement parfaite. Un chef d’œuvre. Intouchable. Amen
– Joel, guitariste
18. Metallica – Blackened
Tant qu’à être dans les classiques… Elle est encore meilleure sur … « And Justice For Jason » (même album mais avec de la bass).
– Fred, bassiste
« Heat Ray« : On a joué à Québec y’a pas longtemps avec eux et c’est un band avec lequel j’aimerais vraiment rejouer dans le futur. Un band de Montréal à voir live absolument si vous êtes fans de Iron Maiden et Judas Priest.
– Fred, bassiste
20. Megadeth – Mary Jane
Sans aucun doute le band qui a le plus marqué mon adolescence et qui m’a le plus influencé sur la guitare. J’ai choisi cette pièce parce qu’elle contient un peu de tout ce que j’aime du groupe: une composition originale, des solos déchainés, un vocal à peine contrôlé, mais surtout une énergie complètement survoltée unique au groupe. Cette pièce vient d’un album souvent considéré comme moins important. Je ne suis pas d’accord. Allez au-delà de la qualité de l’enregistrement (un des rares albums de Megadeth que je préfère dans sa version remasterisé) et vous comprendrez pourquoi il est pour moi un des meilleurs du groupe.
– Joel, guitariste
Annihilator – « Alison Hell » & Children Of Bodom – « Children of Decadence« : La 1ère fois que j’ai entendu ça, je devais avoir 14 ans, dans le char de la mère à mon grand chum Julien de Death Lullaby. Un genre de compilation de 2 tounes qu’il s’est fait donner… Julien se retourne vers moi et me dit : «Dude, je sais pas c’est quoi ces bands-là, mais ca détruit en crime» (sa mère est juste à côté tsé…). Quand, après deux mois, quelqu’un a finalement été capable de nous dire les noms des deux bands, on était parti pour la gloire! je dirais que ce sont les deux groupes qui ont le plus influencé notre musique durant une certaine période de notre vie. Mention spéciale à la track de bass de « Alison Hell« , vraiment écoeurante.
– Fred, bassiste
22. Ac/Dc – Rocker
J’ai toujours été un grand fan de Ac/Dc (c’est probablement mon band préféré ever). Avec l’album « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » en 1976, Ac/Dc nous ont pondu un excellent 3ème album en présence de Bon Scott. La toune « Rocker » sur cet album est plus que frénétique et les paroles sont carrément une autobiographie de ce que Bon Scott était vraiment, un « bum« .
– Pat, chanteur
23. Psychotic 4
Le EP « Unlocked, Unleashed, Unzipped« , pour moi ça été là dans ma vie que je me suis dit: «ok dude, je veux faire de la musique et être comme ces gars là». C’est un mélange de tout ce que j’aime: Punk, Garage, Rock ‘N’ Roll. Les guitares sont ultra rythmées, le vocal est vraiment « oldies » et la basse ultra soutenue. J’adore le fait que le groupe vient d’ici. J’ai toujours préféré encourager du matériel local (quand c’est bon bien sûr).
– Frank, batterie
Pendant un grosse partie de mon apprentissage à la guitare au secondaire, Led Zeppelin était le SEUL groupe que j’écoutais. J’ai tellement écouté le DVD du désert que j’ai littéralement DÉTRUIT le dvd!!! Jimmy Page est le premier guitariste à qui j’ai repiqué les solos, et a été ma première idole à la guitare. « Kashmir » est le parfait exemple de son génie de l’arrangement.
– Ludo, guitariste
J’ai beaucoup trop écouté l’album « Mr.Patate » de ce groupe de grind français pour passer à coté. La voix de Fetus, le chanteur, m’a toujours impressionné par sa diversité et par la grande quantité d’onomatopées insérées dans les tounes! Un classique pour moi!
– Pat, chanteur
* Paroles « Wild One« , J.Lee Lewis
Well, I am just out of school
I am real real cool
I got the jump got the jive
Got the message I’m alive
I’m a wild I’m wild one
Oh, yeah, I’m a wild one
I’m gonna keep a shakin’
I’m gonna keep a movin’, baby
Don’t you cramp my style
I’m a real wild child
Come on, baby
Shake all night long
Shake until the meat
Come off the bone
But I’m a wild one
Oh, yeah, I’m a wild one
I’m gonna keep a shakin’
I’m gonna keep a movin’ baby
Don’t you cramp my style
I’m real wild child
Well, I gonna pick you up in my 88
Get ready sugar now don’t be late
We’re gonna move it all night long
Until a whole lotta shakin’ going be on
Well, I’m a wild one
Oh, yeah, I’m a wild one
I’m gonna keep a shakin’
I’m gonna keep a movin’ baby
Don’t you cramp my sytle
I’m a real wild child, whoa
Yeha, I really get to movin’ when the sun goes down
Oh, after dark I can get around
Gonna move on I’ll make every hop
When we start to boppin’ now sure can’t stop
I’m a wild one
Oh, yeah, I’m a wild one
I’m gonna keep a shakin’
I’m gonna keep a movin’, baby
Don’t you cramp my style
I’m a real wild child
I’m a real wild child
I’m a real wild child
I’m a real wild child
Watch out
by Chris Wheeler | Avr 4, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Ad Extirpenda
« Cathartic«
Independent
2014
France has long been a country with minimal « metallic » allusions compared to Scandinavia, England or the U.S. but has maintained its fair share of quality bands! AD HOMINEM, ANOREXIA NERVOSA, GOJIRA and ALCEST may be in one’s top « go to bands » when discussing France’s contribution to the genre. Enter, AD EXTIRPENDA, the latest French troupe to stain Metal’s unholy altar with « Cathartic« , their debut album out this year! Focusing on a melodic blend of Blackened Death, the sextet is primed to make their mark, but will this album be enough to convince the genre’s critical ears?
Proceeding after a symphonic intro immediately sparking interest, AD EXTIRPENDA manages to arrive at very familiar grounds where melodic riffs and gentle atmosphere grace just about every song on « Cathartic » to predictable results. However, there are moments interspersed throughout that do generate rich ambiance and eye-popping musical ideas. « Dominic and the Perfect » and « Holocauste » offer beautiful breaks of smooth, delicate instrumentation before returning to ’90’s Swedish Black/Death or slow, thumping heaviness!
Readily apparent on « Cathartic » are the numerous keyboard passages that ebb and flow effortlessly on « Church of the Wolves« , « Béziers » and « Flet Victus« , the latter including a notable effort in choral singing! « The Inquisitor » does a fine job of creating a foreboding and menacing urgency but once again returns to that reliable « mid-point break ». Uniquely, « Augustus » sounds vaguely Middle Eastern in its riff pattern and Orpahange–inspired Gregorian chants. Making for an epically rousing aria, the song is a guaranteed highlight and would sit nicely on an album by Quebec’s, AETERNAM.
For all intents and purposes, France’s AD EXTIRPENDA has checked all the right boxes with debut, « Cathartic« . Although, with prolific similarities to 1990’s Melo-Blackened/Death well tread originators, the album just seems to be a pattern in an already well made quilt. Including moments of real ingenuity, AD EXTIRPENDA shines when the ideas step outside the box. It’s when the metallic bombast is featured along with simplistic main riffs, that one tends to place the group within the « been there, done that » category. If « Cathartic » was released in 1996, it most likely would place on many year-end, Top 20 lists.
Standout Tracks: Dominic and the Perfect, Flet Victus, Augustus
6.5/10
Chris
by Etienne Dufresne | Avr 4, 2014 | Critiques, Critiques d'Albums

Vaginal Scars
« With Legs Wide Open«
Indépendant
2014
J’ai vu VAGINAL SCARS l’été dernier alors qu’ils partageaient la scène avec MESRINE, DISGUST, VESICATION et TRIBUNAL. Vaginal Scars ont donné une très bonne prestation. Leur enchaînement de chansons était solide en direct mais il n’existait pas encore d’album regroupant leurs compositions à ce moment là. Ils ont remédié à la chose assez vite car cet album en question, intitulé « With Legs Wide Open » fera son apparition officielle le 18 avril prochain. Bon, fini les préliminaires et parlons de cet album de Death Metal qui aborde un lexique génital.
L’album est défloré par leur chanson intitulée « ATM« . La guitare nous tient en haleine dès le début, le drum et la basse s’ajoute aussitôt et c’est suivi de près par le chanteur qui fait son intromission avec un long grognement à faire vibrer les ovaires. Une fois que chacun des membres a fait son insertion… dans la chanson, il s’en suit une musique chargée et entraînante avant d’arriver au refrain qui entretient un rythme lourd et régulier qui donne envie de crier… avec le chanteur. Dans le dernier tiers de la chanson, la guitare s’excite de plus en plus lorsqu’elle exécute son solo, entraînant une accélération des battements de drum. La mélodie se poursuit jusqu’à atteindre son climax, ce qui provoque la libération d’une grande quantité de cymbales. Après ce moment intense, on ressent la diminution de la libido dans le refrain. La musique ralentie progressivement avec la romance du chanteur qui clame: «Dans le Cul, Dans Yeule» de sa douce voix gutturale jusqu’à l’essoufflement de la chanson.
Suite à ce premier ébat musical, Vaginal Scars nous présentent un bulletin météo de dernière minute et c’est la « Tornado of Cum » qui s’abat sur nous. La chanson est très rythmée et donne plus envie d’écouter le bulletin au complet que d’aller se mettre à l’abri sous un cadre de porte le temps que la tempête passe. La sonorité me rappelle celle du groupe Through The Eyes of The Dead, cependant avec un vocal plus grave et l’instrumental un peu moins rapide dans son ensemble, ce qui donne une lourdeur intéressante à la chanson.
Après une tornade, il faut reconstruire! Les membres du groupe prennent alors leurs outils pour nous jouer la toune « Drill cul« . On les entend utiliser la drill durant l’introduction de la chanson mais suite à un accident de chantier, les gars ont compris assez vite que la construction, c’est pas pour eux. Ils reprennent alors les instruments pour nous faire une pièce avec des riffs qui percent les tympans, des percussions dignes d’un gun à impact et des cris d’un contremaître pas content, ce qui nous fabrique finalement une chanson plutôt bien construite…
L’album continue en nous parlant d’art, de violence, d’amphibiens et de sexe pour totaliser près de 30 minutes de musique métallique. Les musiciens s’accouplent vraiment bien ensemble et ont réussi à accoucher d’un excellent album qui saura te faire relâcher tes tensions. Alors ne sois pas chaste! Viens au lancement de leur album « With Legs Wide Open » avec tes oreilles grandes ouvertes au Café Chaos le 18 avril prochain et n’aie crainte! Voir et entendre Vaginal Scars risque plus de scarifier ta mémoire que tes parties génitales. Et surtout n’oublies pas de te protéger si tu rentres dans le mosh pit car ça risque d’être brutal.
Étienne