Critique d’album: Brewed & Canned – « Execute the innocent »

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BREWED & CANNED

« Execute The Innocent« 

Blacksmith Records

2014

 

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre au moment de l’écoute de l’album « Execute The Innocent » du groupe Brewed & Canned. Avec ce nom de groupe. je m’attendais à une musique festive qui donne le goût de boire mais je la qualifierais plutôt de musique «fistive», parce qu’elle rentre comme un violent coup de poing dans la face…  Ce groupe autrichien a été fondé en 1998. La composition du groupe a changé à plusieurs reprises avant de permettre au groupe d’être ce qu’il est aujourd’hui. On sent bien que leur musique Death Metal a eu le temps de mûrir avant d’être «encannée» dans un premier opus produit par Blacksmith Records. Voici le lien vers leur site offficiel pour en savoir plus.

La première chanson s’intitule « Multiple Bone Injection« .  Avec la quantité de notes que les musiciens réussissent à placer en 2:25, c’est bel et bien de multiples bonnes injections de deah metal dans les oreilles! La chanson brise bien la glace, le rythme est rapide, agressif et innessouflable.

La deuxième chanson, « Behind 8 doors » commence avec la même intensité que la chanson précédente mais elle ne la maintient pas jusqu’à la fin. Elle fait plutôt place à une groove dominée par la basse dès la moitié de la première minute. Le tapping à la basse est vraiment présent et il donne une ambiance relaxante ou même dansante entre les passes plus rapides qui font un retour soudain et un solo de guitares à la finale pour nous rappeler qu’on écoute du Death.

La chanson suivante débute sur un 4 seconde de Chug ultra pesant et fait place au rythme effréné des percutions et des riffs de guitares qui te laboure le crâne. En écoutant « Harvest« , je peux juste m’imaginer que l’intro est le son d’une moissonneuse-batteuse qui démarre puis traverse les enfers pour broyer les âmes perdues. C’est violent. Il y a une passe plus tranquille qui rappelle un peu la chanson d’avant mais le solo de guitare et le retour des riffs du début viennent vite me faire oublier la similitude.

Les paroles des chansons sont relativement faciles à suivre. La sonorité me fait un peu penser à la voix de Mark Kloeppel de Misery Index mais un soupçon plus grave. Le chanteur adapte très bien le débit de son chant à toutes les vitesses possibles des mélodies que l’on retrouve sur « Execute the Innocent » mais il conserve toujours semblablement la même note lorsqu’il utilise son growl. La principale variante est l’inclusion du vocal clean qui «raconte» plus qu’il ne chante dans les chansons « Perverse Relections » et dans « Into Slavery« .

Dans son ensemble, c’est un album très varié musicalement. Avec le blast infatigable sur lequel l’album débute, je m’attendais quand même à ce que le style death-grind soit plus présent parmi les 10 chansons. « Execute The Innocent » est parsemé de passages mélodiques qui me rappelle beaucoup notre bon vieux Quo Vadis. Je me dis que j’aurais bien pris un peu plus de chansons «dans le tapis» du début jusqu’à la fin comme « Multiple Bone Injection » mais reste que celle que je préfère sur l’album est la chanson instrumentale qui porte le même titre que l’album. Elle est juste géniale. Je te laisse juger par toi-même!

Tu peux regarder, ci-dessous, leur vidéo officielle pour « Multiple bone injection » puis écouter l’album complet via le Canal YouTube de Blacksmith Records et si tu l’aimes assez, achète-le en cliquant ici!

Étienne

 

 

 

Critique d’Album: Vaginal Scars – « With Legs Wide Open »

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Vaginal Scars

« With Legs Wide Open« 

Indépendant

2014

 

J’ai vu VAGINAL SCARS l’été dernier alors qu’ils partageaient la scène avec MESRINE, DISGUST, VESICATION et TRIBUNAL. Vaginal Scars ont donné une très bonne prestation. Leur enchaînement de chansons était solide en direct mais il n’existait pas encore d’album regroupant leurs compositions à ce moment là. Ils ont remédié à la chose assez vite car cet album en question, intitulé « With Legs Wide Open » fera son apparition officielle le 18 avril prochain. Bon, fini les préliminaires et parlons de cet album de Death Metal qui aborde un lexique génital.

L’album est défloré par leur chanson intitulée « ATM« . La guitare nous tient en haleine dès le début, le drum et la basse s’ajoute aussitôt et c’est suivi de près par le chanteur qui fait son intromission avec un long grognement à faire vibrer les ovaires.  Une fois que chacun des membres a fait son insertion… dans la chanson, il s’en suit une musique chargée et entraînante avant d’arriver au refrain qui entretient un rythme lourd et régulier qui donne envie de crier… avec le chanteur. Dans le dernier tiers de la chanson, la guitare s’excite de plus en plus lorsqu’elle exécute son solo, entraînant une accélération des battements de drum. La mélodie se poursuit jusqu’à atteindre son climax, ce qui provoque la libération d’une grande quantité de cymbales. Après ce moment intense, on ressent la diminution de la libido dans le refrain. La musique ralentie progressivement avec la romance du chanteur qui clame: «Dans le Cul, Dans Yeule» de sa douce voix gutturale jusqu’à l’essoufflement de la chanson.

Suite à ce premier ébat musical, Vaginal Scars nous présentent un bulletin météo de dernière minute et c’est la « Tornado of Cum » qui s’abat sur nous. La chanson est très rythmée et donne plus envie d’écouter le bulletin au complet que d’aller se mettre à l’abri sous un cadre de porte le temps que la tempête passe. La sonorité me rappelle celle du groupe Through The Eyes of The Dead, cependant avec un vocal plus grave et l’instrumental un peu moins rapide dans son ensemble, ce qui donne une lourdeur intéressante à la chanson.

Après une tornade, il faut reconstruire! Les membres du groupe prennent alors leurs outils pour nous jouer la toune « Drill cul« . On les entend utiliser la drill durant l’introduction de la chanson mais suite à un accident de chantier, les gars ont compris assez vite que la construction, c’est pas pour eux. Ils reprennent alors les instruments pour nous faire une pièce avec des riffs qui percent les tympans, des percussions dignes d’un gun à impact et des cris d’un contremaître pas content, ce qui nous fabrique finalement une chanson plutôt bien construite…

L’album continue en nous parlant d’art, de violence, d’amphibiens et de sexe pour totaliser près de 30 minutes de musique métallique. Les musiciens s’accouplent vraiment bien ensemble et ont réussi à accoucher d’un excellent album qui saura te faire relâcher tes tensions. Alors ne sois pas chaste! Viens au lancement de leur album « With Legs Wide Open » avec tes oreilles grandes ouvertes au Café Chaos le 18 avril prochain et n’aie crainte! Voir et entendre Vaginal Scars risque plus de scarifier ta mémoire que tes parties génitales. Et surtout n’oublies pas de te protéger si tu rentres dans le mosh pit car ça risque d’être brutal.

Étienne

 

Critique d’Album: Twitch of the Death Nerve – « A New Code of Morality »

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Twitch of the Death Nerve

« A New Code of Morality »

Comatose Music

2014

Étant constamment à la recherche de nouveauté et de brutalité sonore, j’ai été comblé alors que Ondes Chocs m’a permis de « mettre l‘oreille » sur le premier album longue durée de la formation Twitch of the Death Nerve qui fera sa sortie officielle le 29 avril 2014.

Je n’avais même pas appuyé sur « play » que je m’attendais à ce que ça sonne brutal puisque l’album est sous l’étiquette de Comatose Music qui regroupe beaucoup de bons bands plus violents les uns que les autres. La formation du groupe composé de membres de INFECTED DISSARAY, REPULSIVE DISSECTION et DEFEATED SANITY donne aussi un bon indice sur ce qui vous attend à l’écoute de « A New Code of Morality« .

Dès les premières secondes de l’album, une quantité dévastatrice de notes m’ont fait reculé dans ma chaise. J’ai pu reprendre mon souffle lorsque la musique s’arrête pour faire place à un échantillonnage sonore digne d’un film d’horreur puis la chanson repart de plus belle sur un beat de slam où le vocal, la basse et le drum s’harmonisent tellement bien que ça sonne mélodieux dans mes oreilles. Cette passe « slamtastique » est éphémère et fait place aux riffs agressifs de l’intro qui reviennent en force de façon progressive… et là je vous parle seulement de la première minute! Il y en a 39 autres dans lesquelles les musiciens s’acharnent à vous éclater les osselets des oreilles jusqu’à vous donner des spasmes avant la mort de votre nerf auditif. C’est sûrement la raison pour laquelle le band Twitch of the Death Nerve ont choisi leur nom. (Sinon, j’écoute peut-être juste ma musique trop fort…)

Le vocal ultra guttural est tellement varié dans ses sonorités qu’il est un instrument en soi. Ce n’est pas tout le monde qui vont trouver que le vocal est musical, même que certains pourront penser que c’est comme si Crazy Frog avait mué et faisait du death metal, mais si tu aimes Obsolete Mankind (qc), Gorgasm ou Pathology, c’est pour toi. Le vocal grave et « grenouilleux » est accompagné par des cris plus clairs et aigües tel que l’on entendrait sur une toune de Black Metal et je trouve cela très original. Les deux vocaux qui assistent de façon alternante l’instrumental donne un tout encore plus démoniaque et aussi imprévisible qu’est la musique.

J’ai écouté l’album à répétition et je suis toujours surpris à chaque écoute. Parfois il est facile de dénicher sur un album quelle est sa toune « préférée » mais dans cet album, chaque chanson a son riff entraînant qui à un moment devient saccadé, groove un peu et revient sous la forme d’une nouvelle mélodie intensifiée. Les compositions ne sont pas redondantes, ne sont pas simples non plus et ont même une certaine progressivité. C’est spécial de dire que de la musique qui commence « dans le tapis » est progressive mais le band réussi très bien à faire évoluer des passes complètement folles pour qu’elles deviennent une coche plus mongole.

J’ai beau placer des mots pour décrire ce que vous allez expérimenter à l’écoute de « A New Code of Morality« , rien ne décrit mieux la musique de Twitch of the Death Nerve que la première chanson de l’album « Peculiar Perversions Particular to the Piquerist » que vous pouvez écouter en attendant la sortie de l’album complet.

C’est quoi le proverbe déjà? Une écoute vaux milles mots?