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Lors de cette soirée, nous avions initialement quatre formations annoncées, mais certaines raisons ont indisposé l’une d’entre elles au point de ne pouvoir y être. Toutefois, ne vous en faites pas, nous avons eu droit à trois groupes tout aussi colorés… Mais avant que tout ne s’enchaîne comme une brochette, on laisse le temps aux gens de s’installer en prenant une petite «frette» comme on dit, question de désaltérer l’atmosphère. En attendant, on écoute du Dillinger Escape Plan en arrière-plan: « Sunshine The Werewolf » et « Unretrofied« . Dice, le soundman connait mes goûts en matière de musique.

 

BREAKING THE CYCLE,  Beloeil – 21H30

La soirée débute avec la formation Breaking The Cycle qui entre en scène sans la participation d’un batteur. La saveur Death Metal qu’ils nous proposent est une recette bien à eux. Des riffs bien structurés viennent créer une ambiance favorable à assurer un bon départ à la soirée. Leurs mélodies entraînantes propagent un son à la Lamb Of God. La pièce suivante est une pièce instrumentale portant le nom de « Nemesis« , qui est suivit de « Salvation ». Faut dire que le trio est accompagné de séquences de batterie pour occuper le poste vacant toutefois, cela n’arrête point cette équipe dynamique. Même si l’on entend par moment un certain décalage entre l’ensemble et la batterie, on pardonne rapidement comprenant que les musiciens éprouvaient de la difficulté à s’entendre. Cependant, les gars ont livré la marchandise sans se laisser décourager dans leur lancée. Les guitares sont intéressantes du point de vue mélodique, alors que le vocal donne définitivement dans le genre de Lamb Of God. Après des remerciements, ils livrent leur dernière pièce pour ce soir.

 

DEATH INTENDED, Québec – 22H15

Death Intended possède une dynamique variée qui incite la foule à réveiller les gens présents pour cette soirée. Avec une intro entraînante, ils incitent les gens à crier «Hey ! Hey ! Hey ! Hey !» avec eux. La première pièce débute, on entend une bonne collaboration vocale entre Carl (guitare + vocal), Johnny Boy (batterie) & Samizombie (Keyboard). Dans cette formation, le clavier joue un rôle très intéressant, puisqu’il ajoute énormément de couleur dans les compositions. Le mélange des voix cleans et gutturales apportent une différence dans le genre qu’exploite cette jeune formation. La musique est très mélodique puisqu’il s’agit d’un son qui s’écoute très aisément. La pièce « Death Symphony » comporte une légèreté musicale quasi spirituelle dans son essence, puisqu’elle nous transporte facilement dans un univers parallèle. Encore une fois, la dimension apportée par Samizombie ajoute une fois de plus des éléments produisant une ambiance occulte qui transporte l’auditeur vers de nouveaux horizons. Le solo de guitare très émotif, parle de lui-même. Il ne suffit que de tendre l’oreille pour en témoigner.

Par moment, on peut entendre des influences tels que Avenged Sevenfold/ Deep Purple/ Gojira/ Iron Maiden/ Steve Vai (For The Love Of God)/ Yingwee Malmsteen… avec certaines ambiances de valse. Honnêtement, c’est bon. Les gars donnent tout ce qu’ils ont dans les trippes et on établi un travail de collaboration qui démontre ce que peut apporter la persévérance lorsque vient le moment de composer. Le pianiste et le guitariste se relancent la balle avec brio, ce qui alimente leur prestation. Nous avons l’impression d’entendre un groupe dont l’expérience est palpable dans la salle. Puis, ils nous livrent leur dernier «simple», intitulé « Procrastination« . Les montées émotionnelles de ce groupe sont aussi variées et multiples que le sont les élans d’humeur d’une femme durant ses périodes menstruelles, un chemin pavé de hauts et de bas. Je n’ai pas mentionné le travail du batteur, mais je dois dire qu’il a donné des structures intéressantes aux mélodies proposées par ses confrères. Très mélodique, j’aime bien.

 

VIRULYS – Montréal – 23H15

Une intro se fait entendre alors que les membres de ce quintette monte sur scène. Aussitôt, ils nous balancent une pièce de leur premier album « Endless World« . Les gars sont en feu et on peut rapidement constater qu’ils sont très contents de refaire surface après huit mois passés à l’écriture du deuxième album. Dès la deuxième pièce, on nous offre des mélodies plus approfondies qui mettent en évidence le bon travail de tous. Avec la venue de trois nouveaux membres au sein du groupe (guitare, basse, batterie), nous assistons a la résurrection de Virulys. J’aimais bien les anciennes phases de ce groupe, mais je préfère davantage cette version revampée. Les rythmiques du batteur ont ajouté une autre dimension aux mélodies. Les solos de Jacques ont toujours été très intéressants pour mon oreille en raison de son style « Thrash Old School » à la Testament qui est apparent dans son essence musicale. Côté vocal, on entend un penchant «Cradle Of Filth» en raison des longs cris stridents infinis. Puis s’ensuit, « Fuck You God » du premier album, que j’ai effectivement connu du temps où je travaillais régulièrement avec eux. Ce morceau musical très versatile dans la structure des riffs de guitare, demeure une pièce clé dans le travail de ce groupe Death Metal. Pour donner suite à cette pièce, une seconde introduction audio se fait entendre dans les haut-parleurs du Café Chaos qui donne une tonalité à la « Empire Strikes Back« .

La pièce « Curse » a un impact à la Testament qui me réjouit. J’adore les compositions d’Alex Skolknick et Jacques sonne comme lui. « Warund » suit avec un flot à la « Season In The Abyss« , pour ensuite prendre une rythmique plus rapide. Ils nous terminent ça avec « Redemption » qui est une nouvelle composition.

À mon avis, le nouveau Virulys a un quelque chose de plus et a atteint une maturité bien méritée. Avec ce batteur, Virulys bûche bien plus que ce à quoi nous étions habitués et c’est une bonne chose en soit. Cette version du groupe est ce que je qualifierais de « Virulys 2.0« , une version foutrement amélioré, voilà ce à quoi nous avons fait face en ce samedi soir. J’en remets encore en disant que les solos des deux guitaristes étaient sur la coche. Je n’avais pas eu l’habitude d’entendre un tel échange entre Jacques et son confrère guitariste et ils ont réalisé un excellent travail à mon humble avis. Vraiment, je suis sur le cul par l’upgrade que vient de connaitre ce groupe dans la dernière année. À noter, le travail du chanteur qui a su livrer la marchandise avec beaucoup d’énergie.

Daimon