À quelques semaines de la sortie du boxset « Brink of Doom » de Doomsday Machine Records, j’ai décidé d’envoyé des questions à Sébastien Dallaire et Daniel Desrosiers afin qu’il me parle de leur projet commun, Toys of Disharmony, et de leur passion pour la musique et la scène underground. La pré-vente de cette sortie est dès maintenant en branle et vous pouvez le procurer en suivant ce lien. Merci aux gars d’avoir pris le temps et je ne peux pas plus vous encourager à visiter les distros/labels des boys, ils font ce qu’ils font pour les bonnes raisons.
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Premièrement, veuillez vous présenter afin de mieux connaître les personnes à qui l’on parle?
Sebastien Dallaire: C’est moi qui opère d7i Records depuis plus de 8 ans. J’ai débuté le label avec l’aide précieuse de Rémi Coté quand je travaillais au Profusion Metalstore à Montréal! Maintenant j’habite Québec et je joue dans vraiment trop de bands (Striver, Fistfuck, Stoned Horses, Mighty Megalodon etc, etc)!
Dan: J’ai fondé Doomsday Machine Records en 1993 avec mon bon ami Nicolas Marois. J’ai arrêté fin 90 parce qu’il fallait que je me remette sur la track dans la vraie vie… genre étudier pour avoir une vrai job et me sortir de mon travail de cuisinier que je détestais à mort à la fin. Fallait que je fasse quelque chose pour moi parce que ça s’en allait nulle part mon affaire. J’ai reparti Doomsday Machine Records en 2010. Je joue dans Immoral Squad et Fistfuck pour le moment mais j’ai eu plein d’autres bands.
Quand, comment et pourquoi Toys of Disharmony a été fondé? Sentiez-vous un besoin de le voir naître pour aider la scène?
Seb: On a fondé Toys of Disharmony quand je suis déménagé à Québec (2010). On a commencé ça à la sortie du split LP Bombnation/Blunt Force Trauma. Comme on a fait un coop (les 2 labels ensemble), on a commencés à travailler plus ensemble et on s’est dit «t’en qu’à faire ça chacun de notre bord, aussi bien mettre nos énergies ensemble sur le projet. C’est quand même pas mal d’ouvrage la sortie d’un album. Là, on s’entraide autant sur nos sorties communes que séparées. On se divise les tâches, etc.
Qui a trouvé le nom et pourquoi l’avoir choisi?
Seb: On a fait une liste de noms potentiels qu’on a partagée à nos amis/bandmates. On y a été par popularité! On trouvait important d’avoir un autre nom que juste nos 2 noms de label pour différencier la distro des labels.
Quels ont été les sorties les plus ambitieuses de votre part dont vous n’étiez pas certain du potentiel?
Seb: Chaque sortie est un risque. Même si tu aimes l’album, ça veux pas dire qu’il va bien se vendre, que les bands vont tourner ou réussir à se booker sur des bons shows en dehors de leur propre ville.
Dan: Je ne suis jamais certain d’aucune de mes releases mais je m’en criss un peu parce que je fais ça pour le fun et je sors ce que j’aime. J’ai jamais rien sorti dans le but de faire du cash.
Quels sont vos critères lors de la sélection des bands pour lesquels vous allez mettre des efforts pour distribuer/promouvoir?
Seb: Les bands sur mon label sont pas mal tous de très bons amis. Si j’aime leur stock, je fais un offre, c’est pas plus compliqué que ça… Ya quelques bands déjà établis qui m’ont approchés, mais j’aime mieux y allé feeling/relations amicales (sans contrat rien) que d’y aller pour le hype. Au niveau distribution, j’offre aux bands de la consigne de leurs disques (peu importe le format) sur mon site web. Ça leur fait une place de plus où le vendre et moi je l’offre aux magasins/distros avec qui je fais affaire!
Dan: même affaire.
Quel est votre approche par rapport à l’industrie de la musique aujourd’hui? Comment essayez-vous de vous démarquer afin d’assurer la rentabilité pour vous et la visibilité pour les bands?
Seb: On essaie pas beaucoup de se démarquer. On laisse pas mal la musique se vendre d’elle-même. Moi, le fait que les grosses chaînes ou distributeurs commencent à avoir de la misère me dérange pas beaucoup. On va juste revenir à l’époque des disquaires spécialisés et distro indépendantes, qui souvent mettent cœur et âme dans leurs projets! Donc un produit moins cher, aussi accessible et d’aussi bonne qualité!
Dan: On essaie de vendre le moins cher possible. De mon côté, j’essaie de rester dans l’esprit du DIY des années fin 80 début 90.
Avec le vinyle qui connaît une popularité fulgurante, est-ce que les CDs pourraient bientôt être une chose du passé pour votre distro et vos labels? Croyez-vous aussi que la cassette connaîtra un essor comparable au vinyle?
Seb: Moi, j’ai débuté avec le format CD, je ne le néglige pas mais préfère de loin le format vinyle. J’ai commencé par le CD question de budget, plus facile à poster. Je me suis fait beaucoup de contacts grâce à ça et petit à petit, j’ai ajouté des vinyles à mes sorties. Je contribue souvent monétairement avec les bands que je sors déjà en vinyle pour la version CD, question d’offrir les 2 formats à ma clientèle. Donc je risque d’avoir encore et toujours des CD à offrir en distro.
Les vinyles autant que les cassettes ont toujours été présents dans la scène underground (plus du coté punk, hc, grind). Je ne pense pas que la cassette va connaitre l’essor du vinyle pour la simple et bonne raison que le vinyle a toujours dominé dans le cœur des mélomanes (wow c’est poétique ça).
Dan: j’men calisse des CD (hahahah). J’ai juste un CD sur mon label et c’était pour financer d’autres vinyles. Je suis un fan fini des vinyles, j’en achète depuis 1986!!!
Vous avez le Doomsday Machine Records Boxset qui s’en vient très bientôt. Veuillez svp nous présenter les bands et aussi l’idée derrière ce projet ambitieux.
Dan: L’idée c’est que je voulais faire un projet qui sort un peu de l’ordinaire comme prétexte de fêter les 20 ans du label même si j’ai pris pas mal de break en 20 ans . J’ai eu l’idée de faire un box avec 4x split 7’’. Mon projet original était pas mal plus ambitieux surtout la boite, mais les coûts étaient trop élevés. Avec mon imprimeur, nous avons designé un box un peu moins cher, mais ça va avoir de la classe en calisse pareil !!! Pour les bands, je voulais des bands du Québec ou pas trop loin comme Hard Charger qui sont du Nouveau-Brunswick. Je connais la plupart des membres de chaque band, c’est important pour moi. Qu’est qui est cool c’est que chaque band s’est donné pour faire des nouvelles compos pour le projet et chacun a enregistré assez professionnellement. Je suis vraiment content de ce que les bands m’ont offert comme toune surtout que j’avais pas de cash pour les payer, mais en revanche je ferai pas une calisse de cenne avec ça. J’ai eu de l’aide de beaucoup de personnes pour réaliser ce projet, je suis vraiment reconnaissant envers ces personnes. Liste des bands: Hard Charger, Cold North, Khan, Striver, Dissed, Soil of Ignorance, Dark Circles et Jugular Scars.
Où sera-t-il disponible et est-ce qu’une soirée de lancement a été prévue?
Dan: Je vais faire un petit lancement au KO. Je voulais préparer un show avec ça mais c’est trop d’ouvrage. Nous avons comme projet de faire un Toys fest mais ça n’aura pas de liens directement avec le boxset. Si tout va bien, le boxset sera disponible dans les magasins qui distribuent notre stock comme le KO, Métal Punk, Audition Musik, Musique Cité, distro de punk et sur Toys of Disharmony.
Comment trouvez-vous la scène underground que vous couvrez de nos jours?
Seb: Vivante active et le fun! Il se passe beaucoup de choses, beaucoup de sorties (autant indépendante que sur les labels). À Québec, il y a de plus en plus de bons bands et de shows local qui se passent.
Dan: La scène n’a jamais été aussi en santé à Quebec depuis que je suis dedans. Avant il avait un show aux 6 mois, maintenant y’en a tous les jours ou presque. Ça me mets un peu en criss parce que j’ai moins le temps d’aller voir des shows que quand j’avais 20 ans.
Quels sont les bands qui vous impressionnent réellement depuis quelques temps et que vous recommandez?
Seb: Tous les bands que l’on produit (hahahah). Sans farces, en dehors de nos sorties, il y a un paquet de bands et labels incroyables à découvrir au niveau local. Ça vaux la peine d’aller voir ce qui se passe. Ces temps-ci, j’écoute pas mal nos prochains releases (Black Khox, la compil, le nouveau Fistfuck…) sinon Show Of Bedlam, Pissed Jeans, Wo Fat, Low Threat Profile, Melvins (je me tannerai jamais), Yob, Dark Castle, Jucifer, etc , etc… la liste pourrait être très longue!
Dan: Metallicaaahhhh m’impressionne vraiment parce qu’ils sont de plus en plus médiocres et ça pogne encore. Pour vrai, de ce temps-ci, je trippe sur Black Sabbath avec Ozzy et Dio, Joy Division, Toxic Holocaust, Suffocation, Nirvana, Blondie, Deche-Charge, Kraftwerk, Celtic Frost, Voivod, Deep Purple, Strife, The Business, Dead Kennedys, Soil of Ignorance, King Crimson, nouveau Fistfuck… ma playlist des dernières semaines en fin de compte : ).
Comment vous rejoindre et surtout, laissez-nous une idée de ce qui s’en vient pour vos projets individuels…
Sur le site web ou la page facebook! Pour le monde de Québec, on a une section au KNOCK OUT juste à coté de la section LOUD!
Trois grosses sorties en même temps: Le coffret, Black Khox –« A.K.A.B » LP, Striver/Vengeance 7″
Cet été, on sort un splitFistfuck/Fuck the facts 10″, une cassette discographie de Dahmer. En début d’automne, on va sortir l’album de Bombnation, un 7″ d’Immoral Squad et l’album des Stoned Horses (CD/LP) sont aussi dans les plans…
Liste des pièces
Seasons in the Claustrum (The Libidinal Spring) Enigma of Disgust 3 A.M. in Agony Incel Patricidal Lust Repulsive Arousal
Formé en 2009 dans le San Francisco Bay Area, Vastum ont sorti leur 2ème album, « Patricidal Lust« , en 2013, 2 ans après « Carnal Law » (2011).
C’est sur un slow pounding que débute l’album avec « Seasons in the Claustrum (The Libidinal Spring)« . Dès les 1ères notes, on constate que la production nous offre un son plus plein que sur « Carnal Law » ce qui naturellement ajoute à la pesanteur de l’ensemble. On ne peut non plus se tromper, le son, le rythme, les riffs, la pesanteur du slow pace, on est en plein old school death, le bon vieux beat death pré-extravagance technique, celui des débuts, pas trop vite et surtout pesant… des fois à la limite du doom. Quand la voix de Daniel Butler, gutturale avec juste ce qu’il faut d’effets, vient s’ajouter après une minute de cette intro musicale, on sait que tous les ingrédients requis pour que la recette soit un succès sont présents mais réussiront-ils à justement ne pas s’en tenir à la recette générique et faire un album qui se démarquera aussi bien de leur 1er que de la pléthore d’album de ce style. Et bien quand à 3:45, ils nous amènent une voix un peu creepy qui nous fait une déclamation quasi spoken words, on se dit que oui, ils ont des idées. Bon, ce procédé reviendra dans « Incel » mais ce n’est pas grave car les 2 occasions sont appropriées. La 1ère pièce a aussi le mérite de parfaitement donner le ton à l’album. What you hear is what you’ll get. Je ne m’étendrai donc pas en long et en large sur toutes les pièces mais vais plus souligner les moments particuliers.
Je n’avais pas réussi, à la 1ère écoute à distinguer la voix féminine dans la 1ère pièce mais je dois dire que j’ai été agréablement surpris par sa contribution à la suivante « Enigma of disgust » alors que Leila Abdul-Rauf, aussi guitariste, nous envoie des couplets solos avec une voix aussi gutturale que Butler mais avec juste une coche un peu plus aigüe. Maintenant que je l’avais identifiée dans le mix, vous pouvez être sûr que je suis naturellement retourné à la 1ère pièce et oh que je l’ai spottée tout de suite cette fois à 3:25. Quelle voix. Je dois dire qu’elle torche pas mal de gars.
L’intro de la dernière pièce « Repulsive arousal » est une autre démonstration de leur intention de nous surprendre alors qu’un humming en choeur est rejoint par les cris de Butler sur le pounding pesant qui caractérise leurs pièces pendant qu’en sourdine, la guitare offre un trémolo black-ish pas mal.
Pour le reste, comme c’est rendu plus souvent qu’autrement le cas de le dire, Vastum ne réinvente pas le death metal puisqu’ils s’inspirent de ses sources et on y reconnait même des riffs standard. Ils ont tout de même une façon de le faire, à l’aide de petits moments particuliers qui parsèment leurs pièces, qui m’a gardé intéressé, malgré que la majorité des pièces frise les 6 minutes. Car justement, bien que les pièces sont relativement longues, finalement, avec seulement 37 minutes et des poussières au compteur pour 6 pièces, c’est un album qui coule bien et qui m’a fait apprécier la légère évolution que les gars ont acquis depuis l’album précédent. Je dis légère évolution car oui il y en a une mais je dois souligner que pour tout ceux qui connaissent Vastum mais n’ont pas eu la chance d’écouter leur nouveau, vous ne serez pas dépaysés car Vastum puise dans le même filon que précédemment pour nous le concocter et je dois dire que j’ai bien apprécié.
C’est donc avec plaisir que j’ai parcouru « Patricidal lust » bien que je n’y ai pas noté de chef d’oeuvre inoubliable. C’est pesant, c’est groovy et organique, c’est menaçant, c’est old school death metal et c’est surtout bon.
Une note positive aussi pour les solos qui, comme le veut le style, servent de bridge au centre de toutes les pièces mais qu’ils ont su garder courts et pas trop à l’emporte-pièce – ou sinon encore pire «envoyé à l’épouvante» – comme c’est souvent le cas. Par contre, finir un album sur un fade out me fait toujours un peu bizarre. Est-ce parce qu’ils nous laissent comme si ce n’était pas fini et qu’ils nous reviendront bientôt? Bah, quand c’est le seul inconfort que procure un album, ce doit être parce qu’il a réussi sa job.
Lex
Voici la pièce titre tirée du soundcloud de Earsplit PR.
Voici les photos de la soirée qui réunissait Itto / The Discord Of A Forgotten Sketch / Albatros à la Salle Unisson de Québec le 22 mai 2014, une présentation de Sébastien Dallaire! Merci à Eliott Garn pour son travail derrière la lentille. Je me suis permis certains achats lors de cette soirée et si il y a des bands qui manquent à vos connaissances musicales, je vous fournis aussi les lecteurs Bandcamp afin d’écouter gratuitement.
J’espère sincèrement que les créateurs de ce band métal/pop mettent de l’argent sur des parties de baseball, car le pari pris avec Babymetalrapporte gros et entraîne avec lui une discussion déchaînée par les fans de métal sur facebook à chaque mention de ce band qui a d’ailleurs été ajouté au lineup du Heavy Montréal 2014 la semaine dernière.
Mettons quelque chose au clair tout de suite: Babymetal ce n’est PAS juste du métal et ne se vende pas de cette façon. Aussi, le projet se veut une fusion de musique ET danse, pas l’un sans l’autre. J’ai entendu des accusations de pédophilie en référence au jeune âge du trio de fille qui forme le groupe (Les membres ont une moyenne d’âge de 14.7 ans) et je me demande si c’est réellement le cas ou c’est la personne qui prétend cette chose qui laisse ses « préférences » prendre le dessus et en dit un peu trop sur elle. Non?
Je me suis fait un devoir d’écouter leur premier LP sorti en février 2014 et il est clair qu’on a droit à un produit monté de toute pièce, surtout en considérant qu’une des trois vedettes de ce band a déjà déclaré: « The first time we heard the idea for BABYMETAL, we were like “What the?!” et aussi que les trois membres ne savaient pas ce que la musique métal était avant de débuter ce groupe.
Le groupe a vu le jour en 2011 en tant que sous-groupe de Sakura Gakuin, un band idole du Japon, une idée de Amuse, Inc, une grosse boîte de management dans la même région du monde. Deux des trois membres de Babymetal sont dans Sakura Gakuin (Moa et Yui) et Su s’est rajouté en tant que vocaliste/danseuse.
Leur musique est un mélange de pop dance/dubstep/métal et ne se veut PAS une alternative à Dying Fetus les malades; c’est électronique et s’adresse à la crowd pop. Je crois que le monde s’est fait avoir en général et c’est là que mon titre d’article prend tout son sens: dans un industrie saturée de bands et de sous-genres à n’en plus finir, Babymetal a réussi à vous faire jaser et se créer une place dans les conversations. Boom! Essayez maintenant de faire la même chose avec votre groupe ou produit.
Vous comprenez ce que je veux dire? Leur premier opus éponyme est rempli de parties intéressantes (‘Babymetal Death’ et ‘Gimme Choko!’), mais souffre également de tous les clichés qui peuvent être attachés à cette musique créée sur mesure dans un laboratoire. C’est toutefois intéressant de voir ce que la culture japonaise nous réserve, car ce que nous ne comprenons pas n’est peut-être pas si mauvais après tout.
Je me dis aussi que si des amateurs de ‘pop’ aiment le côté plus agressif de Babymétal et prennent quelques minutes pour découvrir des bands plus heavy, c’est un pas dans la bonne direction, non?
Avec un nouveau EP présentement en préparation et prévu pour sortir en 2014, il était temps que votre humble serviteur prenne le temps d’écouter la première offrande de Croak sortie en avril 2013. Le projet est une collaboration de Montréal et Grenoble, né en 2011 suite à une visite de Pit (vocal) en Europe après quelques années déjà passées à Montréal. Le rassemblement est complété par des membres de Anasazi, Hellorwine et The Intrinsic Journey.
Leur Stoner est intéressant et ‘simple’, dans le sens que les compos n’essayent pas d’en ajouter trop à des structures et mélodies déjà efficaces. Le tout respire très bien et fait penser à Down et Queens of the Stone Age. L’utilisation des voix est particulièrement efficace avec des ranges qui se complètenent bien et l’utilisation de samplers pour changer le mal de place.
Ceci dit, j’en aurais pris un peu plus de ‘Beneath’, la première compo qui nous projette au sol avec son groove et sa pesanteur, mais qui ne dure que 1:12 avant de transférer le poids vers ‘Odorless Acid’. Ce qui est cool cependant est que ‘Devil’s Reject’ termine le EP en beauté avec du spoken words appliqué à une musique enivrante, juste avant de finir comme ‘Beneath’ commence, ce qui me plaît et donne l’impression d’un tout complété et ne me laisse pas sur un manque.
Question de vous endonner un peu plus, je vous présente The Intrinsic Journey et St Petersbourg qui sont en écoute/téléchargement GRATUIT sous le lecteur média de Croak, mais également à des années lumières de ce que je viens de vous jaser avec le band en vedette.
Voici les photos du show de Endemise / Valfreya / The Night Watch / Sovereign Council/ Diabholico à Ottawa le 16 mai 2014, une présentation de Xtrem Prods. Merci à Sophie Mineault pour ces photos. Question de ne pas rater ce que ces bands ont à offrir, on vous offre les lecteurs média appropriés pour découvrir les bands.
Une nouvelle édition du Ondes Chocs Times avec ses nouvelles de la scène underground québécoise et je vous invite à surveiller le site Ondeschocs.com aujourd’hui pour une multitude d’offrandes variées comme jamais. Je vous prépare quelque chose sur le groupe Babymétal, mais ce sera aussi au niveau visuel avec deux albums photos qu’on va fesser fort, sans compter les petites surprises prévues pour ce lundi 26 mai 2014.
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Sur nos plateformes en fin de semaine:
– Beaucoup de choses à lire en fin de semaine avec entre autre les rapport du jour 1 et jour 2 du Maryland Deathfest 2014 de Alain Pérusse.
– La finale albertaine du concours Wacken Metal Battle Canada est maintenant chose du passé et c’est Exit Strategy qui ira représenter la province à Toronto le 7 juin prochain.
Si vous ne le saviez pas encore, May Catch Fire a remporté la finale du concours Challenge Parkinson qui avait lieu samedi au Bar l’Agitée. Toutes nos félicitations aux bands de la soirée et bien sûr au gagnant. La liste des prix que se mérite le groupe est disponible ici………. Meet the Mailman de Québec est en préparation de son premier album, mais vous pouvez quand même les aider à accéder à un gros stage et je les laisse s’expliquer: « Meet the Mailman en spectacle au Cercle ( rue St-Joseph ) jeudi 21 h. 7$ pour les auditions du festival Envol et Macadam. On a besoin de votre présence pour accéder au gros stage en Septembre. »………. Quand tu hypes quelque chose, tu as besoin de livrer la marchandise et c’est exactement ce qui est arrivé du côté de Death Lullaby (Montréal) avec leur nouvelle track et vidéo condensé en un. Voici ce qui se passe lorsque tout roule à merveille pour un projet:
On ne doit bien sûr pas oublier le vidéo très professionnel de Ogenix avec son métal industriel bien balancé. Ça sortait vendredi dernier!
Mellevon, un band de Death métal mélodique/industriel de Montréal, nous offre la pochette de sa prochaine sortie ainsi que des renseignement qui en feront tripper plus d’un: «
The album cover for our upcoming record, « Solace ».
TRACK LISTING: 1 – A Song for the Setting Sun 2 – The Mists of April 3 – Sapphire Eyes 4 – Sonnet of the Revenant 5 – Fracture 6 – Relinquish 7 – Under Moss 8 – These Bloody Days 9 – Solace 10 – Sonically Transmitted Dysphoria 11 – Left Behind 12 – Deathwish 13 – The Quiet Light
“The Quiet Light” features Björn Strid (Soilwork) on vocals. “Under Moss” features a guitar solo from Les Godfrey (ex-The Illuminati). Cover art by Charlie Hintz of Mental Shed Studios.
We are currently trying to set up a release show – most likely in late July / early August. We will let you know as soon as we have an official date set up.
More info to come soon!
On part de l’annonce au fait: Shape The Above de Montréal joue dans les eaux du métal progressif et c’est en fin de semaine qu’a vu le jour leur première offrande, « Continent », gratuit en écoute et téléchargement.
Obliterate nous promettait de belles choses très bientôt et ça se concrétise tranquillement avec ce teaser de leur prochaine track de Deathcore à paraître.
Cauchemar nous rend fiers en Europe et voici ce qu’ils avaient à dire sur un de leurs arrêts: « Paris and Maldegem, Belgium, were once again amazing gigs… merci à tous d’être venus! Cheers to Gaspard, Emy and Vic for booking these killer shows!!!!!! Here’s a photo of us enjoying our victory Belgium beers. One more show left at Saint-Étienne… à ce soir! »
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Pour les fans de Cynic, il a été annoncé que Sean Malone sera de la prochaine tournée, une présence qui a été manquée depuis l’époque de « Focus »………. Je ne vous mentirai pas, je ne suis pas de ceux qui veulent revoir une réunion de Pantera. Sans Dimebag, ça ne marche juste pas et ça sent la promo et le coup d’argent à plein nez. Ceci dit, des petits bijoux de tracks comme ‘I’m Broken’ qui sont relâchés une fois de temps en temps comme ça, ça me comble. Voici Rex Brown, Phil Anselmo et Zakk Wylde qui se font plaisir….
C’était le samedi 24 mai dernier que se déroulait à L’AgitéE de Québec, la finale de la première édition du Challenge Parkinson Metal, une initiative de Marco Chabot, Éloïse Chabot, Marc Lavoie et toute l’équipe du Parkinson Metal, en collaboration avec François Côté-Fortin à la console, Louis-Olivier Brassard-Gélinas (Ondes Chocs, chanteur de Endless Horizon) à l’animation et Alexis Bourdages-Chabot à la photographie. Une liste complète des partenaires de l’événement est disponible ici. Et voici le lien pour l’album-photos de la soirée.
Donc, pour cette finale le calibre était des plus relevés alors que des 32 candidatures de départ, 10 furent choisi par l’équipe du Parkinson Métal pour participer aux semi-finales, et que de ces 10 groupes, seulement 4 sont passés en finale soit: Inextalis, Forbidden Sin, Shatters et May Catch Fire. Et c’est moi (Luc St-Laurent) en compagnie de 2 collègues (Jérôme St-Charles et Sébastien Tremblay) qui avions la chance, ou la tâche ingrate selon les points de vue, de déterminer le grand champion de cet ultime affrontement qui vous vous en doutez sans doute a fait une fois de plus craindre le pire aux sismologues de la région puisque l’épicentre se trouvait au cœur de la ville de Québec!
Comme la soirée s’est déroulée assez rapidement et que nous n’avons pas vraiment eu la chance de parler à tous les participants directement après leur prestation, histoire de se garder une marge de manœuvre pour pouvoir être équitable pour l’ensemble des groupes, je vais en profiter ici pour le faire publiquement sur la page d’Ondes Chocs. Certes je ne parlerai uniquement qu’en mon nom en ce qui concerne le jugement, mais cette décision s’est prise à 3 juges qui sont arrivés rapidement au même consensus à quelques détails près dont je ferai mention au besoin.
C’est dans une salle déjà bondée qu’Inextalis, le premier groupe de la soirée a fait son entrée sur scène avec une énergie dévastatrice. La vieille gang de chums, dont je fais également partie était au rendez-vous, ce qui leur a sûrement facilité la tâche toujours difficile de réchauffer la foule et tenter de convaincre les 2 autres juges ainsi que moi-même, qui devais faire en sorte de demeurer impartial jusqu’à la fin, de leur capacité à pouvoir remporter le premier prix. Le résultat fut impressionnant alors que le groupe joua un mélange de matériel de leur album « Catatonic Universe« , mais aussi quelques reliques de l’ère d’AmnesiA. Ils ont placé la barre haute pour le reste de la compétition. Inextalis qualifia par ailleurs leur prestation de cette soirée comme la meilleure de leur vie, une opinion que je partage également, car le groupe a pris beaucoup plus d’assurance ces derniers temps. Je l’avais d’ailleurs constaté lors des semi-finales où ils avaient terminé en deuxième position juste derrière Forbidden Sin. Tout d’abord déçu de devoir ouvrir la soirée, le groupe a su tirer avantage de cette délicate position en informant bien tous les gens qui voudraient les encourager à arriver tôt, un message qui a vraisemblablement bien passé puisqu’ils ont remporté le vote du public haut la main. En tant que seul juge de la soirée ayant assisté à la première prestation de tous les groupes de la soirée, je trouvais intéressant de voir si ceux-ci avaient tenté de modifier certaines choses pour gagner quelques points supplémentaires. C’était certainement le cas d’Inextalis qui ont réussi avec l’aide de leurs supporteurs à se surpasser et terminer cette fois devant Forbidden Sin.
Parlant de Forbidden Sin, le groupe venu de Montréal qui avait remporté les honneurs de la première soirée de semi-finales était de retour et bien déterminer à ramener le titre à la maison. Mais ce n’est pas nécessairement une tâche facile de dominer à l’extérieur de sa ville, et nous aurions eu sûrement un autre dénouement si le Challenge Parkinson Metal s’était tenu dans la métropole, car Forbidden Sin nous a démontré leur aisance sur scène dans une leçon de thrash teinté de hardcore digne de mention où le headbanging et le moshpit étaient à l’honneur, moshpit que le leader du groupe Jeff Boisvert s’est permis de visiter à quelques reprises. Si je compare avec leur prestation précédente, je n’ai pas vu de changements notoires, mais pourquoi auraient-ils changé une formule gagnante, me direz-vous? Ce fut une prestation très énergique et les gars n’ont rien à se reprocher au niveau de leur performance sur scène qui était encore selon moi légèrement supérieure à celle d’Inextalis. Malheureusement cette fois, celle-ci n’a pas suffi.
Pour la troisième prestation de la soirée, nous avons eu droit à un changement assez radical d’ambiance avec le metal progressif de Shatters. Un contraste marqué qui démontre bien que le metal peut s’avérer extrêmement varié, et c’est cette variété qui, spécialement en finale, devient souvent l’odieux des concours, forçant la confrontation de genres diamétralement opposés et compliquant le travail des juges qui doivent souvent passer outre leur goût personnel.
Ceci dit, j’avais assisté à la première prestation de Shatters, deux semaines auparavant, et leur passage en finale m’avait un peu surpris. Personnellement, j’en aurais sûrement décidé autrement, mais en même temps, peut-être que les juges de cette soirée avaient vu ou entendu quelque chose que j’avais manqué. Au-delà d’une musique différente, souvent beaucoup plus calme, mais très bien rendue sur scène par de bons musiciens, c’est un groupe qui semblait très timide dans ses interventions et moins convaincant que les autres dans leur désir de l’emporter. Enfin, c’est un avis unanime de la part des 3 juges, et une déception pour Jérôme St-Charles qui s’attendait à plus de Shatters après l’écoute de quelques pièces sur leur Bandcamp.
Finalement, après avoir plané un brin avec Shatters, il était temps de changer de nouveau l’ambiance avec le dernier groupe et non le moindre, les très festifs May Catch Fire! Un autre favori de la foule et c’était sans appel. Ce groupe de la Rive-Sud qui fut ma découverte du Challenge Parkinson Metal, avait une fois de plus attiré bien des fans dans l’enceinte de l’AgitéE qui était redevenue jampack après une légère accalmie. C’est avec un genre de metal que j’ai toujours du mal à clairement définir, mélangeant death mélodique, folk et punk rock que May Catch Fire a donné le coup de grâce à cette soirée mémorable. Au-delà de la participation d’un public dévoué et des riffs accrocheurs, c’est leur professionnalisme et leur plaisir d’être sur scène qui a permis à May Catch Fire de remporter une victoire par décision certes unanime des juges mais pas aussi expéditive que lors des semi-finales puisque Inextalis leur a chauffé le derrière d’assez près pour leur provoquer des rougeurs. Dire qu’actuellement May Catch Fire n’a toujours pas de démo ou d’album à son actif, c’est assez impressionnant! Toutefois un EP devrait voir le jour sous peu. Ce groupe sera définitivement à surveiller dans les mois à venir et cette victoire leur donnera certainement un bon coup de pouce pour progresser.
C’est ainsi que s’est terminée la première édition du Challenge Parkinson Metal. Je voudrais en profiter pour remercier Marco Chabot et Marc Lavoie et toute l’organisation du Parkinson Metal pour leur confiance. Ce fut une belle expérience pour moi et pour les autres juges impliqués dans cette soirée. En attendant la seconde édition du challenge prévu pour 2015, je vous invite personnellement à participer aux 2 prochaines éditions du Parkinson Metal qui seront présentés à l’AgitéE, soit la 4ième édition le 13 juin prochain en compagnie de Merkabah, Warder et Heroïk et la 5ième édition le 16 août avec Unbreakable Hatred, Karkaos et les gagnants de ce soir, May Catch Fire. C’est un rendez-vous!