« Patricidal Lust«
2013
Liste des pièces
Seasons in the Claustrum (The Libidinal Spring)
Enigma of Disgust
3 A.M. in Agony
Incel
Patricidal Lust
Repulsive Arousal
Formé en 2009 dans le San Francisco Bay Area, Vastum ont sorti leur 2ème album, « Patricidal Lust« , en 2013, 2 ans après « Carnal Law » (2011).
C’est sur un slow pounding que débute l’album avec « Seasons in the Claustrum (The Libidinal Spring)« . Dès les 1ères notes, on constate que la production nous offre un son plus plein que sur « Carnal Law » ce qui naturellement ajoute à la pesanteur de l’ensemble. On ne peut non plus se tromper, le son, le rythme, les riffs, la pesanteur du slow pace, on est en plein old school death, le bon vieux beat death pré-extravagance technique, celui des débuts, pas trop vite et surtout pesant… des fois à la limite du doom. Quand la voix de Daniel Butler, gutturale avec juste ce qu’il faut d’effets, vient s’ajouter après une minute de cette intro musicale, on sait que tous les ingrédients requis pour que la recette soit un succès sont présents mais réussiront-ils à justement ne pas s’en tenir à la recette générique et faire un album qui se démarquera aussi bien de leur 1er que de la pléthore d’album de ce style. Et bien quand à 3:45, ils nous amènent une voix un peu creepy qui nous fait une déclamation quasi spoken words, on se dit que oui, ils ont des idées. Bon, ce procédé reviendra dans « Incel » mais ce n’est pas grave car les 2 occasions sont appropriées. La 1ère pièce a aussi le mérite de parfaitement donner le ton à l’album. What you hear is what you’ll get. Je ne m’étendrai donc pas en long et en large sur toutes les pièces mais vais plus souligner les moments particuliers.
Je n’avais pas réussi, à la 1ère écoute à distinguer la voix féminine dans la 1ère pièce mais je dois dire que j’ai été agréablement surpris par sa contribution à la suivante « Enigma of disgust » alors que Leila Abdul-Rauf, aussi guitariste, nous envoie des couplets solos avec une voix aussi gutturale que Butler mais avec juste une coche un peu plus aigüe. Maintenant que je l’avais identifiée dans le mix, vous pouvez être sûr que je suis naturellement retourné à la 1ère pièce et oh que je l’ai spottée tout de suite cette fois à 3:25. Quelle voix. Je dois dire qu’elle torche pas mal de gars.
L’intro de la dernière pièce « Repulsive arousal » est une autre démonstration de leur intention de nous surprendre alors qu’un humming en choeur est rejoint par les cris de Butler sur le pounding pesant qui caractérise leurs pièces pendant qu’en sourdine, la guitare offre un trémolo black-ish pas mal.
Pour le reste, comme c’est rendu plus souvent qu’autrement le cas de le dire, Vastum ne réinvente pas le death metal puisqu’ils s’inspirent de ses sources et on y reconnait même des riffs standard. Ils ont tout de même une façon de le faire, à l’aide de petits moments particuliers qui parsèment leurs pièces, qui m’a gardé intéressé, malgré que la majorité des pièces frise les 6 minutes. Car justement, bien que les pièces sont relativement longues, finalement, avec seulement 37 minutes et des poussières au compteur pour 6 pièces, c’est un album qui coule bien et qui m’a fait apprécier la légère évolution que les gars ont acquis depuis l’album précédent. Je dis légère évolution car oui il y en a une mais je dois souligner que pour tout ceux qui connaissent Vastum mais n’ont pas eu la chance d’écouter leur nouveau, vous ne serez pas dépaysés car Vastum puise dans le même filon que précédemment pour nous le concocter et je dois dire que j’ai bien apprécié.
C’est donc avec plaisir que j’ai parcouru « Patricidal lust » bien que je n’y ai pas noté de chef d’oeuvre inoubliable. C’est pesant, c’est groovy et organique, c’est menaçant, c’est old school death metal et c’est surtout bon.
Une note positive aussi pour les solos qui, comme le veut le style, servent de bridge au centre de toutes les pièces mais qu’ils ont su garder courts et pas trop à l’emporte-pièce – ou sinon encore pire «envoyé à l’épouvante» – comme c’est souvent le cas. Par contre, finir un album sur un fade out me fait toujours un peu bizarre. Est-ce parce qu’ils nous laissent comme si ce n’était pas fini et qu’ils nous reviendront bientôt? Bah, quand c’est le seul inconfort que procure un album, ce doit être parce qu’il a réussi sa job.
Lex
Voici la pièce titre tirée du soundcloud de Earsplit PR.





