C’était le samedi 24 mai dernier que se déroulait à L’AgitéE de Québec, la finale de la première édition du Challenge Parkinson Metal, une initiative de Marco Chabot, Éloïse Chabot, Marc Lavoie et toute l’équipe du Parkinson Metal, en collaboration avec François Côté-Fortin à la console, Louis-Olivier Brassard-Gélinas (Ondes Chocs, chanteur de Endless Horizon) à l’animation et Alexis Bourdages-Chabot à la photographie. Une liste complète des partenaires de l’événement est disponible ici. Et voici le lien pour l’album-photos de la soirée.
Donc, pour cette finale le calibre était des plus relevés alors que des 32 candidatures de départ, 10 furent choisi par l’équipe du Parkinson Métal pour participer aux semi-finales, et que de ces 10 groupes, seulement 4 sont passés en finale soit: Inextalis, Forbidden Sin, Shatters et May Catch Fire. Et c’est moi (Luc St-Laurent) en compagnie de 2 collègues (Jérôme St-Charles et Sébastien Tremblay) qui avions la chance, ou la tâche ingrate selon les points de vue, de déterminer le grand champion de cet ultime affrontement qui vous vous en doutez sans doute a fait une fois de plus craindre le pire aux sismologues de la région puisque l’épicentre se trouvait au cœur de la ville de Québec!
Comme la soirée s’est déroulée assez rapidement et que nous n’avons pas vraiment eu la chance de parler à tous les participants directement après leur prestation, histoire de se garder une marge de manœuvre pour pouvoir être équitable pour l’ensemble des groupes, je vais en profiter ici pour le faire publiquement sur la page d’Ondes Chocs. Certes je ne parlerai uniquement qu’en mon nom en ce qui concerne le jugement, mais cette décision s’est prise à 3 juges qui sont arrivés rapidement au même consensus à quelques détails près dont je ferai mention au besoin.
C’est dans une salle déjà bondée qu’Inextalis, le premier groupe de la soirée a fait son entrée sur scène avec une énergie dévastatrice. La vieille gang de chums, dont je fais également partie était au rendez-vous, ce qui leur a sûrement facilité la tâche toujours difficile de réchauffer la foule et tenter de convaincre les 2 autres juges ainsi que moi-même, qui devais faire en sorte de demeurer impartial jusqu’à la fin, de leur capacité à pouvoir remporter le premier prix. Le résultat fut impressionnant alors que le groupe joua un mélange de matériel de leur album « Catatonic Universe« , mais aussi quelques reliques de l’ère d’AmnesiA. Ils ont placé la barre haute pour le reste de la compétition. Inextalis qualifia par ailleurs leur prestation de cette soirée comme la meilleure de leur vie, une opinion que je partage également, car le groupe a pris beaucoup plus d’assurance ces derniers temps. Je l’avais d’ailleurs constaté lors des semi-finales où ils avaient terminé en deuxième position juste derrière Forbidden Sin. Tout d’abord déçu de devoir ouvrir la soirée, le groupe a su tirer avantage de cette délicate position en informant bien tous les gens qui voudraient les encourager à arriver tôt, un message qui a vraisemblablement bien passé puisqu’ils ont remporté le vote du public haut la main. En tant que seul juge de la soirée ayant assisté à la première prestation de tous les groupes de la soirée, je trouvais intéressant de voir si ceux-ci avaient tenté de modifier certaines choses pour gagner quelques points supplémentaires. C’était certainement le cas d’Inextalis qui ont réussi avec l’aide de leurs supporteurs à se surpasser et terminer cette fois devant Forbidden Sin.
Parlant de Forbidden Sin, le groupe venu de Montréal qui avait remporté les honneurs de la première soirée de semi-finales était de retour et bien déterminer à ramener le titre à la maison. Mais ce n’est pas nécessairement une tâche facile de dominer à l’extérieur de sa ville, et nous aurions eu sûrement un autre dénouement si le Challenge Parkinson Metal s’était tenu dans la métropole, car Forbidden Sin nous a démontré leur aisance sur scène dans une leçon de thrash teinté de hardcore digne de mention où le headbanging et le moshpit étaient à l’honneur, moshpit que le leader du groupe Jeff Boisvert s’est permis de visiter à quelques reprises. Si je compare avec leur prestation précédente, je n’ai pas vu de changements notoires, mais pourquoi auraient-ils changé une formule gagnante, me direz-vous? Ce fut une prestation très énergique et les gars n’ont rien à se reprocher au niveau de leur performance sur scène qui était encore selon moi légèrement supérieure à celle d’Inextalis. Malheureusement cette fois, celle-ci n’a pas suffi.
Pour la troisième prestation de la soirée, nous avons eu droit à un changement assez radical d’ambiance avec le metal progressif de Shatters. Un contraste marqué qui démontre bien que le metal peut s’avérer extrêmement varié, et c’est cette variété qui, spécialement en finale, devient souvent l’odieux des concours, forçant la confrontation de genres diamétralement opposés et compliquant le travail des juges qui doivent souvent passer outre leur goût personnel.
Ceci dit, j’avais assisté à la première prestation de Shatters, deux semaines auparavant, et leur passage en finale m’avait un peu surpris. Personnellement, j’en aurais sûrement décidé autrement, mais en même temps, peut-être que les juges de cette soirée avaient vu ou entendu quelque chose que j’avais manqué. Au-delà d’une musique différente, souvent beaucoup plus calme, mais très bien rendue sur scène par de bons musiciens, c’est un groupe qui semblait très timide dans ses interventions et moins convaincant que les autres dans leur désir de l’emporter. Enfin, c’est un avis unanime de la part des 3 juges, et une déception pour Jérôme St-Charles qui s’attendait à plus de Shatters après l’écoute de quelques pièces sur leur Bandcamp.
Finalement, après avoir plané un brin avec Shatters, il était temps de changer de nouveau l’ambiance avec le dernier groupe et non le moindre, les très festifs May Catch Fire! Un autre favori de la foule et c’était sans appel. Ce groupe de la Rive-Sud qui fut ma découverte du Challenge Parkinson Metal, avait une fois de plus attiré bien des fans dans l’enceinte de l’AgitéE qui était redevenue jampack après une légère accalmie. C’est avec un genre de metal que j’ai toujours du mal à clairement définir, mélangeant death mélodique, folk et punk rock que May Catch Fire a donné le coup de grâce à cette soirée mémorable. Au-delà de la participation d’un public dévoué et des riffs accrocheurs, c’est leur professionnalisme et leur plaisir d’être sur scène qui a permis à May Catch Fire de remporter une victoire par décision certes unanime des juges mais pas aussi expéditive que lors des semi-finales puisque Inextalis leur a chauffé le derrière d’assez près pour leur provoquer des rougeurs. Dire qu’actuellement May Catch Fire n’a toujours pas de démo ou d’album à son actif, c’est assez impressionnant! Toutefois un EP devrait voir le jour sous peu. Ce groupe sera définitivement à surveiller dans les mois à venir et cette victoire leur donnera certainement un bon coup de pouce pour progresser.
C’est ainsi que s’est terminée la première édition du Challenge Parkinson Metal. Je voudrais en profiter pour remercier Marco Chabot et Marc Lavoie et toute l’organisation du Parkinson Metal pour leur confiance. Ce fut une belle expérience pour moi et pour les autres juges impliqués dans cette soirée. En attendant la seconde édition du challenge prévu pour 2015, je vous invite personnellement à participer aux 2 prochaines éditions du Parkinson Metal qui seront présentés à l’AgitéE, soit la 4ième édition le 13 juin prochain en compagnie de Merkabah, Warder et Heroïk et la 5ième édition le 16 août avec Unbreakable Hatred, Karkaos et les gagnants de ce soir, May Catch Fire. C’est un rendez-vous!
| Jérôme St-Charles | Sébastien Tremblay | Luc St-Laurent | Vote du Public |
| May Catch Fire | May Catch Fire | May Catch Fire | Inextalis |
| Inextalis | Forbidden Sin | Inextalis | May Catch Fire |
| Forbidden Sin | Inextalis | Forbidden Sin | n/d |
| Shatters | Shatters | Shatters | n/d |
Luc





