Chaos & Carnage 2025 @ L’Olympia, Montréal – 6 mai 2025

Voici le compte rendu de Phil Grondin et les photos prises par Corinne Ainscow lors de la tournée Chaos & Carnage présenté par Extensive Enterprise et Heavy MTL à L’Olympia de Montréal le 6 mai 2025 et qui mettait à l’affiche Dying Fetus, Cradle Of Filth, Fleshgod Apocalypse, Ne Obliviscaris, Undeath, Vomit Forth et Corpse Pile.

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CHAOS & CARNAGE 2025

C’est un mardi soir occupé dans les salles de spectacle à Montréal alors que la tournée Chaos & Carnage s’arrêta à l’Olympia et Steel Panther se chargeait de réchauffer le MTelus. Mon choix s’arrêta alors sur la super tournée Chaos & Carnage mettant en vedette les excellents groupes Dying Fetus, Cradle of Filth, pour n’en nommer que quelques-uns. En tout, ce sont plus de 7 groupes qui ont pris d’assaut la salle pendant plus de 6 heures! Rendu là, ce n’est pas une tournée, c’est un mini festival qui fait une tournée !

Par souci de logistique, il nous a été impossible d’assister aux prestations des trois premiers groupes de la soirée. Ce n’est que partie remise pour Corpse Pile, Vomit Forth et Undeath! Selon ce que j’ai entendu entre les branches, les trois groupes ont été d’excellentes découvertes pour plusieurs personnes et leurs prestations étaient à la hauteur des attentes !

 

 

NE OBLIVISCARIS

Les Australiens de Ne Obliviscaris se présentent sur scène vers 18h30 afin de nous présenter leur metal symphonique progressif. Il est important de préciser que ceci est le premier spectacle que je vois sans leur chanteur Xen qui a quitté le groupe en janvier 2025 et qui a été remplacé par James Dorton, anciennement de Black Crown Initiate.

Pendant plus de 40 minutes, Ne Obliviscaris nous a démontré la hauteur de leur talent alors que le violon de Tim Charles se mixe à perfection avec les autres instruments et le growl de James. Alors que le groupe est reconnu pour avoir de longues chansons, ce sont seulement 4 pièces qui ont été jouées. Avec l’excellente « Ang Plague Flowers the Kaleidoscope », leur mini prestation se termine alors que le moshpit n’a pas arrêté une seule seconde.

 

 

FLESHGOD APOCALYPSE

Seulement 15 minutes sépare les deux groupes, assez rare que l’on voit ça ! Pas de niaisage comme on dit ! Les Italiens de Fleshgod Apocalypse viennent nous donner une leçon de metal symphonique extrême avec une mini tendance opéra ! Habillé de veston comme si nous sommes dans une pièce de théâtre ou à l’opéra, le groupe n’hésite pas de plonger dans leur discographie afin de nous présenter des classiques tels que « The Violation », « Minotaur » pour n’en nommer que quelques-uns. La qualité sonore est au rendez-vous alors que nous entendons à perfection le piano joué mélangé entre l’opera chanté par la chanteuse Veronica Boracchini.

Tout comme le groupe précédent, Fleshgod Apocalypse possède 40 minutes afin de nous charmer avec leur son plus que violent. Nous avons l’impression d’avoir un tank devant nous tellement le groupe est rapide ! Le mot d’ordre de leur prestation est rapidité et intensité ! Le groupe est reconnu pour ne pas arrêter une seconde et nous garocher des coups de pelles dans la face (façon polie pour dire que ÇA RENTRE!)

Avant de quitter et de laisser la place au légendaire groupe Cradle of Filth, une mini introduction de la célèbre pièce Blue (Da Ba Dee) est jouée au piano. Moment de confusion, je me dis que ca ne se peut pas ?! Mais oui ! Un cover d’Eiffel 65 ! Beau petit moment comique! Toujours plaisant de revoir ce groupe qui a passé dans la métropole il y a seulement 8 mois dans la même salle. Il a été apporté que la setlist était similaire à leur dernier passage en septembre 2024. Il faut croire que l’on ne change pas une formule gagnante !

 

 

CRADLE OF FILTH

Qui ne connaît pas ou n’a jamais entendu le nom de Cradle of Filth ? La troupe de Dani Filth est venue nous servir une excellente démonstration de son énorme talent au chant. Même s’il est maintenant âgé de 51 ans, il n’a pas perdu une seule touche de son énorme charisme d’antan et de sa voix unique.

Les classiques « The Principal of Evil Made Flesh », « Cruelty Brought Thee Orchids » et « Her Ghost in the Fog » sont venus bercer nos oreilles tout en mettant en évidence leur dernier album « The Screaming of the Valkyries » sorti le 21 mars dernier. Au niveau sonore, tous les instruments sont parfaitement balancés et les membres démontrent encore une dynamique ce qui apporte une toute autre atmosphère au spectacle.

Du côté de la foule, Cradle of Filth semblait être la tête d’affiche que plusieurs personnes semblaient attendre (avec Dying Fetus bien sûr) ! La foule est en feu ! Le moshpit, cercle pit ou peu importe le nom que vous voulez donner, ça bougeait ! Et fort est intéressant de remarquer que Dani Filth et sa bande n’ont aucunement perdu leur touche magique. Un bon petit coup de nostalgie et un spectacle en tête d’affiche prochainement serait fortement apprécié ! Leur dernière tournée de la sorte remonte en 2022 ! Nous sommes plus que dus !

 

 

DYING FETUS

Le trio américain de Dying Fetus est le dernier groupe de la soirée à venir nous défoncer les tympans avec leur brutal death metal plus que technique. Fidèle à leur habitude, le groupe est largement statique tout le long de leur prestation avec John Gallagher (guitare/chant) à la droite, Sean Beasley (bass/chant) à la gauche et Trey Williams (drums) au milieu.

Dès la première note de la très célèbre « Praise the Lord (Opium of the Masses) », le parterre se transforme en énorme zone de combat. La brutalité à l’état pur de Dying Fetus jumelée avec une technique comme j’ai rarement vu nous est jouée avec précision.

Pendant plus de 50 minutes, ce sont des classiques tels que : « One Shot, One Kill », « Your Treachery Will Die With You » et « Killing on Adrenaline » qui nous sont joués. Ils ont également joué quelques pièces de leur dernier album « Make Them Beg for Death », sorti en 2023. Ayant passé dans la province l’an dernier avec des spectacles à Montréal et Québec, c’est avec une setlist beaucoup plus courte que le groupe s’est produit mais l’intensité y était tout autant.

 

MOT DE LA FIN

Cette soirée se voit être une réussite sur toute la ligne. Il est rare de voir des groupes de cette ampleur sur une même tournée. La promotion « 2 pour 1 » se voit être un franc succès pour plusieurs personnes qui hésitaient d’aller au spectacle. Par contre, 7 groupes me semblent être un peu exagérés. Quoique cette formule semble plus être un mini-festival qui fait une tournée, il est intéressant de remarquer que plusieurs personnes ont pu se déplacer pour voir les premiers groupes pour éviter une salle vide.

Merci à Extensive Enterprise et Heavy MTL pour l’excellente soirée !

-Journaliste: Phil Grondin
Photographe: Corinne Ainscow

 

 

ENGLISH VERSION

It was a packed Tuesday night for Montreal’s concert scene, as the Chaos & Carnage tour rolled into L’Olympia while Steel Panther energized the MTelus. Faced with a tough choice, we opted for the Chaos & Carnage tour, which featured an intense lineup including genre heavyweights Dying Fetus and Cradle of Filth, among others. In total, more than seven bands performed over a six-hour stretch, turning the evening into what felt more like a traveling mini-festival than a conventional tour.

Due to logistical constraints, we were unable to attend the performances by the evening’s first three acts: Corpse Pile, Vomit Forth, and Undeath. However, according to feedback from early attendees, all three bands delivered strong sets that resonated well with the crowd and left a lasting impression—promising names to watch on the extreme metal scene.

 

NE OBLIVISCARIS

Taking the stage at around 6:30 p.m., Australian progressive symphonic metal act Ne Obliviscaris delivered a solid performance. Notably, this was the band’s first appearance in Montreal since the departure of longtime harsh vocalist Xen in January 2025. His role has since been filled by James Dorton, formerly of the band Black Crown Initiate, marking a new era for the group.

Over the course of a tight 40-minute set, the band showcased both their technical mastery and unique sonic identity. Tim Charles’s violin, central to the band’s signature sound, blended seamlessly with the intricate guitar work and Dorton’s powerful growls, establishing a compelling dynamic between melody and aggression. Known for their long songs, the band performed only four tracks, closing with the epic « And Plague Flowers the Kaleidoscope ». The crowd remained fully active during all the set, with a moshpit that barely paused.

 

FLESHGOD APOCALYPSE

A mere 15-minute turnover separated the two sets, an impressive logistical feat rarely seen at shows of this scale. No time wasted. The stage was quickly taken over by Italy’s Fleshgod Apocalypse, masters of symphonic death metal with a distinctive opera sound. Dressed in formal jackets, as if stepping out of a grand theater production, the band delivered a dramatic and high-powered performance that blended brutal instrumentation with classical sound.

Drawing from their vast discography, the group performed classics such as « The Violation » and « Minotaur », offering a good showcase of the powerful opera vocals of Veronica Bordacchini. The sound mix was remarkably clear, allowing the piano melodies and vocal harmonies to cut through the chaos with precision.

Much like the band before them, Fleshgod Apocalypse had 40 minutes to play. Their performance felt like a relentless assault, fast, aggressive, and tightly executed. Speed and ferocity were the cornerstones of their set, a hallmark of the band’s reputation for never letting up. It was, in every sense, a symphonic blitzkrieg.

Before making way for the evening’s next major act, Cradle of Filth, the band offered a surprise comedic twist: a brief piano introduction of the late-’90s hit « Blue (Da Ba Dee) » by Eiffel 65. What started as confusion quickly turned into laughter and applause as the crowd recognized the cover—an unexpected but entertaining break from the intensity. It was a fitting send-off from a band that last played this very venue just eight months ago. Despite a largely similar setlist to their September 2024 show, the energy and theatricality proved once again that when a formula works, there’s little reason to change it.

 

CRADLE OF FILTH

Who hasn’t heard the name Cradle of Filth? Dani Filth and his notorious band delivered a powerful reminder of their huge talent, offering a thrilling performance that showcased the frontman’s impressive vocal range. Now 51, Dani has lost none of his charisma or signature vocal that made him a legend in the metal scene.

Classics like « The Principle of Evil Made Flesh »,  « Cruelty Brought Thee Orchids » and « Her Ghost in the Fog » resonated through the venue, seamlessly blending nostalgia with newer material from their latest album, « The Screaming of the Valkyries », released on March 21. The sound mix was spot-on, with every instrument perfectly balanced, and the band’s chemistry on stage injected fresh energy into the performance, elevating the entire experience for everyone.

From the crowd’s reaction, it was clear that Cradle of Filth was one of the most anticipated band of the night, alongside Dying Fetus, of course. The atmosphere was electric. The mosh pit was alive and raging.

It’s safe to say Dani and his band haven’t lost their magic touch. The performance brought a welcome wave of nostalgia, leaving fans hungry for a proper headlining tour. The last one was way back in 2022. Clearly, we’re long overdue.

 

DYING FETUS

The American trio Dying Fetus was the last band of the night to blow out our eardrums with their brutal technical death metal. True to their usual style, the band remained largely static throughout their performance, with John Gallagher (guitar/vocals) on the right, Sean Beasley (bass/vocals) on the left, and Trey Williams (drums) in the middle.

From the very first note of the iconic « Praise the Lord (Opium of the Masses) », the floor turned into a massive war zone. Dying Fetus delivered pure brutality combined with a level of technicality I’ve rarely seen, executed with precision.

For over 50 minutes, we were treated to classics such as : « One Shot, One Kill », « Your Treachery Will Die With You » and « Killing on Adrenaline ». They also played a few tracks from their latest album, « Make Them Beg for Death », released in 2023. Having passed through the province last year with shows in Montreal and Quebec City, the band returned with a much shorter setlist this time around but the intensity was just as powerful as last year.

 

LAST WORDS

This evening turned out to be a complete success. It’s rare to see bands of this caliber on the same tour. The “2-for-1” promotion proved to be a big hit for many people who were hesitant about attending the show. However, seven bands feels a bit excessive. While the format felt more like a touring mini-festival, it was interesting to see that many people showed up early to catch the opening acts, helping to avoid an empty venue.

Special thanks to Extensive Enterprise and Heavy MTL for an outstanding evening.

-Journalist: Phil Grondin
Photographer: Corinne Ainscow

Bullet For My Valentine//Trivium//August Burns Red//Bleed From Within @ Place Bell, Laval – 3 mai 2025

Voici le compte rendu de Mayla Digard et les photos prises par Simon Meunier St-Pierre lors du spectacle de Bullet For My Valentine & Trivium présenté par Heavy MTL et Evenko à la Place Bell de Laval le 3 mai 2025 et qui mettait également à l’affiche August Burns Red et Bleed From Within.

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Retour sur le spectacle

Je suis arrivée tranquillement jusqu’à ma place. La salle joue quelques tounes jusqu’à Man ! I feel like a Woman ! de ShaniaTwain et avant même la fin de celle-ci, le premier groupe arrive.

 

Bleed From Within

Élément assez rare dans les shows, les membres du groupe ont cinq minutes d’avance. Et ça tape dans le dur directement. Ils enchaînent leurs titres que le public semble apprécier. Le fond de la scène représente un ange aux ailes rouges au coucher du soleil. Le band vient d’Écosse. À la fin de leur set, ils nous ont offert un passage à la cornemuse. Je profite du premier intervalle pour discuter avec un collègue du média avant de regagner ma place pour le second band.

 

 

August Burns Red

Là encore, un début tonitruant avec pour première toune, une reprise de Chop Suey de System Of A Down. Le drummer avait des flammes lumineuses qui s’allumaient pendant le set. Le public a fait parfois des circlepit et il y avait également de la fumée. Il y avait de beaux changements de lumière. À un moment, le chanteur a lancé un appel à faire du crowdsurfing et à ce moment, six personne ont répondu présente et ont survolé tranquillement la foule.

 

 

Trivium

Le public est content de voir le groupe, ils les acclament dès leur arrivée. Les gars assurent, on ressent leur expérience. Le band est composé de deux guitares dont une tenue par le chanteur, un bassiste et un drummer.

Le chanteur remercie le public pour les 20 ans de carrière. Leur première à Montréal était avec Amon Amarth. Le drummer nous gâte avec un splendide solo. Au cours du show, une bête est apparue avec les cheveux orange en piques. Elle ressemblait à un humain qui n’aurait pas de peau, dont on voit directement les muscles.Le chanteur joue torse nu. Le public est très reconnaissant et remercie chaleureusement le band pour leur prestation. Le chanteur a abordé le sujet de la santé mentale au cours d’une de ses interactions avec le public.

Pour la dernière chanson, ils ont demandé au public dans les sections de se lever et au public en admission générale de se baisser (le monstre s’est alors aussi baissé au point de disparaître).

 

 

Bullet For My Valentine

Cette tournée célèbre les 20ans de l’album The Poison dont est issu leurs chansons les plus connues Tears Don’t Fall ou All These Things I Hate.

Au début du spectacle, nous avons pu voir une vidéo sur le parcours du groupe puis une vidéo de tête de mort rouge. Le montage de la scène avait été modifiée pour permettre au batteur d’être en hauteur. Dès la troisième pièce, nous avons pu apprécier Tears Don’t Fall avec une version guitare voix pour le premier couplet. Le public a vraiment apprécié le tout.

Ensuite, le public a repris en cœur les paroles pendant The Poison. Lors des dernières minutes du show, nous avons pu apprécier un autre solo de batterie puis un crowdsurfing du chanteur. Le public n’en croyait pas ses yeux. Il survolait la foule avec sa guitare. Pour terminer, le band est revenu et a sorti le drapeau du Québec.

C’était une grosse programmation avec quatre bands, mais je n’ai vraiment pas vu le temps passer et j’en suis ressorti avec les oreilles rassasiées.

-Journaliste: Mayla Watson
Photographe: Simon Meunier St-Pierre

Critique d’album: BOT 41 -The Future Is Ours (28 avril 2025)

BOT 41
The Future Is Ours
Independant (Pete Lavoie – Death Note Silence)
28 avril 2025

Liste des pièces

  1. WTF
  2. Recess
  3. Failure
  4. Rated M
  5. Independent
  6. T&A
  7. Planned Obsolescence
  8. Linoleum
  9. Early Birds
  10. The Fall

 

Liens des réseaux sociaux, pour écouter l’album
FB : https://www.facebook.com/BOT41
IG : https://www.instagram.com/bot41project
Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/artist/4WI9St4UDgfcbmol7lO49V?si=QAkVE_R-T-Cw5yONlcFbpw

BOT 41 – The Future Is Ours

Bienvenue dans un monde virtuel entre le réel et la fiction! C’est ce que nous présente BOT 41 avec son album « The Future Is Ours », sorti le 28 avril dernier en tant qu’indépendant. Réalisé par le guitariste Pete Lavoie de la formation Death Note Silence, BOT 41 se voit être le mix par excellence entre le metal moderne et le metal industriel des années 90. Dès la première écoute et la première pièce jouée, nous voyons le sérieux que Pete souhaite faire vivre à toute personne écoutant son album. 

La production est excellente alors que nous pouvons reconnaître les influences industrielles tout le long, alors que l’électro se fond à perfection avec le drum et la guitare. On dirait presque que nous sommes en train d’être dans l’univers du jeu Cyberpunk accompagné d’une voix gutturale prête à nous défoncer les tympans! Alors que notre société est présentement en train de vivre des moments historiques à chaque jour, BOT 41 nous plonge dans son univers post-apocalyptique sur les enjeux de la société et de sa vision de celle-ci dans son monde futuriste. Pete n’hésite pas à jongler entre les différents thèmes d’actualité tout en apportant sa petite touche personnelle.

« The Future Is Ours » est un excellent album pour tout fan de Death Note Silence qui désire connaître davantage une autre facette de leur cher guitariste en formule « one man band »! Le côté électro/industriel est vraiment ce qui m’a accroché le plus alors que le mix est fait naturellement nous rappellant les bonnes années de ce style. 

Une soirée de lancement est prévue au Dés Truqués de Shawinigan ce vendredi 9 mai à 19h. Nul autre que Pete sera présent afin d’être le DJ invité pour mettre le party dans la place! Il sera accompagné des gars de Death Note Silence et du groupe Change My Brain With Cakes

Lien : https://www.facebook.com/events/695648652891439/

Note : 8,5/10 

Phil Grondin

Last Dance Among Wolves//Darksider//Violence City @ Le Stage, Trois-Rivières – 26 avril 2025

Voici le compte rendu de Christian Lamothe et les photos prises par Aryanne Marineau lors du spectacle de Last Dance Among Wolves présenté par Allo Fire Prod. au Rock Café Le Stage de Trois-Rivières le 26 avril 2025 et qui mettait également à l’affiche Darksider et Violence City.

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Le Rock Café le Stage envahi par les loups 

En cette soirée, à la veille de la pleine lune d’avril, presque un an jour pour jour de la sortie de l’album Circa Origins, LDAW, nous revient après des mois enfermés dans des studios d’enregistrement. Nourris d’eau et de pain, affamés par leurs conjointes, ils brisent enfin leurs chaînes pour revenir vers nous, hurlants et mordants tout ce qui bouge. Les associations se font rapidement, car les balaises de Darksider rejoignent avec plus que mauvaise intention. Je délire, vous direz, à peine… je cite la première phrase au micro de Marc Chevalier: ‘’on est icitte pour tout briser!’’ Que dire de l’arrivée des Violence City, eux qui ont le respect de la scène metal sans nécessairement en faire partie… ça sent le voodoo, je vous le dis moi, Lee Ménard, gothique tranquille en apparence, mais il n’y a pas de fumée sans feu.

Tout est en place pour que vous sachiez que, ce soir, au Rock Café Le Stage, le spectacle est déjà bien rempli, et cela bien avant le début de la représentation. Je me camoufle en loup pour passer inaperçu, mais mon stratagème est rapidement mis à jour. On me regarde, les yeux bien grands… suis-je un chroniqueur ou un bout de viande qui roule sur le méchoui? Trop tard pour reculer, que le spectacle commence!

 

Violence City

Nicolas Vaillancourt-Simard: voix/ guitare
Lee Ménard: Basse
Thomas Emond: Batterie 

En production continue, ce groupe de Québec nous ouvre leur univers en constante évolution. N’hésitant en rien à remodeler leur son (rock alternatif-garage-britannique), ils évitent de s’emboîter dans un modèle de vibrations définies. Toutefois, ils gardent une bonne compréhension des limites à ne pas franchir, pour ne pas devenir un modèle de groupe chaotique qui se disperse, sans se trouver réellement. Cela dit, le trio nous envoie Dehumanized, chanson dont ils ont produit une vidéo, parue il y a de cela deux mois. En fait, pour le groupe, il semble y avoir une grande détermination à mettre leurs chansons accompagnées d’un support visuel et à temps perdu, ils vont même se retrouver dans ceux des autres groupes (voir La CorriveauToo Much).

Ils veulent être vus, alors c’est bien parti pour eux, car le bar est plein de curieux qui embarque dans leur ‘’vibe’’ et, en échange, ils nous donnent une nouveauté Looking through thick win qui aura sa parution sur les différentes plateformes le 2 mai. Wasting my Own Chance, Disco et Sinner Sea, qui se suivent et qui sont un parfait exemple de leur créativité que je décrivais au départ. En trois chansons, on nous promène dans différentes ambiances, unique expérience. Juste, vous rappelez que ce groupe sera au Festival Sonumfest 2025 le 18 mai. Ce sera une fin de semaine folle avec en tête d’affiche, pour dimanche, nos amis Violence City.

 

 

Darksider

Marc Chevalier: Voix
Simon Paquet: guitare (lead)
David Steines: guitare
Jean Boucher: basse
Patrick Béliveau: batterie 

J’ai souvent vanté les mérites de ce groupe. Je peux passer chaque membre avec leur instrument et vous dire à quel point chacun a parfait ses connaissances et sa maîtrise du style de musique qu’ils performent. Un heavy metal pour rockeurs qui aiment les bruits des moteurs, la senteur de gazoline et les endroits où l’on vend de la grosse bière. 100% testostérone et sûrement grâce à cette puissante voix qui, plus la soirée avance, détonne de plus en plus. J’ai toujours l’image d’un Marc Chevalier, dans le rôle du truqueur dans ‘’le Duel’’ (Steven Spielberg), que tu regardes dans le rétroviseur, et il te talonne, te talonne, jusqu’à tant qu’il te rentre dedans… vocalement parlant, bien sûr.

Darksider, est une grosse machine bien ‘’rodé’’ qui part, le pied au plancher avec I’m Not Jesus! Pour ma part, ce qui suit, je ne crois pas encore l’avoir déjà entendu, Under Nowhere qui contient tout un solo de guitare… un parmi tant d’autres dans cette prestation, toujours de la main de Simon Paquet. On joue trois autres chansons qui ne sont pas encore ‘’endisquées’’… est-ce qu’on dit encore ça en 2025 ‘’endisqué’’? De toute façon, je parle de Conspiracy, Wolf et Insane. La chanson Far from the sun, image d’une rupture où la personne s’éloigne de la lumière et tombe peu à peu dans la noirceur de la souffrance. C’est une belle image et on s’y reconnaît pas mal tous. On termine avec les gros canons: All or nothing, Sniper et Some violence avec moi qui trippe devant la scène parmi tant d’autres participants. Toujours un plaisir de les voir performer!

 

 

Last Dance Among Wolves

LuchaYan Duque: guitare/ voix (back)
Gabriel « G.G. » Gagnon: voix
Dave « BRUTE » Lambert: basse
Steven « DUCK » Dokis : guitare
Mike « KAKU » Belhumeur: batterie
Lil-Jo Monster: voix * 

Ils sont maintenant sur la plateforme devant nous, mais de dos, à tous. Dans le monde animal, on m’a déjà dit que c’était un signe de confiance. Comme je ne suis pas chroniqueur de chasse et pêche, maintenant je vais me concentrer sur le spectacle. À partir du premier scream de Gabriel, tous se retournent et ça part LDAW 2.0! Sans gêne et avec fracas, ils commencent avec un nouveau titre The Awakening qui est un mixte emo-metalcore. Résultat: le monde ont déjà commencé à faire un thrash au-devant de la scène et avec Cursed qui s’en suit, tout va pour le mieux et j’arrive toujours à garder ma tête de loup en passant au travers du thrash! Mais pourquoi prendre ce risque, me demanderiez-vous? Parce que la surprise est de voir arriver Lil-Jo Monster en feu pour United We Stand. Et encore dans la stupéfaction, nous y voilà avec la fameuse chanson qui paraîtra bientôt sur plusieurs plateformes: Hight and Low.

Un petit classique, un cover, mais cette fois-ci, accompagné par Nicolas de Violence City, et ça brasse comme toujours sur One Step Closer. Les gens sont frénétiques sur le devant de scène, quand Gabriel fait un cercle avec son bras, tout de suite se forme un cercle ‘’moshpit’’… donc, pas besoin de Messmer pour guider l’ambiance! On y va d’une chanson récente qui traite de la déshumanisation, Shape By Design est très bien accueilli par tous et on a vraiment l’impression de faire partie d’un tout: une meute unie dans une fête où il fait de plus en plus chaud (ce n’est pas de la poésie).

Pour la première fois, j’entends Gabriel faire la partie rap de Mystery is Over, qui est souvent avec la présence de Freeze, mais pas cette fois, c’est le frontman qui s’assume en Slim Gab et ça passe parfaitement. Pendant ce temps, LuchaYan essaye différentes chorégraphies à la guitare pour épater la galerie. Je lui donne un 8.5. Que dire du rappel où l’on va rechercher Little Monster pour recréer le duo sur Bow Down. Ils auront tout donné; une autre soirée formidable signée de la griffe de LDAW. Moi je repars avec le sourire, mais sans ma tête de loup! 

 

-Journaliste: Christian Lamothe
Photographe: Aryanne Marineau

 Pour en écouter plus et encourager nos groupes de musique: 

Violence City 
https://open.spotify.com/artist/01RZJ2MmMsfwXy6vp9un7Z

Darksider 
https://darksider1.bandcamp.com/ 

Last Dance among Wolves (avec nouveauté: Hight and Low, parution le 12 mai)
https://lastdanceamongwolves.bandcamp.com/

 

Unwanted Noise//The Last Rockers//The Defamed//Morsure @ Taverne Royale, TR – 19 avril 2025

Voici le compte rendu de Christian Lamothe lors du spectacle de Unwanted Noise présenté à la Taverne Royale de Trois-Rivières le 19 avril 2025 et qui mettait également à l’affiche The Last Rockers, The Defamed et Morsure.

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Unwanted Noise, The Last Rockers, The Defamed et Morsure 

19 avril, ne te découvre pas d’un fil, mais je me sens fébrile d’aller voir un show en ville! Ouf, ok, on repassera pour la poésie de bas étage. Mais oui, j’avais de multiples raisons d’être excité et léger comme un gazelle par cette soirée totalement punk qui nous était offerte à la Taverne Royale. La Production BOA nous amène ce soir dans l’univers fougueux de quatre formations. Elle nous arriveront avec une seule idée en tête: nous en mettre plein les oreilles. En cette fin de semaine de Pâques, il est certain qu’on va casser des œufs à la Taverne. 

Morsure 

Anthony Bernier- basse/voix
Yann Côté- batterie
Yan Rouleau Marquis! guitare/voix 

On débute avec un peu de mordant francophone, Pourquoi, Hypocrites et Delirium qui nous arrive aussi percutantes, cyniques et avec une énergie, qui ce soir, démontre que le groupe a roulé leur bosse sur leur prestation ‘’live’’. Ça brasse, et ils entrent clairement dans la peau de leurs personnages violents de fond de rang. Même si le spectacle commence avec des oreilles de lapin pour la thématique, elles ne resteront pas très longtemps en place. Elles feront place aux sons des instruments qui se font brasser à souhait. Une pièce que je n’avais pas entendu, Suicide, qui ma foi est un bel ajout à la liste. Toujours Saint-Valaire, qui me rappelle que je vais y être avec eux et plusieurs groupes du genre, le 21 juin. Vais-je, moi aussi dire:’’ Plus jamais!’’ On termine avec Monique, d’un style Mononc’Serge punk, sûrement partie de leur prochain album ou EP. Mais, le studio attendra car les dates de spectacles arrivent pour eux pour les prochaines semaines et seront de retour à la Tavernes Royale…

Morsure, le band qui sait comment ouvrir une soirée en force. 

 

The Defamed 

Kevin Jay : guitare/voix
Sarcastic Will : guitare/voix
Sara Blair: batterie / voix (back)
Jimmy Jenkins: basse* 

Ce groupe nous arrive à la veille de la sortie de leur album: The Secret of the Booze, fébrile de nous partager toutes ses nouvelles chansons avec pour ce soir un bassiste qui se joint au groupe, Jimmy Jenkins* qui donne un son parfait pour la reprise des titres de l’album. Car on se rappellera que c’est Sara qui a fait la basse lors de l’enregistrement. Mais ce soir, elle est en plein défoulement aérobique à la percussion, pendant que Will et Kevin, duo de choc au micro se relancent à gorge déployée.

Clockwork Chaos donne le ton à la débandade et rapidement la salle est prise par leur dynamisme. Je pourrais parler de chacun des titres de la même façon: Drunk n Beat, I Hate, Malcontent, l’album sonne comme de la roche et en spectacle c’est un mur de granite qu’on reçoit! Pour tout amateur de ‘’street punk old school’’ voilà de quoi vous mettre la dent et le dévorer avec appétit. D’ailleurs j’attends de pied ferme le jour où Pils Records va sortir l’album en vinyle, ça ne devrait tarder. The Defamed on démontré, ce soir, qu’ils étaient avec une superbe lancée avec cet album, je vous encourage fortement à aller les voir performer. Ils terminent avec une chanson que je n’avais pas entendu, 40’s Hit the Street et d’une information sûre (Kevin Jay), ça serait une chanson qui n’avait pas été enregistrée et toujours en mode de test et remodelage…alors clairement, la machine punk montréalaise n’en est pas à ses derniers accords! 

 

The Last Rockers 

Rom: guitare
Maryjane Blackhole: voix, basse
Phil the Drill: batterie 

Peu nombreuses sont les formations punk ayant une touche féminine au devant de la scène au chant. Oui il y en a, mais il reste du chemin à faire dans ce style pour vraiment parler de mouvement comme aujourd’hui on regarde les têtes d’affiche dans le monde du heavy metal. Plusieurs rockeuses se sont cassées les dents où Maryjane Blackhole, pour sa part, performe à mon grand plaisir. Elle a l’attitude dans la voix et elle mérite tout notre intérêt. The Last Rockers, une formation de plus de 25 ans d’existence, part en grande avec Suicide Girl, Pain Slut et Brainfreeze, qui enchantent clairement l’assemblée. Un nouveau titre nous est fait en cadeau, New Boots. Maryjane y va avec sa chanson préférée Oblivion, suivie par Dishonour your soul, dédiée à tous les punks dans la salle.

Ma préférée, Corporate Slave sera suivie de la seule chanson jouée de leur Ep Demo 2019: The NK. Tout au long de leur prestation, le groupe démontre que le punk n’est pas mort. D’ailleurs, à la Taverne Royale, nous sommes tous très vivants. Nous sommes à la fin d’une 3ème exécution musicale et nos yeux et oreilles sont bien ouverts…on en veut encore. 

 

Unwanted Noise 

Johnny: guitare (Lead)
Gab: guitare (Rhythm)
Rotten: basse
Antoine: batterie
Nick: voix 

Comme je disais à Johnny Torpeur (guitariste soliste) à la fin du spectacle, ce qui me frappait dès le départ quand j’ai vu le groupe est son look hétéroclite qui donne un charme: Un rockeur, punk 80’s, street punk, le heavy metal et le hardcore. Presqu’un Village People du punk et je ne le dis pas en moquerie, mais vraiment parce que ça donne vraiment un cachet, un look du tonnerre dans l’ensemble quand on les regarde performer.

Nick, solide dans sa performance, avec un appui comme il s’est peut aux ‘’back vocal’’ de trois de ses membres. Ça nous ramasse et nous énergise totalement quand Just like Me nous entraîne dans une performance que nous n’oublierons pas de sitôt. À chaque chanson, il y a un regain d’excitement style Redbull: Unwanted Noise give you punk wings!!! Lors de la chanson Prevail, Jimmy Jenkins qu’on avait apprécié avec The Defamed est venu faire partie des ‘’back vocals); un autre moment fou. Cette chanson de l’album Bury Me On The South Shore paru en mai 2024, est une parmi tant d’autres, qui nous font sautée sur place et pour certain, sur le voisin le plus proche. Empathy qui en jette, suivi de We stand Alone, chantée par les heureux du devant de scène. Bon, ça y est, je repars avec un autre vinyle, trop bon! Ça donnait le goût d’aller sur le stage et de participer à leur prestation, mais non, je reste tranquille dans mon coin, en appréciant ce groupe explosif que j’ai eu la joie de connaître ce soir. Un ‘’must’’ dans votre balado. 

 

Une autre belle soirée signée Ben Ouellette avec la Production BOA, et je vous laisse quelques affiches des prochains spectacles de la production et des groupes de ce soir. Comme un Phoenix, le punk semble renaître à Trois-Rivières. On vous attend encore plus nombreux pour les prochains spectacles. Si on ‘’ask a punk’’ ou se trouve le prochain spectacle du genre, vous allez probablement le diriger vers la Taverne Royale! 

 

 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Pour écouter encore plus les band de cette soirée, voici les liens appropriés:

Morsure – EP:
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/album/violence-de-fond-de-rang

The Defamed – albums:
https://thedefamed.bandcamp.com/music 

The Last Rockers – EP:
https://thelastrockers.bandcamp.com/album/demo-2019-ep 

Unwanted Noise – les albums:
https://unwantednoiseofficial.bandcamp.com/album/bury-me-on-the-south-shore

Riff Child//AAWKS//Mope @ Le Bien Le Malt, Rimouski – 27 avril 2025

Dimanche dernier à la Brasserie artisanale Le Bien, le Malt à Rimouski avait lieu ce show stoner doom devant une salle presque comble. Le show débuta une heure plus tard qu’annoncé, donc je n’ai pas resté jusqu’à la toute fin, étant donné ce jour de la semaine. 

 

MOPE

La soirée débuta avec ce band rimouskois de sleep-deprived doom sludge avec des beat pesant durant 25 minutes. Ils ne sont pas à leur début, l’an dernier, je les ai couvert en début mai pour le lancement d’album de Bootlegger. Ils ne sont présent que sur Instagram.

 

RIFF CHILD

Ce band rimouskois de stoner doom, existant depuis mars 2024, vient tout juste de sortir leur premier single « Sun Will Follow » qui sera le titre éponyme de leur prochain EP. Ils sont davantage présent sur leur page Instagram que sur Facebook. Ils seront présent cet été au Gaspesian Metal Fest à Matane.

 

AAWKS 

Avec un style heavy psych acid fuzz rock, AAWKS nous vient tout droit d’Ontario. J’ai eu la surprise de constater que ce fût une femme qui prenait place dernière le drum, elle avait une énergie de feu. Ils étaient de passage à Rimouski pour la tournée de lancement de leur album intitulé « Be Single ». 

Cette microbrasserie de quartier offre un belle gamme de bières artisanales qui sont en rotation sur le menu. Vous pouvez jeter un coup d’oeil à leur programmation musciale diversifiée à venir sur leur page Facebook. L’ambiance feutré de l’endroit donne son charme, mais pour des photos prises en show, ce n’est pas optimal, c’est la raison de mes clichés en noir et blanc de cette soirée.

-Photographe/Journaliste: Cynthia Côté