WWE – Monday Night RAW @ Centre Vidéotron, Québec – 11 août 2025

Voici le compte rendu de notre journaliste Vicky Fillion lors du spectacle de Monday Night RAW présenté par WWE et GESTEV au Centre Vidéotron de Québec le 11 août 2025.

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WWE – RAW

 Le 11 août dernier, notre journaliste, Vicky Fillion, a eu l’opportunité de couvrir pour la première fois de l’existence de nos médias, FAQ Média et Ondes Chocs, le Monday Night Raw en direct du Centre Vidéotron de Québec.

Bien que RAW soit en direct sur Netflix de 20h à 22h30, il ne faut pas oublier qu’en présentielle, nous avons droit à un peu plus de contenu et elle vous parlera plutôt de la portion ambiance que des résultats et du côté technique des matchs puisqu’il est toujours possible de réécouter les soirées en entier sur Netflix.

Début de la soirée

Dès 19h25, Alicia Taylor, la « ring annoncer » se présente au centre de l’aréna et réchauffe l’ambiance avec sa voix unique.

De 19h30 à environ 19h50 nous avons pu voir deux matchs hors ondes qui auront permis à la foule de bien pratiquer leur chant dont entre autres « you suck » qui par la suite sera répété à plus d’une reprise lors de la soirée ainsi que « pas gentil ».

Ensuite, les annonceurs Michael Cole et Corey Graves ont fait leur entrée et nous étions prêts à ce début de direct sur Netflix.

Frustration de CM Punk

Le premier à faire son apparition à 20h fut nul autre que CM Punk. Une première entrée forte en cri pour le Centre Vidéotron. La foule était prête à entendre son mécontentement. Bien entendu, un « speech » dans la WWE se déroulement rarement bien. CM Punk aura été interrompu par LA Knight qui lui demandera deux faveurs dont entre autres de ne plus interférer lors de ses matchs. L’interruption de LA Knight n’étant pas suffisante, Paul Heyman et ses sbires ont fait leur apparition sous une nué de « bouuuhhh » et de « on s’en cali** » qui n’auront pas été censuré sur Netflix. À un moment, Paul a mentionné qu’il aurait besoin de sous-titre puisqu’il ne comprenait pas ce que la foule huait.

Ce segment d’environ 20 minutes se terminera sur Paul Heyman qui annoncera un match en fin de soirée entre CM Punk, L.A. Knight, Bron Breaker et Bronson Reed.

Le combat suivant opposait l’équipe de A.J. Style et Dragon Lee à l’équipe de El Grande Americano et Dominik Mysterio. Ce combat en tag team a été ajouté tardivement dans le programme et il sera la continuité de la rivalité entre Mysterio et Styles, notamment autour du titre Intercontinental défendu à SummerSlam. Le match fut parsemé de « Pas gentil » et « Dirty Dom » scandé par la foule.

Bien entendu, un match impliquant Dominik Mysterio et le Judgement Day est rarement « légal », et ce combat se terminera avec Mysterio qui inséra dans son masque une petite plaque de métal pour ensuite frapper AJ Styles et à ce moment El Grande Americano en profitera pour porter son coup final leur offrant la victoire.

Combat à la « maison » pour Sami Zayn

Dans un segment à l’écran, Sami Zayn apparait avec un chandail des Remparts de Québec ce qui enflammera le Centre Vidéotron. À 20h50 Sami fait son entrée sous une ovation assourdissante dès qu’il met les pieds sur la rampe. Zayn est une fierté locale et un lutteur bien de chez nous. Et peut importe le résultat de ce soir, il était évident que cette soirée appartenait à Sami Zayn. Zayn s’opposait à Rusev. La foule de Québec se fera bien entendre en mentionnant « va chier Rusev » durant le combat. Un combat intense et bien rythmé qui se terminera de façon abrupte. Pour bien continuer cette soirée d’interférence dans les matchs, Solo Sikoa et les MFT interviennent ce qui provoquera la fin du match par disqualification, un moment très décevant pour Zayn.

La bagarre générale s’enclenche et les MFT attaquent Zayn et finalement Sheamus arrivera et s’en prendra à Rusev et le combat se prolongera jusque dans la foule. L’ambiance a atteint un niveau très élevé à ce moment. Ce combat fut l’un des moments les plus bruyants de cet épisode de RAW. La foule était derrière notre québécois.

Naomi absente: changement de programme

Changement de programme : le match opposant IYO Sky et Naomi qui était initialement prévu pour le titre féminin a été annulé car Naomi n’était pas médicalement aptes à combattre. Ce qui amènera un changement de programmation et Roxanne Perez, accompagnée de Raquel Rodriguez, provoquera IYO, ce qui a mené à la rencontre entre Sky et Perez. Le combat débute avec intensité. Un des moments fort de ce match et lorsque Roxanne envoit IYO Sky contre les marches en acier à l’extérieur du ring.

Un autre match qui ne fera pas différent de la soirée, Raquel Rodriguez distraira IYO Sky depuis le côté et par la suite, pour soutenir Sky, Asuka et Kairi Sane interviendront, mais tout ce désordre et cette confusion permettront à Perez de revenir dans le match et de gagner.

La soirée se poursuivra avec un second combat de femmes opposant Maxxine à Becky Lynch.

Dès le début, Becky impose son autorité et elle dominera tout au long du combat. Par moment elle semblait même s’amuser avec Maxxine. Lynch terminera le match avec son fameux Dis-Arm-Her qui amènera Maxxine à abandonner le match par soumission. Ce combat aura été court, simple et efficace malgré tout.

Combat final

 Le combat final de la soirée opposant CM Punk/LA knight VS Bron breaker/Bronson Reed était attendu. La tension était bien présente tout au long du match bien que ce soit très chaotique.

Juste au moment où la foule croyait que Punk et Knight avait l’avantage, Seth Rollins est intervenu, s’attaquant violemment à Punk et Knight. Ce qui mettra fin au match par disqualification en faveur de Punk et Knight. Et enfin, le bien aimé de la foule, Jey Uso, interviendra finalement pour tenter d’équilibrer la situation.

Adam Pearce fera une apparition pour annoncer que Seth Rollins devra défendre son World Heavyweight Championship dans un Fatal 4-Way lors de Clash in Paris le 31 août prochain, face à CM Punk, LA Knight et Jey Uso.

Conclusion

En conclusion, étant accompagnée de mon adolescente, nous avons vécu une petite déception en réalisant que malheureusement la seule apparition de Rhea Ripley durant cet épisode de RAW sera de quelques secondes et à l’écran seulement. Mais malgré tout, l’ambiance générale aura

-Vicky Fillion, journaliste

Capital Punishment Fest @ Dominion Tavern, Ottawa – 25 juillet 2025

Capital Punishment Fest 

L’ouverture harcore du 25 Juillet 

Cela faisait presque 25 ans que je n’avais pas mis les pieds dans le centre-ville d’Ottawa. Si terne à l’époque, mais quelle surprise j’ai eue devant cet épanouissement et cette forte populace enjouée de ce vendredi, début de ce festival qui mettait à l’affiche quelques formations de l’underground musical du Québec. Me voilà fortement positif de passer une soirée excitante dans ce district où les promeneurs ont tous un air de fête. Je rencontre, dès lors, au-devant du Dominion Tavern, les membres de Blank. Je vous rappelle la récente sortie de leur album The Descent, raison ultime de ma présence. Malheureusement, Get the Shot s’était désisté quelques semaines auparavant, mais ayant écouté les groupes qui étaient toujours sur l’affiche: le détour en valait toujours la peine. Ce soir, c’est du hardcore et le devant de la scène est ma foi très restreint… je vais devoir faire attention à ma caméra et à mes dents, car je vais être rapidement dans l’action… un tourbillon de brasse-camarades! Ainsi se déroule cette soirée… 

 

 

No Hope X Mankind 

C’est devant une salle qui se rempli à mesure que les NHXM ouvrent ce nouveau festival ontarien. Eux qui sont d’un style de hardcore nommé: beatdown, souvent associé au style sludge, mais avec une résonance plus franche, plus agressif au chant. Katebreed, chanteuse de la formation, prend d’assaut la plateforme, de long en large, et nous brasse avec ses vocalises gutturales. Gunn à Clou et 2X4 Fuck You Up sont mes chansons préférées de leur prestation. J’apprends un peu plus tard qu’ils seraient en début de démarche pour une tournée européenne (Hollande, Allemagne, Italie…), alors bonne chance à ce jeune groupe dans cette belle aventure. Dans ma réévaluation de la soirée, No Hope X Mankind nous a donné ce moment, où l’on se sépare pour un ‘’wall of death’’, ce moment de frénésie et avant de se lâcher tête première en avant et ce fut un succès en soi. Très bonne décision des coordonnateurs de l’événement. Très content d’avoir pu voir ce groupe montréalais en action et d’en apprendre encore plus sur ce type de hardcore.

 

 

Dead Velvet 

Nous voilà avec d’autres artistes de Montréal, Dead Velvet qui entame la danse furieuse qui sera le momentum continue de toute cette soirée. Jesse James, avec son ‘’scream’’ intense, ne passe pas sous le radar des curieux de la salle. Dès la chanson Vile, première de leur présentation, nous voilà dans une dynamique hardcore bien vivante et sans relâche. D’ailleurs, la scène ne lui semble pas suffisante, car il se retrouve à chanter sur une table plus loin pour aller chercher l’intérêt des personnes plus immobile sur 12-Gauge…il se fait entourer par les thrashers un peu plus tard, dans un rituel, un tourbillon qu’il anime lui-même. Crooked Spine déchire et le quatuor de matadors hardcore dépasse toutes mes attentes lors de cette soirée folle. Il prend le temps de remercier et d’applaudir Ozzy Osbourne en lui dédiant Come Closer. Je vous suggère fortement d’aller les voir si vous êtes amateur de sensations fortes. 

 

 

Blank 

Nos drummondvillois de la formation Blank poursuivent maintenant dans un bar bondé et rempli de danseurs frénétiques. C’est avec Warborn qu’on ravive la turbulence dès le départ. Les haut-parleurs et porte-micros brassent de tous côtés du fait que le devant de scène étroit semble déborder de part et d’autre. Louis-Félix, frontman de Blank demande à l’assemblée un moment de ‘’mayhem’’ et celle-ci ne se fait pas prier pour nous brasser la salle sous un Warpath qui détonne! Maël et Maxandre, font un superbe travail de soutien aux vocalises et tout en donnant le ton sur leurs instruments respectifs. Maintenant, le phénomène Coco Bongo, cette chanson qui ne se trouve sur aucun album, aucun EP, mais qui semble devenir leur anthem, car, bien avant qu’ils commencent à jouer j’entendais quelques ontariens fredonner ce titre. Maintenant, on là joue et c’est bien sûr un temps fort pour cette troupe de musiciens qui ne s’attendait sûrement pas qu’on chante COCO BONGO TABARNAK à l’unisson! J’ai l’impression que cette chanson va les suivre et sera en demande partout où ils se présenteront. Comment une chanson de moins de 2 minutes peut attirer autant d’attention: simple, c’est tout simplement original, on là vibre et on en redemande. Ça brasse et il fait chaud, Louis-Félix en perd sa casquette sur The Descent et Maël donne l’illusion d’être un ‘’Musclor’’ huilé prêt pour une compétition de poses plastiques. Mais la foule est dynamique et ne fait qu’un avec nos maîtres du défoulement musical. Je termine avec eux en vous donnant trois dates pour les voir en août: le 16 au Petit Campus (Mtl), le 29 au Centre Hub Créatif (Québec) et, bien sûr, le 30 à La Sainte Paix, home sweet home Drummondville.

 

 

Soulthief 

Nous voilà arrivé avec la tête d’affiche, Soulthief, et comme je le dis souvent, à quatre groupes dans un bar, cela peut se retourner contre les ‘’headliners’’ s’ils ne produisent pas assez d’énergie, surtout après trois prestations réussies. Sans aucun doute, Jericho, en prenant le micro, avait bien l’idée en tête que la soirée n’était en aucun point sur le déclin. Il relance les gens qui se rafraîchissent à l’extérieur. En fait, il interpelle tous ceux qui se sont éloignés de la scène, en plus de motiver ceux qui sont déjà devant lui. Il rappelle à tous que le party est loin d’être terminé et pour être franc: il nous a tous convaincus! On a le droit à du Pig scream sur Cum Dracula et une double dose d’euphorie sur Warlord….hooo oui, car Ottawa est en mode folie hardcore… mais presque tous sortiront de là tellement satisfait de leur expérience et presque tous auront gardé toutes leurs dents. Je dis presque tous, car sans faire un dessin, j’ai remarqué qu’un individu aura besoin d’un dentiste dans les prochains jours….Hardcore thrash’ et ‘’mouthpiece’’ sont toujours un bon duo gagnant. Une chanson que j’ai adoré entendre est You could Be My Gwen Stacy que j’ai regardé sur Youtube par la suite à quelques reprises. Mais les au revoir seront de courte durée, car, on se reverra à Drummondville, car Blank nous ramène ce groupe d’Ottawa en sol québécois pour au moins deux dates. Soyez-y amateur de hardcore. Où passe Soulthief, sans aucune retenue, je recommande fortement votre présence!

 

Une soirée incroyable dans le Downtown de la capitale canadienne, avec des rencontres inusitées, des groupes qui performent et une belle organisation à qui je souhaite une continuité riche en succès, en cette belle fin de semaine de fin juillet. Qui sait, on se reverra peut-être l’année prochaine si nos bands du Québec y sont invités. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

C’est ici qu’on démontre notre support à nos groupes de l’Underground: 

No Hope X Mankind:
https://open.spotify.com/artist/1WguqZJcEo2qhILxcAV6q2

Dead Velvet:
https://open.spotify.com/artist/6SV0GmE7QN63SGGFw3gn2n

Blank:
https://open.spotify.com/intl-fr/album/6WCHL8s4l71murAglS8jBv

Soulthief:
https://soulthiefhc.bandcamp.com/

Double Lancement: Sawyer Path & Earthsade + Invités @ Petit Campus, Montréal – 2 août 2025

Voici les photos prises par Guillaume Gélinas lors du double lancement de Sawyer Path & Earthshade présenté au Petit Campus de Montréal le 2 août 2025 et qui mettait également à l’affiche Absconder et Red Raven Chaos.

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Retour sur le spectacle

Le 2 août dernier avait lieu au Petit Campus à Montréal un double lancement : le premier Ep du groupe Earthshade ainsi que le nouveau Ep de Sawyer Path. Red Raven Chaos et Absconder assuraient la première partie de la soirée.

 

Red Raven Chaos

Red Raven Chaos monte sur la scène autour de 19h30. On sent que les musiciens sont heureux de jouer devant une salle qui était en train de se remplir. Leur énergie contagieuse ainsi que leur son de style groove métal réchauffe bien la salle. J’avais déjà couvert ce groupe il y a environ un ans. Cette fois-ci, j’ai encore plus accroché sur leur matériel. Les musiciens, en particulier, les deux guitaristes sont excellent avec leur instrument. Bref, Red Raven Chaos nous présente une petite prestation très efficace pour démarrer la soirée en beauté.

 

 

Absconder

Ensuite, Absconder continue dans la même ligné que le groupe précédent. C’était la première fois que je découvrais ce groupe. Leur son unique pourrait plaire aux fans des premiers albums de Trivium. D’ailleurs, le frontman occuppe à la fois le rôle de guitariste et chanteur, tout comme Matt Heafy. Malgré un set list plutôt court, le groupe a une belle énergie sur scène. L’un des moments fort était la reprise d’A Day To Remember Mr. Highway’s Thinking About The End qui a fait bouger la foule. Bref, Absconder fut une belle découverte musicale.

 

 

Earthshade

Maintenant au tour d’Earthshade de monter sur scène. J’avais découvert ce groupe il y a moins de deux mois lors d’un spectacle à Saint-Jean-Sur-Richelieu. Il venait présenter en intégralité leur premier Ep Stellar sortie la journée précédente. Avant de venir au spectacle, j’ai eu la chance de l’écouter et je peu dire qu’il reste asser fidèle à leur composition. Leur musique comporte un brin de nostalgie puisqu’il joue un métal progressif/ djent qui me fait vaguement penser à ce que j’écoutais dans la première moité des années 2010 avec des groupes comme Periphery. Le chanteur est particulièrement talentueux avec un registre vocale impressionnant. Les musiciens sont aussi très impressionnant étant trois guitaristes qui livre avec énergie leur style de musique progressif. Malgré la courte durée de leur premier Ep, Earthshade est un groupe avec énormément de potentielle que les fans de métal progressif doit absolument découvrir et aller voir en spectacle.

 

 

Sawyer Path

Pour conclure, Sawyer Path embarque sur scène devant un publique qui était impatient de les voir. Il venait présenter leur nouveau Ep Broken Memories sortie il y a quelques semaine. Contrairement à Earthshade, il en on profiter pour jouer plusieurs chansons de leur album précédent. Côté son, le groupe est plutôt classé dans la catégorie du Metalcore, même si l’on devine que leur influence musicale ne se limite pas uniquement à ce genre. Les membres de Sawyer Path ont une énergie débordante et met le paquet en matière d’éclairage ainsi que d’effet scénique, comme par exemple, des petites machine qui projette de la boucane. Le chanteur se démarque avec une voix unique qui fait penser à un mélange entre Of Mice And Men pour le scream et celle de Jacoby Shaddix de Papa Roach pour la voix chanter. Durant leur set d’environ 1 heure, le groupe a interpréter plusieurs nouvelles pièce comme Consume et des plus ancienne comme Escape My Demons. Bref, ce fut une belle soirée et je vous conseille fortement d’aller écouter les deux Ep mentionné dans l’article.

-Journaliste/Photographe: Guillaume Gélinas

BUÑUEL//Today Is The Day//Spiritual Poison @ L’Anti Bar & Spectacles, Québec – 6 juillet 2025

Voici le compte rendu de Luc Belmont lors du spectacle de BUÑUEL présenté par District 7 Production à L’Anti Bar & Spectacles de Québec le 6 juillet 2025 et qui mettait également à l’affiche Today Is The Day et Spiritual Poison.

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Retour sur le spectacle

Une soirée de musique bruitiste émise par trois formations dont chacune varie dans sa constitution. Petite déception quant à l’achalandage: la salle était à peu près vide quand le départ du concert est initié à l’Anti-bar et Spectacles, en ce dimanche pluvieux.

 

Spiritual Poison


Le premier acte est un projet solo d’Ethan Lee McCarthy, chanteur et guitariste d’un groupe pilier du Sludge métal, soit Primitive Man. Ce musicien prolifique n’est pas étranger à la salle de l’Anti, y ayant déjà performé avec son autre groupe les 26 mars 2018 et le 5 juin 2022, dates dont les premières parties avaient été assurées respectivement par Spectral Voice et Mortiferum.

Cette fois, le géant Ethan troque sa guitare et son micro pour une plateforme sur laquelle trône une quincaillerie d’appareils électroniques. Debout au milieu de la scène, nu tête, il reçoit le faisceau de lumière du projecteur qui défile le court métrage accompagnant les deux mouvements de son numéro.

Des motifs ornementaux produisent des dédales épineux et sombres. Au travers semble circuler un vent houleux, qui se heurte sur des parois insondables. La coloration de la pièce se fait matte, arriérée, et on savoure le cycle des sons à travers de multiples palettes d’arrière-goût.

Un aveuglement comateux ne laisse entendre qu’une respiration suffoquée, saturée dans le vrombissement d’une accumulation de tintements retentissants. Le frottement causé dans les moniteurs engourdit les quelques auditeurs, comme un rappel permanent au calme et à la sérénité.

On reconnaît à l’écran la forme de quelques visages illuminés par la bienveillance, sur lesquels constelle la pollution jalouse de crépitements intrusifs. Dans un tremblement globuleux, l’artiste persiste au ralliement de présences invisibles, créant l’impression frêle d’un ensemble d’ombres allongées. Le fracas turbulent de la chute se perd dans les cimes inachevées.

Un lustre vitreux cristallise une implafonnable nostalgie, atavisme inconditionnel des origines où l’on n’était pas encore. Le musicien nous explose, au creux de la gravure vandale d’une lourde agonie où se troublent les échos déchus dans l’échec flagrant. Ce reproche interminable est mis en relief par la profondeur d’un espoir dont chaque déception provoque le renouvellement immédiat.

Une petite pause pendant laquelle le monde démontre un certain enthousiasme fait gage de l’attention apportée au travail du performeur par cette soirée tranquille. Les conversations se font rares durant cette période remplie de bruits.

La seconde partie du numéro ressemble à une catastrophe vécue dans un vaisseau où la pesanteur n’existe pas. Une voix enrouée récite un message ponctué d’interférence comme le ferait la boîte vocale d’un vieux répondeur. La communication demeure stable, et semble rapporter un phénomène abyssal inusité. La confidence concerne probablement le déroulement d’une opération concertée avec son destinataire.

La projection fait montre de procédés rituels qui soulèvent des questions quant à leur nature. Le son d’une alarme crée un sentiment d’urgence, alors que le tableau de bord griche avec impertinence. On entend un bruit de friction rescapé, comme une scie à l’éther brûlant de l’acier. Un klaxon éternel ajoute au sentiment de panique. Un tourbillon de succion aérien désintègre le sourd bourdonnement de la gravité siphonnée. Les images tremblent, les ondes divaguent: une collision imminente est anticipée.

L’ambiance angoissante est interrompue par une rencontre subite avec un ordre suprême. Des troupeaux de filaments lumineux engouffrent la totalité de l’agitation restante dans une finale lointaine et résonnante.

 

Today is the Day

Le groupe s’installe en formule duo, pour une première dans ce format à l’Anti, lui qui avait ouvert en trio pour Soulfly as Nailbomb le 16 mars 2018. Le batteur est de plus un nouveau venu dans la formation, et se présente sous le prénom de Colin. Le meneur du projet, Steve Austin, se place à gauche de la scène, tout près d’un ordinateur à partir duquel il démarre les séquences pré-enregistrées qui parsèment l’ensemble du numéro.

Les musiciens sont habillés sobrement, ayant chacun une chemise avec le premier bouton ouvert et des pantalons noirs, ainsi que la caboche calée dans une casquette monochrome. La seule différence d’accoutrement entre les deux réside dans l’emploi de manches et de culottes longues pour le chanteur, ce qui permet de camoufler ses tatouages et d’ainsi garder une allure chic malgré l’usure de sa calotte déteinte.

Avant de commencer, aux oreilles de tous, Austin offre candidement à Ethan de Spiritual Poison de se joindre à lui sur scène pour la onzième et dernière pièce du numéro, pendant laquelle est chantée « I can’tbewhatyouwant me to be, I’mdead ». Celui-ci se montre insistant lorsque Ethan lui répond avec un air embarrassé qu’il ne sait pas trop. On verra ce qui en sera, d’ici une bonne quarantaine de minutes.

Une brève et vaporeuse introduction permet aux deux membres du groupe d’occuper l’espace sonore avec leurs instruments avant d’entamer officiellement leur répertoire. Cela cause honnêtement un effet de surprise assez intéressant. Les premières pièces sont tirées de le la période classique du groupe, avec les six premiers morceaux figurant dans l’ordre sur l’album de 1999, In the Eyes of God. Plusieurs chansons sont ensuite tirées de leur premier album, Supernova.

Le fait de changer continuellement son alignement peut avoir l’avantage pour un groupe d’apporter des nouvelles interprétations à la musique, lorsque celle-ci laisse un peu de place pour l’improvisation. En revanche, pour arriver à cet agréable résultat, il est nécessaire d’appliquer une dose supplémentaire de travail. En apportant une attention particulière au jeu mutuel, il demeure possible d’atteindre un niveau acceptable de mise en cohésion.

Ici, la complicité entre les musiciens n’est pas très satisfaisante à observer, ce qui peut s’avérer frustrant pour n’importe qui connaît le groupe depuis près de vingt ans ou plus. Il semble malheureusement que chacun produit séparément ce qui est attendu de lui, ce qui par moment incite à commettre des différences d’accentuation qui ne peuvent être l’objet de nuances. Pour un groupe de plusieurs musiciens, cela se rattraperait probablement par l’association avec les autres instruments, mais encore.

Dans le cas d’un duo, il est difficile de résoudre de telles erreurs. Comme le batteur en demeure inébranlablement sûr de lui, c’est au chanteur-guitariste de justifier ces bévues dans le pittoresque, par des moues théâtrales ou des poussées vocales poignantes. L’exécution du batteur, bien qu’impeccable, manque un peu cette fougue rageuse qui caractérise habituellement la musique de Todayis the Day. Les refrains, normalement plus intenses en concert que sur album, en paraissent sensiblement amoindris, et l’énergie débordante du chanteur, alors qu’il hurle « Crucify Me !! », ne lui est rendue qu’en partie par son accompagnement tronqué.

Si le choix des pièces est effectué avec goût et style, le résultat en est plutôt audacieux. La sélection est similaire à celle présentée lors de la tournée avec Kayo Dot en 2017. Toutefois, en l’absence d’un bassiste, les sections instrumentales manquent de leur lourdeur fondamentale. Cela est fâcheux, surtout compte tenu du fait qu’un joueur de basse accompagnait le groupe quelques semaines auparavant (voir la vidéo du 14 juin à Brooklyn sur Youtube).

La douzaine de personnes dispersées dans la salle manifeste un emportement spasmodique. Les lumières rouges reflètent la tension palpable des accords joués à la guitare. L’instrument le plus important du numéro, la guitare, doit être changé et raccordé à quelques reprises, ce qui suggère que l’ampleur dysharmonique est due au désajustement des notes. Je suis d’avis que c’est plutôt l’intensité du jeu de Austin qui en perturbe le réglage.

Une pièce annoncée comme étant l’œuvre de Christopher Cross commence et se termine avec des notes de pianos en arrière-plan. Il s’agit d’une valse langoureuse, surmontée des quelques passages où la guitare accompagne parfois en tremolo le chant majoritairement a cappella.

La chanson suivante est un retour au son plus fort et lourd du groupe, avec ses frappes solides et ses bruits stridents. Il s’agit de la pièce titre de son opus de 2014, Animal Mother. Les couplets de ce morceau reposent crucialement sur un motif répété à la basse qui supporte les notes plus aiguës. Cet agencement de l’instrumentation n’a pas lieu cette fois.

Austin, le chanteur-guitariste, lance sa casquette loin de lui sur la scène et s’écrie plaintivement « Nothing for me !! Look whatyou’vedone !.. ».  Les applaudissements sont loin d’être timides au terme de cette pièce envoûtante. L’accord mélodique joué au plectre en guise de sortie se termine sur un « Thankyousomuch » appuyé par le commentaire « En formule intime ! » d’un des spectateurs.

Les deux derniers morceaux sont joués avec beaucoup d’émotion et d’intensité. Les cymbales sont nombreuses, et les gestes sont exaucés. Le numéro se termine sur les notes méditatives de la pièce titre de l’album Temple of the Morning Star, à laquelle ne s’est finalement pas joint leur partenaire de tournée. Une finale agenouillée, une supplication pénible, le pic est lancé au milieu des spectateurs. Les remerciements pleuvent, se multiplient envers Olivier qui s’est occupé du son, et envers Hank Austin, fils de Steve, pour sa présence unique.

 

Buñuel

Le groupe italien Buñuel se produit pour la deuxième fois au Canada, après avoir participé au 39e Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV) en 2023. Un léger changement a depuis été effectué dans la formation : le bassiste a été remplacé. Un truc n’a pas changé cependant, le bassiste du groupe joue toujours sur un instrument avec un manche en aluminium. Les quatre musiciens s’installent rapidement, et commencent leur numéro de façon abrupte.

La musique du groupe est très aérée. Elle comprend beaucoup de moments où presque rien n’arrive; comme de brefs instants d’attente. Cette particularité apporte un effet de contraste, et met d’autant plus en valeur les passages endiablés. Les musiciens démontrent une double nature, à la fois calme et déchaînée.

Les membres sont vêtus avec une certaine mesure d’accoutrement. Le chanteur se démarque par ses vestes en cuir ouvertes sur de gros tatouages, son pendentif représentant une étoile de David, ainsi que deux morceaux de ruban électrique collés de part et d’autre de la tête. Celui-ci se déhanche de façon élégante et affirmée, en assumant une indifférence qui fonctionne avec le côté voyou du groupe.

Le guitariste profite des moments de pause pour employer des positions inattendues. Par exemple, il se pose en tenant sa guitare la tête en bas au milieu de son corps, tout juste à la bonne hauteur pour laisser émerger son cou et sa propre tête. Son regard se perd alors dans le lointain de la salle. Le batteur opère quant à lui promptement, et ne semble pas indulger aux dépenses inutiles d’énergie.

La deuxième pièce reprend sur l’état d’exaltation contenue qui caractérise l’entrée en matière du groupe. Le chanteur fait preuve d’une maîtrise époustouflante de lui-même, ce qui rend sa présence formidable et imposante. La basse est puissante, parfois augmentée d’effets synthétiques. Les musiciens sont coordonnés, leur jeu est réglé à la montre.

La structure des pièces est décousue, ce qui ajoute un effet de foire burlesque à la performance. Le premier solo de guitare est joué en aphasique, et la pièce se conclut sur l’un des nombreux hymnes accrocheurs qui suivront. On a l’impression d’être complice d’un mauvais coup bien accompli dans un désert où les lois chancellent. Le sérieux des musiciens camoufle une source d’intelligence inépuisable et de raillerie moqueuse.

La musique respire énormément, ce qui laisse beaucoup de marge de manœuvre au chanteur. Celui-ci occupe à lui seul une partie importante du numéro. À quelques occasions, il est appuyé par les battements soutenus de la grosse caisse de son partenaire responsable des percussions. Les retours à l’ensemble sont toujours opportuns, et exécutés au même degré d’excellence. Les compositions du groupe sont balancées.

La musique porte à l’élévation, comme les solos de guitares projetés en hauteur, et la voix du chanteur chargée de grâce lyrique. Un rythme parfois gauche accompagne ses propos teintés d’une maladresse assurée. Un côté épique agit merveilleusement avec la verve indéniable du groupe, et les intentions claires du chanteur expriment une authenticité qui inspire confiance. L’insistance portée sur certaines notes est parfois déstabilisante, que ce soit celles portée sur les accords de guitare, sur les harmoniques nébuleux de la basse électrique, ou sur la voix relâchée du chanteur.

La septième pièce du numéro, intitulée Killing on the Beach, est l’une des pièces publiées comme single, avec un vidéoclip dans lequel le chanteur porte un habit doré. Ce morceau, bien qu’il soit présenté publiquement comme façade promotionnelle, est l’un des plus chaotiques de la soirée. Le contretemps frappé à la batterie déjoue la ligne sinueuse de la basse, tandis que quelques slides de guitares l’éclaire.

La huitième chanson qui suit se base sur un accord joué à la basse avec un style rappelant celui d’une harpe. Cela pose une ambiance un peu tendue, mais pas trop forte, et laisse l’opportunité de bien discerner les paroles répétées: « Do youhear me ? — Fromasheswegetdust — We all could die … ». Pendant ce temps, le guitariste patiente dans une torpeur stoïque. Le morceau est long,et à leur tour, les interventions de la guitare ajoutent de la couleur à la structure. Un court motif est échangé avec la basse. « Is hedead ? » demande le chanteur. La batterie augmente sa vitesse. Le trouble s’accentue jusqu’au sommet où tout s’éteint.

La soirée se termine rapidement, sous de modestes acclamations, quoique méritées. Le guitariste de Buñuel se poste aussitôt à la table des ventes de marchandise pour échanger quelques mots français avec le public. La soirée s’est bien déroulée pour tout le monde, et ce fut agréable de découvrir ces projets artistiques dans un format plus intime.

-Luc Belmont

Saint-Valère Fest 5: Une tonne de punk au rendez-vous

Saint-Valère Fest 5

Une tonne de punk au Rendez-Vous!  

Nous sommes en 2025, toute la Saint-Valère est occupée par le son Country…toute non! Dans un rang du village se retrouve depuis 5 ans d’irréductibles punks qui résistent et dominent grâce à  leur ‘’distorsion magique’’. Cinq ans déjà, et dire que cette rencontre avait commencé que par un petit ‘’party’’ privé. Mais maintenant voici un événement qui attire de plus en plus d’adeptes…même le druide Pastafarix  s’y est joint cette année pour donner l’aumône à certains curieux de la place. Voici le récit de cette journée. Je ne décortiquerais pas toutes les chansons, styles et formations. Cette chronique sera courte en écrits pour la simple raison que j’y joins un petit documentaire de 22 minutes 22 secondes qui vous donnera l’ensemble de tout ce qui s’est vécu dans cette journée-là. Je voudrais remercier avant tout Spike, à la direction de l’événement ainsi que toutes les personnes qui se sont impliqués de près: bénévoles, le méchoui guy, le tacos guy et  toutes ces bonne gens qui ont amené leur bonne humeur et envi de passer du bon temps.

Alors voilà place au cinéma: Effets spéciaux garantis!!!….Boule de feu!

 

 

Un remerciement spécial à Taco Dave, Tony Woodsman, Moé pis mes Bottes, Collectif Route Laflamme, D-TouxKroches, Les Tabarnaks, Ax3xmx4 et Morsure, qui auront  fait de cet événement, un succès franc et appréciés par tous.

Merci aussi à LuchaYan Duque pour sa superbe touche finale sur la vidéo

Ne jamais dire jamais, dirais-je au groupe Morsure!!!

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground

Morsure
https://morsureviolencedefondderang.bandcamp.com/album/violence-de-fond-de-rang

Ax3xMx4
https://ax3xmx4.bandcamp.com/album/all-cops-must-die

Les Tabarnaks
https://lestabarnaks.bandcamp.com/music

D-Toux Kroche
https://open.spotify.com/artist/46464l6h1LBytaj69YIoSR

Collectif Route Laflamme
https://routelaflamme.bandcamp.com/music

Moé Pis mes Bottes
https://moepismesbottes.bandcamp.com/album/jamais-trop-tard-pour-tre-pais

Tony Woodsman
https://www.facebook.com/profile.php?id=61576256141755

Festivoix de Trois-Rivières – 26 juin au 6 juillet 2025

Découvrez le retour complet de nos journalistes Phil Grondin et Vicky Fillion, ainsi que les photos prises par Aryanne Marineau et Vicky Fillion lors des soirées Punk/Rock/Metal et Hip-Hop de la 32e édition du Festivoix de Trois-Rivières. Ondes Chocs était sur place pour plusieurs soirées, mais pour voir les photos de toutes les autres soirées, rendez-vous sur notre site partenaire : www.faq-media.com.

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Jour 2 – 27 juin 2025

Le week-end punk rock du Festivoix, maintenant devenu un incontournable dans la programmation, présente en tête d’affiche Billy Talent, Unwritten Law et Taxi Girls. La soirée du vendredi annonce complet alors que tous les billets journaliers ont trouvé preneur. Malgré la pluie et le déluge prévus, rien n’a arrêté les festivaliers de se présenter en grand nombre !

Taxi Girls

Scène du Fleuve Loto-Québec | Taxi Girls lance le bal avec leur punk rock directement de Montréal. Comme l’indique le nom, Taxi Girls se voit être un groupe uniquement composé de filles. Chacune possède un énorme talent à son instrument respectif (et le chant bien sûr) et la foule semble apprécier ce qui a été présenté. Par chance, la pluie ne s’est toujours pas pointée le bout du nez ! Taxi Girls m’a vraiment impressionné ! J’ai même eu la chance de voir en formule acoustique « Margaret Tracteur », projet solo d’une des membres du groupe sur la scène Éphémère. Un groupe qui mérite d’être connu, félicitations !

-Phil Grondin

 

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Unwritten Law

Scène du Fleuve Loto-Québec | Les Californiens de Unwritten Law entrent sur scène en même temps que la pluie commence (et la pluie n’arrêtera pas pour le restant de la soirée). Oeuvrant dans le punk rock également, je dois avouer qu’Unwritten Law n’a pas été à la hauteur de mes attentes. Malgré les classiques du groupe tels que « Seein’ Red » et « Save Me (Wake Up Call) », j’ai ressenti que le groupe ne semblait pas avoir d’entrain. Manque d’énergie ou de la fatigue accumulée peut-être, mais le groupe semblait être sur le pilote automatique. Accompagné de quelques problèmes techniques, au courant de leur prestation et des longues pauses entre chaque pièce, j’ai tout de moins apprécié ce qui nous a été présenté sans en être réellement surpris. J’avais de fortes attentes pour Unwritten Law, un groupe que j’ai connu dans les débuts 2000. Bref, laissons place à Billy Talent !

-Phil Grondin

 

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Billy Talent

Scène du Fleuve Loto-Québec | Billy Talent n’est pas étranger au Québec ! Ayant l’habitude de faire quelques festivals au Québec chaque été, cette année ne fait pas exception avec le Festivoix. Ayant déjà participé en 2017, les Ontariens sont venus mettre le feu dans la place malgré la forte pluie battante. Ils ont enchaîné leurs plus grands succès tels que « River Below », « Try Honesty », « Rusted from the Rain » pour n’en nommer que quelques-uns. La dynamique dans le groupe est toujours aussi présente et le chanteur, Benjamin Kowalewicz, semble autant avoir de plaisir de chanter pour la foule trifluvienne. Tous les musiciens semblent totalement enjoués de venir nous jouer leurs plus grands classiques. En tout, c’est pendant plus d’une heure et demi que Billy Talent nous a fait oublier le déluge dehors. La foule bougeait sans cesse avec des bodysurfings sans arrêt et des moshpits en avant. 

Benjamin s’est même exprimé qu’il était impossible de changer la température mais qu’on peut toujours avoir du plaisir. Chose réussie parce que tout le monde semble avoir trouvé une partie de plaisir. Malgré que la soirée affichait sold out, il y avait beaucoup d’espace de libre à Billy Talent. Est-ce que le monde s’est retenu de se présenter par peur de la pluie ? Une chose assurée, ils ont manqué un sacré spectacle. Billy Talent reste toujours une formule gagnante !

C’est avec la chanson « Red Flag » que Billy Talent termine la première soirée du week-end punk-rock alors que les Californiens de Bad Religion sont la prochaine tête d’affiche du samedi punk-rock. C’est une foule pleine à craquer qui se sépare pour aller reprendre des forces afin de préparer leurs meilleurs mouvements de mosh-pit et bodysurfing. 

-Phil Grondin

Setlist :

  1. Devin in a Midnight Mass
  2. This Suffering
  3. I Beg to Differ (This Will Get Better)
  4. Afraid of Heights
  5. The Ex
  6. Ghost Ship of Cannibal Rats
  7. River Below
  8. Pins and Needles
  9. Rusted From the Rain
  10. Try Honesty
  11. Surrender
  12. End of Me
  13. Diamond on a Landmine
  14. Saint Veronika
  15. Reckless Paradise
  16. Surprise Surprise
  17. Fallen Leaves
  18. Devin on My Shoulder
  19. Viking Death March
  20. Red Flag

 

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Vilain Pingouin

Scène du Jardin Cogeco | Vilain Pingouin a offert une prestation chargée de nostalgie et de complicité. Dès les premières notes, la foule s’est laissée porter par les classiques du groupe, chantés en chœur dans une ambiance chaleureuse et rassembleuse. Fidèles à eux-mêmes, les membres ont livré un spectacle solide, porté par une énergie sincère et un plaisir évident d’être sur scène.

Leur passage s’est démarqué par une proximité naturelle avec les festivaliers, créant un moment à la fois festif et empreint d’émotion. Sans artifices, le groupe a su rappeler l’importance de son répertoire dans le paysage musical québécois, offrant une performance efficace et authentique dans le cadre de leur tournée d’adieu marquant plus de 40 ans de carrière.

-Vicky Fillion

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Jour 3 – 28 juin 2025

La deuxième soirée du week-end punk rock présente les groupes Bad Religion, Bigwig et Pulley sur la scène du Fleuve, et ce, avec moins de pluie comparé à hier. Un peu de répit (et du linge mouillé qui doit sécher) pour les festivaliers! Dame Nature nous a épargné, hourra! Ou peut-être pas…

Pulley

Scène du Fleuve Loto-Québec | Pulley ouvre les festivités avec une foule déjà assez imposante. Venant de la Californie, Pulley nous a servi une bonne leçon de punk rock. Accompagné de ses musiciens, le leader du groupe, Scott Radinsky, semblait en pleine forme afin de chanter les classiques du groupe tels que : « Cashed In », « Insect Destroys » pour n’en nommer que quelques-uns. Un très bon opening et la foule a répondu présente et l’atmosphère était électrisante. Point positif : IL N’A PAS MOUILLÉ ! (Encore)

-Phil Grondin

 

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Bigwig

Scène du Fleuve Loto-Québec | Bigwig est le prochain groupe a entrer sur scène. Actif depuis 1995, Bigwig était un groupe que je me devais de voir au moins une fois. Véritable légende du punk rock, Bigwig est venu mettre le feu dans la place. Mes attentes ont été respectées alors que les plus grandes chansons du groupe ont été jouées. Seul point négatif… le retour de la pluie pendant 30 minutes ! Un vrai déluge ENCORE une fois. Pas grave, cela n’a pas empêché le monde de faire du body surfing, des mosh pits et de s’amuser comme jamais. Bigwig est venu tout casser ! Les gars du groupe semblaient totalement s’amuser sur scène. Un groupe à voir pour tous les fans de punk rock old school ! Bigwig reste un incontournable dans ce genre et une valeur sûre.

-Phil Grondin

 

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Bad Religion

Scène du Fleuve Loto-Québec | Bad Religion est le dernier groupe à jouer pour ce week-end rassemblant les punkers de Trois-Rivières (et du Québec). Ayant joué en 2018 au Festivoix, Bad Religion n’est pas à leur premier rodéo sur la scène du Fleuve. Ouvrir avec « Recipe for Hate » (qui est leur meilleur album selon moi) est un coup de génie. Comment donner le coup d’envoi avec l’effet d’une bombe !

Même si le groupe paraît un peu plus vieux, cela n’empêche aucunement Bad Religion de venir nous donner une leçon de punk rock. Je ne m’attendais pas à ce que les gars prennent un coup de vieux à ce point. Bref, c’est avec d’autres classiques tels que : « I Want to Conquer the World », « You », « 21st Century (Digital Boy) » pour encore une fois n’en nommer que quelques-uns. La bande de Greg Graffin, chanteur du groupe, joue toutes les pièces avec précision et le son est totalement excellent. 

Prévisible mais juste, Bad Religion a terminé le week-end punk avec leur plus grand classique, « American Jesus ». Quelle belle fin de semaine ! Encore une fois, le week-end punk est un incontournable qui doit rester dans le Festivoix. C’est un moment fort chaque année. Cheers !

-Phil Grondin


Setlist :

  1. Recipe for Hate
  2. Supersonic
  3. You Are (the Government)
  4. Candidate
  5. No Control
  6. Struck a Nerve
  7. New Dark Ages
  8. Modern Man
  9. My Sanity
  10. Faith Alone
  11. I Want to Conquer the World
  12. Fuck Amargeddon… This Is Hell
  13. Fields of Mars
  14. Do Waht You Want
  15. True North
  16. Atomic Garden
  17. We’re Only Gonna Die
  18. Generator
  19. You
  20. 21st Century (Digital Boy)
  21. Infected
  22. Cease
  23. Anesthesia

Rappel :
24. Sorrow
25. American Jesus

 

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Jour 6 – 2 juillet 2025

Une autre soirée 100% québécois alors que les formations Simple Plan et Untitled/1 nous ont présenté leur spectacle sur la scène du Fleuve. Simple Plan était de retour sur la scène du Fleuve, trois ans après avoir foulé les planches en 2022.

 

Untitled/1

Scène du Fleuve Loto-Québec | La formation de St-Hyacinthe a la charge de venir réchauffer la foule avant l’arrivée des légendes du pop punk-rock Simple Plan. Ancienne animatrice de Musique Plus, Isabelle Desjardins, elle est venue nous présenter son groupe créé en 1999 et qui fait un retour sur scène après plus de 25 ans.

Débordante d’énergie, elle est venue chanter les pièces du groupe avec les autres membres du groupe. La précision était là et la qualité sonore aussi. Par contre, je trouve la foule un peu froide pour la réception du groupe. Peu d’interaction venant de la foule. Je crois que peu de gens les connaissaient.

Cela n’enlève rien que j’ai bien adoré ce qui nous a été présenté pendant 30 minutes. Le groupe mérite d’être connu ! Isabelle débordait d’énergie et le groupe nous fait revivre le bon vieux punk-rock à leur façon.

-Phil Grondin

 

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Simple Plan

Scène du Fleuve Loto-Québec | Pierre Bouvier et sa bande sont venus endiabler la scène du Fleuve. Tout en sourire, c’est un groupe qui a su nous jouer ses plus grands classiques pendant plus d’une heure et demi au grand plaisir des festivaliers. « Welcome to My Life », « I’m Just a Kid » et « Shut Up ! » sont quelques classiques qui ont été joués, ces chansons qui ont bercé notre adolescence des débuts 2000. Comme leur nouveau gilet le dit si bien « I’m Just an Adult and Life Is a Nightmare » !

Présentement en tournée avec Avril Lavigne, les rumeurs étaient que la célèbre chanteuse de la chanson « Sk8er Boi » allait apparaître pour leur nouvelle chanson « Young and Dumb ». Malheureusement, Simple Plan nous a teasé un petit peu avec un cover de cette même chanson… mais Avril Lavigne n’est pas apparu !

À la place, Marie-Mai est venue chanter avec Pierre Bouvier sur la chanson « Jet Lag », un bon prix de consolation tant qu’à moi ! Aussi, le party d’été a été lancé avec la chanson « Summer Paradise » alors que des ballons ont été lancés dans la foule. De même, Chuck, drummeur du groupe, on a profité pour faire une séance de bodysurfing sur « I’m Just a Kid ».

Lancant un documentaire sur leur 25e anniversaire dans les prochains jours, Simple Plan en a profité pour jouer une nouvelle chanson « Nothing Changes » alors qu’elle n’est même pas encore disponible sur aucune plateforme. Pierre en a encore profité pour dire que c’est la première fois de leur carrière que le groupe joue une pièce sans qu’elle soit même sortie sur aucune plateforme ou média. Une première pour le Festivoix !

En tout, c’est un groupe généreux et enthousiaste qui a su nous rappeler que notre mal de dos de la trentaine est bien présent. Légendaire groupe du début 2000, c’est une fierté québécoise qui est maintenant rendu un groupe qui est reconnu mondialement. Simple Plan nous a prouvé une fois de plus être un groupe avec le cœur jeune et qui fait vivre encore et encore les bonnes années du pop punk-rock.

-Phil Grondin

Setlist :

    1. I’d Do Anything
    2. Shut Up!
    3. Jump
    4. Jet Lag (Avec Marie-Mai)
    5. Addicted
    6. Your Love Is a Lie
    7. Can’t Keep My Hands Off You
    8. Welcome to My Life
    9. Boom!
    10. Summer Paradise
    11. Iconic
    12. Astronaut
    13. Nothing Changes (Nouvelle pièce)
    14. All Star / Sk8er Boi / Mr Brightside (Medley)
    15. What’s New Scooby Doo?
    16. Where I Belong
    17. Crazy / Perfect World / Save You / This Song Saved My Life
    18. I’m Just a Kid
    19. Untitled (Acoustic)
    20. Perfect

 

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Jour 8 – 4 juillet 2025

 

Souldia

Scène du Fleuve Loto-Québec | Souldia était tout en intensité et sans compromis, fidèle à l’authenticité qui caractérise son œuvre. Porté par des textes crus et introspectifs, il a rapidement établi une connexion forte avec le public, qui reprenait en chœur plusieurs de ses morceaux. Son énergie sur scène et sa présence affirmée ont transformé son passage en moment percutant, où chaque parole semblait résonner avec force.

L’ambiance s’est rapidement chargée d’une énergie brute, amplifiée par une mise en scène efficace et un rythme soutenu. Souldia a su naviguer entre moments de tension et instants plus rassembleurs, démontrant une maîtrise de la scène qui a maintenu l’engagement du public du début à la fin. Sa prestation a confirmé son statut d’artiste incontournable du rap québécois.

-Vicky Fillion

 

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Quavo

Scène du Fleuve Loto-Québec | Quavo a proposé une performance tout aussi énergique, teintée de son style mélodique distinctif. Sa voix reconnaissable et son approche plus chantée du rap ont apporté une dimension différente à son spectacle, créant une ambiance à la fois festive et entraînante. Il a su naviguer avec aisance entre ses morceaux les plus rythmés et des passages plus légers, offrant une prestation variée.

Très à l’aise sur scène, Quavo a multiplié les interactions avec le public, encourageant la participation et renforçant l’atmosphère de fête. Son charisme et sa capacité à connecter avec la foule ont permis de maintenir une énergie constante, faisant de son passage un moment marquant qui a su séduire un large public.

-Vicky Fillion

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Jour 9 – 5 juillet 2025

Shaggy

Scène du Fleuve Loto-Québec | Shaggy a littéralement enflammé la scène avec une performance festive et débordante de bonne humeur. Porté par ses rythmes reggae et dancehall, il a rapidement instauré une ambiance estivale, invitant le public à chanter et à danser sans retenue. Sa présence scénique dynamique et son charisme indéniable ont fait de son spectacle un moment hautement rassembleur.

L’interaction constante avec la foule et l’enchaînement de ses succès ont maintenu une énergie contagieuse tout au long de sa prestation. Shaggy a su créer un véritable esprit de célébration, transformant son passage en un « party collectif à ciel ouvert » où la musique devenait un vecteur de joie et de partage.

-Vicky Fillion

 

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K. Maro

Scène du Fleuve Loto-Québec | K. Maro a, pour sa part, livré une prestation nostalgique marquée par le retour d’un artiste qui a su laisser sa trace dans les années 2000. Avec une énergie renouvelée, il a replongé le public dans son univers, mêlant habilement nostalgie et modernité. Ses morceaux emblématiques ont suscité une forte réaction de la foule, ravivant des souvenirs chez de nombreux spectateurs.

Sa présence sur scène et son aisance à interagir avec le public ont permis de créer une ambiance chaleureuse et festive. En revisitant son répertoire avec assurance, K. Maro a su démontrer qu’il conserve une place particulière dans le paysage musical, offrant une performance à la fois efficace et rassembleuse.

-Vicky Fillion

 

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Tizi

Scène du Fleuve Loto-Québec | Tizi a su faire vibrer le public avec un set dynamique et parfaitement calibré pour l’ambiance estivale du festival. Enchaînant habilement les transitions et les rythmes entraînants, cette DJ a créé une atmosphère festive et immersive qui a rapidement rassemblé les spectateurs sur la piste. Sa lecture efficace de la foule et son sens du timing ont permis de maintenir une énergie constante, confirmant son talent et sa place grandissante sur la scène électronique montréalaise.

-Vicky Fillion

 

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