Born Of Osiris//The Browning//Convictions @ La Source de la Martinière, Qc – 27 juin 2025

Voici le compte rendu de Luc Belmont et les photos prises par Emilie Hould lors du spectacle de Born Of Osiris présenté par District 7 Production au La Source de la Martinière de Québec le 27 juin 2025 et qui mettait également à l’affiche The Browning et Convictions.

Retour sur le spectacle

Dans le cadre de leur tournée pancanadienne de 21 dates, l’association formée des trois groupes américains Convictions, The Browning ainsi que les fameux Born of Osiris, est de passage à Québec. Une soirée qui prouve le professionnalisme des musiciens et de leur équipe dans leur capacité à gérer une salle telle que celle du bar La Source de la Martinière. La musique prévue pour tôt, j’arrive pile à 19h. La cour extérieure déjà s’était emplie. À mesure que l’auditoire se rassemblait pour assister au concert, les ventes s’accumulaient autant pour les artistes que pour l’employé débordé du bar. Deux premiers groupes exposaient sur la terrasse drapeaux, vêtements et disque alors que les produits offerts par la tête d’affiche occupaient toute l’espace de l’entrée en plus de l’espace ordinaire du vestiaire : revêtements thermiques pour canettes de bière, chandails pour tout le monde, affiches à effigies variées, la discographie représentée en de multiples supports physiques : le prix du tout listé sur deux pages d’indications. L’ampleur d’un musée qui accorde le temps de se glisser avec justesse vers la scène.

 

Convictions

Le groupe est acclamé par une foule ayant laissé un grand espace vacant au milieu de la salle. La place se trouve préparée à recevoir du son furieux. Le groupe Convictions s’engage sur un cri puissant du chanteur principal, perché à en frôler le plafond sur une estrade de deux pieds installée au centre de la scène. 

Les deux guitaristes produisent des bruitages garnis d’effets loufoques afin de ponctuer les sections plus rugueuses qui les jumèlent aux secousses de la batterie. Le jeu du batteur, dernier membre original du groupe, est franc et direct. Son instrument rend les frappes vigoureuses qu’il lui assène avec l’aplomb d’une main experte. Les pédales attachées à ses grosses caisses roulent en trombe. D’un côté, le guitariste, celui avec les cheveux longs, appuie par moments l’orateur principal avec une voix malheureusement un peu trop sourde pour rivaliser avec la prestance imposante de son acolyte.

Chaque pièce a sa partie plus calme pouvant varier en proportion. Parfois la structure de la chanson permet aux élans plus rythmés des couplets de se poursuivre dans le refrain, de sorte que la coupure est exercée avec une certaine fluidité, ce qui favorise un assemblage de styles plutôt agréable. Des interludes à sonorité électronique relient certaines sections à l’intérieur des pièces, lesquelles sont toutes organisées autour d’une séquence préparée et omniprésente qui agit comme fil conducteur tout au long de la performance. La trame de fond complémente au fait que le groupe se débrouille sans son bassiste, qui a quitté le groupe plus tôt cette année. Ce dernier a confié publiquement via son compte Instragram personnel que les relations difficiles qu’il entretenait avec les autres membres auraient motivé son départ. Tandis qu’il ne semble toujours pas avoir trouvé de nouveau groupe auquel se joindre, le groupe n’a pas non plus été en mesure d’ajouter un bassiste à leur alignement pour le remplacer.

Un effet d’entraînement certain affecte particulièrement la foule, et il en témoigne de l’enthousiasme manifeste des participants qui occupent l’espace central de la salle. Il y en a du mouvement, au plus grand plaisir du chanteur, qui n’hésite pas à jeter de l’huile sur le feu entre les chansons, avec des appels à l’agitation pour faire sauter le public, dans une démonstration énergique de son plaisir : « UP! UP! UP! ». Plus le numéro avance, plus l’ambiance est disjonctée. Les couplets agressifs se succèdent à un rythme constant, et leur développement opère souvent par le procédé du ralentissement abrupte et des interruptions saccadées. Convictions n’a déçu personne, sauf ceux qui sont arrivés après 19 :45, puisque le morceau qui termina à cette heure avait été annoncé par le chanteur comme étant leur dernier pour la soirée. À ce moment, un partisan du groupe s’est exclamé : « Vous savez vraiment comment démarrer ça, une soirée ! » auquel le chanteur principal, ravi, répartit parfaitement : « Bien sûr, c’est notre travail ! ». Force était alors de l’admettre : la tâche était accomplie et ce, sur un solide temps.

 

 

The Browning

Une quinzaine de minutes allouée pour reprendre son air à l’extérieur, puis quelques sons d’appel retentissent en guise d’alarme et annoncent l’arrivée du prochain groupe. On s’exerce tant bien que mal à reprendre place dans la salle. D’un côté et de l’autre de la scène sont installés deux grands panneaux composés de huit rectangles qui passent du vert au jaune et au rouge. Le bout de chacune de ces installations projette sur le plafond une épaisse ligne fluorescente, en voie vers laquelle se forme un hologramme triangulaire dont la pointe fléchie par-dessous, et se perd parmi l’empilade de matériel de tournée qui couvre l’arrière de la plateforme sur laquelle performent les musiciens.

The Browning entame son numéro, sans s’adresser au public, avec la mélodie troublante de la pièce Wake Up, laquelle ouvre son dernier album OMNI. Cette courte pièce permet l’organisation des derniers réglages techniques avant que ne soit lancé le défilement ininterrompu de la portion de leur répertoire que le groupe a choisi de présenter durant cette tournée. 

Le jeu de lumières installé sur la scène est mis en valeur. Pendant un instant très bref, le batteur dévie légèrement de la trame sonore qui soutient toutes les pièces : le changement de tempo trop précipité de sa part l’obligea d’effectuer une presque imperceptible compensation dans la mesure. Le guitariste joue moins souvent qu’on l’entend sur sa guitare; il devient évident que l’absence de bassiste est aussi suppléée de la même façon que l’a fait le premier acte de la soirée.

Le chanteur fait montre de sa versatilité en combinant divers styles de vocaux extrêmes avec des passages de chant semi-parlé. Celui-ci occupe fermement la partie gauche de la scène, près d’un séquenceur aux boutons lumineux qu’il ne parait pas pour autant manipuler. La musique du groupe est fondée sur un style électronique, ce qui se traduit dans une généreuse distribution de passages où domine une trame préenregistrée, des passages technos qui donnent une ambiance de rave au tournant du bug de l’an 2000. 

Le chanteur n’échappe pas une occasion pour inviter le public à se mouvoir de façon chaotique, comme lorsqu’il annonce Poison, le troisième morceau : « Don’t wait for it, pull a man and move around ! ». Cette pièce reflète bien l’aspect un tantinet ironique du groupe. La batterie relaie sa brutalité avec les sons synthétiques sombres et postapocalyptiques. Les rythmes mitraillés à la grosse caisse font également partie de l’équation; celle-ci se résout dans un fracas mécanique qui écorche les textures technos et les cadences industrielles. 

L’ambiance générale est très festive, ce qui favorise la danse et les élans du cou qui font balancer la tête. La sixième pièce Carnage offre un bout de bataille de rap entre le chanteur et le guitariste, Les deux se regarde en se faisant de l’attitude de gangster. La pièce suivante, Bloodlust, est tiré du premier album du groupe, Burn This World, qui date de 2011. Pour l’occasion, le chanteur demande à la foule de chanter avec lui à en faire exploser l’endroit : « Make this room explode ! ». Cette pièce se distingue des autres par les sons de violons que comprend l’accompagnement préenregistré, et elle e se referme sur un chant scandé avec la participation du public « Ba la la la la, dap dap ! », auquel répond exactement le segment de batterie. 

Un solo du batteur permet au chanteur de se réunir pendant une minute avec son guitariste qui change d’instrument derrière la scène, et le groupe se rassemble à nouveau pour délivrer les deux pièces les plus rapides et intenses de leur numéro. Enfin, ils nous offrent un hommage à un morceau très connu, qui aura probablement influencé en bonne partie l’esthétique de leur musique. Je laisse à la discrétion du lecteur le loisir d’aller découvrir ce single, publié cette année, en révélant seulement comme indice le fait que l’éclairage était alors tout bleu.

 

 

Born Of Osiris

Personne n’attendait dehors lorsque la machine à fumée est allumée par l’employé de soutien du groupe Born of Osiris. C’est lui qui demande à la foule compacte de s’écarter pour laisser passer les quatre musiciens qui ont peut-être perdu l’habitude de frayer ainsi leur chemin. L’estrade sur laquelle montait le chanteur de Convictions est remis : le chanteur de Born of Osiris s’en sert pour s’approcher plus avant, et serrer les mains, échanger des salutations avec le public qui acclame la tête d’affiche. 

La musique s’amorce avec un morceau mélodique et complexe à la guitare qui fait honneur à l’aspect mystique qu’évoque le nom du groupe. L’espace est saturé par les tintements intriqués des cloches de cymbale et les fugues synthétiques des séquenceurs. Le chanteur est dans son registre le plus perçant; rien de tel n’avait été poussé comme cri jusque-là dans la soirée. La structure des premiers morceaux se meut sans cesse dans de nouveaux motifs, agençant subtilités et prouesses. 

Les narrations musicales du groupe s’enfoncent continument dans d’obscures confins où s’élancent des harmoniques stridentes, et où l’agressivité des sections rythmiques se surenchérissent solidairement. Les chants menés avec un talent innovant sont envoutés par les mélodies d’accords simples et gracieux, jusqu’à ce que l’ébranlement des boutades méticuleuses nous amène au point culminant qui permet au groupe de se présenter tout humblement à l’audience qui en raffole. La deuxième pièce sur la liste offre les premiers solos de guitare, qui sont joués avec beaucoup de style et d’audace. Il faut allouer qu’ils sont des maîtres dans l’art de créer des outros mémorables qui ressortent littéralement du reste de la pièce. Tout le monde a le loisir d’attester de la chimie d’écriture qui existe au sein de cette association de virtuoses. Un génie vaporeux, talisman d’une expertise décennale, circule à travers la salle.

Les deux hologrammes triangulaires se font pyramides en étirant les barreaux de leur base dans les airs, ou en la multipliant en grillages lasers. Les gens du plancher sont invités à se presser entre eux pour faire de la place aux tourniquets humains. Le meneur du groupe ne lâche pas son micro, il impose honnêtement sa présence, et porte une attention constante aux gens qui se dressent devant lui. Il me rend souriant les cornes que je lui envoie de mes doigts de démon. Les colonnes d’éclairage tournoient comme des chouettes encarcannées sous les stroboscopes qui ne clignotent pas sans me rappeler que la dernière fois j’avais vu Born of Osiris au Dagobert (circa le 18 février 2014). Les six raies de lumière grise et rougeâtre qui en sortent percent des trajets à travers les danseurs erratiques. 

Si le soliste de gauche, qui manipule un séquenceur déposé là depuis le début de la soirée, bénéficie d’un son idéal pour faire valoir son instrument, il est malheureusement très difficile d’entendre celui qui performe à droite de la scène. Celui-ci dû d’ailleurs faire pendre sa longue frange capillaire pour rattacher ses souliers à l’aide de ses doigts aux ongles tendus de verni noir, cela pendant que j’allais me positionner vis-à-vis son amplificateur pour mieux apprécier la qualité de ses initiatives, qu’un certain déséquilibre des fréquences m’empêchait de percevoir jusqu’à ce que je m’éloigne un peu de la scène. Son son était tout simplement moins compressé, et comptait plus pour la frontière externe de l’enveloppe sonore. L’équilibre est donc un fait propagé qui permet un expérience locale diversifiée. 

Un premier candidat se voit porté à bout de bras par le public vers l’avant de la scène, où l’employé de soutien du groupe n’hésite pas à intervenir pour assurer la sécurité de tous. L’incident survient à plusieurs reprises tant le rythme est entraînant. On annonce aussitôt que la prochaine pièce sera lourde, ce qui parait être une blague pour quelques secondes de douce musique. On n’entend plus rire lorsque la cymbale chinoise sonne comme un tas de vaisselle qui s’écroule. Un des quatre photographes ayant contribué à l’immortalisation de cet événement inusité brandit alors une tige télescopique lui permettant de pénétrer plus intimement dans la bulle des musiciens. Les lumières épuisent une panoplie de couleurs extravagantes, et les mélodies s’en retrouvent confortées.

La chanson Silence the Echo fait partie du matériel plus rangé du groupe, avec son propos libre et engagé sur un techno épique. Le refrain est proéminent : un chant abîmé, presque mélodieux. Chaque couplet est bien marqué tant les changements sont définis. La chanson finit par fusionner toutes ses parties dans un ultime assemblage. La sixième pièce du numéro opère dans un langage robotique le monologue cryptique d’une reconstruction historique provenue de l’éveil biologique de la conscience. On célèbre cette découverte en frappant nos mains ensembles : « Put your hands up !! Hey ! Hey ! ». Personne n’a mine à badiner sur la scène; les coups de quincaille compétitionnent avec les cris déchaînés pour obtenir à eux seuls l’attention du technicien de son qui, du haut de sa console immense, se régale parmi les échanges des solos qui se répliquent effrontément entre eux. 

Le morceau suivant, tissé dans une cohésion astucieuse, allie la dureté d’une armure ancienne à la douceur des étoffes les plus dispendieuses. Pendant une petite pause où on peut entendre jacasser des enregistrements oiseaux, le chanteur invite le public à exprimer ses remerciements pour les groupes précédents. Les guitares envoient réverbérer leurs notes sur des roulements tapageurs, puis le chant se calme dans une dynamique plus conventionnelle. Comme toujours, un passage plus tranquille se voit massacré bien avant d’être endossé par ces marchands de force sonique, cette fois par degrés de ralentissement écrasant. 

La pièce The Searching, leur plus rapide de la soirée, fût dédié aux amateurs de l’album phare du groupe, The Discovery (2011), qui hurlaient « Hey ! Hey ! » pendant la majeure partie de celle-ci. Un métalleux hésitant se confia ensuite à son pair : « J’ai le goût de backflip ..! ». Le batteur avait une de ces façons de s’introduire en confondant toutes les possibilités, ce qui déstabilisait parfois même le chanteur. À l’occasion celui-ci, le sourire fendu, secouait la tête avec hébétude en reprenant son rôle à deux mains sur le micro. 

La sélection offerte par le groupe ne laissait pas de fournir du matériel excessivement impressionnant, et délivré avec méthode. Les motifs mélodiques départagent à l’occasion un refrain chanté du cœur, et les assauts sont d’autant plus menaçant que muet est le silence qui les fréquente. Les compositions fonctionnent par couches, lesquelles s’imbriquent selon l’espèce d’anarchie qui fait voir l’ordre dans le chaos contenu. Un clin-d’œil au jazz décontracté, des saccades de la caisse claire comme du rock gras et classique se combinant dans un morceau où l’espace est scié face à la verve assumée de celui qui occupe la plus haute marche du podium. 

Un homme a sorti de sa poche, comme par magie, une faible flamme odoriférante, ce que le chanteur n’a pas manqué de souligner. Les mélodies, d’un trouble mélancolique, émettent ensuite des cendres funèbres. On ne paie plus cher de sa peau « Save your fucking ass !!! ». Le numéro s’éteint sur une note terrible. Heureusement, le rappel survient, appuyé par l’approbation chantée du public, qui connait toutes les paroles par cœur. La balade « This is just you and me … » fait guise de berceuse, et on remercie chaleureusement. En paix, chacun se retrouve rempli de toute la grâce dégagée au cours de cette soirée unanime.

Le spectacle s’est terminé à 22:30, pour une durée totale de 210 minutes incluant les pauses entre les groupes. Ces moments sont nécessaires pour aller respirer un peu, car l’air climatisé de la thermopompe ne suffit pas en été à maintenir près de deux cents personnes au frais dans une ambiance aussi endiablée. Malgré tout, l’effet d’intimité que crée ce bar-spectacle peut en faire un endroit mémorable pour les groupes, et le bruit pourrait aussi bien courir parmi la scène metalcore américaine que la ville de Québec est un endroit spécial où jouer.

-Journaliste: Luc Belmont
Photographe: Emilie Hould

SCARFOLD//Peer Pressure//Basterds//Black Hole @ La Forge à Bérubé, Trois-Pistoles – 28 juin 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Cynthia Côté lors du spectacle de Scarfold présenté par la Scène BSL à La Forge à Bérubé de Trois-Pistole le 28 juin 2025 et qui mettait également à l’affiche Peer Pressure, Basterds et Black Hole.

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Retour sur le spectacle

La 2e édition du Forge Metal, organisé par Scene BSL, a eu lieu samedi le 28 juin à la Forge à Bérubé de Trois-Pistoles. Un bon show hardcore métal entre les festivités de la Saint-Jean-Baptiste et du déménagement haha!

 

Black Hole

La soirée débuta avec le jeune band rimouskois, Black Hole, qui roule déjà pas mal dans la région. Ils offrent des chansons qui sont le croisement de l’ancienne et la nouvelle génération de métaleux. Un nouveau visage a pris place à la basse l’instant d’une chanson. Il s’agit d’Étienne qui intégrera le groupe pour quelques chansons ici et là. Leur EP Empty World (disponible sur toute les plateformes) a été lancé il y a déjà un an !

 

 

Basterds

Le band Basterds, métalcore de Québec, a ensuite mis une buche de plus à la chaleur déjà présente sur place. C’était du lourd, je dirais même du pesant à souhait comme on en a rarement vu passé dans la région ces dernières années. Ils effectuent beaucoup de déplacements sur scène avec aisance, sans trop nous étourdir. Ce fût mon coup de coeur de cette édition. En mai dernier, ils ont sorties leur single et vidéoclip de « OutCast ».

 

 

Peer Pressure

Pour une deuxième présence consécutive, Peer Pressure, harcore de Québec, a donné une courte, mais solide performance! La présence du chanteur de Feels Like Home y était l’instant qu’une chanson. Peer Pressure ont joué au FEQ l’année dernière sur la même scène que Killswitch Engage.

 

 

Scarfold

Le band hardcore de Montréal, Scarfold, clôturait cette soirée de feu! Le chanteur a fait du body surfing et il était très sollicitateur avec la foule. En septembre dernier, ils ont effectué une tournée en Europe et au Royaume-Unis, The beatings to beat to the beats we dead tour. Ils sont sur la programmation d’Envol et Macadam en septembre prochain.

 

Ce fût un succès pour cette deuxième édition avec une participation un peu plus nombreuse que l’année dernière. J’ai adoré ma soirée! L’organisation tient grandement à remercier les participants, les bénévoles et les collaborateurs d’avoir contribué à la réussite de cet événement.

-Cynthia Côté
Photographe/Journaliste

ZZ Top et The Wallflowers @ Place Bell, Laval – 25 juin 2025

Voici le compte rendu et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de ZZ Top présenté par Evenko à la Place Bell de Laval le 25 juin 2025 et qui mettait également à l’affiche la formation The Wallflowers.

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The Wallflowers

The Wallflowers, formation californienne active depuis 1989 n’a plus de preuve à faire. À 19h30 tapant, le groupe est arrivé sur scène sans éclats ni surprises. À ce moment, encore beaucoup de spectateurs prenaient place ce qui causa un brouhaha désagréable puisque les gens discutaient énormément et la performance ne semblait pas tellement les intéresser.

La performance était solide, mais l’originalité était limitée. Les intéractions entre les membres étaient très minimes malgré le fait qu’ils soient plusieurs sur scène et qu’ils avaient beaucoup d’espace pour bouger. Concernant le visuel, rien d’éclatant, les lumières étaient fixes et nous avons eu droit à seulement quelques changements de couleurs durant toute la perfomance. Concernant le son, un peu plus de basse aurait été intéressant dans le mix de la voix, puisque par moment, c’était beaucoup trop clair et nous perdions les autres instruments.

Offrant une performance de 45 à 50 minutes, la formation a misé sur un setlist solidement ancré dans leurs grands succès. Les solos étaient tous très bien exécutés et les gens ont répondu avec enthousiasme pour plusieurs des pièces dont 6th Avenue Heartache. En résumé, The Wallflowers était un excellent échauffement avant l’arrivée de ZZ Top, mais si vous cherchez un spectacle énergique, vous pourriez rester sur votre faim.

**Aucune prise de photo n’était permise lors de leur performance**

 

 

ZZ Top

L’arrivée de Billy Gibbons et Elwood Francis réveilla la Place Bell en quelques secondes seulement. L’arrivée de ces légendes intemporelles était plus qu’attendue. Ils ont débuté à 20h45 et nous ont offerts une solide performance d’environ 75 minutes, ce qui est très bien si l’on considère qu’à 75 ans, Gibbons était assez actif sur scène à plusieurs moments.

Le visuel de la scène, quoi que très sobre, était bien assez efficace puisque les vestes à paillettes au style bien unique suffisaient à attirer le regard. Sans compter les différentes guitares toutes aussi uniques les unes que les autres. Mention spéciale aux belles guitares en « minou » qui m’ont fait sourire tout au long de leur utilisation.

Le son était bien puissant et équilibré ce qui rend leur blues-rock encore très marquant en 2025! Elwood à la basse offrait un excellent relief à la prestation et la guitare de Gibbons fendait l’air avec puissance et justesse. Je n’avais jamais vu Gibbons en spectacle avant ce jour, et ouff, mais quel guitariste. Il groove et fait chanter sa guitare bien à sa façon. La réaction de la foule était électrisante à chaque solo présenté, preuve qu’un guitariste n’a pas besoin de pyrotechnie pour captiver une foule en entier. Gibbons réussi à le faire grâce à ses doigts et son feeling.

Les intéractions entre Gibbons et Elwood ne laissaient pas nécessairement refléter leur âge et semblaient même surprendre la foule qui réagissaient fortement à chaque fois que des mouvements synchronisés étaient effectués. Le plaisir de jouer sur scène était clairement palpable et ce malgré toutes ses années passées à performer. Elwood est présent sur scène depuis seulement 2021 vous me direz, mais il a été présent pendant plus de trois décénnies en tant que technicien personnel de Gibbons, donc la complicité est créée depuis déjà bien longtemps entre eux et ça se ressent.

Par moment, on ressentait aussi un peu de lenteur au niveau des tempos, mais peu importe, de voir ces légendes encore sur scène après plus de 50 ans de carrière vaut beaucoup plus qu’une exécution parfaite de leurs grands classiques. Je crois bien que tous les spectacteurs seraient en accord avec moi en disant que 1h15 était beaucoup trop court. Ce 75 minutes était tellement parfait et l’ambiance si fidèle au blues-rock que ce fût difficile d’accepter la fin de la prestation. Malgré tout, la bonne humeur et les sourire reignaient dans la Place Bell.

Bien entendu, la formation ne pouvait pas quitter Laval sans offrir leur grand succès La Grange. Dès le premier riff d’ouverture, la réaction du public fût instantannée. L’intro, jouée un peu plus lentement que l’originale, aura permis de vraiment étirer la tension et de laisser monter l’excitation de la foule jusqu’à l’arrivée du solo de Gibbons. Oufff, Gibbons nous a offert un solo incroyable, quoiqu’un peu improvisé, et son plaisir était contagieux. ZZ Top a su créer un moment unique et intemporel à Laval. Merci!

Setlist – 25/06/2025

  1. Got Me Under Pressure
  2. I Thank You
  3. Waitin’ for the Bus
  4. Jesus Just Left Chicago
  5. Gimme All Your Lovin’
  6. Pearl Necklace
  7. I’m Bad, I’m Nationwide
  8. I Gotsta Get Paid
  9. My Head’s in Mississippi
  10. Sixteen Tons
  11. Just Got Paid
  12. Sharp Dressed Man
  13. Legs

Rappel:
14. Brown Sugar
15. Tube Snake Boogie
16. La Grange

-Vicky Fillion
Photographe/Journaliste

Metalcore Mania 2025 @ Le 164, St-Jean-Sur-Richelieu – 14 juin 2025

Voici le retour de David Cesare et les photos prises par Guillaume Gélinas lors du MetalCore Mania 2025 présenté au Le 164 de St-Jean-Sur-Richelieu le 14 juin 2025 et qui mettait à l’affiche Becoming The Bully, TruthTeller, Earthshade et Burning Attic.

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Le 14 juin dernier, j’ai eu la chance de couvrir l’événement Metalcore Mania 2025 à Saint-Jean-sur-Richelieu mettant en vedette quatre excellentes formations.

 

Burning Attic

Le premier groupe est Burning Attic, un band que je ne me tanne jamais de voir en show. Je trouve que les gars dégagent une énergie différente, mais qui se mixe très bien ensemble. Les solos étaient vraiment incroyables et le vocal fonctionne parfaitement avec le style de metalcore mélodique que le band joue. Pour ceux et celles qui n’ont jamais eu la chance de voir Burning Attic en spectacle ou qui ne les connaissent pas, faites au plus vite!

 

 

Earthshade

Earthshade est un nouveau groupe et ils vont sortir leur premier EP. Quand on les voit en live, on se dit automatiquement qu’on a hâte d’entendre leur EP. Ils sont de nombreux musiciens sur scène, un peu comme la formation Periphery. Les compositions sont vraiment bonnes et ça sonne beaucoup technical djent. Le chanteur a vraiment son propre style sur scène que j’aime énormément ainsi que les autres membre du groupe aussi.

 

 

Truthteller

Maintenant, au tour de Truthteller, un band de l’Ontario que je connaissais seulement de nom. Je suis vraiment resté surpris par leur présence sur scène et par leur style metalcore à la fois avec un vocal plus hardcore. Ce band entre vraiment dans mon Top 5 de mes bands préférés à voir en spectacle.

 

 

Becoming The Bully

Maintenant, place au groupe que tout le monde attendait de voir impatiemment, Becoming The Bully! L’énergie entre le band et le publique était magique avec les moshpits qui se faisait aller du début à la fin. Leur set était vraiment bon et ils ont joué des chansons de tous leurs album, du EP et nous avons eu droit exclusivement à quelques nouvelles chansons dont une qui sortait tout juste de leur local et qui n’est pas encore disponible sur les réseaux sociaux.

**Une entrevue avec Becoming The Bully sera bientôt en ligne, soyez à l’affût!**

-Journaliste: David Cesare
Photographe: Guillaume Gélinas

BLANK et LE JOUR – Sortie d’album

BLANK et LE JOUR 

Drummondville, au centre de l’intérêt de l’underground musical au Québec! 

Nous revoilà dans cette ville du Centre-du-Québec, avec la réputation d’avoir créé votre mets préféré (la poutine) et d’avoir une quantité impressionnante de formations et de talents musicaux proportionnellement parlant (habitants vs power house bands). Deux très bonnes nouvelles nous arrivent en juin, soit la sortie du premier album de Blank, groupe hardcore qui a volé la vedette lors de ma première rencontre avec eux en spectacle. En outre, le groupe de la Mauricie Le Jour sortira officiellement son album au Pub La Sainte-Paix de Drummondville. Donc, voici une autre double Chronique sur deux albums à écouter et, par la suite, voir en performance dans nos bars et salles du Québec. 

 

Blank, l’album The Descent 

Hiro-Maël Tuahine Meunier: batterie
Maxandre Laplante: basse
Louis-Félix Béland: voix
Maël charbonneau: guitare 

Warborn 

Un album qui promet de faire état de bulldozer de guerre dans vos oreilles, en débutant avec cette pièce qui amène la première vidéo de l’album paru un vendredi 13 du mois de juin. Encore une fois, Blank démontre déjà son inspiration de devenir une notoriété dans le genre, comme Get the Shot, Norwalk et d’autres formations bien établies. Impulsivité, brutalité, ambiance sauvage, mais loin d’être désorganisé: on cherche l’impacte et c’est un bullzeye pour cette pièce… quel début d’album! 

Un exercice que je fais pour certains styles de musique est ce que j’appelle le Marathon 20; 20 secondes du début de chaque pièce, une après l’autre. La raison est simple, dans certain style l’originalité n’est pas une mesure d’accomplissement, ce que je trouve dérangeant en soit et si par exemple, j’entends un album de douze chansons et que la moitié de celle-ci commence avec un même type de riff, je vous pris de croire, que si j’étais un critique et non un chroniqueur, je serais en mode ‘’destroy’’ comme le disait si bien Claude Rajotte à l’époque que Musique Plus avait un intérêt pour la musique de l’Underground du Québec. Bon, je m’égare, Blank démontre une solide diversité, et pour une nouvelle formation, c’est dans un mode créatif qui mérite toute mon attention, et la vôtre. En poussant maintenant plus loin, ça, oui, j’écoutais les chansons au complet, niveau ambiance dans sa globalité:

voilà un groupe qui balance avec précision, le côté folie de la créativité avec sérieux dans sa structure. L’échantillonnage est bien réparti ; on y trouve des tempos changeants, du plus rapide au plus lent, ainsi qu’une variété instrumentale et vocale. On ne se gêne pas d’ ajouter parfois des styles qui ne font qu’enrichir l’album. Par exemple, I Did it for: Myself, beaucoup, inspiré du Rapcore. The World, plus Thrash metal, surtout dans l’application des mélodies à la guitare. Tout cela sans décrochage, on est bien dans le monde du Hardcore 101. 

Je ne vous décrirai pas tous les textes ni tous les titres laissant cette chronique double, légère comme vache emportée dans une tornade, mais j’avais des questions à poser aux boys, qui sont tellement plus intéressants que moi. 

Ondes Chocs: Quelle est la chanson du nouvel album qui te satisfait le plus et que tu as le plus hâte de faire découvrir aux admirateurs en spectacle? 

Louis-Félix Béland: ‘’The Descent est celle que j’ai envie de faire découvrir au public c’est le point final de l’album, l’amalgame total de la composition et le rappel de thèmes, musicaux, et ‘’lyrical’’, qui clôture cette création ! C’est aussi où, personnellement (vocalement) j’utilise pas mal tout mon « range » de techniques différentes. Cette chanson a été composée avec aucune limite préalable et est une des meilleures expressions créatives de l’album (selon moi) !’’ 

J’écoute l’album, mais je cherche en vain Coco Bongo. Vous savez, Coco Bongo, Tabarnak ! Je fais une plainte en bonne et due forme à Maël Charbonneau, je garde ma copie rose et je m’informe de la situation. Voici ce qui en est pour COCO BONGO!!!! 

Ondes Chocs: Cette pièce récente et qui a aussi son vidéo n’apparaît pas sur l’album The Descent. Parle-moi de la décision de la soustraire de l’album? 

Maël Charbonneau: ‘’Yes Coco Bongo en fait c’est un call que Bilou avait fait en live et que je n’avais jamais entendu jusqu’à tant que je voie une vidéo et j’ai trouvé le call excellent ! C’était pendant une vidéo de Warpath je crois ! J’ai dit aux boys qu’on devrait clairement faire une chanson sur ça ! On a fait la tune la plus raisin pas possible, on est allé l’enregistrer chez Antoine Boily à Québec, moi et Bilou et il nous a aidé à rajouter plein d’idées funky . On était déjà en pleine promotion de l’album qui s’en venait, mais on s’est dit sais tu quoi, on s’en ‘’colisse’’, on drop la tune directe là malgré tout, car ça fait du sens avec la mentalité de Blank . Y’a pas de règle, c’est à ce moment-là que le momentum était et qu’on sentait le feel donc on l’a lâché aussi simplement ! Et elle n’a aucun lien avec l’album c’est une chanson ‘’standalone’’ complètement.’’ 

Pour ce qui en est de voir Blank en spectacle, deux dates me viennent en tête, car j’y serai… comme par hasard, pour votre bénéfice cher lecteurs et lectrices. Ils feront partie du monstrueux line up du 25 juillet au Festival de Capital Punishment qui s’étend sur trois jours, à Ottawa. Il partageront, entre autres, la scène avec Get the ShotDead Velvet et Soulthief. Un retour par la suite à Drummondville, ils seront la tête d’affiche le 30 août au Pub La Sainte-Paix, accompagné de Basterds, Soulthief et Dead Velvet. C’est un rendez-vous pour tous les amateurs de soirée brasse-camarade et de musique en mode séisme incalculable sur l’échelle de Richter. Tu ne me crois pas… viens voir! 

 

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LE JOUR, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette 

Érick C. Doucet : voix, paroles. guitares, basse, effets, toaster, feed-back, synthétiseurs, arrangements.
Nicolas Gauthier : batterie.
Martin Lemay : basse, voix (back)
Jennifer L. Martin : voix, Voix (back).
Étienne Turgeon : djembe, piano et cordes
Brigitte Gobeil : synthétiseur et voix 

Le Jour nous arrive avec un bel album de rock francophone, qui, dans les années 90, aurait été rapidement sur le palmarès des radios commerciales cet été, cela avant la grande purge et le contrôle sectaire des décideurs de l’industrie musicale québécoise. Des textes légers, colorés sous une intonation au chant qui est dans le style Jean Leloup: un chant parlé pop (c’est le mieux que j’ai comme définition). Avec les choristes (voix féminines), on ajoute une touche taquine, parfois plus mielleuse. Ce qui me fait me poser une question que je les ai vus en spectacle, mais sans aucun soutien (back vocals). Ce qui donnait un son plus brut, rock garage stoner. Quelle est la décision du groupe face à cela ? 

Ondes Chocs: Ce qui m’a frappé lors de l’écoute de l’album est l’implication des choristes féminins (back vocals), qui, pour moi, change beaucoup la dynamique de plusieurs titres, ce que l’on a pas eu lors du spectacle. À quoi devons-nous nous attendre lors du dévoilement de l’album et des prochains spectacles? 

Philippe Ethier (à la distribution): ‘’Pour la choriste, malheureusement, on a de la difficulté à trouver quelqu’une prête à nous accompagner. J’essaie des fois de chanter soprano, mais ça laisse à désirer.’’ 

Erick Douce: ‘’En fait, on a pris une tournure plus rock, presque stoner psyched avec mes nouvelles compos et je crois qu’avoir une choriste, ce serait excellent, mais ce serait encore plus génial une musicienne qui joue aussi d’un instrument. 

La nouvelle mouture de Le Jour est très différente de celle sur l’album et c’est parfait comme ça. Chacun des nouveaux musiciens a apporté avec lui son bagage d’influence et de créativité, ce qui a bouleversé pour le mieux le band.’’

De plus, maintenant, un autre changement important est fait avec l’arrivée de Sébastien Auger, comme frontman au micro, un nouveau chanteur. Nous voilà déjà, avec de multiples changements. L’album a son son, la formation est en forme avec une nouvelle aura sans dénaturer le produit initial. La grande force du son Le Jour, pour moi, est dans la guitare d’Érick C. Doucet. On y reconnaît une influence massive du rock canadien et il ne s’en cache pas, il est fan. Le corps des chansons tourne toujours ou presque autour de la présence d’un riff entraînant. Si j’avais à parler de mon top 3 de l’album. Fantôme Gratuit, une chanson dont je vois tout de suite le potentiel de jouer la super vedette à la Mick Jagger sur le plancher de la scène, en plus d’un texte qui est en ‘’TU’’, qui permet de viser la salle et de jouer avec les participants… une chanson de spectacle, qui ne doit pas être jouée figée… avec la mise en scène adéquate, c’est une chanson qui rend facile d’aller chercher l’audience.

Je Suis d’Ailleurs, cette courte chanson acoustique vous donnera envie d’impressionner vos camarades de camping lors de votre prochaine sortie. Elle vous donnera également envie d’écrire des couplets supplémentaires. Vous pourrez la partager avec vos amis autour du feu. Entre le rock à la Tragically hips du titre Le Pouvoirs aux chats ou le rock & Roll humour de Miss Bush, j’hésite. En fait non, je REWIND… Il Paraît, petite chanson, douce, tendre, voilà ça nous arrive tous de vouloir changer de vitesse et avoir une chanson qui donne espoir, qui réconforte… et bien voilà, c’est tout ça. 

Pour le reste des titres, vous savez où aller : à Drummondville le 27 juin. Aller écouter des titres qui font bouger, avoir du bon temps, avec une terrasse accueillante et admirer un nouvel album qui va voir ‘’Le Jour’’. 

-Christian Lamothe, Chroniqueur de l’Underground 

Plus bas, bien sûr, je laisse les liens pour découvrir et encourager ces artistes. Encourageons les créateurs de l’underground. 

Blank, l’album The Descent:
https://open.spotify.com/album/6WCHL8s4l71murAglS8jBv

Le Jour, l’Album Pas Né pour Devenir Squelette:
https://lejourgroupe.bandcamp.com/album/pas-n-pour-devenir-squelette

Three Days Grace//Volbeat//Wage War @ Centre Vidéotron, Québec – 17 juin 2025

Voici le compte rendu de Jade Poliquin et les photos prises par Jimmy St-Pierre lors du spectacle de Three Days Grace et Volbeat présenté par Gestev au Centre Vidéotron de Québec le 17 juin 2025 et qui mettait également à l’affiche Wage War.

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Retour sur le spectacle

Mardi dernier, le Centre Vidéotron a connu une soirée haute en émotions et en décibels! Ce sont les groupes Three Days Grace et Volbeat accompagnés du groupe Wage War qui avaient pour mission de faire résonner leur musique entre les murs de cette place. Laissez-moi vous faire revivre cette soirée mémorable à l’aide de ces photos et de ce compte rendu. Ainsi, j’ai eu l’immense honneur de pouvoir couvrir ce magnifique spectacle qui a su rassembler plusieurs milliers de spectateurs.

 

Wage War

La formation floridienne de metalcore avait comme mission d’assurer la première partie de ce spectacle dans un Centre Vidéotron qui était déjà plutôt bien rempli, preuve ultime que le rock/metal n’est pas mort dans la belle province! Avec des riffs puissants, des screams impressionnants et un jeu de lumière percutant, Wage War exécute leurs chansons d’une perfection impressionnante ! Par moments, on pouvait même se demander si ce n’était pas juste un album qui jouait en arrière-plan, mais non, ce n’est qu’une excellente exécution de leur part. C’est un groupe que je connaissais peu, mais qui a su me marquer dans leur façon de jouer, qui est très claire et précise. Malheureusement, ils furent très statiques tout le long de leur prestation, ce qui est un peu moins plaisant pour certains à voir chez un band qui performe. Malgré ce petit aspect un peu plus négatif, le band interagit bien avec la foule qui répond présente à leur performance en sautant, criant et en faisant du headbang. On a même pu assister à quelques mini-moshpits dans la section du parterre.

L’un des moments forts de leur prestation fut le drapeau du Québec avec un inscription au sharpie noir disant Wage War que le chanteur brandit fièrement après l’avoir reçu d’un des fans présent dans la foule. Le groupe entier le signe une fois le show terminé pour, par la suite, le remettre à son propriétaire.

Setlist:

  1. NAIL5
  2. Godspeed
  3. Low
  4. Stitch
  5. Circle The Drain
  6. BLUR
  7. TOMBSTONE
  8. HAPPY HUNTING
  9. MAGNETIC
  10. Manic

 

 

Volbeat

Le deuxième groupe à entrer sur scène était nul autre que le groupe danois Volbeat, et à peine quelques notes après le début de leur première chanson, la foule se leva afin d’exprimer sa joie pour le groupe. Naviguant entre rockabilly et métal, ils nous offrent une très grande diversité dans leur setlist qui rassemble autant les vieux classiques du groupe que leurs plus récentes sorties. Au niveau de la sonorité, je n’ai rien à dire, on entend bien tous les instruments présents et les solos de guitare résonnent entre les murs du centre. Le chanteur n’hésite pas une seconde à communiquer entre les chansons tout au long de la soirée avec la foule qui est très attentive. 

Au milieu de la performance, juste avant la chanson Sad Man’s Tongue, Michael Poulsen nous interprète une partie de la chanson Ring of Fire de Johnny Cash, démontrant l’aisance du chanteur à incorporer du country à leur large éventail musical.  Ce fut un des moments riche en émotions que le groupe avait à nous offrir durant son passage sur scène.

Pour la dernière chanson du set, nous avons eu droit à la fameuse chanson Still Counting, ce qui ravit plusieurs. Le chanteur du groupe propose alors à la foule de danser, sauter et même de faire des mosh pits, ce qui fonctionne à merveille.  Il invite par la même occasion les enfants à se joindre au groupe sur scène et, quelques secondes plus tard, deux enfants font leur apparition sur scène pour vivre ce moment magique. 

Setlist:

  1. A Warrior’s Call/ Pool of Booze, Booze, Booza
  2. Lola Montez
  3. At the End of the Sirens
  4. The Devil’s Bleeding Crown
  5. Sad Man’s Tongue (“ Ring of Fire” intro)
  6. Demonic Depression
  7. Fallen
  8. Shotgun Blues
  9. In the Barn of the Goat Giving Birth to Satan’s Spawn in a Dying World of Doom
  10. By a Monster’s Hand
  11. Black Rose
  12. Seal the Deal
  13. For Evigt
  14. Still Counting

 

 

Three Days Grace

C’est maintenant au tour du groupe tant attendu de la soirée, et je nomme Three Days Grace. La formation rock de l’Ontario n’était pas à son premier rodéo en sol québécois et était plus que prête à donner une prestation incroyable. La foule, qui attendait avec impatience ce moment-là, n’hésita pas une seconde à se lever de leurs sièges aux premières notes de la fameuse chanson Animal I Have Become. Ils avaient une configuration à deux chanteurs pour la soirée, ce qui a mené à un résultat d’une synergie exceptionnelle. Je parle bien évidemment du duo de Matt Walst et Adam Gontier qui, depuis 2024, a décidé de mettre en commun leur force. 

La formation a joué plusieurs de leurs hits de l’album One-X et aussi quelques sorties plus récentes du groupe comme la chanson Mayday qui démontre une fois de plus la complicité qui réside entre les membres et surtout entre les deux chanteurs. Il y a eu plusieurs moments forts durant leurs prestations, l’un d’entre eux fut le cover de la chanson Rooster d’Alice in Chains interprété par Adam Gontier au chant et à la guitare. Ce moment chargé en émotions nous rappela tous les incroyables talents dont il est doté.

Pour la dernière chanson du set, Matt Walst rejoint la foule pour chanter quelques notes de manière plus intime avec les fans,  et tous en chœur une fois de plus, la foule chante et crie les paroles de la chanson Riot ce qui conclut merveilleusement cette soirée

Setlist:

  1. Animal I Have Become
  2. So Called Life
  3. Break
  4. Home
  5. The Mountain
  6. Pain
  7. Time of Dying
  8. Apologies
  9. I Hate Everything About You
  10. I Am Machine
  11. Mayday
  12. Rooster ( Alice in Chains cover)
  13. Just Like You
  14. The Good Life
  15. Painkiller
  16. Never Too Late
  17. Riot

Ce fut une soirée chargée en émotions! Que ce soit par les anciens classiques de ces groupes qui nous replongent dans la nostalgie de l’adolescence ou par les chansons qui nous poussent à sortir nos téléphones pour recréer un ciel étoilé, chacun d’entre nous a su être combler. 

-Journaliste: Jade Poliquin
Photographe: Jimmy St-Pierre Gariépy